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"La production de biogaz à la ferme se développe à travers l’Europe, mais aussi en France, notamment dans la Région Poitou-Charentes" par Jacques Hallard

mercredi 5 août 2015 par Hallard Jacques

ISIAS Energies renouvelables Biogaz Agriculture
La production de biogaz à la ferme se développe à travers l’Europe, mais aussi en France, notamment dans la Région Poitou-Charentes
Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 19/10/2014 Mis à jour 04/08/2015

De nombreuses formes de production de biogaz comme source d’énergie renouvelable ont trouvé place, y compris en milieu rural en Chine depuis plusieurs décennies. Les systèmes appliqués au niveau des exploitations agricoles en Europe ont connu un grand essor, notamment en Allemagne depuis une dizaine d’années. Toutefois, la mise en place de monocultures de plantes dites énergétiques pour alimenter les digesteurs en anaérobiose comme ressource organique, a montré ses limites en termes de durabilité et d’utilisation des terres cultivables pour satisfaire les besoins essentiels, notamment la production agricole de nourritures qui un objectif capital au niveau mondial.

La Commission Européenne a encouragé depuis le début des années 2000 les différents systèmes de production de biogaz, variables selon les pays. La France s’est dotée d’un plan gouvernemental en 2013 et d’une forme d’encouragement des initiatives de bio-méthanisation au niveau des fermes, notamment pour recycler les déchets organiques des élevages et pour limiter la pollution des milieux naturels en formes solubles d’azote. L’exemple concret d’une réalisation de ce type dans la région Poitou-Charentes montre la faisabilité et l’utilité de ce type d’équipements dans des fermes de taille moyenne.

De tels investissements dans les territoires ruraux, voir périurbains, correspondent tout à fait à l’orientation politique qui consiste à promouvoir une ‘croissance verte’, capable de se substituer à d’anciennes activités économiques polluantes et non durables. Recycler les matières organiques polluantes par la bio-méthanisation au niveau des fermes, en restituant les éléments fertilisants sur place, en limitant les émissions de gaz à effet de serre et en relocalisant des savoir-faire pourvoyeurs d’emplois : une contribution innovante dans le cadre d’une économie circulaire qui s’impose désormais en tous lieux pour un véritable développement durable.

Sommaire

  •  Le biogaz : source d’énergie renouvelable à partir du recyclage des déchets

Des déchets organiques, encombrants et polluants, que l’on n’a plus besoin d’incinérer et qui ne vont plus polluer davantage notre milieu de vie. C’est possible par la fermentation sans oxygène – ou bio-méthanisation ou encore digestion anaérobie – grâce au travail de bactéries spécialisées, qui se développent dans des digesteurs privés d’oxygène, c’est-à-dire en anaérobiose.

Le biogaz, selon l’introduction de l’article que Wikipédia lui consacre, « est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène. Cette fermentation appelée aussi méthanisation se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la provoquer artificiellement dans des digesteurs (pour traiter des boues d’épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles, etc.) ».

« Le biogaz est un mélange composé essentiellement de méthane (typiquement 50 à 70 %) et de dioxyde de carbone (CO2), avec des quantités variables de vapeur d’eau, et de sulfure d’hydrogène (H2S). On peut trouver d’autres composés provenant de contaminations, en particulier dans les biogaz de décharges1 ».

« L’énergie du biogaz provient uniquement du méthane : le biogaz est ainsi la forme renouvelable de l’énergie fossile très courante qu’est le gaz naturel qui, lui, contient essentiellement du méthane mais aussi du butane, du propane et d’autres éléments.

« Le biogaz peut être épuré pour en extraire le dioxyde de carbone et le sulfure d’hydrogène : on obtient ainsi du biométhane que l’on peut injecter dans le réseau de distribution ou de transport du gaz naturel. Le procédé de raffinage en biométhane est toutefois sophistiqué et reste assez coûteux2 mais présente une grande marge de progrès ».

« C’est une des sources renouvelables d’énergie intéressant la transition énergétique, et en France la feuille de route de la Conférence environnementale de septembre 2012 prévoit la préparation d’un plan national biogaz, prolongeant le « projet agro-écologique »3 lancé en décembre 2012, incluant un plan énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA, lancé le 29 mars 2013) ».

« On distingue trois plages de production de biogaz en fonction de la température : 15-25 °C : psychrophile, 25-45 °C : mésophile, 45-65 °C : thermophile ». Ce sont les digesteurs mésophiles qui sont les plus utilisés (à 38°C) dans les zones tempérées ».

« La récupération du biogaz produit par les décharges est doublement intéressante car le méthane libéré dans l’atmosphère est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2) produit par sa combustion… »

Article complet à lie sur le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Biogaz

Le biogaz qui est donc produit par des fermentations de bactéries, est un gaz naturel contenant environ, selon les matières et les conditions, 55 à 65% de méthane. Ce gaz est utilisable soit pour alimenter en carburant des moteurs thermiques, après purification et compression, soit pour actionner un équipement de cogénération qui assure une production simultanée d’électricité et de chaleur ; cette dernière peur être valorisée et utilisée à travers un réseau de distribution dans des bâtiments d’activités diverses ou dans des habitations situées à proximité. Dans les fermes, la chaleur produite peut également servir au fonctionnement optimal du système et au séchage des fourrages (luzerne, par exemple).

Mais, par ailleurs, les matériaux de base générant le biogaz peuvent être d’anciennes décharges de déchets ou des centres d’enfouissement techniques contrôlés, ou encore les boues urbaines générées par un réseau d’assainissement des eaux usées. Les usages varient selon les sources énergétiques primaires auxquelles il est fait appel et une diversité des systèmes est relevée dans les divers pays européens

Dans les milieux ruraux ou périurbains, on peut utiliser comme gisement de matières fermentescibles, soit les résidus des fermes d’élevage (fumiers et lisiers), qui sont souvent associés à certains végétaux qui sont cultivés en plein champ en cultures intercalaires ou en monocultures comme ‘plantes énergétiques’.

De tels procédés peuvent constituer le modèle de développement durable qui a été décrit et proposé sous le vocable de Ferme Visionnaire *[Voir encadré ci-après], définie comme une activité rurale avec ‘zéro déchet’ et ‘zéro intrant’, qui permet de réduire les émissions agricoles de gaz à effet de serre contribuant au changement climatique (le CO2 bien entendu, ainsi que le protoxyde d’azote qui résulte principalement des engrais chimiques azotés employés dans l’agriculture conventionnelle et dominante actuellement). Le procédé de digestion anaérobie génère donc sur place une source d’énergie qui est vraiment renouvelable, tout en contribuant à limiter les pollutions de l’environnement.

* ‘Dream Farm’ : La ferme visionnaire – Une proposition - Comment faire face au changement climatique et imaginer l’économie après la fin des combustibles et carburants fossiles. Article de Dr. Mae-Wan Ho, ISIS, traduction, définitions et compléments d’information par Jacques Hallard.

Proposition d’une ferme, d’une exploitation agricole, définie comme ’zéro-émission, zéro-déchet’, d’après un fructueux séminaire avec George Chan, qui incarne une sorte de légende vivante, à la suite de la création d’un très grand nombre de telles exploitations agricoles qui ont comme objectif de supprimer la pauvreté dans des pays du tiers monde. ’La ferme visionnaire est exactement ce dont nous avons besoin pour alimenter le monde, pour atténuer le changement climatique et pour laisser chaque terrien prospérer en bonne santé et dans l’abondance, dans l’économie future, lorsque les combustibles et les carburants fossiles seront épuisés’.

Article complet sur le site : http://www.apreis.org/img/OGM/dreamfarm2.pdf

Développement Durable - Mise à jour concernant la version 2 de la Ferme Visionnaire ou Dream Farm 2 – Rapport de l’ISIS en date du 24/07/06

En quoi consiste la version 2 de la Ferme Visionnaire ? Une version condensée de la Ferme Visionnaire version 2, ou Dream Farm 2 , les fondements qui étayent ce concept et une mise à jour du sujet avec un projet sur un site potentiel, sont exposés par le Dr.Mae-Wan Ho . Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 24/07/2006. Traduction Jacques Hallard. Source : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article3

Une version complète en anglais, entièrement référencée,de cet article original, intitulé Dream Farm 2- Story So Far, est accessible par les membres de ISIS sur le site web : www.i-sis.org.uk/DreamFarm2.php “The Institute of Science in Society” = ISIS, est une organisation basée à Londres, Grande Bretagne. Le site web est http://www.i-sis.org.uk

  •  Usages, avantages et inconvénients de la production du biogaz

Le type d’activités agricoles décrit ci-dessus devrait se pratiquer de préférence selon les principes d’une agriculture soucieuse de la santé des consommateurs (pas de présence de résidus toxiques pour les êtres vivants) et de la protection de notre environnement actuellement et pour les générations futures (notamment peu ou pas d’atteintes à la biodiversité dans le lieu de production agricole).

D’autre part, le procédé de bio-méthanisation utilisé dans le cadre de l’agriculture biologique, de l’agro-écologie ou de l’agroforesterie, limite les apports d’intrants chimiques sur les exploitations (engrais de synthèse chimique, pesticides ou produits phytosanitaires, antibiotiques, etc…) : ces conditions favorisent un développement optimal des diverses espèces de bactéries méthanogènes qui sont productrices de biogaz et de méthane dans les fermentateurs ou digesteur en anaérobiose.

Les résidus, qui proviennent de ce procédé de bio-méthanisation, constituent une source précieuse de matières organiques et d’humus qui maintiennent le sol vivant en bon état agronomique, grâce à de nombreuses populations de micro- et macro-organismes qui s’y développent avec des interactions complexes. Les résidus de la bio-méthanisation apportent également de précieux éléments fertilisants qui sont ainsi restitués en boucle et localement au milieu de culture naturel, économisant ainsi les engrais chimiques qui sont produits dans des usines spécialisées qui font appel, pour leur fabrication, à de grandes quantités de carburants fossiles (toujours plus rares, et donc toujours plus chers).

Il s’agit de pratiques et de dispositifs qui limitent les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement planétaire et des perturbations / changements climatiques : le biogaz est donc aussi une source de méthane, certes puissant gaz à effet de serre lorsqu’il est relâché dans l’atmosphère ; mais ce gaz CH4 est utilisable localement par le recyclage des déchets organiques et il est peut être converti sur place en une autre forme de ressource énergétique.

Utilisations et avantages du biogaz, d’après Wikipédia [modifier | modifier le code]

Le biogaz est un biocarburant présentant de nombreux avantages :

  • réduction de certains microbes dans les effluents agricoles (coliformes notamment12) ;
  • substitut à d’autres énergies exogènes (fossiles et nucléaire), source de revenus pour l’exploitant qui économise sur ses dépenses énergétiques et/ou, de plus en plus vend son énergie ;
  • diminution de la charge en carbone des déchets végétaux. Une fois digérés, les déchets sont moins nocifs pour l’environnement ; le risque d’une pollution biologique ou organique est en outre largement amoindri, et la fermentation diminue le pourcentage de matière sèche, permettant de diminuer le volume à transporter et épandre ;
  • le purin est traité gratuitement par des agriculteurs qui le récupèrent en fin de cycle, après avoir produit du méthane, de meilleure qualité car il ne brûle plus les plantes, il est purifié par rapport à certaines maladies et la totalité des semences de mauvaises herbes qu’il pouvait contenir sont détruites13.
  • Il peut aussi être injecté sur le réseau de gaz naturel moyennant épuration2. C’est la solution qui offre le meilleur rendement énergétique, si le réseau est assez proche du point de production. Cette solution est maintenant soutenue par les opérateurs de réseaux, qui envisagent même 100% de gaz vert en 2050. En France, l’Afsset a conclu en 2009 que l’injection de biogaz épuré dans le réseau ne posait pas de problème sanitaire particulier14.
    Les utilisations du biogaz sont par exemple :
  • combustion dans un moteur à gaz ou une petite turbine, pour produire de l’électricité injectée sur le réseau (plus de 8000 installations en Allemagne), et souvent de la chaleur en cogénération, mais une trigénération (production de froid) est possible ;
  • alimentation de centrale thermoélectrique, cimenterie, chaufferie collective, etc. quand il en existe près de la source ;
  • chauffage et enrichissement en CO2 de serres ;
  • carburant pour véhicules GNV, en substitution au gaz naturel fossile du réseau classique. Il alimente des flottes captives (autobus, bennes à ordures, véhicules de service) (voir biogaz carburant), ou même les véhicules individuels (Suisse et Suède) ;
  • reformage du méthane pour former de l’hydrogène renouvelable (dit « biohydrogène ») ; comme pour l’injecter dans le réseau, il faut alors extraire le CO2, l’eau, les composés soufrés du biogaz pour obtenir un gaz composé à plus de 96 % de CH4 substituable au gaz naturel fossile. Pour les autres applications, un gaz contenant 60 % de méthane est largement suffisant, donc le purifier serait une dépense inutile. On se contente alors d’enlever les impuretés qui présentent des problèmes de pollution, de corrosion ou d’odeur, notamment les composés soufrés.
    Toutefois, dans certains cas, les installations de bio-méthanisation en milieu rural ont été largement surdimensionnées pour permettre l’emploi de plantes dites énergétiques qui servent à alimenter les digesteurs en anaérobiose et à garantir ainsi un retour sur investissements plus rapide pour les exploitants agricoles.

Ce sont alors autant de terres cultivables qui sont détournées de leur vocation première : assurer l’alimentation des êtres humains, voire des animaux d’élevage et produire aussi des dérivés textiles (lin, chanvre, coton) ou encore des matériaux d’isolation pour limiter ls pertes de calories à partirdes bâtiments chauffés.

Une grande attention doit être apportée aux capacités des installations de production de biogaz en milieu rural et il semble évident qu’il faille envisager des équipements qui correspondent strictement au recyclage des matières disponibles localement, et considérées comme des déchets à recycler.

L’option prise en Région Poitou-Charentes pour aider la mise en place dans de petites ou moyennes exploitations agricoles, semble être la bonne mesure et les résultats d’exploitation de tels investissements vont pouvoir permettre de tirer les conclusions sur le plan économique et de vérifier ainsi la faisabilité et la rentabilité de la technologie de bio-méthanisation dans des exploitations spécialisées de taille moyenne ou petite.

De toute façon, une conversion systématique de grandes exploitations agricoles, en vue de produire massivement du biogaz, représente aussi le risque de voir les surfaces agricoles gérées en monoculture (par exemple du maïs) et d’augmenter encore les impacts négatifs d’une telle agriculture intensive avec l’augmentation de la pollution diffuse dans l’environnement, une diminution de la biodiversité locale et une dégradation progressive des sols vivants pour une production agricole durable.

Selon Wikipédia : « En Allemagne, où se sont développées plus de 8.000 installations [de bio-méthanisation], le maïs est majoritairement utilisé. L’assolement a été souvent abandonné au profit d’une monoculture intensive du maïs qui pose des problèmes écologiques d’érosion, de pollution due aux phosphates, de perte grave de la diversité biologique. On cherche à Triesdorf en Bavière, les plantes les plus aptes à remplacer le maïs : parmi les herbacées le mauve de virginie et le silphium perfolié sont envisagés ; parmi les graminées, le panicaut érigé et le chiendent allongé issu de Sarvache en Hongrie. Ces plantes sauvages sont 20 % moins productives que le maïs et ne sont envisagées que comme complément à celui-ci2,6. La nouvelle réglementation depuis 2012 impose une certaine diversification des cultures pour réduire la place du maïs ». Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Biogaz

Mais les technologies de production de biogaz peuvent néanmoins être immédiatement adoptées et adaptées dans le cadre d’une économie circulaire [voir ci-après] pour économiser les énergies fossiles en voie de tarissement, pour contribuer à une élimination des déchets organiques par recyclage, propre et écologique, pour assurer une autonomie énergétique locale et une meilleure rentabilité économique des structures agricoles, voire agroindustrielles, pour éviter enfin les pollutions de notre environnement.

Ces systèmes trouvent naturellement leur place dans le cadre d’une durabilité qui associe harmonieusement l’écologie à l’économie et à la société, comme un nouveau système de valeurs de la durabilité qui s’impose avec force à tous les Terriens de notre temps.

Un site incontournable pour tout savoir

Panorama de la filière biogaz, bio-méthane et de ses acteurs

Caroline Marchais, déléguée générale du Club Biogaz

club.biogaz@atee.fr+33 1 46 56 41 43www. biogaz.atee.fr

Source : http://atee.fr/sites/default/files/2013-03-07_clubbiogaz_formationoieau.pdf

  •  L’histoire et l’état de la filière biogaz et bio-méthane en Europe

Déjà au tournant de ce siècle, la Commission Européenne s’intéressait aux énergies renouvelables et commandait entre autres une étude sur le biogaz à l’organisme ‘Eurobserv’ER’ [Voir Annexe 1] dont ‘CORDIS’ donnait les indications suivantes en 2001. Ces informations nous éclairent sur l’histoire politique et le développement technique de cette orientation en Europe :

« Le baromètre Eurobserv’ER - qui s’inscrit dans le projet sur les énergies renouvelables mis en oeuvre avec le soutien de la Commission européenne - a établi que l’industrie européenne du biogaz continue à se développer, tout en précisant que la production doit augmenter sensiblement afin d’atteindre les objectifs visés dans le Livre blanc de la Commission intitulé ’Energie pour l’avenir : les sources d’énergie renouvelables’ ».

« Le développement des énergies renouvelables telles que le biogaz est un objectif clé de la politique énergétique de la Commission européenne, étant donné qu’il permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone et contribue au développement durable. Dans le Livre blanc de la Commission intitulé ’Energie pour l’avenir : les sources d’énergie renouvelables’, l’objectif visé pour le secteur du biogaz est d’atteindre une capacité de production de 1.000 mégawatts pour 2003 et de 15 millions de tep (tonne équivalent pétrole) pour 2010. Le baromètre Eurobserv’ER indique à ce sujet que le premier seuil a déjà été atteint, mais que la croissance annuelle, qui, en l’absence d’indicateur précis, est actuellement estimée à moins de 10 pour cent, devra atteindre les 30 pour cent pour franchir le second pallier ».

« D’après le baromètre, les installations biogaz européennes, qui produisent du méthane à partir de déchets organiques grâce à un processus de décomposition dénommé fermentation anaérobie, ont enregistré une croissance modérée mais constante entre 1990 et 2000. D’après l’étude, un peu plus de la moitié seulement du biogaz produit dans l’UE est valorisée en énergie finale (électricité, chaleur, gaz naturel ou carburant), le reste étant brûlé dans une torchère ».

« Le nombre d’installations biogaz en Europe est aujourd’hui estimé à quelque 3.000 centrales. Selon le baromètre Eurobserv’ER, 62 pour cent de la production de biogaz de l’Union européenne sont assurés par le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui précèdent ainsi directement la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et l’Espagne, autres principaux producteurs européens de biogaz ».

Le titre du document publié alors fixait donc le cap : « L’industrie du biogaz doit intensifier sa production ». Source CORDIS géré par l’ Office des publications - Numéro d’enregistrement : 17672 / Dernière mise à jour : 26/11/2001. Site http://cordis.europa.eu/news/rcn/17672_fr.html

Ces données anciennes sont à rapprocher des informations de 2012 qui ont été publiées par L’European Biogas Association ou EBA et synthétisées ainsi :

En EUROPE selon l’EBA 2012 (tous systèmes confondus) :

13.800 installations productrices de biogaz

7.400 MW de capacités installées

La production européenne de biogaz a été notamment analysée dans un article de 2011, émanant de la FNPSMS [Organisation professionnelle regroupant les entreprises et les services travaillant notamment dans le secteur des semences de maïs. Voir Annexe 2]. Le document concerne plus particulièrement le développement des semences de maïs à destination du biogaz dans les 27 pays membres de l’Union Européenne à ce moment là.

Il y est précisé que « La production totale d’énergie issue du biogaz en Europe a crû de 5,3 Mtep à 8,3Mtep entre 2006 et 2009. L’Allemagne est de loin le premier producteur européen avec une production en augmentation depuis le début des années 2000 qui représente aujourd’hui plus de la moitié de la production européenne. 95% de la production allemande est basée sur la méthanisation agricole contrairement aux autres pays producteurs de biogaz »..

« Ainsi, le Royaume-Uni, deuxième producteur avec environ 20% de la production européenne, a développé une production de biogaz de décharge. Dans les autres pays, avec en premier lieu la France et l’Italie, troisième et quatrième producteurs européens, la production est beaucoup plus faible (respectivement 6% et 5% de la production européenne) et orientée sur la méthanisation des déchets (décharges et stations d’épuration) qui produisent plus de 85% du biogaz. D’autres pays européens se sont engagés dans la méthanisation, en particulier agricole, mais à une moindre échelle comme l’Italie, la République Tchèque et l’Autriche… »

Lire l’article complet sur le site : http://extranet.fnpsms.com/iso_album/biogazeuropeok.pdf

Par ailleurs, une étude de Johan Poquet, auquel nous empruntons quelques extraits, présente une analyse de la situation du biogaz en Europe en 2012 :


« Que ce soit sur la production d’électricité ou la consommation de chaleur, la valorisation du biogaz progresse en Europe depuis une dizaine d’années. 10,1 Mtep d’énergie primaire biogaz ont notamment été produites en 2011 dans l’Union Européenne, avec 35,9 TWh d’électricité biogaz, soit une progression de 18,2% par rapport à 2010 (EurObserv’ER, 2012, [61]) ».« En Europe, différents modèles de production existent, concernant le biogaz. L’Allemagne est incontestablement le plus gros producteur européen, suivi par le Royaume-Uni, l’Italie et la France, mais chacun de ces pays privilégie une politique différente concernant l’exploitation du biogaz. En effet, les gisements privilégiés ne sont pas toujours les mêmes (décharges, stations d’épuration, déchets agricoles, agro-alimentaire), tout comme les modes de valorisation (production d’électricité, de chaleur, de biocarburants, injection sur le réseau...).Historiquement, la plupart des premiers méthaniseurs européens ont vu le jour avec le premier choc pétrolier de 1971 ; « les matières traitées sont essentiellement les déjections animales, avec des quantités de quelques milliers de tonnes par installation, et des puissances électriques de quelques dizaines de kilowatts » (BERGER, 2008). Les conséquences de la crise se font moins contraignantes dès 1978 et certains pays abandonnent le développement de la filière, à l’exception des Allemands »


Le modèle allemand de la méthanisation à la ferme


« L’Allemagne a privilégié le modèle de la méthanisation à la ferme, avec une unité gérée par un agriculteur (ou une association d’exploitations agricoles), caractérisée par la production « autres biogaz » par Eurobserv’ER (doc 1 et 2 annexes) » ».« Les pouvoirs publics émettent la volonté de diminuer la part des énergies fossiles en évitant d’avoir recours au nucléaire, les déchets agro-alimentaires sont donc, dès les années 1990, intégrés aux unités de méthanisation des agriculteurs, qui reçoivent une « redevance traitement » leur permettant de toucher des revenus supplémentaires. La demande en déchets s’accroit durant les années suivantes, ceux-ci se voient donc attribuer une valeur marchande par les industriels, qui veulent commercialiser leurs déchets méthanogènes. Une pression s’exerce sur les producteurs de biogaz d’origine agricole, allant jusqu’à remettre en question le fonctionnement de certaines unités. En 2004, une révision de la loi EEG* (Emeuerbaren Energie Gesetz) parue en 2000 met alors en place une prime aux cultures énergétiques, qui permet la création de nombreuses unités et augmente la puissance des installations. 2011 est l’année ou l’Allemagne a vu le plus grand nombre d’unités de méthanisation créées, avec 1310 nouvelles centrales de biogaz, ce qui leur a permis d’atteindre un total de 7215 unités, et une puissance électrique de 2904 MW (FACHERBAND BIOGAS, 2012 [61]). Ceci s’explique en partie par une baisse programmée des tarifs de rachat pour le 1er janvier 2012 : beaucoup de projets se sont achevés avant cette date clé, afin de profiter d’un tarif de rachat de l’électricité plus avantageux ».« La diminution des tarifs pourrait dans les années à venir avoir des conséquences sur la création de nouvelles installations : l’association Fachverband Biogas ne prévoyait que 300 unités supplémentaires en 2012 (EurObserv’ER, 2012 [61]). Le pays pourrait alors se tourner davantage vers l’exportation avec la vente des technologies et de son savoir-faire dans le domaine de la méthanisation. « À ce jour, la valorisation du biogaz en électricité représente 3% de la consommation nationale allemande (EurObserv’ER, 2012 [61]) ».[[À noter que l’État allemand a procédé à un « saut méthodologique » entre les années 2010 et 2011 concernant le calcul de l’énergie primaire des petites unités de cogénération : cela explique la baisse de cet indicateur entre 2010 et 2011 dans les tableaux 1 et 2 annexes – voir à la source].

Etude intitulée « Définition d’un outil cartographique d’aide à la décision dans le domaine de la méthanisation – Auteur : Johan Poquet - Université Rennes 2 Haute Bretagne - Master 2 Aménagement du Territoire - Gestion de l’Environnement 2013 Dans la categorie : Géographie © Memoire Online 2000-2013

Source : http://www.memoireonline.com/08/14/8901/m_Definition-dun-outil-cartographique-daide—la-decision-dans-le-domaine-de-la-methanisatio7.html L’état des lieux le plus complet concernant le biogaz a été mis à jour en anglais dans le ‘Baromètre 2012 d’EurObserv’ER’ : “ + 18,2 % biogas electricity production growth in 2011. Biogas energy recovery for both electricity and heat application has increased in the European Union. The magnitude of the reduction in the primary energy figure can be played down as it can be explained by a change in reporting method of the main producer country, Germany. New markets are starting to emerge in its footsteps, but the economic crisis and regulatory restrictions do not auger well for their expansion”. Click here for full version

Une mise à jour en français est intitulée : Baromètre biogaz 2014

« + 10,2 % la croissance de la production d’énergie primaire biogaz entre 2012 et 2013.

La valorisation énergétique du biogaz a continué de progresser dans l’Union européenne. Selon EurObserv’ER , près de 13,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d’énergie primaire biogaz ont été produites durant l’année 2013, soit une contribution supplémentaire de 1,2 Mtep par rapport à 2012, pour une croissance de 10,2 %. L’expansion de la filière biogaz a été cependant moins rapide que l’an dernier (+ 16,9 % entre 2011 et 2012, pour 1,8 Mtep supplémentaire) et le rythme de progression devrait encore diminuer en 2014, suite à la décision politique de certains pays membres de limiter à l’avenir l’utilisation de cultures énergétiques et de contrôler l’expansion de leur filière ».

Téléchargez la version française – Source : http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/barosom.aspLa photographie du secteur biogaz en Europe sur le Baromètre 2012 d’EurObserv’ER - Par Diane Lesco, Research Manager Observ’ER - Date de publication : 24/04/2013Diane Lescot expose les résultats du Baromètre Biogaz 2012 réalisé par Eurobserv’ER. « D’une manière générale, l’Europe est sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de 2010. Le développement futur du secteur doit miser sur l’augmentation de l’efficacité énergétique et sur la récupération de la chaleur ». Diane Lescot rappelle enfin combien il est important d’aider la filière du biogaz qui représente en Europe 71.000 postes de travail et 5 milliards d’euros. Source : http://www.biogaschannel.com/fr-fr/dettaglio/watch?id=e_o1tu22nx&amp ;channel=&ch=&title=La%20photographie%20du%20secteur%20biogaz%20en%20Europe%20sur%20le%20Barom%C3%A8tre%202012%20d%E2%80%99EurObserv%27ER%20-%20Diane%20Lescot

Etat des énergies renouvelables en Europe -

14e baromètre bilan

Télécharger le 14ehttp://www.energies-renouvelables.o... baromètre bilan - version française

« Depuis quinze ans, EurObserv’ER collecte des données sur les sources d’énergies renouvelables de l’Union européenne afin de décrire, dans des baromètres thématiques, l’état et la dynamique des filières. La première partie de cet ouvrage constitue une synthèse des travaux publiés en 2013 dans Systèmes Solaires (n° 215, 216, 218 et 219 du Journal des Énergies Renouvelables, n° 12 du Journal de l’Éolien et n° 9 du Journal du Photovoltaïque), largement actualisée et complétée avec les données statistiques les plus récentes. Ce dossier offre donc un tour d’horizon complet de dix filières renouvelables, complété par une note de synthèse sur les énergies marines et le solaire thermodynamique ». « Ces filières sont analysées à l’aide de différents indicateurs de type énergétique. Leurs performances sont comparées aux niveaux fixés par chaque pays dans son plan d’action national. De plus, pour la troisième année, les membres du consortium EurObserv’ER publient leur estimation annuelle de la part des énergies renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale pour chaque pays de l’Union européenne. Ces estimations permettront de donner une première indication sur la trajectoire ’énergie renouvelable’ des différents pays et de vérifier en tendance s’ils sont en mesure d’atteindre leurs objectifs fixés par la Directive européenne 2009/28/CE ».

Download 14th the overview barometer - English version

“This publication provides a complete overview of ten renewable energy sectors, supplemented by two notes on concentrated solar power and ocean energy. Additionally, for the fifth year running, the EurObserv’ER consortium members have published their annual renewable energy share estimates of overall final energy consumption for each Member State of the European Union. This issue also provides with the importance of the sectors in terms of employment and turnover. For the second time, a chapter dedicated to investment in RES sectors in Europe shows how the sectors are making their way through the economic crisis. And finally, selected case studies show what new business models are emerging for the financing of RES projects”. Source : http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/barosom.asp#bilanLes méthodes et les techniques de bio-méthanisation ont donc fait leurs preuves au cours des dernières décennies, avec des usages variés, selon les pays et non seulement aux Etats-Unis et en Chine où cette technologie est ancienne (depuis plusieurs décennies), mais les pays européens les ont aussi intégrées dans leurs orientations politiques et des opérateurs économiques sont bien présents sur le terrain, notamment pour l’agriculture, en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas, en Suède, en Pologne, etc…

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En France, selon l’ADEME, « l’énergie susceptible d’être valorisée à partir de la méthanisation de déchets ménagers, de boues d’épuration et des effluents industriels semble être évaluée entre 2,6 et 5 millions de tep/an – plus de 10% de la consommation actuelle de gaz.

Ressource de biogaz en France selon étude de l’ADEME

Ressource française en biogazBiogaz valorisé actuellement tep/anBiogaz valorisable tep/an
STEP urbaines 65 000 150 000
STEP industrielles et industries agro-alimentaires 64 000 800 000
Décharges 19 000 300 000
Méthanisation de déchets solides ménagers et assimilables 1 900 1 000 000
Digesteurs agricoles 100 1 000 000
Total 150 000 3 250 000
Biogaz/consommation française de gaz naturel 0,5% 11%

Source : http://www.biogaz-energie-renouvelable.info/biogaz_ressources.html

Mais pour la production de biogaz en milieu rural en France, une bonne nouvelle, rapportée ci-après, a été annoncée par le journal ‘France Agricole’ en mars 2013.

« Le gouvernement lance un plan de méthanisation pour l’agriculture »

Information publiée le vendredi 29 mars 2013 - 18h13. Signé Ph. P.

« C’est in situ, sur l’installation de biogaz de Jean-Marc Onno, éleveur de porcs à Moustoir-Remungol dans le Morbihan, que les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement ont lancé vendredi un nouveau plan destiné à développer la méthanisation agricole. Avec seulement 90 unités à la ferme à la fin de 2012 contre plus de 7.000 en Allemagne, il faut dire que cette petite filière a besoin d’un gros coup d’accélérateur pour prendre son essor alors que plusieurs freins bien identifiés continuent de la brider (complexité et longueur du cursus réglementaire et administratif, absence d’homologation du digestat, etc.). L’objectif affiché est d’atteindre 1.000 méthaniseurs à la ferme en 2020, soit une moyenne de 130 projets par an, ce qui signifie une augmentation de 80 % du rythme actuel ! »

« Baptisé plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) [Voir Annexe 3[]->#EMAA], il vise à trouver une valorisation intéressante à l’azote organique issu d’effluents d’élevage (parfois en excès dans certains territoires), quitte à l’exporter hors de ces zones de production. Par là-même, il s’agit aussi de réduire la dépendance de l’agriculture française vis-à-vis de l’azote minéral. L’idée est de privilégier les unités collectives. Un premier appel à projet, « gestion collective et intégrée de l’azote » initié dans deux bassins pilotes sera financé par un fonds de 10 millions d’euros lancé cette année. Ces projets pourront en particulier être ciblés sur des enjeux de préservation de la ressource en eau (bassins de captage, bassins versants à enjeu d’eutrophisation) ».

« Ce plan vise selon les ministères « à développer un modèle français de la méthanisation agricole, privilégiant des installations collectives, des circuits d’approvisionnement courts et des technologies et savoir-faire français ». Le plan comprend quelques nouvelles mesures de soutien à la filière. Ainsi, le dispositif existant d’achat de l’électricité produite à partir de biogaz sera amélioré pour les effluents provenant de l’élevage, avec une prime spéciale qui sera augmentée. Un dispositif tarifaire dit de « double valorisation » voit le jour afin de s’adapter aux installations qui valoriseront leur biogaz à la fois par cogénération (production de chaleur et d’électricité) et par injection dans le réseau de gaz naturel ».

« Pour simplifier la tâche des porteurs de projets, un guichet unique sera mis en place pour toutes les démarches administratives. Un dossier type sera proposé pour les demandes d’aides et les étapes réglementaires. Et le raccordement au réseau électrique devrait être facilité. Des garanties et prêts financiers seront également accordés par la Banque publique d’investissement (BPI). Le plan prévoit plusieurs initiatives pour faire évoluer le statut du digestat (actuellement considéré comme un déchet) qui résulte du processus de méthanisation, afin que celui-ci puisse être facilement commercialisé comme fertilisant et transporté après post-traitement. Une première homologation du digestat issu de méthanisation agricole est attendue d’ici à la fin de l’année. Un guide de mise sur le marché des digestats sera publié à destination des agriculteurs en vue notamment de faciliter des homologations groupées ».

Enfin « pour réduire le recours aux engrais azotés de synthèse », des « outils incitatifs » de fiscalité écologique pourraient être mobilisés.

Téléchargez le document du ministère sur le plan énergie méthanisation autonomie azote (EMAA).

Ces articles peuvent également vous intéresser :

> Plan méthanisation : Quatre messages essentiels pour faire de ce plan une réelle opportunité (Chambres d’agriculture)- Publié le 04 avril 2013

> Plan énergie méthanisation autonomie azote : Le développement de la méthanisation ne sauvera pas l’élevage (Confédération paysanne)- Publié le 02 avril 2013

> Méthanisation : « Le plan doit profiter à l’ensemble des éleveurs » (Coordination rurale)- Publié le 14 mars 2013

> Méthanisation : Passer de 90 à 1.000 unités en France (Stéphane Le Foll)- Publié le 11 mars 2013

Source : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/biogaz-le-gouvernement-lance-un-plan-de-methanisation-pour-l-agriculture-70362.html

Un ‘Observatoire du biogaz en France’ a été mis en place selon une information publiée le 22/02/2013

« Depuis 2013, le Club Biogaz met en place l’Observatoire du biogaz en France. Cet outil apporte des données par site et sont centralisées pour fournir des chiffres sur l’énergie, l’emploi, l’activité de la filière ».

Une carte des installations biogaz en France a aussi été mise à disposition :

Publié le 22/07/2013 - Pour se tenir informé : Nouvelles du Club Biogaz

« Dans le cadre de l’observatoire du biogaz en France, le Club Biogaz a créé une carte de recensement des installations de production et de valorisation du biogaz. Cette carte nationale rassemble les informations disponibles sur internet issues du travail d’AILE en Bretagne et Pays de la Loire, de RAEE en Rhône-Alpes et de l’ADEME sur l’ensemble du territoire (SINOE).

Attention, cette carte n’est qu’une première ébauche imparfaite, un avant-goût de la carte finale qui aboutira à la mise en commun des données des différentes structures œuvrant pour le développement du biogaz en France et d’enquêtes auprès des installations.

Vous êtes une association locale de l’énergie, une chambre d’agriculture ou toute organisation qui accompagne les projets et détient des informations sur un territoire ou une catégorie de méthanisation ? Vous souhaitez contribuer à une vision claire de la filière au niveau nationale ?

Contactez Claire Ingremeaupour en savoir plus sur le projet et y participer, ou pour toute information sur la carte. Pour voir la carte en plein écran et utiliser les filtres, cliquez ici ».

Source : http://atee.fr/biogaz/carte-des-installations-biogaz-en-france

Voir le principe du fonctionnement de cette organisation à partir de ces 3 slides

Quelques sites utiles si vous cherchez des données :

Cartographie des installations :

Club Biogaz

SINOE, base de données de l’ADEME avec liste des sites de production de biogaz en France

Carte des stations d’épuration en France (avec ou sans méthanisation) - Ministère de l’écologie

Observatoires régionaux de l’énergie (parfois données locales sur le biogaz)
Bretagne
Centre
Lorraine
Midi-Pyrénées
PACA
Poitou-Charentes et page de la Région
Rhône-Alpes ou Observatoire Rhône-Alpes

Parc d’installations raccordées au réseau ERDF
ErDF met trimestriellement en ligneles données sur la puissance raccordée, le nombre d’installations, et les demandes de raccordement, par région et par énergie.

Source : http://atee.fr/biogaz/observatoire-du-biogaz-en-france

Enfin, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie dispose d’un site dédié au biogaz sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Biogaz,416-.html

  •  Bio-méthanisation à la ferme : un exemple de réalisation en Région Poitou-Charentes

Nous avions signalé l’orientation des autorités en Région Poitou-Charentes en faveur de la maison solaire, de la croissance verte et des technologies de production de biogaz en milieu rural.

Voir : « ISIAS Politique territoriale écologique - Maison solaire, croissance verte et technologie du biogaz en milieu rural sont soutenues en Région Poitou-Charentes ». Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 07 décembre 2013. Source : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article383

Les premières réalisations dans cette région sont entrées en activité à partir de 2013 et les résultats sont encourageants à beaucoup de points de vue pratiques.

La première mini-unité de méthanisation à la ferme de Poitou-Charentes est en marche – D’après les actualités de la Région Poitou-Charentes octobre 2014

La méthanisation ou comment transformer la biomasse agricole en électricité et chaleur « vertes » et en bio-méthane

« La Région Poitou-Charentes agit concrètement en faveur des économies d’énergies et de la production d’énergie décentralisée, plus proche des sites de consommation. La méthanisation en est un bon exemple. Jean-François Macaire, Président de la Région, à inauguré la première mini-unité de méthanisation à la ferme le 3 octobre 2014 à Faye l’Abbesse. La mini-unité de méthanisation à la ferme de l’EARL Giraud, située à Faye l’Abbesse dans les Deux-Sèvres, est entrée en service en juin 2013 et représente une puissance installée de 54 kW électrique. Cette nouvelle unité de méthanisation permet de valoriser le fumier, le lisier, des cultures énergétiques, des menues pailles... Cette biomasse agricole, qui produira l’électricité et la chaleur « vertes », est collectée en circuit court dans un rayon moyen de 20 km ».

Quelle valorisation de la biomasse ?

« L’unité de méthanisation de l’EARL Giraud permet de :

  • produire l’eau chaude de boisson pour les veaux ;
  • sécher la luzerne ;
  • chauffer des habitations voisines.
    La production d’électricité « verte » est vendue à la régie d’électricité SEOLIS. Et les 3.000 tonnes par an de ‘digestat’ [résidus du fonctionnement du digesteur en anaérobiose ou méthaniseur] sont valorisées sur 175 ha de terres pour fertiliser les cultures ».

Les atouts de cette mini-unité de méthanisation de l’EARL Giraud :

« Quelques données chiffrées :

  • vente d’électricité : équivalente à la consommation de 110 foyers ;
  • chaleur valorisée : équivalente au chauffage de 52 maisons ;
  • 3 000 tonnes par an de biomasse agricole méthanisée ;
  • 25 tonnes équivalent pétrole /par an de propane, fioul et électricité pour une autonomie énergétique ;
  • 189 tonnes équivalent CO2 évitées par an, soit l’équivalent de 100 voitures roulant 15 000 km par an ;
  • 19 PME intervenant sur le projet (construction et maintenance), dont 6 PME locales ».

Le saviez-vous ? La méthanisation, ce n’est pas que pour les agriculteurs...

En effet, afin de compléter les unités de méthanisation déjà présentes sur le territoire, la Région Poitou-Charentes a choisi de privilégier l’implantation de sites sur chaque Communauté de Communes. Cette mesure, mise en place pour les collectivités locales, vise à couvrir l’ensemble de la région et ainsi atteindre l’objectif de production d’énergie proche des consommateurs.

Source : http://www.poitou-charentes.fr/actus-region/a-la-une/-/alaune/fa0b6b2a-4ad1-11e4-a527-ab51ea659a0f

  •  Le biogaz dans le cadre de la croissance verte et de l’économie circulaire

    Les technologies qui permettent de récupérer le biogaz à partir des déchets, notamment au niveau des exploitations agricoles, ont été considérées comme susceptibles de répondre aux défis des populations dans les pays en développement. Les réalisations en Chine sur plusieurs décennies constituent un exemple suivi par d’autres pays du sud-est asiatique et, dans une moindre mesure, en Afrique.

Cette mise au point nous donne l’opportunité d’introduire de nouveaux concepts socio-économiques et des orientations scientifiques et techniques appropriées à un renouveau des activités économiques centrées sur la protection de l’environnement, la santé publique et la cohésion sociale avec un meilleur taux d’emplois relocalisés dans les territoires. Les extraits suivants traitent spécialement de la croissance verte et de l’économie circulaire dans lesquelles s’inscrit notamment la production d’énergie renouvelable à partir du biogaz.

Energie – Le biogaz est une aubaine pour le développement du tiers monde Communiqué de presse de l’institut ISIS en date du 20/06/2005

Le biogaz, un sous-produit du traitement des déchets des cours de ferme, a émergé comme une bénédiction pour des pays du Tiers Monde, apportant, nous rappelle ici le Docteur Mae-Wan Ho, des avantages importants en matière de santé, au plan social et pour l’environnement ainsi que des bénéfices financiers.

La version originale de cet article en anglais est accessible par les membres de l’ISIS sur le site : http://www.i-sis.org.uk/BiogasBonanzaFR.php - Version en français sur le site :

Une croissance verte pour les pays en développement - Green Growth for Developing Nations - Rapport de l’ISIS en date du 06/04/2010. D’après le Dr.Mae-Wan Ho. Traduction par Jacques Hallard.

Les pays en développement peuvent passer directement à des économies à faibles émissions de carbone en améliorant l’efficacité énergétique, en adoptant l’agriculture biologique et en installant des équipements d’énergies renouvelables hors réseau à un coût abordable pour les populations, nous dit une agence des Nations Unies.

Source : http://www.i-sis.org.uk/greenGrowthForDevelopingNationsFR.php

La « croissance verte » - Un extrait de l’article Wikipédia

« L’OCDE la définit comme « la voie à suivre pour passer de l’économie actuelle à une économie durable » consisterait à « promouvoir la croissance et le développement tout en réduisant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, en limitant le plus possible la production de déchets et le gaspillage des ressources naturelles, en préservant la biodiversité et en renforçant la sécurité énergétique. Elle nécessite de « découpler » davantage les impacts environnementaux et la croissance économique et d’adopter des modes de consommation et de production plus respectueux de l’environnement tout en réduisant la pauvreté et en améliorant les perspectives des populations en matière de santé et d’emploi »43 Il implique de « faire de l’investissement environnemental une nouvelle source de croissance économique »43 ».

« En France, un « Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte » a été créé en 201044, qui vise à fournir « un diagnostic partagé de méthodes et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte », qui a défini plusieurs périmètres (« activités de la croissance verte ; métiers verts et verdissants »). Au sens large, pour un « périmètre étendu au-delà des seules activités environnementales et prennent en compte les champs du Grenelle de l’environnement », selon l’observatoire (publication 2010), environ 950.000 emplois (en équivalent temps plein) étaient concernés en 2008. Des métiers et des emplois verts sont maintenant identifiés dans le répertoire de Pôle emploi et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles de l’Insee ; et 9 professions vertes ont été identifiées fournissant 132.000 emplois en 200745 ».

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_%C3%A9conomique

« Qu’entend-on par croissance verte ? Débat par rapport à la décroissance  » par Jacques Hallard, vendredi 10 janvier 2014 - ISIAS Economie Ecologie Croissance verte –

« Alors que la notion de décroissance a fait l’objet, depuis le début des années 1970, de nombreux écrits, présentations et discussions, aussi bien dans les mouvements associatifs que dans les cercles académiques, le concept de croissance verte s’est mis en place plus récemment : c’est vers la fin des années 2000 que des textes ont été diffusés et que des prises de position se sont exprimées, apparemment dans les milieux des dirigeants politiques et comme une mise en forme programmatique en vue de contribuer à un développement durable, avec une plus forte visée de nature écologique ».

« Il semble utile de mettre cela en perspective pour examiner quelques réalisations concrètes sur des territoires, pour bien discerner les termes souvent opposés de croissance verte et de décroissance, et aussi pour rechercher les voies et moyens d’actions concrètes afin de contribuer à la transition écologique qui s’avère indispensable et urgente dans tous les domaines des activités humaines et à l’échelle planétaire ».

Plan :
1. Une notion d’abord exprimée par des gouvernants et des politiciens
2. Des institutions internationales et nationales se sont mises au travail
3. La croissance verte pourvoyeuse de nouveaux et nombreux emplois ?
4. Quelques réalisations exemplaires sur des villes et territoires européens
5. Le cas du Danemark engagé en Europe et dans le monde
6. Un courant d’opinion et des personnalités qui prônent la décroissance
7. Une convergence est-elle possible entre croissance verte et décroissance ?
Conclusion

Accès au document complet, avec tous ses liens hyper-textes et ses références.

Source : http://www.isias.lautre.net/IMG/pdf/qu_entend-on_par_croissance_verte_.pdf

{{}}« La croissance économique mondiale ralentit selon le FMI », titrait lefigaro.fr’ le 24 juillet dans un article d e Fabrice Nodé-Langlois, mis à jour le 24/07/2014.– « La croissance économique mondiale sera un peu moins vigoureuse cette année que ne le prévoyait le Fonds monétaire international (FMI) qui a légèrement abaissé mardi ses prévisions de croissance économique mondiale, évoquant des risques de ’stagnation’ dans les pays riches et l’aggravation des tensions géopolitiques en Ukraine ou au Moyen-Orient ». La faible reprise économique dans la zone euro y est explicitement rappelée.

Article complet sur le site : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/07/24/20002-20140724ARTFIG00280-la-croissance-economique-mondiale-ralentit-selon-le-fmi.php

« Le FMI abaisse ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2014 », déclarait ‘L’Expansion.com’ avec AFP dans un article publié le 07/10/2014 à 15:37 – « Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement abaissé mardi ses prévisions de croissance économique mondiale, évoquant des risques de ’stagnation’ dans les pays riches et l’aggravation des tensions géopolitiques en Ukraine ou au Moyen-Orient ». Il y était souligné que les Etats-Unis et la Chine sont encore les deux moteurs de la croissance mondiale mais que les BRICS calent sur ce plan. Voir l’article complet sur le site : http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-fmi-abaisse-ses-previsions-de-croissance-economique-mondiale-pour-2014_1608946.html

Accès à des articles sélectionnés sur ‘croissance économique mondiale (A‘ l’aide de Goggle le 04/08/2015 pour mise à jour)

Croissance du PIB (% annuel) - La Banque mondiale donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.KD.ZG Taux de pourcentage annuel de croissance du PIB aux prix du marché basé sur ... brute de tous les producteurs résidents d’une économie plus toutes taxes sur ... ‎2005-2009 - ‎Croissance du PIB (% annuel) - ‎1990-1994 - ‎1980-1984

Les pays développés, nouveaux moteurs de la croissance ... www.lefigaro.fr/.../20002-20150413ARTFIG00017-les-pays-developpes-n... 13 avr. 2015 - Les États-Unis et l’Europe voient leur croissance s’accélérer. A l’inverse, de ... Changement de moteur pour l’économie mondiale ! En 2015 et ...

Le FMI révise à la baisse sa prévision de croissance ...ww.lefigaro.fr/.../20002-20150709ARTFIG00158-le-fmi-revise-a-la-baiss... 9 juil. 2015 - Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’ensemble de l’économie mondiale, les 189 ...

Le FMI abaisse ses prévisions de croissance économique economie.jeuneafrique.com/.../23940-le-fmi-abaisse-s... - La description de ce résultat n’est pas accessible à cause du fichier robots.txt de ce site. En savoir plus

La conjoncture économique mondiale en 10 graphiques www.coe-rexecode.fr › ... › La conjoncture en 10 graphiques - 13 juil. 2015 - Croissance du PIB mondial en volume ; Production industrielle (Monde, Etats-Unis, Pays émergents, Zone euro) ; Exportations mondiales ...

Croissance économique — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_économique La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens ... Contribution (en points) de la croissance des pays à celle mondiale (2011) ...

[PDF] Perspectives de l’économie mondiale, Croissance ... - IMF https://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2015/01/pdf/textf.pdf 13 janv. 2015 - Les Perspectives de l’économie mondiale (PEM) sont une étude des ... nomie mondiale : Croissance inégale — facteurs à court et long terme.

Le Fonds monétaire international reste pessimiste sur la ... www.lemonde.fr/economie-mondiale/.../le-fonds-monetaire-international... 20 janv. 2015 - Au-delà même des chiffres de la croissance mondiale, révisés à la ... de la mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale (PEM)

Ces actualités nous éclairent sur la croissance économique dont on parle tant pour solutionner les problèmes rencontrés dans de nombreux pays occidentaux : il est clair que le taux de croissance économique des décennies passées n’est pas tenable dans un monde fini en dimension et limité en ressources primaires essentielles de toutes sortes. Les nouvelles alternatives à mettre en route sont rendues impérieusement nécessaires et elles doivent s’appliquer de manière urgente.

Mais de nouvelles orientations sont néanmoins en marche pour des reconversions technologiques importantes, plus durables dans différents domaines, pour faire croître, en remplacement des anciennes filières, des secteurs d’activités émergentes qui pourront apporter une contribution différente à l’économie, tout en satisfaisant les besoins essentiels de nos contemporains, mais sans hypothéquer le destin des générations futures : ce nouveau paradigme est maintenant désigné par l’appellation de croissance verte, comme nous l’avons détaillé ci-dessus.

La part des contributions avec la production de biogaz dans les milieux ruraux ne peut que s’accroître par la mise en place du recyclage des déchets à la source, et d’une façon étendue sur de larges territoires, conférant à ceux-ci plus d’autonomie en matière énergétique, tout en améliorant le contexte sanitaire, écologique et environnemental. Par principe, la production de biogaz à la ferme ne peut que servir la nouvelle économie circulaire qui se met naturellement en place.

« L’économie circulaire, en circuit fermé, ‘Cradle to Cradle’, et la nouvelle ‘Naturophilie’ » par le Dr. Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, lundi 10 janvier 2011 - ISIS Economie Durabilité Recyclage
Une nouvelle considération, plus soucieuse et plus respectueuse de la nature, est maintenant partagée par les dirigeants partisans du développement durable : leurs idées commencent à trouver grâce dans les couloirs du pouvoir.
Article complet sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article23

« Vivre de façon vraiment écologique et avec des cycles en boucles fermées » par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, jeudi 19 janvier 2012 - ISIS Economie Ecologie - La nouvelle économie véritablement écologique doit être modelée et intégrée au sein de l’économie circulaire de la nature, pour générer et régénérer des revenus et des richesses pour les populations et pour la planète.

Article complet sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article204

« L’économie circulaire à la mode à Davos » par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, lundi 11 mars 2013 - ISIS Economie -
L’économie circulaire est entrée dans le monde des affaires comme une réponse à la crise économique mondiale, mais sauvera-t-elle vraiment le monde ? Dr Mae-Wan Ho

Article complet sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article290


Manifestation ‘Biogaz Europe 2015’ à Nantes France

La version antérieure de notre article signalait cette manifestation (ci-dessous). Nous donnons à la suite, avec cette version mise à jour, les documents qui sont maintenant accessibles

Cette 5ème édition de Biogaz Europe se déroulera à Nantes du jeudi 19 au vendredi 20 mars 2015, au Parc des Expos de Nantes - Un salon et un colloque dédiés au biogaz.

Liens utiles : Programme 2015 Exposer Visiter Editions précédentes

Cette année, l’événement est organisé en parallèle du Salon Bois Energie et HYPAC Expo, offrant d’importantes synergies dans un contexte de convergence énergétique avec la chaîne de valeur biogaz.

Pourquoi venir sur Biogaz Europe 2015 ?

  • 150 exposants et sociétés représentées de premier plan, attendus ;
  • Plus de 7 000 visiteurs professionnels attendus sur les trois évènements en parallèle : professionnels du secteur de l’énergie, responsables politiques, collectivités locales, chargés de projet hydrogène, biogaz et bois énergie ;
  • Un programme d’activités riche : conférences, convention d’affaires internationale, visites techniques ...
    De nombreux acteurs clefs, dont Biogaz Vallée®, seront présents sur le Salon et communiquent activement auprès de leurs réseaux. Cette 5ème édition de Biogaz Europe se déroulera à Nantes.

Biogaz Europe vous permet d’obtenir une information complète pour tous vos projets de méthanisation agricole, qu’ils soient à la ferme ou collectifs. Sans oublier les nombreux fabricants et fournisseurs de solutions, permettant d’avoir rapidement un aperçu global de ce que la filière biogaz propose actuellement.

Trois salons réunis

‘Biogaz Europe 2015’mise sur les synergies et rassemble, cette année, 3 événements majeurs dans un contexte de convergence énergétique :

  • Salon Bois Energie 19-22 mars : toute la filière du bois énergie, de la forêt à la flamme
  • Biogaz Europe 19-20 mars : l’évènement précurseur de la filière biogaz en France
  • HYPAC Expo 19-20 mars : l’évènement pionnier des solutions hydrogène énergie & piles à combustible
    Ne manquez pas ce rendez-vous précurseur de toute la filière biogaz ! Plus d’informations sur www.biogaz-europe.com

Source : http://www.biogazvallee.eu/membres-du-cluster/actualite-du-cluster/evenements/2015/biogaz-europe-2015.html?PHPSESSID=epfqvpga27qi9d8flb40bicv05

Mise à jour sur ‘Biogaz France 2015’ à Nanats

Des conférences plénières ont eu lieu chaque matinée dans la salle de conférence Loire ou Erdre du Grand Palais. Ces conférences étaient complétées par des ateliers techniques plus ciblés l’après-midi, ayant lieu dans la salle de conférence Erdre et dans la salle Maine adjacente. Des conférences ciblées bois énergie et hydrogène/piles à combustibles ont également eu lieu dans le Grand Palais.


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Biogaz Europe

Salon Bois Energie

Hypac Expo

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Jeudi 19 mars Vendredi 20 mars Deux jours

Jeudi 19 mars

Vendredi 20 mars Deux jours

Jeudi 19 mars

Vendredi 20 mars Deux jours

Jeudi 19 mars

Vendredi 20 mars Deux jours

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{{}} 19 mars 10:00 10:30 Inauguration {{}} Salle Loire {{}}
19 mars 10:00 12:00 Les Exposants parlent - et présentent leurs nouveautés 2015 !

Avec la participation de : HoSt, France Biogaz Valorisation, Biogas View, Xergi, GreenCREATIVE, S3D

Forum Hall 2
{{}} 19 mars 10:30 13:00 Conférence plénière ’Bioénergies, hydrogène et piles à combustible : vers une convergence des énergies ?’

Présentation de scénarios de prospective à moyen / long terme, avec témoignages d’applications à des territoires.

Avec la participation de l’ADEME, négaWatt, Air Liquide, GrDF, GRTgaz, CCI Pays de la Loire, SyDEV Vendée et AILE.

{{}} Salle Loire {{}}
19 mars 13:30 15:45 Atelier ’Synergies entre les filières biogaz, bois énergie et hydrogène & piles à combustible’

Illustrations concrètes de projets faisant le lien entre ces différentes filières (production d’hydrogène à partir de bioénergies, power to gas et valorisation des bioénergies par Piles à Combustible).

Avec la participation de IMN Nantes, RECORD, Fraunhofer ICT-IMM, Albhyon, Xebec, Schmack Carbotech, S3D, CEA-Liten

Conf. Hypac
{{}} 19 mars 13:30 15:30 Atelier AFG & GDF-Suez sur le ’BioGNV’

Cadre réglementaire, étude de cas de la filière Suédoise, petite épuration, points de vue de constructeurs de véhicules et perspectives de déploiement en France. Avec la participation de l’ADEME, GrDF, Agence de l’énergie du Sud-Est de la Suède, Astrade, SEMAT, AFGNV

Salle Erdre {{}}
19 mars 13:30 15:00 Atelier Chambres d’Agriculture ’Méthanisation en voie liquide ou sèche : quels critères de décision ?’

Avec la participation des Chambres d’Agriculture, collectif agricole de Doué la Fontaine, SAS St Georges Methagri, Naskéo Méthajade, Arkolia

Salle Maine
{{}} 19 mars 14:00 16:00 Les Exposants parlent - et présentent leurs nouveautés 2015 !

Avec la participation de BDI BioGaz, Biogaz Vallée, Ledjo Energie, Biogaz PlanET, Hyes Conseil

{{}} Forum Hall 2 {{}}
19 mars 15:30 16:30 Remise des prix du Concours de l’Innovation Biogaz Europe Salle Maine
{{}} 19 mars 16:00 17:30 Atelier AFG & GDF-Suez sur ’l’injection de biométhane dans le réseau’

Avec la participation de l’ADEME, AgriBiométhane*, GDF-Suez, AAMF, Chambre d’Agriculture*.

Cloture de la session par M. Jean Grellier, Député des Deux-Sèvres et Président du Groupes d’études Développement de la méthanisation de l’Assemblée Nationale

Salle Erdre {{}}
20 mars 10:00 12:00 Conférence ’Panorama des filières biogaz en Europe’

Panorama des filières biogaz en Europe, zoom sur le cas de l’Allemagne, de la petite méthanisation et de la valorisation de la chaleur, et préconisations pour la France. Avec la participation de l’ADEME, Office Franco-Allemand des Energies Renouvelables, TRAME, DHC+ Technology Platform, Club Biogaz ATEE, EREP

Salle Erdre
{{}} 20 mars 10:00 12:00 Les Exposants parlent - et présentent leurs nouveautés 2015 !

Avec la participation de BDI BioGaz, GreenCREATIVE, Nenufar, Xergi, 3EI, Vogelsang France

{{}} Forum Hall 2 {{}}
20 mars 13:30 15:00 Atelier Ademe ’Analyse des risques d’un projet de méthanisation’

Présentation des bonnes pratiques pour une meilleure maîtrise des risques techniques, économiques ou humains. Avec la participation de : ADEME, Décid&Risk, CER France et OpteamRH

Salle Erdre
{{}} 20 mars 13:30 15:00 Atelier AILE ’Retours d’expérience de stratégies territoriales de développement de la méthanisation’

Avec la participation du Conseil Général de la Sarthe, GAL Layon Saumurois, Chambre d’Agriculture du Maine-et-Loire et Vendée Energie

{{}} Salle Maine {{}}
20 mars 15:00 16:00 Présentation du projet Combine

Valorisation des fauches de bords de route combinant méthanisation et production de combustible solide. Présentation suivie d’une démonstration du prototype en exposition sur le Salon.

Salle Maine
{{}} 20 mars 15:30 17:00 Atelier Biogaz Vallée® ’Digestat : retour au sol, panorama européen et retour d’expérience concret’

3 présentations qui permettent d’appréhender les problématiques liées au digestat sur l’évolution de la matière organique dans le sol, une comparaison européenne des législations, des pratiques et des techniques, ainsi qu’un retour d’expérience du traitement de digestat après 1 an de fonctionnement.

Avec la participation de : Chambre d’Agriculture de Maine-et-Loire, AILE, K-Révert, Biogaz Vallée®

{{}} Salle Erdre {{}}

Source : http://www.biogaz-europe.com/Programme_482.html?f3=BGZ15

ANNEXES

 Annexe 1 - Organisation professionnelle F.N.P.S.M.S.

La F.N.P.S.M.S. est l’Interprofession de la production de semences de maïs et de sorgho qui regroupe d’une part, les agriculteurs multiplicateurs réunis au sein de l’A.G.P.M. MAÏS SEMENCE, section spécialisée de l’A.G.P.M., et d’autre part, les entreprises semencières réunies au sein de la Section Maïs de l’UFS (Union Française des Semenciers). Ensemble, ils gèrent la production française et contribuent au développement sur les marchés intérieur et extérieur.
La F.N.P.S.M.S. est ainsi le carrefour, le lieu d’échange, de concertation et d’actions des deux familles qui la composent. Assurant une mission syndicale et une mission de représentation auprès des instances nationales et européennes, la F.N.P.S.M.S. a pour objectif d’organiser et de développer la production française de semences de maïs et de sorgho en termes économique, technique et règlementaire, mais aussi d’assurer sa promotion dans l’Union Européenne, voire dans certains pays tiers.

Ces objectifs se déclinent en 6 axes : * Organiser la production de semences de maïs entre les agriculteurs multiplicateurs et les entreprises semencières dans un cadre interprofessionnel portant sur les conditions et contrats de production et leurs modalités économiques.
* Réaliser pour le compte du Service Officiel de Contrôle et de Certification (SOC) du Ministère de l’Agriculture toutes les opérations techniques et administratives conduisant à la certification officielle des semences produites en France.
* Développer des actions économiques et de recherche technique permettant d’améliorer la compétitivité de la filière et ses parts de marché dans l’Union Européenne et les Pays Tiers.
* Contribuer à la défense de la plante maïs et des intérêts des producteurs de maïs aux côtés de l’A.G.P.M.
* Promouvoir par des démarches de qualité et promotionnelles les caractéristiques des semences de maïs produites par son réseau.
* Participer au développement d’alliances et de partenariats avec différents pays de l’Union Européenne à 27, afin de développer la place du maïs grain et fourrage et par conséquent le marché des semences de maïs. Source : http://www.agpm.com/pages/organisation_professionnelle.php


Annexe 2 - EurObserv’ER

D’après l’introduction d’un article de Wikipédia, « EurObserv’ER est un consortium spécialisé dans le suivi du développement des énergies renouvelables dans l’Union européenne. Créé en 1999 par Observ’ER, l’Observatoire des énergies renouvelables en France, il est composé de cinq autres partenaires : ECN (The Energy research Centre of the Netherlands), IEO (EC BREC Institute of Renewable Energy Ltd), RENAC (Renewables Academy AG), FS (Frankfurt School of Finance and Management) and IJS (Institut Jozef Stefan) ».

« Le consortium publie des baromètres qui mesurent l’état de développement des énergies renouvelables (EnR) et leurs impacts dans chaque État membre, à l’aide d’une gamme d’indicateurs énergétiques et socioéconomiques. Les études EurObserv’ER couvrent l’ensemble des secteurs et technologies des EnR : le photovoltaïque, l’éolien, la biomasse, l’hydraulique, le solaire thermique et concentré, les énergies marines, la géothermie, les biocarburants, les biogaz et les déchets urbains1. Un rapport annuel de l’état des EnR en Europe résume les baromètres en y incluant un volet emplois et chiffre d’affaires ainsi que des études de cas2 ».

« EurObserv’ER diffuse gratuitement des informations destinées au grand public ainsi qu’à de nombreux acteurs tels que les décideurs politiques, les industriels et les journalistes. Le projet EurObserv’ER est cofinancé par le Programme Énergie Intelligente Europe, l’Ademe et la Caisse des Dépôts… ».

Article complet sur : . http://fr.wikipedia.org/wiki/EurObserv%27ER

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ANNEXE 3 – Dossier - Le Plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) Accueil > Magazine > Dossiers > 29/03/2013

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ont présenté vendredi 29 mars 2013 le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote. Ce plan a pour objectif de permettre un meilleur traitement et une meilleure gestion de l’azote et d’accélérer le développement de la méthanisation à la ferme.

La méthanisation à la ferme offre d’importantes opportunités : production d’énergie renouvelable, réduction du coût des intrants, dynamique de territoires, autant de pistes pour répondre aux enjeux environnementaux et énergétiques de notre pays.

Le Plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) (PDF - 2.3 Mo)

Pourquoi un plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) ?

L’azote est un élément indispensable à l’agriculture pour la fertilisation des cultures et la nutrition animale. Mais il peut être source de pollution (gaz à effet de serre, dégradation de la qualité de l’air et de l’eau). La méthanisation à la ferme est une des solutions pour répondre à cet enjeu environnemental : elle permet de conserver l’azote contenu dans certains sous-produits de l’exploitation et de l’exporter, sous certaines conditions. Ce faisant, elle produit une énergie renouvelable et s’inscrit ainsi pleinement dans le défi de la transition énergétique.

Quels sont les objectifs du plan EMAA ?

Le plan EMAA comporte deux axes complémentaires ’Azote’ et ’Méthanisation’. Il vise : :

à gérer l’azote dans une logique globale sur les territoires, en valorisant l’azote organique, en particulier celui issu des effluents d’élevage, et en diminuant la dépendance de l’agriculture française à l’azote minéral.

à développer la méthanisation collective de taille intermédiaire dans les exploitations agricoles. L’objectif est que la France compte 1.000 méthaniseurs en 2020 contre 90 fin 2012.

Le plan EMAA s’inscrit dans le prolongement du Projet Agro-écologique pour la France :

Connaitre : capitaliser les nombreuses initiatives actuellement menées pour les rendre mobilisables par le plus grand nombre ;

Diffuser : s’appuyer sur la diversité des acteurs et des initiatives pour lever les freins à la valorisation de l’azote organique ;

Inciter : privilégier les approches collectives, accompagner les agriculteurs innovants et favoriser la conversion vers de nouveaux systèmes de production plus respectueux de l’environnement

Le plan répond également aux objectifs stratégiques de la nouvelle politique des énergies renouvelables en France fixés lors de la Conférence Environnementale :

la simplification des règles administratives
la stabilité des aides, des dispositifs fiscaux et du système des tarifs d’achat ;
un soutien public fort à l’innovation

Lire le projet agro-écologique pour la France
En savoir plus sur la démarche Produisons Autrement
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Le plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote vise à contribuer à lever les obstacles au développement de la méthanisation à la ferme en France. Lire le rapport CGAAER/CGEDD publié en novembre 2012 ’Freins au développement de la méthanisation dans le secteur agricole’ (PDF - 5.4 Mo)

1 000 méthaniseurs à la ferme en 2020 : Delphine BATHO et Stéphane LE FOLL lancent le plan ’Énergie Méthanisation Autonomie Azote’

29/03/2013

Source : http://agriculture.gouv.fr/Plan-Energie-Methanisation

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 19/10/2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ex-professeure des écoles

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Energies renouvelables Biogaz Agriculture La production de biogaz à la ferme se développe.5 - Mis à jour le 04/08/2015)