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"L’homéopathie est mise à la disposition de toutes les catégories de populations" par la Dr Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard

mardi 22 septembre 2015, par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Médecine Santé
L’homéopathie est mise à la disposition de toutes les catégories de populations
L’homéopathie peut être intégrée en tant que prestation de santé publique la plus abordable financièrement, tout en étant efficace en toute sécurité, grâce à une approche thérapeutique standardisée et spécifique qui peut traiter efficacement toutes les maladies, dont les cancers, et qui ouvre la porte à des essais cliniques contrôlés et à des recherches scientifiques. Dr Mae-Wan Ho

Rapport de l’ISIS en date du ISIS 03/12/2014
Une version entièrement référencée et illustrée de cet article intitulé Homeopathy for the Masses French, est affichée et accessible par les membres de l’ISIS sur le site http://www.i-sis.org.uk/Homeopathy_for_the_Masses.php et elle est également disponible pour le téléchargement ici

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 L’homéopathie classique

Les remèdes homéopathiques sont basés sur ’ce qui est comparable » [principe de similitude] ; ils imitant la nature avec l’utilisation de médicaments capables de produire une maladie artificielle similaire. Elle a été inventée par le médecin allemand Samuel Hahnemann (Meissen, Saxe Allemagne 1755 – Paris 1843) qui a publié l’ouvrage ‘Organon der Heilkunst (1810) [dans lequel il expliqua la théorie de l’homéopathie. Hahnemann publia 5 éditions, dont la dernière, en 1833 ; une 6e édition, inachevée, fut découverte après la mort de Hahnemann, mais ne fut pas publiée avant 1921. L’Organon fut publié en de nombreuses langues, dont le français sous le titre : ‘Exposition de la doctrine médicale homéopathique ou Organon de l’art de guérir’, 1845]. .

Le médecin allemand Samuel Hahnemann travailla à l’élaboration des méthodes et des principes d’un système médical auquel il donna le nom d’« homéopathie » [1].

La preuve de l’efficacité des médicaments homéopathiques est apportée en testant les symptômes produits chez des sujets sains et en appliquant les médicaments aux patients qui présentent des symptômes similaires dans leurs maladies et affections.

Les médicaments sont fabriqués à partir d’extraits de diverses plantes, de sels, de produits animaux, ou de minéraux et d’autres ressources naturelles, et par dilution de la teinture mère extraite ou des matières brutes.

Les solutions sont diluées en série et avec des succussions (c’est-à-dire qu’elles sont vigoureusement secouées) jusqu’à ce que la « puissance » désirée soit atteinte ; plus la dilution est élevée, plus le produit est potentiellement puissant. L’extrait est brut ou légèrement dilué lorsque les préparations sont ingérées par des volontaires en bonne santé ; il produit des symptômes qui imitent diverses maladies. Un autre principe de l’homéopathie est qu’elle traite la personne entière, dans sa globalité, et que le traitement est individualisé pour chaque patient concerné.

L’individualisation des traitements recommandés aux patients signifie que les consultations sont étendues dans le temps (et donc qu’ils occasionnent des frais élevés) ; de plus, il n’existe pas deux homéopathes qui arrivent à s’entendre sur la durée du traitement pour le même patient. Il n’est donc pas surprenant que l’homéopathie classique n’ait pas de traitement spécifique pour une maladie particulière désignée par son nom.

 Les protocoles Banerji

Prasanta Banerji et Pratip Banerji, un père et son fils, sont tous deux médecins en charge d’une longue pratique de l’homéopathie à Kolkata (anciennement Calcutta), située dans la partie orientale de l’Inde [2]. Je les ai rencontré lors d’une conférence récente à Dreibergen, Pays-Bas, où nous étions invités pour présenter une communication.

Au lieu d’adhérer à la doctrine classique des traitements individualisés, cette famille de médecins a rationalisé et standardisé les traitements basés sur quatre générations d’expérience avec l’homéopathie, en commençant par l’arrière grand-père qui a commencé à étudier l’homéopathie il y a plus de 150 ans, lorsque cette personne avait juste 50 ans. En conséquence, le traitement est maintenant beaucoup plus abordable pour les millions de personnes qui en ont besoin, en particulier dans le monde en développement.

Les Banerjis n’ont aucun doute sur le fait que l’homéopathie soit idéale pour être utilisée comme « la médecine du peuple ». Mais cette méthode n’a pas été suffisamment étendue et retenue, parce que les essais cliniques appropriés, en utilisant des protocoles standardisés de traitement, ne peuvent pas toujours être effectués ; il en résulte que l’efficacité de l’homéopathie est régulièrement contestée et rejetée par la médecine ‘traditionnelle’ [ou plutôt celle qui est pratiquée de façon dominante dans la plupart des pays de culture occidentale], d’une part et, pire encore, parce qu’il y a un risque pour que l’homéopathie soit reléguée dans les archives de l’histoire, d’autre part.

Dans un changement radical de l’homéopathie classique, les ‘Protocoles Banerj’ prescrivent des médicaments spécifiques pour des maladies particulières. Les maladies sont diagnostiquées en utilisant des méthodes scientifiques modernes à la pointe de la technologie et des équipements médicaux. Avec la disponibilité de nouvelles techniques telles que l’échographie, la tomodensitométrie, l’imagerie par résonance magnétique, les biomarqueurs du cancer et d’autres tests, les Banerjis ont pu rationaliser davantage les protocoles de traitement qu’ils ont mis au point.

L’homéopathie est très populaire en Asie, notamment en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka. En Inde aujourd’hui, il y a 162 collèges universitaires [facultés de médecine] qui enseignent l’homéopathie et plus de 200.000 praticiens, ce qui représente la plus grande concentration d’homéopathes dans le monde. Une estimation prudente est que 100 millions de personnes utilisent l’homéopathie pour se soigner [3].

Le nombre réel est beaucoup plus grand, car de nombreux enseignants et étudiants se sont formés dans ces types de traitements abordables financièrement et faciles à administrer par les patients ; il faut noter qu’en Inde, 70% de la population vivent dans des villages et des zones rurales où ils ont un accès limité aux installations médicales conventionnelles qui sont onéreuses.

[On peut aussi consulter une sélection d’articles sur les Protocoles Banerji en homéopathie en se reportant à l’annexe 1 à la suite de cet article de l’ISIS traduit en français].

 Un bref historique de l’homéopathie en Inde et les Protocoles Banerji

Les Protocoles Banerji ont commencé à se développer dans la famille peu de temps après que l’homéopathie ait atteint l’Inde. Dès 1870, des missionnaires allemands sont arrivés au Bengale [dans la partie orientale de l’Inde], et ont distribué des remèdes homéopathiques parmi les pauvres. L’élite a reconnu lentement leur efficacité et de nombreux fonctionnaires, ainsi que les personnels militaires sont devenus des homéopathes amateurs. Les enseignants ont aussi eu accès à la ‘materia medica’ homéopathique et ils ont commencé à faire des prescriptions dans leurs communautés villageoises. [Voir aussi ‘Indian Renaissance of Homeopathy’ sur le site suivant : http://www.homoeotimes.com/april07/html/Hahnemann_Saikat.htm ].

Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, certains dispensaires homéopathiques ont été ouverts au Bengale et dans la partie sud de l’Inde. Le pionnier à Calcutta était Rajendralal Dutta (1818-1889). Issu d’une famille de lettrés et aristocratique au Bengale ; il fit appel à un médecin français pour être en charge d’un hôpital homéopathique et dispensaire à Calcutta. Mais l’entreprise a échoué et Rajen Dutta a dû assurer le travail lui-même et il a alors commencé à pratiquer l’homéopathie. Il avait de nombreux patients illustres, y compris le grand réformateur social Pandit Ishwar Chandra Vidyasagar [1820-1891] qu’il guérit de migraine, et le Raja Radhakanta Dev Bahadur, qu’il guérit d’un ulcère gangréneux, ce qui avait fait sensation à l’époque.

Rajendralal Dutta réussit à persuader Mahendralal Sircar [1833-1904] un médecin sceptique, de mettre à l’épreuve l’homéopathie. Ils ont constaté que les médicaments homéopathiques étaient efficaces, même lorsque les médicaments conventionnels de Sircar avaient échoué. Sircar se convertit alors et un certain nombre de médecins allopathes suivirent son exemple et commencèrent à pratiquer l’homéopathie. Le ‘Medical College’ pour l’homéopathe fut créé en 1881 à Calcutta et ce fut la première école de médecine homéopathique en Inde.

Peu à peu, des dispensaires homéopathiques se sont ouverts dans d’autres villes comme Bénarès (maintenant Varnasi) et Allahabad, et au début du 20ème siècle, l’homéopathie s’était répandue dans toute l’Inde.

En 1973, le gouvernement de l’Inde a reconnu l’homéopathie par la mise en place du Conseil central de l’homéopathie pour réguler son enseignement et ses pratiques.

Maintenant, les homéopathes qualifiés enregistrés peuvent pratiquer l’homéopathie en Inde. C’est probablement le système le plus populaire de la médecine en Inde, en raison de sa facilité d’administration à la maison et par le fait qu’elle est abordable pécuniairement.

Le grand-père de Pratip, Preshnath Banerji, était le neveu de Pundit Ishwarchandra Vidyasagar, le réformateur social dont la migraine avait été guérie par l’homéopathie et qui était devenu un fervent adepte de l’homéopathie par la suite. Pareshnath a commencé dans sa clinique de bienfaisance en 1918 dans le village isolé de Mihijam, situé à la frontière de l’Etat de Bihar (maintenant Jharkhand) et il est rapidement devenu une légende. Il avait un succès phénoménal dans le traitement de toutes sortes de maladies.

Il traitait ses patients gratuitement et il avait à faire face à un grand nombre de patients chaque jour. Il avait constaté que les remèdes homéopathiques spécifiques pouvaient guérir environ 80% de ses patients souffrant de maladies courantes ; ce qui fait que sa clinique était connue comme ’rapide comme l’éclair’. Pour les 20% de patients restants, il avait apporté une attention particulière aux symptômes décrits par les patients eux-mêmes. Il n’avait pas toujours adhéré à la maxime de Hahnemann de « simple, unique et minimum », mais il prescrit des mélanges de médicaments ou des répétitions fréquentes des médicaments en cas de besoin.

Les protocoles Banerji sont donc le résultat de l’expérience accumulée et des observations minutieuses sur l’interaction entre les patients et le médecin, et traduite en un système normalisé de prescriptions, dans le but de simplifier un système médical très complexe et en utilisant des médicaments très dilués. C’est cette expérience accumulée et l’application de traitements standardisés qui rendit l’approche de Banerjis unique.

 Le traitement de masse pour les cancers

Les protocoles Banerji existent pour toutes sortes de maladies, mais c’est dans le traitement des cancers qu’ils ont acquis une reconnaissance internationale. Pratiquement toutes les études cliniques sur les résultats de traitement du cancer utilisent l’homéopathie comme complément à la chimiothérapie ou la radiothérapie conventionnelle, pour atténuer les effets secondaires et améliorer la qualité de vie des patients. Les Protocoles Banerji ont été déployés pour le traitement des cancers dans les cliniques de Kolkata depuis des années, et souvent après des traitements allopathiques classiques qui avaient échoué.

Les cliniques de Kolkata reçoivent une moyenne de 1.000 à 1.200 patients par jour, et 15 à 20% d’entre eux souffrent d’un cancer. Actuellement, les patients de plus de 120 pays utilisent les protocoles Banerji pour traiter le cancer à travers le site web suivant :www.pbhrfindia.org , afin d’obtenir un avis médical en ligne et un traitement. Chaque type de cancer, à chaque stade de sa manifestation a été traité dans leur clinique.

La majorité des patients optent seulement pour le traitement Banerji sans les traitements conventionnels, mais il y a aussi des patients qui utilisent les médicaments Banerji comme thérapie d’appoint [complémentaire] en même temps ou après que les traitements conventionnels aient échoué. Les patients sont souvent à la recherche de soulagement des effets secondaires de la chimiothérapie conventionnelle et / ou de la radiothérapie. Les protocoles Banerj sont normalisés pour les différents types de cancers, et ils sont personnalisés en fonction de l’emplacement et le type de tissu.

Un ensemble de médicaments de base se compose d’une ligne de traitement, mais une seconde ligne et une troisième ligne sont disponibles dans les cas qui ne répondent pas à la première ligne.. En outre, des allégements palliatifs sont fournis par des médicaments prédéfinis pour les symptômes du patient, afin d’améliorer sa qualité de vie.

Pratip Banerji m’a dit que les frais d’une consultation type sont d’environ 10 € pour Prasanta Banerji et 5 € pour lui-même. Ce n’est certainement pas hors de portée pour les gens, même pour les personnes pauvres (le salaire moyen en Inde en 2013 était de 6.400 € [4] et le salaire minimum de 1.347 € [5]).

Les cliniques sont privées, sans aucun financement provenant du gouvernement, dont le seul rôle est de leur donner la licence. Les remèdes sont complètement standardisés et produits par une société pharmaceutique homéopathique indienne. Les Banerjis forment de nombreux homéopathes qui mettent en place des cabinets pour eux-mêmes dans toute l’Inde.

La Dr. Prasanta Banerji Homeopathy Research Foundation’ ou PBHRF (Fondation de la recherche en Homéopathie du Dr Prasanta Banerji) met en œuvre une base de données électronique sur le traitement et la réponse de tous les cas de cancers et d’autres maladies mortelles qui sont traitées dans leur clinique. La Fondation maintient une base de données qui est mise à jour en utilisant un réseau informatique de pointe avec un serveur haut de gamme et composés de cinq nœuds.

Il y a plus de 30.000 cas répertoriés sur la base de données, à partir de plus d’un demi-million de visites enregistrées. Les données se composent d’environ 64 types de cancers par endroit, y compris les quatre cas de cancers du cœur. C’est une initiative de recherche en cours qui a débuté en 2002, mais qui comprend aussi les cas d’avant 2002. La PBHRF collabore actuellement avec les meilleurs établissements des États-Unis, y compris avec le National Cancer Institute pour exploiter les données et utiliser l’information pour mieux comprendre les domaines de l’efficacité thérapeutique, et pour affiner et perfectionner ainsi les protocoles.

L’ensemble des données rétrospectives globales qui ont été agrégées, ont été recueillies de 2004 à 2013 sur 24.204 patients, avec toutes les variétés de cancers traités et qui montrent que 50% des cancers ont complètement régressé ou se sont améliorés, que 28% se sont stabilisés et que 7% à 15% des cas se sont aggravés ou que les patients sont décédés. Sue une période d’une année, entre janvier 2013 et décembre 2013, 3.559 nouveaux cas de cancers ont été traités pour 55 types différents de cancers, parmi lesquels 19% étaient une tumeur cérébrale / cancer, 13% un carcinome bronchique, et 7% des cancers du sein.

Les données rétrospectives collectées sur une période d’un an sur des patients traités pour le poumon, le cerveau et les cancers de l’œsophage, ont montré des régressions complètes variant de 22 à 32% (figure 1).

Figure 1 - Résultats des traitements de 1.132 cas de cancers du poumon, du cerveau et de cancers de l’œsophage, entre août 2006 et août 2007

En 1997, les ‘National Institutes of Health’ aux États-Unis ont demandé à la Fondation PBHRF de produire des documents sur leurs succès dans le cadre du programme ‘Best Case Series’ pour évaluer les données cliniques des praticiens de santé alternatifs.

La Fondation PBHRF a présenté des dossiers complets des cas guéris en 1997, et leur présentation des cas a été acceptée après un examen détaillé qui a été réalisé par l’Institut national du cancer en 1999. Ils ont fait une présentation de 6 heures à un Groupe consultatif sur le cancer de 17 membres, qui comprend des spécialistes du cancer de tous les principaux centres américains du cancer, tels que l’Institut du cancer de Washington, le Centre sur le cancer ‘MD Anderson’ de l’Université du Texas, le Centre du cancer du ‘Memorial Sloan Kettering’, ainsi que le centre médical Johns Hopkins. Le jury a accepté la présentation à l’unanimité, et l’ensemble des cas rapportés et présentés a été publié en 2008 [6].

Depuis lors, la Fondation PBHRF a reçu beaucoup de visiteurs de marque des États-Unis. Les Banerjis [père et fils] ont également été impliqués dans des projets de recherche en collaboration avec des instituts américains, y compris avec le Centre du cancer MD Anderson de l’Université du Texas, l’Université de Columbia, le Centre médical de l’Université du Kansas et bien d’autres. Les Banerjis ont été invités depuis 1977 à présenter leur travail à de nombreuses conférences et colloques internationaux.

En 2008, une équipe de trois membres seniors pour le soutien de patients atteints de cancers, venue d’Espagne, a rendu visite à la Fondation PBHRF pendant une semaine pour obtenir des connaissances de première main sur les protocoles Banerji. Deux d’entre eux ont occupé des postes supérieurs à l’Université de Barcelone, tandis que le troisième gère un portail web basé à Valence en Espagne, pour apporter un appui en cas de cancer ; le site compte près d’un million de visiteurs chaque année.

La réponse des homéopathes espagnols, des pharmaciens et des patients qui avaient été soumis aux Protocoles Banerji, a été très enthousiaste.

 Le mode d’action des médicaments homéopathiques

Les Banerjis [père et fils] sont activement engagés dans la recherche médicale collaborative et pas seulement dans l’aspect clinique, mais aussi dans la recherche fondamentale pour étudier les effets et les modes d’action des médicaments homéopathiques. Par exemple, en collaboration avec des chercheurs américains du Centre du cancer MD Anderson de l’Université du Texas, 15 patients ayant été diagnostiqués avec des tumeurs intracrâniennes décrites, ont été traités exclusivement avec les remèdes homéopathiques Ruta graveolens 6c et Calcarea phosphorica 3X, sans chimiothérapie ni radiothérapie supplémentaires [7].

(En homéopathie, c signifie une échelle centésimale de la dilution, c’est-est-à dire, une dilution par 100, donc 6c signifie une suite de six dilutions ; X représente l’échelle décimale de dilution, c’est- à-dire que l’on dilue par 10, de sorte que 3X représente une série de trois dilutions successives).

Sur les 15 patients, six sur les sept qui avaient un gliome, ont montré une régression complète. Il a également été signalé par les scientifiques de l’étude que les médicaments ont stimulé l’induction des voies de signalisation de la survie dans les lymphocytes normaux et l’induction de voies de signalisation de la mort cellulaire, dans les cellules de cancer du cerveau.

Dans une étude plus récente, quatre remèdes homéopathiques à haute dilution’ ont été utilisés pour traiter le cancer du sein (Carcinosinum 30c, Phytolacca 200c, Conium 3c et Thuja 30c) ; ils ont été testés contre deux lignées de cellules d’adénocarcinome du sein humain (MCF-7 et MDA-MB-231) et une lignée cellulaire dérivée de cellules épithéliales mammaires humaines normales immortalisées (HMLE) [8]. Il a été trouvé que les remèdes avaient des effets cytotoxiques préférentiels contre les deux lignées de cellules du cancer du sein, provoquant un arrêt ou un retard du cycle cellulaire et l’apoptose.

Ces effets ont été accompagnés d’une expression altérée des protéines régulatrices du cycle cellulaire, y compris la régulation négative de ‘phosphorylé Rb’ (protéine du rétinoblastome) et la régulation vers le haut de la CDK (kinases cycline-dépendantes) inhibiteur p27, qui peut être responsable du retard du cycle cellulaire et de l’induction de la cascade apoptotique qui implique l’activation de la caspase 7 et le clivage de la PARP (poly ADP ribose polymérase) dans les cellules traitées.

Le potentiel thérapeutique des remèdes homéopathiques n’est pas limité aux cancers, mais il s’étend à toutes sortes d’autres maladies, y compris des infections bactériennes. Une constatation importante implique Baptisia tinctoria (indigo sauvage) utilisé dans le traitement de la fièvre typhoïde, dont il se produit environ 22 millions de cas par an et qui entraînent annuellement 200.000 décès [9].

Dans une étude utilisant un test standard pour l’infection à Salmonella, l’équipe de Banerji a constaté que l’extrait Baptisia avait imité les antigènes de Salmonella, donnant un test positif avec des antisérums Salmonella produits commercialement [10].

Cela donne à penser que l’administration de Baptisia a provoqué une réaction de Salmonella dans l’organisme, qui produit des anticorps de Salmonella, ce qui le protège contre l’infection. Les chercheurs ont évoqué la possibilité que l’extrait de Baptisia tinctoria pourrait être utilisé à la fois en tant que vaccin pour la prévention, et aussi pour le traitement de la typhoïde.

La combinaison d’un usage prophylactique et d’un traitement est typique et habituel pour les remèdes homéopathiques.

 Quelles sont les « substances » qui sont actives dans les remèdes homéopathiques ?

En dépit de ces résultats significatifs, une question principale continue de préoccuper les partisans de l’homéopathie, tout autant que les personnes critiques. Quelles sont donc les « substances » qui sont actives dans les remèdes homéopathiques, en particulier celles qui sont tellement diluées que, le cas échéant, très peu de soluté(s) d’origine pourrait encore s’y trouver ?

Sans une réponse adéquate à cette question, il n’y a aucun moyen de distinguer entre une mesure qui est efficace et qui doit être utilisée en thérapie et une mesure qui ne l’est pas. En effet, les statistiques actuelles peuvent sous-estimer le véritable potentiel thérapeutique, parce que certaines préparations sont déficientes à cet égard.

La découverte récente de nanostructures supramoléculaires dans des solutions aqueuses très diluées, qui sont apparemment tenues comme responsables de l’activité biologique, suggère qu’il pourrait être possible de prédire à l’avance l’activité biologique dans le remède, avant qu’il ne soit appliqué dans un traitement préconisé ; il serait ainsi possible d’augmenter l’efficacité de la préparation concernée. Les essais cliniques devraient être conduits de pair avec ces recherches biophysiques de base, qui sont également cruciales pour connaître la façon dont la biologie cellulaire et les organismes vivants doivent être compris. [12]. Supramolecular Nanostructures in Highly Dilute Solutions Required for Biological Activity, SiS 64) *.

* Sur ce sujet, on recommande l’article suivant : « La présence d’eau cohérente quantique et supraconductrice est confirmée dans des nanostructures » par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, dimanche 6 janvier 2013 - ISIS Physique Biologie. Série : Physique des organismes – « Des protons délocalisés et en cohérence quantique sont confirmés dans des nanotubes d’eau supraconductrice : ces propriétés physiques ont des implications importantes pour la biologie cellulaire… »

Accès à l’article complet à partir du site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article274

 Pour conclure

Le potentiel thérapeutique de l’homéopathie a été largement sous-estimé et il est insuffisamment apprécié. Les Protocoles Banerji utilisent des remèdes standardisés et spécifiques pour des maladies particulières qui ouvrent la porte à la mise en place d’essais cliniques contrôlés.

Ces essais peuvent être associés à des études biophysiques de base qui pourraient permettre, conjointement, leur intégration dans la médecine courante. Cette approche est sûre (en matière de sécurité sanitaire) ; elle est aussi à la portée de tout le monde (car peu onéreuse), et elle ne nécessite qu’une intervention médicale minimale.

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Annexe 1 – Sélection d’articles : Protocoles Banerji en homéopathie

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doi:10.1016/j.revhom.2013.03.001 - Get rights and content

Résumé

À Calcutta, les docteurs Prasanta et Pratip Banerji annoncent avoir traité, entre 1990 et 2005, plus de 20 000 patients atteints de cancer uniquement avec des médicaments homéopathiques pour la grande majorité d’entre eux. Ils font état de bons résultats thérapeutiques chez près de 40 % des malades. Dans cette étude, l’auteur a voulu approfondir ces chiffres et vérifier la valeur scientifique de ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de « protocoles Banerji ». L’homéopathie ferait-elle partie des traitements possibles du cancer ? La réponse est non. L’absence d’essai clinique randomisé ne permet pas de proposer l’homéopathie comme alternative aux thérapeutiques conventionnelles éprouvées du cancer.

Summary

In Calcutta, Drs. Pratip Banerji and Prasanta Banerji announce that, between 1990 and 2005, they treated more than 20,000 cancer patients the vast majority of them with homeopathic medicines only. They report good therapeutic results in nearly 40% of patients. In this study, the author wanted to further verify these figures and the scientific value of what we know today as the Banerji protocols. Could homeopathy be a potential cancer therapy ? The answer is no. The lack of randomised clinical trial does not warrant offering homeopathy as an alternative to proven conventional cancer therapies.

Adresse : 5, place des Halles, 67000 Strasbourg, France - Copyright © 2013 Elsevier Masson SAS. All rights reserved. . Source : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1878973013000315

En Suisse, le rapport d’un service gouvernemental qualifie les traitements homéopathiques d’efficaces et économiquement intéressants, provoquant la réaction outrée d’un spécialiste de l’éthique médicale opposé à l´homéopathie. La récente traduction en français du texte du Dr Shaw par un bloggeur a mis la controverse sur la place publique.

La cause de l’homéopathie en Suisse a fait un pas de plus, après sa réinclusion dans l’assurance maladie depuis le 1er janvier 2012, avec la publication au printemps dernier, à la suite d´un référendum (voir notre article), du rapport intitutlé « Homéopathie dans la santé : efficacité, pertinence, sécurité, coût », dirigé par le docteur Gudrun Bornhöft et le professeur Peter F. Matthiessen.

Il s´agit de la plus vaste étude jamais réalisée par une entité officielle sur l’homéopathie. Elle conclut non seulement que l’homéopathie fonctionne, mais également qu’elle est plus économique que la médecine conventionnelle. Ses auteurs recommandent donc son remboursement par la Sécurité sociale suisse.

La réalisation de l’étude avait été confiée au Swiss Network for Technology Health Assessment, un service créé en 1999 par le gouvernement fédéral suisse pour évaluer l’efficacité des investissements dans le domaine de la santé.

« Preuves cliniques »

L’organisme suisse a revu en détail toutes les études majeures réalisées sur l’homéopathie à l’échelle internationale :
– les recherches précliniques les plus importantes sur des lignées de cellules humaines, des plantes et des animaux, ainsi que les études biochimiques ;
– les essais sur l’homme, selon la règle du « double-aveugle randomisé et contrôlé par placebo » ;
– les méta-analyses, les études épidémiologiques et enfin les « systematic reviews » (résumés de toutes les données scientifiques valides).
Les investigations ont montré, selon l’étude, que les remèdes homéopathiques à haute dilution provoquent « des modifications spécifiques et régulatives dans les cellules ou les organismes vivants ».

Le rapport soutient que l’efficacité de l’homéopathie « peut être confirmée par des preuves cliniques » et « considérée comme sûre ». Pratiquée correctement, « l’homéopathie classique a peu d’effets secondaires et l’utilisation de hautes dilutions n’a aucun effet toxique ».

Moins d’effets secondaires

Bornhöft et Matthiessen concluent qu´il y avait « assez de preuves en faveur de l’efficacité clinique de l’homéopathie, de son absence de nocivité et de son caractère économique par rapport aux traitements conventionnels ».

Parallèlement, le gouvernement suisse a aussi étudié si l’homéopathie était une source d´économies ou au contraire de dépenses supplémentaires, en étudiant les données des assureurs suisses et tous les coûts des consultations, des médicaments, des physiothérapies et des analyses de laboratoire.

Il est apparu que les médecins spécialisés en homéopathie coûtent au minimum 15 % en moins que les médecins conventionnels, que l’homéopathie conduit à moins de dépendance vis-à-vis des médicaments, qu’elle réduit aussi le coût des hospitalisations et que les personnes qui se soignent à l’homéopathie ont moins d’effets secondaires et une meilleure relation avec leur médecin.

Un rapport « scientifiquement, logiquement et moralement erroné »

Un tel bilan a fait bondir David Martin Shaw, chercheur à l´Institut de bioéthique et d´éthique médicale de l´Université de Bâle, qui a violemment critiqué l’étude en question dans la revue Swiss Medical Weekly. Selon lui, le rapport est « scientifiquement, logiquement et moralement erroné : il ne contient pas de nouveaux faits et interprète de manière erronée des études précédemment dénoncées comme étant faibles, il crée un nouveau standard de preuve conçu pour faire apparaître l’homéopathie comme efficace, et il tente de discréditer les essais contrôlés randomisés comme étalon-or de la preuve. Plus important encore, presque tous les auteurs ont des conflits d´intérêts, en dépit de leurs affirmations selon lesquels il n´en existe pas. Entre autres, ce rapport prouve que les homéopathes sont prêts à fausser les preuves afin de soutenir leurs croyances, et ses auteurs semblent avoir violé les principes des Académies suisses des sciences régissant l’intégrité scientifique ».

David Shaw regrette, dans une déclaration au journal Der Sonntag, que, depuis sa publication au printemps, l’étude soit utilisée à l’étranger comme une preuve « neutre » de l’efficacité de l’homéopathie. Les liens entre l’étude et les autorités suisses font croire que le document provient du gouvernement, soutient-il. Or, elle fait seulement partie d’un programme de recherche national. En conséquence, il demande aux autorités de prendre leurs distances avec ce rapport.

Un protocole homéopathique indien contre le cancer est encouragé par un institut officiel américain


Les docteurs Banerji père et fils.

Les résultats obtenus contre des cancers par plusieurs cliniques homéopathiques de Calcutta, en Inde, ont fait l’objet en 2008 d’un rapport de la Prasanta Banerji Homeopathic Research Foundation (source : article du spécialiste Bryan Hubbard, publiée en version originale dans la revue anglaise WDDTY en mai 2012 et reproduite sur santenatureinnovation). Selon ce rapport, l’homéopathie serait capable à elle seule de guérir ou, du moins, de stabiliser 40 % de tous les cancers, un taux de réussite qui équivaut aux meilleurs résultats obtenus avec des traitements conventionnels, et ce sans subir les effets invalidants de la chimiothérapie et de la radiothérapie !

Des laboratoires indépendants ont étudié la thérapie homéopathique de cette ‘Banerji Foundation’. Deux des remèdes utilisés, Carcinosin (ou Carcinosinum) et Phytolaccadecandra, se sont avérés aussi efficaces contre le cancer du sein que le TaxolA prescrit en chimiothérapie (source :International Journal of Oncology, 2010).

Le travail de la fondation indienne a attiré l’attention des Occidentaux en 1995 quand le docteur Prasanta Banerji et son fils, le docteur Pratip Banerji, ont présenté une étude de seize cas de tumeur du cerveau ayant régressé en utilisant uniquement des traitements homéopathiques lors de la 5e Conférence internationale de recherche contre le cancer. Une collaboration s’est alors engagée avec le docteur Sen Pathak, professeur en biologie cellulaire et en génétique au centre contre le cancer MD Anderson de l’université du Texas à Houston.

En 1999, l´Institut national contre le cancer (NCI) américain a évalué les effets du protocole Banerji sur dix patients atteints de différents types de cancers. Il a conclu qu’il existait une preuve suffisante d’efficacité pour poursuivre les recherches sur ce protocole. C’était la première fois qu’aux États-Unis un organisme de santé officiel travaillait sur une thérapie alternative pour traiter le cancer (source : Oncology Reports, 2008).

Ce contenu a été publié dans Homéopathie, Santé par Jean-Luc Martin-Lagardette, et identifié avec le(s) mot(s) clé(s) Homéopathie, reconnaissance, Suisse.

Source : http://www.ouvertures.net/homeopathie-la-reconnaissance-par-la-suisse-fait-des-vagues/

  • L’HOMEOPATHIE CONTRE LE CANCER [Initiative citoyenne belge]
    Auteur : Jean-Marc Dupuis - Mardi 10 juillet 2012 - Santé Nature Innovation

Vous n’en entendrez pas parler dans les journaux mais le fait est qu’en Inde, l’homéopathie soigne des milliers de cas de cancer. Et en effet, même si les grands médias maintiennent un silence assourdissant à ce sujet, des études financées par le gouvernement américain montrent que l’homéopathie pourrait être notre meilleure défense contre le cancer. D’après des essais cliniques, plusieurs remèdes homéopathiques sont aussi efficaces qu’une chimiothérapie et des milliers de cas de cancer sont soignés grâce au recours exclusif de l’homéopathie. (voir ci-dessous)

Le succès extraordinaire des remèdes homéopathiques (qui sont dilués des centaines de fois) contre la plus redoutable des maladies est, en particulier, démontré chaque jour dans plusieurs cliniques homéopathiques de Calcutta en Inde.

Dans un rapport sur le travail de la Prasanta Banerji Homeopathic Research Foundation, 21 888 patients atteints d’une tumeur maligne ont été traités uniquement par homéopathie, sans chimiothérapie ni radiothérapie, entre 1990 et 2005.

D’après les comptes rendus cliniques, on a constaté une régression complète de la tumeur dans 19 % des cas (4 158 patients) et une stabilisation ou une amélioration dans 21 % des cas (4 596 patients). Ceux dont la tumeur n’évoluait pas ont été suivis ensuite pendant deux à dix ans afin de surveiller l’amélioration (1).

Cela tend à montrer que l’homéopathie est capable à elle seule de guérir ou, du moins, de stabiliser 40 % de tous les cancers, un taux de réussite qui équivaut aux meilleurs résultats obtenus avec des traitements conventionnels, et ce sans subir les effets invalidants de la chimiothérapie et de la radiothérapie.

DES RESULTATS CONFIRMES PAR DES LABORATOIRES INDEPENDANTS

Des laboratoires indépendants ont étudié la thérapie homéopathique de cette Banerji Foundation, ou protocole Banerji. Deux des remèdes utilisés, Carcinosin (ou Carcinosinum) et Phytolaccadecandra, se sont avérés aussi efficaces contre le cancer du sein que le Taxolâ prescrit en chimiothérapie. (2)

Etonnamment, tous les traitements employés par la Banerji Foundation sont disponibles en pharmacie et Ruta 6 (Rutagraveolens) est l’un des quelques remèdes régulièrement prescrits. (3)

Pour l’élaboration de ce protocole, la Banerji Foundation n’a pas hésité à utiliser une combinaison de plusieurs remèdes homéopathiques et à s’appuyer sur des équipements de dépistage de haute technologie. Ces deux pratiques sont contraires à l’homéopathie classique, uniciste, c’est-à-dire qui recherche le remède unique – et non une combinaison de remèdes –adapté à un profil individuel corps/esprit.

Une autre clinique à Kolkata, le Advanced Homeopathic Healthcare Centre, se targue d’un taux similaire de succès chez des patients atteints d’un cancer. Quoique bien documentés, leurs résultats n’ont pas été soumis au même degré de validation scientifique que la Prasanta Banerji Foundation.

UN DEBUT DE RECONNAISSANCE

Le travail à la Banerji Foundation a commencé à attirer l’attention des Occidentaux dès 1995 lorsque le docteur Prasanta Banerji et son fils, le docteur Pratip Banerji, ont présenté lors de la 5e Conférence internationale de recherche contre le cancer une étude de seize cas de tumeur du cerveau ayant régressé en utilisant uniquement des traitements homéopathiques. À l’époque, ils testaient dans leur fondation depuis 1992 ce type de remède sur des patients atteints de cancer. Ils déclarèrent traiter actuellement une moyenne de 120 patients par jour.

Le docteur Sen Pathak, professeur en biologie cellulaire et en génétique au centre contre le cancer MD Anderson de l’université du Texas (MDACC) à Houston, est entré en contact avec les Banerji. Ensemble, ils ont mis au point un essai visant à tester deux remèdes homéopathiques, Ruta 6 et Calcarea Phosphorica 3X sur 15 patients atteints d’une tumeur au cerveau. Six d’entre eux qui souffraient d’un gliome (un type de cancer du cerveau) ont vu leur tumeur complètement régresser. Dans une étude in vitro parallèle, des scientifiques ont constaté que les remèdes induisaient des voies de signalisation de la mort des cellules cancéreuses. (4)

Les résultats sont stupéfiants. On considère en effet qu’un gliome est incurable. Sur 10 000 personnes diagnostiquées chaque année d’un gliome malin rien qu’aux États-Unis, seule la moitié d’entre elles étaient encore en vie un an plus tard et juste 25 % au bout de deux ans. (5)

Au MDACC, les scientifiques ont été si impressionnés par ces résultats qu’ils ont commencé à proposer des remèdes homéopathiques contre le cancer.

En 1999, l’Institut National Contre le Cancer (NCI) américain a évalué les effets du protocole Banerji sur dix patients atteints de différents types de cancers. Dans quatre cas de cancer du poumon et de l’œsophage, les chercheurs du NCI ont confirmé l’existence de réponses partielles aux remèdes homéopathiques. Aucun des patients n’avaient reçu au préalable de traitement conventionnel anticancéreux.

Le NCI a conclu qu’il existait une preuve suffisante d’efficacité pour poursuivre les recherches sur ce protocole. Ce fut une décision historique car c’était bien la première fois qu’aux États-Unis un organisme de santé officiel travaillait sur une thérapie alternative pour traiter le cancer. (6)

RESULTATS PROBANTS EN LABORATOIRE

Afin de comprendre le mécanisme d’action des traitements homéopathiques sur les cellules cancéreuses, huit scientifiques du MDACC ont testé quatre remèdes sur deux lignées cellulaires de cancer du sein chez la femme : Carcinosin en 30 CH, Conium maculatum en 3 CH, Phytolacca decandra en 200 CH et Thuya occidentalis en 30 CH.

Environ cinq cents cellules ont été exposées à ces produits ainsi qu’à un placebo (le solvant dépourvu des principes actifs des remèdes) durant des périodes de un à quatre jours. Cette expérience a été répétée trois fois.

Avec deux des remèdes, Carcinosin et Phytolacca decandra, on a obtenu jusqu’à 80 % de réponse, preuve de l’apoptose ou mort cellulaire et seulement 30 % avec le solvant-placebo. L’effet était donc presque trois fois supérieur.

En outre, plus les dilutions étaient fortes, plus l’effet sur les cellules était important, ce qui, est conforme aux règles de l’homéopathie. En effet, les remèdes sont paradoxalement plus actifs si la dilution est plus importante et si les périodes d’exposition sont plus longues.

Les remèdes ont provoqué une « cascade apoptotique » qui a interféré avec le cycle de croissance normal des cellules cancéreuses. Pourtant, les chercheurs ont constaté que les cellules saines environnantes n’avaient pas été touchées. En d’autres termes, les remèdes homéopathiques n’avaient ciblé que les cellules cancéreuses alors que les médicaments utilisés en chimiothérapie attaquent toutes les cellules qui se multiplient. D’après eux, les effets de Carcinosin et de Phytolacca étaient aussi puissants que ceux du Taxolâ, le médicament le plus souvent prescrit en chimiothérapie lors d’un cancer du sein. (7)

LE SUCCES DE RUTA AU STADE TERMINAL

Bien que Carcinosin et Phytolacca aient fait leurs preuves en laboratoire, nombre de patients de la Banerji Foundation prennent Ruta 6 qui a eu un succès extraordinaire lors d’une étude portant sur 127 patients américains atteints d’une tumeur au cerveau, la moitié d’entre eux au stade IV, le stade terminal avant le décès.

D’après l’IRM ou Imagerie par Résonance Magnétique, les tumeurs avaient complètement disparu chez 18 des 127 patients qui ne prenaient que Ruta, sans traitement conventionnel complémentaire. Chez neuf autres patients, la tumeur avait régressé de manière significative. Ces tumeurs étaient stables chez environ la moitié des patients, mais avaient augmenté de volume chez 27 patients. En conclusion, l’action de Ruta s’était avérée bénéfique, dans une plus ou moins grande mesure, chez environ 79 % d’entre eux.

Dans une étude antérieure de la Banerji Foundation portant sur des patients à qui l’on avait prescrit Ruta ainsi qu’une chimiothérapie conventionnelle pour une tumeur du cerveau, 72 % avaient tiré un profit plus ou moins grand de cette association, ce qui, comparé à l’étude précédente, suggère que Ruta serait à lui seul plus efficace (ou certainement aussi efficace) qu’un produit de chimiothérapie, et ce sans effets indésirables invalidants. (8)

Dans une autre étude sur des cas de tumeur du cerveau (148 patients atteints d’un gliome malin et 144 d’un méningiome) traités à la Banerji Foundation entre 1996 et 2001, les 91 patients exclusivement sous Ruta et Calcarea Phosphorica ont eu une durée de survie moyenne de 92 mois alors que onze autres patients traités de manière conventionnelle et recevant de l’homéopathie en complément n’ont survécu que 20 mois. En outre, 7 % des patients uniquement sous homéopathie ont connu une rémission totale, 60 % une amélioration, 22 % une stabilisation (la tumeur n’évoluant pas dans un sens ou dans l’autre) et 11 % une aggravation. (9)

UN IMMENSE ESPOIR POUR LES AUTRES CAS DE CANCER

Ces succès de l’homéopathie pour soigner le cancer donnent de l’espoir à tous les chercheurs dont l’esprit est un minimum ouvert aux médecines alternatives.

La Banerji Foundation n’est pas la seule clinique qui a adopté une approche moderne de l’homéopathie, dite « homéopathie avancée ». Au contraire, les exploits de la Banerji Foundation ont même plutôt donné une vaste impulsion pour la création d’autres fondations sur l’homéopathie en Inde. Leurs résultats sont également très prometteurs. Je vous ferai part de mes dernières découvertes sur ce sujet dans la prochaine lettre Santé & Nutrition.

En attendant, force est de constater que les mentalités occidentales peinent à évoluer lorsqu’il s’agit de donner plus de crédit à l’homéopathie et à tester son potentiel à soigner des maladies graves, telles que le cancer.

NB. A noter que je vous ai préparé cet article à partir d’une recherche réalisée par le spécialiste Bryan Hubbard, qui a été publié en version originale dans la revue anglaise WDDTY, en mai 2012. Il est reproduit ici avec autorisation, et grâce à la traduction de Catherine Sobecki. A votre santé ! Jean-Marc Dupuis.

Sources :

  • Banerji, 2008
  • International Journal of Oncology, 2010 ; 36 : 395-403
  • Internal Journal of Oncology, 2003 ; 23 : 975-982
  • The Washington Post du 20 mai 2008
  • Oncology Reports, 2008 ; 20 : 69-74
  • Internal Journal of Oncology, 2010 ; 36 : 395-403
  • http:/health.groups.yahoo.com/group/Ruta6
  • Palliative Medicine, 2002 ; 16 : 227-233
  • Journal of Alternative and Complementary Medicine, 2005 ; 11 : 21-27
  • Br Homeopath J., 2000 ; 89 : 8-12
  • Cancer, 2001 ; 92 : 684-690
  • Biomedical Therapy, 1998 ; 16 : 261-265
  • Homeopathy, 2003 ; 92 : 131-134
  • Homeopathy, 2002 ; 91 : 75-79

Lire la réaction/mise en garde (du 5 décembre 2014) du Dr Broussalian, médecin homéopathe, à cet article ci-dessus : ICI

Si des milliers de vies humaines n’étaient pas ici en jeu, les avis d’instances officielles comme le KCE sur l’homéopathie, pourraient presque faire rire ou sourire, tant ils vont à l’encontre du simple bon sens. Le KCE (= Centre fédéral d’expertise des soins de santé), qui se présente pourtant comme une instance indépendante dont le travail consiste à fournir des avis étayés censés aider la décision politique, avait en effet recommandé dans un récent rapport de ne pas rembourser cette médecine alternative efficace et sûre qui satisfait pourtant des dizaines de milliers de concitoyens. Le motif ? ’Pas de preuve d’efficacité’ disait alors le KCE (sic !)

Une fois encore, on peut donc juger de la pertinence de tels avis, d’autant que la même instance est toujours particulièrement prompte à recommander le remboursement de nouveaux vaccins ou de nouvelles versions vaccinales (rotavirus, pneumocoques, HPV, etc…) dont le service médical rendu, au vu du risque d’effets secondaires graves, apparaît pourtant autrement plus discutable !

Qu’il s’agisse en fait du cancer ou des vaccinations, il est manifeste que tout est officiellement organisé pour restreindre ou décourager le pluralisme thérapeutique. Ainsi, il faut absolument que le dogme des traitements officiels et autres vaccinations « officiellement recommandées » reste bien ancré dans les esprits les plus crédules qui n’auraient ainsi le droit de recourir à des alternatives qu’ « en complément » sans quoi ils seraient sans doute en proie à « des dérives sectaires » ou Dieu sait quoi d’autre encore.

C’est ainsi que les remèdes homéopathiques ne sont habituellement tolérés par les services de cancérologie que parce qu’ils sont censés accroître l’acceptation des traitements officiels (en diminuant leurs effets secondaires). Le simple fait que d’AUTRES traitements et d’AUTRES préventions puissent ainsi se suffire à eux-mêmes est donc tout bonnement inacceptable pour cet establishment avide de monopoles confortables.

Pendant ce temps, des épidémies de leptospirose et de méningites sont efficacement évitées respectivement à Cuba et au Brésil grâce à l’homéopathie (comme démontré par des études officielles !) et des cancers sont parfois entièrement guéris par le seul recours à l’homéopathie mais dans le même temps aussi, d’autres personnes sont privées de ces chances de prévention et de guérison et succombent ainsi en quelque sorte à leur docilité ou à leur crédulité dont les autorités officielles ont usé et abusé, à leur détriment.

Rien n’est plus désagréable que ce discours aux yeux et aux oreilles des officiels dont la posture consiste en permanence à faire croire qu’ils travaillent à « notre bien » (dans la droite ligne du mythe de l’ « Etat protecteur » ou « Etat providence ») et qui détestent donc par-dessus tout être dévoilés dans leurs plus infâmes contradictions et autres petits manèges.

Pourtant, à l’heure où les pharmas perdent de plus en plus pied en termes de crédibilité mais aussi de rentabilité (expiration des brevets, manque d’inspiration d’où besoin d’inventer sans cesse de vrais faux besoins et des nouvelles fausses maladies) et où elles ont plus que jamais besoin du soutien des officiels, il reste plus que jamais nécessaire de lutter pour la liberté thérapeutique et la liberté vaccinale. Car ces tyrannies vont évidemment de pair avec des monopoles écrasants que se partagent un petit nombre de multinationales avides et sans compassion, qui tenteront évidemment le tout pour le tout dans ce genre de contexte de « fin de règne ». Par exemple, les pressions, le flicage et le racolage vaccinal vont croissant avec les près de 300 futurs vaccins dans le pipeline des industriels (en attendant l’explosion inéluctable de la bulle), exactement comme la liberté semencière se restreint également au fur et à mesure que le totalitarisme de Monsanto trouve un espace pour s’exercer.

Dans tous les secteurs de notre vie courante, il est en fait question de supprimer toute comparaison ou de la rendre moins aisée, de façon à minimiser toute possibilité de changement ou de révolution citoyenne : engluer un maximum de pays dans la folie d’une ’monnaie unique-carcan’ qui amène crises financières et vie chère ; engluer un maximum de gens dans le cercle vicieux vaccinal au nom du « Bien collectif » et du mythe de l’ « immunité de groupe », ce qui empêche ainsi de comparer aisément gens vaccinés et non vaccinés ; engluer un maximum de médecins dans l’illusion que seules les méthodes de soin « officiellement recommandées » sont utiles, efficaces et prouvées ; engluer un maximum d’agriculteurs dans la dépendance aux OGM et aux pesticides, etc, etc… Il ne tient qu’à nous de prendre conscience de ces mécanismes et de cette dynamique mortifère pour y échapper et pour enfin, reprendre les « clés de notre destin ».

Source : http://www.initiativecitoyenne.be/article-l-homeopathie-denigree-par-le-kce-mais-efficace-contre-le-cancer-108154750.html

Note du traducteur : les articles sélectionnés ci-dessus sont parfois redondants, parfois polémiques, mais ils donnent des appréciations variées qui peuvent être utiles au débat et aux commentaires.

{{}}Traduction, compléments entre [], sélection d’articles sur les Protocoles Banerji en homéopathie et inclusion des liens hypertextes qui donnent accès à des informations plus détaillées

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.

Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, ex professeure des écoles.

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIS Médecine Santé Homeopathy for the Masses French version.3

Ce travail est dédié à Anne Hallard, Docteur en pharmacie (diplôme d’état), qui s’est spécialisée en homéopathie. Thèse présentée et soutenue devant la Faculté de pharmacie de Marseille, Université d’Aix-Marseille le 21 octobre 1991 : Contribution à l’étude d’un traitement d’eau destinée à l’industrie pharmaceutique, et composé d’une unité d’osmose inverse suivie d’une désionisation.

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