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"Rapports de force, pouvoirs et contre-pouvoirs" par Jacques Hallard

samedi 2 juillet 2016 par Hallard Jacques


ISIAS Philosophie Sociologie Psychologie

Rapports de force, pouvoirs et contre-pouvoirs

Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 25
juin 2016.

Dans un monde reposant essentiellement sur l’altérité *, l’animosité entre des individus, les comportements violents au sein d’une société, entre des communautés culturelles ou religieuses, ou encore entre des populations variées et des pays, tout comme les attitudes guerrières qui peuvent se manifester inopportunément : tous ces facteurs trouvent notamment leur origine dans la pression démographique qui s’exerce sur un territoire donné, au sein de groupes humains à un moment donné de leur histoire, et particulièrement dans notre monde contemporain et probablement – hélas ! – dans le monde en devenir.

Des inégalités sociales insupportables, des idéologies de domination propagées par différents moyens de communication et de propagande très efficaces, le clientélisme politique et les réseaux de corruptions contraignants, un capitalisme financier outrancier et débridé, ainsi qu’un mal-être individuel et une mauvaise satisfaction de nos besoins essentiels, sont des facteurs qui peuvent déclencher, entretenir, voire aggraver des rapports de force parfois très dommageables entre les parties concernées.

Ces situations et attitudes fort peu amènes, souvent à risques, parfois à la limite carrément barbares, sont manifestement l’expression de pouvoirs mal exercés et insuffisamment partagés, non soumis à des contre-pouvoirs équilibrant les relations entre humains, groupes sociaux, entreprises concurrentes, organisations professionnelles et services administratifs, entre dirigeants et responsables des états-nations et parfois même entre des organisations internationales, pourtant imaginées et générées pour le bien commun, en principe.

L’esprit de conquête abusive, de concurrence acharnée, de compétition non justifiée, de cupidité exagérée, de rivalités inutiles et de dominations inappropriées, contribuent à exacerber les comportements humains irrationnels, intolérants, brutaux et destructeurs.

A la suite, sont réunies des définitions considérées comme nécessaires pour une bonne compréhension des interactions entre humains, ainsi que quelques textes choisis pour approfondir le sujet.

[* Voir le concept d’altérité à l’annexe 1].


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Pouvoir, vouloir, savoir, trois mots qui mènent le monde.
Citation de Victor Hugo ; Philosophie prose (1835-1840)
http://www.proverbes-francais.fr/citations-pouvoir/

La possession du pouvoir, quelque immense qu’il put être, ne donne pas la science de s’en servir. La Peau de chagrin (1831) - Honoré de Balzac - Références de Honoré de Balzachttp://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=pouvoir

Le pouvoir n’était pas à prendre, il était à ramasser. Charles de Gaulle http://www.linternaute.com/citation/3440/le-pouvoir-n-etait-pas-a-prendre--il-etait-a-ramasser---charles-de-gaulle

  • Le rapport de force comme une relation de conflit ente des parties
    Rapport de forceIntroduction et sommaire d’un article de Wikipédia

Un rapport de force est une relation de conflit entre plusieurs parties qui opposent leurs pouvoirs, ou en un sens plus littéral leur forces, que cette force soit physique, psychique, économique, politique, religieuse, militaire…

Si les parties impliquées dans le rapport de forces ont un pouvoir inégal, on distingue la partie dominante et la partie dominée : s’applique alors la loi du plus fort, autrement dit l’arbitraire du pouvoir. On nomme généralement violence, en un sens physique ou moral ou social (voire écologique), l’usage d’un tel pouvoir.

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  • Affects, rapports de force et de pouvoir – Extrait d’Alexandre Matheron
    Dans cet extrait,A. Matheron retrace la génèse des rapports de force inter-humains, tels qu’ils découlent de l’imitation des affects, à partir d’une lecture des propositions 27 à 40 du texte de Spinoza de son ouvrage De Affectibus.

[D’après Wikiépdia, « Alexandre Matheron, né en 1926, est un philosophe français spécialiste de Spinoza et de l’histoire de la philosophie politique moderne… » Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Matheron ].

Si un être quelconque imagine une augmentation ou une diminution de puissance chez un autre être dont la nature a quelque chose de commun avec la sienne, sa propre puissance augmente ou diminue du même coup ; car il se trouve ainsi indirectement affecté par la cause de ce qui arrive à son semblable, et, dans la mesure où sa nature est la même, cette cause produit en lui le même effet (Eth. III, 27). Pour l’homme, en particulier (mais seulement en particulier), imaginer les sentiments d’un autre homme, c’est donc ipso facto les éprouver. D’un point de départ aussi mince, des conséquences capitales se déduisent.

1. Supposons, tout d’abord, que nous rencontrions par hasard un homme qui souffre. Partageant sa souffrance (c’est la pitié, Eth III, 27 sc), nous nous efforçons de l’en soulager pour nous en délivrer nous-mêmes (c’est la bienveillance, Eth III, 27, cor 3 sc) ; nous l’aidons à satisfaire ses désirs, et nous le conseillons, comme il le souhaite, sur la manière d’y parvenir. Si notre assistance est efficace, il se réjouit.

2. Or sa joie, pour la même raison, devient la nôtre, et nous désirons nous maintenir dans cet état. Croyant à présent savoir ce qui plaît à notre semblable, nous nous efforçons, en permanence, de lui plaire effectivement (telle est, sous sa première forme, l’ambition, Eth III, 29 et sc). Si nous y parvenons quelque temps, notre obligé nous considère comme la cause unique dont dépend, pour lui, l’obtention de tout ce à quoi il s’attache : il nous aime (Eth III, 29, sc), il met toute sa puissance à notre disposition, il s’aliène à nous ; il a enfin trouvé ce qu’il cherchait ! Ce qui, à nouveau, retentit sur nous : nous nous aimons nous mêmes à travers l’amour que nous inspirons à autrui (ce qui est la gloire, Eth III, 30 et sc). Et, pour persévérer dans ce sentiment exaltant, nous voulons à tout prix perpétuer la situation qui l’engendre : avec une abnégation totale, nous veillons aux intérèts d’autrui afin d’apparaître à ses yeux comme la providence même.

3. Mais l’on ne saurait en rester là. Car nous avons, nous aussi, nos propres aliénations, qui ne sont généralement pas les mêmes que celles de notre obligé. D’où la contradiction inévitable : impossible de renoncer à aimer ce que nous aimons, impossible de ne pas nous réjouir de ce qui réjouit les autres, impossible de nous complaire à la fois dans deux choses que nous savons incompatibles (Eth III, 31). La solution s’impose : nous profierons de l’ascendant que nous exerçons sur celui qui s’en est remis à nous pour tenter de le convertir ; nous mettrons tout en œuvre pour que ce qui nous semble bon lui semble bon (Eth III, 31 sc) ; moyennant quoi nous pourrons travailler sans arrière-pensée à son bonheur. Or, voilà qui va très loin, car nous ne saurons jamais avec une entière certitude ce qui se passe dans les consciences.

Ce que chacun juge être bon étant lié à son idéologie, nous exigeons d’autrui qu’il adopte, dans tous ses détails, notre superstition personnelle, et qu’il nous le prouve en confessant notre foi et en pratiquant notre culte ; ce que chacun juge être bon se manifestant dans ses choix économiques, ce sont tous les détails de la vie matérielle d’autrui que nous prétendons gérenter, et dont nous voulons qu’il nous remercie constamment de les régenter. Tout cela uniquement pour son bien ; rien d’ « intéressé » encore. Dire que le pouvoir veut se faire aimer est une tautologie, puisque telle est son unique raison d’être ; mais l’exercer revient à contraindre les autres hommes, pour que nous puissions faire ce qu’ils aiment, à aimer ce que nous faisons et à nous le montrer en faisant ce que nous aimons : l’ambition de gloire devient ambition de domination.

Nous irons, dans ce sens, aussi loin que nous le pourrons : aussi longtemps qu’autrui espérera quelque chose de nous, tout sera parfait ; puis, au delà d’un certain seuil de résistance, il nous faudra recourir à la crainte (TP II, 10).

L’appropriation privée et le rapport d’exploitation déduits de l’interaction des pouvoirs.

Ce n’est pas tout. Car, lorsque nous avons réussi à faire aimer une chose quelconque à notre semblable, celui-ci, comme nous le désirons, en prend possession, l’entretient, la reproduit et en tire de la joie. Or, cette joie, toujours pour la même raison, nous désirons l’éprouver nous-mêmes avec le maximum d’intensité. Si la chose en question ne peut être possédée que par un seul, le problème se pose donc : de notre semblable ou de nous-mêmes, lequel doit en jouir directement, lequel par procuration seulement ? Et la réponse est immédiate : à nous la chose, à lui de se réjouir de la joie qu’elle nous donnera (Eth III, 32). Telle est l’origine de l’envie (Eth III, 32 sc).

Sans doute sa vivacité dépend-elle de la nature des biens économiques auxquels nous nous attachons : l’argent, par exemple, équivalent universel indéfiniment reproductible, ne la suscitera pas si nous acceptons de travailler, nous aussi, pour en acquérir ; mais la terre, chose singulière dont la quantité est limitée, est le bien monopolistique par excellence et ne peut que diviser les hommes (TP, VIII, 8). Le sol qu’autrui a cultivé sous notre direction et sous notre protection, nous tenterons donc, immanquablement, de l’en dépouiller ou de lui en ravir les fruits. La même analyse, du reste, vaut aussi en matière idéologique ; ceux à qui nous avons réussi à inculquer notre propre superstition, nous les envierons s’ils semblent nous surpasser dans la connaissance des choses divines, et nous nous approprierons éventuellement leurs inventions ; tout « éducateur », si ses élèves le laissaient faire, s’arrangerait pour qu’ils lui restent « intellectuellement » inférieurs (ut ingenio minus possent, TP, XI, 4).

Il y a pourtant des limites. En dépouillant autrui, en effet, nous l’attristons ; et, pour la même raison encore, nous partageons sa tristesse : il nous inspire, comme au début du cycle, de la pitié. Nous lui redonnons donc une partie de ce que nous lui avions pris. Le moins possible, certes. Juste ce qu’il faut pour l’apaiser. Dans le meilleur des cas, juste ce qu’il lui faut pour vivre. Moyennant quoi il se remettra à travailler, avec une obéissance confiante, à une œuvre dont nous nous approprierons à nouveau les résultats : le cycle recommencera.

N’avons-nous pas là, sans la moindre intervention d’un quelconque calcul utilitaire, une véritable déduction du rapport d’exploitation – sous sa forme, il est vrai, plus particulièrement féodale ?

Tout pouvoir implique un rapport de forces

Demande de pouvoir, offre de pouvoir. Il est clair, cependant, qu’elles ne s’ajustent pas harmonieusement l’une à l’autre. Car puisqu’elles se déduisent toutes deux d’une même hypothèse, qui vaut pour l’homme en général (et sans doute aussi pour d’autres espèces), il faut en conclure que chacun de nous, même si c’est dans des proportions diverses, même si ces proportions varient selon les circonstances, désire à la fois se soumettre et dominer. Il appartient donc à l’essence même de tout pouvoir de se heurter à des résistances : pas de pouvoir sans conflit, plus ou moins larvé, entre dominants et dominés.

Supposons même, en effet, que nous nous trouvions à la phase la plus idyllique du cycle : celle de la pure ambition de gloire. Celui qui s’attache inconditionnellement à nous, du seul fait que nous occupons toutes ses pensées et qu’il veut par ailleurs, comme tout homme, plaire à tout homme, désirera se faire aimer de nous à titre exclusif pour s’en glorifier au maximum (Eth III, 33-35).

Il exigera donc, avec un acharnement têtu, que nous lui aliénions la totalité de notre puissance comme il nous a lui-même tout aliéné, que nous soyons à son entière disposition comme il est entièrement à la nôtre. L’issue de cette lutte (qui n’aura, de toute façon, rien de dialectique !) dépendra du rapport des forces, mais elle consistera toujours en la reconnaissance au moins implicite, de la part du pouvoir supérieur, d’un contre-pouvoir subordonné.

Lors des deux phases suivantes, où nous sommes de plus en plus obligés de recourir à la crainte, les choses sont encore plus nettes. Celui qui nous craint nous hait, nous le haïssons donc à notre tour (Eth III, 40), il nous hait donc encore davantage, et la guerre risque de se déclencher à chaque instant. Si elle se déclenche, nous voilà pris tous deux dans l’engrenage de la vengeance et de la contre-vengeance (Eth III, 40 sc, cor 1 et 2). Peut-être l’un de nous sera-t-il par hasard vainqueur ; s’il ne tue pas son adversaire, il l’enchaînera ou l’enfermera : comble du pouvoir, mais en même temps négation du pouvoir, puisque nous pouvons tout faire du corps de notre victime sans plus avoir la moindre prise sur ses désirs (TP, II, 10). Mais peut-être aussi l’un d’entre nous prendra-t-il peur et fera-t-il des concessions ? L’autre, alors, recommencera à l’aimer quelque peu, il l’aimera lui-même à son tour (Eth III, 41 et sc), des échanges de biens et de services s’ébaucheront sur une base moins inégalitaire qu’auparavant, et, s’ils se poursuivent (mais ils ne se poursuivront pas, Eth III, 42), le calcul utilitaire pourra enfin faire sa première apparition (Eth III, 41 sc). L’équilibre final, ici aussi, dépendra du rapport des forces.

Référence : Alexandre Matheron, Etudes sur Spinoza et les philosophies de l’âge classique, ENS éditions, Lyon, 2011, p. 71-74. Contact

Pour une lecture continue de l’Ethique de Spinoza :

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  • Sortir de l’attraction dominant/dominé selon Geneviève Martin-Boissy
    Rapport dominant/dominé et rapport de force – Auteure : Geneviève MARTIN BOISSY - 25 juin 2013

Dominant/dominé répondent à une attraction

Les relations qu’elles soient amicales, professionnelles ou affectives, sont souvent construites avec ce rapport dominant/dominé. Il y a ceux qui organisent, maîtrisent, gèrent… la vie de l’autre et ceux qui acquiescent, se soumettent, se laissent assujettir pour diverses raisons (peur, facilité, besoin…).

L’un et l’autre répondent à une attraction en lien avec leur histoire personnelle et sont en interdépendance. Le dominant attire le dominé et inversement et le rapport qui s’établit entre eux, s’organise autour d’une dépendance mutuelle. Le dominé dépend de la domination et le dominant a besoin d’avoir une emprise sur l’autre pour se sentir en sécurité. Dans cette interdépendance, chacun des deux représente une part de la même angoisse qui est bien souvent la peur de l’abandon.

Derrière le « dominant », il y a une souffrance liée à une dévalorisation et/ou une peur, qui peut-être celle d’être soi-même dominé, ou d’être abandonné, ou rejeté… Pour se sentir rassuré, il lui faut donc établir une relation de pouvoir sur l’autre et avoir une emprise ou une prise. Il a besoin de contrôler, de « soumettre » et de maîtriser.

Le dominé, répond à la « demande » du dominant, ce qui bien souvent le satisfait lorsqu’il n’y a pas d’excès de pouvoir sur lui. C’est pour lui l’occasion d’être déchargé d’un poids qui pourrait être celui des responsabilités, comme lorsqu’il était enfant où il était totalement pris en charge, ce qui pour lui est rassurant.

Il fut un temps où les femmes étaient totalement dépendantes à l’homme et donc dans l’obligation de se soumettre à lui, cet épisode s’est inscrit dans l’inconscient collectif. De nos jours la femme s’est émancipée et a gagné en indépendance, mais parfois de vieux schémas ressurgissent. De là à dire que se sont majoritairement les hommes qui dominent reste à vérifier, car bien des femmes sont dominatrices et parfois bien cachées derrières des apparences trompeuses. Ne dit-on pas que derrière chaque homme, il y a une femme !

Le « jeu » du couple

Dans un couple où il y a une relation de dominant/dominé acceptée, dans certains domaines les rôles peuvent parfois s’inverser, en étant chacun complice et conscient du « jeu » qui se joue au sein de leur relation. Un « équilibre » s’instaure au fil du temps les satisfaisant tous deux, tant que cela ne dépasse pas les limites de l’un ou de l’autre.

Cet équilibre est toutefois fragile, car il suffit que l’un d’eux souhaite le changement pour venir le bouleverser. Ce qui a pu convenir à l’un ou l’autre à un moment donné de leur vie, peut par la suite être remis en cause.

L’idéal est d’établir une relation équitable basée sur l’égalité. Ainsi selon les domaines, chacun gère sa partie au mieux de sa compétence et lorsqu’une décision doit être prise, il est préférable que cela se fasse sur la base de la concertation.

Lorsqu’il y a rapport de force imposé

Dans un rapport de force dominant/dominé, tous deux ont la même « blessure » celle de la dévalorisation. Lorsqu’un rapport de domination est imposé, cela sous-entend qu’il est subi par celui ou celle qui en est victime, qui bien souvent éprouve de la difficulté à s’affirmer et n’a pas d’autre choix que de s’y soumettre. L’emprise est parfois telle, qu’aucune place ne lui est laissée sur les prises de décisions étant considéré comme un objet.

Il est très difficile au dominant de déléguer, car il aspire au pourvoir et à la puissance et fait donc preuve d’intolérance à l’égard de l’autre. Tout doit être sous « sa coupe », sous contrôle, maîtrisé, planifié. Il pense avoir toujours raison et il accorde difficilement sa confiance, car rien n’est jamais bien fait. Il y a parfois un plaisir dissimulé à rabaisser et dévaloriser l’autre, pour masquer une profonde dévalorisation qu’il compense en prenant une position de supériorité. Il peut même devenir violent en parole et/ou en acte.

Pour qu’un changement s’effectue, il faut comprendre pourquoi !

Comprendre pourquoi on se trouve dans une relation de dominant/dominé dont la réponse se situe la plupart du temps dans l’enfance, source de bien de « blessures ». Pour se libérer de ce schéma, il faut comprendre ce qui nous a affectés pour avoir « besoin » inconsciemment de (re) vivre un tel rapport. Tant que cette blessure reste bien présente en soi, elle se réactive dès le moindre écho au passé, ainsi sans en avoir conscience, cette blessure est entretenue.

La solution réside dans le lâcher-prise, pour cela il est essentiel au préalable de passer par l’acceptation de TOUT ce qui s’est passé par le passé, sans exception aucune. S’il nous faut pardonner, pardonnons, mais pardonnons du plus profond de notre cœur avec amour et non, avec la raison qui est une action purement égoïste.

Ce n’est qu’une fois le passé apaisé, que le changement s’effectue, car les blessures n’étant plus « entretenue », elles ne restent plus qu’un mauvais souvenir. Le ressenti qui y était lié a disparu.

A propos de l’auteure : « À Propos : Je suis psycho-praticienne de courant humaniste et auteure d’un recueil de poèmes : ’Au fil de mes vers l’éveil sur soi’. J’ai été référente et superviseur d’élèves en psycho-somatothérapie et animatrice en relaxation. Je propose des entretiens d’écoute face à face ou par téléphone ».

Présentation du Blog ‘Se-ressourcer’ : « Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel où j’y écris des articles et poèmes en rapport avec ce thème. Les prestations que je propose en cabinet ou en accompagnement personnalis

Contact se-ressourcer gmartinboissy@hotmail.fr – Source ;

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  • La possibilité d’agir est l’une des conditions pour l’exercice du pouvoir
    Pouvoir (en philosophie)Introduction et sommaire d’un article Wikipédia
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Pouvoir vient du verbe pouvoir qui signifie « avoir la capacité » ou « avoir la possibilité » de faire, de percevoir etc. Par exemple, lorsqu’on dit que l’on peut faire quelque chose, cela veut dire que :

  • on en possède la capacité ;
  • personne ne nous en empêche ;
  • on ne craint pas les conséquences ;
  • concernant certaines formes d’expression, on dit simplement qu’on ne « peut pas » ;
    Le pouvoir est donc proche de la question de la possibilité. Si l’on n’a pas la capacité, on ne peut pas. On ne peut que si personne ne nous nous entrave le chemin. Si on est paralysé par la peur, on est dans l’impossibilité. Il y a donc un ensemble de conditions pour avoir le pouvoir, c’est-à-dire avoir la possibilité de faire quelque chose.

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Lire l’article complet à la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_%28philosophie%29

Actualité philosophique : philosophie et exercice du pouvoir – Autre source d’information à partir d’une émission de ‘France Culture’.

Vidéo de 49 minutes - 29.11.2013 - Par Adèle Van Reeth - Réalisation : Olivier Guérin - Lectures : Olivier Martinaud – Emissions Les Nouveaux chemins de la connaissance– Document ‘France Culture’. accueilÉmissions

Écouter

Texte de présentation : Puisque la meilleure façon de penser le présent est bien souvent de faire des détours, par la fiction ou par le passé, aujourd’hui croisons les regards deux philosophes sur un problème vieux comme le monde mais qui se pose avec la même acuité qu’au premier jour : La possibilité d’agir est une condition d’exercice du pouvoir

Ou plutôt, et la question est légèrement différente, à quelles conditions le philosophe, si tant est qu’on s’accorde sur une définition du philosophe, et que lui-même s’assume comme tel, peut-il s’asseoir sur le trône du gouvernant sans être accusé de vendre son âme ni que pèse sur lui le soupçon d’imposture ? Entre philosophie et politique faut-il choisir ? On verra qu’en questionnant le rapport entre philosophie et exercice du pouvoir, c’est la place que le philosophe occupe dans l’espace public qui est mise en question.

Pour en parler aujourd’hui, nous recevons les philosophes Michaël Foessel, et Luc Ferry accompagné d’Eric Aeschimann, journaliste au Nouvel Observateur.

Références musicales :

  • Boby Lapointe, Le philosophe et l’esthète
  • Georges Brassens, Le roi
    Extrait : Dr Folamour, film de Stanley Kubrick (1964)

Lecture : Platon, Oeuvres complètes, lettre VII (Flammarion)

Intervenants :

  • Luc Ferry : Philosophe et ancien ministre de l’éducation nationale
  • Michaël Foessel : philosophe, professeur à l’école Polytechnique.
    [Photos des invités à consulter à la source]

Source ! http://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/actualite-philosophique-philosophie-et-exercice-du

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  • Irruption dans le Cours de Philosophie sur le pouvoir, de J. Llapasset
    Nous avons retenu ci-après le Cours de PHILOSOPHIE rédigé et proposé par J. Llapasset sur le pouvoir - Philo-poche - Le pouvoir - Page 1 - Vers page 2page 3 - Citations Site Philagora, tous droits réservés © -Philagora est une association déclarée, à but non lucratif (loi 1901), fondée par Joseph et Joëlle Llapasset. Tout usage est soumis à la demande d’une autorisation. Le site Philagora n’autorise pas les aspirateurs de site.

I. Le pouvoir ou les pouvoirs ?Au sens strict, le pouvoir désigne la capacité d’agir, cela renvoie à un individu qui témoigne par cette capacité d’une existence animée par un ’je peux’, principe d’activité par lequel il s’affirme dans son monde. Et comme la capacité d’agir implique une origine, l’individu en se revendiquant comme origine de l’action, se découvre une vocation : un pouvoir qui ne serait pas maître de soi ne serait qu’une puissance de réaction aliénée, une passion. L’individu s’appelle donc à devenir sujet, en s’éduquant, à tout pouvoir sur soi pour que sa capacité d’agir ne relève que de lui. L’essence du pouvoir moral c’est donc le droit de faire, de posséder et d’exiger la reconnaissance de son oeuvre, ce qui permet de mesurer l’importance de la relation entre le pouvoir et l’affirmation de soi : en choisissant, on se choisit.== Confusion pouvoir et puissance : le paraître.Cette relation de l’affirmation de soi et du pouvoir permet de comprendre la fascination exercée sur l’individu par toutes les formes sociales de pouvoir : les individus, prisonniers de l’opinion, confondent le visible et l’intelligible et succombent à l’illusion d’accroître leur être par un paraître qui semble assuré par l’exercice d’un choix et d’un décision liée à leur fonction : se servir au lieu de servir et plier autrui à une domination c’est croire que le pouvoir -dé-réglé- permet de s’affirmer sur une servilité. C’est encore croire que l’on fait en faisant faire, un peu comme ces auteurs qui publient ce que d’autres ont écrit pour eux. Toutes ces conduites ruineuses pour la justice et pour l’individu procèdent d’une confusion entre le pouvoir et la puissance et se noient dans une démesure qui veut imposer un ordre en répandant le désordre de l’usurpation du pouvoir.== Un pouvoir ou des pouvoirs ?a) La capacité d’agir trouve son plein exercice dans le Sujet auteur de ses représentations et maître de ses actions (autonome). Un tel sujet devient le paradigme de l’Etat centralisateur dans lequel tout converge et tout émane d’une tête (caput en latin), d’une capitale. Marx en tire le concept d’État, principe centralisé exerçant un pouvoir parce que, à l’origine du pouvoir. On ne s’est peut-être pas éloigné de la tripartition de l’âme et de l’état, cher à Platon (lien en nouvelle fenêtre).b) S’il y a en fait, une pluralité de pouvoirs dans le tissu social, cela vient peut-être de la confusion entre le pouvoir moral et le pouvoir partagé. Dans le pouvoir moral chaque conscience a le pouvoir de se contraindre à obéir à la loi qu’elle s’est prescrite, en exerçant ce pouvoir sur ce qui lui est propre, en obéissant à sa propre législation, ce qui es tune manière de se manifester indissolublement comme pouvoir de liberté, capable de politesse, par exemple.Dans le domaine public du pouvoir partagé, la division du travail et les échanges, la complexité de la ’machinerie’ sociale exige que chacun à sa place exerce un pouvoir, au service de tous, en fonction de ses capacités et de ses responsabilité. Un tel pouvoir est essentiellement confié à chacun par tous comme un service exigé par la complexité des tâches sociales au sens large. En ce sens le pouvoir ne se divise pas car il n’appartient à personne n’étant que la capacité d’agir pour le bien commun, ce qui exclut, en droit, toute utilisation arbitraire.C’est donc la confusion, par les acteurs, du pouvoir et de la puissance qui engendre l’illusion d’une multiplicité de pouvoirs : en fait cette multiplicité de pouvoirs n’est qu’une usurpation ou si l’on préfère un détournement du pouvoir à son profit, par exemple pour passer du simple sentiment de soi à la conscience de soi en utilisant le pouvoir pour se faire reconnaître. Cela est toujours possible pour peu que l’individu remplace le sujet : à l’humilité du serviteur, cette humilité qui est vérité, se substitue l’arrogance du serviteur qui se prend pour le maître avec pour conséquence la domination, le harcèlement, la dissémination dérisoire du clivage entre l’infini de celui qui a une parcelle de puissance et le zéro de celui qui en dépend.II. Révolution ou révolte ? - L’espoir animera toujours ceux qui adoptent le point de vue de l’État comme principe d’ordre avec pour unique origine l’État. Ils pourront toujours rêver d’une révolution qui changera l’ordre, qui rectifiera ce qui est tordu : cette révolution sera une tâche finie, une fois pour toute : les lendemains chanteront. il y a un sérieux optimisme. - L’espoir n’est pas pour ceux qui adoptent le point de vue d’un tissu social gangrené, formé d’une légion de pouvoirs dévorant sournoisement tout espoir de justice d’une société qui détruit les libertés qu’elle devrait protéger par une multiplicité de ’poux’ qui se prennent pour des caciques de provinces ou des mandarins parisiens. Seules des révoltes ponctuelles pourront être tentées pour améliorer tel ou tel point en renversant tel ou tel pouvoir, mais ce sera un combat contre l’Hydre : la tâche est infinie car les révoltes n’atteindront jamais la totalité de la légion des pouvoirs et l’effort de révolte est lui même générateur d’un nouveau pouvoir.

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  • Pouvoirs d’injonction et d’influence et l’autorité selon Max Weber

 Pouvoir (en sociologie)Extraits d’un article de Wikipédia - Cet article concerne le pouvoir tel que perçu dans la relation entre les individus.

 Sommaire

Le pouvoir est souvent considéré comme une relation entre des acteurs sociaux (des individus, des groupes sociaux ou classes sociales). Comme le disait Max Weber1 à la fin, la relation de pouvoir s’observe quand un individu accomplit (ou s’abstient d’accomplir) conformément à la volonté d’un autre individu, une action qu’il n’aurait pas accomplie (ou aurait accomplie) spontanément. Il définit en effet le pouvoir comme « toute chance de faire triompher, au sein d’une relation sociale, sa propre volonté, même contre des résistances ; peu importe sur quoi repose cette chance ».

J-M Denquin dit que pour avoir du pouvoir il faut savoir commander, se faire respecter et se faire obéir. Mais le critère de pouvoir se trouve dans la tête de celui qui obéit, est censé ou parait obéir. Lui seul sait ce qu’il aurait fait si aucun ordre ne lui avait été donné. Tous les observateurs extérieurs y compris celui qui a donné l’ordre ne peuvent émettre à son sujet que des conjectures[réf. nécessaire].

C’est pourquoi l’on distingue deux sortes de pouvoir :

  • Le pouvoir d’injonction reposant sur la coercition, c’est-à-dire la contrainte. L’injonction suppose l’emploi possible de la force.
  • Le pouvoir d’influence reposant sur le consentement du gouverné. C’est la capacité d’offrir à un individu des gratifications matérielles (salaire, récompense…) ou symboliques (au niveau de l’estime de soi) en contrepartie du comportement suggéré.
    Deux sources du pouvoir sont envisageables :
  • La première concerne les caractéristiques intrinsèques des acteurs, par exemple les dons exceptionnels que Max Weber appelle charisme ou plutôt les qualités supérieures à la moyenne d’un individu qu’il a acquises grâce à des exploits, des idéologies qui ont bouleversé la société, une forte personnalité qui selon Pareto, autorisent l’appartenance à l’élite.
  • La seconde source se trouve dans les structures de la société : économiques (par exemple la propriété du capital), culturelles (valeurs et normes) et politiques.
    On dira qu’un individu a du pouvoir sur un autre individu non pas en vertu de ses qualités personnelles mais en fonction du poste attribué.

Le pouvoir qu’un acteur a dans une organisation est intimement relié à la défense de sa propre cause dans l’organisation. C’est donc dire que la principale source de pouvoir pour un acteur organisationnel est la conservation et le maintien de son interprétation, donc, de son organisation. Cette même organisation étant soumise à des contingences (le pouvoir d’un autre, l’organisation d’un autre) doit inévitablement répondre à cette pression pour conserver l’intégralité de son construit organisationnel, voire peut-être l’améliorer. Le pouvoir est donc une action concrète posée par un acteur organisé sur un autre acteur organisé, qui transpose le changement que la contrainte impose à l’un en perturbation organisationnelle pour l’autre.

Pouvoir politique

Article détaillé : Pouvoir politique.

En politique, le pouvoir est la capacité à obtenir des choses et surtout des individus qu’ils se comportent comme on le souhaite.

Le terme démocratie signifie étymologiquement « pouvoir du peuple ». La question de savoir qui détient le pouvoir (individu, classe sociale, groupe d’individus constitué de différentes manières, ensemble de la population), comment il l’a obtenu et comment il peut le perdre, détermine le niveau démocratique d’un régime politique - pouvant aller de la dictature à la démocratie directe.

Dans un système simple, le pouvoir ne peut être que rapport de forces (force morale ou force physique). Mais les sociétés humaines sont complexes, et il existe tout un réseau d’obligations réciproques qui lient les gens, et les obligent à (ou les empêchent de) se comporter d’une certaine façon quand ils sont placés dans certaines conditions, au risque, sinon, de tout perdre ou d’être emprisonné.

Il y a donc de nombreuses situations de pouvoir, et de multiples façons de classer l’exercice du pouvoir :

  • par son mode d’action (moral, physique, etc.)
  • par sa cible (la personne, ses biens, ses relations, ses déplacements, ses communications, etc.)
  • par son canal (presse, parole directe, audio-visuel, etc.)
  • par son mode (conviction, contrainte, négociation, etc.)
  • par sa portée (proposition, ratification, veto, etc.)
    L’autorité selon Max Weber

[Selon Wikipédia ; « Max Weber, né le 21 avril 1864 et mort le 14 juin 1920, est un économiste et sociologue allemandNote 1. Considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie, ses interrogations portent sur les changements opérés sur la société avec l’entrée dans la modernité. On lui doit notamment des analyses complexes de la bureaucratie, de l’avènement du capitalisme et du processus de rationalisation en Occident. Contrairement à Émile Durkheim, considéré lui aussi comme un père de la sociologie, Max Weber a peu enseigné et n’a pas fait école de son vivant. Outre son travail de recherche, Weber s’est engagé dans l’action politique. Il fut notamment invité à contribuer à la rédaction de la Constitution de la République de Weimar en 1919 ». Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Weber ].

Selon Max Weber, l’autorité d’un individu sur un autre reposerait sur sa légitimité. Il met en évidence les différentes sources de la légitimité, celles-ci correspondant au caractère d’une autorité qui est acceptée et reconnue par les gouvernés. Il distingue trois types de légitimité :

  • la légitimité charismatique est fondée sur la reconnaissance par la société du caractère exceptionnel du chef qui lui permet de se distinguer des autres individus de la société. Cette légitimité repose sur la reconnaissance des gouvernés aux qualités supérieures à la moyenne d’un individu qui selon Pareto, autorisent l’appartenance à l’élite. Cette légitimité a toujours existé que ce soit dans la société féodale ou la société contemporaine et les individus qui l’incarnent sont le plus souvent des fortes personnalités qui vont acquérir par la suite une légitimité légale comme Napoléon, Charles De Gaulle et d’autres ;
  • la légitimité traditionnelle repose sur le caractère obligatoire de la règle coutumière (selon les coutumes, les traditions). Dans la société féodale on obéit par tradition au roi, au seigneur, au chef de tribu. La volonté du changement est difficile car elle rencontre de l’opposition. Les limites de ce type de pouvoir sont définies par la coutume elle-même. Lorsque la coutume n’a pas fixé de limites, le chef possède le pouvoir absolu, soumis à ses limites ;
  • la légitimité légale se fonde sur la compétence et la validité du statut. On l’appelle également légitimité rationnelle ; la légitimité s’appuie sur des lois et des règles impersonnelles. Elle organise le fonctionnement du pouvoir politique. Cela conduit à une domination de l’État et celle de l’organisation bureaucratique. Cet ensemble est cohérent et logique. La personne a du pouvoir grâce à sa fonction qui représente l’autorité légale et non grâce à sa personnalité (légitimité charismatique). Ces représentants de l’autorité légale reçoivent une partie du pouvoir politique donc leur autorité est légitime. La séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) a été instaurée pour qu’aucun individu ne puisse posséder tous les pouvoirs.
    Nous pouvons observer que ces trois types de légitimité peuvent se combiner et évoluer d’un type à l’autre. Les monarchies européennes par exemple sont passées de la légitimité du pouvoir traditionnel (pouvoir du roi) à la légitimité du pouvoir légal. Dans la société démocratique les gouvernements fondés sur la légitimité du pouvoir légal laissent une forte place à la légitimité du pouvoir charismatique du président ou du premier ministre (par exemple) en grande partie grâce à l’intervention des médias dans le domaine politique…

Lire la suite de l’article sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_%28sociologie%29

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  • Les contre-pouvoirs équilibrants dans la société civile
    Contre-pouvoirExtraits d’un article de Wikipédia

Le contre-pouvoir est un pouvoir contre qui s’organise face à une autorité établie. Ce peut être une force politique, économique ou sociale et son rôle a pour effet de restreindre l’exercice du pouvoir en place et de proposer une alternative aux décisions d’une autorité. Par exemple : les élus d’un parti d’opposition, des associations et notamment des syndicats, les médias, des cultes.

 Sommaire

 Les approches théoriques

La notion de contre-pouvoir a ces dernières années fait l’objet de différentes théories néo-révolutionnaires. La première approche est celle de John Holloway dans son fameux livre « Change the world without taking power ». Pour lui l’objet révolutionnaire n’est pas de lutter pour le pouvoir mais contre le pouvoir. Pour lui chacun peut changer le monde par des actes de résistance ancrés dans le quotidien (le pouvoir-action). Chercher à prendre le pouvoir institutionnel revient pour Holloway à une impasse car il s’agit seulement de la substitution d’un pouvoir-domination par un autre.

Évidemment cette approche est une rupture avec la démarche révolutionnaire classique. John Holloway a été très critiqué car certains lui reprochent de prôner le désengagement politique. Miguel Benasayag et Diego Sztulwark considèrent dans leur ouvrage « Du contre-pouvoir » que le pouvoir institutionnel, l’État, a un rôle de gestionnaire qui constate surtout ce qu’il ne peut pas faire en se confrontant au réel. Pour eux « le politique », c’est-à-dire la capacité à imaginer le monde demain, est tenu par les contre-pouvoirs. Ils ont un rôle fondamental par le biais d’actions militantes (« le militantisme situationnel ») dans l’évolution des aspirations de la société.

Pour Ludovic François et François-Bernard Huyghe les contre-pouvoirs sont le pouvoir car celui-ci se caractérise par l’interconnexion de différents acteurs qui vont influer par l’information. Pour eux, ce qu’ils nomment les organisations de la société civile ont le pouvoir d’agir sur les esprits et les représentations du monde et ainsi de faire évoluer la société dans un sens ou dans l’autre. Ils considèrent que nous sommes passés « d’une société d’autorité » dans laquelle la notion de chef avait du sens à « une démocratie d’influence » dans laquelle la puissance est essentiellement fondée sur la capacité à faire adhérer et à diffuser.

NB. Cet article est incomplet dans son développement ou dans l’expression des concepts et des idées. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date). Son contenu est donc à considérer avec précaution. Améliorez l’article ou discutez-en.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-pouvoir

Le rôle des contre-pouvoirs. Document non daté et sans origine indiquée

Bienvenue sur ce site consacré au rôle des contre-pouvoirs ! Nous espérons qu’il vous aidera à trouver ce que vous recherchez.

Les contre-pouvoirs sont un moyen de lutter contre un pouvoir installé ou contre une décision du gouvernement. Ils ont pour but d’améliorer les condition de vie des citoyens. Les contre-pouvoirs ont une origine profonde mais on peut dire qu’ils se sont vraiment affirmés à partir de la Révolution de 1789 qui fût menée par le peuple ainsi que par des politiques et des intellectuels afin de faire tomber le roi, la monarchie absolue de droit divin et les privilèges accordés à la Noblesse et au Clergé.

Maintenant, les litiges se règlent plus différemment : ils peuvent se résoudre à l’amiable c’est-à-dire lors de réunions des politiques et des syndicats, précisons que les syndicats sont une association professionnelle représentant les salariés ce qu’on nomme les syndicats salariaux comme la FO(Force Ouvrière), la CFDT(Confédération Française Démocratique du Travail) et les patrons autrement dit les syndicats patronaux comme le MEDEF(Mouvement des Entreprises en France), la CGPME(Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises), leur but est de défendre les droits et les intérêts matériels d’une entreprise. En effet, certaines associations visent à améliorer les conditions de vie des citoyens. Les contre-pouvoirs peuvent aussi montrer leur désaccord par des manifestations, par des grèves et des tracts permettant de diffuser leurs idée illustrées de leurs arguments.

Quant aux médias, ils sont en quelque sorte des intermédiaires entre le gouvernement et les citoyens. Ce sont les médias qui nous permettent de connaître les décisions des politiques qui sont normalement exposées de manière objective.

Certes le but des contre-pouvoirs est d’aider le peuple mais leur rôle contribue-t-il à l’amélioration des conditions de vie des citoyens ? C’est ce à quoi nous essaierons de répondre à l’aide d’exemples précis et d’arguments, en analysant tout d’abord le début d’une crise, qu’elle soit économique, politique, sociale, puis ce qui se passe au coeur de cette dernière et quelle est son issue, les conséquences qu’elle engendre.

Accueil

Conclusion formulée à la source : « Nous avons donc vu au cours de ce travail les différents acteurs des contre-pouvoirs qui sont les syndicats, les ’médias’, les mouvements grévistes ou encore les mobilisations collectives des citoyens et le rôle qu’ils jouaient lors d’une crise économique, politique ou sociale. On a pu aussi remarquer qu’ils trouvaient une origine profonde dans l’Histoire Française : elle débute surtout à partir de la Révolution de 1789 et en 1791 avec la création de lois et de décrets qui seront modifiés sous la III° République ».

« Les fonctions de chacun de ces contre-pouvoirs sont spécifiques mais il y a un point commun entre eux : ils visent tous à améliorer les conditions de vie des citoyens suite à certaines réformes du gouvernement qu’ils n’approuvent pas toujours. Certes les résultats sont mitigés car tous n’obtiennent pas toujours ce qu’ils veulent mais pour cela, des associations comme des ONG sont là pour aider ces contre-pouvoirs dans leur combat. Un dernier constat, c’est que le contexte historique peut parfois avoir une forte influence sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens (cf : le droit de vote des femmes en France) ». Source : http://role-contre-pvrs.e-monsite.com/

De la rétroaction des contre-pouvoirs – Document non daté d’‘Adamantane.net

Avertissement : Ce texte a été repris dans son intégralité par le site des Frères de la Côte, mais sans que la source soit citée. J’ai donc envoyé au webmestre du site la courtoise requête suivante : Bonjour. Je suis très heureux d’avoir pu vous aider en vous fournissant ce texte, intégralement recopié d’une page de mon site www.adamantane.net. J’ai mis ces textes sous licence Art Libre [ Copyleft Attitude ]. La reproduction partielle ou totale de ces textes est donc autorisée, à condition d’en indiquer la source par un lien actif. Je vous remercie donc d’avoir la gentillesse d’indiquer, sur votre site, la source, par un lien actif vers la page que vous avez utilisée. Bien cordialement vôtre. Jean-Pierre Desthuilliers [D’après Wikipédia, « Jean-Pierre Desthuilliers, né le 22 octobre 1939 à Versailles et mort le 6 décembre 2013, est un écrivain et poète français… - Voir sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Desthuilliers ].

Les Frères de la Côte, sur l’île de la Réunion, veulent lutter contre la chosification de l’homme, les lobbies à vocation mercantile, la timorée citoyenne et la corpocratie, et pour l’émergence de la notion de citoyen responsable et actif... Bref, développer un contre-pouvoir collaboratif. Une partie de ce texte a été copiée-collée dans un article intitulé du contre-pouvoir au XXI° siecle, sans que l’auteur de l’article, qui avait toute latitude d’user du droit de citation, prenne la peine de mentionner la source. J’ai donc déposé un commentaire sur ce blogue. J’attends la réponse...

Pour résumer, le pouvoir, qu’il soit statutaire, d’influence ou même d’opportunité, est une des ressources dont dispose un système pour engendrer dans son environnement un changement conforme à son projet. Le système exerce son pouvoir…
Ce pouvoir est évalué par l’environnement en référence à divers critères tels que par exemple la manière d’agir, la conformité au projet, le bénéfice pour l’environnement, le coût global pour le système et l’environnement.
Le système désire obtenir une évaluation positive. L’environnement désire tirer profit de l’action du système.

L’expérience montre qu’un système qui n’est pas régulé dérive, plus ou moins vite, et que le risque d’une évolution dite catastrophique est loin d’être faible. De fait, tout système est contrôlable, au sens de la régulation, par deux types de boucles retour :

  • celles qui sont internes au système ; leur existence est facultative, en ce sens qu’elles n’existent que si les architectes du système les ont conçues et mises en place ;
  • celles qui sont externes au système ; leur émergence est inéluctable, l’environnement rétroagissant quoi qu’il arrive sur le système du seul fait qu’il contient le système.
    Un genre particulier de boucle retour est celui des contre-pouvoirs. Une image matérielle simple de contre-pouvoir est donné par les appareils qui referment les portes : ils contrarient le mouvement d’autant plus que l’effort d’ouverture est intense, et un équilibre s’instaure.

Quelques caractéristiques des contre-pouvoirs

Cet ensemble de normes fournit une définition pragmatique du concept de contre-pouvoir. Elles veulent permettre de décider si tel sous-système d’un système de pouvoir, ou tel système identifiable dans l’environnement de ce système, méritent la qualification de contre-pouvoir.
Le premier est toutefois le plus important.

  • Aucun contre-pouvoir n’a pour raison d’être de prendre le pouvoir.
  • A un pouvoir peuvent être associés systémiquement plusieurs contre-pouvoirs
  • Les contre-pouvoirs internes agissent indépendamment du pouvoir.
  • Les contre-pouvoirs internes sont mis en place par le pouvoir.
  • Un contre-pouvoir interne qui devient pouvoir parallèle doit être réformé.
  • Les contre-pouvoirs externes peuvent viser à déplacer le pouvoir, mais pas à s’y substituer.
  • Certains contre-pouvoirs externes peuvent être des alliés du pouvoir ou des opposants au pouvoir.
    Critères d’efficacité des contre-pouvoirs

L’ordre dans lequel ces caractéristiques sont énoncées n’est en rien image d’une priorité quelconque. Un contre-pouvoir a besoin de pouvoir accéder directement à des informations de première main sur le fonctionnement du système de pouvoir et sur l’état de l’environnement.

Un contre-pouvoir qui n’a pas le choix de ses méthodes de travail, dans le cadre de l’éthique usuelle, ne peut fonctionner librement.
Un contre-pouvoir qui n’a pas le choix des points d’application de ses travaux ne peut fonctionner librement.

  • Si un contre-pouvoir est constitué autour de personnes désignées par le système de pouvoir, il doit pouvoir s’adjoindre librement d’autres membres.
  • Un contre-pouvoir à qui le pouvoir refuse la possibilité de rendre ses recommandations publiques perd son statut de contre-pouvoir.
  • Aucun contre-pouvoir ne doit pouvoir agir directement sur la structure du système ou sur son mode de fonctionnement.
  • Les produits de sortie d’un contre-pouvoir sont des avis argumentés ou des recommandations étayées, pas des décisions.
  • Un contre-pouvoir interne doit pouvoir se déclarer incompétent s’il est sollicité par le système de pouvoir.
  • Un contre-pouvoir interne doit pouvoir librement consulter un contre-pouvoir externe, considéré comme une des représentations de l’environnement.
    Quelques applications pratiques

Définition et caractéristiques des contre-pouvoirs ont pour conséquence que, dans les divers domaines où ce concept a du sens, il permet d’en analyser et de décoder partiellement le fonctionnement. 

Domaine du politique

Un parti d’opposition n’est pas un contre-pouvoir, dans la mesure où sa perspective ultime demeure d’exercer autrement le pouvoir. La question se pose donc pour les partis qui n’en ont ni la vocation objective, ni la possibilité sociologique.

Un syndicat, patronal ou ouvrier, qui s’inféode à un parti politique au pouvoir ou désireux de l’être, devient une courroie de transmission et perd son statut de contre-pouvoir.
Toute constitution démocratique se caractérise par l’existence proclamée de contre-pouvoirs internes et la garantie de leur indépendance.

La pratique dite de la séparation des pouvoirs conduit à distinguer au sein du système global de pouvoir plusieurs entités en situation de contre-pouvoir mutuel ; chacun de ces pouvoirs doit se doter à son propre niveau de contre-pouvoirs spécifiques.

Un contre-pouvoir ne peut annuler une décision du système, et ce sans pour autant avoir le droit ni le devoir d’en suggérer une autre, que si le système n’a pas respecté ses propres procédures, autrement dit le contre-pouvoir est garant de la forme et des flux, pas du fond.

Domaine du confessionnel

Les Églises semblent avoir une sainte aversion pour les contre-pouvoirs. Le dogme stupéfiant de l’infaillibilité papale est une des manifestations extrêmes de cette aversion qui jouxte la perversion. Il se peut d’ailleurs qu’il porte en germe l’autodestruction progressive d’abord, puis cataclysmique ensuite de cette superstructure.

Il est à regretter que trop souvent leurs institutions semblent considérer qu’il y aurait conflit de principe entre l’engagement d’obéissance et l’exercice systémique d’un contre-pouvoir. A noter que le processus de béatification, qui est un aspect plus que mineur des caractéristiques de fonctionnement de l’Église de Rome, semble faire exception, du fait le l’existence de l’avocat du diable. Encore que la terminologie trahisse une flagrante diabolisation des boucles de régulation...

Domaine de l’économique

La macroéconomie traditionnelle, consciente de la nécessité d’introduire des organes de régulation pour faire admettre aux esprits sceptiques le bien-fondé des diverses théories du marché, n’hésite pas à commettre une escroquerie mentale de belle envergure en attribuant aux décisions rationnelles du consommateur individuel, aggrégées par grandes composantes, un rôle de contre-pouvoir face au pouvoir des décisionnaires effectifs.
Or de vrais contre-pouvoirs existent dans le domaine économique et social. Ils se constituent selon un processus associatif, et agissent avec succès dans de nombreux domaines comme la consommation, la sécurité du cadre de vie et des produits commercialisés, le fonctionnement du crédit.

Domaine de l’associatif

Au sein d’un groupe organisé, les statuts doivent (ce n’est une obligation légale, à ma connaissance, que pour les sociétés commerciales) prévoir et organiser l’existence de contre-pouvoirs. Et ce dans l’intérêt même du groupe, de sa pérennité, de sa capacité à définir et atteindre ses objectifs, à mobiliser ses membres et obtenir les ressources pour son action.

Les difficultés rencontrées par beaucoup d’associations naissent de la faiblesse ou de l’absence de contre-pouvoirs autres que le contre-pouvoir externe qu’est l’assemblée générale prise en son ensemble. L’assemblée générale en effet est démunie sur deux plans :

  • elle ne peut rétroagir de manière continue
  • sa rétroaction est par construction de type oui/non
    De manière plus précise, la structure minimale de la loi de 1901 et de ses divers compléments, avec un conseil d’administration émanation de l’ensemble des adhérents, est insuffisante au regard de cette manière de voir.
    Toute formule associative gagne à se doter de contre-pouvoirs internes.

Remarques complémentaires

Le concept de contre-pouvoir demeure relativement flou. Les définitions des dictionnaires usuels sont simplistes, voire contradictoires. Les études les plus fouillées sur les contre-pouvoirs semblent être le fait :

  • de groupes libertaires, de mouvements anarcho-syndicalistes qui s’appliquent à montrer en particulier le risque engendré par les pseudo-contre-pouvoirs, émanations cachées du pouvoir, et la nécessité de résoudre l’apparente contradiction de l’action anarchiste non en supprimant tout pouvoir, mais en créant des associations systémiques [pouvoir + contre-pouvoir paritaire] ;
  • de citoyens apartidaires s’interrogeant sur l’équilibre des pouvoirs, le concept de contre-pouvoir étant alors personnalisé par les pouvoirs transnationaux à vocation universelle et fonctionnement recto-verso
    [1]
  • de mouvements anti-globalisation, tels qu’ATTAC, (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne).
  • qui se posent quant à leur stratégie d’action la question : la mouvance doit-elle rechercher l’exercice du pouvoir, ou choisir de créer de puissants contre-pouvoirs capable de peser dans les décisions ?
    La définition du contre-pouvoir donnée sur Wikipédia est incomplète, voire erronée au motif qu’elle inclut l’opposition gouvernementale organisée - les partis dits d’alternance - dans les contre-pouvoirs, alors que leur raison d’être est de prendre le pouvoir à la place du pouvoir en place. Mon étude, en revanche, est rejointe - car elle est antérieure à 2002, datant de 1974 - par cellede John Holloway *, dont le titre est fort explicite : ‘Change The World Without Taking Power’ ,’Changer le monde, sans prendre le pouvoir)..

[*D’après Wikipédia, « John Holloway (né en 1947 à Dublin) est un sociologue et philosophe marxiste irlandais dont le travail est associé au mouvement zapatiste de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Il réside et enseigne à Puebla au Mexique depuis 1991. Pour l’espace francophone, il contribue régulièrement à la revue Variations, revue internationale de théorie critique. L’application aux entités de contre-pouvoir de la théorie des systèmes, qui fonde la nécessité stabilisatrice du contre-pouvoir, induit une mise en abyme : considéré comme entité, un contre-pouvoir appelle son propre contre-pouvoir… » Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Holloway ].

Les sources profondes de cette fiche, résurgence d’anciennes préoccupations, se situent dans une réflexion conduite en 1974 -1975 au sein de la section PSU de Chelles-Vaires (Seine et Marne), dont j’étais alors secrétaire. Je les ai résumées et mises au net dans mon cahier de bord l’été 1974. Au verso, un sémagramme à propos du concept d’autonomie, tracé en 1975 alors que je rédigeais, pour le compte de mon partenaire et pas encore ami R*** H***, une plaquette sur ce thème. Pour moi, il y avait - et il y a encore - un lien fort de circularité vertueuse entre les deux concepts.


[1] J’entends par fonctionnement recto-verso un mode de travail commun à beaucoup d’institutions, même des plus honorables :

  • le recto est la face brillante officielle ; image conforme aux attentes et à la vocation déclarée ; aspect fleur de coin pour les numismates...
  • le verso est la face obscure officieuse ; dans les sous-terrains de l’édifice, ainsi que le décrit René-Victor Pilhes dans l’imprécateur , il s’en passe de ces choses !
    Quelques compléments à propos de contre-pouvoir :

Contre-pouvoirs ? Voir le papier deMichel Mengneau

Référence : adamantane.net_ © 2004 jean-pierre desthuilliers impressum - mentions légales plan du portail accès aux espaces privés_accès au blogue associé - Source : http://www.adamantane.net/ecriture_grise/consultance/memofiches/des_contre_pouvoirs

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CONCLUSION

Face à une adversité implacable, rester debout avant tout, informer, argumenter et s’efforcer de convaincre avec intégrité pour choisir des options positives et constructives, et saisir des opportunités réalistes, en cultivant de nouvelles formes de solidarités, d’échanges, de partages des savoirs et des savoir-faire : des actions possibles qui sont à portée de main, dans une approche interculturelle de résistance* réfléchie et déterminée.

[* Résistance (psychologie sociale) – Introduction d’un article Wikipédia

https://upload.wikimedia.org/wikipe...;Ne doit pas être confondu avec résistance (psychanalyse).

La résistance caractérise, en psychologie sociale, l’aptitude qu’ont les êtres humains à affronter toute situation qui leur paraît illégitime. Elle désigne la possibilité que chacun a de ne pas se soumettre. Il s’agit d’un phénomène universel que chacun, quels que soient sa culture, ses groupes d’appartenance, son âge, son genre, sa position hiérarchique ou autre est capable de mettre en place. Néanmoins, si toute situation peut voir émerger des cas de résistance, celle-ci peut prendre différentes formes, être plus ou moins discrète, plus ou moins organisée, engager une personne isolée ou bien un groupe, etc. Il existe en fait autant de résistances possibles que d’individus confrontés à un contexte particulier. De plus, bien qu’une résistance soit toujours possible, il existe une série de facteurs qui, non seulement la favorisent plus ou moins, mais orientent la forme qu’elle revêt. Effectivement, les caractéristiques propres au contexte influencent grandement le fait que l’action de résistance soit menée collectivement ou à titre individuel. La résistance n’est pas toujours vue d’un bon œil. Les résistants ne sont effectivement pas jugés en fonction de ce qu’ils font mais en fonction de ce que leur acte implique chez celui qui le perçoit. Divers cas historiques de résistance mettent en évidence le rôle joué par ces différents facteurs. L’hétérogénéité de ces exemples illustre bien le caractère universel et intemporel de la résistance… - [ Article complet à lire ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_(psychologie_sociale)

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Annexe 1

Altérité - Extrait d’un article Wikipédia

L’altérité est un concept utilisé dans de nombreuses disciplines comme la philosophie, l’anthropologie, l’ethnologie et la géographie. Il renvoie à ce qui est autre, à ce qui est extérieur à un « soi », à une réalité de référence, qui peut être l’individu, le groupe, la société, la chose, le lieu1.

Selon Angelo Turco, l’altérité est la « caractéristique de ce qui est autre, de ce qui est extérieur à un « soi », à une réalité de référence : individu, et par extension groupe, société, chose et lieu ». Elle « s’impose à partir de l’expérience » et elle est « la condition de l’autre au regard de soi »2.

Le mot provient du bas-latin alteritas, qui signifie différence ; l’antonyme de altérité est « identité »3 ou la reconnaissance de l’autre dans sa différence, aussi bien culturelle que religieuse4. La question de l’altérité s’inscrit dans un espace intellectuel de large empan, qui va de la philosophie, de la morale et du juridique, jusqu’aux sciences de l’homme et de la société.

Cette question a particulièrement interrogé plusieurs sciences sociales, souvent depuis leur fondation, comme en anthropologie, ou depuis leur période classique, comme en sociologie. Elle n’est pas non plus étrangère au champ esthétique qui avec les œuvres littéraires, plastiques, musicales, fournit une ample matière pour étudier le rapport à l’autre et ses représentations, particulièrement sous leurs formes imaginaires. On peut citer comme exemple les œuvres du théoricien littéraire Edward Saïd *, qui s’intéresse surtout à l’Orient, ou les œuvres du Tzetan Todorov ** à propos de la réflexion française5.

[*D’après Wikipédia, « Edward Wadie Saïd (arabe : إدوارد وديع سعيد), (Jérusalem, 1er novembre 1935 - New York, 25 septembre 2003) est un théoricien littéraire, un critique et un intellectuel palestino-américain. Il a enseigné, de 1963 jusqu’à sa mort en 2003, la littérature anglaise et la littérature comparée à l’université Columbia de New York. Il est l’auteur de nombreux livres de critique littéraire et musicale, il a beaucoup écrit aussi sur le conflit israélo-palestinien et sur le Moyen-Orient. Robert Fisk a dit de lui qu’il était la « voix politique la plus puissante [most powerful political voice] » pour les Palestiniens1. Son ouvrage le plus célèbre est L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident (Orientalism), publié en 1978 et traduit en français aux Éditions du Seuil en 1980. L’ouvrage eut un retentissement international et fut traduit en trente-six langues ; il est considéré comme un des textes fondateurs des études postcoloniales2… » Lire l’article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Sa%C3%AFd ].

|** Selon Wikipédiaa, « Tzvetan Todorov, né le 1er mars 1939 à Sofia, est un critique littéraire, sémiologue, philosophe, historien des idées et essayiste français d’origine bulgare. Il a dû fuir la Bulgarie communiste… » Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Tzvetan_Todorov ]. 

Le concept a aussi été développé par le philosophe Emmanuel Lévinas dans une série d’essais écrite entre 1967 et 1989, collectés dans le recueil ’Altérité et transcendance’ publié en 1995. Il y voit une recherche sur la relation avec autrui. Pour sortir de cette solitude qu’il décrit comme désespoir ou isolement dans l’angoisse, l’être humain peut emprunter deux chemins, soit de la connaissance, soit de la socialité.

Cependant, la connaissance est vue comme insuffisante pour rencontrer le véritable autre et ne peut en aucun cas remplacer la sociabilité qui est, elle, directement liée à l’altérité et permet une sortie de la solitude6.

Lévinas s’est longuement intéressé au type de relation que la sociabilité offrait avec l’altérité dans Éthique et Infini, ce recueil publié en 1982 qui rassemble des dialogues entre Emmanuel Levinas et Philippe Nemo.

Il y défend que l’Autre est visage et qu’il faut l’accueillir. Le regard apporté à ce moment créait la véritable rencontre avec cet Autre. Dans une relation d’altérité, il y a engagement réciproque, responsabilité l’un de l’autre. Pour cet auteur, après avoir découvert autrui dans son visage, on découvre qu’on est responsable de lui : il existe donc une nouvelle proximité avec autrui 7.

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 22/06/2016

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