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"L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations" par Jacques Hallard

mercredi 15 juillet 2015 par Hallard Jacques

ISIAS Politique territoriale écologique Agriculture Urbanisme
L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations
Introduction Plan Avant-propos et Partie 1 : Des préoccupations anciennes qui reviennent sur le devant de la scène

  Sommaire  

Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 22 février 2014

Replacer de la campagne dans les villes : idée saugrenue ou utopie à concrétiser ? Tout comme le développement durable, l’agriculture urbaine et périurbaine n’est-elle pas qu’un pléonasme de plus ? Des études fondamentales et des mesures déjà prises sur de nombreux territoires démontrent la faisabilité d‘autres engagements politiques et d’initiatives possibles en faveur des populations qui se regroupent dans des conurbations de plus en plus importantes. Aux nombreuses analyses publiées et aux réalisations déjà en place ou en projets en cours dans des cités et agglomérations, s’ajoutent en conclusion des propositions originales pour inviter les responsables à intégrer d’autres équipements, installations et pratiques dans le cadre une approche d’économie circulaire : celle-ci peut combiner la fourniture d’aliments frais de proximité en circuits courts, avec la génération d’énergie (sous forme de biogaz puis méthane après purification et compression), à partir de la transformation des déchets organiques en ressources précieuses (composts) pour satisfaire durablement les besoins des végétaux cultivés en éléments essentiels, dont les phosphates qui sont en voie d’épuisement sur la planète Terre.

« Ne rien faire, c’est laisser faire->http://www.mp2013.fr/lezine2013/201...] » [Site mémoriel du Camp des Milles]

 Plan

1. Des préoccupations anciennes qui reviennent sur le devant de la scène
2. Définitions et contenus de l’agriculture urbaine et périurbaine
3. Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles/mégalopoles ?
4. Les fondamentaux combinant l’agriculture et l’urbanisme en France
5. Les initiatives d’associations et des chambres consulaires en périurbain
6. Une sélection des politiques et des réalisations en France et ailleurs
7. Des outils pour les agriculteurs, militants et élus.
Conclusion et perspectives

 Avant-propos

Ce travail est une compilation de documents sélectionnés, provenant de sources variées et pouvant servir aux élus, aux personnels des collectivités territoriales, aux étudiants en productions agricoles et alimentaires, ainsi qu’en aménagement des territoires, aux militants de la société civile et aux citoyennes et citoyens soucieux d’un ‘vivre ensemble’ acceptable et soutenable dans les zones urbaines et périurbaines des agglomérations. Des perspectives complémentaires sont finalement esquissées in fine.

Articles de journaux, annonce de séminaires, exposés de politiques territoriales nous montrent une autre vision des populations vivant dans le périurbain et comment peut s’insérer sa mise en valeur agricole : depuis Bordeaux, Clermont-Ferrand, Douai, Brest, ainsi qu’en Ile-de-France et autour de Dijon et de Lyon. Des exemples récents de réalisations dans des milieux urbains et périurbains, notamment en Ile-de-France et en Suisse, sont aussi présentés et montrent une tendance nouvelle dans la façon de considérer l’aménagement de ces espaces et les initiatives qui sont prises dans le domaine d’une architecture urbaine verticale qui est productrice de vivres.

Zones périurbaines : 15 millions de Français délaissés, tirait ‘La Tribune’ dans un article de Jean-Pierre Gonguet publié le 30/09/2013.

« Un Français sur quatre vit dans un espace périurbain. Mal pensés, souvent mal gouvernés, ces territoires ont été oubliés par la réforme de décentralisation. Urbanistes, géographes et politologues tentent de trouver les voies d’une nouvelle gouvernance pour une meilleure solidarité locale. Le périurbain, c’est moche et ça vote mal. Le périurbain ? Les 23 % à 24 % de Français habitant les communes à la périphérie des centres urbains. Ils ne peuvent ou ne veulent vivre dans le centre où ils travaillent : banlieusards, rurbains, exfiltrés de la ville, en tout cas des classes moyennes où à peine moyennes qui ne peuvent rien faire sans leur voiture ou sans TER. C’est d’ailleurs la définition de l’Insee de la périurbanité : « Des communes sous influence urbaine du fait des déplacements domicile-travail. » Et ils sont plus de 15 millions à les habiter… »

Article complet sur http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130930trib000787925/zones-periurbaines-15-millions-de-francais-delaisses.html

Vivre le périurbain. Des espaces sous influence urbaine étude de Benjamin Motte-Baumvol,Emmanuel Ravalet et Stéphanie Vincent-Geslin publliée par EspacesTemps.net, Traverses, 29.04.2013. Quelques extraits proposés…

« Cette Traverse interroge la spécificité de l’habiter périurbain  : existe-t-il une relation à l’espace dans le périurbain qui soit significativement différente de celle qui caractérise l’urbain d’un côté et le rural de l’autre ? Alors que la question de l’habiter périurbain se rapporte à des enjeux majeurs pour notre société au sens où elle concerne des territoires qui ne cessent de s’étendre et dont la population croît rapidement, les différents articles qui composent cette Traverse permettent d’affirmer la spécificité périurbaine ».

« Attractifs pour les populations, ces territoires sont aussi fortement décriés voire stigmatisés en tant que source d’une immobilité contrainte pour certains de ses habitants — en particulier les jeunes et les femmes disposant de faibles accès à la voiture (Ortar, 2008) —, du fait de la place importante occupée par la voiture (Motte-Baumvol, 2007) et des émissions de CO2 qui en découlent. Le périurbain est également considéré comme territoire de relégation voire de repli pour des ménages modestes dans lesquels les votes en faveur de l’extrême-droite sont croissants (voire à ce sujet l’article de Violaine Girard (2012) pour une vision nuancée de la question). Attrayants autant que repoussants, les espaces et modes de vie périurbains font ainsi l’objet d’inquiétudes voire de fantasmes qui restent peu mis à l’épreuve de l’analyse scientifique… »

Quelle définition pour le périurbain ?

« Dans la quête d’une définition pour le « périurbain », la première référence qui s’impose est celle proposée par l’INSEE : « Le périurbain est composé des communes sous influence urbaine du fait des déplacements domicile-travail : communes des couronnes périurbaines et communes multipolarisées ». Cette définition du périurbain est critiquée et souvent remise en cause, notamment pour son caractère trop normatif, pour les seuils retenus et surtout parce qu’elle définit uniquement le périurbain à partir d’une ville-centre polarisatrice en termes d’emplois ».

« Dans son article présenté dans cette Traverse, Séverine Bonnin-Oliveira met ainsi en évidence que dans de nombreux espaces périurbains « les modes de vie [qui] s’y structurent en s’affranchissant, au moins pour partie » du centre. La notion de tiers-espace mis en avant par Martin Vanier et évoquée par plusieurs auteurs de cette Traverse, affirme parallèlement que le périurbain ne peut être défini seulement par sa dépendance à l’emploi parce qu’il est assurément plus complexe (Vanier, 2000) ».

« Toutefois, si la définition de l’INSEE est explicitement discutée par quatre auteurs de cette Traverse, le recours à une dialectique entre les deux dimensions spatiale et sociale fait consensus pour une très large partie des auteurs, dans et hors Traverse, y compris parmi ceux qui proposent des définitions alternatives. Elle renvoie en premier lieu à la dimension morphologique du périurbain basée sur la discontinuité du bâti et la présence de vastes espaces ouverts ».

« Cette caractéristique du périurbain est d’ailleurs au cœur des contributions de Monique Poulot ainsi que de Christine Bouisset et Isabelle Degrémont et est indirectement abordée dans la contribution de Didier Labat. La dimension sociale invite ensuite à considérer les caractéristiques sociales et/ou démographiques des populations qui résident dans ces espaces. Au-delà de la proportion d’actifs travaillant dans le pôle urbain, considérée dans la définition de l’INSEE, Christine Bouisset et Isabelle Degrémont, ainsi que Hossam Adly et Marie-Paule Thomas considèrent par exemple la proportion de populations nouvellement installées, suggérant ainsi une dynamique populationnelle spécifique. Ces quelques éléments nous invitent à la fois à revoir la dépendance des territoires dits périurbains à un ailleurs (un ou plusieurs centres, un ou plusieurs pôles d’activité majeurs) (Jaillet et Rougé, 2007) ».

« La référence à l’emploi, déterminante dans l’approche du périurbain que propose l’INSEE, mérite d’être non pas oubliée mais complétée, c’est la raison pour laquelle nous utilisons dans le titre et dans la suite de cette introduction la notion d’ « espaces sous influence urbaine » — en référence au groupe de travail éponyme piloté par le Centre d’études et de recherche sur les transports et l’urbanisme (CERTU) dans les années 2000. Ensuite, la référence à une dialectique spatiale et sociale invite à une considération plus approfondie des interactions entre les modes de vie des résidents et les espaces dans lesquels ils s’inscrivent. Le recours à la notion de l’« habiter » doit permettre de répondre à cette exigence. Encore faut-il qu’un accord existe déjà sur ce qu’est l’« habiter »...

L’article complet avec les notes et références, accompagnées d’autres liens en rapport avec le sujet, sont accessibles à la source ci-après. © EspacesTemps.net. All rights reserved - Source : http://www.espacestemps.net/articles/vivre-le-periurbain-des-espaces-sous-influence-urbaine/

A ce stade, il est peut-être utile de revenir sur la définition de territoire périurbain, avec cette introduction que Wikipédia lui consacre sous le titre Périurbanisation :

« La périurbanisation, phénomène lié à celui de rurbanisation (néologisme apparu en France en 19761, mot-valise créé à partir de rural et d’urbain), désigne le processus de « retour » ou « fuite » des citadins vers les campagnes, à partir de la fin des années 1960 et du début des années 1970, dans des espaces périurbains qualifiés de ruraux. Phénomène relatif, aléatoire et mouvant2, la périurbanisation recouvre plusieurs réalités. C’est la conséquence à la fois d’un « désir de campagne » et de la disponibilité de l’automobile conjuguée à l’amélioration des moyens et des voies de communication c’est-à-dire des facteurs de localisation. La périurbanisation peut parfois être accompagnée d’une « dédensification » de la ville-centre (phénomène des « shrinking cities » pour les anglophones), quand il y a fuite des habitants du centre vers les communes périphériques (moindre coût du foncier et des locations, cadre de vie, ou sécurité jugée plus élevée parfois). En définitive, c’est surtout un processus d’extension spatiale de la ville et donc de perte de milieux naturels et/ou ruraux. Par exemple, en France en 2011 selon le ministère de l’écologie, une moyenne de 165 hectares de milieux naturels et terrains agricoles sont détruits chaque jour ; remplacés par des routes, des habitations, des zones d’activité3… » - ‎Périurbanisation en Europe - ‎Périurbanisation en France

Article entier à découvrir sue http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riurbanisation

Pourquoi faut-il imaginer un nouveau modèle d’agriculture périurbaine ? Auteure : Lauriane Lequet - 05.02.2013 / Document ‘greenetvert.fr’ Europe

« La ville doit-elle et peut-elle rester ce que François Ascher définissait comme « un regroupement de population ne produisant pas elles-mêmes leurs moyens de subsistance » [1] ? Les relations ville campagne peuvent évoquer celles d’un couple inséparable en conflit perpétuel. Tantôt vu comme espace de production, tantôt comme espace disponible à la construction ou encore comme espace récréatif pourvoyeur d’aménités inverses à celles qu’offre la ville, l’espace rural périurbain se trouve depuis de longues années dans un rapport de domination économique de la ville. Domination volontairement ou involontairement consentie, car les contraintes sont nombreuses ».

« Celle de la pression foncière tout d’abord. Sur le territoire de la Communauté Urbaine de Bordeaux où la surface d’exploitations maraîchères a drastiquement diminué, un terrain à bâtir de 500 m² se vend 180 000 €. Mais si les maraîchers vendent volontiers leurs terres à des promoteurs, c’est avant tout pour s’assurer la retraite décente qu’un métier faiblement voire très faiblement rentable ne leur permet pas. Cette question de la rentabilité économique en entraîne une autre : celle des successions non assurées, incertaines ou indéterminées. Les candidats à un métier dur, peu rémunérateur (et bien souvent en conflit avec le voisinage urbain)… sont peu nombreux ! »

« Alors pourquoi, avec une équation aussi complexe vouloir maintenir une agriculture périurbaine en déshérence ? Plusieurs raisons : relocaliser une partie de la production alimentaire est d’une part l’un des meilleurs moyens de préparer l’ère post carbone et d’assurer la sécurité alimentaire des territoires, même si l’agriculture périurbaine n’a pas vocation à assurer l’intégralité de l’alimentation d’une ville. Il s’agit avant tout d’une opportunité économique de mise en relation entre producteurs et consommateurs, notamment pour les productions maraîchères, fruitières ainsi que pour l’élevage. Il s’agit également d’une question de santé publique : fournir aux urbains des fruits et légumes cueillis à maturité, peu transportés ou conservés et produits selon des pratiques respectueuses de la santé de l’agriculteur et du consommateur. C’est enfin la question d’un lien entre consommateurs et producteurs agricoles qu’il est vital de maintenir pour que les urbains élevés « hors sol » soient conscients des réalités de production de leur alimentation ».

« De nombreuses actions sont déjà entreprises par les collectivités ou les associations : mise en place de zones agricoles protégées, de périmètres de protection des espaces agricoles, constitutions de réserves foncières agricoles, aides à l’installation et à l’acquisition de matériel, soutiens techniques, soutien des démarches de circuit court, mise en place de couveuses agricoles, soutien à l’acquisition et la transmission des terres sous forme collective … »

« Mais cela ne suffit pas. C’est une rupture dans le modèle agricole périurbain qu’il est nécessaire d’initier. Pas seulement dans la diversification de ses activités ou de ses modes de commercialisation (circuits courts) mais la création d’un modèle de production différent, adapté à un marché urbain. Le cahier des charges de ce nouveau modèle pourrait être le suivant :
- Etre de petite taille, non plus 3 ou 10 hectares, mais plutôt 1000 à 5000 m², condition d’accès à un foncier peu disponible ;
- Etre rentable économiquement, condition sine qua non pour susciter les vocations ;
- Etre intensive et productive tout en n’impactant ni les ressources ni la santé humaine ;
- Etre un métier accessible à un plus grand nombre de personnes, non issus du milieu agricole…

C’est le concept d’une micro-agriculture / d’un macro-jardinage périurbain qui se dessine là, celle que tente par exemple de développer l’association Terra Vitae ou d’autres maraîchers pionniers. Mais où tout reste encore à imaginer et à expérimenter : business modèle (financement participatif), statut juridiques, systèmes de contractualisation innovants, marketing, itinéraires techniques, formation, mise en réseau, commercialisation, synergies avec les infrastructures urbaines…Etc. Bref un nouveau modèle d’agriculture périurbaine ».

Source : greenetvert.fr est le média social qui offre une perspective internationale sur tous les aspects du DD : économique, environnemental, social.En savoir plus. Source de la note : http://www.greenetvert.fr/2013/02/05/pourquoi-faut-il-imaginer-un-nouveau-modele-dagriculture-periurbaine/71315

Séminaire L’agriculture (péri)urbaine sous contraintes foncières - Paris

Publié le 19 février 2013 par Clotilde

« Séminaires du LADYSS-Paris 8 – cycle « foncier » à 15h le mercredi 20 mars 2013 Ce séminaire prend la suite d’une séance organisée l’année dernière autour des enjeux liés à la planification territoriale dans les périphéries métropolitaines et à la place donnée à l’agriculture. La problématique foncière apparaît dans ces espaces comme le point névralgique des relations agriculture/dynamique urbaine/territoire. Ressource éminemment convoitée, le foncier cristallise les jeux d’acteurs autour du maintien de l’agriculture à l’intérieur de la trame urbaine ou en lisière des fronts d’urbanisation. Ces jeux d’acteurs produisent de façon récurrente un discours consensuel plutôt alarmiste sur les dynamiques agricoles périurbaines : la pression foncière sur les terres cultivables entrave les stratégies de modernisation des exploitations, génère des difficultés d’installation et précipite l’abandon de l’activité agricole par les propriétaires. Le développement des travaux empiriques sur la question a cependant rapidement montré que de nombreux cas de figure ne relèvent pas de cette trajectoire. Ceci suggère qu’au-delà du modèle générique de la pression foncière, d’autres processus géographiques doivent être pris en compte ».

« Dans cette perspective, les deux interventions de la séance proposent chacune dans leur domaine de renouveler la façon d’observer la dynamique des usages agricoles du foncier périurbain.
- La première abordera la question de la dynamique des exploitations agricoles, analysée ici non pas tant depuis les processus d’installation/disparition à l’échelle d’un territoire local mais du point de vue de la mobilité des sièges d’exploitations agricoles à l’échelle d’une grande région agricole (le bassin parisien).
- La seconde exposera les ressorts et les mécanismes des démarches solidaires élaborées pour engager et accompagner des projets agricoles dans le périurbain ».

« Avec des interventions des personnes suivantes : Jean-Baptiste TRAVERSAC, économiste, Ingénieur de Recherche à l’INRA Paris UMR SAD-APT ; Elsa PIBOU, sociologue, octorante à l’Université Toulouse 2, UMR Dynamiques Rurales et Administratrice de Terres de Liens-Midi-Pyrénées. Organisateurs de la séance : Ségolène Darly & Johan Milian
Département de Géographie, Université Paris 8 (terminus L13), Bâtiment D salle D143 (1er étage). Renseignements et inscription : segolene.darly@univ-paris8.fr »

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Source : http://www.recherche-foncier.fr/2013/02/seminaire-lagriculture-periurbaine-sous-contraintes-foncieres/

Agriculture périurbaine et circuits courts Information de ‘Calenda’ publiée le mercredi 17 avril 2013 par Élodie Faath. Annonce d’une journée d’études programmée le mercredi à la Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru à Clermont-Ferrand, France (63).

« Cette Journée d’études [avait] pour objectif d’étudier l’inscription spatiale territoriale des circuits courts de commercialisation de produits agricoles et d’interroger ce qu’ils révèlent des dynamiques périurbaines. La journée d’études a pour objectif d’étudier l’inscription spatiale territoriale des circuits courts de commercialisation de produits agricoles et d’interroger ce qu’ils révèlent des dynamiques périurbaines ».

« Les interventions suivantes étaient proposées : Christine Margetic, UMR ESO, Université de Nantes sur le sujet : ‘En périphérie de villes, des circuits courts entre politiques et logiques collectives ; Marianne Chometon, CERAMAC, Université Blaise Pascal sur le thème ‘Logiques socio-spatiales de l’agriculture de proximité dans les territoires périurbains’ ; Camille Hochedez, UMR EVS, ENS Lyon traitant des ‘Réseaux d’agriculteurs biologiques et développement durable dans la région métropolitaine de Stockholm : géographies d’un malentendu ».

Contacts : Hélène Roth. Courriel : Helene [dot] Roth [at] univ-bpclermont [dot] fr. URLS de référence : CERAMAC - « Agriculture périurbaine et circuits courts », Journée d’étude, Calenda, Publié le mercredi 17 avril 2013, Source : http://calenda.org/244847

L’agriculture urbaine et périurbaine peut contribuer à la création d’emplois stables qui ne peuvent pas être délocalisés. Alors qu’en France la répartition de l’emploi dans la sphère des activités agricoles était de 10,1% en 1970, elle est passée à seulement 2,5% en 2009 (Source INSEE, rapportée par l’article du journal ‘Le Monde Economie & Entreprise’’ du 11 janvier 2014 sous le titre ‘L’industrie ne regagne pas le terrain de perdu’).

On peut prédire qu’une certaine diminution du chômage peut résulter d’une reconquête des activités agricoles autour des agglomérations, moyennant des décisions et des mises en œuvre qui ont déjà fait leur preuve par ailleurs.

L’agriculture périurbaine dans la communauté d’agglomération du Douaisis d’après une note du 15 mars 2013

« Quoi de plus naturel qu’un lien direct entre la population locale et les exploitants agricoles du territoire ? Riche de 12.000 hectares de terres cultivées dont 55 consacrés au biologique, le Douaisis est également un espace agricole qui peut en partie répondre aux besoins alimentaires de ses habitants. La CAD s’est engagée dans ce sens aux côtés de la Région, en signant un contrat d’agriculture et d’alimentation périurbaines. Pour Jean-Luc Robillard, vice-président en charge des questions agricoles au conseil régional, « la CAD s’affiche comme un véritable précurseur en signant ce contrat ». Car avec son programme d’actions établi sur trois ans, le contrat se veut ambitieux : redonner de l’autonomie alimentaire aux espaces urbains et péri-urbains. La CAD, déjà engagée dans une action durable en direction des producteurs locaux, a définit avec la Région quatre priorités : l’aide aux installations, le développement du maraîchage, de l’agriculture biologique et des circuits courts ».

Aide aux très petites entreprises agricoles

« Pas moins de 500 emplois dépendent directement ou indirectement de ce secteur dans le Douaisis. Pour le président Christian Poiret, le monde rural doit avoir sa place au sein d’une terre historiquement industrielle. En offrant un soutien financier aux très petites entreprises agricoles (moins de 5 salariés), l’agglomération contribue au développement des activités agricoles et renforce son tissu social. En effet, les échanges entre urbains et ruraux se sont créés grâce aux productions en circuits courts et la vente directe à la ferme. Légumes de saison, viande et produits laitiers… près de 40 agriculteurs se sont engagés dans cette démarche. S’approvisionner chez son producteur favorise l’économie locale en plus d’être un gage de fraîcheur et qualité ! »

Source : http://www.douaisis-agglo.com/sinformer/actualites/article/2013/mars/15/agriculture-periurbaine/

L’agriculture périurbaine et littorale dans le pays de Brest : synthèse - En date du Introduction d’un document de l’Agence d’Urbanisme du Pays de Brest en date du 07/01/2013.

« Y a-t-il en pays de Brest une agriculture propre aux espaces littoraux et périurbains ? Peut-on conduire des actions destinées à préserver l’agriculture dans ces secteurs ? Telles sont les questions auxquelles s’est confrontée l’étude « L’agriculture périuraine et littorale en pays de Brest », réalisée entre mars et octobre 2012 par Birgit GREIS, dans le cadre d’un stage. Après un diagnostic, l’étude ouvre sur des perspectives et des pistes d’action ».

Télécharger – Source : http://www.adeupa-brest.fr/nos-publications/lagriculture-periurbaine-et-littorale-dans-le-pays-de-brest-synthese

C’est le mardi 12 novembre 2013 que s’est tenue à Paris, au Conseil Régional d’Île-de-France, la première rencontre nationale de l’agriculture périurbaine sous le titre « Relier politique agricole et politique alimentaire dans les agglomérations et métropoles françaises »

« Organisée par ‘Terres en Villes’, la Chaire Unesco ’Alimentations du monde’, le Cervia, la Région Île-de-France, la Chambre Régionale d’Agriculture d’Île-de-France, l’ADCF, l’APCA et l’Institut d’Urbanisme d’Île-de-France, cette première rencontre nationale combinera de manière originale la présentation d’actions locales et les analyses stratégiques mondiales et territoriales. Elle croisera agriculture, alimentation et ville durable. Elle mettra en vis-à-vis les expériences franciliennes et celles des autres agglomérations et métropoles de Terres en Villes. Elle donnera la parole aux élus, aux acteurs économiques et aux acteurs de la société civile. Elle installera le dialogue entre acteurs et chercheurs.

Télécharger le programme Télécharger les présentations 

Source : http://www.terresenvilles.org/

Le sujet avait été préparé au préalable avec la publication d’une Synthèse officielle de 40 pages en mai 2010 :

Caractéristiques et problématiques de l’agriculture périurbaine en Île-de-France

Consultable sur le site suivant : http://driaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf_synthese_agriculture_periurbaine_IdF_DRIAAF_mai2010_cle4b3131.pdf

Quatre exemples d’agriculture périurbaine en Ile-de-France

Information du 06/04/2012 émanant de otromundo sur le site de ‘Quartiers en Transition’

« Alors que le bétonnage des terres agricoles se poursuit en Ile-de-France, à l’image du projet du Triangle de Gonesse, les initiatives pour un retour de l’agriculture périurbaine dans les départements franciliens se multiplient ».

« Ainsi, dans l’Essonne, la ville de Morangis vient de remettre dans le cadre de sa politique en faveur de la protection des espaces dédiés à l’agriculture, 16 ha de terres agricoles en non-constructibles dans son document d’urbanisme. L’idée de la municipalité est ainsi de préparer la succession des agriculteurs encore en activité et de développer le maraîchage en favorisant au passage la création d’une AMAP, l’installation de jardins familiaux…pour permettre à ces terrains de conserver leur finalité première. Samedi 7 avril à partir de 10h à la salle des fête communale, une présentation de ce projet sera faite à la population avec comme entrée en matière, l’excellent film d’Agnès Fouilleux (projeté l’an passé à Ecobox dans le cadre des journées autour de l’alimentation et de l’agriculture), ’Small is beautiful’ ».

« Autre initiative : la création à Flins dans les Yvelines, de la première légumerie biologique en Ile-de-France. Ce lieu est particulièrement symbolique puisque ayant été le théâtre d’une lutte gagnée après de longs mois de manifestation entre 2008 et 2010 par les opposants à la construction d’un circuit de formule 1. Les légumes transformés fourniront les cantines franciliennes où le bio et le local sont peu présents malgré la demande croissante. Contraintes d’utiliser des légumes déjà nettoyés et épluchés, pour des raisons économique et hygiénique, les cuisines centrales franciliennes ont du mal à se fournir en bio local. Ce sera donc désormais possible à Flins, qui pourra produire 200 tonnes de légumes par an. L’installation de producteurs bio et l’installation de la légumerie ont été encouragés après le rachat des terrains, par l’agence des espaces verts ».

« A Chennevières sur Marne, dans le Val de Marne, c’est l’association Relocalisons !qui le 5 mai prochain organise un stage de formation à la ’traction animale’ sur la Plaine des Bordes sur le thème du maraîchage, avec également les associations de l’Abeille des Bordes et l’asinerie Francilianes. Objectif de ce stage : acquérir des compétences sur l’âne (âge, taille, musculation, entraînement, comportement, besoins alimentaires…) et sur l’utilisation de l’animal pour le travail de la terre en maraîchage, débardage, transport, attelage…Cette formation sera assurée par Jacky Davézé, éleveur de la Sarthe, spécialiste et passionné d’ânes depuis plus de 40 ans. Relocalisons ! a notamment pour projet la création, la préservation et l’extension des ceintures vivrières autours des agglomérations ».

« Enfin à Bagnolet, l’association “Sors de terre” qui s’est donnée pour objectif d’œuvrer pour l’éducation à l’environnement et à l’agriculture, en milieu urbain, grâce à la création de jardins pédagogiques où se déroulent des ateliers de découverte du jardinage biologique, a eu l’idée d’installer une bergerie au pied des immeubles du quartier des Malassis. Une expérience étonnante qui devrait prendre de l’ampleur et sur laquelle Quartiers en Transition reviendra très prochainement ».

Source : http://quartiersentransition.wordpress.com/2012/04/06/quatre-exemples-dagriculture-periurbaine-en-ile-de-france/

Concernant l’Agriculture périurbaine, Le Grand Dijon préserve et valorise sa ceinture verte

« Le 10 février 2011, le Grand Dijon a missionné un opérateur foncier reconnu, la SAFER, afin de dégager des terres pour l’agriculture locale. Signe d’un engagement fort en la matière, qui s’insère dans une politique d’urbanisation raisonnée, c’est aussi l’occasion de creuser un sujet qui touche pleinement notre fibre de consommateurs. Oui, péri urbaine... c’est-à-dire autour des agglomérations, sur des espaces hybrides, ni ville, ni campagne, qui se construisent fortement aujourd’hui. Un étalement urbain qui menace les parcelles agricoles de morcellement, d’enclavement, voire de disparition, alors que, pourtant, elles participent pleinement à la qualité de ce cadre de vie. Dans l’aire urbaine dijonnaise, vergers, maraîchages et jardins familiaux en proche couronne, grandes cultures céréalières au Nord et à l’Est, et, bien sûr, son célèbre vignoble au Sud, offrent une large palette d’activités agricoles qui créent de véritables « respirations » dans le tissu bâti ».

Le terrain est le nerf de la guerre

« Pour préserver cette ceinture verte dijonnaise, un des premiers leviers d’action passe par la maîtrise de la consommation de l’espace, sans interdire le développement urbain, ni sanctuariser les terres naturelles et agricoles.. Un équilibre que s’efforcent d’appliquer les documents d’urbanisme locaux et le SCoT, Schéma de Cohérence Territoriale du Dijonnais. D’un côté, l’accent est mis sur une urbanisation raisonnée, dense, pour accueillir de nouveaux habitants sans « grignotage » rural. De l’autre, il faut protéger les terres agricoles. C’est ici que la convention signée avec la SAFER de Côted’Or entre en jeu. La Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural a maintenant la charge de réaliser une étude sur 46 communes autour de Dijon. Concrètement, il s’agira de cartographier les terres agricoles du territoire afin de dégager des disponibilités foncières pour l’avenir. Les terrains acquis seront pour une part mis à disposition d’Agronov, le technopôle agro-environnement de Bretenière. D’autre part, ils permettront de fournir des terres de compensation aux agriculteurs qui peuvent être impactés par des projets publics d’aménagement, ou profiter à de nouveaux venus qui souhaiteraient exercer du maraîchage de proximité ».

Consom’Acteurs

« Si la proximité urbaine exerce des pressions sur l’agriculture, elle lui ouvre aussi des perspectives de développement. Car les Grand-Dijonnais mangent ! Et, aujourd’hui, ils veulent des produits sains, de qualité, et locaux. Preuve en est le succès des dix AMAP dijonnaises (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui comptent sur leurs listes d’attente pas moins de 600 à 700 familles en quête de paniers emplis de produits frais. L’avenir de l’agriculture périurbaine semble donc se jouer, au-delà de la protection du terrain, sur un principe de « gouvernance alimentaire ». L’essor des circuits courts de distribution pourra combler cette forte attente sociale tout en assurant des débouchés économiques aux agriculteurs. Bref, dans l’espace de l’entre-deux, de nouvelles formes d’agriculture se dessinent, de nouvelles solidarités urbains-ruraux se créent et il n’appartient qu’à nous de les stimuler ! »

Source : http://www.grand-dijon.fr/regards-sur/territoire/le-periurbain-agricole-22666.jsp

Le territoire de la Communauté urbaine de Lyon ou ‘Grand Lyon’ met en place une ‘Coopération métropolitaine : signature d’une charte d’objectifs pour l’agriculture périurbaine’ – Publié le mardi 21 février 2012 - Stratégie économique

« En signant la Charte d’objectifs pour l’agriculture périurbaine, les membres du Pôle Métropolitain se sont engagés à mettre en oeuvre sur chacun de leurs territoires et collectivement, un ensemble d’actions permettant d’accompagner la promotion et la structuration de l’agriculture autour de quatre thématiques : le développement économique de l’agriculture, le foncier agricole, l’alimentation locale, le paysage et l’environnement. Dans le cadre de la rencontre ’Ville et agriculture’ qui s’est tenue endredi 10 février 2012 à Lyon, les quatre Présidents du Pôle Métropolitain ont signé la Charte d’objectifs en faveur de l’agriculture périurbaine du Pôle Métropolitain. Les quatre agglomérations, Communauté urbaine de Lyon, Communauté d’agglomération de Saint-Etienne Métropole, Communauté d’agglomération Porte de l’Isère et Communauté d’agglomération du Pays Viennois, ont depuis plusieurs mois engagé une coopération innovante et volontaire à l’échelle métropolitaine ».

Le rôle fondamental des espaces périurbains agricoles pour le Pôle Métropolitain

‘Dans le modèle de développement durable du territoire que le Pôle Métropolitain promeut, les espaces périurbains agricoles jouent un rôle fondamental, tant sur le plan de l’aménagement que sur le plan économique. L’agriculture du Pôle Métropolitain, très diversifiée, est une agriculture périurbaine et non rurale. Une réflexion sur la définition d’un programme d’actions, à approfondir sur l’année 2012, a été lancée avec les acteurs de terrain et les partenaires publics afin d’afficher l’ambition du Pôle Métropolitain en matière de développement de l’agriculture périurbaine. En considérant l’agriculture comme un secteur économique à part entière et en l’intégrant à ses interventions dans le domaine économique, les membres du Pôle Métropolitain ont entrepris une réflexion et un travail d’animation pour assurer à ces espaces un développement économique, renforcer ainsi leur rôle de ’ceinture verte’ et maîtriser le développement urbain ».

Une véritable politique agricole métropolitaine

« Dans un contexte de pression urbaine forte, il apparaît nécessaire de se doter d’une véritable politique agricole métropolitaine. Elle permettra de promouvoir une agriculture diversifiée et imbriquée dans les territoires et ainsi de répondre à plusieurs enjeux : alimentation de qualité et de proximité, maintien de l’agriculture et conservation de l’espace agricole, valorisation de la production locale…Un des premiers enjeux pour l’année 2012 sera de faire un diagnostic de l’évolution de l’agriculture périurbaine du Pôle Métropolitain avec les organismes professionnels agricoles et notamment les chambres d’agriculture. Suite à ce diagnostic, des actions seront définies en coordination avec celles déjà menées par l’État, la Région Rhône-Alpes, les Départements, les Chambres d’agriculture, les SAFER et tous les organismes professionnels agricoles ».

« Ces actions pourront concerner les quatre thématiques suivantes : le développement économique de l’agriculture périurbaine, le foncier agricole, l’alimentation locale, le paysage et l’environnement. Les quatre agglomérations du Pôle Métropolitain s’engagent ainsi à mettre en oeuvre ce programme d’actions, permettant d’accompagner la promotion et la structuration de l’agriculture du territoire ».

Source : http://www.economie.grandlyon.com/actualite-economie-actu-lyon.194+M545e7594a9f.0.html

Grâce à ‘yonne lautre’, dans une brève du 3 septembre 2013, nous prenons conscience que « L’agriculture urbaine est en plein essor » : En ce qui concerne l’lle-de-France et la Suisse, ‘reporterre.net’ nous fait découvrir trois aspects de cette nouvelle agriculture urbaine, à la fois in situ en terre et mais également hors-sol sur des toitures urbaines (Voir aussi l’article ‘Agriculture verticale’ ci-après).

L’agriculture urbaine‏ est en plein essor - Incroyables comestibles – Article du mercredi 4 septembre 2013

« ’L’agriculture urbaine ne permettra jamais d’atteindre une autosuffisance alimentaire pour de grandes villes. Cependant, elle pourrait devenir le mode de culture le plus économique et le plus rentable, notamment en termes d’énergie et de transport’. L’effet démultiplicateur des apports de la participation citoyenne avec l’agriculture urbaine comme celle impulsée par les Incroyables Comestibles est reconnu par des études récentes »…. Voir l’article sur le site Energy Cities en lien ICI. Des exemples sont rapportés en Belgique et aux Etats-Unis. Photos : Incroyables comestibles – Article complet à lire sur http://www.reporterre.net/spip.php?article4590

L’agriculture urbaine se visite à Aubervilliers, en Seine Saint Denis – Article du vendredi 19 juillet 2013.

« Idée de tourisme cet été : aller voir à Aubervilliers comment se développe l’agriculture urbaine. Certains parleraient de vision futuriste ou idéaliste mais, à Aubervilliers, l’agriculture urbaine existe et se développe depuis déjà plus d’une décennie... Vous visiterez deux jardins qui pratiquent l’agriculture urbaine : le Jardin des Roses et les Petits Prés Verts ».

Origine : Seine-Saint-Denis Tourisme - Photo : La Semeuse – Article complet à la source : http://www.reporterre.net/spip.php?article4555

L’aquaponie, une nouvelle méthode pour développer l’agriculture urbaine – Article de Pierre Monségur (Midi:Onze) du mercredi 19 juin 2013. Avec schéma et photos

« Depuis 2010, UrbanFarmers propose de cultiver légumes et poissons selon les principes de l’aquaponie. Midi:Onze est allé voir comment fonctionnait ce système high-tech. Direction Bâle, où la start-up suisse a installé l’an dernier une serre sur les toits d’un entrepôt (Dreispitz à Bâle) … »

Demain des serres urbaines sur les toits ? « Grâce à son système high-tech, la ferme de Dreispitz fournit aujourd’hui en légumes et en poissons quatre restaurants bâlois. Mais ‘Urban Farmers’ ne compte pas s’en tenir à ces résultats « symboliques »… « De fait, l’aquaponie pourrait permettre de lever le plus gros obstacle au développement de l’agriculture urbaine : le manque d’espace. D’ailleurs, on vient déjà d’Asie pour visiter la ferme qu’Urban Farmers a installée à Bâle…)

Source : Midi:Onze - Photos : The Swiss World - Contact : Urban farmers Lire aussi : Elle a inventé la ferme de fenêtre – Lire l’article en totalité à la source : http://www.reporterre.net/spip.php?article4409

Après avoir pris progressivement pied dans le périurbain et dans la ville, sur le terrain et sur des toitures, nous avons pu constater l’intérêt que des territoires forts variés, allant de grandes métropoles régionales à de toutes petites communes, ont porté ces toutes dernières années aux territoires urbains et périurbains, à leur aménagement et à la gestion du cadre de vie et aux liens sociaux. Ces préoccupations récentes font pourtant suite à des initiatives bien antérieures, comme en témoigne le rapport parlementaire que nous explorons à la suite.

Vers la fin des années 1990, ‘La gestion des espaces périurbains’ avait fait l’objet en France du rapport d’information 415 - 1997 / 1998 – édité par la Commission des Affaires économiques et du Plan dont le Rapporteur était Gérard Larcher, Sénateur.

C’était pour répondre au souhait de Mme Corinne Lepage, alors ministre de l’environnement, que le rapporteur avait engagé, début 1997, une réflexion sur l’adaptation du système des Parcs naturels régionaux (PNR) aux territoires urbains et suburbains. Cette étude se situait dans le droit fil des travaux de la Commission spéciale constituée par le Sénat, en 1996, lors de l’examen du Pacte de relance pour la ville.

Un constat de ce temps était ainsi présenté dans un résumé du rapport.

« Longtemps, les espaces périurbains ont été mal identifiés. Leur spécificité est désormais reconnue depuis la définition par l’INSEE d’un zonage en aires urbaines. Ils sont caractérisés par la coexistence de nouveaux quartiers d’habitation, d’exploitations agricoles (10 % de la surface agricole utile nationale) et par une population diverse : 9 millions de Français, aux caractéristiques sociologiques très variées y vivent. Des populations relativement aisées (80 % des ménages y résident dans des maisons individuelles, 40 % des logements ont été construits après 1974) y côtoient des populations précarisées qui habitent dans des quartiers en difficulté (barres et tours de Mantes-la-Jolie ou quartiers marqués par un urbanisme ’ horizontal ’ à Valenciennes).
Trois types de tensions se font sentir dans les espaces périurbains » :
Les tensions humaines

« Les rapports des néo-ruraux et des exploitants agricoles (dont la population se réduit progressivement) sont marqués par une méconnaissance mutuelle. Selon un sondage, seuls 28 % des Français associent le terme de ’ campagne ’ à une utilisation agricole du sol. Pour 69 % d’entre eux, la campagne n’est qu’un ’ paysage ’. Les habitants des espaces ruraux voisins des villes craignent l’avancée du ’ front urbain ’. Leur crainte est parfois justifiée : l’agriculture périurbaine est victime de déprédations. Dans le Val de Seine, les vols de fruits atteignent parfois ¼ de la récolte. Or, si des mesures spécifiques d’aide aux entreprises ont été adoptées dans le Pacte de relance pour la ville, elles n’ont pas d’équivalent pour les exploitations agricoles qui avoisinent les quartiers en difficulté ».

Les tensions paysagères

« Dans le territoire situé à proximité des villes, l’espace est considéré comme un ’ espace jetable ’. La laideur de bien des entrées de ville et l’apparence de nombreux grands ensembles périurbains illustrent ce phénomène. Si une législation relativement ancienne permet de protéger le coeur des villes, la prise de conscience sur les problèmes des ’ entrées de ville ’ est récente ».

La précarité foncière et la fragilité agricole

« Les espaces périurbains subissent une urbanisation en apparence sans borne : entre 1982 et 1990 on y a construit près de 18 logements au kilomètre carré, contre 6 en moyenne sur l’ensemble du territoire. L’instabilité chronique du droit de l’urbanisme (révision et modification des POS en particulier) entretient les anticipations à la vente des propriétaires fonciers, qui font parfois pression sur les autorités municipales en laissant en friches les terrains pour lesquels ils souhaitent obtenir un droit à construire. En conséquence, l’agriculture est progressivement marginalisée, même si elle occupe encore plus de 52 % des espaces périurbains. Le coût du foncier s’envole. Dès lors, compte tenu de sa rentabilité, l’agriculture cède le pas à l’urbanisation ».

« Face aux tensions subies par les zones périurbaines, de nombreux élus s’interrogent et souhaitent disposer d’un outil d’aménagement pour préserver et souvent restaurer un développement harmonieux de leur territoire. Compte tenu du succès incontestable des parcs naturels régionaux, ils souhaitent utiliser à leur tour ce concept original. Cet outil, initialement conçu pour le développement économique et la valorisation du patrimoine naturel, s’est vu progressivement reconnaître des missions de protection des espaces naturels. Aujourd’hui, les 35 parcs existants couvrent plus de 10 % de la superficie du territoire, associant 3.024 communes, 59 départements et 21 régions pour une population de 2,6 millions d’habitants. Ils s’illustrent plus particulièrement dans quatre domaines : la valorisation du patrimoine culturel et du territoire, la protection du patrimoine naturel et de sa biodiversité, des missions d’éducation à l’environnement et des actions de développement économique dont les retombées se chiffrent désormais en termes d’emplois créés ou maintenus ».

« Mais à l’examen, l’utilisation de cet outil dans les zones périurbaines se révèle complexe, car il s’agit d’un dispositif conçu pour la protection et le développement de l’espace rural et qui comporte de fortes exigences s’agissant de la qualité des territoires proposés au classement. Les espaces naturels périurbains sont bien souvent trop dégradés et les moyens juridiques des PNR sont inadaptés pour encadrer une expansion raisonnée de l’urbanisation : la charte d’un parc est un document contractuel, dont le contenu n’a pas de réelle portée normative. Même si ce contenu est devenu beaucoup plus élaboré, il conserve encore parfois le caractère d’une déclaration d’intention. Vis-à-vis des tiers, la loi du 8 janvier 1993 sur les paysages n’instaure qu’une obligation de compatibilité entre le contenu des chartes et les plans d’occupation des sols. Les conventions actives de ’ ville-porte ’ signées entre un parc et les villes avoisinantes sont rares et ne comportent aucune mesure contraignante en matière d’urbanisme. La multiplication de nouveaux PNR en zone périurbaine pourrait être préjudiciable aux parcs existants et, en définitive, inopérante. Il est cependant souhaitable de reprendre des éléments essentiels à l’origine du succès des PNR : consensus local conforté par l’engagement de l’Etat (délivrance d’un label national) et adhésion des collectivités territoriales à un document contractuel ».

Les instruments d’urbanisme et de protection sont mal, ou trop peu utilisés :

- En principe, le plan d’occupation des sols [se réfère à présent au Plan Local d’Urbanisme] pourrait permettre de préserver le paysage. En réalité, il est trop souvent modifié et rarement intercommunal. De ce fait, le POS se transforme bien souvent, parfois malgré lui, en instrument de la concurrence foncière intercommunale.

- Les schémas directeurs permettent de fixer plus solidement les orientations fondamentales de l’aménagement des territoires intéressés, ainsi que l’équilibre entre extension urbaine, activités agricoles et économiques et préservation des sites. Malheureusement, ils sont très loin de couvrir tout le territoire national et ils souffrent également de transformations trop fréquentes (45 % d’entre eux étaient en révision au 1er janvier 1997).

- Les instruments et les opérations d’aménagement (droit de préemption urbain, zones d’aménagement différé, zones d’aménagement concerté), s’inspirent d’une ’ philosophie de l’urbanisation ’. Les secteurs auxquels ils s’appliquent ont vocation à être urbanisés.

- Les opérateurs fonciers sont trop peu nombreux.

« On ne compte, outre l’Agence foncière et technique de la région parisienne, que trois autres établissements publics fonciers d’Etat, dotés d’une ressource fiscale propre, et capables de mener une politique de requalification de secteurs urbains et suburbains dégradés. Quant aux collectivités locales, celles qui en ont le plus besoin n’ont pas les moyens de créer les établissements publics fonciers locaux dont le statut résulte de la loi d’orientation pour la ville (seuls deux de ces établissements ont été constitués depuis 1991) ».

« Les instruments de protection du patrimoine architectural et urbain sont adaptés aux coeurs des villes : les lois relatives à la protection des monuments historiques, des sites, ou à la création de zones de protection du patrimoine architectural et urbain permettent de protéger des éléments revêtant une richesse particulière : la législation sanctuarise le beau et se désintéresse de la réparation des blessures faites au tissu urbain et au paysage ».

« Enfin les moyens consacrés par l’Etat sont insuffisants. Les crédits consacrés par l’Etat aux interventions foncières, exprimés en francs 1995, sont passés de 1,4 milliard de francs en 1974 à 160 millions en 1995. En outre, le Fonds national d’aménagement foncier et d’urbanisme (FNAFU) a été supprimé. Dès lors, il convient d’utiliser au mieux la ’ boîte à outils ’ dont disposent actuellement les pouvoirs publics et de définir un nouveau cadre d’utilisation adapté aux problèmes spécifiques de l’espace périurbain ».

La conclusion générale du rapport sénatorial s’exprimait ainsi : « Sans volonté des élus et de l’Etat, l’extension progressive et désordonnée de la ville au détriment de l’espace rural se poursuivra. Prenons garde aux conséquences urbanistiques et sociales de cette extension en tâche d’huile : face à la facilité du ’ laissez-faire ’, les pouvoirs publics doivent choisir l’exigence d’un développement équilibré ».

« La voie est étroite et les contraintes nombreuses. Il ne saurait être question de rejeter hors de la cité les entreprises et les infrastructures (transport, énergie) indispensables aux besoins des habitants et au développement économique. La politique de l’espace périurbain nécessite le concours des acteurs économiques et sociaux, dans le cadre d’un plan d’ensemble déterminé par les autorités démocratiquement élues ».

« A quel échelon cette politique doit-elle être conduite ? Pour votre rapporteur, le concours de l’Etat et des collectivités territoriales est nécessaire. C’est pourquoi, il préconise, d’une part, la signature d’une charte d’objectifs et de l’autre, la création d’agences régionales environnementales. En dernière analyse, seul l’Etat doit assurer la cohérence nationale d’une politique globale, les choix stratégiques et la coordination de l’action des services déconcentrés (agriculture, équipement, environnement, en liaison avec la délégation interministérielle à la ville). La ’ boîte à outils ’ décrite dans le présent rapport est d’ores et déjà assez abondamment dotée. Elle doit simplement s’enrichir de quelques nouveaux instruments ».

« Afin de tester l’efficacité des uns et des autres, votre rapporteur estime qu’une expérimentation serait nécessaire sur quelques sites emblématiques des difficultés rencontrées par l’espace périurbain : les Boucles de la Marne et de l’Ourcq semblent répondre à cette problématique. Dans ces espaces, les collectivités locales et l’Etat pourraient ainsi engager une démarche de classement en ’ terroirs urbains et paysagers ’. Les acteurs locaux attendent une réponse à leurs problèmes quotidiens et sont désireux d’agir. L’Etat commettrait une erreur en n’assumant pas sa part de responsabilité et en ’ renvoyant la balle ’ aux régions, qui ne sont pas dotées des compétences institutionnelles appropriées. Le Gouvernement commettrait une erreur en perdant à délibérer le temps qui lui reste pour agir... »

Ce rapport sénatorial complet est toujours accessible sur le site ci-après qui s’ouvre avec une volumineuse et pertinente table des matières : http://www.senat.fr/rap/r97-415/r97-415_mono.html

Suite à ce rapport, un certain nombre d’études territoriales avaient été réalisées en France, comme par exemple celle de l’Agence provençale pour une économie alternative et solidaire (APEAS) dans la région ‘Provence-Alpes-Côte d’Azur’ intitulée ‘Le problème foncier en zoneagricole périurbaine, 2005 - APEAS’. Référence accessible sur Internet : www.apeas.fr/IMG/pdf/RAPPORT_FONCIER.pdf

Concernant Dijon, un rapport avait été confié à Messieurs Thierry Bonnaud, Christophe Soulard et Bruno Lemery de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) Département Sciences pour l’Action et le Développement (SAD) Laboratoire de recherche sur les innovations socio-techniques et organisationnelles en agriculture (LISTO) ; il fut publié en novembre 2005 sous le titre ‘Etudes et dialogues sur l’agriculture périurbaine dijonnaise’. Le document 2 du rapport complet accessible sur le site :

http://www.dijon-ecolo.fr/doc-telechargeable/agriculture/agriculture-periurbaine-dijonnaise-rapport.pdf

(A suivre).

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 22 février 2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ancienne professeure des écoles

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