ISIAS

"Les cancers ne sont pas seulement une affaire de malchance" par le Prof Peter Saunders

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 3 avril 2016 par Saunders Professeur Peter

ISIS Santé
Les cancers ne sont pas seulement une affaire de malchance
Bien que les erreurs de copie qui se produisent lors de la division de cellules souches soient une cause importante de formation des cancers, ces derniers ne sont pas aussi importants que les cancers qui résultent des mutations et qui sont causés par des facteurs tels que les radiations ou rayonnements et les produits chimiques connus comme cancérigènes ; c’est en prenant soin de notre environnement et en adaptant notre mode de vie que nous disposons des moyens efficaces pour réduire les probabilités de développer un cancer. Prof Peter Saunders

Rapport de l’ISIS en date 03/02/2016

Le texte original est intitulé Cancer Not Just Bad Luck et il est accessible sur ce site : http://www.i-sis.org.uk/Cancer_Not_Just_Bad_Luck.php

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Le cancer est une maladie, ou un groupe de maladies dans lesquelles les cellules de l’organisme se multiplient et croissent de façon incontrôlable ; ces cellules peuvent envahir et détruire les tissus sains environnants et elles peuvent se propager vers d’autres parties du corps.

Les cellules deviennent malignes cancéreuses, soit par des mutations qui se produisent, soit par des dommages causés par les rayonnements ou par divers agents cancérigènes (principalement des produits chimiques), ou encore par des erreurs de copie lorsque les cellules se divisent et que l’ADN est en cours de réplication [1] (voir [2 ] Cancer an Epigenetic Disease, SiS 54)*.

[* Version en français : ’Le cancer est une maladie épigénétique’ par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard ; vendredi 24 août 2012 - ISIS Santé
Série ‘Cancer : prévention et soins’ - Cancer an Epigenetic Disease. « Les cancers sont principalement causés par des facteurs environnementaux et ils sont, par conséquent, en grande partie évitables ; l’accent mis sur la thérapie basée sur les mutations génétiques, est déplacé… » Article complet à lire sur le site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article242&amp ;lang=fr ]

Il est maintenant largement admis que les mutations qui comptent se trouvent dans les cellules souches, des cellules indifférenciées qui peuvent soit se différencier en cellules spécialisées qui composent un tissu, soit se diviser pour produire davantage de cellules souches [1].

Le cancer est beaucoup plus fréquent dans certains tissus que dans d’autres. Au Royaume-Uni, une personne sur huit femmes est diagnostiquée avec un cancer du sein à un moment de leur vie, une sur 18 avec un cancer du poumon et une sur 214 avec un cancer du foie [3].

L’incidence du cancer varie également d’un pays à l’autre : pour les femmes le taux normalisé selon l’âge pour 100.000 personnes est de 325 en France, 318 aux États-Unis, 273 au Royaume-Uni et 217 au Japon. Les taux pour les hommes sont généralement plus élevés [4]. (Parce que les personnes âgées sont plus susceptibles de développer un cancer, pour les comparaisons internationales les taux doivent être ajustés selon l’âge comme si tous les pays avaient la même répartition par âge).

Ces variations nous donnent des indices sur les causes des cancers et comment les prévenir. L’exemple le plus connu est la découverte selon laquelle le cancer du poumon est beaucoup plus fréquent chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Cela impliquait que le fait de décourager le tabagisme serait un moyen efficace et peu coûteux de réduire le nombre des cas de cancer du poumon. L’expérience a montré que cela est correct, malgré l’opposition déterminée de l’industrie du tabac et en faisant traîner les pieds des gouvernements pour prendre des mesures requises.

Tout simplement la malchance

Pourquoi existe-t-il des taux de cancers différent selon les tissus ? Concentrons-nous sur les erreurs de copie pour un moment. La probabilité qu’une erreur de copie se produise dans une division cellulaire quelconque est sensiblement le même pour toutes les cellules, mais le nombre de divisions de cellules souches, sur une durée de vie, varie considérablement d’un tissu à un autre.

Donc, si des erreurs de copie dans les cellules souches étaient les seules causes du cancer, le risque de cancer dans un tissu, pendant une vie, serait proportionnel au nombre total de divisions des cellules souches. Si nous représentons le risque de cancer dans différents tissus pendant une vie donnée, par rapport au nombre de divisions cellulaires, les points devraient tous se trouver sur une ligne droite.

Bien sûr, les erreurs de copie lors de la division ne sont pas les seules causes du cancer et les points ne se trouvent pas tous exactement sur une ligne droite. Mais dans une étude récente, Cristian Tomasetti et Bert Vogelstein [5] de l’Université Johns Hopkins à Baltimore ont constaté que les points se situent assez près d’une ligne droite (voir la ligne en noir dans la Figure 1). Le coefficient de corrélation est de 0,81, ce qui est généralement accepté pour indiquer une corrélation linéaire.

Les erreurs de copie ne sont pas, cependant, la seule cause du cancer. Nous savons que les radiations ou rayonnements ionisants, ainsi qu’un grand nombre de substances cancérigènes sont également impliquées. Ce que nous devons savoir est comment les autres causes interviennent. Nous ne pouvons pas en faire beaucoup plus en ce qui concerne les divisions des cellules souches et les erreurs de copie, mais nous pouvons examiner comment les mutations les plus néfastes se produisent : le cancer est en grande partie une question de malchance.

Le fait d’éviter les substances cancérogènes peut diminuer un peu les probabilités, mais, mais pas de beaucoup. Les substances cancérogènes les plus importantes sont cependant l’une des causes et il est important de faire tout notre possible pour les éviter, en tant qu’individus (par exemple en ne fumant pas) ou en tant que population (par exemple en interdisant l’utilisation de cancérogènes connus).

Une méthode statistique standard pour traiter ce genre de question (voir ci-dessous) est de supposer que la variation de l’incidence du cancer est la somme de deux causes : l’une est intrinsèque (par exemple consistant à endiguer les divisions cellulaires) et l’autre est extrinsèque (par exemple subir ou non des rayonnements ou des substances cancérogènes).

La proportion qui est due à une limitation les divisions cellulaires, peut être démontrée comme étant égale au carré du coefficient de corrélation, qui, pour les données de la figure 1, est d’environ 0,81. Ceci suggère que 65% des cancers apparus sont juste une question de malchance et qu’au plus 35% des cancers sont dus à des choses ou à des évènements sur lesquels nous pouvons faire quelque chose.

Sur la base de leurs résultats, Tomasetti et Vogelstein soutiennent que pour une majorité de cancers (dont les cancers du poumon chez les fumeurs et les cancers colorectaux sont parmi les exceptions), la prévention primaire, comme des changements dans nos modes de vie ou dans la gestion de notre environnement, est peu probable d’avoir un impact majeur. Nous devrions plutôt nous concentrer sur la détection et le traitement précoce de ces maladies.

Si cela était vrai, ce serait de bonnes nouvelles pour les fabricants de produits chimiques connus pour être cancérogènes, ainsi que pour les gouvernements qui sont réticents à dépenser de l’argent pour réduire la pollution.

Mais ce n’est pas
entièrement comme cela que les choses se passent

Cependant, dans un article récent, Song Wu et ses collègues de l’Université de Stony Brook à New York réfutent cet argument [6]. Ils traitent de l’analyse faite par Tomasetti et Vogelstein, mais ils attirent également l’attention sur un certain nombre de types de données différentes.

Ils soulignent qu’il y a beaucoup de différences entre les pays pour les taux de nombreux cancers, notamment pour le cancer du sein (qui est près de 5 fois plus élevés en Europe qu’en Asie de l’Est), et pour le cancer de la prostate (qui est près de 25 fois plus élevé en Australie et en Nouvelle-Zélande qu’en Asie du Sud et en Asie centrale).

Qui plus est, lorsque les immigrants se déplacent d’un pays avec un taux inférieur vers un pays avec un taux plus élevé, ils acquièrent alors le risque plus élevé de leur nouveau pays. Cela montre très fortement l’effet de facteurs environnementaux ; la composition génétique des migrants ne peut pas avoir changé en une ou deux générations.

Pour de nombreux cancers, les facteurs de risque environnementaux sont connus pour être élevés. Le plus connu est du cancer du poumon : environ 85% des cas sont dus à l’exposition à long terme à la fumée de tabac [7].

On estime que 75% du risque de cancer colorectal est attribuable à l’alimentation, et pour le mélanome, le risque attribué à l’exposition au soleil est d’environ 75% [6].

Il y a également eu des études sur ce qu’on appelle les signatures de mutations dans les cancers : des traces des cellules cancéreuses laissées dans le génome par différents processus mutagènes. Il y a environ 30 signatures distinctes, et seulement deux sont fortement corrélés avec l’âge du patient.

Cela suggère que ces deux signatures sont acquises à un rythme plus ou moins constant pendant la durée de vie du patient, et qu’elles sont probablement les résultats des processus intrinsèques.

Les autres signatures semblent être acquises à des taux différents au cours de la vie et qu’elles sont probablement causés par des facteurs extrinsèques. En effet, plusieurs ont été liés à des facteurs tels que le rayonnement ultraviolet et le tabagisme.

Wu et ses collègues soulignent que seuls quelques cancers ont de grandes probabilités de mutations intrinsèques ; la plupart ont de grandes proportions de mutations extrinsèques : près de 100% pour les myélomes, les cancers du poumon et de la thyroïde et de 80-90% pour les cancers de la vessie, le cancer colorectal et celui de l’utérus.

Qu’en est-il de la corrélation que Tomasetti et Vogelstein ont trouvée ? Même si leur analyse est correcte, le plus que cela peut nous indiquer c’est que le nombre de divisions de cellules souches représente 65% de la variation des taux de cancer dans les tissus. Cela ne veut pas dire la même chose que de dire qu’il est pour 65% la cause du cancer.

Pour bien voir cette distinction, imaginez une grande classe d’étudiants asiatiques. Tous sont dans l’ensemble nés avec des cheveux noirs, mais certains ont des cheveux d’une couleur différente, parce qu’ils les ont teint. La variabilité de la couleur des cheveux est entièrement due à l’environnement et pas du tout liée à l’hérédité.

Mais nous aurions tout à fait tort d’en déduire que l’hérédité n’est pas la raison pour laquelle tous les Asiatiques ont les cheveux noirs. De la même manière, Tomasetti et Vogelstein ne peuvent pas déduire de leur analyse que les erreurs dans les divisions de cellules souches représentent 65% de la cause des cancers.

Wu et ses collègues adoptent une approche différente. Ils soutiennent que nous devrions nous attendre à ce que tous les tissus avec le même nombre de divisions cellulaires, doivent avoir le même risque intrinsèque de cancer.

Nous ne savons pas ce qu’il est, mais il ne peut pas être inférieur au risque le plus faible dans tout tissu, pendant une durée de vie, avec ce nombre de divisions. Nous pouvons donc prendre ce petit risque comme une estimation du risque intrinsèque, en considérant les risques plus élevés observés dans d’autres tissus comme des facteurs qui sont complémentaires et qui reflètent presque certainement une cause extrinsèque.

Wu et ses collègues ont donc attiré l’attention sur la droite de régression (voir sur la figure 1 : la ligne en pointillé et marquée en rouge, comme une ligne de risque « intrinsèque »), qui correspond le mieux, non pas à l’analyse de toutes les données, mais aux seuls points correspondant au risque minimal de ces tissus.

Ceci, soutiennent-ils, donne une bonne estimation du risque intrinsèque pour un tissu avec un nombre donné de divisions de cellules souches. Il en résulte que les variations par apport à la droite donnent de bonnes estimations des risques extrinsèques.

http://www.i-sis.org.uk/graphics/Ca...

Figure 1 - Estimation des risques intrinsèques et extrinsèques (voir le texte pour plus de détails) – [Graphique avec des coordonnées sur des échelles log-log : risques au cours de la vie en fonction du nombre total de divisions des cellules souches].

La plupart des risques de cancer se situent bien au-dessus de la ligne de régression ’intrinsèque’, et Wu et ses collègues estiment que la proportion des risques qui ne sont pas expliqués par des facteurs intrinsèques, est généralement supérieure à 90%.

Bien sûr, même les valeurs sur la ligne de risque intrinsèque peuvent aussi inclure des facteurs extrinsèques. Cependant, si tel est le cas, cela signifie que Wu et ses collègues ont surestimé le risque intrinsèque. Comme leur démonstration est que le risque intrinsèque est beaucoup plus petit que celui qui est revendiqué par Tomasetti et Vogelstein, cela conforte plutôt la faiblesse de leur argument.

Tout comme Tomasetti et Vogelstein, Wu et ses collègues supposent que ce sont les erreurs dans les divisions de cellules souches qui expliquent en grande partie le risque intrinsèque. Pour vérifier que leur analyse ne dépend pas fondamentalement de cette hypothèse, ils effectuent un calcul similaire en utilisant le total des divisions cellulaires des tissus, c’est-è-dire en supposant que chaque division cellulaire a le potentiel de déclencher un cancer. Ils trouvent bien le même résultat : la proportion du risque qui ne peut être attribuée à des facteurs intrinsèques est encore principalement supérieure à 90%.

Enfin, Wu et ses collègues ont modélisé le risque potentiel de cancer pendant la durée de vie, dû à la mutation intrinsèque de cellules souches, en faisant varier le nombre des mutations de gènes conducteurs qui sont nécessaires pour le cancer se développent. Ils ont constaté que si une ou deux mutations étaient suffisantes, le risque, pendant la vie, pour la plupart des cancers, serait beaucoup plus élevé que ce qui est effectivement observé.

Si trois gènes ou plus sont nécessaires, les risques intrinsèques sont encore plus faibles que ceux prédits à partir de leur analyse des données de Tomasetti et Vogelstein, et bien sûr beaucoup moins que les 65% qui sont annoncés par les auteurs eux-mêmes.

Ceci est un soutien supplémentaire à la conclusion que la contribution des facteurs extrinsèques pour le risque de cancer pendant la durée de vie, est supérieure à 70-90% pour la plupart des cancers qui se manifestent le plus couramment.

Conclusion

Les principales causes de cancer sont presque certainement extrinsèques : rayonnements, produits chimiques cancérogènes, etc… Ce résultat est très important, parce que si Tomasetti et Vogelstein avaient raison et que la plupart des cancers étaient dus à des erreurs de copies, et en gardant à l’esprit que quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas éviter toutes les causes extrinsèques, il pourrait sembler que le champ d’application pour prévenir le cancer serait de réduire notre exposition à tous les agents cancérigènes les plus évidents, mais le résultat serait relativement faible.

Cela devrait bien sûr convenir aux fabricants de substances cancérogènes connues. Cela devrait également convenir aux gouvernements qui trouvent qu’il est très difficile de réglementer ou d’interdire les produits nocifs face à l’obstruction déterminée et bien financée par l’industrie. Rappelez-vous combien de temps il aura fallu pour obtenir une action pour régler les problèmes de l’amiante et du tabac. Et l’industrie du tabac se bat toujours fermement contre les mesures qui visent à décourager le tabagisme.

Il y avait environ 14,1 millions de cas de cancers dans le monde en 2012 [8]. Même si les facteurs extrinsèques n’ont joué qu’un rôle mineur dans la plupart d’entre eux, nous devrions encore faire tout notre possible pour réduire leurs effets néfastes. Une petite fraction de ces 14,1 millions de cas de cancers, représente encore beaucoup d’êtres humains concernés. Cependant, lorsque nous nous rendons compte que ces facteurs extrinsèques sont de loin les plus importants contributeurs pour la manifestation des cancers, cela devient une question d’urgence à prendre en considération.

Un cas particulièrement actuel concerne l’emploi de la matière active à effet herbicide, le glyphosate, qui est l’herbicide le plus largement utilisé et omniprésent à travers le monde, qui a récemment classé par le groupe d’experts de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme « cancérogène probable » et qui justifie déjà la mise en place d’une interdiction mondiale de cette substance toxique [9] (Glyphosate ‘Probably Carcinogenic to Humans’ Latest WHO Assessment, SiS 65) ce qui justifie déjà une interdiction mondiale*.

[* On peut par exemple se reporter au dossier des ‘Amis de la terre’ : ‘Glyphosate : « probablement cancérigène »’ affirme l’OMS. Le Centre de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé vient d’affirmer que l’herbicide le plus utilisé dans le monde est « probablement carcinogène pour les humains », de quoi alarmer l’industrie agrochimique et les jardiniers amateurs. Source : http://www.amisdelaterre.org/Glyphosate-probablement.html ]

En fait, la gamme des preuves disponibles sont suffisantes pour classer définitivement le glyphosate comme substance cancérigène (voir [10] Glyphosate is Carcinogenic, Banishing Glyphosate)*.

[* Voir par exemple d’article suivant en français : ’Le glyphosate et le cancer’ par le Dr Mae Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, samedi 13 juin 2015 - ISIS Santé Pesticides OGM. « De nouvelles recherches ont montré que des concentrations, même faibles, de la matière active à effet herbicide glyphosate, qui ont été trouvées dans l’urine humaine, peuvent favoriser la croissance des cellules cancéreuses du sein chez les femmes, confirmant ainsi le potentiel cancérigène de cette matière active herbicide, potentiel qui est connu depuis les années 1980… » Article complet à lire sur le site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article359&amp ;lang=fr ]

{{}}On peut aussi se tourner vers le rapport suivant de l’ISIS pour plus de détails : ’Il faut interdire les OGM dès maintenant à cause des risques sanitaires et environnementaux et surtout à la lumière des connaissances actuelles en génétique’ par le Dr. Mae-Wan Ho et le Dr. Eva Sirinathsinghji de l’Institut de la Science dans la Société (ISIS) basé à Londres. Traduction et compléments de Jacques Hallard, vendredi 7 juin 2013 - ISIS OGM. Sommaire : 

Il serait répréhensible et irresponsable que les organismes chargés de la réglementation et des contrôles succombent à la pression des industriels pour maintenir plus longtemps l’utilisation du glyphosate, et pire encore, pour augmenter les limites permises pour sa présence comme résidu dans les produits alimentaires destinés aux êtres humains et aux animaux, ainsi que dans l’eau potable [11] (’Serious Deficiencies’ in EFSA Glyphosate Re-assessment Signals EU Re-approval, SiS 69) *.

[* Version en français : ’’De graves lacunes’ dans la réévaluation du glyphosate par l’EFSA amènent une nouvelle autorisation de cette matière active herbicide par l’Union Européenne’ par le Dr Eva Sirinathsinghji. Traduction et compléments de Jacques Hallard, samedi 26 mars 2016 - ISIS Pesticides Santé. « ’De graves lacunes’ dans la réévaluation du glyphosate par l’EFSA amènent une nouvelle autorisation de cette matière active herbicide par l’Union Européenne. Dans le cadre de la préparation en vue d’une nouvelle autorisation de la matière active à effet herbicide glyphosate par l’Union Européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (https://www.google.fr/url?sa=t&amp ;...), AESA, en anglais ‘European Food Safety Authority’,EFSA), a conclu que ce produit est sûr et qu’il est peu probable qu’il soit cancérogène ; cela va à l’encontre de la classification par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui avait classé le glyphosate comme « cancérogène probable » après avoir traité les données disponibles de façon pertinente. La conclusion de l’EFSA doit être rejetée catégoriquement… » Article complet à lire sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article483

Références

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Traduction et compléments entre […]  : Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant. Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France - Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIS Santé Cancer Not Just Bad Luck French version.2

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