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"Le moustique tigre, vecteur de graves maladies humaines, continue sa progression, notamment en France métropolitaine et Outre-Mer", par Jacques Hallard

lundi 27 juillet 2015 par isias

ISIAS Santé Moustique tigre
Le moustique tigre, vecteur de graves maladies humaines, continue sa progression, notamment en France métropolitaine et Outre-Mer
Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 17 juin 2014

Médias et services publics attirent à nouveau notre attention sur l’extension du moustique tigre, un insecte piqueur présent en France et dans de nombreux autres pays dans le monde : il est vecteur de maladies émergentes comme le chikungunya, la dengue et maintenant une fièvre causée par le virus zika.

Dès le 20 mai 2014, le journal ‘Le Monde’, faisait une mise en garde dans son article : « Le moustique-tigre continue sa conquête en France ». Le Monde.fr | 20.05.2014 à 15h55 • Mis à jour le 21.05.2014 à 09h04 | Par Rémi Barroux Journaliste au Monde– Suivre :Aller sur la page de ce journaliste

« La progression est lente mais inexorable. Aedes albopictus, le « moustique-tigre », vecteur de maladies infectieuses comme le chikungunya [parfois abrégé en ‘chik’] et la dengue, est désormais implanté dans dix-huit départements métropolitains… » -

Sous-titres du journal : 

« IL PRÉFÈRE PIQUER UN HUMAIN QU’UN ANIMAL »

« PRÈS DE 40.000 CAS DE CHIKUNGUNYA DANS LES ANTILLES »

« LE SCÉNARIO D’UNE PROPAGATION RAPIDE »

« MOUSTIQUES STÉRILES LÂCHÉS EN PLEIN CHAMP » : « Pour les spécialistes d’Aedes albopictus, le risque est donc important et sa remontée vers le nord inexorable. Ses œufs peuvent résister à des températures proches de 0°C. Et ceux-ci peuvent tenir six mois à sec et donc être facilement transportés. Sa prolifération n’est pas spécialement liée au réchauffement climatique. « Le moustique profite d’abord de l’urbanisation grandissante et du développement des transports », précise Didier Fontenille ».

« Pour lutter contre le moustique tigre, la France conduit, sur l’île de la Réunion, une expérimentation de moustique mâle stérile. En fécondant les femelles, celui-ci empêche la reproduction. Commencée en 2009, l’expérience va entrer dans une nouvelle phase, où les moustiques stériles seront lâchés en plein champ. Cette technique, tiennent à rappeler les responsables du CNEV, permet de s’affranchir des insecticides, qui sont polluants et dangereux pour les abeilles » - Autres sources d’informations :

Moustiques et maladies

De leur côté, les pouvoirs publics français s’engagent pour surveiller, informer et conseiller « Moustique tigre sous surveillance sur www.signalement-moustique.fr. Publié le 23.05.2014 - Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

« Vous pensez avoir vu un moustique tigre (ce moustique est reconnaissable notamment à ses rayures noires et blanches sur le corps et sur les pattes) ? Vous pouvez le signaler en ligne sur www.signalement-moustique.fr »

« Même si, à ce jour, il n’y a pas d’épidémie en France métropolitaine, ce moustique est susceptible de véhiculer le chikungunya et la dengue. C’est pourquoi les autorités sanitaires [en France] invitent les personnes qui résident dans les zones où ce moustique est actif à adopter certains gestes pour éviter sa prolifération :

  • vider régulièrement les coupelles sous les pots de fleurs et les vases (au moins une fois par semaine) ou les supprimer,
  • vider et retourner les seaux et les récipients divers,
  • recouvrir à l’aide d’un filet moustiquaire ou de tissu les bidons de récupération d’eau,
  • introduire des poissons qui mangeront les larves dans les bassins d’agrément.
    Il est également important de se protéger contre les piqûres de ce moustique :
  • port de vêtements longs et amples,
  • aménagement de l’habitat (moustiquaires aux fenêtres…),
  • utilisation de produits répulsifs (ce moustique ayant une activité diurne, l’utilisation de répulsifs cutanés reste l’option la plus efficace).
    Originaire des forêts tropicales d’Asie du sud-est, le moustique tigre (Aedes albopictus) est une espèce invasive de moustique présent en France métropolitaine depuis 2004 et actif dans 18 départements (en particulier dans le sud-est). Adapté aux environnements urbains où il colonise toutes sortes de récipients, le moustique tigre est un petit moustique (il mesure moins d’un centimètre) de couleur blanche et noire avec des ailes noires (sans tâches) ».

Pour en savoir plus

Chikungunya, dengue. Moustique tigre : 18 départements en alerte rouge. Par la rédaction de ‘Pourquoi Docteur ?’. Publié le 15 Juin 2014

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Source : http://www.pourquoidocteur.fr/Moustique-tigre---70-departements-sous-surveillance-6849.html

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D’après un article de Laetitia Méchaly, publié le 28 Mai 2014 et intitulé Un cousin de la dengue et du chikungunya : le virus zika est une nouvelle menace transmise par le moustique tigre’, il est précisé que ce ‘nouveau’ virus pourrait également présenter un danger sanitaire en France métropolitaine. Autres liens possibles : 

« Dengue, chikungunya : la carte de France des départements les plus touchés »

« Moustique tigre : une menace pour la santé dans 18 départements »

« Palu, dengue... : les maladies vectorielles font 1 million de morts par an »

Article complet à lire sur : http://www.pourquoidocteur.fr/Virus-zika---un-nouvelle-menace-transmise-par-le-moustique-tigre--6649.html

Nous éclairant sur un nouveau virus transmis par le moustique tigre, ‘Futura Sciences’ pose la question suivante dans un récent article intitulé : « Le virus Zika, nouvelle menace véhiculée par le moustique-tigre ? »

« Après la dengue et le chikungunya, faut-il craindre un troisième arbovirus, nommé Zika ? Si on le pensait rare mais émergent, à l’origine de seulement deux épidémies dans le Pacifique depuis 2007, une étude révèle qu’il pourrait être bien plus courant. La preuve au Gabon en 2007, où ce qu’on croyait être une épidémie concomitante de dengue et de chikungunya, tait en réalité complétée par tout autant de cas de fièvre Zika. Pas étonnant puisque les trois maladies partagent le même vecteur, le moustique-tigre, qui progressivement s’installe en France ». Le 26/05/2014 à 17:32 - Par IRD

« Le moustique-tigre Aedes albopictus est déjà connu pour être le vecteur de deux arbovirus, entraînant la dengue et le chikungunya. À ceux-ci il faut en ajouter un troisième, le virus Zika, plus fréquent qu’on ne le pensait jusque-là. Photo © James Gathany, CDC, DP - Dans le groupe des virus de la dengue et du chikungunya, un nouveau venu commence à faire parler de lui. Originaire lui aussi d’Afrique, Zika a été isolé chez l’Homme dans les années 1960. Il y a quelques années encore, seuls quelques cas humains avaient été rapportés. Il faut attendre 2007 pour que le virus révèle sa capacité épidémique, avec 5.000 cas en Micronésie, dans le Pacifique, puis surtout, fin 2013 en Polynésie, où 55.000 personnes ont été touchées. À la lumière de ces récents événements, des chercheurs de l’IRD et du CIRMF au Gabon se sont repenchés sur l’épidémie concomitante de dengue et de chikungunya survenue en 2007 dans la capitale Libreville et qui a affecté 20.000 personnes. Présentant quasiment les mêmes symptômes que ses deux redoutés cousins, Zika est-il passé inaperçu aux yeux des scientifiques ? »

« Pour lever ce doute, les chercheurs ont analysé une seconde fois les échantillons sanguins prélevés il y a sept ans chez les malades. Les résultats parus dans Plos Neglected Tropical Diseases révèlent que de nombreux cas étaient dus au virus Zika. Les habitants de Libreville ont été infectés par lui avec la même fréquence que par les virus de la dengue ou du chikungunya. La capitale a donc en réalité connu en 2007 une épidémie concomitante de dengue, de chikungunya et de Zika. Par ailleurs, l’analyse de l’arbre phylogénétique des virus Zika détectés à Libreville confirme qu’il s’agit d’une souche appartenant à la lignée africaine ancienne. En d’autres termes, cette dernière se révèle plus virulente que prévu ».

« Le virus Zika est souvent asymptomatique, mais entraîne parfois quelques lésions, comme des éruptions cutanées. Néanmoins, sur les cas avérés, aucun n’a nécessité une hospitalisation, et la maladie a reculé d’elle-même en quelques jours. © FRED, Wikipédia, cc by sa 3.0 ».

La France sous la menace de la fièvre Zika ?

« Les scientifiques ont également ré-analysé les moustiques capturés en 2007. Ces travaux attestent pour la première fois de la présence de Zika chez Aedes albopictus, mieux connu sous le nom de moustique-tigre. Celui-ci, connu comme vecteur de la dengue et du chikungunya, véhicule donc aussi le virus Zika. C’est l’espèce prédominante à Libreville, où elle représente plus de 55 % des moustiques collectés. Le moustique-tigre prospère dans les petites retenues d’eau telles que bouteilles cassées, boîtes de conserve, pots de fleurs, pneus usagés à l’abandon, etc… »

« Originaire d’Asie, ce moustique a été introduit en Afrique en 1991 et détecté en 2007 au Gabon, où son arrivée a sans doute contribué à l’émergence de la dengue, du chikungunya et, comme le révèle cette nouvelle étude, de Zika. L’expansion géographique rapide de cette espèce invasive en Afrique, en Europe et en Amérique laisse craindre un risque de propagation de la fièvre Zika dans le monde, y compris dans le sud de la France, où l’insecte ailé s’installe progressivement ».

© 2001-2014 Futura-Sciences, tous droits réservés - MadeInFutura – Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-virus-zika-nouvelle-menace-vehiculee-moustique-tigre-53854/

 La fièvre à virus zika est également abordée en détail dans l’article émanant de SciDev.Net et intitulé « L’épidémie de zika mise en évidence pour la première fois en Afrique » de Jean Shiloh, le 27/05/2014, article que nous reproduisons ci-après.

Lecture rapide

  • Des analyses ont permis de détecter la présence du virus zika chez le moustique tigre
  • Le virus zika est désormais considéré comme un problème de santé publique
  • Aucun traitement spécifique n’a été mis au point à ce jour contre ce virus
    « Grâce à de nouvelles analyses effectuées en 2007 sur des prélèvements sanguins lors de l’épidémie de dengue et de chi à Libreville au Gabon, les chercheurs ont mis en évidence la première fièvre zika en Afrique et le vecteur de cette fièvre, le moustique tigre, qui est déjà connu comme le vecteur des deux autres arbovirus ».

    « Les chercheurs du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) et de l’Institut de Recherche Médicale (IRD) se sont rendu compte que la moitié des patients, ayant les mêmes symptômes, à savoir fortes fièvres et douleurs articulaires, présentent des tests négatifs pour la dengue, le chikungunya et même la fièvre jaune ou le virus de la vallée du rift ».

    « Eric Leroy, directeur général du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon, explique à SciDev.Net : « C’est à partir de là que nous avons mené des tests pour le virus zika qui se sont révélés positifs. De même, une nouvelle analyse des moustiques collectés durant cette épidémie a permis de détecter pour la première fois la présence du virus zika chez le moustique tigre qui était déjà bien connu comme le vecteur de la dengue et du chikungunya. C’est la première fois qu’on met en évidence une épidémie de zika en Afrique. Auparavant il y avait eu deux ou trois cas individuels. Cette évidence de l’épidémie fait du virus zika un problème de santé publique. Les rares épidémies recensées à ce jour ont eu lieu en Polynésie et en Micronésie. Le virus zika peut être pathogène pour l’homme et peut provoquer des épidémies ». 

Virus zila : problème de santé publique

 
« Les chercheurs ont également permis d’identifier pour la première fois le vecteur principal, qui est le moustique tigre. Quand on sait l’influence que ce moustique a eue dans les cas d’épidémie de chikungunya, en raison de sa forte présence et en tenant compte de ses zones de fréquentation, on voit là un risque qui est plus élevé. L’IRD rappelle que le moustique tigre a été introduit en Afrique en 1991 et détecté en 2007 au Gabon ».

« Son arrivée a certainement contribué à l’émergence des maladies humaines comme la dengue, le chikungunya et, selon ces nouvelles études, du virus zika. La progression rapide de ce moustique en Afrique, en Europe et en Amérique constitue un risque de propagation de la fièvre zika dans le monde ».

« Eric Leroy estime que ces découvertes ont des implications pour ses collègues chercheurs et pour les acteurs ou organismes de la santé publique. ’Pour les chercheurs, ce n’est pas parce qu’un patient présente des symptômes caractéristiques pour la dengue et le chi, qu’il n’héberge pas un autre virus. Nos travaux montrent qu’il faut en plus de tout cela, rechercher le zika ».

« Par rapport aux acteurs et organismes impliqués dans la gestion de la santé publique, nous devons préciser que vis-à-vis du zika, il faut avoir les mêmes types de prévention que vis-à-vis du zika, du chi et de la dengue : la prévention contre la prolifération des moustiques, l’hygiène autour des habitations puisque les moustiques pondent dans les petites mares d’eau et les larves s’y développement’ ».

« Il importe donc, selon le chercheur, d’assainir tout le milieu environnant, pour éliminer les moustiques. Ces derniers piquent essentiellement au lever du jour et à la tombée de la nuit. Il n’existe pas de traitement spécifique pour le zika mais uniquement des traitements destinés à lutter contre les symptômes tels que la fièvre et les douleurs articulaires ».

« Le virus Zika tire son nom d’une forêt en Ouganda où il a été identifié pour la première fois en 1947. Deux épidémies ont déjà touché le Pacifique : la première en Micronésie en 2007, la seconde en Polynésie à la fin de l’année 2013, très importante, avec 55 000 malades ». 

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© 2014 SciDev.Net est un organisme caritatif enregistré en Angleterre et aux Pays de Galles sous le numéro : 1089590 – Source de l’article reproduit ici : http://m.scidev.net/afrique-sub-saharienne/sante/actualites/l-pid-mie-de-zika-mise-en-vidence-pour-la-premi-re-fois-en-afrique.html

 Enfin des informations plus détaillées sont données dans notre étude intitulée : « Le moustique tigre, vecteur de maladies émergentes, continue de se propager » par Jacques Hallard, lundi 29 juillet 2013.

Plan de l’étude :

1. Le moustique tigre est répertorié sur de nouveaux territoires
2. En savoir plus sur ce nouvel envahisseur
3. Qu’entend-on par maladies émergentes ?
4. La santé est aussi une affaire d’environnement
5. Apprendre à vivre avec les moustiques et s’en protéger
6. Interactions entre les virus et les êtres vivants, dont les humains
7. En Europe, les chauves-souris sont précieuses contre les moustiques
Conclusion

A lire sur note site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article319

Pour profiter de la mise en page et de tous les liens internet, télécharger la version PDF

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 17/06/2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ex-professeure des écoles

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Actualités Santé Moustique tigre Juin 2014 Version.4

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