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"Déficiences neurocomportementales, différentes pathologies et coûts associés à des expositions à des produits chimiques perturbateurs endocriniens dans l’Union Européenne."

Traduction et compléments de Jacques Hallard

mardi 2 août 2016, par isias



ISIAS Santé

Déficiences neurocomportementales, différentes pathologies et coûts associés à des expositions à des produits chimiques perturbateurs endocriniens dans l’Union Européenne.

L’article original est intitulé « Neurobehavioral deficits, diseases, and associated costs of exposure to endocrine-disrupting chemicals in the European Union ». Auteurs : Bellanger M1, Demeneix B, Grandjean P, Zoeller RT, Trasande L. - Author information. Référence : J Clin Endocrinol Metab. 2015 Apr ;100(4):1256-66. doi : 10.1210/jc.2014-4323. Epub 2015 Mar 5. Avec ajout d’annexes sur le sujet traité.

Résumé

CONTEXTE :

Des études épidémiologiques et des modèles animaux montrent que les produits chimiques agissant comme perturbateurs du système endocrinien contribuent à des déficiences cognitives et à des insuffisances dans le développement des neurones.

OBJECTIF :

L’objectif de ce travail de recherche était d’estimer le handicap au cours du développement des neurones et les coûts associés qui peuvent être raisonnablement attribués à une exposition à des perturbateurs endocriniens dans les pays de l’Union européenne.

CONCEPTION :

Un groupe d’experts a appliqué une caractérisation du poids de la preuve adaptée à partir de la méthode mise en œuvre au sein du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques. Les relations entre les expositions aux toxiques et les –réponses biologiques, ainsi que les niveaux de référence, ont été évalués pour les perturbateurs endocriniens pertinents, et les données sur les bio-marqueurs ont été organisées à partir des études examinées et validées par des pairs pour représenter les positions européennes et la charge estimée des états pathologiques. .

L’estimation des coûts à partir de 2010 a utilisé les estimations de la productivité économique sur la durée de vie, les estimations des coûts sur la durée de vie des troubles causés par les divers états de l’autisme ou trouble autistique, et les coûts annuels causés par le syndrome des troubles d’hyperactivité avec déficit de l’attention.

Le cadre, les patients, les participants et les interventions : l’estimation des coûts a été réalisée à partir d’un point de vue sociétal, à savoir la prise en compte des coûts directs (par exemple, les coûts des traitements médicaux), mais aussi les coûts indirects tels que la perte de productivité au plan économique.

RÉSULTATS

Le panel ou groupe de chercheurs a identifié, avec une plage de probabilité de 70 à 100%, que des expositions à l’éther diphényle ou phénoxybenzène et les composés organophosphorés contribuent à une perte de Quotient Intellectel QI.

L’exposition aux éthers di-phényliques poly-bromés a été associée à une perte de points de QI de l’ordre de 873.000 unités (analyse de sensibilité de 148.000 à 2,02 millions), d’une part, et 3.290 cas de déficience intellectuelle (analyse de sensibilité de 3.290 à 8.080), d’autre part, correspondant à un coût de 9,59 milliards d’€ (analyse de sensibilité de 1,58 milliard d’€ à 22,4 milliards d’€).

Les expositions aux composés organophosphorés ont été associés à une perte de QI de l’ordre de 13,0 millions d’unités (analyse de sensibilité de 4.240.000 à 17.100.000), d’une part, et 59.300 cas de déficience intellectuelle (analyse de sensibilité de 16.500 à 84.400), d’autre part, correspondant à un coût de 146 milliards d’€ (analyse de sensibilité de 46,8 milliards d’€ à 194 milliards d’€).

Les troubles du spectre autistique, causés par plusieurs perturbateurs endocriniens, ont été attribués avec une probabilité de 20-39%, avec 316 des cas attribuables (analyse de sensibilité de 126 à 631), pour un coût de 199 millions d’€ (analyse de sensibilité de 79,7 millions d’€ à 399 millions d’€).

Les troubles d’hyperactivité avec troubles de l’attention, en termes de causalité par rapport à plusieurs perturbateurs endocriniens, ont été définis avec une probabilité de 20 à 69%, au niveau de 19.300 à 31.200 cas attribuables, pour un coût qui se situe dans une fourchette de 1,21 milliards d’ € à 2,86 milliards d’€.

CONCLUSIONS

Au niveau de l’Europe, les expositions à des perturbateurs endocriniens contribuent de manière substantielle et importante aux déficiences et aux pathologies observées sur le plan neurocomportemental, avec une forte probabilité, pour un montant des coûts évalué à plus de 150 milliards d’€ par an.

Ces résultats soulignent les avantages qu’il y aurait à mettre en place un contrôle efficace de l’exposition des populations aux perturbateurs endocriniens.

NLM NIH DHHS USA.gov - National Center for Biotechnology Information, U.S. National Library of Medicine 8600 Rockville Pike, Bethesda MD, 20894 USA - Policies and Guidelines | Contact – Source : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25742518

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Ajout - Sommaire des
annexes



Les polluants environnementaux ont des conséquences néfastes sur les enfants - LINFO.RE – créé le 15.07.2016 à 21h13 – mis à jour le 15.07.2016 à 16h38- La rédaction

Une étude américaine a mis en exergue le fait que les polluants environnementaux causent des problèmes de santé sur les enfants. Le développement cognitif des enfants est perturbé par ces polluants qui sont de plus en plus abondants actuellement.

A lire également : Recherches scientifiques PollutionAutisme

Des troubles neurocomportementaux

Une étude américaine a relevé que les polluants environnementaux perturbent le développement cognitif des enfants. Les pesticides, des retardateurs de flammes, le plomb, le mercure et de nombreux autres polluants sont de vrais dangers pour l’homme et tout particulièrement pour les enfants. Les troubles neurocomportementaux chez l’enfant seraient les conséquences premières de ces pollutions. Les scientifiques auteurs de cette étude ont relevé le fait qu’ ’une révisions profonde de la régulation des substances chimiques’, rapporte Europe 1.

Explosion de l’autisme

L’explosion des cas d’autisme serait essentiellement causée par ces polluants environnementaux aux États-Unis. ’Aux États-Unis, les enfants ont aujourd’hui un risque inacceptablement élevé de développer des troubles neurodéveloppementaux comme l’autisme, le déficit d’attention et l’hyperactivité, des déficiences intellectuelles et d’autres troubles de l’apprentissage ou du comportement’, ont estimé les scientifiques qui étaient une bonne cinquantaine à mener cette recherche. Actuellement, sur le territoire nord-américain, 1 enfant sur 68 est concerné par l’autisme. Ces chiffres sont réellement inquiétants comparés à ce qui s’était passé en 1970, car un enfant sur 3.000 était concerné par l’autisme.

A LIRE AUSSI : Notre dossier sur la pollution, sur les recherches scientifiques et sur les Etats-Unis

Source : http://www.linfo.re/magazine/sante-beaute/697868-les-polluants-environnementaux-ont-des-consequences-nefastes-sur-les-enfants

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La Commission présente des critères scientifiques permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens dans le domaine des pesticides et biocides - Commission européenne - Bruxelles, le 15 juin 2016 2015
La Commission européenne présente aujourd’hui des critères permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens dans le domaine des produits phytopharmaceutiques et biocides.La Commission propose au Conseil et au Parlement européen d’adopter une approche scientifique solide aux fins de l’identification des perturbateurs endocriniens, et d’approuver la définition de l’OMS.Les perturbateurs endocriniens sont des substances, à la fois naturelles et chimiques, qui peuvent altérer les fonctions du système hormonal et ainsi avoir des effets indésirables sur les personnes et les animaux.

Aujourd’hui, la Commission européenne présente deux projets d’actes législatifs avec des critères scientifiques qui permettront une identification plus précise des substances chimiques constituant des perturbateurs endocriniens, dans les domaines des produits phytopharmaceutiques et des biocides.Le paquet adopté aujourd’hui comporte :– une communication donnant un aperçu du contexte scientifique et réglementaire ;– un rapport d’analyse d’impact, qui présente un état des lieux des connaissances scientifiques concernant différents critères pour l’identification des perturbateurs endocriniens, assorti d’informations sur les conséquences possibles ;– deux projets d’actes législatifs – l’un au titre de la législation sur les biocides, l’autre en vertu de la législation relative aux produits phytopharmaceutiques — qui fixent les critères d’identification des perturbateurs endocriniens.Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré à ce propos : « Les perturbateurs endocriniens peuvent avoir des répercussions sanitaires et environnementales graves et nous devons rester vigilants à leur égard, même si de nombreuses substances qui les contiennent ont déjà été interdites en vertu de la législation existante sur les pesticides et les biocides.

La Commission s’est engagée à assurer le niveau le plus élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement et c’est la raison pour laquelle nous proposons aujourd’hui des critères stricts concernant les perturbateurs endocriniens – fondés sur la science – qui feront du système réglementaire de l’UE le premier dans le monde à définir ces critères scientifiques sur le plan législatif. »Jyrki Katainen, vice-président pour l’emploi, la croissance, l’investissement et la compétitivité, a déclaré à ce propos : « Les critères scientifiques pour les perturbateurs endocriniens qui sont présentés aujourd’hui contribueront à la réalisation des objectifs d’exposition minimale auxdits perturbateurs ainsi que des objectifs de sécurité juridique.

La communication d’aujourd’hui expose les questions que nous avons examinées dans ce processus, elle définit le champ d’application de ce qui est pertinent pour déterminer les critères scientifiques, et elle expose les implications de ces critères — pour les deux actes législatifs directement concernés et pour d’autres parties du cadre réglementaire et des actions de l’UE. »Vytenis Andriukaitis, commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, a déclaré à ce propos : « Les critères scientifiques que la Commission présente aujourd’hui assurent le maintien du niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement exposés dans notre législation sur les produits phytopharmaceutiques et biocides.

Les législations sur les produits phytopharmaceutiques et les biocides figurent parmi les plus strictes au monde en raison de leur système d’approbation préalable, de leurs exigences importantes en matière de données, ainsi que de leur approche en matière de risques pour la prise de décision. Aujourd’hui, la Commission réaffirme son engagement à protéger la santé des citoyens de l’Union européenne. »Les critères scientifiques approuvés aujourd’hui par la Commission sont fondés sur la définition d’un perturbateur endocrinien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fait l’objet d’un large consensus.Selon la définition de l’OMS, un perturbateur endocrinien est « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant de ce fait des effets indésirables sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou au niveau des (sous)-populations »(*). 

Les critères approuvés aujourd’hui précisent également de quelle manière un perturbateur endocrinien devrait être identifié :– en mettant en évidence des preuves scientifiques pertinentes ;– en utilisant la pondération d’une approche fondée sur des éléments concrets ;– en procédant à un examen systématique et solide.La communication de la Commission accompagnant les deux actes donne une vue d’ensemble du contexte réglementaire et scientifique complexe dans lequel s’inscrit la question des perturbateurs endocriniens et décrit l’émergence d’un consensus scientifique sur leur définition au cours des dernières années ; pour arrêter sa décision, la Commission a tenu compte de ces différents éléments. Outre les critères précités, la communication présente un certain nombre d’actions qui permettront à la Commission de redoubler d’efforts afin de réduire autant que possible l’exposition aux perturbateurs endocriniens, que ce soit à court terme (recherche et coopération internationale), à moyen terme (méthodes d’essai) et à long terme (réglementation).

Pour que des mesures soient prises rapidement, la Commission invite ce jour l’Autorité européenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques à commencer à examiner si différentes substances approuvées pour lesquelles des éléments indiquent qu’elles pourraient être des perturbateurs endocriniens peuvent être considérées comme telles selon les critères définis dans les projets d’actes présentés aujourd’hui. Le but est en outre de garantir que ces deux agences de régulation soient prêtes à appliquer les critères présentés aujourd’hui par la Commission dès leur entrée en vigueur, dans le respect des procédures réglementaires applicables.Les deux projets d’actes définissant les critères doivent à présent être adoptés par la Commission selon les procédures en vigueur. Dans le contexte du règlement relatif aux produits phytopharmaceutiques, le projet de texte juridique établissant les critères sera soumis au vote des États membres.

Dans celui du règlement sur les produits biocides, le projet de mesure sera examiné par un groupe d’experts des États membres avant son adoption par la Commission.Les deux mesures supposent l’intervention du Parlement européen et du Conseil. Pour garantir la cohérence entre les actes, la Commission présentera simultanément les deux textes au Parlement européen et au Conseil afin qu’ils exercent leurs fonctions.La Commission propose par ailleurs d’adapter les motifs de dérogation éventuelle prévus par la législation relative aux produits phytopharmaceutiques, afin de tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes. L’approche fondée sur la notion de danger du règlement sur les pesticides sera maintenue ; elle signifie l’interdiction de substances en fonction de leur dangerosité, sans que l’exposition soit prise en compte.

Toutefois, les motifs de dérogation ont été revus de sorte qu’ils reposent sur des données scientifiques et fassent le meilleur usage possible des éléments de preuve scientifiques disponibles, y compris les informations relatives à l’exposition et au risque.ContexteLes substances chimiques qui perturbent le système endocrinien sont des substances qui altèrent le fonctionnement du système hormonal et ont, par conséquent, des effets indésirables sur la santé humaine. La science s’intéressant de plus en plus à la question des perturbateurs endocriniens, la Commission a réagi en adoptant une « stratégie concernant les perturbateurs endocriniens » en 1999.Dans la réglementation de l’UE sur les produits chimiques, la perturbation endocrinienne est souvent prise en compte de manière spécifique (règlement REACH et réglementation sur les produits phytopharmaceutiques, les produits biocides et la qualité de l’eau) ou est soumise à une méthodologie générale d’évaluation des risques, assurant ainsi un niveau élevé de protection des consommateurs et de l’environnement.

De nombreuses substances chimiques utilisées dans les produits phytopharmaceutiques ou biocides ont déjà été interdites en raison de leurs effets indésirables, confirmant ainsi l’engagement de l’Union à protéger les citoyens contre les risques associés à ces substances chimiques dangereuses.Pour en savoir plus - Foire aux questions : Perturbateurs endocriniens(*) Définition du perturbateur endocrinien établie en 2002 par le programme international sur la sécurité des substances chimiques, un programme mené conjointement par diverses agences des Nations unies, dont l’Organisation mondiale de la santé. [Mise à jour : le 20 juin 2016 à 11 h 00] - IP/16/2152 -

Autres langues disponibles : EN DE DA ES NL IT SV PT FI EL CS ET HU LT LV MT PL SK SL BG RO HR -

http://europa.eu/rapid/themes/newsr...PDF - Personnes de contact pour la presse : Enrico BRIVIO (+32 2 295 61 72) et Aikaterini APOSTOLA (+32 2 298 76 24) - Renseignements au public : Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel - Source : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-2152_fr.htm Retour au sommaire des annexes

  • Perturbateur endocrinien - Introduction d’un article Wikipédia
    L’expression perturbateur endocrinien (PE, ou aussi « leurre hormonal », « xénohormone », « disrupteur endocrinien1 », etc.) a été créée en 1991 par Theo Colborn2 pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques et décrit comme cause d’anomalies physiologiques et de reproduction.Ces molécules agissent sur l’équilibre hormonal de nombreuses espèces vivantes3 sauvages ou domestiquées (animales, ou végétales dans le cas des phytohormones). Elles sont souvent susceptibles d’avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie, la fonction de repos (le sommeil), l’hémodynamique et la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice.Ces molécules agissent à très faibles doses (comparables aux concentrations physiologiques des hormones) ; elles ne sont pas toxiques au sens habituel du terme (empoisonnement) mais peuvent perturber l’organisme, souvent de façon discrète. Elles sont sources de maladies émergentes (en partie liées au mode de vie), et ont parfois un impact sur la descendance (par exemple, le Distilbène affecte la mère et ses descendantes) ou sur des populations entières (par exemple les escargots marins ou la faune piscicole vivant dans des zones où des perturbateurs endocriniens sont très présents, comme les alligators de Californie ou les grèbes, exposés à du DDT et ne pouvant plus se reproduire, qui ont fait l’objet d’études déjà anciennes). Comme les hormones qu’ils imitent, plusieurs perturbateurs endocriniens exercent probablement conjointement leurs effets sur l’épigénome4.L’hydrosphère est le réceptacle de nombreuses substances chimiques, dont des hormones naturelles et les métabolites d’hormones naturelles ou de synthèse contenues dans les pilules anticonceptionnelles, ou utilisées pour des traitements médicaux ou vétérinaires. Ces hormones sont nombreuses dans les eaux usées qui arrivent aux stations d’épuration d’eaux résiduaires urbaines, et pour certaines dans leurs exutoires. Certains organismes aquatiques sont donc estimés être de bons bioindicateurs d’un contamination environnementale (ex : poissons ou mollusques affectés de troubles de la fertilité et d’anomalies de type intersexuation). Certaines espèces les concentrent (moules, moule zébrée) d’une pollution des milieux aquatiques par ces effluents.Les effets à très faibles doses de ces molécules, des interactions synergiques entre perturbateurs5 et des effets dose-dépendant non linéaire6 remettent en question les approches réglementaires basées sur des « seuils toxicologiques » par produit. Malgré les effets de mieux en mieux connus d’une partie de ces perturbateurs endocriniens sur la santé, leur interdiction ou limitation se heurte au lobbying de l’industrie pétrochimique, notamment au sein de l’Union européenne où, en dépit de l’annonce de l’urgence du problème en 1999, les mesures législatives permettant d’encadrer ces PE sont régulièrement reportées.Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perturbateur_endocrinienRetour au sommaire des annexes
  • Perturbateurs endocriniens : le projet de réglementation de Bruxelles critiqué par les scientifiques - LE MONDE | 29.07.2016 à 12h05 • Mis à jour le 29.07.2016 à 13h17 - Par Stéphane Foucart - aA Facebook Twitter Google + Linkedin Pinterest Abonnez-vous au Monde.fr dès 1 €-[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]-59-[Article]]- Extrait de l’article
    « La Commission européenne doit-elle revoir sa copie ? A la mi-juin, avec deux ans et demi de retard sur le calendrier réglementaire, l’exécutif européen proposait des critères définissant les perturbateurs endocriniens – ces polluants de l’environnement (pesticides, plastifiants, solvants, etc.) capables d’interférer avec le système hormonal et nocifs à faibles niveaux d’exposition. Dans un commentaire critique publié mercredi 27 juillet 2016, l’Endocrine Society estime que les propositions de Bruxelles en la matière ne sont pas à même de protéger la santé publique.Les termes utilisés par la société savante d’origine américaine, qui représente 18 000 chercheurs et cliniciens internationaux spécialistes du système hormonal, sont sans ambiguïté. Les critères proposés par Bruxelles ne respectent pas l’état de la science et exigent « un niveau de certitude scientifiquement presque inatteignable » pour classer une substance dans la catégorie des perturbateurs endocriniens. Ceux-ci sont présents à des degrés divers dans la chaîne alimentaire, de même que dans une grande variété de produits domestiques d’usage courant (contenants alimentaires, cosmétiques, retardateurs de flamme…) »..La totalité de l’article est à découvrir sur : http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2016/07/29/polluants-chimiques-le-projet-de-reglementation-de-bruxelles-critique-par-les-scientifiques_4976260_3244.html?xtref=https://www.google.comRetour au sommaire des annexes
  • Perturbateurs endocriniens : l’Anses propose une classification en 3 catégories - 29 Juil. 2016, 20h29 | MAJ : 29 Juil. 2016, 20h29
    L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) propose de classer les perturbateurs endocriniens en trois catégories —’avérés’, ’présumés’, ’suspectés’. Cette recommandation a pour but de ’mieux prendre en compte les incertitudes’ concernant ces substances qui perturbent le système hormonal et pourraient générer des maladies (diabète, obésité), voire des malformations.Cet avis a été publié sur le site de l’Anses et qu’elle vient de remettre à la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. L ?Anses avait été chargée en mai par Mme Royal de ’proposer des critères définissant les perturbateurs endocriniens’ (PE), rappelle l’avis. Ces critères pourront servir à définir la contribution française aux discussions en cours au sein de l’Union européenne sur la définition de ces substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien. Avec plus de deux ans de retard, la Commission européenne avait proposé à la mi-juin des critères jugés décevants par Mme Royal, qui lui avait aussitôt demandé de ’revoir son projet’, jugeant que la définition proposée ne protégeait pas assez la santé et l’environnement. La France souhaite l’adoption d’une définition incluant les PE présumés ou suspectés. Or la proposition de la Commission ’repose sur une seule catégorie, écartant la notion de PE suspecté’, a rappelé vendredi l’Anses dans un communiqué.
    ’La Commission a une position très restrictive, elle exige des preuves absolues avant d’interdire des produits. On ne peut pas parfois avoir des preuves absolues, ou alors ça prend des années, et pendant ce temps-là, les gens sont malades, voire ils meurent’, avait souligné la ministre jeudi, lors d’une visite au siège de l’Anses à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).Une ’approche graduée’ permettrait de ’mieux prendre en compte les incertitudes et (de) faciliter le jugement d’experts’, souligne l’Anses. Elle permettrait aussi ’une déclinaison réglementaire adaptée’, ajoute-t-elle. Selon l’Anses, la classification des PE devrait être réalisée ’par une instance européenne unique, de manière à éviter tout risque de divergence de classification pour une substance donnée’, par exemple l’Agence européenne des produits chimiques (Echa).© Le Parisien Source : http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/perturbateurs-endocriniens-l-anses-propose-une-classification-en-3-categories-29-07-2016-6004171.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.comRetour au sommaire des annexes

Qu’est-ce que l’effet cocktail ?
Pour entrer dans ce sujet avec une visée pédagogique, nous faisons appel à Wikipédia, d’une part, et à un document officiel du gouvernement français, d’autre part.L’effet cocktail est introduit ainsi par Wikipédia, dans un article intitulé ‘Synergie’« La synergie est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global ; un effet synergique distinct de tout ce qui aurait pu se produire s’ils avaient opéré isolément, que ce soit chacun de son côté ou tous réunis mais œuvrant indépendamment. Il y a donc l’idée d’une coopération créative ».« Le terme possède ainsi couramment une connoté positive, et il est utilisé pour désigner un résultat plus favorable lorsque plusieurs éléments d’un système ou d’une organisation agissent de concert. Plus prosaïquement, il y a synergie positive quand « le résultat d’une action commune est créateur ou autrement meilleur que la somme attendue des résultats individuels des parties ». Ceci est résumé très simplement par l’aphorisme un et un font trois. L’appréciation d’une synergie peut néanmoins être fortement conditionnée par le point de vue particulier (et donc potentiellement partial) de celui qui s’exprime ».Pour lire la totalité de cette étude, se reporter au site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article407&amp ;lang=frRetour au sommaire des annexes Retour au début de l’article traduitTraduction, ajout de 7 annexes et intégration de liens hypertextes  :Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 02/08/2016Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales http://www.isias.lautre.net/Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France Courriel : jacques.hallard921@orange.fr Fichier : ISIAS Santé Déficiences neurocomportementales, différentes pathologies et coûts associés à des perturbateurs endocriniens French version.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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