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"Retour sur les changements ou dérèglements climatiques. Révision des fondamentaux et aperçu des actions engagées. Mise en perspective d’après Jacques Attali – Partie 2", par Jacques Hallard

mercredi 27 juillet 2016, par Hallard Jacques


ISIAS Politique Climat

Retour sur les changements ou dérèglements climatiques Révision des fondamentaux et aperçu des actions engagées

Mise en perspective d’après Jacques Attali – Partie 2

Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 26 juillet 2016.

Le réchauffement planétaire s’accélère en 2016 et justifie le passage urgent des paroles aux actes. Ce dossier, présentant des documents divers à usage pédagogique, est une opportunité de plus pour revoir les fondamentaux concernant le climat, ainsi que le principe de précaution qui lui est lié et qui fait l’objet d’un rappel en annexe ; par ailleurs, des vidéos efficaces sont disponibles pour partager simplement les connaissances et comprendre les causes, les enjeux et les solutions à apporter à l’inexorable changement climatique. Les positions et les actions de WWF, une organisation non gouvernementale, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et des Nations unies sont rappelées. Les dix principales conséquences du réchauffement climatique sont citées de façon concrète et didactique, ainsi qu’un examen spécial des risques pour l’agriculture et l’alimentation des populations mondiales. Les rencontres internationales sur le climat et les énergies se multiplient et la prochaine Conférence des Parties, la COP22 prévue à Marrakech au Maroc, se prépare pour l’automne 2016. Pour atténuer les impacts des dérèglements climatiques à travers le monde, des actions conjointes se mettent en places entre des gouvernements et des entreprises. La tendance résultant du ‘Brexit’ au Royaume-Uni est prise en compte et la politique concernant le climat en France est passée en revue, avec les propositions et la mise en perspective du groupe Attali, publiées en 2016 en vue des élections présidentielles françaises. L’adaptation aux dérèglements climatiques se traduit par des politiques, des mesures et des actions en cours, aussi bien mises en œuvre en Afrique, avec quelques exemples pris au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali, qu’en Asie avec d’autres initiatives qui sont prisent en Inde, en Chine et au Vietnam avec l’aide de la Corée du Sud.


Sommaire

Complément d’actualité sur l’énergie solaire : « Solar Implulse »


  • Chaleur record sur le globe terrestre en 2016. Actions en route
  • Changement climatique : les températures continuent à monter, monter, monter - Jean-Paul Fritz Chroniqueur sciences. Contribution publié le 20 juillet 2016 à 06h46 – Voir le blog de Jean-Paul Fritz sur le site de ’l’Obs’ : Chroniques de l’Espace-Temps
    « Durant les six premiers mois de 2016, les records de température depuis 1880 ont été battus (NASA/Goddard Institute for Space Studies). Selon la NASA, les six premiers mois de 2016 ont été les plus chauds jamais enregistrés sur la planète, avec 1,3°C de plus qu’à la fin du 19ème siècle. 2016 promet d’être l’année de tous les records en matière de climat planétaire. Selon les experts de la NASA, deux indicateurs-clé du changement climatique, les températures globales et les glaces arctiques, en sont les témoins… »

« Reste à savoir si certains responsables politiques américains vont écouter les analyses des scientifiques de leur propre agence spatiale... et si l’accord issu de la COP21 sera suffisant ».

Lire l’article complet sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20160719.OBS4946/changement-climatique-les-temperatures-continuent-a-monter-monter-monter.html

  • Vers une nouvelle année de chaleur record sur le globe – DocumentARTE Future’ (Blog) 19 juillet 2016 - Science
    Les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe dans les annales et le mercure est en passe de battre un nouveau record pour l’année alors que le réchauffement se poursuit, ont indiqué mardi des climatologues de la Nasa. ’Les températures moyennes pour la première moitié de cette année sont les plus excessives que nous ayons vues jusqu’à présent pour cette période’, a souligné Gavin Schmidt, directeur des études spatiales au Centre Goddard de la Nasa. ’2015 a été une année très chaude mais 2016 s’avère être plus chaude encore’, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse.

De janvier à juin 2016, la température à la surface des terres et des océans a surpassé le record de 2015 de 0,2 degré Celsius, dépassant de 1,05 degré la moyenne du siècle passé (à 13,5 degrés), a par ailleurs annoncé l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s’agit des six mois les plus chauds depuis le début des relevés de températures en 1880. Le mois dernier a aussi été le mois de juin le plus torride jamais enregistré, et le quatorzième mois consécutif durant lequel un record de température mensuelle a été enregistré sur la planète.

Il s’agit de la plus longue période continue de montée des températures globales en 137 ans. ’En moyenne, les températures ont été 1,3 degré Celsius plus élevées qu’à la fin du 19e siècle’ de janvier à fin juin, a précisé Gavin Schmidt. Cette hausse du thermomètre pendant les six premiers mois de 2016 est déjà ’proche de l’objectif’ bas de l’accord de Paris sur le climat, qui vise à maintenir l’augmentation de la température globale au-dessous de deux degrés, voire 1,5 degré par rapport à l’ère pré-industrielle, a-t-il pointé. ’On peut vraiment dire que nous flirtons avec les objectifs bas’ de Paris avec cette hausse de 1,3 degré constatée en moyenne au premier semestre, a-t-il ajouté. Selon lui, le courant équatorial chaud du Pacifique El Niño, réapparu l’an dernier et en passe de se dissiper, n’a contribué ’qu’à environ 40% de la hausse des températures depuis le début de l’année par rapport à 2015’. ’Les 60% restant sont dus à d’autres facteurs dont surtout le très fort réchauffement de l’Arctique’ qui s’explique par les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

- Les glaces arctiques en fort recul -

Avec la disparition d’El Niño et l’apparition du courant froid du Pacifique La Niña, 2017 devrait être moins chaud, a cependant prédit le climatologue, tout en soulignant que la tendance à long terme du réchauffement se poursuit. ’La chaleur entre janvier et fin juin était répandue sur la plupart du globe surtout dans l’Arctique tandis que l’Antarctique était la seule exception’, a aussi noté Gavin Schmidt. Des températures nettement plus chaudes que la moyenne ont été mesurées dans la plupart des océans en juin avec des records dans le centre et le sud du Pacifique, le nord-ouest et le sud-ouest de l’Atlantique et dans certaines parties du nord-est de l’océan Indien, a indiqué la NOAA. Mais les effets les plus spectaculaires depuis janvier ont été observés dans l’Arctique. ’Chaque mois, à l’exception de mars, a enregistré un record mensuel’ de recul des glaces arctiques, a pointé Walt Meier, un scientifique du centre Goddard de la Nasa.L’étendue moyenne de la banquise était ainsi en juin 11,4%, soit 1,3 million de km2, au-dessous de la moyenne enregistrée de 1981 à 2010, selon la NOAA et la Nasa. C’est la plus faible superficie de glace constatée depuis le début des observations par satellite en 1979, et 259.000 km2 de moins que le précédent record en 2010. Désormais, la superficie des glaces dans l’océan Arctique au plus chaud de l’été, quand la fonte est la plus forte, est de 40% moindre qu’à la fin des années 1970. Depuis le début des années 1980, la banquise se réduit à un rythme de 13,4% par décennie.

Vous aimerez aussi : Le réchauffement dans l’Arctique, une menace pour la planète

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Source : http://future.arte.tv/fr/content/vers-une-nouvelle-annee-de-chaleur-record-sur-le-globe

  • Vers une nouvelle année de chaleur record sur le globe – Document afp.com - PASCAL LACHENAUD 19 juillet 2016 - Il s’agit du quatorzième mois consécutif qu’un record mensuel de chaleur est battu sur la planète - Mise à jour 20.07.2016 à 00:00. Par Jean-Louis SANTINI AFP
    Les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe dans les annales et le mercure est en passe de battre un nouveau record pour l’année alors que le réchauffement se poursuit, ont indiqué mardi des climatologues de la Nasa. ’Les températures moyennes pour la première moitié de cette année sont les plus excessives que nous ayons vues jusqu’à présent pour cette période’, a souligné Gavin Schmidt, directeur des études spatiales au Centre Goddard de la Nasa.

’2015 a été une année très chaude mais 2016 s’avère être plus chaude encore’, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse. De janvier à juin 2016, la température à la surface des terres et des océans a surpassé le record de 2015 de 0,2 degré Celsius, dépassant de 1,05 degré la moyenne du siècle passé (à 13,5 degrés), a par ailleurs annoncé l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s’agit des six mois les plus chauds depuis le début des relevés de températures en 1880. Le mois dernier a aussi été le mois de juin le plus torride jamais enregistré, et le quatorzième mois consécutif durant lequel un record de température mensuelle a été enregistré sur la planète.

Il s’agit de la plus longue période continue de montée des températures globales en 137 ans. ’En moyenne, les températures ont été 1,3 degré Celsius plus élevées qu’à la fin du 19e siècle’ de janvier à fin juin, a précisé Gavin Schmidt. Cette hausse du thermomètre pendant les six premiers mois de 2016 est déjà ’proche de l’objectif’ bas de l’accord de Paris sur le climat, qui vise à maintenir l’augmentation de la température globale au-dessous de deux degrés, voire 1,5 degré par rapport à l’ère pré-industrielle, a-t-il pointé. ’On peut vraiment dire que nous flirtons avec les objectifs bas’ de Paris avec cette hausse de 1,3 degré constatée en moyenne au premier semestre, a-t-il ajouté. Selon lui, le courant équatorial chaud du Pacifique El Niño, réapparu l’an dernier et en passe de se dissiper, n’a contribué ’qu’à environ 40% de la hausse des températures depuis le début de l’année par rapport à 2015’. ’Les 60% restant sont dus à d’autres facteurs dont surtout le très fort réchauffement de l’Arctique’ qui s’explique par les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

- Les glaces arctiques en fort recul -

Avec la disparition d’El Niño et l’apparition du courant froid du Pacifique La Niña, 2017 devrait être moins chaud, a cependant prédit le climatologue, tout en soulignant que la tendance à long terme du réchauffement se poursuit. ’La chaleur entre janvier et fin juin était répandue sur la plupart du globe surtout dans l’Arctique tandis que l’Antarctique était la seule exception’, a aussi noté Gavin Schmidt. Des températures nettement plus chaudes que la moyenne ont été mesurées dans la plupart des océans en juin avec des records dans le centre et le sud du Pacifique, le nord-ouest et le sud-ouest de l’Atlantique et dans certaines parties du nord-est de l’océan Indien, a indiqué la NOAA.

Mais les effets les plus spectaculaires depuis janvier 2016 ont été observés dans l’Arctique. ’Chaque mois, à l’exception de mars, a enregistré un record mensuel’ de recul des glaces arctiques, a pointé Walt Meier, un scientifique du centre Goddard de la Nasa. L’étendue moyenne de la banquise était ainsi en juin 11,4%, soit 1,3 million de km2, au-dessous de la moyenne enregistrée de 1981 à 2010, selon la NOAA et la Nasa. C’est la plus faible superficie de glace constatée depuis le début des observations par satellite en 1979, et 259.000 km2 de moins que le précédent record en 2010.

Désormais, la superficie des glaces dans l’océan Arctique au plus chaud de l’été, quand la fonte est la plus forte, est de 40% moindre qu’à la fin des années 1970. Depuis le début des années 1980, la banquise se réduit à un rythme de 13,4% par décennie.

AFP - © 2016 AFP - Mise à jour 20.07.2016 à 00:00

Source : http://information.tv5monde.com/en-continu/le-mois-dernier-mois-de-juin-le-plus-chaud-jamais-enregistre-sur-le-globe-118867

  • Cinq mois après la COP21, les états négocient pour passer de la parole aux actes - Lucile Dufour (Devenez fan), responsable négociations internationales et développement pour le Réseau Action Climat. Publication : 17/05/2016 17h56 CEST Mis à jour : 17/05/2016 18h09 CEST - Des points de vue et des analyses approfondis de l’actualité grâce aux contributeurs du ‘Huffington Post’.
    Cinq mois après la COP21, du 16 au 26 mai 2016, les États se retrouvent à nouveau autour de la table des négociations climatiques, à Bonn, en Allemagne. Au menu de ce copieux rendez-vous : amplification, concrétisation et application de l’Accord de Paris. Pour la première fois depuis la COP21, les États se réunissent pour transformer l’essai de l’Accord de Paris. La COP21 n’a pas arrêté les changements climatiques d’un coup de baguette magique. Chaque jour, de nouveaux événements climatiques dévastateurs touchent les populations les plus fragiles : sécheresse et famine en Ethiopie, érosion côtière et disparition de petites îles du Pacifique, incendies au Canada... L’état d’urgence climatique est clair. Le respect des objectifs de la COP21 se joue maintenant, dans la traduction des engagements en actes. Et dans l’établissement des règles qui permettront de s’assurer que les États tiendront leurs promesses. Heureusement, les solutions face aux changements climatiques existent déjà.

Financer l’action climatique dans les pays les plus fragiles

La session de négociations de Bonn doit être l’occasion pour tous les États de réaffirmer leurs engagements à appliquer l’Accord de Paris sur le climat, qui ne restera qu’un bout de papier tant qu’il ne sera pas traduit dans les décisions politiques des 195 pays qui l’ont adopté. En France et en Europe, cela doit se traduire par des efforts supplémentaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi en soutenant les pays et les populations les moins capables de conduire ces changements. Dans les pays les plus pauvres, les financements en provenance des pays les plus riches (Europe, États-Unis, Canada, Japon, Australie, etc.) seront en effet vitaux pour leur permettre d’accéder directement aux énergies propres et renouvelables, en sautant la case des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon). Ces financements, notamment ceux qui proviennent de sources publiques, sont également cruciaux pour affronter et s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique, que les populations les plus démunies subissent déjà de plein fouet. Les pays les plus riches devraient donc clarifier dès cette année, quand et comment fournir (puis augmenter) ces soutiens jusqu’en 2020 (date à laquelle les financements pour le climat doivent atteindre 100 milliards de dollars).

Se mettre d’accord rapidement sur les règles du jeu

L’Accord de Paris n’a pas désigné de gendarme international pour l’action climatique. C’est encore à l’ONU que les États établissent des règles communes pour respecter les engagements et les objectifs de l’accord. C’est l’un des enjeux clés de cette réunion à Bonn, puis de la COP22 de Marrakech. Il faut décider comment les États devront rendre compte régulièrement de leurs efforts pour aider financièrement les pays les plus pauvres ou pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en respectant les droits humains et en préservant l’environnement. Il faut aussi clarifier comment les États évalueront leur copie finale, pour être sûrs que leurs actions communes nous mettent sur la bonne voie pour limiter suffisamment le réchauffement climatique. Cette première réunion à Bonn est donc le moment pour les États de préparer un calendrier précis pour établir ces règles du jeu : lesquelles faut-il prioriser ? Quand et comment les discuter ? Surtout que l’Accord de Paris sera bientôt prêt à être appliqué, et que toutes ces règles devront être décidées en amont.

Accélérer le développement des solutions

Au-delà des négociations, l’heure est maintenant à l’action pour les pays : ils ont la possibilité et le devoir d’adopter dès maintenant des solutions au niveau national pour continuer leurs transitions. Le temps presse : c’est dans les prochaines années que les plus gros efforts devront être effectués si l’on veut pouvoir limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C. Et bonne nouvelle : beaucoup de solutions existent déjà ! Les énergies renouvelables, qui sont de moins en moins chères et se déploient à un rythme sans précédent à l’échelle mondiale, constituent une grande partie des solutions d’avenir. En parallèle, il faut faire une croix définitive sur les énergies fossiles. Mais c’est aussi tout un système qu’il faut transformer, de nos modes de production, nos modes de consommation à nos modes de transports. L’Accord de Paris n’est que le début d’un nouveau cycle, pour les négociations internationales, mais également ’sur le terrain’. Reste, à présent, à faire de ces principes des réalités concrètes pour l’action climatique, soutenues par les États, les entreprises, la société civile et les citoyens.

En savoir plus sur le site web de Réseau Action Climat.

Lire aussi :

• Le film Demain, un manifeste ?

• Changeons nos habitudes avec le nouveau passeport à points pour le climat

© 2016 Le Huffington Post SAS. Tous droits réservés. – Source : http://www.huffingtonpost.fr/lucile-dufour/climat-negociations-onu-de-la-parole-aux-actes-de-terrain_b_10006012.html

  • Après la COP21 de Paris en décembre 2015 : Accord de Paris : réunion à l’ONU le 21 septembre 2016 pour accélérer la ratification - Publié le mercredi 20 juillet 2016 à 12h38 Document ‘Novéthic’
    « Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a invité les pays ayant conclu l’Accord de Paris sur le climat à une réunion à New York le 21 septembre 2016 pour signer le texte ou déposer les documents confirmant sa ratification. Cet événement, qui aura lieu en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, vise à soutenir les efforts déployés pour obtenir une entrée en vigueur rapide de l’Accord. Dans sa lettre d’invitation aux dirigeants mondiaux, Ban Ki-Moon leur demande instamment d’accélérer leur processus national de ratification afin qu’il puisse être bouclé en 2016… »

Lire la totalité de l’article de Concepcion Alvarez pour Novéthic sur le site suivant : http://www.novethic.fr/breves/details/accord-de-paris-reunion-a-lonu-le-21-septembre-pour-accelerer-la-ratification.html

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  • Fondamentaux du changement climatique et du principe de précaution
    Le changement climatique anthropique est le fait des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines, modifiant la composition de l’atmosphère de la planète. À cette évolution viennent s’ajouter les variations naturelles du climat.
  • Changement climatique - Le thème est traité en présentant les causes, les conséquences et des solutions.
    Plus personne n’ignore la problématique du changement climatique. Beaucoup d’entres nous peuvent percevoir ses effets. Canicule en été, hiver sans neige, dérèglement du climat (’il n’y a plus de saisons’), inondations dans un coin de l’Europe tandis qu’un autre subit de terribles sécheresses, le changement climatique se manifeste sous des formes diverses.

Au-delà du climat, ses conséquences sont bien plus complexes. Le réchauffement de l’eau et la fonte des glaces font monter le niveau des mers, ce qui met en péril de nombreux archipels et terres basses, comme les Pays-Bas ou le Bangladesh. Le 21ème siècle sera peut-être le premier à voir l’apparition de « réfugiés climatiques ». Si les prédictions les plus noires se réalisent, des nations archipels, comme les Maldives, pourraient être rayés de la carte. Les conséquences géopolitiques seraient énormes.

Ces bouleversements climatiques perturbent la faune et la flore, dont la répartition géographique tend à se déplacer vers le nord. Ces changements impactent l’agriculture, la santé, l’économie. Ils font vaciller les modèles de sociétés engendrés par l’économie de marché.

Les plus optimistes comptent pour la science afin de trouver les parades. Mais ira-t-elle assez vite, surtout lorsqu’on observe le boom économique des pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, qui représentent à eux 3 environ 40% de la population mondiale ? Que se passera-t-il quand la Chine sera un pays développé comme les États-Unis, qui en 2007 rejetaient 5 fois plus de CO2 par habitant que la Chine ?

Outre les progrès technologiques, certains insistent sur le besoin de revoir entièrement nos modes d’organisation sociétale. Le gaspillage et la surconsommation doivent être limités, tandis qu’il faut limiter les transports inutiles de marchandises (par exemple des produits faisant un aller-retour entre 2 sites de production pour passer par 2 étapes de transformation).

Changement-climatique.fr n’étant pas guidé par une idéologie, nous aborderons également la polémique en cours concernant la responsabilité de l’homme, ainsi que la remise en question de l’impartialité du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) par certains scientifiques, qui contestent l’exactitude des chiffres ainsi que certaines méthodologies.

L’objectif de Changement climatique n’est pas de tomber dans un catastrophisme alarmiste, mais de faire un bref point sur cette problématique, tout en rappelant que quelles que soit les conclusions concernant les causes exactes du changement climatique, adopter une energie renouvelable comme par exemple l’installation d’un panneau photovoltaïque ou d’une élienne ne peut être que positif : nous n’aurons pas à nous priver de notre confort moderne, tout en suivant un principe sage permettant d’éviter bien des ennuis : le principe de précaution, principe qui est hélas trop souvent négligé.

Copyright © 2010 changement-climatique.fr, tous droits réservés. Source : http://www.changement-climatique.fr/

Pour connaître les détails du Principe de précaution, on peut se reporter à l’article de Wikipédia et à l’étude de l’Union Rationaliste que nous rapportons à l’annexe 1.

  • Les changements climatiques : causes et impacts - Plan du site - Contact - FAQ Copyright © 2016 CO2solidaire : compensation et solidarite climatique. Tous droits réservés. Réalisé par GERES - Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités
    Les changements climatiques ne datent pas d’hier. Les modifications de notre climat sont en effet aussi anciennes que notre planète Terre. Les grandes tendances de la température planétaire au cours des temps géologiques montrent que le climat a été généralement plutôt chaud, hormis au cours des 5 ères glaciaires. La dernière étant celle du quaternaire, dans laquelle nous vivons actuellement.
    Le changement climatique actuel n’est cependant pas à considérer comme une modification ordinaire. Par son ampleur et sa rapidité, le réchauffement de notre climat peut être réellement qualifié d’extraordinaire dans l’histoire de notre planète.

« Klima »
Le mot climat provient du grec klima signifiant « inclinaison », évoquant le rôle majeur de l’inclinaison des rayons solaires sur la surface terrestre. L’étymologie du mot rappelle que la température moyenne de notre planète est influencée, au moins en partie, par le cycle naturel de notre roi Soleil. Cependant, la hausse actuelle de la température est trop forte pour être exclusivement liée à l’activité solaire.

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Evolution des températures et de la concentration en CO₂ depuis l’an 1000
(Source : GIEC) Pour aller plus loin, retrouvez ici une vidéosimulant l’évolution de la concentration en CO₂ sur les derniers 800.000 ans.

Effet de serre

Nos modes de vies et nos consommations quotidiennes émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre (GES). L’aggravation de cet effet de serre joue un rôle de premier plan dans le changement climatique. Chacun de nous doit en être conscient : il faut diminuer dès aujourd’hui nos émissions de gaz à effet de serre.

Télécharger le PDF sur l’effet de serre.

Causes des changements climatiques

Le changement climatique actuel est principalement lié à l’émission des gaz à effet de serre provenant des activités humaines. Ces émissions d’origine anthropique sont dûes pour plus de 3/4 au seul dioxyde de carbone (CO₂). La consommation des énergies fossiles (production d’énergie, carburant des véhicules, chauffage de l’habitat, industrie) est, de loin, le secteur le plus incriminé. Mais il ne faut surtout pas oublier le changement d’occupation des terres, incluant la déforestation, qui se situe à la seconde place en terme de responsabilité dans l’augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre (17% des émissions mondiales).

Télécharger le PDF sur les causes des changements climatiques

Les impacts des changements climatiques : une répartition des impacts inégale

Le réchauffement planétaire introduit un facteur supplémentaire d’inégalité et de disparité entre les différentes zones géographiques du globe. Les populations des pays les plus pauvres du monde sont les plus vulnérables face aux effets du changement climatique, alors qu’ils sont les moins responsables. Les pays en développement ne sont en effet pas en mesure de se prémunir contre les impacts du phénomène et de s’y adapter. Le changement climatique accentue les situations précaires des populations les plus démunies (sécurité alimentaire, accès aux soins, à l’eau et à l’énergie, logement...), renforçant encore un peu plus la fracture sociale et économique entre le Nord et le Sud.

En raison de leur localisation, de la faiblesse de leur revenu, de l’insuffisance de leurs ressources et capacités institutionnelles, et du fait qu’ils misent d’avantage sur des secteurs dépendants du climat tels que l’agriculture, les populations des pays les plus défavorisées sont les premières victimes des actuels et futurs changements climatiques.

Pour aller plus loin

> Télécharger le PDF sur les conséquences des changements climatiques.

> Lire le livre ’L’odyssée du climat’, Gaël Derive, Editions Terre vivante, 2008.

> Lire le livre ’Le climat à découvert’, ouvrage collectif, CNRS éditions, 2011.

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Source : http://www.co2solidaire.org/fr/solidarite-climatique/reduire-nord/changements-climatiques.html

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  • Accès à des vidéos pour compendre les changements climatiques

Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes - Cette courte vidéo du Monde.fr explique l’origine du changement climatique et le rôle tenu par l’activité humaine dans celui-ci. Elle s’intéresse aux impacts présents et futurs du phénomène.

Petite discussion entre Razy #COP21 - La COP21 et le réchauffement climatique vus par le youtubeur Kevin Razy.

limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés - Le réchauffement climatique de 2 degrés de la planète rapporté aux effets occasionnés sur le corps humain, le parallèle explicite de la fondation Nicolas Hulot.

50 secondes pour comprendre pourquoi limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés - Le réchauffement climatique de 2 degrés de la planète rapporté aux effets occasionnés sur le corps humain, le parallèle explicite de la fondation Nicolas Hulot.

Le changement (climatique) c’est maintenant #DATAGUEULE 48 - À l’approche de la conférence internationale sur le climat de Paris – la COP21 – un chiffre revient sans cesse : 2°C. Deux petits degrés d’augmentation des températures globales sur la surface de la Terre à ne pas dépasser d’ici à 2100.

Laurent Fabius présente la COP21 - Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international et futur président de la COP21, présente les enjeux de la COP21.

Ségolène Royal présente la COP21 - Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie présente ses vœux de réussite à la COP21/CMP11.

L’adaptation au changement climatique, le temps est venu de passer à l’action - Cette vidéo d’animation produite par l’initiative climatique internationale (ICI) donne des clés pour agir contre le changement climatique et notamment l’adaptation.

Changement climatique – Mapping Knowledge / Universcience - À la veille de la Conférence Paris 2015 sur le Climat (COP21), le point sur les grandes questions liées au changement climatique.

Apprendre à faire face au changement climatique - Cette vidéo de l’UNESCO « Apprendre à faire face au changement climatique » montre en quatre minutes pourquoi l’éducation au changement climatique est importante pour structurer le développement durable et comment cela fonctionne en pratique.

Changements climatiques : quels enjeux pour la COP21 ? - Découvrez les principaux enjeux de la prochaine conférence internationale sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris fin 2015.

Les incertitudes dans les scénarios de changement climatique – Cette vidéo du CNRM ironise sur les incertitudes dans les scénarios de changement climatique et quels sont leurs impacts à court, moyen et long terme.

© COP21 - Mentions légales – Source : http://www.cop21.gouv.fr/comprendre/10-videos-pour-comprendre-les-changements-climatiques/

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4.
Tout savoir (ou presque) sur le changement climatique avec Wikipédia

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6f/Confusion_colour.svg/20px-Confusion_colour.svg.png Ne doit pas être confondu avec Réchauffement climatique.

Principaux facteurs reconnus de changement climatique : schéma à consulter à la source

Un changement climatique, ou dérèglement climatique, correspond à une modification durable (de la décennie au million d’années) des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux. Ces changements peuvent être dus à des processus intrinsèques à la Terre, à des influences extérieures1 ou, plus récemment, aux activités humaines.

Le changement climatique anthropique est le fait des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines, modifiant la composition de l’atmosphère de la planète2. À cette évolution viennent s’ajouter les variations naturelles du climat.

Dans les travaux du GIEC3, le terme « changement climatique » fait référence à tout changement dans le temps, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines4.

Au contraire, dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques5, le terme désigne uniquement les changements dus aux activités humaines. La Convention-cadre utilise le terme « variabilité climatique » pour désigner les changements climatiques d’origine naturelle.

Variations climatiques

Notice historique

Le philosophe grec Théophraste, dans son ouvrage Des vents6, écrit que sur les monts crétois, on pouvait déjà voir des ruines d’anciennes cités, sites abandonnés, autrefois terrains habités ou cultivés, dépeuplés depuis longtemps pour des raisons climatiques.

Anciennes variations

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/All_palaeotemps.png/212px-All_palaeotemps.png

Évolution des températures moyennes globales sur 500 millions d’années

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c1/2000_Year_Temperature_Comparison.png/210px-2000_Year_Temperature_Comparison.png

Graphe de températures des 2 derniers millénaires mettant en évidence l’optimum climatique médiéval, le petit âge glaciaire, auquel succède la rupture du réchauffement climatique.

Articles détaillés : Histoire du climat avant 1850 et paléoclimatologie.

Les phases antérieures à l’Histoire humaine relèvent de la paléoclimatologie. Elle permet de suivre, au fil de la dérive des continents et des périodes de glaciations successives, les variations liées aux changements climatiques ayant affecté les sols et les espèces.

+ jusque 450 000 ans en arrière : Interglaciaire de Waal

- jusque 400 000 ans en arrière : Glaciation de Günz ou Nébraskien

+ jusque 350 000 ans en arrière : Interglaciaire de Cromer ou Aftonien

- jusque 320 000 ans en arrière : Glaciation de Mindel, Elster ou Kansien + jusque 270 000 ans en arrière : Interglaciaire de Holstein ou Yamouthien

- jusque 200 000 ans en arrière : Glaciation de Riss, Saal, ou de l’Illinoien

+ jusque 125 000 ans en arrière : Interglaciaire de Eem, Sangamonien ou Eémien

- jusque 70 000 ans en arrière : Glaciation de Würm, glaciation Weichselien ou Wisconsinien

+ jusque 11 625 ans en arrière : Interglaciaire de l’Holocène, (Holocene climatic optimum) parfois désigné comme « le nouveau réchauffement » de l’Holocène

... Début de l’histoire humaine écrite et constatation des variations climatiques par les chroniqueurs.

- Changement climatique de 535-536 constaté par le byzantin Procope de Césarée.

+ Du Xe siècle au XIVe siècle, l’optimum climatique du Moyen Âge est un réchauffement localisé à l’Europe et à l’Amérique du Nord.

- Des années 1550 aux années 1850 subsiste le petit âge glaciaire.

+ La dernière phase est contemporaine et s’attache à décrire les multiples effets du réchauffement climatique. Elle est à séparer du reste compte tenu de la constante ingérence anthropique sur les équilibres climatiques depuis l’avènement de la révolution industrielle et le contrôle des énergies polluantes par l’Humanité (voir Recul des glaciers depuis 1850).

Réchauffement planétaire récent

Article détaillé : Réchauffement climatique.

Le réchauffement planétaire a d’abord été évoqué par plusieurs auteurs, puis modélisé par Svante Arrhenius en 18967. L’expression anglaise d’origine, global warming, a été inventée par le climatologue Wallace Broecker(en) dans la revue Science le 8 août 19758. Depuis, le GIEC affirme[réf. souhaitée] que ce réchauffement tend à s’emballer et que les cycles et processus de régulation climatique classiques sont dépassés depuis 1950[réf. souhaitée], avec notamment le dégel du pergélisol contenant du méthane (CH4), dont l’action sur l’effet de serre est de 25 fois supérieure au dioxyde de carbone (CO2) et la fonte des glaces polaires et des glaciers augmente l’absorption par les sols et les océans des rayonnements solaires. Durant les canicules plus fréquentes[réf. souhaitée], la végétation ralentit sa croissance et donc sa capacité à extraire le carbone de l’atmosphère. Il s’agirait d’un basculement vers un déséquilibre climatique de forte ampleur, sans déjà savoir si un point de non-retour est atteint[réf. souhaitée].

Le GIEC ne mène pas de recherche en son propre nom mais a pour mission d’évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation9. Les dix années les plus chaudes depuis 1850 sont toutes postérieures à 199810.

Sécheresse et désertification

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/68/Desertification_map.png/212px-Desertification_map.png

Zones vulnérables à la désertification

Les phénomènes de sécheresse, salinisation et désertification peuvent être aggravés par les modifications du climat, notamment dans le Sahel et le désert de Gobi qui s’étendent. La désertification peut elle-même contribuer à des modifications locales et globales du climat, exemple en favorisant les incendies de savanes ou steppes, en étant une source importante de poussières (aérosols qui peuvent influer sur la pluviométrie) et par leur albédo (plus importante qu’un milieu végétalisé).

Facteurs

Actuellement, le phénomène des changements climatiques dits naturels (ou « variations climatiques ») n’est pas totalement compris, mais il existe plusieurs hypothèses qui tentent de les expliquer11,12.

Causes astronomiques

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Les variations des paramètres et celles de la température

Articles détaillés : Paramètres de Milanković et Tache solaire.

Cette théorie proposée par Milutin Milanković entre 1911 et 1941, confirmée par l’étude de l’oxygène 18, et largement approuvée par la communauté scientifique explique les cycles climatiques glaciaires / interglaciaires par les variations d’excentricité, d’obliquité et de précession terrestre. Selon cette théorie, sans forçage anthropique la planète devrait entrer dans une nouvelle ère de refroidissement, ou entrer dans une phase interglaciaire exceptionnellement longue et stable (encore 50 000 ans)13.

Une autre théorie, compatible avec les autres, est celle des cycles solaires, développée par l’Allemand Heinrich Schwabe vers 1840, puis par l’Américain George Hale en 1906. Elle explique les faibles variations climatologiques qui ont lieu tous les 11 ans, cycle correspondant à celui des taches solaires qui ont une périodicité de 11 ans ; lorsque le nombre de taches solaires est important, le Soleil émet plus d’énergie (la Terre en reçoit donc plus) et donc un changement de température a lieu. Ce rayonnement influe de manière complexe sur la nébulosité (Cf. principe physique de la chambre à brouillard) et donc à la fois sur l’albédo planétaire et l’effet de serre dû aux nuages et à la vapeur d’eau. Ces taches sont plus froides (4 500 K) que la surface du Soleil (5 800 K environ), mais elles correspondent à une augmentation du rayonnement en rayons-X qui peut augmenter de 1 000 fois pour 1 % dans la lumière visible dans les périodes d’intense activité. La petite période glaciaire observée entre les années 1645 à 1715, est une illustration de la théorie de l’influence des variations de températures dues au cycle des taches solaires. Un nombre inhabituellement faible de taches solaires y ont été observées.

Nuages interstellaires de poussière

Article détaillé : Nuage interstellaire.

Cette théorie est la plus controversée. Pour certains scientifiques, lorsque le système solaire passe dans un nuage interstellaire de poussière, une partie de l’énergie lumineuse est absorbée ; cela influe sur la quantité de chaleur qui arrive sur Terre et donc sur les climats[réf. souhaitée].

Déplacements des continents vers les pôles

Pour comprendre l’influence des déplacements des continents, il faut d’abord savoir que les courants océaniques ont une influence très importante sur les changements climatiques, les continents n’ont en réalité pas d’influence directe sur le climat mais ils permettent en se déplaçant la formation ou l’arrêt des courants marins.

L’exemple de l’Antarctique : avant la dislocation du super-continent Gondwana, le climat antarctique était chaud et humide ; dès que l’Australie, l’Afrique et l’Amérique du Sud ont migré vers le nord, les divers détroits se sont ouverts et un courant océanique circulaire (appelé courant circumpolaire) commença. En quelque temps, le climat se modifia pour atteindre celui actuel avec une énorme calotte glaciaire qui se mit en place sur le continent antarctique, malgré son aridité (c’est la zone la plus aride du monde), mais toute la neige s’accumule au sol, car à -45 °C de moyenne, la pression de sublimation est négligeable ; la cause d’ablation est d’origine éolienne et sur les côtes, le vêlage des glaciers. D’autre part, le ’tapis roulant’ océanique tourne en environ 2000 ans. Si la circulation thermo-haline venait à être interrompue, le climat serait très nettement perturbé.

Les deux modèles informatiques de climats (américain et européen) donnent des résultats assez semblables, mais sont très largement dépendants des facteurs anthropiques.

Crises volcaniques

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9c/Pinatubo_early_eruption_1991.jpg/210px-Pinatubo_early_eruption_1991.jpg Éruption du Pinatubo en 1991

Article détaillé à partir de la source : Volcan.

Les émissions gazeuses des volcans ont 2 effets inverses : les aérosols (émissions de SO2 et poussières) obscurcissent l’atmosphère, augmentent la pluviométrie et refroidissent le climat ; dans un second temps, les grandes quantités de gaz à effet de serre émis provoquent un effet de serre additionnel. L’effet de serre a pour conséquence, à l’instar du climat dans une serre, d’amplifier les différences de températures : s’il y a du soleil, la chaleur est conservée et réfléchie, s’il n’y a pas de soleil, la chaleur rentre plus difficilement et par conséquent il fait plus froid. La majorité des extinctions des espèces du passé semble due à une variation climatique brutale.

La chute de la météorite du Chicxulub au Mexique est souvent évoquée comme cause initiale de l’effondrement de la biodiversité à la fin du Crétacé. Selon Courtillot en 2004, les éruptions volcaniques (induites ou indépendantes de chocs météoritiques) qui ont déposé des quantités gigantesques de trapps dans le Deccan en Inde à la fin du Crétacé seraient responsables de la perturbation du climat, intervenue durant des centaines d’années, à une vitesse dépassant la cadence des adaptations évolutives possibles des espèces.

De même, la crise des trapps de Sibérie serait associée à l’hécatombe de la fin du Permien.

À une échelle infiniment moindre, des perturbations mesurables ont suivi l’éruption du Pinatubo en 1991 et en 1783-1784, celle des Lakagígar (éruption islandaise dont le nuage a laissé une trace dans les registres de mortalité d’Europe (Courtillot, 2005). En 1815, l’éruption du Tambora a également eu des conséquences climatiques mondiales, avec de fortes perturbations en 1816.

Rétro-action

Variation de l’albédo

Article détaillé à partir de la source : Albédo.

Cet effet n’est pas à proprement parler un facteur des changements climatiques mais un amplificateur. L’albédo est la proportion (en pourcentage) de rayonnement solaire arrivant au sol réfléchie vers l’espace. Les surfaces enneigées et glacées ont une forte albédo. Les surfaces sombres (terre) ont une faible albédo. Plus l’albédo est élevé, plus le rayonnement est réfléchi et moins il réchauffe le sol puis l’atmosphère subjacente. En effet, lorsque la Terre rentre dans une ère glaciaire, la surface occupée par les glaces augmente et donc l’albédo augmente, ce qui diminue le réchauffement du sol et de l’atmosphère subjacente et renforce ainsi l’ère glaciaire. Et inversement lorsque la Terre est en période interglaciaire.

Conséquences liées à l’humanité

Les changements climatiques sont dus à l’industrialisation de la planète et à l’utilisation massive d’énergies fossiles14. Alors que les changements climatiques naturels se font sur de très longues périodes, ce qui implique une certaine adaptation des espèces animales et végétales, les changements anthropiques sont très rapides et par conséquent menacent énormément les écosystèmes souvent fragiles. La déclaration commune des Académies des Sciences des pays du G8 de juin 2008 demande que toutes les nations collaborent pour apporter une réponse globale au changement climatique (académies signataires : Maroc, Chine, Brésil, Canada, Allemagne, Inde, Italie, Japon, États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France). Mais lors des prises de décision par les pouvoirs exécutifs, comme pour le protocole de Kyoto, le Canada et les États-Unis refusent de s’impliquer, au contraire de l’Union européenne et de la Chine.

Hiver nucléaire

Article détaillé partir de la source : Hiver nucléaire.

Un hiver nucléaire est un phénomène climatique hypothétique, de baisse globale des températures de surface, prédit comme pouvant être le résultat d’une guerre nucléaire massive. Il serait analogue à l’hiver volcanique ou à l’hiver d’impact.

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Amy Dahan et Stefan Aykut, Gouverner le climat ? 10 ans de négociations climatiques, Presses de Sciences Po, 2015, 752 pages.
  • Jean-François Mouhot, Des esclaves énergétiques. Réflexions sur le changement climatique, Champ Vallon, 2011
  • Helga-Jane Scarwell, Isabelle Roussel, Le changement climatique. Quand le climat nous pousse à changer d’ère, Presses Universitaires du Septentrion, 2010
    Articles connexes

Changements et cycles climatiques

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Changement climatique Climat · Histoire du climat · Graphique en crosse de hockey · Controverses sur le réchauffement climatique · Adaptation au changement climatique · Élévation du niveau de la mer · Réchauffement et refroidissement climatique
Actions internationales Sommet de la Terre · Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques · Liste des Conférences des Nations unies sur les changements climatiques · Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat · Protocole de Kyoto
Effet de serre Albédo · Bilan radiatif de la Terre · Émission de dioxyde de carbone · Gaz à effet de serre · Mesure de température par satellite · Nuage · Soleil
Énergie Agence internationale de l’énergie · Agence internationale de l’énergie renouvelable · Énergie et effet de serre · Énergie grise · Ressources et consommation énergétiques mondiales · Schéma régional climat air énergie · Transition énergétique
Énergie non renouvelable Énergie nucléaire · Gaz (Pic gazier· Charbon · Pétrole (Pic pétrolier)
Énergie renouvelable Biomasse · Déchets · Éolienne · Géothermique · Hydraulique · Hydrolienne · Marine · Solaire
Vecteur énergétique Électricité · Hydrogène liquide · Produits pétroliers · Réseau de chaleur
Stockage d’énergie Air comprimé · Barrage hydraulique · Batterie d’accumulateurs · Condensateur et supercondensateur · Conversion d’électricité en gaz · Matériau à changement de phase · Pompage-turbinage · Stockage intersaisonnier de chaleur · Volant d’inertie
Sobriété et économies d’énergie Cogénération · Écomobilité · Facteur 4 et 9 · Habitat passif · Négawatt · Sauvons le climat · Télétravail
Société Coopérative citoyenne d’énergie · Décroissance · Localisme (Ville en transition· Tiers-investisseur
  • Changement climatique ou réchauffement climatique. Glossaire de ‘Greenfacts’ - Définition :
    La Convention Cadre de Nations Unies sur les Changements Climatiques définit les changements climatiques comme ’ les changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables ’. - Source : Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire

    http://www.greenfacts.org/images/icon/ico_pdf.gif glossary, traduit par GreenFacts

Termes apparentés : Changement dans les écosystèmes - Facteur de changement (dans un écosystème) - Gaz à effet de serre

Plus d’information en contexte :

Résumé GreenFacts sur le Changement Climatique Mise à jour 2007

Traduction(s) :

Deutsch : KlimawandelEnglish : Climate change
Español : Cambio climáticoNederlands : Klimaatverandering

Publications apparentées :

angement Climatique (2007)Changement climatique dans l’Arctique

Source : http://www.greenfacts.org/fr/glossaire/abc/changement-climatique.htm

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    • Le changement climatique vu par WWF France et Banque Mondiale
  • Changement climatique d’après WWF France
    L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère crée un changement climatique. Pour le WWF, toute la question est aujourd’hui de savoir comment adapter nos modes de vie à ce changement. Notre planète s’échauffe anormalement du fait de l’utilisation croissante des énergies fossiles et du développement de l’agriculture et de l’industrie, qui s’ajoute à la déforestation.
    Depuis 1990, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont déjà augmenté de près de 40 %. Et les prévisions les plus alarmistes prévoient une augmentation de 6°C des températures d’ici 2050. Afin d’éviter que la hausse des températures n’entraîne un emballement climatique irréversible, il est nécessaire que l’augmentation ne dépasse par les 2°C en 2050.

Quels sont les effets du changement climatique ?

Actuellement, la dilatation thermique des océans et la fonte des glaciers élèvent le niveau des océans de 3 mm par an (soit environ 20 cm au total au cours du XXe siècle).
La rapide perturbation des circulations atmosphériques et océaniques contribue à l’augmentation des phénomènes extrêmes telles que les canicules, les inondations et les tempêtes. Les eaux marines s’acidifient chaque jour davantage et la vie planctonique (véritable pompe à carbone océanique) s’en trouve perturbée. Un milliard d’êtres humains pourraient enfin subir l’exode climatique d’ici à 2050, avec des détresses alimentaires, sanitaires et sécuritaires jusqu’ici insoupçonnées.

La solution : entrer dans une économie décarbonnée

Si le besoin d’une énergie efficace et décarbonée peut faire l’objet d’un consensus, le temps presse désormais pour agir et convertir nos modes de production et de consommation en conséquence. La raréfaction des ressources appelle pourtant à l’innovation et à la solidarité avec les populations des pays les plus pauvres, premières victimes d’un réchauffement auquel elles n’ont pas contribué. Il ne reste que quatre ans environ pour inverser la tendance et entrer dans une économie décarbonnée, portée par une nouvelle génération d’énergies « propres », renouvelables et efficientes. Ce défi concerne tous les secteurs d’activités, notamment les plus dépendants des énergies fossiles.

Pour aller plus loin : « Le changement climatique pour les nuls » - Découvrez tous les aspects du changement climatique à travers 450 pages d’explications claires et illustrées. Définitions, impacts, réalités, scénarios futurs, bons réflexes à adopter... Ouvrage Disponible sur la e-boutique WWF

© WWF France - Source : http://www.wwf.fr/nos_priorites/promouvoir_la_transition_energetique/changement_climatique/

  • Vue d’ensemble selon la ‘Banque Mondiale’ - Dernière mise à jour : mars 29, 2016
    Le changement climatique compromet fortement le développement économique durable et la lutte contre la pauvreté. La Banque mondiale est consciente que, ...

Les arguments en faveur de l’action climatique n’ont jamais été aussi forts. Tempêtes, inondations, sécheresses : les événements météorologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses, affectant des millions de personnes dans le monde. Le changement climatique menace les ressources en eau et la sécurité alimentaire, les chaînes d’approvisionnement agricoles, et de nombreuses villes côtières.

Les pauvres présentent des vulnérabilités spécifiques aux effets du changement climatique, et il est urgent d’agir. Selon un rapport récent de la Banque mondiale intitulé Shock Waves : Managing the Impact of Climate Change on Poverty, en l’absence d’une action rapide et résolue, le changement climatique pourrait faire basculer 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté à l’horizon 2030.

Pour relever ce défi, le Groupe de la Banque mondiale est en train d’intégrer le changement climatique à l’ensemble de ses opérations, en reconnaissance du fait que le changement climatique et le développement sont inextricablement liés, et que des actions ambitieuses sont nécessaires pour mettre le monde sur la voie d’une croissance résiliente et sobre en carbone.

De l’accord de Paris à l’action

Le 12 décembre 2015, 195 nations ont conclu un accord historique lors de la COP21 de Paris : maintenir, d’ici 2100, le réchauffement global sous les deux degrés Celsius, le seuil au-dessus duquel les scientifiques prédisent des changements planétaires irréversibles.

Dans le cadre du processus de Paris, plus de 180 pays ont soumis leurs contributions nationales pour exposer les actions qu’ils prévoient d’entreprendre pour réduire les émissions et renforcer la résilience aux effets du changement climatique. Parmi ces pays, 140 travaillent avec le Groupe de la Banque mondiale.

Les investissements figurant dans les contributions nationales nécessiteront plus de 10 000 milliards de dollars par an au cours des 15 prochaines années. Le Groupe de la Banque mondiale est en train d’accroître son action pour aider les pays à faire face à leurs difficultés immédiates et à respecter les engagements pris dans le cadre de leurs contributions. Des plans sont en cours de discussion pour aider les pays à satisfaire leurs besoins spécifiques, pour déterminer dans quels domaines ils souhaiteraient recevoir une assistance de la part du Groupe de la Banque mondiale, et pour intégrer ceux-ci dans des cadres de partenariat-pays.

Depuis 2011, le Groupe a engagé 52 milliards de dollars dans plus de 900 projets liés au climat, soit une moyenne de 10,3 milliards de dollars par an. Rien que sur l’exercice 2015, 188 investissements ont porté sur le changement climatique et concerné 59 pays. Ceux-ci ont couvert un large éventail d’opérations, allant du soutien apporté aux agriculteurs pour qu’ils s’adaptent au changement climatique à l’aide de semences résistantes à la sécheresse, en passant par de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables.

Doper le financement de l’action climatique

En octobre 2015, son président Jim Yong Kim a annoncé (a) que la part des financements climatiques dans le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale pourrait croître de 21 à 28 % d’ici 2020, afin de faire face à la demande de ses clients. En y ajoutant les cofinancements, cette progression porterait le montant total des projets axés sur le climat à 29 milliards de dollars par an à l’horizon 2020.

Parallèlement, le Groupe a bien conscience que les financements nécessaires pour réaliser la transition vers une économie résiliente et sobre en carbone ne se comptent pas en milliards, mais en milliers de milliards. Si les fonds publics et les financements concessionnels internationaux ont un rôle de catalyseur essentiel à jouer, cette transition sera en fin de compte financée par le secteur privé.

La Société financière internationale (IFC), la branche du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a mobilisé le montant record de 2,2 milliards auprès d’autres investisseurs au cours de l’exercice 2015, ce qui montre qu’il existe une forte demande en faveur d’investissements dans les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et l’adaptation au changement climatique. Depuis qu’elle a commencé en 2005 à assurer le suivi des composantes « climato-intelligentes » de ses activités d’investissement et de conseil, l’IFC a alloué environ 13 milliards de dollars au financement à long terme de programmes portant sur les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, l’agriculture durable, les bâtiments écologiques et l’adaptation du secteur privé au changement climatique.

Donner un prix à la pollution imputable au carbone

Mener à bien la transition vers une économie mondiale sobre en carbone impliquera également d’établir des prix justes, de mettre fin aux subventions sur les combustibles fossiles et de tarifer la pollution due aux émissions de carbone.

Afin de promouvoir davantage cette exigence, le Groupe de la Banque mondiale, en conjonction avec des autorités nationales et infranationales, des entreprises et des organisations de la société civile, a annoncé le lancement officiel de la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone (a) à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat. 

De plus en plus d’entreprises sont en train de s’apercevoir que la mise en place d’une stratégie sobre en carbone peut s’avérer bénéfique pour leurs résultats financiers. Pour cette raison, plus de 400 sociétés ont introduit en interne un prix du carbone, et plus de 1 000 (y compris dans les secteurs du pétrole et du gaz) appellent à la création d’un système universel de tarification du carbone.

Jamais encore la volonté générale de donner un prix au carbone n’a été affirmée avec une telle envergure et une telle unité. En 2015, le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, ont constitué un Comité de haut niveau pour la tarification du carbone composé de chefs d’État et de responsables d’entités infranationales qui a été lancé lors de la COP21 de Paris. 

Missions et résultats

Plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 si l’on échoue à mettre en œuvre un développement « climato-intelligent » qui intègre pleinement les problématiques liées au climat.

Dans le Groupe Banque mondiale - En savoir plus sur ce que font les différentes institutions appartenant au Groupe de la Banque mondiale pour réduire les risque liés au changement climatique. IFC MIGA

MULTIMÉDIA à consulter à la source ci-dessous

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http://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange/overview

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    • Position de l’Europe et des Nations Unies (ONU) sur le climat
  • Le climat et l‘Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) - Dernière modification du document de l’AEE le 03/06/2016 03:32 - PDFChanger la langue
    Le changement climatique se produit sous nos yeux : hausse des températures, modifications du régime des précipitations, fonte des glaciers et de la neige, et élévation du niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale. Il est probable que cette évolution va se poursuivre et que les phénomènes climatiques extrêmes entraînant des catastrophes telles qu’inondations et sécheresses ne deviendront que plus fréquents et plus intenses. L’incidence qu’auront ces changements sur la nature, l’économie et la santé et leur vulnérabilité diffèrent selon les régions, les territoires et les secteurs économiques européens.

Il est très probable que le réchauffement climatique observé depuis la moitié du XXe siècle soit dû en grande partie à une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (GES) résultant des émissions découlant des activités humaines. La température mondiale a augmenté de 0,8 ºC au cours des 150 dernières années et cette tendance devrait se poursuivre.

Une hausse de 2 °C au-dessus des températures préindustrielles augmente les risques de changements dangereux pour les systèmes humains et naturels au niveau planétaire. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a reconnu l’objectif de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à moins de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle.

Mais comment y parvenir ? Les émissions mondiales de GES doivent se stabiliser d’ici la fin de la décennie, et diminuer de 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. L’UE prenant en compte les efforts nécessaires des pays en voie de développement, soutient l’objectif visant à réduire ses émissions de GES de 80 à 95 % d’ici 2050 (par rapport aux niveaux de 1990).

Même si les politiques et les efforts visant à réduire les émissions s’avèrent efficaces, certains changements climatiques sont inévitables ; il est dès lors nécessaire de mettre en place des stratégies et des actions permettant de s’adapter à leurs incidences.

Introduction - Incidences et vulnérabilités

Les hausses de température les plus marquées en Europe ont été observées dans la partie méridionale et dans la région arctique ; les précipitations ont diminué le plus fortement dans le sud de l’Europe, tandis qu’elles ont augmenté dans le nord et le nord-ouest. Les prévisions d’augmentations de l’intensité et de la fréquence des vagues de chaleur et des inondations, de même que la modification de la répartition de certaines maladies infectieuses et du pollen, auront des répercussions négatives sur la santé humaine.

Le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les écosystèmes et provoque une migration vers le nord de nombreuses espèces végétales et animales. Cela a des répercussions négatives sur l’agriculture, la sylviculture, la production d’énergie, le tourisme et les infrastructures en générale.

Les régions européennes les plus vulnérables au changement climatique sont notamment :

  • l’Europe méridionale et le bassin méditerranéen (en raison de la hausse des vagues de chaleur et des sécheresses) ;
  • les zones montagneuses (en raison de la fonte accrue de la neige et de la glace) ;
  • les zones côtières, les deltas et les plaines inondables (en raison de l’élévation du niveau de la mer et de l’intensité croissante des précipitations, des inondations et des tempêtes) ;
  • le Grand Nord européen et l’Arctique (en raison de la hausse des températures et de la fonte des glaces).
    Les causes du changement climatique imputables à l’homme

Les émissions de GES résultent autant des processus naturels que des activités humaines. La source naturelle la plus importante de GES dans l’atmosphère est la vapeur d’eau. Les activités humaines libèrent de grandes quantités d’autres GES dans l’atmosphère, ce qui augmente la concentration atmosphérique de ces gaz et accroît ainsi l’effet de serre et le réchauffement climatique.

Les principales sources de GES résultant de activité humaine sont les suivantes :

  • la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) pour la production d’électricité, les transports, l’industrie et les ménages (CO2) ;
  • l’agriculture (CH4) et les changements d’affectation des sols, tels que la déforestation (CO2) ;
  • la mise en décharge des déchets (CH4) ;
  • l’utilisation de gaz industriels fluorés.
    Politiques de l’UE

Plusieurs initiatives de l’UE ciblent la réduction des émissions de GES :

  • la ratification du protocole de Kyoto : celui-ci exige que 15 États membres de l’UE (UE-15) réduisent leurs émissions collectives durant la période 2008-2012 de 8 % au-dessous des niveaux de 1990 ;
  • la constante amélioration de l’efficacité énergétique d’une large gamme d’équipements et d’appareils électroménagers ;
  • l’obligation d’utiliser davantage les sources d’énergie renouvelables telles que l’éolien, le solaire, l’énergie hydraulique et la biomasse, ainsi que les carburants renouvelables destinés au transport tels que les biocarburants ;
  • le soutien au développement des technologies de captage et de stockage du carbone (CSC) afin de piéger et stocker le CO2 émis par les centrales électriques et autres grandes installations ;
  • système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (EU ETS). EU ETS est l’instrument principal de l’UE dans ses efforts pour réduire les émissions de GES en provenance de l’industrie.
    Le paquet « énergie-climat » de l’UE de 2009 définit une législation contraignante ayant pour but la réalisation des objectifs « 20-20-20 » à l’horizon 2020 : une réduction d’au moins 20 % de ses émissions de GES par rapport aux niveaux de 1990, une utilisation d’énergie provenant de sources renouvelables à hauteur de 20% et une réduction de la consommation d’énergie primaire de 20 % par rapport aux niveaux prévus.

L’UE intègre également l’adaptation au changement climatique dans les politiques européennes ; d’ici 2013, une stratégie européenne globale d’adaptation sera mise en œuvre pour permettre à l’Europe d’accroître sa résistance à ce dernier. En 2012, l’UE lancera un nouveau système d’informations consacré aux effets du changement climatique, à la vulnérabilité et à l’adaptation.

Plus d’informations sur les politiques en matière de changement climatique (en anglais uniquement)

Activités de l’AEE

En fournissant des informations relatives au changement climatique en Europe, l’AEE participe à la mise en œuvre d’une législation européenne ciblant l’atténuation du changement climatique et les stratégies d’adaptation à ce dernier. Elle participe également à l’évaluation des politiques mises en place par l’UE et au développement de stratégies à long terme visant à atténuer le changement climatique et à s’y adapter. Les informations de l’AEE (données, indicateurs, évaluations, projections) se concentrent principalement sur l’atténuation du changement climatique (tendances des émissions de gaz à effet de serre, projections, politiques et mesures), sur les conséquences du changement climatique, et sur les actions d’adaptation menées en Europe. L’AEE héberge le centre européen de données sur le changement climatique et gère Climate-ADAPT, la plate-forme européenne d’adaptation au changement climatique.

L’AEE collabore étroitement avec la Commission européenne (DG « Action pour le climat », DG « Centre commun de recherche », Eurostat), les experts des centres thématiques européens ETC/ACM (air et atténuation du changement climatique) et ETC/CCA (conséquences, vulnérabilité et adaptation au changement climatique), et avec le réseau européen d’information et d’observation pour l’environnement (Eionet).

Ses activités et produits principaux comprennent :

  • la compilation et la publication annuelles de l’inventaire des émissions de GES de l’Union européenne ;
  • l’évaluation annuelle des progrès réalisés par l’UE et les pays européens dans le cadre du protocole de Kyoto et de leurs objectifs pour 2020 ;
  • l’analyse de l’interaction entre les politiques sur le changement climatique et la qualité de l’air ;
  • l’évaluation des conséquences du changement climatique en Europe ;
  • l’analyse du changement climatique et des problèmes d’adaptation par secteur et l’élaboration de vues d’ensemble des actions d’adaptation de chaque pays ;
  • l’analyse de la vulnérabilité au changement climatique de régions spécifiques .
    L’AEE est le centre européen de données sur les émissions de gaz à effet de serre et les effets du changement climatique, la vulnérabilité et l’adaptation. Elle gère également la plate-forme européenne d’adaptation au changement climatique (Climate-ADAPT).

Plus d’informations sur les activités de l’AEE (en anglais uniquement)

Liens connexes :

Source : http://www.eea.europa.eu/fr/themes/climate/intro

  • Réchauffement climatique : la Commission européenne met son incompétence en exergueAuteur : Gérard Le Puil. Vendredi, 22 Juillet 2016. Docuemnt : ‘Humanite.fr’. Extraits
    Le 20 juillet 2016, le collège des commissaires a produit pour les Etat membres de l’Union une feuille de route uniquement fondée sur le marché spéculatif du carbone. Elle a décidé de ne pas prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre des transports maritimes et aériens afin de pousser encore plus loin le libre échange dont le développement en soutien des délocalisations de productions multiplie les pollutions.

Sept mois après l’adoption d’un texte par la Cop 21 à Paris en décembre 2015, la Commission européenne a fait connaître le 20 juillet un projet de feuille de route à la fois incomplet et incongru pour réduire de 30% en moyenne les émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays de l’Union dans les secteurs de la construction, de l’agriculture et de la forêt, des déchets, des transports. Ainsi le fret maritime et l’aviation ont été exclus de tout effort dans ce domaine, prétextant qu’il s’agit d’un sujet mondial, mais dans le but de ne pas perturber les échanges commerciaux sur de longues distances dans le cadre de la mondialisation libérale stimulée par les règles de l’OMC et les accords de libre échange que la Commission européenne ne cesse de négocier avec l’accord des Etats membres…

Bruxelles occulte le bilan carbone des délocalisations industrielles

Ces objectifs chiffrés concernent des secteurs non couverts par le marché européen du carbone. Comme si ceux qui le sont fonctionnaient de manière efficace et irréprochable depuis leur entrée en vigueur. Parce qu’elles sont déjà soumises au marché du carbone, la production électrique et l’industrie ne sont pas concernées se voient demander une réduction de leurs émissions de 43% d’ici 2030 via le fonctionnement déficient du marché européen du carbone…

Pour un usage intelligent de la taxe carbone

Dans le domaine des transports, il faudrait qu’une taxe carbone sur les carburants évite de provoquer des distorsions de concurrence entre pays membres et que son produit soit utilisé partout pour promouvoir les transports en commun et à d’autres actions susceptibles de réduire l’usage de la voiture. Dans le bâtiment, il faudrait des constructions à énergie positive, un plus gros usage du bois afin de réduire les volumes de béton énergivores. Il faudrait aussi octroyer aux bailleurs sociaux comme aux propriétaires occupants à revenus modestes des aides tirées de la taxe carbone pour rénover l’habitat afin de réduire la consommation d’énergie fossile qui est souvent du gaz ou du fioul. Il faudrait enfin rapprocher le lieu de travail et le domicile des salariés, ce qui ne se fera pas en transformant les grandes régions européennes et leurs villes principales en pôle de compétitivité concurrents les uns des autres…

Cinq nouvelles catastrophiques en trois heures

Durant les trois heures passées à écrire cet article, quatre dépêches de l’Agence France Presse et une cinquième de Reuters sont venues confirmer l’urgence climatique, chacune à sa manière…

En France, le transport touristique est responsable de 8% des émissions globales de gaz à effet de serre, dont les deux tiers sont générées par l’avion, selon le Réseau action climat (RAC).

Lire la totalité de cet article sur le site suivant : http://www.humanite.fr/rechauffement-climatique-la-commission-europeenne-met-son-incompetence-en-exergue-612431

Les experts scientifiques du climat ont déterminé que les hausses de température devaient être limitées à 2°C — afin d’éviter qu’elles ne causent des dommages irréparables à la planète. Pour y parvenir, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent culminer vers 2015 et diminuer ensuite, pour atteindre une réduction de 50 % vers 2050.

Conséquences — Les conséquences des changements climatiques, parmi lesquelles les inondations, les sécheresses et l’accroissement de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques graves, se font sentir partout sur la planète. L’on s’attend à ce que ces chocs s’intensifient au cours du 21ème siècle. Pour en savoir davantage sur les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, rendez-vous ici (veuillez patienter pendant que le fichier télécharge). En savoir davantage sur lesobservations scientifiques des changements climatiques EN.

Les changements climatiques affectent tous les aspects de l’existence humaine, y compris les réserves en eau pure et leur gestion, les écosystèmes, la nourriture, les produits à fibre et forestiers, les industries, les établissements humains, les sociétés et la santé. Les conséquences régionales des changements climatiques varient selon la géographie. En savoir davantage sur les impacts régionaux des changements climatiques et sur leurs conséquences pour l’avenir.

Les causes des changements climatiques — Des modifications dans la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) et des aérosols, dans le pourcentage des terres émergées qui sont recouvertes (notamment du fait de l’urbanisation) et dans les radiations solaires, altèrent l’équilibre énergétique du système climatique et sont des facteurs de changement climatique. Les émissions mondiales de GES dues aux activités humaines se sont accrues depuis l’époque pré-industrielle et cette augmentation a été de 70 % entre 1970 et 2004. La plus forte hausse de ces émissions entre 1970 et 2004 a été due aux activités de production d’énergie, de transport et à l’industrie, tandis que les secteurs de la construction d’immeubles résidentiels et commerciaux, des forêts (y compris la déforestation) et de l’agriculture ont connu eux aussi une augmentation de leurs émissions, mais à un rythme moindre. En savoir plus sur les causes des changements climatiques.

Que faire ? — Les deux principales réponses aux changements climatiques sont l’atténuation de ces changements - diminuer les émissions de gaz à effet de serre - et l’adaptation à ces changements - reconnaître leur réalité et mettre en place des systèmes afin de renforcer nos capacités de résistance. Télécharger les rapports sur l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces changements.

Quelques chiffres — Les températures au sommet de la couche de pergélisol ont généralement augmenté de 3 ° C depuis les années 1980. Plus de données factuelles et de chiffes.

http://www.negritudefm.com/wp-content/uploads/2014/11/onu_logo.jpg

Source : http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml

  • La hausse des températures coûterait 2 billions de dollars - Document ‘Les Échos’’19 juillet 2016.
    « Selon un rapport de l’ONU, la hausse des températures en raison du changement climatique pourrait coûter des points de PIB et des billions de dollars d’ici à 2030. Si l’utilisation de l’adage « il fait trop chaud pour travailler » est l’assurance de se voir affublé du titre de « flâneur », l’expression semble pourtant avoir du sens. L’ONU l’atteste : l’envolée de la courbe des températures, sans réelles initiatives pour l’inverser, porterait à coûteuses conséquences. Précisément, deux billions (mille milliards) de dollars d’ici à 2030, notamment en raison des heures de travail qui seraient réduites dans les pays les plus pauvres. L’étude nous vient du professeur Tord Kjellstrom , un scientifique spécialisé dans la santé environnementale qui s’y connaît en soleil puisqu’il travaille depuis 2002 en Australie ainsi qu’en Nouvelle-Zélande… »

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211139470435-la-hausse-des-temperatures-couterait-2-billions-de-dollars-2015427.php?KhpIeR0CrSyyGF1D.99 - Tous droits réservés - Les Echos 2016 – Lire l’article complet sur : http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211139470435-la-hausse-des-temperatures-couterait-2-billions-de-dollars-2015427.php

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    • Dix conséquences concrètes du réchauffement climatique - Par Direct Matin. Mis à jour le 1 Février 2016 à 13:08. Twitter Facebook GooglePlus Pinterest Linkedin
      Risques sanitaires, augmentation de la pauvreté, espèces et lieux menacées... Les exemples de l’impact du réchauffement climatique sont nombreux.

La COP21, qui s’est tenue en décembre 2015 à Paris, s’est fixée pour objectif de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si cela n’était pas fait, les conséquences pourraient être dramatiques, comme le montrent ces 10 exemples concrets.

Des îles paradisiaques menacées de disparition

En 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Une tendance qui devrait se poursuivre voire s’accélérer dans les années à venir. Selon les experts de la Nasa, une montée des océansd’au moins un mètre est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent. « Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières, […] il est pratiquement certain que nous auront une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage », expliquait Steven Nerem en août dernier.

A lire aussi : Quel est l’endroit le plus chaud sur Terre ?

Les premières victimes de l’augmentation du niveau de la mer sont les archipels du Pacifique, notamment les îles Marshall, les îles de Polynésie, les Maldives (océan Indien) et certaines régions d’Asie (Philippes, Indonésie). Selon une étude du CNRS de 2014, 10 000 à 20 000 îles pourraient disparaître totalement au cours du siècle. Face à ce scénario catastrophe annoncé, certains pays tentent d’ores et déjà de se préparer. Les habitants de l’atoll de Bikini, dans le Pacifique, ont ainsiréclamé l’asile climatique aux Etats-Unis.

Miami, Tokyo, Amsterdam envahies par les eaux ?

Autre conséquence de la montée du niveau des océans, de nombreuses grandes villes construites sous le niveau de la mer pourraient être envahies par les eaux. C’est notamment le cas de Miami, New York, Tokyo, Singapour, Amsterdam ou encore Rotterdam. D’après Steven Nerem, « il semble qu’il soit déjà trop tard » pour certaines villes américaines de Floride, notamment Miami. Et si rien n’est fait pour réduire la consommation d’énergies fossiles, New York pourrait devenir inhabitable en 2085.

Des records de chaleur

L’objectif principal de la Conférence de Paris est de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si cet objectif n’était pas réalisé, les prévisionnistes prévoient des records de températures dans le futur et la multiplication des épisodes caniculaires. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins », indiquait en 2013 le climatologue Thomas Stocker dans un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat). Les scientifiques tablent sur une hausse de la température moyenne de la surface de la Terre comprise entre 0,3 et 4,8°C selon la quantité des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2100. Pour illustrer ces données, l’OMM (Organisation météorologique mondiale) a invité les présentateurs météo de différents pays à présenter la météo du 18 août 2050. Le bulletin français d’Evelyne Dhéliat est éloquent : la France présentera des températures très élevéespuisqu’il fera en 40°C à Paris et jusqu’à 43°C à Nîmes.

250 millions de réfugiés climatiques en 2050 ?

Sécheresses, typhons, inondations, cyclones… Les changements climatiques sont à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Des catastrophes naturelles qui devraient continuer à se multiplier dans les décennies à avenir, provoquant la migration des populations. Dans un rapport publié en 2012, l’Onu prédisait 250 millions de déplacés dans le monde en 2050. « Il y a déjà, aujourd’hui, davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre. Quelque 80% d’entre eux vivent dans les pays du Sud, mais vont-ils y rester ? Si nous ne parvenons pas à un accord à Paris, en décembre, ils seront encore plus nombreux dans dix, vingt ou trente ans », mettait ainsi en garde François Hollande dans une interview au Parisien en septembre. Selon les données de l’IDMC (Internally Displacement Monitoring Centre), 83,5 millions de réfugiés climatiques ont été recensés entre 2011 et 2014.

Explosion de la pauvreté d’ici à 2030

La Banque mondiale estime dans un rapport publié en novembre 2015 que plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté si les objectifs de réduction des gaz à effets de serre ne sont pas tenus. « Ce sont les plus démunis qui sont le plus durement frappés par le changement climatique. Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés consister à éviter que le dérèglement du climat ne plonge dans l’extrême pauvreté des dizaines de millions d’êtres humains », souligne Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. Selon l’institution, les populations les plus pauvres sont ainsi menacées par « les mauvaises récoltes dues à la diminution de la pluviosité », la flambée des prix alimentaires provoquée par des phénomènes météorologiques extrêmes… Le continent africain serait le plus durement touché, la flambée des prix alimentaires pouvant atteindre 12% en 2030 et jusqu’à 70% à l’horizon 2080. L’Onu estime par ailleurs, que près de 600 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080. « L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures et du niveau des mers, ainsi que les inondations et les sécheresses ont un impact significatif sur le droit à l’alimentation », souligne la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Hilal Elve.

Recrudescence des maladies

La Banque mondiale souligne également que le réchauffement climatique pourrait avoir un impact sanitaire en accroissant « l’incidence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations ». Ces phénomènes pourraient, en effet, allonger la saison de transmission des maladies propagées par les moustiques. Un réchauffement planétaire de 2 à 3°C augmenterait de 5% le nombre d’habitants exposés au paludisme, soit une hausse de 150 millions de personnes. Et selon l’OMS, « deux milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080 ». Les maladies diarrhéiques, le plus souvent provoquées par la contamination de l’eau, pourraient grimper quant à elles de 10% dans les 15 prochaines années.

Animaux : une espèce sur six pourrait disparaître 

En analysant les résultats d’une centaine d’études portant sur l’impact du réchauffement climatique sur la faune et la flore, des chercheurs américains ont établi qu’une espèce animale sur six pourrait disparaître si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit. Selon cette étude publiée en mai 2015 dans la revue Sciences, le nombre d’espèces menacées d’extinction augmente à chaque degré Celsius « gagné ». Ainsi, dans le cas où les températures à la surface du globe augmentent de deux degrés par rapport à la période préindustrielle, ce sont 5,2% des espèces qui seraient touchées. Un chiffre qui atteint 16% en cas de hausse de 4,3 degrés. Mark Urban, principal auteur de l’étude et chercheur au département d’écologie et de biologie de l’Université du Connecticut, les menaces d’extinctions varient également en fonction de la région du monde : 23% des espèces sont menacées en Amérique du Sud contre 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certains scientifiques affirment même que la6eextinction animale de masse a débuté, une situation que la planète bleue n’a plus connu depuis 66 millions d’années.

Disparition de la Grande Barrière de Corail 

Le plus grand récif corallien au monde, qui s’étend sur 348 000 km2 au nord-est des côtes australiennes, est menacé par deux phénomènes : l’augmentation de la température de l’eau et l’acidification des océans. Un rapport du GIEC publié en avril 2007 mettait en garde contre le risque de blanchiment généralisé des coraux en cas d’augmentation de la température de l’océan de l’ordre de 2°C. En outre, d’après un rapport publié en octobre 2014 à l’occasion de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le pH des océans a augmenté de 26% en 200 ans. Ces deux processus mettent en péril la diversité de la Grande Barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En 2012, le site avait déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en seulement 27 ans. Et le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions d’ici 2022 si rien n’était fait pour le protéger, selon les scientifiques de l’Australian Institute of Marine Science (Institut océanographique d’Australie, AIMS) et de l’université de Wollongong (Etat de Nouvelle-Galles du Sud).

Bientôt plus de vins de Bordeaux et de la vallée du Rhône ?

Si les conditions climatiques sont aujourd’hui idéales pour les vignes dans ces régions, le réchauffement de la planète et les baisses de précipitations pourraient redistribuer la répartition géographique des régions productrices de vin dans le monde, révélait en 2013 une étude américaine. « La surface des terres propices à la culture de la vigne va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi qu’en Toscane en Italie. Mais ont trouvera de plus en plus d’endroits favorables dans des régions plus au nord, en Amérique du Nord et en Europe », indiquait Lee Hannah, le principal auteur de cette étude. Concrètement, la surface de terres favorables à la culture du vin va Europe va se réduire de 68% en 2050. Le scénario le plus pessimiste fait état d’une réduction de 86%.

Forte augmentation des turbulences en avion

Selon une étude parue en 2013 dans la revue Nature Climate Change, les zones de turbulences devraient augmenterde façon considérable à l’avenir. Basés sur une simulation des modèles climatiques, les chercheurs estiment que les turbulences pourraient doubler d’ici à 2050. Leur force augmenterait également de 10 à 40%. « L’aviation est en partie responsable du changement climatique. Ironie du sort, le climat est en voie de prendre sa revanche en créant une atmosphère plus turbulente », commentait l’un des auteurs de l’étude, le Professeur Paul Williams. 

Source : http://www.directmatin.fr/environnement/2016-02-01/10-consequences-concretes-du-rechauffement-climatique-715454

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    • Impacts sur l’agriculture selon le CIRAD et la ‘France Agricole’
  • Changement climatique et agriculture d’après le CIRAD - Date de mise à jour : 06/07/2015
Enjeux Que fait le Cirad Publications scientifiques Ressources    

D’ici la fin de ce siècle, les changements de température et de précipitation, la hausse du niveau des mers et l’augmentation probable des événements climatiques extrêmes vont avoir un impact considérable sur l’agriculture. Or à l’échelle mondiale, l’agriculture, la déforestation et les autres utilisations des terres sont responsables d’environ 25% des émissions de gaz à effet de serre. Face à ces changements, assurer la sécurité alimentaire de tous, et notamment des populations les plus pauvres, est un défi planétaire majeur. Les agricultures vont devoir s’adapter à de nouveaux contextes. L’atténuation des émissions fait aussi partie des objectifs. Cela impose des changements profonds.


Le contexte joue un rôle primordial

Les effets attendus du changement climatique varient considérablement selon les régions, y compris sur de petites distances. L’irrégularité des saisons de croissance, l’excès de chaleur ou le manque d’eau perturbent profondément les cycles des cultures. Les changements de pratiques, de variétés ou d’associations de cultures devront donc être adaptés aux conditions locales. En outre, il est nécessaire d’inventer des solutions à l’échelle des territoires en tenant compte de leur multifonctionnalité, depuis la production alimentaire et énergétique jusqu’au bien-être social et à la qualité de l’environnement.


Les régions tropicales sont particulièrement vulnérables

Les pays tropicaux, dont le secteur rural est important et peu artificialisé, sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. Les modélisations montrent que les zones sèches y deviendront plus sèches et les zones humides plus humides. Une augmentation de température moyenne de 2°C est beaucoup plus grave en zone tropicale qu’en zone tempérée. Pour ces pays, réduire la vulnérabilité des populations est une priorité. L’adaptation y est perçue comme un plus grand enjeu que l’atténuation. Pourtant la déforestation, la riziculture irriguée, l’élevage sont responsables de fortes émissions de gaz à effet de serre, et modifier ces pratiques contribue à atténuer les émissions ou à capturer du carbone. Des mesures d’adaptation « sans regrets » (c’est-à-dire utiles quoiqu’il arrive) sont ainsi recherchées quel que soit le dérèglement climatique, ou même en l’absence de dérèglement, surtout si elles contribuent à l’atténuation. Elles sont particulièrement pertinentes dans les pays du Sud.


Politiques publiques, du local au global

L’amplification des risques associés à toute décision, qu’elle soit le fait d’un producteur ou d’un décideur politique ou privé, invite à mettre en œuvre de nouveaux mécanismes de résilience économique, sociale ou environnementale. Pour les politiques, il ne suffit pas seulement d’assurer la sécurité alimentaire et d’augmenter la production agricole. Les objectifs sont multiples ; ils concernent les moyens d’existence, les répercussions sur les populations pauvres et la préservation de la biodiversité, des forêts et des services environnementaux. Chacun a des effets importants sur le bien-être humain et tous doivent être globalement pris en considération selon une approche intégrée.

L’agriculture est influencée notamment par la croissance démographique, l’évolution de la demande des consommateurs ou le fonctionnement des marchés. L’interaction science - politiques doit permettre de mettre au point des outils appropriés pour prendre les bonnes décisions. La démarche pourra différer d’un endroit à l’autre et du niveau local au niveau mondial. Elle devra prendre en compte d’éventuels conflits entre objectifs et au besoin choisir entre ceux-ci.


Le défi de l’agriculture climato-intelligente

Le concept d’agriculture climato-intelligente repose sur le postulat qu’il est possible d’assurer une production répondant aux besoins des agriculteurs tout en s’adaptant au changement climatique et en l’atténuant. C’est ce qu’on appelle le « tiercé gagnant », ou les trois piliers de l’agriculture climato-intelligente. Relever ce défi ne fait pas seulement appel à des techniques améliorées. Il faut une démarche intégrée prenant en compte les paramètres du climat, notamment les incertitudes du changement climatique et son caractère local. Des décideurs publics ou privés doivent être mobilisés afin de contribuer à concevoir des politiques publiques innovantes et à trouver des mécanismes de financement des changements nécessaires.

Pour en savoir plus : L’agriculture climato-intelligente

© Cirad 2009 – Source : http://www.cirad.fr/nos-recherches/themes-de-recherche/changement-climatique-et-agriculture/enjeux

  • L’impact du changement climatique sur les cultures en Russie, Ukraine, Kazakhstan – Document ‘lafranceagricole.fr’ - 20.07.2016
  • réchauffement climatique – Carte détaillée à consulter à la source
    Le ministère de l’Agriculture a publié les résultats d’une étude sur l’effet du changement climatique sur le potentiel de développement des productions végétales en Russie, Ukraine et Kazakhstan à moyen terme.

Cette étude, mise en ligne le 20 juillet 2016, permet d’apporter un éclairage sur l’impact possible du changement climatique sur la production agricole en blé, maïs et tournesol de la zone Russie-Ukraine-Kazakhstan.

Elle montre que des gains de rendement importants peuvent être attendus par la conversion de surfaces de blé de printemps vers le blé d’hiver.

« Nous avons montré que le réchauffement des températures aura un impact sur la remontée plus au nord de la limite de culture du blé en Russie. Une expertise pédologique spécifique pourrait éclairer sur le potentiel de mise en culture des sols des zones climatiques “tempérée froide” » et “boréale douce” », indique le document.

Sur blé, maïs et tournesol le scénario climatique modéré devrait impacter faiblement le rendement moyen de l’Ukraine et de la Russie, et modérément celui du Kazakhstan.

Le scénario climatique extrême devrait impacter modérément l’Ukraine, fortement la Russie et très fortement le Kazakhstan.

L’occurrence d’événement climatique extrême (chaleur extrême) va fortement augmenter, et le nombre d’année où le rendement obtenu sera nul, ou presque, se présentera régulièrement.

Source : http://www.lafranceagricole.fr/actualites/russie-ukraine-kazakhstan-limpact-du-changement-climatique-sur-les-cultures-1,0,2080103667.html

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    • Après la COP21, ‘MedCOP Climat’ prend le relai au Maroc
  • MAROC - MedCOP Climat : La convention des parties prenantes du climat en Méditerranée
    La Méditerranée mérite pleinement son appellation de hub climatique. Les transformations sont en cours et peuvent avoir des conséquences dramatiques à court terme, d’autant que la démographie s’accélère… si on n’agit pas rapidement. Les 22 pays qui constituent l’espace méditerranéen, sont conscients de la grande fragilité 

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Vers une nouvelle alliance des états, des territoires, du business et des citoyens pour la transition climatique ?

Plus de 2000 représentants d’organisations engagées, villes et régions, entreprises, associations/ONG, centre de recherche et d’enseignement, organisations internationales et bien sûr les représentants des États seront à Tanger les 18 et 19 juillet 2016 pour concrétiser l’engagement des acteurs méditerranéens et préparer une Méditerranée de projets climatiques, qui permet la mise en œuvre d’une véritable feuille de route pour l’atténuation et l’adaptation, enrichissant l’agenda des solutions global, réunissant des coalitions d’acteurs.

Le Président de la Région Tanger Tétouan Al Houceima invite tous ceux qui ont l’envie d’agir à venir à Tanger en juillet 2016. La Méditerranée a besoin de chacun pour continuer à être un espace ambitieux de partage. Elle est un espace géostratégique important où se dessinent les complémentarités d’une communauté de destin.

Un programme riche avec des conférences, 6 grands débats complémentaires, 10 ateliers opérationnels, des rencontres, des grands événements et side events des partenaires, une médina des solutions… Participation gratuite – travaux en quatre langues : anglais, arabe, espagnol, français.

Source : http://www.medcop-programme.org/

  • MedCOP Climat : Une stratégie d’adaptation au changement climatique au plus vite ! – Document ‘lobservateurdumaroc’ - Par Mohammed Zainabi le 20 juillet 2016.
    Publié sous Dossiers, La Une - Tags : medcop, MedCOP climat Tanger 2016
    Photo à voir à la source : Ilyas El Omari, maître de cérémonie de la MedCOP Climat Tanger 2016, lisant la déclaration finale.

Les travaux de la 2e Conférence des parties des pays riverains de la Méditerranée sur les changements climatiques (MedCOP Climat) ont pris fin, mardi 19 juillet 2016 à Tanger, sur des recommandations soulignant l’urgence de la mise en œuvre d’une stratégie d’adaptation au changement climatique, fondée sur des plans d’action coordonnés et ambitieux.

De même, le document final lu au terme des travaux de cette édition souligne l’urgence d’une mobilisation collective pour lutter contre le changement climatique. En outre, l’appel a été lancé pour la mise en œuvre des programmes d’actions concrètes adaptées aux spécificités des territoires dans le pourtour méditerranéen, et de construire et porter une parole commune auprès des Etats réunis à Marrakech pour la COP22.

Les participants ont aussi mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coopération entre les territoires, notamment en développant la recherche, de donner accès à des modes de financement adaptés aux territoires et à l’économie et d’accélérer le transfert de compétences et le renforcement de capacités.

Dans ce cadre, les présidents des régions, les autorités locales, les entrepreneurs, les décideurs économiques et sociaux et les acteurs de la société civile en Méditerranée se sont engagés à inscrire leurs démarches dans la durée et dans la perspective d’un véritable Agenda positif climatique de la Méditerranée, coordonné par une structure permanente ayant son siège à Tanger, a précisé le document.

Ils ont convenu de faire de la Méditerranée un espace d’excellence démontrant que, loin de n’être qu’une contrainte, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique constituent un levier de développement économique, social et culturel de la région.

Un engagement formel a été exprimé en faveur de l’alliance « Eau, énergie et sécurité alimentaire » face au changement climatique, du milieu maritime et littoral, de la santé publique et qualité de l’air, de la décarbonisation du transport maritime en Méditerranée, de la lutte contre dégradation des sols, de la sécurité alimentaire et du combat contre la précarité.

Les participants plaident également pour la valorisation des savoir-faire méditerranéens, de la créativité territoriale et de la transition du tourisme, de l’économie verte en Méditerranée, et d’une gestion efficace des ressources.

Ils ont, par ailleurs, proposé d’investir sur la responsabilité de la gestion des affaires publiques, dans l’intérêt des citoyennes et citoyens, porteurs de créativité, de bonnes pratiques et de solutions indispensables, et se sont engagés à enrichir ces engagements d’actions concrètes, programmées et évaluées, avec un suivi rigoureux de mise en œuvre.

En savoir plus :

ONCF Lance son « train du climat » pour la COP22

MedCOP Climat Tanger 2016 : Comment des jeunes veulent changer le monde (vidéo)

Miriem Bensalah-Chaqroun : « Pour un partenariat public-privé fort en faveur du climat »

En vidéo – Philippe Lacoste : « La MedCOP Climat de Tanger est importante pour préparer la COP22 de Marrakech »

Source : https://lobservateurdumaroc.info/2016/07/20/medcop-climat-une-strategie-dadaptation-au-changement-climatique-au-plus-vite/

  • La finance climatique : un enjeu crucial pour la COP22 - Par Lina Rhrissi le 23 juillet 2016 11:47 – Document ‘Telquel.ma’
    Différentes personnalités du milieu de la finance se sont réunies le 21 juillet 2016 au siège de l’OCP Policy Center, à Rabat au Maroc, pour aborder le sujet des investissements durables. Plusieurs acteurs du secteur financier, des économistes, des représentants d’institutions publiques et de la COP22 étaient à Rabat jeudi 21 juillet pour aborder le thème de la finance climatique. Le workshop « Unlocking Capital Markets in the South for the Climate Transition » organisé par l’OCP Policy Center, un think thank fondé il y a deux ans par Karim El Aynaoui, réunissait notamment le directeur général de la bourse de Casablanca, Karim Hajji, le co-directeur du programme des Nations Unies pour l’environnement, Nick Robins, la présidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, Nezha Hayat, la responsable du département de la surveillance de Bank Al Maghrib, Ghita Tahiri Joutei, et le président du comité scientifique de la COP22, Nizar Baraka.

Le terme de finance climatique fait référence à tous les investissements, publics ou privés, et les réglementations qui contribuent à lutter contre le changement climatique et à assurer une transition vers une économie durable. Dès 2009, lors de la Conférence sur le climat de Copenhague, les pays industrialisés se sont fixés l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollar par an d’ici 2020 pour soutenir les activités durables. L’année dernière, la COP21 à Paris a été l’occasion pour différentes institutions financières d’établir des principes communs dans le sens d’une finance plus verte. Mais dans les faits, la barre des 700 à 1000 milliards de dollars d’investissement visée en 2009 n’a pas été atteinte et la mise en place d’une réglementation claire dans ce domaine peine à voir le jour.

Les limites des obligations vertes

Toutes les personnalités présentes au siège de l’OCP Policy Center ont le même son de cloche : les institutions financières doivent aller au-delà du simple déblocage de fonds et s’accorder pour mettre en place une nouvelle réglementation et de nouveaux mécanismes financiers. Parmi les outils novateurs abordés, les obligations vertes ont beaucoup de succès. Il s’agit d’un emprunt obligataire classique, excepté qu’il doit orienter les investisseurs vers des projets « durables  », c’est à dire compatible avec la protection de l’environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le problème, c’est qu’il n’existe à ce jour pas de critères clairement établis permettant de définir ce type d’investissement. « On a en effet besoin d’une plus grande transparence sur la nature des investissements et d’établir une sorte de guide des bonnes pratiques  » affirme Nick Robins, du programme des Nations Unies pour l’environnement.

Quel rôle pour le Sud ?

L’autre problématique soulevée lors de ce workshop pré-COP22 est la nécessité pour les pays du Sud de développer des institutions financières capable de proposer leurs propres réglementations et investissements durables plutôt que de dépendre des fonds débloqués par les pays du Nord. Selon Didier Loukakou, membre de la Commission de surveillance du marché de l’Afrique centrale (COSUMAF), réunissant le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon, les pays qu’il représente devraient participer aux différents accords sur la finance climatique. D’autant plus que de nombreux investisseurs privés africains ont recours à des obligations vertes. «  Les responsabilités doivent cesser d’être vues comme différenciées entre pays développés et pays en développement, nous partageons la même planète  » assure le docteur en droit.

A l’approche de la COP22, qui a lieu en novembre prochain, rien n’est encore fait pour initier un véritable changement de paradigme dans le secteur financier et inclure davantage le Sud. Mais les organisateurs espèrent que la Conférence sur le climat de Marrakech sera celle de l’entrée en vigueur des différents accords signés.

Tags : Bank al maghribclimat COP22 durable écologie finance

Lire aussi : Banque mondiale : 300 millions de dollars au Maroc pour la « croissance verte »

© 2016 Crée par Devocean – Source : https://telquel.ma/2016/07/23/finance-climatique-enjeu-crucial-cop22_1507543

  • La Méditerranée comme opportunité réciproque – Auteur : Christophe Madrolle (Devenez fan) - Élu marseillais du 3eme secteur, Secrétaire général de l’UDE. Selon Wikipédia, « L’Union des démocrates et des écologistes (UDE) est une confédération de partis écologistes fondée le 17 octobre 2015, à Paris1 ». Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_d%C3%A9mocrates_et_des_%C3%A9cologistes - Des points de vue et des analyses approfondis de l’actualité grâce aux contributeurs du ‘Huffington Post’. Publication : 19/07/2016 07h02 CEST Mis à jour : 19/07/2016 13h05 CEST
    Si l’on considère la Méditerranée comme une opportunité réciproque pour le nord et le sud, comme une passerelle vers l’Afrique et non comme un fossé qui se creuse avec le continent européen, il existe alors aujourd’hui en Europe un vrai ’besoin de Méditerranée’. Au cours de la dernière décennie, la conscience environnementale et la mobilisation pour le développement durable ont beaucoup progressé en Europe, comme en Méditerranée, au Moyen-Orient et en Afrique. Se sont aussi imaginés de nouveaux modes de développement et de coopération, en particulier au Maghreb et au Proche-Orient avec lequel la France entretient des rapports souvent complexes et passionnés mais fraternels. Après le succès de la COP21, et à quelques mois de la COP22, portée par le Royaume du Maroc, alors que les enjeux climatiques continuent de mobiliser les énergies et les consciences, il est devenu fondamental de poursuivre la construction, selon l’expression du Président Hollande, d’une ’Méditerranée des projets, utile aux populations des deux rives’, favorisant toutes les initiatives qui pourront accompagner les transitions auxquelles ces pays émergents sont confrontés : la Méditerranée est en effet la région du monde où toutes les transitions se croisent, se heurtent et se complètent, qu’elles soient démocratiques, économiques, technologiques ou environnementales…

Pour prendre connaissance de la totalité de cet article, voir sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_d%C3%A9mocrates_et_des_%C3%A9cologistes

  • Les États-Unis soutiennent le Maroc pour la COP22 - Rédaction du HuffPost Maroc. Publication : 21/07/2016 14h48 CEST Mis à jour : 21/07/2016 14h49 CEST
    COP22 - Après la COP21, plusieurs pays se sont mobilisés pour concrétiser les recommandations de l’accord de Paris visant à maintenir réchauffement climatique au-dessous de 2 °C, avec en première ligne, la France et l’Allemagne. Parmi les 175 signataires, figuraient les États-Unis, considérés comme l’un des plus grands pollueurs au monde. Aujourd’hui, pour la COP22 qui doit se tenir à Marrakech en novembre prochain, le pays de l’Oncle Sam remet sa casquette écolo. Par le biais de son secrétaire d’État adjoint, Antony Blinken, le pays a apporté son soutien au Maroc sur le front environnemental… Pour lire la suite de cet article, voir le site suivant : http://www.huffpostmaghreb.com/2016/07/21/cop22-usa-maroc_n_11107738.html

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    • Actions conjointes entre gouvernements et entreprises
  • Le secteur privé se pose en acteur clé de la lutte contre le changement climatique - Béatrice Héraud, envoyée spéciale à Londres pour Novéthic. Publié le 29 juin 2016. Extraits
    A l’occasion du ‘Business and Climate Summit’, qui se déroule en ce moment à Londres, les entreprises veulent montrer le rôle positif qu’elles peuvent jouer dans la lutte contre le changement climatique. Si elles sont responsables d’une grande partie des émissions de CO2, elles peuvent aussi, en partenariat avec les gouvernements, faire partie de la solution. C’est en tout cas le message qu’elles portent aujourd’hui, étude à l’appui. Le Business and Climate Summit 2016 se tient à Londres les 28 et 29 juin 2016. Les acteurs du secteur privé ont à coeur de montrer leur engagement dans la lutte contre le changement climatique. Les entreprises sont un acteur clé de la transition vers un monde bas carbone… Sous-titres :

Une évaluation de la contribution des entreprises à la lutte contre le changement climatique

Des efforts combinés entre entreprises et gouvernements

Une transformation économique et sociale

 © 2016 Novethic - Tous droits réservés. Lire l’article complet à la source : http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/le-secteur-prive-se-pose-en-acteur-cle-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique-143961.html

  • Climat : comment les entreprises peuvent-elles concrétiser l’Accord de Paris ? - Claire Stam pour Novéthic. Publié le 18 juillet 2016 - Extraits
    C’est un fait établi. Depuis la COP21, les entreprises jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’accord sur le climat. Mais quels sont les outils à leur disposition ? Parmi les démarches privilégiées, deux instruments émergent : l’économie circulaire et le processus de certification. Illustration avec le groupe L’Oréal et le manufacturier Continental.

Exemple - L’usine L’Oréal, iInstallée à Libramont (Belgique) depuis 1975, produit sa propre énergie grâce au recyclage des effluents et déchets agricoles issus des exploitations et de l’industrie agro-alimentaire de la région.
Philippe Huguen / AFP – Sous-titres :

Concilier les problématiques énergétiques et environnementales

Dialogue multisectoriel - Exemple : Depuis 2009, Continental soumet ses émissions de CO2 au CDP (ex carbon Disclosure Project)…

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Pour aller plus loin

  • Climat : 10 propositions pour relancer le prix carbone - Concepcion Alvarez pour Novéthic. Publié le 12 juillet 2016 - Extraits
    Le directeur du WWF Pascal Canfin, l’économiste Alain Grandjean et le président d’Engie Gérard Mestrallet ont remis lundi 11 juillet 2016 leur rapport sur la mise en place d’un prix carbone en ligne avec l’Accord de Paris à la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Ils y détaillent leur proposition de corridor du prix carbone au sein de l’Union européenne et étudient la forme que pourrait prendre l’instauration d’un prix plancher pour le secteur électrique en France, après l’annonce d’une telle mesure par François Hollande, lors de la dernière conférence environnementale. Explications – Sous-titres

Un prix plancher allant de 20 à 50 euros

Réduire plus rapidement la quantité de quotas

La France pour montrer la voie ?

Une commission de haut niveau

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En bref

© 2016 Novethic - Tous droits réservés – Article complet à lire sur : http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/climat-10-propositions-pour-relancer-le-prix-carbone-143972.html

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    • Tendances pour le climat au Royaume-Uni après le Brexit
  • ’Le Brexit ne changera rien à l’engagement du Royaume-Uni sur le climat’ - Béatrice Héraud, envoyée spéciale à Londres pour Novéthic. Publié le 30 juin 2016 – Extraits.
    Quelques jours seulement après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, le Brexit a fait irruption dans le Business and Climate Summit, qui se tenait à Londres ces deux derniers jours. Alors que plusieurs experts s’inquiètent de ses effets sur la politique climatique et environnementale du Royaume-Uni, le message délivré à la fois par la Secrétaire d’État à l’Énergie et au changement climatique britannique, Amber Rudd, et la Secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, Christiana Figueres, est clair : le Brexit n’aura pas d’impact sur les engagements pris. ’Le Brexit ne changera rien à l’engagement du Royaume-Uni sur le climat’, assure la Secrétaire d’État britannique à l’Énergie et au changement climatique Amber Rudd. Anne-Catherine Husson-Traore / Novethic - Difficile. Voire impossible de ne pas en parler, quelques jours seulement après le référendum……

Sous-titres :

Le Royaume-Uni restera leader sur le climat, veut croire la secrétaire d’État britannique à l’Énergie

Éviter de reproduire l’erreur du Brexit 

© 2016 Novethic - Tous droits réservés – Article complet à lire à la source : http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/le-brexit-ne-changera-rien-a-l-engagement-du-royaume-uni-sur-le-climat-143964.html

  • Le gouvernement anglais supprime le ministère du Changement climatique - 19 juillet 2016 / Marc Sautelet (Reporterre)
    « Conséquence inattendue du Brexit : Theresa May, la nouvelle Première ministre du Royaume-Uni, a supprimé de son gouvernement le ministère chargé de la lutte contre le changement climatique. Et d’autres signes indiquent que la politique environnementale anglaise va être affaiblie avec la sortie de l’Europe. Moins de 24 heures après la prise de fonction de la nouvelle Première ministre anglaise, Theresa May, les craintes des associations environnementales face à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se sont confirmées. Jeudi 14 juillet 2016, Mme May, issue du Parti conservateur, a dévoilé son nouveau gouvernement. Elle a purement et simplement supprimé le département de l’Énergie et du Changement climatique (Decc) de la liste des ministères du gouvernement de Sa Majesté… »

Lire l’article complet sur le site suivant : https://reporterre.net/Le-gouvernement-anglais-supprime-le-ministere-du-Changement-climatique

  • Les grands actionnaires demandent aux groupes cotés des comptes sur les mesures prévues pour un monde sans carbone. Auteur Laurence Boisseau @boisseaul pour ‘Les Echos’ Le 20/07 à 06:00 - Extraits
    Le respect de l’environnement ne fait pas encore partie aujourd’hui des toutes premières priorités des administrateurs. Et demain ? Peut-être. Car la manière dont les grands groupes cotés prennent en compte ce risque est un sujet d’attention de plus en plus fort pour les investisseurs outre-Manche ou outre-Atlantique. Ces derniers vont même parfois jusqu’à vouloir identifier lequel des administrateurs pourrait porter la voix du groupe sur ce point. 2016 a marqué un record, souligne Novethic dans une étude d’avril dernier. Aux assemblées générales, 170 résolutions ont été déposées sur le thème du climat - la majorité aux Etats-Unis. C’est presque deux fois plus que pour tout 2011 et 2012, et cinq fois plus qu’il y a dix ans. « Si elles ont en commun le climat, les résolutions se focalisent sur des sujets variés : exigences de reporting et de publication de données sur les émissions, recours aux énergies renouvelables, risques de dépréciation d’actifs, objectifs de neutralité carbone », explique Novethic.

Sous-titre : « Résilience climatique des ’business models’ »

Article complet à lire à la source - Sur le même sujet : Le risque climatique fera bientôt son entrée aux assemblées générales en France- 21 DEC2015 Climat : les grands producteurs sous pressionBas du formulaire

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211139547740-boom-des-resolutions-liees-au-climat-2015477.php?DuJJCJeOkiye9LEv.99

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  • Adaptation au changement climatique en France : un nouvel appel à propositions de recherche
    Auteure : Rachida Boughriet, journaliste et rédactrice spécialisée en environnement ; de formation en communication, elle a rejoint ‘Actu-Environnement’ en 2006, après un stage de fin d’études, avant d’intégrer la rédaction .

« Le programme de recherche ’Gestion et impacts du changement climatique’ (GICC) du ministère de l’Environnement lance jusqu’au 15 octobre 2016 un nouvel appel à propositions de recherche portant sur l’adaptation au changement climatique dans la transition écologique… ».

© 2003 – 2016 - Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l’Éditeur ou établissement d’un lien préformaté [27238] / utilisation du flux d’actualité. Lire l’article complet la source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/adaptation-changement-climatique-appel-propositions-recherche-27238.php447

  • France : Programme gestion et impacts du changement climatique – Publié le 10 juillet 2010 (mis à jour le 17 janvier 2011) – Document officiel ‘Développement durable’/
    Sept projets de recherche retenus

Dans la continuité des axes de l’appel 2008, l’appel à propositions de recherche 2009 du programme « Gestion et Impacts du Changement Climatique » (GICC), animé par la DRI, est centré autour de la connaissance des impacts, notamment au niveau local, et de l’adaptation au changement climatique. 33 propositions de recherche ont été reçues, pour onze thématiques proposées : Littoral, Biodiversité, Agriculture Agronomie, Forêt, Hydrologie, Sol, Énergie, Climat, Sociologie, Industrie, Santé. De nombreuses équipes nouvelles se sont manifestées, témoignant de l’extension et du renouvellement de la communauté scientifique intéressée par ce programme de recherche.

Sur les 33 projets évalués par le conseil scientifique du programme, 6 ont été jugés « excellents » et retenus au bénéfice d’un financement par le comité d’orientation du programme. Ces projets concernent notamment l’amélioration de la prévision climatique et l’impact du changement climatique sur le littoral, les activités industrielles et les politiques publiques de santé. Le budget prévu pour le programme GICC en 2009 était de 2M€, l’ADEME finançant de son côté un septième projet.

A titre d’exemple particulièrement attractif, le projet EPIDOM propose d’étudier la faisabilité de la prévisibilité climatique à un horizon de 3 à 30 ans. Il rassemble les experts français sur le climat, comme Météo France, l’Institut Pierre et Simon Laplace de l’Environnement (IPSL), et le Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique (Cerfacs), qui assure sa coordination. Novateur, il aborde une échelle de temps pertinente pour le suivi de l’adaptation et positionne notre pays en bonne place dans la perspective de la programmation conjointe européenne.

Voir aussi : www.gip-ecofor.org/gicc Contact : Daniel Martin (DRI) - Coordonnées - Saisir les services de l’État - Mentions légalesPlan du site - Flux RSS

Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Programme-gestion-et-impacts-du,17797.html



  • Présentation du programme GICC « Gestion et Impacts du Changement Climatique » - Fichier attaché : plaquette_GICC.pdf

Contexte et historique

Le programme de recherche fédérateur « Gestion et Impacts du Changement Climatique » (GICC) est l’un des programmes de recherche financés par la Direction de la Recherche et de l’Innovation (DRI) du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Il a été lancé en 1999 par le ministère dont les attributions appartiennent aujourd’hui au Ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie (MEDDE). Plusieurs autres institutions ont aussi contribué à ce programme : Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES), Ministère chargé de l’agriculture, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), Institut français de la biodiversité (IFB maintenant Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité - FRB).

Objectifs

L’objectif du programme a toujours été de développer les connaissances en appui aux politiques publiques en considérant le changement climatique sous l’angle de ses impacts, de l’adaptation pour y faire face et des des mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, il importe de mobiliser conjointement des équipes de différentes disciplines : sciences physiques et biologiques pour la connaissance des impacts d’une part, sciences humaines et sociales au regard de l’atténuation et de l’adaptation d’autre part.

Fonctionnement et mise en oeuvre

La connaissance scientifique progresse régulièrement dans cette logique pluridisciplinaire et interdisciplinaire. Le Conseil scientifique veille à prendre en compte les acquis de la recherche et les préoccupations sociétales exprimées par le Comité d’Orientation pour définir les grands axes de chaque nouvel Appel à Propositions de Recherche (APR). Bien entendu, les actions de recherche sur le changement climatique menées au niveau européen sont également prises en compte. Le Ministère en charge de l’écologie est, par exemple, engagé dans le programme européen ERA-NET CIRCLE, qui vise à fédérer les bailleurs de fonds de la recherche nationale en Europe, ce qui facilite les liens entre ce type de programme et le GICC. Le programme GICC opère par appel à propositions de recherche (APR) annuel. Ainsi, ont été lancés des APR en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2008, 2010 et 2012 ainsi qu’un appel d’offres conjoint avec l’Institut Français de la Biodiversité (IFB) sur le thème ’biodiversité et changement global’. Les projets de recherche sélectionnés suite à ces APR durent plusieurs années (3 ans), de sorte que les programmes se chevauchent dans le temps. Les projets de l’APR 2010 et 2012 sont en cours. 

Construire l’adaptation « S’adapter au changement climatique avéré et à venir est devenu crucial ». Journée de restitution des projets financés par l’APR GICC 2012, 19 Septembre 2016, Paris. Elle sera organisée avec les porteurs de projet, le 19/09/16 à Paris (9h00 - 17h00). En savoir plus

Le programme GICC en bref : GICC est piloté par le MEDDE et soutenu par l’ADEME et l’ONERC.
Thématiques : socio-économie, évolution du climat, impacts sur les écosystèmes, adaptation, atténuation, ...
Objectifs : le développement des connaissances en appui aux politiques publiques

En savoir plus

APR GICC 2016 « L’adaptation au changement climatique dans la transition écologique »

NOUVEAU : Le programme de recherche GICC lance son 11ème appel à propositions de recherche sur le thème de « l’adaptation au changement climatique dans la transition écologique ». En savoir plus

Source : http://www.gip-ecofor.org/gicc/

  • Aude : Une ferme éolienne flottante sera installée au large de Gruissan. B.C. Publié le 22.07.2016 à 17:31. ENERGIE - Un site au large de Gruissan a été retenu pour accueillir une ferme éolienne flottante selon deux parlementaires audois…
    Photo à la source : Une ferme d’éoliennes posées, une technologie différente de celles des éoliennes flottantes, au large du Danemark. - CHAMUSSY/SIPA

Aujourd’hui, aucun moulin à vent ne tourne au large des côtes françaises. Il existe bien des projets de fermes éoliennes au large de la Normandie, de la Vendée et de la Bretagne, mais aucune ne devrait voir le jour avant 2020. Ces projets offshore se feront sous la forme de mats fixés au sol dans des eaux peu profondes. C’est une autre technologie, plus innovante, qui devrait voir le jour au large de Gruissan. La députée socialiste de la 2e circonscription de l’Aude, Marie-Hélène Fabre, et le sénateur PS Roland Courteauviennent d’annoncer qu’un site au large de la commune audoise avait bien été retenu pour l’implantation d’une ferme pilote d’éoliennes flottantes. Pour l’heure, ces structures flottantes sont en cours de test, notamment au Portugal où les essais seraient concluants, et des démonstrateurs français sont en cours de développement.

Un autre site en Bretagne

Selon les deux élus, Ségolène Royal doit confirmer officiellement cette décision dans le courant de la semaine prochaine. Un autre site en Bretagne a aussi été retenu dans le cadre de l’appel à projets qui avait été lancé au cours de l’été dernier par leministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Meret pour lequel quatre sites avaient été identifiés, dont trois en Méditerranée. « Nous avons bon espoir qu’un deuxième site puisse être retenu, sur la zone Port-La Nouvelle/Leucate », font savoir les deux élus audois.

Mots-clés : languedoc-roussillon, eolien, Planète, énergie

Source : http://www.20minutes.fr/montpellier/1896855-20160722-aude-ferme-eolienne-flottante-installee-large-gruissan

  • Eolien flottant : le projet au large de Groix choisi par Ségolène Royal - Par Stéphane Grammont. Publié le 23 juillet 2016 à 11:22, mis à jour le 23 juillet 2016 à 11:24. Document ‘France3’
    La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, annoncé les deux lauréats de l’appel d’offre pour des fermes commerciales dans l’éolien flottant. Le projet au large de Groix est retenu. L’éolien marin, un marché en pleine expansion. Le projet sur la zone de Groix se compose de 4 éoliennes de 6,12 MW. Il est porté par Eolfi et CGN. Il est, avec les 6 éoliennes de Gruissant en Méditerranée, l’un des deux lauréats de l’appel d’offre du gouvernement. Ces appels d’offres avaient été lancés par l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), et portait sur quatre parcs pilotes dont trois en Méditerranée et un au large de la Bretagne. ’Ces projets sont une première en France (...). Ils contribueront au développement du tissu industriel des territoires d’implantation. Ils bénéficieront d’une aide à l’investissement dans le cadre du programme des investissements d’avenir et d’un tarif d’achat garanti pour l’électricité produite’, a déclaré Mme Royal, citée dans le communiqué. L’ambition pour l’éolien en mer « posé » est d’atteindre 3 000 MW en service en 2023, et 6000 MW de projets supplémentaires attribués. Et pour l’hydrolien et l’éolien flottant, l’idée est d’atteindre 100 MW en service en 2023 et 2.000 MW de projets supplémentaires attribués, indique le communiqué.

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/eolien-flottant-le-projet-au-large-de-groix-choisi-par-segolene-royal-1053675.html

  • Eoliennes, hydroliennes... : où en sont les énergies marines en France ? LE MONDE | 31.05.2016 à 12h29 • Mis à jour le 01.06.2016 à 10h24. Par Pierre Le Hir - Abonnez-vous au-[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]-59-[Article]]http://abo.lemonde.fr#xtor=CS1-263[...-[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]-59-[Article]]Monde.fr dès 1 € --[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]-59-[Article]]Photo à la source : l’hydrolienne D10 de Sabella lors de son immersion près de l’île d’Ouessant en juin 2015. | Sabella SAS
    « Je ferai de notre pays le leader européen des énergies marines renouvelables », avait promis en 2012 le candidat François Hollande, dans ses « 60 engagements pour la France ». Quatre ans plus tard, on en est encore loin. En dépit du remarquable potentiel que lui offrent son domaine océanique (le deuxième au monde après celui des Etats-Unis, avec 11 millions de km2 d’eaux sous sa juridiction en métropole et dans les outre-mer) et ses quatre façades maritimes (mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée), la France a pris du retard dans cette filière prometteuse…

Lire l’article complet sur le site : http://mobile.lemonde.fr/energies/article/2016/05/31/eoliennes-hydroliennes-ou-en-sont-les-energies-marines-en-france_4929642_1653054.html

  • EDF veut aider les Français à produire leur électricité - LE MONDE ECONOMIE | 02.06.2016 à 11h02 • Mis à jour le 02.06.2016 à 17h53. Par Denis Cosnard
    « C’est un peu comme si Marlboro aidait ses clients à fabriquer eux-mêmes leurs cigarettes, en leur fournissant le matériel adéquat et en leur montrant comment faire. De la même façon, EDF pousse désormais les Français qui le souhaitent à produire leur propre courant… et donc à moins dépendre des compagnies d’électricité ! Après trois ans de tests, l’entreprise publique lance, jeudi 2 juin, une offre en ce sens, appelée Mon Soleil & Moi »

Lire aussi : Bouygues prend la « route du soleil »pour produire de l’électricitéhttp://mobile.lemonde.fr/economie/a...

Sous-titre : 350.000 maisons équipées de panneaux solaires

Sous-titre : Solution alternative – Extrait : « Le tarif de rachat de l’électricité solaire, conçu pour stimuler le décollage de cette filière, ne cesse de baisser, à mesure que les Français s’équipent… »

Lire aussi : EDF s’associe au canadien Enbridge dans l’éolien en mer

Lire aussi : EDF doit s’engager dans « un nouveau projet industriel »

Sous-titre : Pas de quoi menacer l’activité des centrales nucléaires

Lire aussi : La nouvelle batterie de Tesla peut-elle transformer « l’infrastructure énergétique » ?

Sur le même sujet

  • Mise en perspective de Jacqued Attali – Partie 2 concernant le climat
    Revenons maintenant à la publication de Jacques Attali, écrite avec la collaboration d’Angélique Delorme sous le titre « France 2022 – ‘100 jours pour que la France réussisse - Tout peut changer en 2007’ », éditée chez Fayard en 2016

Dans un dossier précédent, nous avons traité spécialement du chapitre 21 de ce livre qui traite du monde rural, de l’agriculture et de la transition écologique.

[Voir sur le site ISIAS l’article suivant : ’Vers une agriculture biologique et durable, avec moins de pesticides, en préservant l’espace et la biodiversité et en développant les pleines capacités de l’économie circulaire’ Mise en perspective de Jacques Attali – Partie 1, par Jacques Hallard, samedi 23 juillet 2016].

C’est également – de façon curieuse d’ailleurs - dans ce même chapitre que les auteurs expriment leurs propositions dans ce qu’ils désignent l’axe 5 : « Pour lutter efficacement contre le changement climatique ».

Premièrement, lancer une campagne nationale de rénovation thermique des bâtiments.

Deuxièmement, assurer une fiscalité climat européenne : afficher une taxe carbone simple et lisible à 60 € la tonne. Moduler la fiscalité locale selon les performances énergétiques du bâti. Créer un indice transport concernant les déplacements personnels et des marchandises pour les entreprises, un indice qui soit fiscalement valorisé ; enfin taxer fortement pour interdire les chaudières au fuel.

Troisièmement : réduire la consommation de produits carbonés : créer une pastille CO2 affichable sur les produits ; améliorer l’éco-prêt à taux zéro.

Quatrièmement, polluer moins en circulant mieux : lancer un plan de transports publics de grande envergure ; améliorer le réseau routier pour en réduire les impacts carbone indirects en faisant des aires de covoiturage et des parkings relais, ainsi que par la création de sorties dans les aires d’autoroute pour réduire les trajets ; enfin créer des files réservés pour les transports en commun.

Cinquièmement, « planifier le post-carbone » en lançant un plan « potentiel nouvelles énergies et réseaux de chaleur », plan qui serait à faire réaliser par chaque intercommunalité, d’une part, et mettre en place des plans de cohésion des équipements publics, d’autre part ; enfin protéger conforter la filière nucléaire française ».

NB. Jacques Attali reprend dans ce livre de 2016 ses positions antérieures qui l’ont souvent fait classer parmi les nucléocrates français. Pourtant, il lui est arrivé dans le passé de défendre aussi l’éolien, le solaire et les économies d’énergie ; voir l’entretien suivant.

  • Jacques Attali souhaite remplacer le nucléaire par l’éolien, le solaire et les économies d’énergie - 9 janvier 2012 – Document ‘Tech sol’ (Toute l’actualité de l’énergie solaire).
Invité de l’émission « le Grand Rendez-vous » sur Europe1 et Idèle, à l’occasion de la sortie de son livre « Candidats répondez ! », Jacques Attali a apporté sa contribution au débat énergétique, un des thèmes principaux de ce début de campagne électorale.Extrait de l’interview :

Jean-Pierre Elkabbach : Est-ce qu’un bon Président de la République renonce à l’énergie nucléaire civile ? Est-ce qu’il dit « on sort du nucléaire » ? Ou « on va à 50% » ?

Jacques Attali : Il dit certainement « je renonce à toutes les centrales nucléaires obsolètes » avec des conditions d’exigence d’obsolescence extrêmes. C’est-à-dire tous les risques possibles y compris les risques qui n’ont pas été pris dans les stress-tests récents. A savoir les risques d’accident terroriste ou d’accident d’avion qui tomberait sur les centrales, etc… Hors c’est évidemment aujourd’hui une grande partie des centrales françaises, elles n’ont pas de double cuves et manquent de ces protections. Ou on les donne et ça va couter une fortune à EDF, et il faut le faire…

Jean-Pierre Elkabbach : …Il parait que cela va couter encore plus cher de les démanteler et de créer de nouveaux moyens de production…

Jacques Attali : … oui mais ça va couter encore plus cher… Pour moi, les supprimer n’a de raison d’être que si premièrement elles sont obsolètes et deuxièmement on se donne les moyens de développer les énergies renouvelables. Parce que si c’est pour transformer, comme l’a fait l’Allemagne récemment, les centrales nucléaires en les remplaçant par des centrales à charbon, c’est évidemment une absurdité. On remplace Charybde par Scylla, il faut les remplacer par du solaire, de l’éolien et des économies d’énergies.

Michaël Darmon : Est-ce que justement la France est en train de se convertir à l’économie verte, d’épouser cette évolution-là ?

Jacques Attali : Non, parce que la France a beaucoup d’atouts liés au fait qu’elle est une nation centralisée, monarchique, c’est le plus vieil Etat du Monde, bien plus vieux que la Chine. Enfin la Chine avait un Etat plus ancien mais il avait disparu pendant longtemps avec l’Angleterre qui elle aussi est un Etat différent. Donc la France a tous les avantages d’un Etat centralisé et le nucléaire correspond à une technologie centralisée. Alors que l’éolien, le solaire et les économies d’énergie correspondent à quelque chose de décentralisé. La France doit basculer dans l’économie de la décentralisation, je dirais d’une certaine façon dans l’économie des « ports » et non pas dans l’économie de l’agriculture forçant la centralisation, des silos, des regroupements etc… et donc c’est un changement profond de culture française qui est la culture du réseau et non pas la culture de la pyramide ».

Source : http://www.tecsol.fr/news/indexnews.asp?Id=3376

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D’une façon plus générale, dans l’axe 7, les auteurs de « 100 jours pour que la France réussisse » proposent de « Réformer la gouvernance du développement durable » avec les moyens suivants : assurer l’essor de la fiscalité écologique, concernant les gaz à efffet de serre, les déchets, l’artificialisation des sols, l’eau et les pollutions locales de l’air ; développer la finance verte, d’une part et favoriser l’émergence de produits financiers spécifiques innovants, analogues pour la finance des filières vertes dans l’énergie et l’agriculture, par exemple les ‘Green Bonds’, d’autre part ; les auteurs recommandent également « de promouvoir une gouvernance des nouveaux risques de nature à donner confiance », notamment de favoriser la mission de la recherche publique pour l’évaluation des risques, des moyens de les réduire, et trouver des solutions autres que de simples moratoires. Créer une gouvernance de l’alerte. Et finalement d’identifier les besoins en autorités indépendantes disposant directement des capacités d’expertise appropriée, par exemple en créant une « agence de l’alimentation ».

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    • Les politiques d’adaptation au climat en Afrique
  • Sénégal - Le typha, une alternative pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments (expert) - Samedi 23 Juillet 2016 - 08:53 – Document : ‘Ndarinfo.com’
    Le typha, une plante jadis envahissante et menaçante, devient une alternative pour la construction de bâtiments bioclimatiques et moins coûteux, tout en contribuant à la promotion l’efficacité énergétique, a indiqué mercredi Ernest Dione, coordonnateur du Programme national efficacité énergétique dans le bâtiment à base de typa (PNEEB/Typha). Il s’exprimait à l’occasion d’une session de sensibilisation à l’éco-construction des membres du Réseau de professionnels de l’information et de la communication en environnement (REPICE). Le PNEEB/typha vise à réduire le gaz à effet de serre dans les secteurs du bâtiment. Ce premier programme a pour finalité de rédiger une réglementation thermique pour les bâtiments au Sénégal…

©2011 Ndarinfo.com et Saintlouisinfos.com.- L’article complet est à lire sur le site : http://www.ndarinfo.com/Le-typha-une-alternative-pour-ameliorer-l-efficacite-energetique-des-batiments-expert_a16514.html

  • Sénégal - Réalisation de la plus grande centrale solaire photovoltaïque de l’Afrique de l’Ouest - Par Ablaye Modou NDIAYELe 15 janvier 2016. Document ‘Financial Afrika’.
    C’est en février prochain que va démarrer les travaux de cette centrale solaire photovoltaïque. Avec une puissance de 30 MW pour un coût de 27 milliards de FCFA, cette centrale solaire, la plus grande en Afrique de l’Ouest, sera installée à Santhiou Mekhé, dans la commune de Méouane, dans la région de Thiès. Ce projet est le fruit d’une convention entre le fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), MERIDIAM (groupe de promoteurs privés) et SENERGY PV SA. Elle a été signée ce 14 janvier sous la présidence du Premier Ministre, Mouhamed Abdalah Dionne. L’énergie produite sera vendue exclusivement à la société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) et les premiers kilowattheures devraient être générés en 2017. La SENELEC a augmenté sa capacité de production de 26% au cours des trois dernières années.

© Copyright Financial Afrik – http://www.financialafrik.com/2016/01/15/senegal-realisation-de-la-plus-grande-centrale-solaire-photovoltaique-de-lafrique-de-louest/#.V5TH4aJp5f5

  • Côte d’Ivoire - 20 milliards de dollars d’investissements pour le secteur électrique ivoirien d’ici 2030 - par Jean-Mermoz KONANDI,14 juillet, 2016. Document : ‘Financial Afrik’
    La Côte d’Ivoire compte injecter de 20 milliards de dollars, soit 10 000 milliards FCFA, dans son secteur électrique sur les quinze prochaines années, a annoncé ce 13 juillet le Premier ministre ivoirien à Yamoussoukro, à l’ouverture du Séminaire national sur l’Energie. L’idée est de faire passer la production d’énergie électrique de 2 000 mégawatt à 6 000 mégawatt à l’horizon 2030 par la construction de nouvelles infrastructures et la diversification des sources d’approvisionnement. Au nombre des projets annoncés, la construction des barrages hydroélectriques de Boutoubré, de Louga, et de Gribo-Propoli, pour une production globale de 500 MW, et les centrales thermiques de Songon (en périphérie d’Abidjan) et de Grand Bassam. Sans compter le barrage de Soubré de 275 Mw prévu pour être livré fin 2017 et les centrales thermiques déjà implantées (Ciprel, Azito et Aggreko) qui devraient augmenter leur capacité, a indiqué Kablan Duncan. Mais la nouveauté, ce sont les futures centrales biomasse, solaire et éolienne ainsi que la centrale à charbon qui viennent compléter la gamme des projets du gouvernement qui envisage atteindre 3 000 Mw dès 2018 puis 4 000 Mw en 2020. « A l’horizon 2030, notre pays compte disposer d’un mix énergétique composé de 34% d’énergie renouvelable, 57% de thermique et 9% de charbon » afin de « respecter les engagements (…) pris par la Côte d’Ivoire à la COP 21 de Paris » a expliqué le chef du gouvernement. La première phase de cet ambitieux programme porte sur une projection d’investissements de 6 152 milliards FCFA, soit 12,3 milliards de dollars, attendue sur les quatre prochaines années dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2016-2020.

© Copyright Financial Afrik – Source : http://www.financialafrik.com/2016/07/14/20-milliards-de-dollars-dinvestissements-pour-le-secteur-electrique-ivoirien-dici-2030/#.V5TF1qJp5f5

  • Climate Finance Day : attirer la finance verte vers l’Afrique - Anne-Catherine Husson-Traore - Publié le 15 juillet 2016 - © 2016 Novethic - Tous droits réservés
    L’Afrique reste le parent pauvre de la lutte contre le changement climatique. Un paradoxe, puisque le continent sera le plus impacté par ses conséquences. De nombreuses initiatives voient le jours ou sont en train d’être mises en place afin que les financements affluent vers les projets d’adaptation au réchauffement global et permettent de financer la transition énergétique.

Pour Lionel Zinsou,ancien premier ministre du Benin et ancien dirigeant de la société de private equity PAI Partners,’il faudrait savoir investir sur cette dynamique formidable, faisant mieux dialoguer les deux Afriques : la francophone et l’anglophone.’
Paris Europlace

Article complet à lire sur : http://www.novethic.fr/isr-et-rse/actualite-de-lisr/isr-rse/climate-finance-day-attirer-la-finance-verte-vers-l-afrique-143974.html

  • Afrique - Changement climatique : Il faut adapter les politiques et stratégies de développement – Auteure : Angeline TOE (stagiaire) pour ‘Lefaso.net’. Le lundi 18 juillet 2016.
    Un atelier régional de plaidoyer auprès des décideurs/planificateurs pour la prise en compte du changement climatique dans la planification du développement se tient du 19 au 21 juillet 2016 à Ouagadougou. L’objectif principal de cet atelier est d’informer et de sensibiliser les décideurs et les planificateurs sur l’importance de la prise en compte du changement climatique dans la planification du développement. Le changement climatique, sujet émergent et préoccupant pour la communauté internationale est au cœur des politiques et stratégies de développement. En Afrique de l’ouest, tous les secteurs de développement humain et de l’environnement sont durement affectés par les effets pervers du changement climatique. Ainsi, la sous-région a enregistré au cours de ces dernières décennies, la recrudescence des événements climatiques extrêmes.

C’est pour se pencher sur cette problématique qu’un atelier régional de plaidoyer se tient à Ouagadougou en présence de nombreux décideurs et planificateurs venus de divers horizons. Les objectifs de cet atelier sont de fournir les bases théoriques sur le changement climatique, d’identifier les mécanismes de financement et les stratégies pour leur mobilisation, de présenter quelques outils d’intégration du changement climatique dans la planification du développement et d’en proposer des recommandations.

Le changement climatique reste une réalité indiscutable

Avec des impacts importants sur les écosystèmes, les paysages, la productivité agricole, animale, forestière et piscicole, l’efficacité et la durabilité des grandes infrastructures que sont les routes, il va s’en dire que le changement climatique est une réalité indiscutable. Pour le Directeur Régional de l’UICN, Pr. Aimé J. Nianogo, tous les plans de développement ou d’investissement doivent être repassés au filtre du changement climatique, afin de revérifier leur pertinence et d’identifier les ajustements éventuels à faire. « Notre vision du futur doit être revue et nos stratégies repensées, nos nouveaux plans de développement conçus avec le changement climatique en toile de fond », renchérit-il.

D’après le 5e rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat paru en 2013, l’Afrique subsaharienne connaitra une réduction de la pluviométrie moyenne annuelle pouvant atteindre 20 à 30% vers la fin du 21è siècle ; une élévation de la température de 0,6 à 0,70c plus rapide que la moyenne globale et une augmentation significative du niveau de la mer. Selon le représentant du ministre de l’économie Dr Seglaro Abel Somé, l’impact à moyen terme est l’amélioration des conditions de vie des populations.

Des outils conçus à cet effet

Pour faciliter la tâche aux décideurs, plusieurs outils ont été conçus, à savoir le climate proofing élaboré par la GIZ * et le Mali, qui aident à la prise en compte du changement climatique dans la planification à différentes échelles, et la Trousse à Outils de Planification, Suivi Evaluation des Capacités d’Adaptation au Changement Climatique (TOP-SECAC), élaborée par l’UICN **, en partenariat avec d’autres organisations sous régionales et continentales.

[* GIZ : La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) est l’agence de coopération internationale allemande pour le développement. Elle siège à Eschborn. Fondée par Erhard Eppler, elle est directement financée par le ministère fédéral de la coopération économique qui est chargé au niveau gouvernemental de l’aide au développement économique. Elle est particulièrement active en Amérique du Sud et en Afrique. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Deutsche_Gesellschaft_f%C3%BCr_Internationale_Zusammenarbeit ]C.

[** UICN : L’Union internationale pour la conservation de la nature1 (UICN, en anglais IUCN) est la principale ONG mondiale consacrée à la conservation de la nature. La mission de l’UICN est d’influencer, d’encourager et d’assister les sociétés du monde entier, dans la conservation de l’intégrité et de la diversité de la nature, ainsi que de s’assurer que l’utilisation des ressources naturelles est faite de façon équitable et durable. Elle a été fondée le 5 octobre 1948 à la suite d’une conférence internationale tenue à Fontainebleau ; son nom était à l’origine International Union for the Protection of Nature (IUPN), elle a été rebaptisée sous son nom actuel en 19562. Son siège est situé à Gland en Suisse. Elle réunit plusieurs États et agences gouvernementales, plus de 1 000 ONG et plus de 16 000 experts et de scientifiques3. Elle emploie plus d’un millier de personnes dans le monde travaillant sur plusieurs centaines de projets. Elle a aidé plus de 75 pays à préparer et appliquer des stratégies en matière de conservation et de diversité biologique. L’UICN est également l’organisme consultatif référent auprès du Comité du patrimoine mondial pour l’étude de l’inscription des sites naturels à la liste du patrimoine mondial, ainsi que l’évaluation de l’état de conservation de ces sites. Depuis 1992, le Comité français de l’UICN (ou UICN France) regroupe les organismes et les experts de l’UICN en France.

Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_internationale_pour_la_conservation_de_la_nature ].

Le Directeur régional a exhorté les participants à porter le message plus haut pour une prise en compte plus effective de l’adaptation au changement climatique dans la planification du développement. Article avec photos à voir à la source : http://lefaso.net/spip.php?article72377

  • Afrique - Parution du rapport annuel 2015 de ‘CCFD-Terre solidaire’.- Guy Aurenche Président du CCFD-Terre Solidaire. Publié le 4 juillet 2016. 
    [CCFD  : d’après Wikipédia « Le comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire), une association type loi 1901, est la première ONG française de développement. Depuis sa création en 1961, le CCFD-Terre Solidaire mobilise la solidarité en France pour lutter contre la faim dans le monde. L’association se donne aujourd’hui pour mission : la solidarité internationale, et trois leviers :

Au milieu des événements de 2015, le ‘CCFD-Terre Solidaire’ repère dans son rapport annuel les germes de vie qui se sont développés et qui nous permettent de construire une terre plus solidaire et fraternelle. France, Tunisie, Kenya, Nigeria, Syrie… En 2015, le terrorisme et la guerre ont durement frappé le monde ; mais les citoyens ont refusé de céder à la peur et su rappeler leur unité. Le drame des migrants en Méditerranée a également placé nos sociétés devant le choix de l’accueil conscient ou du repli mortifère. Si les réponses institutionnelles européennes ont été désespérantes, de nombreux signes de solidarité ont jailli ici et à travers le monde. L’année 2015 a enfin été marquée par l’accord conclu pendant la COP21. Celui-ci reste insuffisant, mais l’action de la société civile a fait de cet événement un grand temps de mobilisation pour une véritable justice climatique. En parallèle à ces événements, le CCFD-Terre Solidaire continue son travail de longue haleine aux côtés de celles et ceux qui luttent quotidiennement contre toutes les causes de la faim. En 2015, il a financé 753 projets dans 63 pays. Ces projets, qui couvrent un large spectre (agriculture familiale, économie solidaire, dérèglements climatiques…), sont mis en œuvre par des partenaires locaux qui refusent de subir et ont choisi d’inventer des solutions pour maîtriser leur destin. La nécessité de donner la priorité à l’agriculture familiale pour lutter contre la faim a été défendue auprès des institutions internationales, tout comme la nécessité de mieux réguler les activités des multinationales dans ce domaine. Comme le prouve l’action des partenaires du CCFD-Terre Solidaire, les modèles alternatifs de développement, tels que l’agroécologie, font leur preuve.

Voir aussi le webdocumentaire adapté du rapport d’activité

Source : http://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous/rapports/rapport-annuel-2015/parution-du-rapport-5576

  • Mali : RESO-CLIMAT : PIL-ADCC en appui aux femmes et jeunes face aux changements climatiques – Rapport de Maliki Diallo, 22 juillet 2016. Documnt : ‘maliactu.net’
    Promouvoir des initiatives locales d’adaptation durable aux effets et impacts des changements climatiques qui soutiennent l’amélioration des conditions de vie des communautés et/ou des groupes cibles vulnérables comme les femmes et les jeunes dans les collectivités locales : c’est l’objectif du nouveau du Programme initiative locale adaptation des durable des communautés rurales face aux changements climatiques (PIL-ADCC) du ‘Reso-climat Mali’. Les ONG, associations et GIE membres de l’organisation ont pris connaissance hier avec ce nouveau programme.

Le Réseau des organisations de la société civile malienne intervenant dans le domaine de l’environnement, des changements climatiques et de la promotion du développement durable (Reso-climat Mali), à travers son groupe thématique adaptation a organisé hier une réunion d’information de ses membres sur le PIL-ADCC, un nouveau programme pour contrer les impacts des changements climatique.

Ce programme, selon sa coordonnatrice, Touré Fadimata Aya, vise à promouvoir des initiatives locales d’adaptation durable aux effets et impacts des changements climatiques qui soutiennent l’amélioration des conditions de vie des communau­tés et ou des groupes cibles vulnérables, notamment les femmes et les jeunes dans les collectivités locales. “La finalité est qu’à partir d’initiatives locales, des dynamiques communautaires soient durablement portées par les bénéficiaires directs ; elles de­vraient être autoentretenues et démultipliées au bénéfice d’autres communautés locales et des collectivités territoriales”, a-t-elle ajouté. Et de préciser que de façon spécifique trois objectifs sont poursuivis.

Le premier objectif est centré sur la stra­tégie du Reso-Climat Mali à contribuer à la résilience des communautés et au lobbying et plaidoyer afin de permettre un ancrage des actions de développement durable. Le deuxième objectif porte sur les projets locaux à développer et à mettre en œuvre par les membres du Reso-Climat au profit des communautés. Le troisième est orienté sur la va­lorisation des connaissances générées pour soutenir le renforcement continu des capaci­tés des acteurs locaux, des membres du Reso-climat, des étudiants et chercheurs intéressés aux questions de résilience des communautés face aux impacts des changements climatiques. “En effet les projets locaux qui seront finan­cés à travers le PIL-ADCC, permettront de consolider les acquis du PAIRCC en ma­tière d’augmentation de la résilience des communautés. De même, la mise en œuvre et le suivi de ces projets financés permettront de capitaliser et générer des connais­sances au niveau du Cirta qui participe à travers une recherche-action au développement, la vulgarisation et le transfert de technologies et innovations en matière d’adaptation aux changements climatiques”, a-t-il affirmé.

Pour Mme Touré, le PIL-ADCC interviendra dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et la foresterie, de l’énergie renouvelable, l’élevage et la pêche et la gestion des risques et catastrophe.

Des actions principales

“Les activités liées aux résultats de l’objectif spécifique aideront à produire un document de la vision et de l’approche de changement interne et externe du Reso-Climat Mali, l’élaboration de divers documents stratégiques dont un document de politique genre, etc. Les activités liées aux résultats de l’objectif spécifique 2 consisteront au financement à travers les membres du Reso-Climat Mali d’au moins 20 d’une enveloppe maximum de 50 millions de F CFA pour les membres postulant seuls et un maximum de 100 millions de FCFA pour les consortiums de deux ONG avec au moins une association membre du Reso-Climat Mali. Le choix de doubler le montant du financement pour les consortiums vise à encourager ce type de synergie d’actions entre les ONG et les associations membres du Reso-Climat Mali. Pour les consortiums, le contrat sera signé entre le Mali-Folkcenter et l’ONG désignée par ses partenaires comme tête de file. Le contrat entre le Mali-Folkcenter Nyetaa et les ONG à financer aura le même contenue que le PAIRCC et se basera sur le contenu des obligations du contrat entre l’Asdi et le MFC Nyetaa.

Un paquet d’activités concernera le dialogue avec les collectivités locales et les bénéficiaires des projets pour assurer une revalorisation des expériences réussies à l’échelle locale, voire régionale et nationale. Un axe d’activité concernera le lobbying et plaidoyer pour accompagner le processus de régionalisation dans la perspective d’un développement local inclusif dans un contexte d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Pour l’objectif spécifique 3, c’est la formation continue des membres du Reso-climat, des représentant des communautés rurales, des chercheurs et étudiant sur les techniques et pratiques d’adaptation aux changements climatiques et d’économie verte”, a souligné la coordinatrice du programme. Pour Mme Touré Fadimata Aya, PIL-ADCC est en cohérence avec les objectifs du Cadre stratégique pour la crois­sance et la réduction de la pauvreté 2012-2017 qui vise à améliorer le bien-être social des populations en réduisant l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition et à maintenir durablement un environnement naturel, urbain et rural de qualité et avec la politique nationale sur les changements climatiques.

Le président du groupe thématique adaptation, Sidiki Dembélé a présenté aux ONG membres du ‘Reso-climat Mali’ son plan d’action 2015-2016. Approuvé par l’assistance, ce plan prévoit quatre principales activités : organisation d’une rencontre sur les expériences d’adaptation aux changements climatiques, la participation à la célébration de la Quinzaine de l’environnement en collaboration avec d’autres groupe thématique, l’organisation d’un atelier de partage des documents stratégiques du Reso-Climat en vue de mieux préparer les candidats potentiels aux appels à projets du PIL-ADDC et cette journée d’information sur le PIL-ADCC à l’intention des membres du groupe.

Source : L’indicateur du Renouveau - © Copyright maliactu.net - Le Mali en continu - http://maliactu.net/mali-reso-climat-pil-adcc-en-appui-aux-femmes-et-jeunes-face-aux-changements-climatiques/

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    • Les actions en cours pour s’adapter au climat en Asie
  • Inde : 50 millions d’arbres plantés en 24h pour les générations futures - Publié le 18/07/2016 09:40 par Elodie Sillaro | BioALaUne.com
L’Inde détient aujourd’hui le record insolite du plus grand nombre d’arbres plantés en une journée. Dans l’État de l’Uttar Pradesh, pas moins de 50 millions d’arbres ont été plantés par 800 000 habitants en l’espace de 24h. Dans l’État de l’Uttar Pradesh, pas moins de 50 millions d’arbres ont été plantés par 800 000 habitants en l’espace de 24h. Voilà de quoi respirer une bouffée d’air frais. Planté 50 millions d’arbres en l’espace d’une seule journée, c’est le défi que s’est lancé l’État fédéral de l’Uttar Pradesh dans le nord de l’Inde. L’ancien record était détenu par le Pakistan avec 847 275 arbres plantés par 300 Pakistanais.Une forêt en cadeauCe n’est pas moins de 800 000 personnes de tout horizon qui se sont mobilisées et relayées pour réaliser un acte symbolique : celui d’offrir un forêt aux générations futures. L’État de l’Uttar Pradesh est un des États les plus peuplés mais aussi des plus pollués d’Inde. Outre le fait d’établir un record, l’initiative a pour but d’éveiller les consciences aux problématiques environnementales.. Ce défi est un engagement pris lors de la COP21 afin de sensibiliser aux enjeux liés à la déforestation et à la préservation de l’environnement. ’Le monde doit prendre conscience qu’un sérieux effort est nécessaire pour réduire le taux d’émission carbone afin de réduire les effets du changement climatique. L’Uttar Pradesh a fait un premier pas dans cette direction’ a expliqué Akhilesh Yadav, ministre en chef de l’état fédéral de l’Uttar Pradesh. « Nous avons tous pris cet engagement pour que nos prochaines générations héritent d’un environnement sain et de qualité. Tant que le peuple ne participait pas à la campagne, cet engagement ne pouvait pas être rempli’, Akhilesh YadavUne initiative exemplaireLe gouvernement indien a débloqué plus de 6 milliards de dollars pour repeupler les forêts dans les 29 états du pays. L’objectif, en accord avec la COP21, est d’étendre ses plantations à 95 millions d’hectares d’ici 2030 pour combler le déboisement et “reconstruire” l’environnement. L’an dernier, l’Uttar Pradesh avait déjà battu un record du monde en distribuant plus d’un million de semences à la population, dans dix villes différentes. Chaque année, près de 15 millions d’hectares de forêt disparaissent. Il faudra donc beaucoup d’autres initiatives de plantation d’arbres pour contre-balancer la déforestation. Lien web : http://goo.gl/3M1lWH - Publié le 18/07/2016 09:40 par Elodie Sillaro BioALaUne.com - Contacter l’auteur - © 2001-2015 A.S.A.H. Source : http://www.portail-humanitaire.org/news/actu/2016-07-18-Inde :-50-millions-drations-futures {{}}
  • La Chine sera-t-elle le meilleur élève de la COP21 ? - Par Loïc Chauveau (Voir tous ses articles) -Publié le 20-03-2016 à 14h00 par « Sciences et Avenir’.
    Le 13e plan quinquennal adopté le 16 mars par l’Assemblée nationale populaire chinoise donne des objectifs ambitieux de réduction des émissions des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique. Bas du formulaire

AMBITIONC’est un énorme effort de réduction de gaz à effet de serre que vient d’adopter le premier émetteur au monde de CO2. La Chine s’est engagée sur des objectifs extrêmement ambitieux lors de son treizième plan quinquennal prévu pour s’achever en 2020.Le pays se donne cinq ans pour réduire de 15% son intensité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie onsommée pour obtenir un point de croissance du produit intérieur brut (PIB).

À lire aussi : COP21 : Un accord historique, ’bon et équilibré’ signé à Paris

Article complet à découvrir sur le site : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/20160318.OBS6721/la-chine-sera-t-elle-le-meilleur-eleve-de-la-cop21.html

  • La Chine s’impose sur le marché des ‘green bonds’ – DocumentAgefi.fr’ 28/06/2016 – Extrait .
    Un rapport du 15 juin 2016 de BBVA explique quelles sont les conséquences à la COP 21 et comment la Chine prend de l’ampleur sur le marché des ‘green bonds’ Télécharger le document

L’émission de ‘green bonds’ a bondi de 56% par rapport à 2014, selon les chiffres de BBVA. La mutuelle espagnole met en exergue l’expansion des green bonds six mois après la COP21. Intitulé « Green bonds : vers un avenir plus vert », le rapport publié le 15 juin 2016 traite de l’augmentation des émissions basées en Chine à la création du nouveaux produits financiers à dimension écoresponsable, en passant par la finance verte…

Artcicle complet à lire sur : http://www.agefi.fr/asset-management/actualites/etude-texte-reference/20160628/chine-s-impose-marche-green-bonds-188428

[BBVA - D’après Wikipédia, « Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) est un groupe bancaire espagnol d’origine basque qui est présent dans 37 pays ; BBVA est le deuxième groupe bancaire d’Espagne et d’Amérique latine et le premier acteur bancaire au Mexique, via sa filiale Bancomer, contraction de Banco de comercio, acquise en 2000. Le groupe possède 35 millions de clients, un million d’actionnaires, un réseau de 7 410 agences et compte dans ses rangs 95 000 employés. En 2005 BBVA occupait le 68e rang des 100 plus grandes entreprises du monde, et était cotée dans neuf places boursières dans le monde dont l’Ibex 35… » Article complet à lire sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Banco_Bilbao_Vizcaya_Argentari

  • Vietnam - Changement climatique : aides internationales en faveur des femmes – Document ‘VietnamPlus’. Jeudi 21 juillet 2016 - 07:59:01
    Hanoi (VNA) – Le gouvernement sud-coréen et l’ONU Femmes ont signé un accord de coopération, d’un montant de 300.000 dollars, pour améliorer les conditions d’hygiène en faveur de 15.000 femmes et filles dans 7.500 ménages pauvres et au seuil de pauvreté dans six districts touchés par la sécheresse au Tay Nguyen (Hauts Plateaux du Centre) et dans le Delta du Mékong. Cette information a été annoncée mercredi par le bureau de l’ONU Femmes au Vietnam. ’Les ​assistances du gouvernement sud-coréen permettront à l’ONU Femmes d’attribuer des produits d’hygiène essentiels aux femmes dans les localités touchées par la sécheresse’, a déclaré Shoko Ishikawa, représentante en chef de l’ONU Femmes au Vietnam. Selon elle, les aides sud-coréennes profiteront aux femmes pauvres dans les provinces de Ca Mau (Delta du Mékong), de Kon Tum et de Gia Lai (Tay Nguyen), pour qu’elles et leurs familles puissent prévenir les maladies infectieuses dont la diarrhée, la dysenterie, la maladie pieds-mains-bouche, la dengue et les maladies vénériennes. Ces aides contribueront également à la sensibilisation sur la nécessité d’améliorer les conditions d’hygiène et la nutrition pour les femmes locales ainsi qu’à l’amélioration de leurs revenus. Selon l’ambassadeur de République de Corée au Vietnam, Lee Hyuk, cet accord contribuera à la réalisation de l’initiative ’Meilleure vie pour les filles’ lancée par le gouvernement sud-coréen. ’Le gouvernement sud-coréen poursuit ses soutiens en faveur du Vietnam dans le règlement des conséquences des changements climatiques’, a-t-il ajouté. En raison du phénomène El Nino, le Centre et le Tay Nguyen du Vietnam ont été gravement touchés par la sécheresse depuis fin 2015. Au moins deux millions de locaux, dont un million de femmes et 520.000 enfants, manquent d’eau potable et ne peuvent accéder aux soins d’hygiène. -VNA

© Copyright, VietnamPlus, Agence vietnamienne d’information (AVI). Source : http://fr.vietnamplus.vn/changement-climatique-aides-internationales-en-faveur-des-femmes/77868.vnp

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Annexe 1

Le Principe de précaution en France et en EuropeDocument de l’Union Rationaliste.

Pour tenter d’aborder cette question à la lumière de la raison et de la réalité des choses. Quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir à propos du principe de Précaution, force est de convenir que le choix d’un mot aussi banal que celui de précaution se prête à toutes sortes de confusions. En faire un génitif du terme principe ne fait qu’aggraver les choses. Car un principe n’a pas du tout le même sens pour le physicien, le moraliste, le juriste, le politique ou ce qu’on appelle l’homme de la rue. Madame Delmas-Marty, dans ses cours au Collège de France (Internalisation du Droit) n’a pas manqué de souligner que le principe juridique qui fut baptisé de ce mauvais nom ne pouvait qu’en souffrir. Elle proposait, tout en regrettant qu’il ne soit trop tard, de le nommer « principe d’anticipation » (annexe 1). La double trivialité du syntagme n’en demeure pas moins et s’est répandue comme un mauvais virus dans tous les coins de la société. Cela est très propice aux confusions, aux incompréhensions de bonne foi, aux poussées de groupes de pression, aux manipulations et aux faux semblants. 

La principe de précaution est défini dans l’article 5 de la Charte de l’environnement, l’un des quatre textes de la Constitution depuis 2005 (annexe 2).

Article 5 : Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du Principe de précaution et dans leur domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Le principe de précaution est défini dans le droit communautaire par l’article 7 du Règlement 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 (annexe 3).

Il est encadré par six critères qui ont été mis en ordre par une note de la Direction Générale XXIV, mais déjà envisagés dans une communication de la Commission, Bruxelles, 2 février 2000. Ces critères sont :

  • évaluation du danger identifiant à chaque étape le degré d’incertitude scientifique ;
  • décision d’étudier les différentes options de gestion dans le plus grande transparence ;
  • mesures proportionnées au risque supputé ou constatation de l’impossibilité provisoire de pouvoir le faire ;
  • pratiquer, autant que faire se peu, une étude évaluation bénéfice – coût- avantages à mesure que le danger se précise et qu’on peut en déterminer le taux de risque ;
  • établir une responsabilité en matière de preuves scientifiques, sans flou ni obscurité ;
  • caractère provisoire des mesures prises, revues périodiquement et à bref délai, mise en œuvre des recherches scientifiques nécessaires pour définir le danger, en confirmer ou en éliminer l’éventualité ;
    On voit que ce n’est en rien abstention au hasard, gouvernée par la peur, comme on l’entend souvent dire

2 - Le sens des mots

Un danger est un événement ou un produit susceptible de provoquer à un être, vivant ou inerte, un dommage quelconque. Certes, les dangers le plus souvent pris en compte sont ceux qui concernent les humains et leurs animaux. Mais il y a aussi danger d’explosion pour une machine qu’on mène au delà des capacités pour lesquelles elle a été conçue.

Un risque est une probabilité, celle que tel danger survienne dans des circonstances et des limites données. C’est au reste pourquoi il est absurde d’espérer atteindre en aucun domaine, le risque dit « zéro ». Le facteur de risque est le rapport entre le nombre d’incidents sur le nombre d’essais.

La prévention s’exerce quand un danger est identifié. Si le risque peut être calculé, il porte sur des statistiques de populations ou d’essais. Mais ce n’est pas toujours possible. C’est en particulier très difficile quand l’entité dangereuse, agit très rarement, à très long terme ou au milieu d’un grand nombre de facteurs de cause qui s’enchevêtrent. La prévention peut se mesurer en taux d’occurrence et, à l’inverse en taux de protection.

La précaution, au sens juridique qu’elle a dans le « principe de précaution  » se pose en problème quand un danger est soupçonné raisonnablement grâce non à des fantasmes ou à des craintes imaginaires mais sur la base de travaux scientifiques sérieux. Tant que le danger n’est pas identifié, il n’est évidemment pas possible d’en calculer le risque et cela en aucun « cas de figure ».

Les juristes donnent au mot « principe » un sens qui leur est propre. C’est une règle d’ordre général dont doivent s’inspirer le législateur et le pouvoir réglementaire d’application. Il s’ensuit que les principes juridiques sont souvent détournés par le pouvoir politique en fonction des circonstances et des attentes fortes de la société. La Constitution française émet ainsi le principe du droit au travail. Cela n’empêche pas l’existence de plus de 2 millions de sans emploi. Mais, prudents, les juristes, quand ils rédigent de bons textes, entourent les règles qu’ils énoncent de critères précis qui délimitent ainsi le champ d’application du « principe » énoncé.

3 - Les deux versants de ce qui est appelé Principe de précaution

L’emploi de cette expression se place comme sur deux versants opposés d’une colline. Sur une face, on mettra le principe juridique tel qu’il est formulé par les textes communautaires ou la Constitution. Sur l’autre versant, on trouvera les usages métaphoriques fondés sur le sens banal du mot « précaution » qui se rapproche de prudence et de cette traditionnelle prétendue sagesse qui veut que dans le doute, la seule chose à faire soit de s’abstenir. Or, même dans les circonstances de la vie courante, il est souvent préférable de rechercher un supplément d’information qui implique des actes, avant une décision difficile, plutôt que de s’abstenir de toute action.

On trouvera dans un document complémentaire des exemples de réactions au principe de précaution, inspirées à des observateurs se situant sur l’un ou l’autre versant de la colline et des commentaires suscité par le texte du dossier.

Pour que la gestion de risques, avérés (prévention) ou suspectés (précaution) soit assurée, encore faut-il que le chaînon manquant, le débat démocratique ait eu lieu, socialisant les enjeux en termes d’acceptabilité et de coût. « La société doit être confrontée à ce qu’elle est prête à subir librement, à la mise en évidence de ses phantasmes  »

4 - Historique du principe de précaution

On commencera cette esquisse historique dans les années 1960. La globalisation du monde, la notion que la terre est une planète unique et limitée, sont alors des sentiments peu répandus car entièrement nouveaux dans l’histoire de l’humanité.

1968 Réuni à Rome par un financier, membre du conseil d’administration de l’entreprise automobile FIAT et un scientifique écossais, un groupe transdisciplinaire appelé depuis Club de Rome, élabore un rapport, dit « Rapport MEADOWS ». Ce rapport arrive au plus fort moment de l’euphorie causée par le développement économique d’après la seconde guerre mondiale. L’élan semblait garantir une croissance indéfinie, tant sur le plan matériel que, pensait-on, sur celui des progrès de la démocratie et d’une moindre inégalité entre et dans les peuples. Le rapport MEADOWS annonce la limitation des produits disponibles sur la planète (énergies fossiles, métaux rares, terres cultivables etc..). Le rapport du Club de Rome a été vivement critiqué, accusé de conduire l’humanité à un repliement sur soi et au déclin.

1970 la décennie. Les « Grünen  », les écologistes allemands, contribuent à développer le « Vorsorgeprinzip  » (principe de prévoyance), qui incite les entreprises à mettre en œuvre les moyens propres à respecter l’environnement, sans nuire à leurs préoccupations économiques. Les recherches devront aussi ne pas épuiser les ressources naturelles.

1972 Conférence de Stockholm : Le 5 juin, s’ouvre, à l’initiative du représentant suédois aux Nations Unies, une conférence appelée depuis « Sommet de la Terre ». Elle aboutira à la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)

1976 On constate que s’agrandit, au dessus de l’Antarctique, le trou dans la couche d’ozone qui entoure la terre et la protège contre les dégâts incompatibles avec la vie que provoqueraient les rayonnements ultra violets solaires. Les études rapidement entreprises montrent que la cause principale, sinon exclusive, réside dans l’usage des chlorofluorocarbures. Des mesures seront prises pour en limiter l’usage, sans attendre de certitude au sujet de cette hypothèse.

1979 Le philosophe allemand Hans Jonas, installé aux Etats Unis, publie chez un éditeur allemand Insel Verlag, à Francfort sur le Main, « Das Prinzip Verantwortung  » (le principe responsabilité). Cet ouvrage aura un impact considérable et durable. Il développe une notion de la responsabilité d’essence philosophique plutôt que juridique, qui va influer largement sur les concepts juridiques en train de se forger. Un auteur parlait dès 2001, à propos du principe de précaution, de principe juridique « à l’état naissant » Jonas promeut une éthique fondée sur une responsabilité des générations actuelles à l’égard de l’humanité future, afin qu’elle puisse disposer, elle aussi, d’une planète vivable.

1982 L’Assemblée Générale des Nations Unies adopte, le 29 octobre, la Résolution 37/7 qui valide la Charte Mondiale de la nature. Celle-ci proclame en substance : 

  • l’importance pour la survie de l’Humanité de la protection de la nature et des écosystèmes ;
  • la nécessité de sauvegarder et de gérer sagement les ressources utilisables ;
  • le devoir pour les humains de laisser une planète vivable aux générations futures.
    Cette résolution est votée par 111 voix (Etats), 28 abstentions et une seule voix contre, celle des Etats Unis d’Amérique.

1987 Les états riverains de la mer du Nord sont soucieux à propos de sa pollution et de la disparition du poisson. Cette mer reçoit les déchets des pays industriels très peuplés qui la bordent (sont en cause beaucoup de problèmes : biodiversité, métaux lourds, très toxiques comme le plomb, le cadmium et le mercure, dioxines qu’on retrouve dans la graisse des poissons consommables, algues toxiques ou polluant les bords de mer, liste incomplète). Une première conférence inter étatique a été réunie à Brême en 1984. la conférence de Londres en 1987 aboutit à la Déclaration sur la sauvegarde de la mer du Nord. Celle-ci stipule, dans son article VII qu’ « une approche de précaution est nécessaire, qui peut exiger que des mesures soient prises pour limiter les apports de [ces] substances [toxiques], avant même qu’une relation de cause à effet n’ait été établie grâce à des preuves scientifiques incontestables ».

1992 Déclaration de Rio. Du 3 au 14 juin, les Nations Unies réunissent en Assemblée Générale une conférence. Elle adopte la Déclaration de Rio qui comporte 27 principes dont le principe 15, est ainsi rédigé :

Pour protéger l’environnement, les mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risques de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement.

Cette déclaration n’est qu’une déclaration d’intention. Elle n’a pas de valeur contraignante, ce qui en facilite l’adoption par les 177 pays présents. Ils reconnaissent toutefois dans le préambule, que « la Terre, foyer de l’Humanité, constitue un tout marqué par l’interdépendance »..

 1992-1993 Le 7 février 1992 est signé le traité de Maastricht par l’ensemble des Etats qui constituent alors la Communauté Européenne. Ce traité sera ratifié par la France (référendum du 20 septembre 1992). Il entrera en vigueur le 1er janvier 1993. Il comporte un article 130 R, qui, après consolidation et nouvelle codification sera l’actuel article 174, dont le paragraphe 2 est ainsi libellé :

La politique de la Communauté dans le domaine de l’environnement (…) est fondée sur les principes de précaution et d’action préventive, sur le principe de correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement, et sur le principe du pollueur payeur.

1995 La loi « Barnier » (2 février) introduit le principe de précaution dans le droit français. Le texte en a été intégré dans le code de l’Environnement (article L110-1, II, 1°). Il fait une part équilibrée entre la nécessité d’anticiper en cas d’incertitude scientifique et les impératifs économiques. Il est ainsi libellé :

Le principe de précaution, selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à un coût économiquement acceptable.

2000 Rapport de P. Kourilsky et G. Viney au premier ministre : le Principe de précaution.
Les auteurs proposent la définition suivante : « Le principe de précaution définit l’attitude que doit observer toute personne qui prend une décision concernant une activité dont on peut raisonnablement supposer qu’elle comporte un danger grave pour la santé et la sécurité des générations actuelles ou futures, ou pour l’environnement. Il s’impose spécialement aux pouvoirs publics qui doivent faire prévaloir les impératifs de santé et de sécurité sur la liberté des échanges entre particuliers et entre Etats. Il commande de prendre toutes les dispositions permettant, pour un coût économiquement et socialement supportable, de détecter le risque, de le réduire à un niveau acceptable, et, si possible de l’éliminer, d’en informer les personnes concernées et de recueillir leurs suggestions sur les mesures envisagées pour le traiter. Ce dispositif de précaution doit être proportionné à l’ampleur du risque et peut être à tout moment révisé. »

2001 Le président de la République prononce le 3 mai à Orléans un discours dans lequel il annonce un projet de Charte de l’Environnement. Il confirme cette intention en engagement de campagne présidentielle en 2002. Un projet de texte est proposé par une commission présidée par Yves Coppens, où les différents groupes de pression sont représentés. La bataille critique contre le principe de précaution fait rage dans les médias et au sein de la Commission. Finalement le principe de précaution est défini dans l’article 5 de la Charte. Seule y figure l’acception juridique. La conception métaphorique continuera de faire florès et diffusera dans le grand public, les milieux politiques et administratifs, contaminant tous les esprits, même les plus éclairés. Elle alimentera la méfiance et les réticences des milieux les plus attachés à la science et à la raison.

2003-2005 Le rapport de la commission Coppens servira de base à un projet de Charte retravaillé par le gouvernement. Ce texte sera présenté devant le Congrès réuni à Versailles le 28 février 2005. Celui-ci adopte son intégration dans la Constitution de 1958. La Charte prend dès lors valeur constitutionnelle, et, du même coup, le principe de précaution aussi. Des efforts considérables ont été déployés pour parvenir à ce résultat. On notera que l’article 89 de la Constitution indique que toute réforme de la Constitution par la voie parlementaire doit obtenir les trois cinquièmes des voix des députés et sénateurs présents. Or le vote a donné 531 voix pour contre 23, ce qui signifie que près de 400 parlementaires n’ont pas voté. Il n’a y a pas d’enthousiasme. Si la constitution prévoyait que l’adoption exige les trois cinquièmes des parlementaires et non des seuls présents au vote, il n’est pas certain que la charte eût pris valeur constitutionnelle.  

5 - La jurisprudence

La jurisprudence va interpréter et préciser les textes relatifs au principe de précaution.

L’esprit qui constitue l’axe du principe de précaution semble être exprimé pour la première fois dans un arrêt du 5 mai 1998 de la Cour de justice des Communautés européennes : Il est toujours possible aux autorités compétentes de prendre des mesures préventives sans attendre que la réalité et la gravité de [ces] risques soit pleinement démontrée.

En France, c’est dans un arrêt de 1998 que le Conseil d’Etat fait pour la première fois application de la loi de 1995, dite « Loi Barnier », qui définit le principe de précaution, dans une affaire qui touche à la santé publique. Il s’y référera clairement dans l’affaire du Gaucho, en 1999, pour annuler l’arrêté ministériel autorisant cet insecticide malgré l’incertitude totale de ses effets environnementaux. Au niveau des instances juridictionnelles de la Communauté Européenne, l’intervention des pouvoirs publics est plusieurs fois admise, « en cas d’incertitude scientifique persistante » (Toolex ; 2000 ; Alpharma, 2002). Les juridictions administratives (Conseil d’Etat et Cours Administratives d’Appel) ne vont pas pour autant s’en laisser conter et n’appliqueront le principe de précaution qu’après examen attentif des critères. La consécration arrivera avec la décision du Conseil Constitutionnel du 19 juin 2008, qui déclare qu’il lui appartient de vérifier si le législateur n’a pas méconnu le principe de précaution. Actuellement, la jurisprudence est incertaine face à la question des antennes relais et de la téléphonie mobile.

Ce document a été préparé par René-Lucien Seynave avec le concours de H. langevin-Joliot (Novembre 2009)


Annexe 1 : Précaution ou anticipation ?

Nietzsche avait raison

Nietzsche avait raison. C’est une culture de l’anticipation qu’il nous faudrait acquérir car la globalisation, en étendant ses effets dans l’espace, incite à remonter plus haut dans le temps : du risque avéré au risque potentiel, la prise de décision doit intégrer non seulement les probabilités mais les incertitudes, au nom de cette nouvelle forme de sagesse pratique qu’on nomme principe de précaution.

Delmas-Marty M. Le relatif et l’universel, Seuil, 2004, p358.

Les débats de la Commission Coppens sur la Charte de l’environnement.

Il n’est pas étonnant que (…) le débat sur le principe de précaution ait été vif au sein de la commission. [Le rapport] (…) signalait l’apparition d’une troisième conception selon laquelle un « principe d’anticipation » aurait pu être retenu.

Delmas-Marty M. Le relatif et l’universel, Seuil, 2004, p378.


Annexe 2 : La constitution en 2005

Elle comprend 4 textes : 

  • La déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789
  • Le Préambule de la Constitution de 1946 ( articles 1 à 18)
  • La Charte de l’environnement de 2005
  • La Constitution du 4 octobre 1958, qui comporte un préambule, un article 1er et 17 Titres.
    La charte de l’environnement de 2005 - Le peuple français,

Considérant : 

Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;

Que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ;

Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;

Que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;

Que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ;

Que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;

Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins,

Proclame : 

Article 1er. – Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. – Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

Article 5. – lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Article 6. – les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

Article 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

Article 8. – l’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercise des droits et devoirs définis par la présente Charte.

Article 9. – la recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.

Article 10. – La présente charte inspire l’action européenne et internationnale de la France.


Annexe 3 : Article 7 - Règlement 178-2002 - Principe de précaution

  • Dans les cas particuliers où une évaluation des informations disponibles révèle la possibilité d’effets nocifs sur la santé, mais où il subsiste une incertitude scientifique, des mesures provisoires de gestion du risque, nécessaires pour assurer le niveau élevé de protection de la santé choisi par la Communauté, peuvent être adoptées dans l’attente d’autres informations scientifiques en vue d’une évaluation plus complète du risque.
  • Les mesures adoptées en application du paragraphe 1 sont proportionnées et n’imposent pas plus de restrictions au commerce qu’il n’est nécessaire pour obtenir le niveau élevé de protection de la santé choisi par la Communauté, en tenant compte des possibilités techniques et économiques et des autres facteurs jugés légitimes en fonction des circonstances en question. Ces mesures sont réexaminées dans un délai raisonnable, en fonction de la nature du risque identifié pour la vie ou la santé et du type d’informations scientifiques nécessaires pour lever l’incertitude scientifique et réaliser une évaluation plus complète du risque.
    © 2016 Union rationaliste – Source : http://www.union-rationaliste.org/index.php/nos-dossiers/le-principe-de-pr%C3%A9caution/307-quest-ce-que-le-principe-de-precaution
  • Le principe de précaution et Jacques Attali
    D’après Wikipédia, « La Commission pour la libération de la croissance française, ou, du nom de son président Jacques Attali, la « Commission Attali », est une commission chargée par le président de la République française Nicolas Sarkozy de rédiger un rapport fournissant des recommandations et des propositions afin de relancer la croissance économique de la France. Elle a commencé ses travaux en juin 2007 et a rendu son rapport final le 23 janvier 2008. La Commission Attali était directement inspirée par le Comité Rueff-Armand et la Commission Sudreau [réf. souhaitée]. En février 2010, le président lui demande de proposer d’ici l’été 2010 des pistes de sorties de crise. Le second rapport intitulé « Une ambition pour dix ans » a été remis au Président de la république à la mi-octobre 2010… »

Conclusions intermédiaires de la ‘Commission Attali’

« Dans un rapport rendu public le 15 octobre 2007, la commission qu’il [Jacques Attali] préside préconise, entre autres mesures, de7 revenir sur le principe de précaution, pourtant récemment intégré à la Constitution française, ce que la secrétaire d’État à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet qualifie de « vision réactionnaire, l’idée d’opposer l’environnement à la croissance ». La commission considère que si le principe de précaution doit rester dans le droit, il doit être retiré de la constitution afin de ne pas freiner l’innovation. « Ce que nous souhaitons surtout, c’est ôter ce principe de la Constitution : tel que l’article 5 est rédigé il laisse beaucoup trop de place aux incertitudes juridiques, car il dépend de l’interprétation des juges », explique l’un des membres qui n’est pas opposé, en revanche, « à ce que le principe de précaution soit inscrit dans le droit, à condition qu’il soit bien encadré et établi pour quelques cas précis ». Deux membres de la commission ajoutent : « Pour croître, notre économie ne peut plus se contenter de copier le modèle américain, comme au cours des Trente Glorieuses, elle doit innover (…) dans l’innovation il y a forcément une part d’incertitude, un risque à assumer. (…) avec le principe de précaution nous n’aurions pas eu d’antibiotiques - trop risqué à créer - pas d’Internet - par crainte des images pédophiles - sans parler des voitures…8 ». Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_pour_la_lib%C3%A9ration_de_la_croissance_fran%C3%A7aise*

  • Un nouveau rapport pointe les excès du principe de précaution - Auteure : Irène Inchauspé ; 10 Décembre 2013 à 18h12. Document : ‘L’Opinion’.
    Selon Jacques Attali, il s’agit « d’un principe suicidaire que la France est le seul pays du monde à avoir inscrit dans sa constitution ». Le Conseil économique, social et environnemental a publié mardi un rapport d’Alain Feretti (Unaf) sur le principe de précaution qui recommande une concertation dépassionnée sur le sujet. Autant prêcher dans le désert. Quand on invite Jacques Attali, le président de Planet Finance, on n’est jamais déçu. Surtout lorsqu’il s’agit du principe de précaution. « Je vais vous dire tout le mal que je pense de ce principe, je suis contre dans toutes ses dimensions, a-t-il lancé mardi aux membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese). C’est un principe suicidaire que la France est le seul pays du monde à avoir inscrit dans sa constitution. Ainsi, on ne se tire pas une balle de pied, on se tire une balle dans la tête. » Ambiance… »

La totalité de l’article est à lire sur ce site : http://www.lopinion.fr/10-decembre-2013/nouveau-rapport-pointe-exces-principe-precaution-7015

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Complément d’actualité sur l’énergie solaire : « Solar Implulse »

D’après Wikipédia « Solar Impulse est un projet d’avion solaire entrepris à l’initiative des Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg, à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Les deux pilotes en assurent le développement depuis 20031. Le projet vise à construire puis à faire voler de nuit comme de jour, sans carburant ni émission polluante pendant le vol, un avion monoplace à moteurs électriques alimentés uniquement par l’énergie solaire, jusqu’à effectuer un tour du monde… » Article complet à lire sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Solar_Impulse

Dernières nouvelles

  • L’avion solaire Solar Impulse 2 boucle le premier tour du monde aérien sans carburant. Le Monde.fr avec AFP | 26.07.2016 à 07h30 • Mis à jour le 26.07.2016 à 11h26, Par Fabien Goubet (Le Temps) - Abonnez-vous au
    Monde.fr dès 1 €
    -[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]-59-[Article]]
    « Ce n’était ni l’étape la plus longue, ni la plus difficile, encore moins la plus spectaculaire. Pourtant, c’est bien ce dix-septième et dernier vol qui restera dans l’histoire, celui dont le monde se souviendra. Mardi 26 juillet, l’avion solaire Solar Impulse 2 a bouclé le premier tour du monde aérien – près de 40 000 kilomètres – sans la moindre goutte de carburant. Parti du Caire en Egypte samedi, le pilote Bertrand Piccard est arrivé à l’aéroport Al-Bateen d’Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, vers 4 heures mardi, après quarante-huit heures de vol. C’est de ce même tarmac que son partenaire, André Borschberg, s’était élancé lors de la première étape, en mars 2015...

Alors que les organisateurs peinaient à contenir la horde de journalistes et de caméramen qui se rapprochaient dangereusement de la piste, Solar Impulse 2 a entamé son approche finale pour se poser avec la légèreté d’une plume, dans un silence à peine rompu, quelques secondes avant que ses roues touchent le sol, par les couinements de ses hélices.

Sous-titre - Dans la plus pure tradition des grands explorateurs

Lire aussi : « Solar Impulse » et son pilote battent le record de vol en solitaire

Sous-titre - Performance pionnière hors du commun

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 26/07/2016

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