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"Tandis que l’arrière-pays du Groenland fond plus que jamais, il est urgent de transformer l’agriculture, qu’agroécologie et agroforesterie soient présentes partout et demeurent un enjeu des négociations internationales. Solutions" par Jacques Hallard

dimanche 13 novembre 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Agroécologie Agroforesterie Climat Solutions

Tandis que l’arrière-pays du Groenland fond plus que jamais, il est urgent de transformer l’agriculture, qu’agroécologie et agroforesterie soient présentes partout et demeurent un enjeu des négociations internationales. Solutions

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 13/11/2022

L’intitulé de dossier reprend des titres de certains documents sélectionnés

Plan du document : Rappels préliminaires Introduction Sommaire Auteur


Rappels préliminaires

Si nécessaire, lire la suite ; sinon, aller directement à l’introduction et / ou au sommaire de ce dossier

– ‘L’agroécologie applique une approche systémique intégrée aux systèmes agro-alimentaires, cherchant à associer les dimensions écologique, économique et sociale, afin de prendre en compte les trois piliers du développement durable. Ces idées concernent donc l’agriculture, l’écologie, et l’agronomie, mais aussi des mouvements sociaux ou politiques, notamment écologistes,. Dans les faits, ces diverses dimensions de théorie, pratique et mouvements, s’expriment en interaction les unes avec les autres, mais de façon différente selon les milieux ou régions… »

L’agroécologie applique une approche systémique intégrée aux systèmes agro-alimentaires, cherchant à associer les dimensions écologique, économique et sociale, afin de prendre en compte les trois piliers du développement durable.

Pour en savoir plus :

*Consulter la suite à cette source : https://www.wikiwand.com/fr/Agro%C3%A9cologie

*Se reporter aux annexes de ce dossier sur l’agroécologie et l’agroforesterie

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Introduction

Ce dossier à visée didactique reprend le thème des dérèglements climatiques pour rappeler que les modes d’agriculture ont un rôle correctif à jouer pour tenter d’en limiter les effets négatifs.

Les articles sélectionnés pour ce dossier proviennent de sources diverses et font à la fois un état des lieux – préoccupant pour le climat – et font part de points de vue engagés et d’expériences pratiques qui sont passées en revue ; tout cela indique notamment :

* Les mesures à prendre d’urgence pour une réelle justice climatique et pour garantir la sécurité alimentaire mondiale

* Les questions agricoles et alimentaires qui doivent être un enjeu majeur et débattues lors des négociations internationales

* Les initiatives prises en Afrique (pour stimuler un mouvement citoyen autour de l’agroécologie) et en Europe (pour adopter l’agroécologie et de nouvelles pratiques pour lutter contre la sécheresse, sans forcément passer par les projets épineux des méga-bassines, ainsi que l’agroforesterie en grandes cultures, en considérant aussi les conditions de sa rentabilité).

Les documents réunis dans ce dossier sont précisés avec leur accès dans le sommaire ci-après

Par ailleurs, de nombreuses autres publications étiquetées «  Agroécologie Agroforesterie » sont à retrouver sur ces deux sites :

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Sommaire

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Guardian_v2/Alamy Stock Photo

Le glacier du Nioghalvfjerdsfjord (photo ci-dessus) est l’un des exutoires du courant de glace du nord-est du Groenland, long d’environ 600 kilomètres, qui draine la glace de la calotte glaciaire massive du pays dans la mer.

[Addenda - Nioghalvfjerdsbrae (79°00′N 0 25°00′W), parfois appelé ’ glacier 79 N ’, est un grand glacier situé dans la terre du roi Frédéric VIII, au nord-est du Groenland. Il draine une superficie de 103 314 km² (39 890 mi²) de l’inlandsis groenlandais avec un flux (quantité de glace déplacée de la terre vers la mer) de 14,3 km3 (3,4 mi3) par an, mesuré pour 1996. [Le glacier possède deux fronts de vêlage à l’endroit où le glacier rencontre l’océan, séparés par l’île Hovgaard [2]. En juillet 2020, la branche nord, le glacier Spalte, s’est détachée du Nioghalvfjerdsbrae et s’est complètement désintégrée [3].. » - Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Nioghalvfjerdsbrae ]

L’élévation du niveau de la mer pourrait se poursuivre plus rapidement que prévu dans les décennies à venir, alors qu’un flux gargantuesque de glace glissant hors de l’intérieur éloigné du Groenland prend de la vitesse et se rétrécit.

D’ici la fin du siècle, la détérioration du flux de glace pourrait contribuer à près de 16 millimètres d’élévation du niveau mondial de la mer — plus de six fois le montant estimé précédemment par les scientifiques, rapportent des chercheurs le 9 novembre dans Nature.

La découverte suggère que les parties intérieures des grandes coulées de glace ailleurs pourraient également se dessécher et s’accélérer en raison du changement climatique causé par l’homme, et que les recherches antérieures ont probablement sous-estimé les taux auxquels la glace contribuera à l’élévation du niveau de la mer (SN : 3/10/22).

“Ce n’est pas quelque chose auquel nous nous attendions”, explique Shfaqat Abbas Khan, glaciologue à l’Université technique du Danemark à Kongens Lyngby. “Les contributions du Groenland et de l’Antarctique à l’élévation du niveau de la mer au cours des 80 prochaines années seront nettement plus importantes que ce que nous avions prévu jusqu’à présent.”

Dans la nouvelle étude, Khan et ses collègues se sont concentrés sur le courant de glace du nord-est du Groenland, une bande transporteuse titanesque de glace solide qui rampe sur environ 600 kilomètres hors de l’arrière-pays de la masse continentale et dans la mer. Il draine environ 12% de la calotte glaciaire du pays et contient suffisamment d’eau pour élever le niveau mondial de la mer de plus d’un mètre. Près de la côte, le ruisseau de glace se divise en deux glaciers, Nioghalvfjerdsfjord et Zachariae Isstrøm.

Bien que gelés, ces glaciers empêchent la glace derrière eux de se précipiter dans la mer, un peu comme les barrages retiennent l’eau d’une rivière (SN : 17/6/21). Lorsque la banquise de Zachariae Isstrøm s’est effondrée il y a une dizaine d’années, les scientifiques ont découvert que le flux de glace derrière le glacier commençait à s’accélérer. Mais la question de savoir si ces changements ont pénétré profondément dans l’intérieur du Groenland est restée en grande partie non résolue.

” Nous nous sommes principalement préoccupés des marges’, explique Jenny Turton, scientifique de l’atmosphère et de la cryosphère de l’organisation à but non lucratif Arctic Frontiers à Tromsø, en Norvège, qui n’a pas participé à la nouvelle étude. C’est là que les changements les plus spectaculaires avec les plus grands impacts sur l’élévation du niveau de la mer ont été observés, dit-elle (SN : 30/4/22, SN : 16/5/13).

Désireux de mesurer de petits taux de mouvement dans le courant de glace loin à l’intérieur des terres, Khan et ses collègues ont utilisé le GPS, qui dans le passé a révélé le rampement tortueux des plaques tectoniques (SN : 1/13/21). L’équipe a analysé les données GPS de trois stations situées le long du tronc principal du courant de glace, toutes situées entre 90 et 190 kilomètres à l’intérieur des terres.

Les données ont montré que le courant de glace s’était accéléré aux trois points de 2016 à 2019. Au cours de cette période, la vitesse des glaces à la station la plus à l’intérieur des terres, est passée d’environ 344 mètres par an à plus de 351 mètres par an.

Les chercheurs ont ensuite comparé les mesures GPS avec les données collectées par les satellites en orbite polaire et les relevés aériens. Les données aériennes concordaient avec l’analyse GPS, révélant que le flux de glace accélérait jusqu’à 200 kilomètres en amont. De plus, le rétrécissement — ou l’amincissement — du flux de glace qui a commencé en 2011 à Zachariae Isstrøm s’était propagé sur plus de 250 kilomètres en amont d’ici 2021.

“Cela montre que les glaciers réagissent sur toute leur longueur plus rapidement que nous ne le pensions auparavant”, explique Leigh Stearns, glaciologue de l’Université du Kansas à Lawrence, qui n’a pas participé à l’étude.

Khan et ses collègues ont ensuite utilisé les données pour ajuster des simulations informatiques qui prévoyaient l’impact du courant de glace sur l’élévation du niveau de la mer. Les chercheurs prédisent que d’ici 2100, le flux de glace aura contribué à lui seul entre environ 14 et 16 millimètres d’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale — autant que l’ensemble de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 50 dernières années.

Les résultats suggèrent que les recherches antérieures ont probablement sous-estimé les taux d’élévation du niveau de la mer dus au courant de glace, selon Stearns et Turton. De même, l’amincissement en amont et l’accélération d’autres grandes coulées de glace, telles que celles associées au rétrécissement des glaciers Pine Island et Thwaites en Antarctique, pourraient également entraîner une élévation du niveau de la mer plus rapide que prévu, dit Turton (SN : 6/9/22, SN : 12/13/21).

Khan et ses collègues prévoient d’étudier des sections intérieures d’autres grandes coulées de glace au Groenland et en Antarctique, dans l’espoir d’améliorer les prévisions d’élévation du niveau de la mer (SN : 1/7/20).

De telles prévisions sont cruciales pour s’adapter au changement climatique, dit Stearns. ’Ils nous aident à mieux comprendre les processus afin que nous puissions informer les personnes qui ont besoin de connaître ces informations.”

Citations

S.A. Khan et al. Extensive inland thinning and speed-up of Northeast Greenland Ice Stream. Nature. Published online November 9, 2022. doi : 10.1038/s41586-022-05301-z.

J. Mouginot et al. Fast retreat of Zachariæ Isstrøm, northeast Greenland. Science. Vol. 350, November 12, 2015. doi : 10.1126/science.aac7111.

Nikk Ogasa

About Nikk Ogasa E-mailTwitter- Nikk Ogasa is a staff writer who focuses on the physical sciences for Science News. He has a master’s degree in geology from McGill University, and a master’s degree in science communication from the University of California, Santa Cruz.

Nikk Ogasa est un rédacteur qui se concentre sur les sciences physiques pour Science News. Il est titulaire d’une maîtrise en géologie de l’Université McGill et d’une maîtrise en communication scientifique de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Articles apparentés :

EarthGreenland and Antarctica are gaining ice inland, but still losing it overallBy Maria Temming April 30, 2020

EarthStudy keeps pace with Greenland glaciersBy Devin Powell May 3, 2012

EarthGlacial Change : Greenland’s ice loss doubled in 2005{{}}By Sid Perkins December 14, 2005

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Voir également sur ce sujet :

Pour la science — Wikipédia

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  • Tribune - Opinion - Il est urgent de transformer l’agriculture française - Publié le 2 novembre 2022 à 14:51 - Mis à jour le 2 nov. 2022 à 14:58 – Document ‘lesechos.fr’ Agriculture Allemagne
    Actuellement, nous avons conscience que le modèle unique agricole a fait son temps et s’est effrité au profit de nouvelles alternatives, estime Florence Nys, mais quel est alors le futur de notre agriculture ?

« L‘agriculture française représente 18 % de la production européenne, devant l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. »

Photo - « L‘agriculture française représente 18 % de la production européenne, devant l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. » (iStock)

Conventionnel, biologique, agroécologie… ce sont des mots que l’on entend de plus en plus régulièrement. Ils sont accolés les uns aux autres pour parler de notre avenir, celui de l’agriculture et de la structuration des modèles économiques agricoles de demain. Les changements agricoles sont en effet des évolutions clés et nécessaires de notre société.

Pour mener cette barque avec justesse, originalité et précision, il est essentiel d’avoir les bons acteurs au gouvernail pour réfléchir collectivement à cet avenir et au maintien de la souveraineté alimentaire de la France. Mais comment transformer l’agriculture française ? C’est un bien grand mot que « transformer », mais il est à la hauteur des enjeux sous-jacents : l’alimentation durable, la préservation de la planète, le changement climatique et bien d’autres…..

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Articles ’Les Echos’ - Blog EDULIS

Source : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-l-est-urgent-de-transformer-lagriculture-francaise-1875054

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  • Quelles mesures pour une réelle justice climatique et la sécurité alimentaire mondiale ? - Publié le 4 novembre 2022, mis à jour le 7 novembre 2022 à 12h09 – Document ‘actioncontrelafaim.org’ ACCUEIL À LA UNE
    La COP27 se tiendra du 7 au 18 novembre 2022 à Charm-el-Cheikh en Egypte. ‘Action contre la faim’ s’engage autour des négociations pour exiger des mesures fortes destinées à lutter contre la crise climatique, appeler pour une transformation durable des systèmes alimentaires et faire entendre les voix de la société civile.

En 2022, le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a de nouveau augmenté, atteignant ainsi 828 millions de personnes. Les raisons sont multiples : l’augmentation des conflits (notamment la guerre en Ukraine), les inégalités mondiales, le manque d’accès aux droits et services essentiels tels que l’eau et la santé ; mais aussi les phénomènes météorologiques extrêmes dus à la crise climatique. Les évènements climatiques augmentent en fréquence et en intensité et poussent des populations déjà vulnérables dans des situations de plus en plus précaires. Aujourd’hui, 27 des 35 pays les plus touchés par le changement climatique connaissent une insécurité alimentaire extrême. D’ici 2050, 8 à 80 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à la faim, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique centrale.

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Action contre la Faim demande aux dirigeants politiques et économiques présent.e.s à la COP27, la 27e édition des COP, les conférences annuelles des Nations unies sur le changement climatique, d’assumer enfin leur responsabilité et prendre des mesures à la hauteur de l’urgence climatique.

Les pays plus pollueurs doivent prendre leurs responsabilités

Les pays responsables de la crise climatique doivent augmenter leurs financements, notamment ceux dédiés à l’adaptation à la crise climatique, parent pauvre de la finance climat. Actuellement, un tiers seulement des financements français vont vers des projets d’adaptation au changement climatique, contre deux tiers pour les projets de réduction d’émissions. S’il est important de continuer de soutenir la baisse des émissions, une réponse de la même ampleur doit être donnée aux impacts climatiques, avec lesquels vivent déjà la majorité des personnes sur la planète.

De plus, la France et les pays pollueurs doivent augmenter leurs parts de dons (plutôt que de prêts) auprès des pays du Sud qui sont déjà en crise d’endettement. Ainsi, la France doit aussi augmenter sa finance climat à destination des pays du Sud, en la faisant passer de 6 milliards à 8 milliards d’euros par an d’ici à 2025, afin que les pays riches puissent atteindre la promesse collective qu’ils avaient faite aux pays du Sud de leur fournir 100 milliards de dollars d’ici à 2020.

Renforcer l’autonomie locale

Les pays des Sud sont les plus exposés aux impacts du changement climatique mais ne reçoivent pas le soutien nécessaire pour s’y adapter. Le financement de l’adaptation à la crise climatique doit être mis directement à la disposition des communautés locales et des organisations de la société civile. Actuellement, les petits agriculteur.ice.s produisent un tiers de la nourriture mondiale, mais ne reçoivent que 1,7 % de la finance climat, alors qu’ils comptent parmi les personnes les plus vulnérables au changement climatique.

Les communautés les plus vulnérables doivent également jouer un rôle de premier plan dans les initiatives d’adaptation et d’atténuation afin qu’elles puissent préserver leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les femmes et les filles sont plus susceptibles de souffrir des effets néfastes du changement climatique. Les efforts d’adaptation doivent donc s’attaquer systématiquement et efficacement aux effets du changement climatique avec une approche genre, par exemple en veillant à ce que les paysannes aient accès à la terre, au crédit, à la formation et aux intrants agricoles adaptés à leurs besoins et à leurs priorités.

L’agroécologie doit être soutenue et financée

Les gouvernements doivent transformer les systèmes alimentaires pour promouvoir des régimes alimentaires sains, justes et durables et des méthodes agricoles respectueuses du climat comme l’agroécologie. Un accès stable en aliments nutritifs, diversifiés et abordables dans un climat changeant ne sera pas possible sans une adaptation agricole transformatrice et locale. Les gouvernements et les bailleurs doivent investir dans l’agroécologie pour assurer la résilience à long terme et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en particulier dans les zones les plus vulnérables au changement climatique. Les systèmes alimentaires produisent actuellement jusqu’à un tiers des émissions mondiales, avec des dommages particuliers causés par l’élevage intensif et la production et l’utilisation d’engrais de synthèse. L’agroécologie est une stratégie d’adaptation très efficace qui profite à la santé humaine et à la biodiversité, permet aux agriculteurs de conserver une plus grande partie de leurs revenus et est particulièrement précieuse pour les petits exploitants et les femmes.

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Des chèvres pour améliorer la sécurité alimentaire -LIRE AUSSI

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L’agroécologie pour lutter contre la faim dans le mondeLIRE AUSSI

L’accès à l’eau doit être garanti

Environ la moitié de la population mondiale connaît une grave pénurie d’eau pendant au moins une partie de l’année. Afin de garantir le droit humain d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, les gouvernements doivent soutenir les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) pour qu’ils restent résilients aux chocs, notamment climatiques. L’augmentation des investissements et du soutien politique aux infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène doit être une priorité dans les pays très touchés par la malnutrition, avec le soutien des donateurs et des organisations multilatérales.

Les eaux souterraines fournissent près de la moitié de l’eau potable dans le monde. Avec la raréfaction de l’eau, la dépendance à l’égard des eaux souterraines augmente et joue un rôle important dans l’adaptation au changement climatique. La ressource en eau souterraine étant essentielle pour atténuer le changement climatique, l’utilisation équitable de la ressource doit être garantie en donnant la priorité aux besoins domestiques et de santé publique.

 

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Tout savoir sur l’accès à l’eau dans le mondeLIRE AUSSI

Action contre la Faim’ exige du gouvernement Français et des dirigeant.e.s politiques que des mesures ambitieuses soient prises en urgence afin d’assurer la sécurité alimentaire et de la nutrition des générations actuelles et futures. L’ONG demande que les engagements pour l’objectif de 1,5 degré soient respectés de manière contraignante, que le financement international pour le climat soit considérablement augmenté, que le soutien aux mesures d’adaptation au climat nécessaires dans le monde entier soit développé, et que les systèmes alimentaires mondiaux soient conçus de manière plus durable, résiliente et juste par l’agroécologie paysanne.

FR EN ACCESSIBILITÉ PRESSE DEVENIR BÉNÉVOLE EDUCATION CONTACT FAQ - ACTION CONTRE LA FAIM - Créée en 1979, Action contre la Faim est une organisation non gouvernementale internationale qui lutte contre la faim dans le monde. EN SAVOIR PLUS 

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Action contre la faim — Wikipédia

Source : https://www.actioncontrelafaim.org/a-la-une/cop27-quelles-mesures-pour-une-reelle-justice-climatique-et-la-securite-alimentaire-mondiale/

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  • COP 27 - Climat : les questions agricoles doivent demeurer un enjeu des négociations internationales - Résultats & impact – Document ‘cirad.fr’ - 02 novembre 2022 – Par Marie Hrabanski CIRAD France
    Les négociateurs à la COP27, qui s’apprête à démarrer en Egypte, devront décider de l’avenir des questions agricoles au sein des prochaines COP climat. Quelles solutions devraient émerger en termes de politiques publiques d’adaptation de l’agriculture au changement climatique aux échelles nationales et internationales ?

Les zones pastorales d’Afrique subsaharienne (ici le Ferlo, au Sénégal) sont particulièrement touchées par le changement climatique © R. Belmin, Cirad

Photo - Les zones pastorales d’Afrique subsaharienne (ici le Ferlo, au Sénégal) sont particulièrement touchées par le changement climatique © R. Belmin, Cirad

Référence : Climatisation of agricultural issues in the international agenda through three competing epistemic communities : Climate-smart agriculture, agroecology, and nature-based solutions

Lire aussi : COP27 : les engagements pour le climat en agriculture verront-ils enfin le jour ?

Koronivia et après  ? Quel avenir pour lagriculture dans les négociations climat

Climat

Contact Service presse : presse@cirad.fr - Tél. : +33 7 88 46 82 85 – Scientifique : Marie Hrabanski Cirad, Montpellier Courriel

Le processus de Koronivia, lancé en 2017 et qui doit clarifier la place des questions agricoles au sein des COP climat, prend fin cette année. Pour Marie Hrabanski, chercheuse en sciences politiques au Cirad, l’objectif à la COP27 est d’abord de s’assurer que les enjeux agricoles resteront bien au cœur des négociations internationales sur le climat, malgré la fin de ce processus :

« En accord avec les objectifs de Koronivia, les Etats devront s’engager pour clarifier et préserver la place du secteur agricole dans les négociations climatiques. Ensuite il faudra traduire cela à l’échelle nationale et accompagner les agricultures du Sud au changement climatique.  »

La scientifique espère qu’un nouvel organe dédié aux questions agricoles soit créé au sein de la convention-cadre des Nations unies sur le climat. Les négociations sur les systèmes agricoles et alimentaires pourraient aussi être confiées à un organe constitué déjà existant au sein de la Convention. 

Agroécologie, ‘climate-smart’ ou solutions basées sur la nature ?

Les discussions menées dans le cadre de Koronivia ont mis à jour différentes approches en termes d’adaptation de l’agriculture au changement climatique. Selon Marie Hrabanski, co-auteure d’une publication relative dans Environmental Science & Policytrois orientations devraient émerger lors de la COP27 : l’agroécologie, l’agriculture « climate-smart », et les solutions dites basées sur la nature.

 La France, ainsi que plusieurs pays d’Amérique latine, sont plutôt défenseurs des approches agroécologiques. Les pays du Sud sont également séduits par les solutions basées sur la nature, plus faciles à mettre en œuvre que l’agriculture « climate-smart », qui elle relève de solutions technologiques souvent coûteuses. La chercheuse précise : « Les Etats défendront l’approche qui leur paraît la plus judicieuse. Il est vrai qu’un clivage existe entre les tenants de l’agroécologie et ceux qui soutiennent l’agriculture climate-smart, mais des convergences sont aussi possibles. »

Référence

Marie Hrabanski, Jean François Le Coq. 2022. Climatisation of agricultural issues in the international agenda through three competing epistemic communities : Climate-smart agriculture, agroecology, and nature-basedsolutionsEnvironmental Science & Policy

Voir aussi

RÉSULTATS & IMPACT 8 novembre 2022 - Intensification agroécologique en Afrique et climat : des résultats prometteurs au Zimbabwe

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Source : https://www.cirad.fr/espace-presse/communiques-de-presse/2022/les-solutions-pour-l-agriculture-a-la-cop27

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  • Irrigations - Méga-bassines : la noyade de l’agroécologie - 31 octobre 2022 – Document ‘Les Amis de la Terre’
    Suite à la mobilisation du 29 octobre 2022 contre la méga-bassine de Saint-Soline, les Amis de la Terre’, signataires de l’appel à mettre fin à la construction de bassines, réitèrent leur soutien à cette lutte.

Climat, création d’emploi agricole et transition agroécologique sont autant de nos priorités qui sont mises en péril par ces outils au service de l’agrobusiness. Dans le monde tel qu’il est, nous réaffirmons la nécessité de la désobéissance civile non-violente pour la construction de sociétés soutenables.

Méga-bassines : symbole de la mal-adaptation climatique

Certain·es prétendent que les bassines sont un outil d’adaptation face à la crise climatique.

Les scientifiques s’accordent cependant pour dire qu’elles sont un exemple de mal-adaptation, c’est-à-dire qu’elles empirent les problèmes qu’elles sont censées résoudre. Les bassines pompent en effet l’eau des nappes phréatiques pour approvisionner quelques exploitations agricoles, et occultent ainsi plusieurs questions urgentes : Quid de la sobriété vis-à-vis de la ressource en eau ? Quid du changement de pratiques agricoles pour réduire les besoins ? Quels sont les autres usages prioritaires ?

La méga-bassine de Saint-Soline contient la consommation moyenne annuelle en eau de 13.000 français·es !

Oui nous avons un problème d’approvisionnement en eau, comme les sécheresses de cet été l’ont montré. Mais non, les bassines ne font pas partie de la solution.

Une lutte au service des agriculteur·ices

Ces bassines sont très coûteuses, ce ne sont donc que les plus grandes exploitations qui peuvent se les offrir – non sans aides publiques. Or, ces grandes exploitations, en plus d’accaparer l’eau pour maintenir leur modèle agricole hyper-consommateur, accaparent aussi les terres. Ce phénomène d’accaparement implique des impacts environnementaux désastreux, car l’exploitation de grandes surfaces s’appuie sur une hyper-simplification des pratiques et donc des monocultures dépendantes de pesticides et d’engrais. Mais les bassines sont aussi destructrices d’emplois : pour pouvoir exploiter de grandes surfaces avec un minimum de coûts, ce sont les machines et non des humains qui travaillent la terre. En bref, les bassines entretiennent un modèle agricole totalement dépassé au vu des enjeux sociaux, économiques et environnementaux contemporains.

La nécessité de la désobéissance civile

Le mouvement de lutte contre les bassines a tenté par plusieurs moyens légaux de mettre un terme à la construction de nouvelles bassines, sans succès. Pourtant, les concertations multi-acteurs des Assises de l’eau (2019) ont conclu à la nécessité de réduire les prélèvements d’eau en France, et la Région Nouvelle-Aquitaine excluait tout financement de bassines dans sa stratégie pour l’eau. En revanche, la plupart de ces bassines sont construites en toute illégalité.

La désobéissance civile consiste à sortir des cadres légaux lorsque des causes légitimes ne peuvent plus progresser dans ce cadre. Droit de vote des femmes, fin de l’apartheid, abandon de mégaprojets aéroportuaires, etc... La liste des victoires obtenues par la désobéissance civile est longue. Elle a d’ailleurs commencé à porter ses fruits contre les bassines avec le retrait de l’assureur Groupama qui assurait la bassine de Saint-Soline. Nous continuons donc de pratiquer et de revendiquer la désobéissance civile non-violente. 

L’utilisation du terme « éco-terrorisme » par le Ministre de l’Intérieur représente, au mieux, une tentative de concentrer l’attention médiatique sur les modes d’action pour ne pas avoir à parler du fond. Au pire, une menace pour notre démocratie en ouvrant encore davantage la voie à la criminalisation des mouvements écologistes.

Autres lectures :

https://www.amisdelaterre.org/wp-content/uploads/2022/11/batiment-300x300.jpg

09 NOV L’hiver arrive : chauffez nos logements, pas le climat !CLIMAT-ÉNERGIE

Centrale nucléaire

04 NOV Relance du nucléaire : un mirage répétant les erreurs du passé

https://www.amisdelaterre.org/stop-...

Affaire BNP

26 OCT Stop au financement du chaos climatique, signez la pétition !

PUBLICATION  : GUIDE CITOYEN Manifeste Pour des sociétés soutenables

Les Amis de la Terre{{}}https://www.amisdelaterre.org – « Les Amis de la Terre France est une association créée en 1970 dont le but est de protéger l’environnement, le climat et défendre les droits humains… »

Les Amis de la Terre | Accueil

Source : https://www.amisdelaterre.org/contre-bassines-pour-avenir/

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  • « Il faut que l’agroécologie soit présente dans toutes les assiettes  ! » - Blaise Mao - 06 novembre 2022 – Document ‘usbeketrica.com’ - #alimentation #écologie

    « Il faut que l’agroécologie soit présente dans toutes les assiettes ! »

Photo - Des produits de la ferme agroécologique d’Alancienne / DR

Pour discuter de la nécessité d’engager une transition alimentaire, notamment en diffusant le plus largement possible une autre culture du goût et du « bien manger », Usbek & Rica a réuni Ariane Delmas et Paul Charlent, respectivement cofondatrice de l’entreprise de restauration collective Les Marmites Volantes et cofondateur du service de livraison de repas à domicile Alancienne. Deux entrepreneurs militants identifiés parmi les « Nouvelles voix de l’action climatique » dans le cadre d’une initiative soutenue par la Fondation Européenne pour le Climat.

Usbek & Rica : Comment devient-on un acteur de la transition alimentaire  ? Et que mettez-vous exactement derrière ce terme  ?

Ariane Delmas : À l’origine, ce qui a rassemblé les quatre cofondateurs des Marmites Volantes, c’était l’idée de faire un restaurant autrement, c’est-à-dire cuisiner des produits frais et bruts, se passer de congélateur et de four à micro-ondes, et ne pas travailler le soir et le week-end. Onze ans plus tard, on respecte toujours ces principes : on s’approvisionne en produits bruts, locaux, de saison et en circuit court, avec un intermédiaire maximum entre le producteur et nous. Pour se permettre d’ouvrir seulement le midi, il fallait se diversifier, d’où la livraison de repas aux entreprises dans des marmites, le tout en mobilité douce, à vélo, et avec des livreurs salariés : on dépose les marmites pleines d’un bon repas chaud chez les clients, après le service on les récupère, on les lave et on les réutilise.

Dès le départ, l’idée était donc d’être une entreprise différente, tant dans son objet que dans sa manière d’agir au quotidien. En tant qu’acteur de la restauration, nous ne sommes qu’un maillon d’une grande chaîne alimentaire. La relation au producteur, à l’agriculture, est donc essentielle : nous sommes aussi à leur service, et pas seulement au service des clients qui mangent nos plats. Parce que la transition alimentaire, évidemment qu’on ne la fera pas tout seuls dans notre coin…

« Aujourd’hui, en France, un tiers des agriculteurs gagne en moyenne 350 euros par mois… » - Paul Charlent, cofondateur d’Alancienne

L’aventure d’Alancienne, qui n’est pas un acteur de la restauration mais un service de livraison à domicile en circuit court, démarre un peu plus tard, en 2016, c’est ça  ?

Paul Charlent : Exactement. Je suis un passionné de cuisine, et donc de bons produits. En côtoyant des producteurs locaux, je me suis rendu compte qu’ils ne vivaient pas de leur métier : aujourd’hui, en France, un tiers des agriculteurs gagne en moyenne 350 euros par mois… C’est très injuste, d’autant qu’aujourd’hui c’est à eux qu’on demande de se retrousser les manches pour faire la transition

Après des études d’ingénieur à Centrale Paris, puis un passage à l’université de Berkeley, où j’ai étudié l’entrepreneuriat, je suis arrivé à la conclusion que le circuit court était l’une des clés de la transition écologique, notamment pour mieux rémunérer les producteurs. L’idée de la plateforme Alancienne, c’est donc de créer un circuit court qui soit pratique et rémunérateur pour les agriculteurs, mais aussi le moins contraignant possible pour les consommateurs. La formule est très simple : pas d’abonnement, de forfait ni de panier bloqué, on achète au produit (des fruits, de la viande, du pain, du riz de Camargue), mais uniquement des produits français issus de fermes engagées en agroécologie.

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Photo - Paul Charlent, cofondateur d’Alancienne / DR

L’idée, c’est de revenir à la base de l’agriculture, à savoir transformer le soleil en aliments pour avoir les meilleurs rendements possibles, la dépendance la moins forte possible aux énergies fossiles. Parce que tous les intrants chimiques qui sont ajoutés dans l’agriculture conventionnelle se traduisent par une perte de rendement : avant la seconde guerre mondiale, on arrivait à produire trois ou quatre calories alimentaires à partir d’une seule calorie fossile  ; aujourd’hui on a besoin de sept à dix calories fossiles pour produire une calorie alimentaire  ! 

Comment expliquer qu’on ait en quelque sorte perdu un certain nombre de savoir-faire agricoles  ?

Ariane Delmas : Parce qu’on a choisi un modèle de production correspondant à une certaine logique économique. Résultat, aujourd’hui, dans les restaurants, vu comment s’est développée l’agro-industrie, l’information consommateur finit par être complètement brouillée. On peut prendre l’exemple du label « Fait maison », celui avec la petite casserole : tu achètes du fond de sauce industriel avec lequel tu cuisines du bœuf et ton plat de Boeuf Bourguignon a droit à la mention « fait maison »  !

 « Nous, c’est pour mettre de l’amour dans l’assiette des enfants à la cantine, dans les petites marmites qu’on livre, qu’on se lève chaque matin » - Ariane Delmas, cofondatrice des Marmites Volantes

En fait, le problème, c’est que la question du savoir-faire alimentaire est déconnectée de celle de l’argent. Nous, c’est pour mettre de l’amour dans l’assiette des enfants à la cantine, dans les petites marmites qu’on livre, qu’on se lève chaque matin. Parce que le fait de nourrir les autres, c’est quand même une mission hyper forte  ! Les acteurs de l’agroalimentaire se sont développés pour produire des volumes énormes, et ça a façonné une certaine culture chez les acteurs de l’alimentation, jusque dans les cuisines. Un exemple : j’ai déjà eu une stagiaire qui, quand on lui a expliqué qu’on allait faire un bouillon de viande, nous a dit « OK, vous utilisez quelle marque  ? » Elle était en école de cuisine et tu dois lui apprendre comment faire un vrai bouillon  ! De très gros acteurs de Rungis qui ne sont pas sincèrement engagés sont aujourd’hui les principaux sponsors des écoles de gastronomie… Je prends ces exemples pour dire que la chaîne de responsabilité est structurelle.

Paul Charlent : Le dernier ticket de rationnement en France, c’est 1957. Et la démocratisation des phytosanitaires et de la mécanisation, c’est plutôt la fin des années 1960. Donc contrairement à une idée reçue, la France mangeait à sa fin quand elle a choisi de développer le recours aux phytosanitaires. Elle l’a fait pour trouver des débouchés économiques à toute l’industrie de la guerre. On parle d’une époque où Paul Hermann Müller, l’inventeur du DDT, a reçu le prix Nobel de chimie pour avoir réussi à transformer une arme bactériologique en herbicide  !

Durant les Trente glorieuses, l’agro-industrie s’est enrichie de façon incroyable et a structuré un système qui est aujourd’hui totalement verrouillé. Résultat, les agriculteurs ne savent plus lire leurs sols mais seulement des notices de produits phytosanitaires. Les responsables, ce sont les comptables : prendre en compte seulement le bilan financier dans le résultat d’une entreprise revient à ignorer les données sociales et environnementales. Or on a piloté toutes les structures, les associations, les institutions avec ce seul critère en tête. Quand on faisait des croisements pour créer de nouvelles variétés de pommes, par exemple, le critère, c’était « assez bonne pour être achetée par le consommateur » mais jamais « la meilleure possible ». Notre mission, c’est donc de replacer un certain nombre de savoirs et de pratiques au cœur de l’activité des agriculteurs, en s’appuyant aussi sur tout un tas d’innovations par rapport à il y a un siècle.

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Photo - Des vaches dans l’une des fermes agroécologiques d’Alancienne / DR

Il y a déjà beaucoup d’informations disponibles sur la provenance ou les conditions de production des produits que nous consommons, notamment en magasin. Comment apprendre à « mieux manger » sans saturer les gens d’informations  ?

Ariane Delmas : Dans l’idéal, ça n’est pas au consommateur de lire les ingrédients, mais au producteur de proposer des produits qui ne font pas flipper. Les rares fois où je fais mes courses en supermarché, je passe près de deux heures à remplir mon caddie tellement j’ai l’impression qu’on essaye soit de m’empoisonner, soit de m’escroquer. Il est évident que ça se joue d’abord en amont, au niveau de la production.

Pour rebondir sur ce que disait Paul à propos des comptables, on doit mesurer la réussite des entreprises – notamment dans le secteur alimentaire – au-delà de leur seul résultat net. Combien d’emplois ont été créés  ? Combien d’agriculteurs ont été embarqués dans la conversion bio  ? Dans quelle mesure les investissements ont permis d’améliorer la qualité des sols et des cultures  ? Voilà les questions à prendre en compte. Ça s’appelle la triple comptabilité, ça avance assez bien dans le monde agricole, mais dans la restauration c’est plus difficile.

Photo - Ariane Delmas, cofondatrice des Marmites Volantes / © Marylou Mauricio

Quel levier actionner pour renverser cette logique  ? La loi Egalim, par exemple, qui impose depuis le début de l’année 2022 à la restauration collective publique de proposer au moins 50 % de produits durables et de qualité (dont au moins 20 % de produits bio), est-elle un début de réponse  ?

Paul Charlent : Aujourd’hui, la loi dit que les producteurs n’ont pas le droit de vendre à perte, ou alors dans un processus exceptionnel et très encadré. Mais sans la Politique agricole commune (PAC), 56 % des exploitations agricoles en France mettraient la clé sous la porte. Autrement dit, elles ne sont pas rentables sans les subventions. Par ailleurs, il faudrait prendre en compte toutes les externalités négatives du modèle actuel. Je m’explique. Aujourd’hui, la maladie de Parkinson et le cancer de la prostate sont reconnus comme des maladies professionnelles chez les agriculteurs, à cause du recours aux phytosanitaires. Et c’est nous tous, collectivement, qui remboursons ces soins à travers la Sécurité sociale. Par ailleurs, on paye « en aval » toutes les conséquences écologiques négatives liées au modèle de production conventionnel, comme l’abondance d’algues vertes en Bretagne ou bien la sécheresse des sols qui favorise le risque d’incendie. Rien que la dépollution de l’eau pour enlever les traces de pesticides dans les ressources en eau peut s’évaluer dans une fourchette comprise entre 260 et 360 millions d’euros par an…

Il faut cesser de raisonner dans une logique de secteur, de filière, et mettre en place une approche globale. Il y a une métaphore que j’aime bien utiliser pour décrire notre situation actuelle. C’est comme si nous étions passionnés par l’achat de vieux meubles en brocante : on fait des affaires jusqu’au jour où on n’a plus de place chez soi. Si on ne veut pas renoncer à sa passion, on n’a alors plus d’autre choix que d’acheter une autre maison pour ranger ses futurs meubles. Et cette passion, qui ne coûtait pas cher pendant des années, finit par coûter le prix d’une nouvelle baraque… Nous sommes exactement dans cette situation : on ne réfléchit pas aux conséquences négatives de notre modèle actuel. Donc pour répondre à votre question, je n’ai pas vraiment confiance en la capacité de nos gouvernements à adresser vraiment le sujet. Aujourd’hui, 50 % des lobbyistes présents à Bruxelles, auprès des institutions européennes, travaillent dans les intérêts des acteurs de l’agroalimentaire. Le tabac, c’était moins de 10 % des lobbyistes, et pourtant il a fallu un temps considérable pour contraindre cette industrie…

Ariane Delmas : La loi n’est jamais la solution miracle. Egalim, c’est plutôt bien, ça fait bouger les industriels, mais ça n’est qu’un petit morceau de la réponse à apporter. Et puis nous, qu’il s’agisse des Marmites Volantes, d’Alancienne ou bien d’autres acteurs de la transition alimentaire, on va déjà beaucoup plus loin que les objets fixés par cette loi  ! Et on n’a pas attendu le pouvoir législatif pour s’y mettre.

« Si demain les gens arrêtent d’aller au supermarché, il n’y aura plus de supermarché  ! » - Paul Charlent, cofondateur d’Alancienne

Êtes-vous suffisamment nombreux sur ce créneau  ? Le nombre d’acteurs engagés pour une alimentation vraiment durable n’est-il pas encore trop faible  ? 

Ariane Delmas : Aujourd’hui, en octobre 2022, c’est-à-dire après deux ans de crise sanitaire, la situation de l’alimentation durable est critique. En mai 2020, c’était la fête, tout le monde y allait… Mais je ne sais pas si c’est une question de nombre d’acteurs. L’enjeu est plutôt de rendre visible les acteurs déjà existants. Par exemple, j’ai fait deux interventions à l’école de gastronomie Ferrandi, devant des étudiants en master d’hospitality management, donc des personnes qui ne cuisineront pas mais seront bientôt gestionnaires d’établissements : ils étaient passionnés, ils ont vu que la restauration engagée n’était pas qu’un truc de beatniks…

Paul Charlent : Effectivement, c’est avant tout un problème de pédagogie et de visibilité, plus que d’engagement des pouvoirs publics. La loi Egalim est une loi de réaction. Et puis ça fait des années que les lois ne font qu’entériner des démarches déjà mises en œuvre depuis longtemps par la société civile… Le consommateur doit comprendre le sens de son acte d’achat. Si demain les gens arrêtent d’aller au supermarché, il n’y aura plus de supermarché  ! La loi de l’offre et de la demande, c’est aussi simple que ça. Donc si la demande augmente pour des bons produits, les nouveaux acteurs vont pleuvoir. Et pour le consommateur, ça n’est pas une démarche si exigeante que ça : quand on veut acheter un smartphone, chacun de nous fait déjà ce travail de comparaison, de recherche d’information…

L’idéal, bien sûr, ça serait d’apprendre à bien manger à l’école, comme le propose par exemple L’École comestible, qui fait un travail remarquable. Apprendre à se nourrir, ça devrait être la base d’une société. Il faut rendre les bons produits le plus accessible possible. Quand tu as goûté un champignon de Paris d’Alancienne, normalement, c’est impossible de retourner en acheter en supermarché… Pour embarquer les gens, on essaye d’œuvrer par le plaisir, par le goût. C’est la meilleure façon de mettre un pied dans un système plus vertueux.

Ariane Delmas : La restauration en entreprise est un super levier pour contribuer à diffuser cette nouvelle culture. C’est ce que j’appelle un « point RSE facile ». Tout simplement parce que c’est là que la plupart des gens passent le plus clair de leur temps.

On entend souvent dire que la transition énergétique ne sera pas possible sans les géants de l’énergie. De la même manière, pensez-vous qu’on puisse se passer des plus gros acteurs de l’agroalimentaire pour réussir la transition alimentaire  ?

Paul Charlent : Nous, ce qu’on espère, c’est qu’Alancienne ou Les Marmites Volantes passent du statut d’acteurs alternatifs à celui de nouvelle norme. On commence d’ailleurs à se réunir avec tous les acteurs du circuit court pour faire de la pédagogie ensemble. Que les gens mangent à La Ruche qui dit oui, aux Marmites ou avec Alancienne, d’une certaine manière, on s’en fout : ce qu’il faut, c’est que l’agroécologie soit présente dans toutes les assiettes  ! On a créé une brique, mais il faut évidemment créer de nouvelles briques. Si la grande distribution décide de suivre cette voie, je serai ravi de les aider. D’autant que ces acteurs sont aujourd’hui en capacité de le faire, ils ont les clés pour y parvenir. Le problème, c’est qu’aujourd’hui les velléités économiques sont encore trop fortes.

Ariane Delmas : On a besoin de faire aujourd’hui des investissements dont la rentabilité viendra plus tard. Il faut sacrifier un moment sa rentabilité, et quand on fait du surprofit, c’est plus simple  ! Aujourd’hui, se mettre en transition, c’est prendre des décisions radicales qui bouleversent la manière dont on travaille. Certaines entreprises sont déjà en train de le faire, y compris des gens qui font du conseil en numérique ou des soins pour bébé. À ce titre, la Convention des entreprises pour le climat (CEC), à laquelle je participe, est une excellente initiative. Il n’y avait pas de gros acteur de la restauration collective dans la première promotion, mais la démarche commence à essaimer, avec une CEC dans le Grand Ouest, une autre à Grenoble, une autre spécialisée sur l’énergie…

« J’aime pouvoir démontrer en pratique que livrer des repas de qualité à vélo en zone urbaine, c’est possible si on s’en donne les moyens  ! » - Ariane Delmas, cofondatrice des Marmites Volantes

Paul, si un géant de la restauration vous demande de l’aider, quel est l’enjeu à votre échelle  ? Exploiter rapidement de nouvelles fermes  ?

Paul Charlent : L’enjeu, c’est les clients. Après, nous, on peut créer la filière sans problème. Aujourd’hui, on est présents à Paris, Lyon et Bordeaux, mais on peut « ouvrir » une nouvelle ville en moins d’un mois. On a déjà discuté autour d’une même table avec Sodexho, Casino et d’autres, mais pour l’instant ils sont tous repartis sans donner suite…

Ariane Delmas : Il faut bien comprendre que nous sommes chefs d’entreprises mais aussi des militants Moi, mon objectif n’est pas de nourrir tous les enfants d’Ile-de-France ou d’être à la tête d’une boîte de 10 000 personnes… Gagner contre Sodexo ou Elior, ça n’est clairement pas ça qui m’anime. J’aime mon rôle de trublionne de la restauration collective. J’aime pouvoir démontrer en pratique que livrer des repas de qualité à vélo en zone urbaine, c’est possible si on s’en donne les moyens  ! L’entrepreneuriat, finalement, n’est que le levier d’action au service d’un engagement militant. L’entreprise, c’est notre outil, notre manière de lutter, de ne pas renoncer. Et puis ça permet de montrer qu’on peut créer de l’emploi et de la valeur économique au service d’une cause juste  ! Changer le monde, ça n’est pas qu’un truc de zadiste. Et je sais de quoi je parle car il y a quelques années, j’ai vécu en squat et j’ai passé mes week-ends à aller nourrir les gens à Notre-Dame-des-Landes… 

Paul Charlent : À notre échelle, on essaye de montrer que l’écologie et l’économie sociale et solidaire, c’est un futur génial, vraiment désirable. C’est pour ça qu’on ne parle pas de décroissance mais de triple croissance, qu’on ne parle pas de sobriété mais de bon sens.

Si vous aviez la possibilité de prendre une mesure là, tout de suite, pour accélérer la transition alimentaire, quelle serait cette mesure  ?

Paul Charlent : Faire respecter la loi en arrêtant de vendre les produits à perte, ça changerait toute la donne de l’alimentation en quelques mois. Mais c’est compliqué. Donc dans un premier temps, on pourrait déjà rémunérer plus justement les agriculteurs, via la PAC notamment, au titre des externalités positives qu’ils contribuent à créer et des services écologiques qu’ils rendent à travers leur travail.

Ariane Delmas : Aujourd’hui, dans la restauration, être engagé, c’est à nos frais. Un exemple : quand on est restaurateur, on n’est pas obligé de trier ses déchets. Aux Marmites Volantes, on a décidé de le faire mais j’aurais envie qu’on soit incité à le faire. Aujourd’hui, je rembourse le même PGE qu’un restaurateur qui ne traite pas ses déchets… J’aurais aimé un PGE conditionné, plus étalé, avec de vraies incitations, pour accélérer la transition. La transition a un coût, certes, mais n’oublions pas, comme on le dit souvent à la CEC, que dans un monde effondré, il n’y a pas de part de marché  !

Blaise Mao - 6 novembre 2022

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Source : https://usbeketrica.com/fr/article/il-faut-que-l-agroecologie-soit-presente-dans-toutes-les-assiettes

Selon Wikipédia, « Usbek & Rica est un magazine trimestriel français de journalisme de récit, fondé en 2010. Disponible en kiosque jusqu’à l’été 2020, il est désormais uniquement disponible en abonnement et, depuis fin 2015, sur le web… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Usbek_%26_Rica_(magazine)

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  • France - De l’Yonne à l’Égypte, un agriculteur engagé à la COP 27 - Publié le 05/11/2022 à 10h30 – Document ‘lyonne.fr’ - Delphine Toujas - delphine.toujas@centrefrance.com

    De l’Yonne à l’Égypte, un agriculteur engagé à la COP 27

Photo - Thierry Desvaux sera à Charm-El-Cheikh pour la COP 27, du 6 au 13 novembre 2022. © Delphine Toujas

Thierry Desvaux, agriculteur à Bligny-en-Othe, va s’envoler, ce samedi 5 novembre 2022, pour la Cop 27 en Égypte. Bénévole à l’association Agriculteurs français et développement international, il espère ’à son échelle’ faire entendre le monde agricole dans cette conférence.

La 27ème Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP). Douze jours entre ce samedi 6 et le 18 novembre 2022 à Charm-El-Cheikh en Égypte. Quelque 200 pays représentés. Des milliers de participants. Parmi eux : Thierry Desvaux, agriculteur à Brienon-sur-Armançon, engagé depuis 13 ans au sein de la SEP de Bord de Bligny-en-Othe, réunissant sept agriculteurs autour de pratiques agroécologiques.

’Je suis très curieux de voir comment ça se passe, s’impatiente-t-il, à quelques heures du décollage. La transition écologique est urgente. On constate tous les effets du réchauffement climatique sur les espèces ou les cultures.’ Précurseur dans l’Yonne de l’agroécologie avec en particulier le respect des sols et de la biodiversité, Thierry Desvaux doit son ’opportunité’ égyptienne à son engagement bénévole au sein de l’association Agriculteurs français et développement international (Afdi) où il est aussi le responsable du groupe de travail autour de ces formes d’agriculture durable et écologique.

Des missions réalisées en Afrique

’À travers l’Afdi, nous accompagnons le développement d‘organisations paysannes (OP) africaines sur l’agroécologie, ajoute celui qui sensibilise également des lycéens agricoles ou dans des maisons familiales rurales en France. Nous ne leur donnons pas d’argent directement, mais nous finançons les formations. Là-bas, ils sont très nombreux mais avec de toutes petites exploitations. On les incite à s’organiser en OP en leur montrant les avantages de se rassembler, que ce soit pour acheter, vendre, mais aussi se défendre. Notre objectif est réussi lorsque nous partons et qu’ils sont autonomes.’

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Photo- À Bligny-en-Othe, Thierry Desvaux et les six autres agriculteurs de la SEP de Bord exploitent 800 hectares de la manière la plus durable possible - Photo Delphine Toujas

En tant que participant à la Cop, Thierry Desvaux espère ’à [son] humble échelle, faire peser l’agriculture, l’une des premières victimes du dérèglement climatique, durant ce sommet où on va surtout discuter énergie et gaz à effet de serre’. ’Nous serons deux représentants de l’Afdi et on souhaite que l’agriculture apparaisse dans la résolution finale, poursuit-il. On en parle très peu, alors on espère se faire entendre. L’intérêt d’être participant à cette Cop est aussi de pouvoir rencontrer et échanger avec de multiples acteurs sur les pratiques.’

L’Égypte ne sera pas son premier sommet international. Enthousiaste, il sait toutefois que ’beaucoup de choses sont décidées en amont’. ’Il y a peu de suspense, confie-t-il. Je ne crois pas aux miracles et ce ne sera jamais suffisant, sans compter le décalage entre les engagements pris et la réalité des faits. Mais le fait d’avoir cette réunion du monde entier dédiée au climat et à la transition écologique est déjà positif.’

À lire aussi :

Ecologie Avant le début de la Cop27, Cyril Dion sort trois documentaires, où il invite à ’réinventer notre modèle économique !’

Lire le journal -Actualité du jour - Les news d’Auxerre, de l’Yonne (89), de la ... https://www.lyonne.fr – « L’Yonne républicaine : Toute l’actualité mondiale, nationale et locale (Auxerre et l’Yonne). Politique, faits-divers, société, sport, économie… »

Article paru dans L’Yonne Républicaine | Wikipower

Source : https://www.lyonne.fr/brienon-sur-armancon-89210/actualites/de-l-yonne-a-l-egypte-un-agriculteur-engage-a-la-cop-27_14211294/

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  • Construire un mouvement citoyen autour de l’agroécologie - Publié le 25 octobre 2022 – Document ‘agridigitale.net’ Mise à jour le : 25 Oct 2022
    Pendant que tout s’accélère pour la 27e conférence des parties (COP27) qui s’ouvrira du 7 au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Égypte, la société civile africaine se bat pour une prise en compte de l’agroécologie lors des négociations.

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Photo - Des regroupements tous azimuts pour se faire entendre sur l’agroécologie (image AGD)

En réalité, les organisations de la société civile (OSC), engagées sur les questions du changement climatique ne sont pas parties prenantes aux négociations, mais n’empêche, elles s’organisent à leur manière, soit, pour participer, soit pour injecter leurs idées aux négociateurs nationaux.

Pour les OSC, l’agroécologie doit être considérée comme moyen d’adaptation et d’atténuation au changement climatique, une position commune africaine tirée la feuille de route d’Addis-Abeba qui a mobilisé tous principaux acteurs.

’Il est important que nous, organisations de la société civile puissions travailler avec les négociateurs au niveau des pays pour injecter au moins certains aspects de l’agroécologie dans leurs protocoles de négociation. Nous savons très bien que la conférence des parties au climat, c’est avant tout les États qui se retrouvent pour négocier. Mais il est important de faire en sorte que les organisations de la société civile soient en parfaite discussion avec les négociateurs au niveau de chaque pays et au niveau africain’, lancent les principaux responsables des OSC.

(re)lire : Cop27 : la déclaration d’Addis-Abeba sur l’agroécologie

Déjà, la société civile africaine attire l’attention des négociateurs sur le concept même de l’agroécologie utilisé à tort ou à raison.

’Ce concept est utilisé par beaucoup d’acteurs y compris les multinationales qui affirment soutenir l’agroécologie, mais la question qui se pose : de quelle agroécologie s’agit-il ? ’, questionnent les organisations de la société civile.

Sena Kwaku Adessou, secrétaire Général Inades-Formation basé en Côte d’Ivoire relève que ce serait un véritable piège de vouloir rester dans le concept de l’agroécologie sans pouvoir lui donner un contenu véritable sur la base duquel interagir avec les Etats.

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Photo - Sena Kwaku Adessou

’Pour moi, nous ne sommes pas tenus d’utiliser tout le temps ce mot, mais faisons-en sorte que certains aspects qui fondent cette pensée soient injectés et prise en compte dans les négociations’, confie-t-il à agridigitale.net.

(re)lire : Intégrer l’agroécologie dans les politiques d’urgence climatique

’L’agroécologie doit devenir une culture, un train de vie, un comportement au travers duquel les individus améliorent leurs conditions de vies, et automatiquement, l’agroécologie trouvera sa place dans les réflexions au niveau international’, ajoute-t-il.

Pour y arriver, il faudrait selon beaucoup d’acteurs, travailler à construire des mouvements citoyens, à construire des mouvements paysans autour de l’agroécologie.

’Ce modèle de développement agricole permet véritablement aux africains d’améliorer leur condition de vies, de transformer leur société et si on le fait ainsi, les Etats se réveillerons pour l’intégrer dans les discussions’, justifie Sena Kwaku Adessou.

Tout est clair à présent. Le plus gros challenge lors de la Cop27 en bord de Mer rouge, c’est de tout faire pour rencontrer le groupe de négociateurs pour une prise en compte dans les stratégies d’adaptation, la question de l’agroécologie.

Palakiyêm S.

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Les forestiers formés à la restauration des paysages dégradés

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Simplice simplifie l’accès aux énergies vertes

Agridigitale.net - Actualité numérique agricole au Togo et en ... https://agridigitale.net – « Agridigitale est un journal thématique d’information sur l’actualité numérique agricole en Afrique. Categories. ACTUALITES · BUSINESS · STARTUP · MARCHES… »

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  • Agroforesterie en grandes cultures : « Mon système est pensé pour ne pas impacter le présent » - Publié le 27 octobre 2022 - Propos recueillis par Suzanne Marie – Document ‘reussir.fr’
    Vincent Vannier, agriculteur à Oison, dans le Loiret, a pu financer l’installation de 9 hectares en agroforesterie avec des essences diversifiées grâce à la dotation du concours Fermes d’avenir et à des aides de la Région. Le tout sans pénaliser ses conditions de travail.

« En intégrant une perte de 15 à 20 % d’arbres, l’étude économique table sur un gain net de 40 000 à 50 000 euros à terme en intégrant les interactions arbres et cultures, grâce à la valorisation en bois d’œuvre principalement », explique Vincent Vannier.

Photo de Vincent Vannier - © S. Marie

« J’ai découvert l’agroforesterie il y a quatorze ans et l’idée m’a plu. Sans perspective d’agrandissement, j’y ai vu un moyen d’apporter de la valeur à mon exploitation de taille moyenne… Même si c’est mon repreneur qui en bénéficiera ! Mon projet a mûri et j’ai planté en mars 2020, après avoir gagné un concours organisé par Fermes d’avenir. La dotation a financé les 6 150 euros de coûts de plantation, et même davantage : cela couvre le suivi pour les prochaines années. L’étude préalable réalisée par un expert m’a coûté 3 900 euros, financé à 80 % par la Région.

Le point sur | L’agroforesterie est-elle rentable en grandes cultures ?

J’ai planté 380 arbres sur une parcelle de 9 hectares, en trois rangées orientées nord-sud pour minimiser l’ombrage, et écartées de 74 mètres. Cela colle avec ma largeur de travail de 24 mètres et laisse la possibilité de passer à 36 mètres. Cela minimise la gêne : mes itinéraires techniques n’ont pas changé et je peux toujours placer l’enrouleur au centre de la parcelle. Avec cet éloignement, j’attends des bénéfices agronomiques limités mais mes rendements souffriront peu.

On prévoit un déclin progressif après quinze ans, pour atteindre -10 % autour de cinquante ans. À cela s’ajoute l’emprise des trois bandes de 2 mètres. Mais de nouveaux produits vont rentrer. Je pensais d’abord intercaler des arbres et arbustes fruitiers entre les essences forestières, mais j’ai renoncé faute de temps. J’ai plutôt alterné les essences à croissance rapide qui seront valorisées dès vingt-cinq ans et celles à croissance lente qui le seront vers cinquante ans, et disposeront ainsi d’espace pour se développer sur leur seconde moitié de vie. Cette option a permis de planter dense pour optimiser les trois rangées d’arbres.

En intégrant une perte de 15 à 20 % d’arbres, l’étude économique table sur un gain net de 40 000 à 50 000 euros à terme en intégrant les interactions arbres et cultures, grâce à la valorisation en bois d’œuvre principalement, selon les cours à la date du projet. Nous avons diversifié les essences pour réduire les risques vis-à-vis du climat, des maladies et du marché. C’est un pari sur l’avenir, mais le système est pensé pour ne pas impacter le présent. Je suis convaincu que ce ne peut être que positif… Cela l’est déjà pour le paysage  ! »

124 ha en grandes cultures, dont 37 blé tendre, 20 betterave, 13 maïs, 10 colza, 15 orge de printemps, 15 orge d’hiver, 12 blé dur et 2 jachère.

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Source : https://www.reussir.fr/grandes-cultures/agroforesterie-en-grandes-cultures-mon-systeme-est-pense-pour-ne-pas-impacter-le-present

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  • L’agroécologie : de nouvelles pratiques pour lutter contre la sécheresse ? Lionel Bonaventure, AFP - Ouest-FranceMaélys SOURT. Publié le 28/10/2022 à 08h00 – Document ‘ouest-france.fr ‘
    Alors que la sécheresse de l’été pèse sur les rendements agricoles, des techniques alternatives se développent pour limiter la consommation d’eau. Ombre, enrichissement des sols et diversité des cultures font partie de leurs piliers pour mieux résister au changement climatique.

L’agriculture est le premier secteur consommateur d’eau en France, il représente la moitié de l’eau consommée dans le pays. Les agriculteurs sont aussi parmi les premiers à souffrir de la sécheresse, qui provoque une baisse de leurs rendements. Face au dérèglement climatique, qui devrait augmenter la fréquence des étés chauds et secs, les professionnels doivent s’adapter. Pas de miracle en vue, mais différentes techniques se développent pour réduire la consommation d’eau et survivre aux sécheresses sans épuiser les ressources.

Christian Huyghe, directeur agriculture à l’Inrae distingue « trois leviers d’action ». Le premier consiste à diminuer la quantité d’eau perdue par les plantes via leur « transpiration », en créant de l’ombre et en diminuant la température à laquelle elles sont exposées. Il est aussi possible d’augmenter la richesse du sol en matière organique, ce qui permet d’accroître les réserves utiles du sol, c’est-à-dire sa capacité à retenir l’eau. Enfin, l’agriculteur peut diversifier ses cultures et être ainsi assuré d’avoir une récolte, quelles que soient les conditions climatiques. « Cela revient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », résume le chercheur.

Apporter de l’ombre et enrichir les sols

Concrètement, ces principes s’appliquent à travers différentes techniques. L’agrivoltaïsme entend jouer sur l’ombrage avec des panneaux solaires, dont l’orientation est modulable à distance, placés au-dessus des cultures. « On économise 25 à 30 % d’eau en moyenne », explique François Berud, responsable Vigne et vin de la Chambre d’agriculture du Vaucluse, en charge de l’expérimentation de l’agrivoltaïsme sur la zone. L’ombre des panneaux évite aussi les brûlures sur la plante. Le dispositif est, pour l’instant, en expérimentation sur des arbres fruitiers ou des vignes. « On manque encore de recul et de références », souligne Sébastien Windsor,...
L’agroforesterie...

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Voir https://www.ouest-france.fr/

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Source : https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/l-agroecologie-de-nouvelles-pratiques-pour-lutter-contre-la-secheresse-b236c4d0-1fc3-11ed-859d-c78aa179e445

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  • « Vers une agroécologie de précision » L’agriculture de précision intra-parcellaire, « levier de la transition » - mardi 25 octobre 2022 à 18:45 • Sophie Guyomard• Terre-net Média
    « L’agriculture de précision intra-parcellaire (API) est aujourd’hui la solution la plus aboutie pour accompagner la transition agroécologique », a mis en avant Thierry Darbin, directeur général de Be Api, filiale de Bioline by InVivo, lors d’une conférence de presse organisée lundi 24 octobre. L’occasion de dresser le bilan de la campagne 2021/22 et de donner les perspectives à venir.

Epandeur à engrais

Photo - Les équipes Be Api ont dressé le bilan de la campagne 2021/2022 et donné les perspectives à venir. (©Terre-net Média)

« L’hétérogénéité intra-parcellaire est une réalité, et plus elle est forte, plus l’intérêt de la modulation est important. Que ce soit pour les engrais de fond, azotés et soufrés, la densité de semis, les produits de protection des plantes, ou l’eau... : réaliser ’ la bonne intervention au bon endroit’ permet d’augmenter son efficience. Si on veut produire mieux avec moins, il faut segmenter plus précisément, arrêter de faire du tout-venant », a déclaré Thierry Darbin, directeur général de Be Api, filiale de Bioline by InVivo, lors d’une conférence de presse organisée lundi 24 octobre.

300.000 ha diagnostiqués en 2023

Depuis sa création en décembre 2016, la société be Api a déjà embarqué 1 500 agriculteurs dans sa démarche d’agriculture de précision intra-parcellaire. Pour les accompagner, elle s’appuie sur 27 distributeurs partenaires répartis sur tout le territoire français, dont 2 nouveaux : la coopérative de Creully (Calvados) et Soufflet Agriculture (Aube). « Plus de 235 000 ha ont ainsi été diagnostiqués, numérisés et cartographiés au titre de la fertilité et/ou du potentiel des sols », a indiqué Laurent Maillard, responsable réseau be Api. 

« En constante augmentation depuis 5 ans, cette surface devrait atteindre près de 300 000 ha en 2023, le portefeuille de commandes de diagnostics s’établissant pour cette campagne à un niveau record de plus de 55 000 ha que nous entendons bien dépasser la prochaine campagne et les suivantes. L’entreprise réalise aujourd’hui 25 % des analyses de terres dans l’Hexagone. » 

Revoir > La modulation intraparcellaire des intrants se démocratise
« Tirer le plus grand bénéfice de l’hétérogénéité des sols »

« Connaître son exploitation en profondeur »

Céréalier à la Fey-en-Haye (Meurthe-et-Moselle) sur 232 ha, Éric Ladoucette avait fait le déplacement pour partager son expérience : les diagnostics de sols ont été réalisés en début d’année sur la majeure partie de son exploitation, via sa coopérative EMC2. En zone intermédiaire, l’agriculteur témoigne de « sols très hétérogènes : argilo-calcaire superficiels, profonds et sols argilo-limoneux. En blé tendre, les rendements peuvent aller de 30 à 90 q/ha pour une même parcelle... ». Il s’est lancé dans cette démarche pour « apporter la bonne dose au bon endroit ». Les objectifs derrière : « faire des économies et aller plus loin dans la technique ». 

Après une première campagne en ’be Api fertilité’, il témoigne d’une « meilleure répartition des engrais ». Exemple avec le phosphore, la potasse et la magnésie : sans le diagnostic, il aurait apporté, cette année, 30 t de phosphore sur 200 ha, au lieu des 15 t préconisées par be Api, soit une économie moyenne de 75 kg/ha. À l’inverse, le diagnostic a mis en évidence des besoins nécessaires en magnésie (5,5 t sur 200 ha) et en potasse (2 t sur 200 ha), que l’agriculteur n’avait pas prévu d’apporter. « Sans ce diagnostic, j’aurais eu seulement 23 % de la surface correctement fertilisés, 17 % sous-fertilisés et 60 % sur-fertilisés », précise Éric Ladoucette, convaincu par la démarche. Cela permet de « connaître son exploitation en profondeur. J’ai découvert le réel potentiel de mes parcelles, que j’imaginais moins bonnes ou inversement ». 

Cartes

Photos agrandies - À gauche, la carte de diagnostic en phosphore pour trois parcelles d’Éric Ladoucette, et à droite, la carte de modulation en Super 45 associée. (©Terre-net Média) 

Trois nouveautés climat

Cette connaissance participe également à « l’orientation des systèmes d’exploitation pour une conversion en agriculture biologique ou l’installation d’un méthaniseur. Pour l’API, le matériel ne représente plus un frein aujourd’hui : les équipements de modulation se démocratisent dans les exploitations », observe Laurent Maillard.

Afin d’affiner encore le conseil apporté aux agriculteurs, les équipes be Api continuent aussi de faire évoluer leur offre. Elles ont d’ailleurs présenté trois nouveautés ’climat’ lors de la conférence :  

- be Api azote SP blé  : cette solution de conseil vient coupler carte de sol et carte de biomasse, afin d’ajuster en saison la dose d’azote pour la modulation de l’apport de fin de cycle ;
- cartographies de la matière organique (MO) et de l’azote potentiellement minéralisable (APM) : la première cartographie enrichit le portefeuille de prestations de conseil pour la modulation des apports organiques en PK. La seconde vient préciser un état des sols pour ajouter encore plus précisément la dose d’azote à l’état nutritionnel de la plante ;

 CarboN : cette solution de gestion des intercultures a été pré-lancée lors de la campagne 2021/22. « À partir de mesures de la biomasse produite par une interculture et la cartographie de sa variabilité intra-parcellaire, elle évalue et spatialise la quantité de carbone qui sera stockée par le sol suite à son retournement, ainsi que la quantité d’azote qui sera libérée et disponible pour la culture suivante. 

« Accompagner la transition agroécologique »

Avec toutes ces solutions, l’API est « aujourd’hui la solution la plus aboutie pour accompagner la transition agroécologique », a mis en avant Thierry Darbin. « En mettant fin à la standardisation des pratiques grâce à la modulation intra-parcellaire des interventions, be Api participe notamment à la sobriété carbone en limitant l’utilisation des engrais phospho-potassiques ou azotés : - 20 % en fonction des cultures et de la situation agronomique (soit 400 kg EqCO2/ha) ».

Pour Laurent Martel, directeur général de Bioline by InVivo, « l’entreprise be Api est ainsi au cœur de la troisième voie de l’agriculture », avec les autres solutions du groupe (sélection variétale...) « On est à un moment de bascule et de changement d’échelle. On voit bien qu’il faut baisser la consommation d’engrais, c’est une réponse aussi pour la décarbonation », a ajouté Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo. Il a d’ailleurs évoqué le projet du groupe de lancer la première baguette de pain décarbonée.

Pour @TBlandinieres , « @beApi_Coop devient plus central qu’hier dans la 3VA et les projets d’Invivo » a l’occasion de notre conférence de presse annuelle @BiolineByInVivo @BiolineFrance pic.twitter.com/394CWmEwTp

— BeApi (@beApi_Coop) October 24, 2022 - © Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net - Haut du formulaire

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Tags : Agriculture de précision Fertilisation Protection des plantes

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Terre-net Média - Actualité agricole - Marchés et prix agricoles - Prévisions météo

Terre-net publie un reportage sur la formation à la commercialisation par PILOTER SA FERME — Piloter Sa Ferme

Source : https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/l-agriculture-de-precision-intra-parcellaire-levier-de-la-transition-agroecologique-217-221901.html

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  • Edito - Retour à la Terre ? – Par François Lassagne - 26 octobre 2022| POUR LA SCIENCE N° 541
    Où naîtra le huit milliardième enfant amené à rejoindre l’humanité peuplant la Terre aujourd’hui ? - En 1999, l’ONU avait choisi un bébé né à Sarajevo pour incarner le 6ème milliardième habitant de la planète. En 2011, les Philippines, l’Inde et la Russie avaient revendiqué d’accueillir le 7 milliardième membre de l’humanité – l’ONU se gardant alors de désigner quiconque pour symboliser ce nouveau seuil.

Comment choisir, quand quatre bébés naissent chaque seconde dans le monde ? Cette année, à défaut de lieu, l’ONU annonce une date, nouvelles projections démographiques à l’appui : le seuil des 8 milliards d’humains sera franchi le 15 novembre. Cette succession de seuils, un milliard après l’autre, peut donner le vertige. Nombreux s’alarment du fait que la pression qu’exerce l’humanité sur la planète serait la cause première des crises environnementale, climatique et agraire auxquelles nous faisons face.

Et pourtant… La population mondiale a atteint un pic de croissance il y a soixante ans, atteignant 2 % par an, rappelle le démographe Gilles Pison. Son taux de croissance a depuis été divisé par deux. Conséquence : il y a 95 % de chances, selon l’ONU, que la Terre abrite entre 8,9 et 12,4 milliards d’humains en 2100, et non pas 15 ou 20 milliards.

Les ressources naturelles de la planète suffiront-elles à nourrir durablement les 10,4 milliards d’individus annoncés dans le scénario moyen des projections ? Oui, répond l’agronome Marc Dufumier. À condition, d’abord, d’opter pour des pratiques agricoles inspirées de l’agroécologie, radicalement différentes du modèle agricole industriel privilégié aujourd’hui. Elles auraient notamment l’intérêt de minimiser le recours aux engrais de synthèse et aux pesticides, tout autant que de réduire les émissions de CO2 du secteur agricole. À condition, aussi, de repenser la valorisation du travail agricole et les équilibres des échanges alimentaires mondiaux.

Une telle bifurcation, conviennent les deux chercheurs, devrait appeler un retour massif de la main-d’œuvre dans les champs, à rebours de la tendance actuelle – car l’agroécologie est une agriculture intensive… En travail. Y sommes-nous disposés ?

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Mots clefs - Démographie Agronomie Populations Agriculture

Auteur : François Lassagne- François Lassagne est rédacteur en chef à ‘Pour la Science’.

Pour la Science - la science expliquée par ceux qui la font

Source : https://www.pourlascience.fr/sr/edito/retour-a-la-terre-24404.php

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  • L’agroforesterie est-elle rentable en grandes cultures ? Publié le 27 octobre 2022 - Par Suzanne Marie – Document ‘reussir.fr’
    Autrefois, l’agroforesterie visait surtout la production de bois. Aujourd’hui, on plante des arbres dans les parcelles agricoles pour bénéficier d’effets agronomiques, et bientôt monnayer des services environnementaux.

L’agroforesterie vise deux objectifs, en plus de ses atouts pour la biodiversité : la production de bois et les services rendus à la culture.

Photo - © S. Marie

Non, l’agroforesterie ne vise pas seulement à se constituer un capital. « Il s’agit d’améliorer le fonctionnement de l’exploitation grâce aux arbres, nuance Fabien Liagre, fondateur du bureau d’étude spécialisé Agroof. Il y a deux volets : la production de bois et les services rendus à la culture. » Expert-conseil en agroforesterie, Christophe Sotteau est prudent sur les débouchés. « Produire du bois en parcelle agricole exige plus de travail qu’en forêt, pour une valorisation aléatoire. Quel sera l’accroissement de l’arbre sous un climat changeant ? Quelle part sera valorisable en bois d’œuvre ? Quel sera son cours dans 50 ans ? Il ne faut pas investir uniquement pour capitaliser : la valorisation du bois vient plutôt en bonus des effets agronomiques et environnementaux. »

Réussir Grandes Cultures - Réussir Grandes Cultures, le magazine qui accompagne les producteurs de grandes cultures. Agronomie, machinisme, économie, politique, gestion… Retrouvez toute l’information de la filière des céréaleset des oléoprotéagineux. Je m’abonne - communication@reussir.fr - Adresse : 1 Rue Léopold Sédar-Senghor 14460 Colombelles +33 (0)2 31 35 77 00 - © Réussir 2022 - Tous droits réservés – Source : https://www.reussir.fr/grandes-cultures/lagroforesterie-est-elle-rentable-en-grandes-cultures

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    Annexe – Rappel officiel sur l’agroécologie - 22 avril 2013 - Qu’est-ce que l’agroécologie ? - Transition agroécologique
    L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes.

Qu’est-ce que l’agroécologie ?

L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

Elle implique le recours à un ensemble de techniques qui considèrent l’exploitation agricole dans son ensemble. C’est grâce à cette approche systémique que les résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en améliorant les performances environnementales.

L’agroécologie réintroduit de la diversité dans les systèmes de production agricole et restaure une mosaïque paysagère diversifiée (ex : diversification des cultures et allongement des rotations, implantation d’infrastructures agroécologiques...) et le rôle de la biodiversité comme facteur de production est renforcé, voire restauré.

L’agronomie est au centre des systèmes de production agroécologiques. De solides connaissances dans ce domaine sont indispensables, tant pour les agriculteurs que pour leurs conseillers.

Chaque évolution vers un système de production agroécologique doit être raisonnée au cas par cas, en fonction notamment du territoire (conditions pédo-climatiques, tissu socio-économique), mais aussi des objectifs de l’exploitant (qualité de vie).

L’agriculteur adapte les techniques à ses parcelles, en particulier à travers une série d’expérimentations dans ses propres champs. Ces démarches d’expérimentations peuvent être conduites individuellement ou collectivement, avec d’autres agriculteurs et/ou conseillers, en s’appuyant notamment sur l’expertise des acteurs sur leur milieu.

Enfin, l’agroécologie dépasse les simples gains d’efficience des diverses pratiques d’un système de production, telles que le réglage fin des pulvérisateurs de produits phytosanitaires ou le raisonnement des apports d’intrants. L’agroécologie révise les systèmes de production en profondeur : nous sommes dans le domaine de la ‘reconception’ des systèmes de production.

Les dynamiques des eaux, les cycles biogéochimiques, les épidémies ou les pullulations de ravageurs sont liés à des échelles plus vastes que celles des parcelles cultivées. Aussi, le passage à l’agroécologie doit aussi être pensé à l’échelle des territoires.

L’agroécologie s’applique à deux niveaux d’organisation : la parcelle agricole et le territoire, qui doivent être intégrés de façon cohérente.

La bonne gestion des fonctionnalités écologiques nécessite l’existence d’infrastructures agroécologiques. Si ces infrastructures n’existent plus, suite par exemple au remembrement, il s’agira de réfléchir à leur (ré-)aménagement.

Voir aussi : https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagroecologie

Dossier : la transition écologique de l’agriculture française 29 juin 2020 Transition agroécologique

« Être agriculteur, c’est préserver les ressources » 02 juillet 2019 Production & filières

Source : https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagroecologie

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  • Annexe – Rappel officiel sur l’agroforesterie - 16 mai 2019 – « L’agroforesterie, comment ça marche ? »
    L’agroforesterie est l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle. Cette pratique ancestrale est aujourd’hui mise en avant car elle permet une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique et la création d’un microclimat favorable à l’augmentation des rendements.

Plusieurs systèmes existent : formes bocagères, prés-vergers, prés-bois, alignements de peupliers ou encore plantations de noyers associées à l’élevage ou d’autres essences associées aux cultures.

Consulter le plan national de développement pour l’agroforesterie

Consulter la synthèse du plan

Consulter la synthèse du plan (version anglaise)

En principe, l’arbre, par son système racinaire, crée des conditions dans les couches profondes du sol qui favorisent l’alimentation en eau et en minéraux des cultures de surface. Les techniques agroforestières permettent de disposer les arbres afin que ceux-ci favorisent au maximum les cultures et rentrent le moins possible en compétition avec elles. Les arbres permettent aussi de diversifier les productions (en capitalisant sur le long terme) : bois d’œuvre, bois énergie, fruits, fourrage.... Ils limitent également la fuite des nitrates dans les couches profondes du sol, ce qui réduit la pollution des nappes phréatiques. La fertilité du sol peut être améliorée par les feuilles des arbres qui tombent sur le sol et qui fournissent un important approvisionnement en biomasse susceptible d’être minéralisée. Lorsque des espèces fixatrices d’azote sont utilisées (comme l’acacia) en association, ils peuvent contribuer à l’alimentation azotée de la culture et ainsi réduire l’utilisation d’intrants de synthèse.

Les arbres et les haies dans les champs permettent d’obtenir une diversité des espèces et des habitats, ce qui est favorable aux insectes auxiliaires des cultures et pollinisateurs.
Par ailleurs, les arbres ont la capacité d’absorber le CO2 et, durant leur phase de croissance, de stocker le carbone. Ils participent donc à atténuer les effets du changement climatique. L’agroforesterie devient ainsi une composante essentielle du projet agroécologique pour la France, contribuant également à l’initiative « 4 pour 1000 », par enrichissement du sol en matières organiques, et stockage du carbone par les différentes parties des arbres associés aux cultures ou à l’élevage.

Voir l’infographie

Lire ’L’agroforesterie en France : intérêts et enjeux’ Analyse n°37 du Centre d’Etudes et de Prospective

Voir aussi :

Agroforesterie : tout savoir sur cette pratique en faveur de l’environnement 20 mai 2019 Transition agroécologique

Un plan national de développement pour l’agroforesterie 02 septembre 2021 Transition agroécologique Infographie - L’agroforesterie, plantation d’arbres au sein des cultures 28 février 2019 Production & filières

Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

4 pour 1000 : stocker le carbone dans le sol pour lutter contre le changement climatique 23 avril 2019 Transition agroécologique

Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Ministère de l’Agriculture (France) — Wikipédia

Source : https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagroecologie

https://agriculture.gouv.fr/lagroforesterie-comment-ca-marche

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 13/11/2022

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

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