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"France - Le plan climat : qu’est-ce que c’est ?", un dossier de Jacques Hallard

samedi 8 juillet 2017, par Hallard Jacques



ISIAS Climat
France - Le plan climat : qu’est-ce que c’est ?
Quelques documents officiels et articles de presse et d’OHG
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 07/07/2017


Informations officielles

Ministère de la Transition écologique et solidaire - Le Mercredi 5 juillet 2017 - Illustration Crédits : Ministère

Que devient l’Accord de Paris, quelle place accorder aux énergies fossiles, à l’économie verte...? Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté le Plan climat, jeudi 6 juillet 2017, lors d’une conférence de presse au Ministère.

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legifrance.gouv.fr service-public.fr gouvernement.fr france.fr – Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/plan-climat-quest-cest

Accueil Actualités ’Plan climat : nous devons accélérer pour réussir la transition énergétique’

’Plan climat : nous devons accélérer pour réussir la transition énergétique’

Ministère de la Transition écologique et solidaire - Le Mercredi 5 juillet 2017 – Photo. Crédits : M. Bouquet/Terra

Que devient l’Accord de Paris, quelle place accorder aux énergies fossiles, à l’économie verte...? Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté le Plan climat, jeudi 6 juillet 2017, lors d’une conférence de presse au Ministère.

Un plan climat pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris

’Pourquoi ce plan ? Pour que la France prenne sa part et le leadership dans le changement climatique ’ - Nicolas Hulot

Préparé à la demande du Président de la République et du Premier ministre, le plan climat vise à mobiliser l’ensemble du Gouvernement sur les mois et années à venir pour faire de l’Accord de Paris une réalité pour les Français, pour l’Europe et pour l’action diplomatique de la France. Le ministre de la Transition écologique a souligné l’irréversibilité de l’Accord de Paris qui a posé une feuille de route. Le plan climat est un plan d’action décliné en six grands thèmes :

  • rendre irréversible l’Accord de Paris
  • améliorer le quotidien des français
  • en finir avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone
  • la France n°1 de l’économie verte avec l’Accord de Paris
  • encourager le potentiel des écosystèmes et de l’agriculture
  • intensifier la mobilisation internationale sur la diplomatie climatique
     L’Accord de Paris

’Le Plan climat repose sur deux éléments indispensables : l’ambition et la solidarité’ (N. Hulot)

Les six grands thèmes du plan climat sont organisés autour de 23 axes concernant notamment le droit de l’environnement, la mobilité propre et accessible à tous, la précarité énergétique, le développement des énergies renouvelables, la fin des énergies fossiles et la neutralité carbone, la mobilisation de l’agriculture dans le changement climatique ou encore l’accompagnement et le soutien des pays en développement.

« Le plan climat trouvera sa prolongation dans le grand plan d’investissement annoncé par Emmanuel Macron, dont la transition écologique sera une priorité ». Nicolas Hulot

Revoir le direct sur https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/plan-climat-nous-devons-accelerer-reussir-transition-energetique

Plan climat

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Quelques articles de presse et d’ONG

Plan climat, Nicolas Hulot veut transformer en profondeur la société française

Document ‘La Crois’ - Marine Lamoureux, le 06/07/2017 à 17h40

Jeudi 6 juillet, le ministre de la transition écologique et solidaire a dévoilé son « plan climat », qui touche à de très nombreux secteurs. Visant la neutralité carbone en 2050, il prend des engagements forts pour décarboner l’économie, dont la fin de la vente de tout véhicule diesel et essence en 2040.

Photo - Nicolas Hulot veut que la lutte contre le changement climatique « prime sur toutes les autres ». / Christophe Morin/IP3 PRESS/MAXPPP

Dès ses premiers mots, dans une salle du ministère bondée de journalistes, Nicolas Hulot a pris soin d’éviter les chausse-trappes. Son « plan climat », dévoilé ce jeudi 6 juillet à la veille du G20 en Allemagne, ne donnerait pas toutes les réponses.

« Il s’agit d’une colonne vertébrale, on pourra y ajouter des vertèbres », a tout de suite prévenu le ministre de la transition écologique et solidaire, à l’attention des ONG qu’il connaît bien. Ce programme ne s’inscrirait pas non plus dans le temps court. « Il faut voir loin », a-t-il lancé, cette fois à l’attention des médias dont il sait l’impatience.

Ces préalables posés, le numéro 3 du gouvernement a donné la mesure de ses ambitions : faire en sorte que la lutte contre le changement climatique – et la transition qu’elle implique – « prime sur tous les autres » et provoque une transformation en profondeur de la société. Pour son premier acte de ministre, Nicolas Hulot a donc décliné un plan en 23 points, dont plusieurs engagements forts comme la fin de la vente de voitures diesel et essence en 2040, la disparition des passoires thermiques dans les 10 ans et le déclin inéluctable des énergies fossiles sur le sol français.

En attendant des incitations via la « finance verte »

Son cap ? La « neutralité carbone » du pays en 2050, comme l’avait annoncé Édouard Philippe dès mardi dans sa déclaration de politique générale. Ce faisant, le ministre va plus loin que ne le faisaient les objectifs annoncés durant la campagne par Emmanuel Macron, qui s’en tenait à la loi d’août 2015 (soit la division par quatre des émissions de CO2 au milieu du siècle). « Pour contenir le réchauffement sous les 2 degrés que vise l’accord de Paris, il est indispensable de rehausser nos ambitions », estime Nicolas Hulot, persuadé que la France joue un rôle moteur pour les autres pays.

Pour y parvenir, il faut « décarboner » sans tarder l’économie française à travers de multiples secteurs : la production énergétique, les transports, le bâtiment, l’agriculture (1), etc. Cela passe d’abord par un prix accru du carbone, « pour donner un prix à la pollution », justifie le ministre, et un avantage compétitif à l’économie décarbonée.

Jeudi, il n’a toutefois pas fixé de montant, tout en considérant qu’il fallait dépasser l’objectif des 100 € la tonne en 2030. Rendez-vous donc, à la rentrée, pour le premier projet de loi de finances de l’ère Macron, qui pourrait contenir d’autres incitations via la « finance verte ».

à lire : « Interdire la vente de voitures à essence et diesel est un projet extrêmement ambitieux »

Simplifier les procédures pour développer les énergies renouvelables

Plus certain, en revanche : d’ici à 2022, le charbon aura disparu de la production électrique française (5 % aujourd’hui), ce qui passe par la fermeture des dernières centrales. Une loi sera par ailleurs présentée au parlement « à la fin de l’été ou au début de l’automne », pour interdire tout nouveau permis d’exploration d’énergies fossiles.

« Les puits actuellement exploités vont se tarir d’ici à 2040 », on en aura donc « mécaniquement » fini avec la production de pétrole, de charbon et de gaz en France, notamment en Outre-mer, parie Nicolas Hulot. L’essentiel des énergies fossiles étant importé, la priorité est aussi à la baisse de la consommation, a-t-il insisté.

à lire : Plan climat : dans cinq ans, la France aura tourné la page du charbon

Il faudra attendre la « programmation pluriannuelle de l’énergie », fin 2018, pour avoir une vision d’ensemble. Le ministre entend d’ores et déjà promouvoir le développement des énergies renouvelables, dont la part doit être portée à 32 % en 2030, selon la loi de 2015. Pour Nicolas Hulot, cela implique une « simplification » des procédures. « Pour l’éolien offshore, il faut en moyenne entre 12 et 15 ans entre le dépôt de l’appel d’offres et la pose de la première éolienne », a-t-il déploré.

Il souhaite enfin encourager l’autoconsommation (seuls 14 000 foyers s’y sont mis en France). « On peut aller beaucoup plus loin », assure le ministre, qui prévoit une véritable « révolution énergétique ».

Fin annoncée des voitures essence et diesel

En matière de transports, le plan est tout aussi volontariste. L’annonce la plus emblématique est sans doute la fin de la vente, en France, des voitures diesel et essence à l’horizon 2040. « C’est ambitieux, mais nos constructeurs peuvent incarner cette promesse », croit le ministre de la transition écologique.

À plus court terme, d’autres mesures sont attendues : la convergence de la fiscalité du diesel et de l’essence avant la fin du quinquennat ; chaque Français pourra aussi bénéficier d’une « prime à la transition » pour remplacer son véhicule si celui-ci fait partie des plus polluants ; quant aux transports en commun, ils seront développés, promet Nicolas Hulot, qui prépare avec Élisabeth Borne, ministre en charge de ce secteur, les prochaines « Assises de la mobilité ».

LIRE : Un arsenal durci contre le diesel

Côté logement, certains axes du plan climat étaient déjà connus. Ainsi de la promesse de supprimer dans les dix prochaines années les 7 millions de « passoires thermiques » – ces logements mal isolés qui font grimper la facture des ménages. Un diagnostic sera proposé à chaque Français modeste et « quatre » des 50 milliards d’euros du grand plan d’investissement gouvernemental iront à cette rénovation thermique, a précisé Nicolas Hulot.

Une transition écologique « solidaire »

Ce dernier a insisté hier sur l’importance d’opérer une transition écologique « solidaire ». Sans attention aux plus modestes, mais aussi aux potentiels perdants de ces transformations, « nous irions de conflits en conflits » a reconnu Nicolas Hulot, convaincu que «  la brutalité empêcherait la dynamique », en particulier concernant la fermeture des centrales charbon mais aussi de plusieurs réacteurs nucléaires.

Sur ce sujet brûlant, le ministre s’est montré peu disert. Il a néanmoins confirmé l’objectif de baisse de 75 % à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité d’ici à 2025. Mais sans viser de centrales en particulier. « Il faudra une planification prenant en compte des critères de sécurité, sociaux et économiques. Mais pour le moment je n’ai pas ces éléments », a-t-il assuré, faisant une courte référence à l’idée de « contrats de transition » qui pourraient permettre un accompagnement des salariés.

PAROLES - « Aucune mesure concrète n’a été prise sur la solidarité climatique »

Célia Gautier, responsable des politiques européennes et internationales au Réseau action climat France

« Le plan présenté par Nicolas Hulot est une matrice intéressante en ce qui concerne les grands chantiers de la transition écologique. Mais il est encore incomplet. Il y a des mesures qui vont dans le bon sens, comme ce qui a été annoncé sur la fiscalité, la taxe carbone, les permis pétroliers et gaziers, mais nous attendons de voir comment elles vont être mises en œuvre.

Deux grands volets sont cependant négligés par le plan. S’agissant du nucléaire, rien n’a été précisé sur la manière dont le gouvernement compte progressivement fermer les centrales. Et aucune mesure concrète n’a été prise en matière de solidarité climatique vis-à-vis des pays en développement. C’était pourtant le pilier de l’accord de Paris. La France doit prendre sa part de l’effort pour aider les plus vulnérables face au changement climatique (2). Ceux qui en sont les moins responsables sont toujours les plus touchés.

Nous voulons que cette solidarité soit financée par des taxes pérennes générées par la taxe sur les transactions financières, pas seulement en s’appuyant sur des budgets publics. » - Recueilli par Sylvain Labaune

(1) Concernant ce secteur, des « États généraux de l’alimentation » doivent se tenir ce mois-ci. L’un des enjeux est la restauration des écosystèmes, qui jouent notamment un rôle important de « puits de carbone ».

(2) Nicolas Hulot a rappelé que la France s’était engagée à verser 5 milliards de dollars aux pays en développement.

à suivre : « Interdire la vente de voitures à essence et diesel est un projet extrêmement ambitieux

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Plan climat : Hulot commence par les objectifs – Document ‘Libéation’

Par Coralie Schaub — 6 juillet 2017 à 20:05 - Photto -

Nicolas Hulot l’a dit lui-même : le plan climat qu’il a présenté jeudi matin « n’est pas une fin en soi », mais une « colonne vertébrale à laquelle on pourra ajouter des vertèbres », un « cap » appelé à être décliné en plan d’action tout au long du quinquennat. Point d’annonces très nouvelles ni très concrètes, donc, mais plutôt une feuille de route assez générale et la confirmation de grandes orientations déjà énoncées. Son but ? « Accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, qui lui-même n’était pas une fin en soi. » Car les engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pris à Paris ne permettent pas d’atteindre l’objectif de l’accord (contenir le réchauffement « bien en deçà de 2 °C » voire à 1,5 °C). Ils doivent pour cela être révisés à la hausse, a rappelé Hulot. Passage en revue – non exhaustif — des annonces plus ou moins nouvelles et des manques.

Ce qui est nouveau

Le principal objectif présenté jeudi – et annoncé mardi par le Premier ministre Edouard Philippe — consiste à faire de la France un pays « neutre » en carbone à l’horizon 2050. C’est a priori plus ambitieux que le cap actuel (diviser par quatre les émissions de GES d’ici 2050). En clair, il s’agira désormais à cette échéance de « trouver un équilibre entre les émissions de GES de l’homme et la capacité des écosystèmes à les absorber ». Mais focaliser sur ce concept de neutralité carbone inquiète Attac. L’organisation altermondialiste estime que cela « ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses -telles que la géo-ingéniérie et les mécanismes non maîtrisés de capture et stockage du carbone- et à la généralisation d’inefficaces et défaillants dispositifs de compensation et de marché carbone ».

Point positif, cependant, Nicolas Hulot a annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme -l’une des huiles les moins taxées en France- ou le soja OGM destiné à nourrir notre bétail, qui ravagent les forêts d’Amazonie, d’Asie du Sud-Est et d’Afrique). Voilà qui est majeur, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de GES. « Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants », a insisté Hulot.

Autre sujet sur lequel le niveau d’ambition est revu à la hausse : le prix du carbone. L’objectif prévu lors du mandat de François Hollande, et conservé par le candidat Macron, était d’atteindre un prix du carbone de 100 euros la tonne d’ici à 2030. Jugé « insuffisant pour placer le monde sur la trajectoire des 2°C », cet objectif sera « dépassé », a promis Nicolas Hulot dans la lignée de ce qu’avait annoncé le Premier ministre mardi. Le niveau choisi sera fixé dans le projet de loi de finance 2018. Autre nouveauté, ce prix du carbone sera étendu aux gaz HFC, utilisés comme réfrigérants dans les climatiseurs ou les réfrigérateurs et très nocifs pour le climat.

Idem pour la rénovation thermique des bâtiments, érigée au rang de « priorité nationale ». Là aussi, les annonces de ce jeudi sont plus ambitieuses que prévu. Le programme d’Emmanuel Macron visait « la rénovation de la moitié des logements passoires des propriétaires les plus modestes dès 2022, afin de diminuer les émissions et de faire baisser les charges (électricité, fioul, gaz) », grâce à un fonds public doté de 4 milliards d’euros. Nicolas Hulot a annoncé, lui, la « disparition des passoires thermiques » en dix ans (les 7 millions de bâtiments très mal isolés et énergivores)… pour le même tarif (4 milliards d’euros du « plan d’investissement »).

Ce qui était dans le programme du candidat Macron

Un élément du plan présenté jeudi par Nicolas Hulot a fait grand bruit : la fin de la vente de voitures à essence et au diesel en 2040. Cet objectif, le ministre de la Transition écologique et solidaire le qualifie de « véritable révolution » bien que d’autres pays l’aient déjà fixé pour 2030, en particulier l’Inde. Et il figurait en réalité déjà dans le volet « mobilité » du programme électoral d’Emmanuel Macron.

Surtout, il n’est pour l’instant pas assorti de mesures permettant concrètement d’y parvenir. Et « bien avant 2040, des mesures peuvent être mises en place pour réduire les émissions de CO2 de tous les véhicules, remarque le Réseau Action-Climat (RAC). La France doit porter au niveau européen des normes contraignantes de limitation des émissions de CO2 à l’horizon 2025 des voitures et camions ainsi qu’un renforcement des procédures de contrôle et la mise en place de sanctions pour les constructeurs automobiles et les autorités nationales de réception en cas de non-conformité ».

A lire aussi Le plan climat donne des vapeurs aux constructeurs automobiles

La prime accordée aux ménages modestes pour les aider à se débarrasser des véhicules diesel d’avant 1997 et essence d’avant 2001 figurait aussi dans le programme d’Emmanuel Macron. Son montant reste à préciser (le candidat Macron promettait 1000 euros).

Idem pour la sortie des hydrocarbures et du charbon. Afin de concrétiser les promesses d’Emmanuel Macron, un projet de loi sera présenté à l’automne pour interdire les nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures, y compris les gaz et pétrole de schiste. Petite nouveauté : le non-renouvellement des concessions d’exploitation existantes. Les gisements d’énergies fossiles exploités aujourd’hui étant amenés à se tarir, « mécaniquement, en 2040, il en sera terminé » de la production d’hydrocarbures en France, a assuré Hulot.

Les quatre dernières centrales à charbon françaises seront mises à l’arrêt d’ici à 2022, a-t-il aussi confirmé. Des « contrats de transition écologique » accompagneront les territoires concernés et les salariés de ces secteurs pour les aider à se reconvertir, un point salué par les ONG.

Côté énergies renouvelables, rien de bien neuf. Une programmation des appels d’offres éolien et solaire sur les cinq prochaines années sera présentée « d’ici un an », ce qui correspond à la promesse électorale d’Emmanuel Macron. Pour « accélérer » le développement de ces énergies, le gouvernement entend « simplifier » le cadre réglementaire. Nicolas Hulot a notamment cité le cas de l’éolien offshore, où il faut attendre aujourd’hui « 12 à 15 ans » entre l’appel d’offres et l’installation de la première éolienne.

Parmi les objectifs déjà annoncés – mais non détaillés — figure aussi la lutte contre l’artificialisation des sols. Interrogé sur la consommation toujours galopante des terres et la poursuite de projets d’infrastructures contestés (comme le projet de méga-complexe commercial de Gonesse ou la LGV Lyon-Turin), Nicolas Hulot a estimé que « l’objectif zéro artificialisation des terres doit demeurer », sans donner de calendrier.

Ce qui ne figure pas dans le plan

Restent de grands absents : le nucléaire et les financements climat. Nicolas Hulot s’est contenté de réaffirmer l’objectif de ramener à 50% – contre 75% aujourd’hui - la part de l’atome dans le mix électrique en 2025 déjà inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015, sans dire comment y parvenir. « Ce qui m’importe, plus que les symboles, c’est la planification. Mécaniquement, nous allons fermer un certain nombre de réacteurs », a-t-il simplement indiqué, un brin gêné, en réponse à la question d’une journaliste.

« La baisse de la part du nucléaire ne sera pas ’mécanique’ telle qu’annoncée par le ministre. C’est aux pouvoirs publics de décider dès maintenant des réacteurs à fermer, sans quoi la politique énergétique restera aux mains d’entreprises privées comme EDF », a réagi le Réseau Action-Climat (RAC). Qui pointe la contradiction entre les termes « planification » et « mécaniquement » et rappelle que la fermeture de réacteurs nucléaires est la « condition indispensable pour laisser la place au développement des énergies renouvelables et aux économies d’énergie ». Nicolas Hulot a indiqué devoir désormais « identifier avec (ses) services » quels réacteurs seront fermés « en fonction de critères de sécurité, sociaux et économiques ». Et de conclure : « J’espère qu’on tiendra l’objectif de 2025 ». Sous entendu, « ce n’est pas gagné »

Le ministre n’a pas dit un mot sur la taxe sur les transactions financières et le plan climat du gouvernement fait totalement l’impasse sur le sujet, alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à la défendre. Il ne s’agit pourtant pas d’un détail. Cette taxe sur les transactions financières, discutée depuis six ans par dix pays européens, pourrait rapporter quelque 20 milliards d’euros par an, dont une partie irait au financement de l’action climatique en Europe et dans les pays les plus vulnérables. « Si Emmanuel Macron veut réellement faire de la France un leader à l’échelle internationale, il doit saisir l’opportunité des prochains jours (réunion des ministres des Finances le 10 juillet en marge de l’Ecofin et conseil franco-allemand du 13 juillet) pour tenir son engagement et soutenir la mise en place d’une TTF européenne », insiste le RAC.

Image associée

Source : http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/06/plan-climat-hulot-commence-par-les-objectifs_1582107

Plan climat de Nicolas Hulot : les ONG rassurées sur les objectifs, inquiètes sur les moyens – Document ‘Europe 1’ - Par Rédaction Europe1.fr avec AFP - 15h55, le 06 juillet 2017, modifié à 16h35, le 06 juillet 2017 – Photo - Nicolas Hulot a annoncé son plan climat jeudi.@ THOMAS SAMSON / AFP

Les ONG saluent ’le diagnostic’ et des mesures qui vont ’dans le bon sens’, mais déplorent ’le silence’ sur la nécessaire fermeture de réacteurs nucléaires.

Les ONG environnementales ont salué jeudi l’objectif ambitieux que la France s’est fixé pour 2050 dans le cadre du ’plan climat’ présenté par Nicolas Hulot, mais ont déploré l’absence de mesures immédiates dans les transports, les énergies renouvelables ou l’aide internationale.

’Rien à redire sur le diagnostic’. ’Sur le diagnostic, rien à redire. Mais où sont les mesures concrètes face à l’urgence climatique ? Nous restons sur notre faim quant à la manière d’atteindre les objectifs et tenir les promesses parfois ambitieuses : c’est le cas sur la voiture, sur le développement des renouvelables et sur la baisse du nucléaire’, a déclaré Cyrille Cormier de Greenpeace. ’L’objectif de la fin de la vente de véhicules thermiques d’ici 2040 envoie un signal utile mais on aimerait vraiment savoir quelles sont les premières étapes’, a-t-il ajouté.

Des mesures qui vont ’dans le bon sens’. ’L’idée d’une stratégie en 2018 pour réduire les importations de produits agricoles issus de la déforestation, comme le soja par exemple, est aussi une promesse importante mais les annonces ne font pas une politique et Nicolas Hulot aura-t-il la main face au ministère de l’Agriculture sur ce type de questions’, se demande aussi Greenpeace. Le Réseau action climat (RAC) a relevé des mesures ’qui vont dans le bons sens’, mais aussi de ’grands absents’. L’objectif d’atteindre la ’neutralité carbone’ en 2050, plus ambitieux que celui actuel de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050, est salué, ainsi que ’l’accélération prévue de la taxe carbone’, ’la prise en compte des enjeux sociaux pour pouvoir fermer les dernières centrales à charbon’ ou la rénovation des sept à huit millions de logements très mal isolés en dix ans.

’Silence’ sur la fermeture des réacteurs nucléaires. Le RAC, comme Greenpeace, déplore en revanche ’le silence’ sur la nécessaire fermeture de réacteurs nucléaires pour respecter la loi sur la transition énergétique (ramener à 50% la part de l’atome dans la production d’électricité en 2025). L’absence de mention de la taxe européenne sur les transactions financières qu’Emmanuel Macron s’était engagé à défendre est décriée par tous. ’Les belles promesses ne sont suivies d’aucune mesure concrète : alors que les populations les plus vulnérables attendaient bien plus qu’une communication bien huilée du président Emmanuel Macron, les financements climat et la taxe sur les transactions financières sont totalement absents du plan climat’, a réagi Armelle Le Comte, porte-parole d’Oxfam France.

Cette taxe sur les transactions financières, discutée depuis six ans par dix pays européens, pourrait rapporter quelque 20 milliards d’euros par an, dont une partie irait au financement de l’action climatique en Europe et dans les pays les plus vulnérables.

Sur le même sujet :

© 2017 Europe 1 – Source : http://www.europe1.fr/societe/plan-climat-les-ong-rassurees-sur-les-objectifs-inquietes-sur-les-moyens-3381959

Plan climat : ’dix ans’ pour éradiquer les ’passoires thermiques’

Paris - AFP - Jeudi 6 juillet 2017 – Document ‘Géo’ Home Reportages

Photo - Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 6 juillet 2017 à Paris / © AFP/Thomas Samson

Les ’passoires thermiques’, bâtiments mal isolés et consommant trop d’énergie, doivent être éradiqués dans les ’dix ans’ à venir, a déclaré jeudi le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, en présentant son plan d’action pour lutter contre le réchauffement cliamtique.

’Dans ce (...) délai de dix ans, on va faire disparaître tout ce qu’on appelle les passoires thermiques’, a-t-il dit, relevant que ’le sujet de l’efficacité énergétique est un sujet où tout le monde gagne’ et dont ’la rentabilité n’est pas compliquée à démontrer’.

’Je considère que ce ne sont pas des dépenses mais des investissements’, a-t-il ajouté, évoquant l’utilisation de 4 milliards d’euros du ’plan d’investissement’ annoncé par Edouard Philippe.

Dans le secteur du logement, un autre ’objectif est d’éradiquer complètement la précarité énergétique. Nous avons 10 ans pour satisfaire cet objectif’, a-t-il encore dit.

’Le gouvernement va proposer à tous les Français modestes un diagnostic aux locataires et propriétaires en situation de précarité énergétique, qui ont du mal à se chauffer’, a-t-il précisé.

© 2017 AFP

http://www.geo.fr/extension/geo/des...

Sur le même thème

Plan climat : dans cinq ans, la France aura tourné la page du charbon

Jean-Claude Bourbon, le 06/07/2017 à 17h43 – Document ‘La Croix’

Nicolas Hulot a annoncé ce jeudi 6 juillet 2017que les dernières centrales devront fermer d’ici à 2022. ZOOMPhoto - la centrale thermique à charbon et à fuel d’EDF à Cordemais, dans l’Ouest de la France. / LOIC VENANCE/AFP

Jeudi 6 juillet 2017 à onze heures du matin, au moment où Nicolas Hulot démarrait sa conférence de presse, la France produisait un peu plus de 2 100 mégawatts (MW) d’électricité à base de charbon, soit environ 4 % de sa consommation. Ce sera bientôt un souvenir. Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire a annoncé la fin du charbon comme source de production d’électricité d’ici à 2022, soit à la fin du quinquennat.

à lire : Avec son « Plan climat », Nicolas Hulot veut transformer en profondeur la société française

La France dispose encore de cinq unités charbon, d’une capacité totale de 3 000 MW. Cela représente 2,3 % de la capacité installée et 7,3 terrawatt/heure produits l’an dernier, soit 1,4 % de l’énergie produite, d’après les données de RTE.

Deux centrales charbon appartiennent à l’allemand Uniper (Ex-E. on), celles de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et d’Emile-Huchet (Moselle). Trois tranches font partie du parc d’EDF, avec deux à Cordemais, près de Nantes, et une au Havre, la ville d’Édouard Philippe. Pour le premier ministre, la décision de sortir du charbon n’a sans doute pas été facile à prendre.

plan charbon 2035

Mais la tendance de fond est là. Il n’y a plus que 100 000 foyers français environ à disposer encore d’une chaudière au charbon, et les nouvelles normes environnementales ont sorti du marché les plus vieilles centrales thermiques. Rien qu’en 2013 et 2015, EDF a ainsi fermé 10 unités de production au charbon.

Reste donc les trois dernières unités que l’électricien a entrepris largement de moderniser. En 2013, il a ainsi lancé son plan « charbon 2035 » avec 350 millions d’euros investis sur le site de Cordemais et 160 millions d’euros dans celui du Havre.

Des expérimentations sont également menées pour faire tourner la centrale nantaise avec de la biomasse. Mais si EDF doit effectivement fermer ces dernières unités de charbon d’ici cinq ans, cela fait cher la rénovation…

« Ces tranches charbon de 600 MW chacune bénéficient des coûts de revient du combustible parmi les plus bas au sein du parc thermique. Leur puissance et la flexibilité de leur production sont des atouts essentiels », fait valoir EDF dans son rapport annuel, en mettant en avant une importante réduction des émissions de dioxyde de soufre (– 90 %) et d’oxyde d’azote (– 80 %), grâce aux travaux entrepris.

Du combustible encore utile en période de grand froid

Les annonces du Nicolas Hulot sont donc des mauvaises nouvelles pour les finances d’EDF, qui n’avait pas besoin de cela en ce moment, avec les déboires dans le nucléaire et la chute des prix de l’électricité sur le marché de gros.

La CGT s’alarme de « la casse » de la production thermique française et évoque la suppression de 5 000 emplois. De fait, l’annonce de l’arrêt programmé de ces centrales charbon ne dit par quoi elles seront remplacées en période de pointe, c’est-à-dire de forte demande. Elles le seront vraisemblablement par des centrales gaz (deux fois moins polluantes)… voire des centrales charbon allemandes.

L’hiver dernier, en période de grand froid et avec l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires, les centrales charbon françaises tournaient d’ailleurs à plein régime. Au point d’ailleurs qu’EDF avait même dû rallumer ses centrales fioul pour répondre à la demande d’électricité…

LIRE : Une nouvelle géographie du charbon se dessine

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Hulot présente un ’plan climat’ pour concrétiser l’engagement de la France

Photo-* Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, le 5 juillet 2017 à l’Elysée ((c) Afp) - Publié le 06 juillet 2017 à 04h11 par Outbrain

Paris (AFP) - Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, présente jeudi un ’plan climat’ qui doit dessiner la stratégie de la France pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre et traduire en actes la volonté d’Emmanuel Macron de défendre l’accord de Paris.

Mardi, le Premier ministre Edouard Philippe a déjà annoncé ou confirmé des engagements du candidat Macron : fin des nouveaux permis d’exploitation d’hydrocarbures, convergence de la fiscalité essence et diesel avant 2022, montée en puissance de la fiscalité sur les émissions de CO2 (’compensation carbone’) et division par deux des déchets mis en décharge d’ici à 2025.

Le Premier ministre a aussi fixé l’horizon 2050 pour arriver à une ’neutralité carbone’, c’est-à-dire pour que le niveau des émissions de gaz à effet de serre ne soit pas plus élevé que les émissions capturées (par les forêts ou d’autres procédés de captage à définir).

Ce nouvel objectif constitue un rehaussement de l’ambition qui jusqu’ici était de diviser par quatre les émissions françaises entre 1990 et 2050, avec une baisse de 40% en 2030.

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’C’est la première fois que la France s’engage aussi clairement sur un objectif de neutralité carbone en 2050’, a relevé le WWF France.

Le ’plan climat’ dévoilé jeudi par Nicolas Hulot doit préciser les leviers d’action que le gouvernement souhaite actionner en cohérence avec l’accord de Paris et les financements prévus. Il avait été promis début juin par le président de la République, souhaitant être à l’offensive après le retrait des Etats-Unis.

Reçues à l’Elysée, les ONG environnementales s’étaient dites ’rassurées’ mais sont impatientes de pouvoir jauger la détermination présidentielle avec des éléments concrets.

’On voudrait entrer +dans le dur+, on attend une déclinaison opérationnelle, un calendrier’, résume Benoît Hartmann du CLER-Réseau pour la transition énergétique.

’La transition écologique repose largement sur la transition énergétique, il faut donc œuvrer pour réduire les besoins (en énergie) dans plusieurs secteurs : bâtiments, transports, industrie, consommation’, explique-t-il.

  • Des mesures pas tranchées -

Les ONG et les industriels des énergies renouvelables espèrent également des mesures (simplification réglementaire, appels d’offres, raccordements, etc.) pour accélérer le développement du secteur, alors que la France est en retard sur son objectif 2020 de 20% d’énergie renouvelable.

Sur la rénovation thermique des bâtiments, un chantier déjà engagé mais à un rythme trop lent, ’on voudrait un calendrier et savoir quels financements vont être mobilisés’, plaide Célia Gautier du Réseau action climat.

Les mesures que va présenter Nicolas Hulot ont reçu l’aval de Matignon mais d’autres ne sont pas encore tranchées.

Il s’agit par exemple de la taxe européenne sur les transactions financières, en gestation depuis des années, qu’Emmanuel Macron s’était engagé à faire aboutir cet été. Mais Bercy y est opposé, selon Armelle Le Comte d’Oxfam, reçue mardi au ministère de l’Economie.

Son produit, qui serait de l’ordre de 20 milliards d’euros annuels, serait en partie affecté à la transition énergétique et à l’aide à l’adaptation au changement climatique des pays pauvres.

’Macron nous avait agréablement surpris début juin à ce sujet, mais depuis, devant ses partenaires européens, il a changé de discours et souhaité attendre le Brexit pour instaurer cette taxe’, déplore-t-on chez Oxfam.

Sur le volet nucléaire et la nécessaire fermeture de certains réacteurs pour respecter la loi sur la transition énergétique et ramener à 50% la part de l’atome dans la production d’électricité, une clarification est aussi attendue, mais pas forcément dès jeudi.

Il sera également question de chantiers à venir.

Pour favoriser les transports propres, des assises de la mobilité pourraient déboucher sur un projet de loi. Elisabeth Borne, la ministre des Transport, a aussi évoqué mercredi la piste d’une taxe sur les poids lourds, suscitant une vive réaction des transporteurs routiers.

L’accompagnement social de la fermeture annoncée des centrales à charbon est un autre défi à relever.

Enfin, la feuille de route de M. Hulot pourrait aborder l’ambition climatique européenne, insuffisante, et du rôle que la France veut jouer pour la rehausser.

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Index • Plan du site • Mentions légales • Copyright • Données personnelles • Contacts • Publicité – Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170706.AFP6744/hulot-presente-un-plan-climat-pour-concretiser-l-engagement-de-la-france.html#

Le ’plan climat va dans le bon sens’, explique Pascal Canfin, de la WWFDocument RTL

INVITÉ RTL - Le directeur général de la WWF, Pascal Canfin est revenu sur les positions prises par Nicolas Hulot dans son ’plan climat’ dévoilé ce jeudi. L’Invité de RTL Soir Marc-Olivier Fogiel

Télécharger Le ’plan climat va clairement dans le bon sens’, explique Pascal Canfin, directeur de la WWF Crédit Image : AFP / THOMAS SAMSON | Crédit Média : Florence Cohen | Durée : 04:50 | Date : 06/07/2017 La page de l’émission

Florence Cohen Journaliste RTL Publié le 06/07/2017 à 19:58

Les actions dévoilées par Nicolas Hulot dans son ’plan climat’ prouvent-elles qu’Emmanuel Macron et son gouvernement sont assez verts ? Pour Pascal Canfin, directeur général de WWF, ’cela va clairement dans le bon sens, car ça accélère dans la transition écologique. Il y a un cap maintenant extrêmement clair, c’est la neutralité carbone’, explique Pascal Canfin qui ajoute que cette neutralité carbone ’est le cœur de l’engagement de l’accord de Paris sur le climat’.

Pour le directeur de la WWF, ’nous avons en France, les armes pour réussir ce grand défi industriel. Nous avons 25 ans pour transformer l’essentiel de nos modes de production, que cela soit l’énergie, la productivité, demain l’agriculture...Cela est en train de se décliner progressivement dans nos modes de vie’.

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Nicolas Hulot a également annoncé vouloir éradiquer les ’passoirs thermiques’, les bâtiments mal isolés qui consomment trop d’énergie, dans les dix ans à venir ’ à partir du moment où les financements sont là ça avance, mais là ou ça n’avance pas, c’est dans les syndics, dans les copropriétés privées’ explique Pascal Canfin qui ajoute ’on va voir si le gouvernement est capable de dépasser les obstacles qui pour l’instant n’ont pas été dépassés par les gouvernements précédents’.

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Source : http://www.rtl.fr/actu/politique/le-plan-climat-va-dans-le-bon-sens-explique-pascal-canfin-de-la-wwf-7789241529

Plan climat : ’Si on ne sort pas du nucléaire, tout le reste c’est de la blague’, selon Yannick Jadot

 Photo. Yannick Jadot, eurodéputé Europe Écologie-Les Verts (EELV). (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT) - ©RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT – franceinfo, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 23h18

L’eurodéputé Europe Écologie Les Verts, Yannick Jadot, a réagi jeudi au ’plan climat’ présenté par le ministre de la Transition écologique mardi. Il attend du gouvernement qu’il soit capable ’de rupture’ sur les questions environnementales.

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique a dévoilé jeudi 6 juillet son plan climat pour le quinquennat. Il prévoit notamment la fin des véhicules à essence et à diesel d’ici 2040. Pour l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, invité sur franceinfo, Nicolas Hulot fixe ’un cap intéressant’ mais ’la clé du problème c’est le nucléaire’.

Le député écologiste estime que si les 15 EPR ne sont pas fermés d’ici 2022, ’Nicolas Hulot aura perdu contre Emmanuel Macron et Édouard Philippe’. Il en appelle à des mesures de ’ruptures’ dans les mois qui viennent.

‘franceinfo’ : La sortie du nucléaire est-elle le parent pauvre de ce plan climat ?

Yannick Jadot : Il fixe un cap très intéressant pour la sortie du carbone d’ici 2050 et sur la fin des véhicules à essence en … Lire la suite sur Franceinfo]

https://c.orange.fr/logo-orange.png

Source : https://actu.orange.fr/politique/plan-climat-si-on-ne-sort-pas-du-nucleaire-tout-le-reste-c-est-de-la-blague-selon-yannick-jadot-francetv-CNT000000KJqmW.html

Réaction au Plan Climat : Nicolas Hulot fixe un cap intéressant mais nous laisse sur notre faim – Document ‘Greenpeace’ Presse - Publié le 6 juillet 2017

Climat : En réaction à la conférence de presse et l’annonce du ’plan climat’ de Nicolas Hulot, Cyrille Cormier, chargé des questions climat et énergie pour Greenpeace France réagit

“ Sur le diagnostic, rien à redire. Mais où sont les mesures concrètes face à l’urgence climatique ? Nous restons sur notre faim quant à la manière d’atteindre les objectifs et tenir les promesses parfois ambitieuses : c’est le cas sur la voiture, sur le développement des renouvelables et sur la baisse du nucléaire. Également sur les problématiques qui ne dépendent pas uniquement du Ministère de l’Environnement, comme la réforme du système agricole.

« Parmi les annonces intéressantes, on note la fin de la délivrance de nouveaux permis d’exploration et le non renouvellement des concessions d’exploitations existantes d’hydrocarbures mais qu’en est-il des permis d’exploration déjà accordés ? »

« L’objectif de la fin de la vente de véhicules thermiques d’ici 2040 envoie un signal utile mais on aimerait vraiment savoir quelles sont les premières étapes, et comment faire de cette ambition affichée autre chose qu’un énième espoir déçu. »

« L’idée d’une stratégie en 2018 pour réduire les importations de produits agricoles issus de la déforestation, comme le soja par exemple, est aussi une promesse importante mais les annonces ne font pas une politique : Nicolas Hulot aura-t-il la main face au Ministère de l’Agriculture sur ce type de questions ? De plus, l’idée d’engager la transition écologique de l’agriculture par la modification des pratiques alimentaires est intéressante. Mais pour cela, il faut mettre sur la table la question de la consommation de produits animaux (viande et produits laitiers) lors des États Généraux de l’alimentation, question pour l’instant absente des débats. »

« Sur la transition énergétique et le développement des renouvelables, Nicolas Hulot renouvelle l’erreur de méthode des gouvernements précédents. Il rappelle la promesse de la baisse de la part du nucléaire et de développer celle des renouvelables déjà inscrite dans la loi de transition énergétique mais il fait fausse route sur la façon d’y arriver : Nicolas Hulot doit comprendre qu’on ne développera pas massivement les renouvelables en France si l’on n’a pas préalablement fermé des réacteurs nucléaires. La question sociale est évidemment cruciale mais le cœur du problème reste la marge de manœuvre du Ministre de l’Environnement par rapport à l’avenir industriel d’EDF.” »

Image associée

Contact Greenpeace : Sylvain Trottier : 06 30 23 52 78 – Source : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/reaction-plan-climat-nicolas-hulot-fixe-cap-interessant-laisse-faim/

Automobile, énergies fossiles, finance verte.... Ce qu’il faut retenir du plan climat de Nicolas Hulot – Auteure Concepcion Alvarez @conce1 - Document Novéthic - Publié le 06 juillet 2017

« Fin de la vente des voitures essence et diesel, neutralité carbone, finance verte, fin des énergies fossiles, économie circulaire, prix du carbone ou encore interdiction des produits responsables de la déforestation… Le plan climat de Nicolas Hulot, présenté le 6 juillet 2017, brasse large et est jugé ambitieux. Les ONG regrettent toutefois le flou autour de la réduction de la part du nucléaire et l’absence de mention à la taxe sur les transactions financières… » 

Sous-titres

Fin de la vente des voitures à essence et diesel en 2040

Atteindre la neutralité carbone en 2050

Promouvoir la finance verte

Interdiction des produits responsables de la déforestation

Un prix du carbone intégré à la loi de finances

Soutenir l’économie circulaire auprès des PME

Supprimer les passoires thermiques et favoriser l’autoconsommation

Pour aller plus loin

Le Premier ministre, Édouard Philippe, vise la neutralité carbone de la France pour 2050

Et soudain Emmanuel Macron est devenu le champion de la lutte contre le changement climatique

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Article complet à lire sur le site : http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/automobile-energies-fossiles-finance-verte-ce-qu-il-faut-retenir-du-plan-climat-de-nicolas-hulot-144607.html

Le Plan climat de Nicolas Hulot comporte plusieurs failles majeures

jeudi 6 juillet 2017, par Attac France

Mots-clés > Climat, Taxation des transactions financières (TTF), Marchés financiers Campagnes > Un million d’emplois climat, Taxer les transactions financières, TAFTA CETA pas d’accord ! Photo.Manifestation à Paris.

Le plan climat présenté ce jeudi 6 juillet 2017 par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, ne permet pas de mettre fin aux tergiversations de l’exécutif français depuis la COP 21 : les chantiers annoncés sont nombreux mais les mesures concrètes insuffisantes. Il fait l’impasse sur une série de points durs : la taxe sur les transactions financières, les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement ou encore la primeur qui doit être donnée aux engagements climatiques sur les politiques de compétitivité économique. La focalisation sur la neutralité carbone en 2050 ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses et à la généralisation d’inefficaces et défaillants marché carbone. Photo.

Pour résoudre la crise climatique, les bons sentiments, les déclarations d’intention et les belles photos ne suffisent pas. Nous sommes au bord d’un point de rupture, que de très nombreuses études et catastrophes climatiques ne cessent de mettre en exergue, jour après jour. Malheureusement, le plan climat présenté par Nicolas Hulot comporte plus de chantiers pour le quinquennat qu’il ne compte d’engagements nouveaux en mesure de traduire dans les faits et sur le terrain les déclarations de l’exécutif français au niveau international. Le « MakeThePlanetGreatAgain » aurait du précisément se traduire par un plan climat « MakeFranceGreenAgain » et ce n’est manifestement pas le cas.

En écartant tout engagement pour une taxe européenne sur les transactions financières (TTF), le Plan climat entérine la priorité d’Emmanuel Macron consistant à satisfaire les exigences des acteurs bancaires et financiers au détriment de la régulation financière et de la mobilisation de ressources nouvelles pour financer la transition écologique et soutenir les populations pauvres de la planète. Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France, considère que « ce renoncement est inacceptable : alors qu’une large majorité de l’opinion publique soutient la TTF, Emmanuel Macron et Nicolas Hulot préfèrent céder face aux lobbies financiers en se privant d’une mesure qui pourrait rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an si elle était appliquée à l’ensemble de l’Union Européenne ».

Le plan climat fait également l’impasse sur les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement, alors qu’ils constituent aujourd’hui des entraves manifestes pour mener des politiques climatiques qui soient à la hauteur des enjeux. Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, « l’exécutif n’est pas cohérent quand il prétend agir pour le climat tout en poursuivant la mise en œuvre et la négociation d’accords (CETA, TAFTA, JEFTA, etc.) qui contribuent à accroître les émissions de gaz à effet de serre, qui font peser de lourdes menaces sur les réglementations environnementales actuelles ainsi que sur la capacité des États à prendre de nouvelles mesures plus strictes à l’avenir, tout en donnant des droits excessifs aux entreprises multinationales empêchant de sanctuariser les politiques climatiques des États et les engagements pris dans le cadre de l’ONU ».

Pour Maxime Combes, spécialiste des politiques climatiques d’Attac France, « l’introduction d’un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050, aussi imprécis qu’incompréhensible, n’est pas une avancée : alors que nous avons besoin d’objectifs précis et chiffrés permettant d’établir une feuille de route cohérente avec l’objectif des 2 °C, Nicolas Hulot y substitue un concept flou et mal défini qui ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses telles que la géo-ingéniérie et les mécanismes non maîtrisés de capture et stockage du carbone. Plutôt que de se focaliser sur la réduction effective des émissions des secteurs les plus problématiques, le concept de neutralité carbone conduit à déplacer les priorités de l’action climatique sur le carbone stocké dans les “puits de carbone”, le plus souvent à l’aide d’inefficaces et défaillants dispositifs de compensation et de marché carbone, au détriment de l’ambition climatique et des droits des populations qui vivent sur les territoires concernés (forêts, zones agricoles, etc.) ».

Enfin, si l’on peut apprécier l’effort consistant à insister sur l’importance des exigences sociales qui doivent accompagner toute politique de transition énergétique digne de ce nom, Attac déplore le grand écart de l’exécutif entre la nécessité de créer de nouveaux droits - via les contrats de transition - permettant de sécuriser l’avenir des salariés des secteurs concernés et l’attaque en règle en cours contre le droit du travail qui ne pourra que générer plus d’insécurité pour ces mêmes salariés. C’est là une des failles majeures du plan climat présenté par Nicolas Hulot : faire comme si les politiques de compétitivité économique, internes et externes, qui organisent la compétition généralisée et encouragent la dévastation des écosystèmes, étaient compatibles avec une politique climatique ambitieuse, ce qu’elles ne sont pas.

Attac France appelle l’exécutif à revoir sa copie et va s’évertuer à ce que le mouvement pour la justice climatique se fasse entendre, dans les mois à venir, à ces sujets.

Rappels Position de Attac France :

14 propositions pour amorcer la « révolution climatique », publié en avril 2016

L’Accord UE-Canada n’est pas compatible avec l’Accord de Paris, décryptage publié en octobre 2016

Taxe sur les transactions financières : « Emmanuel Macron doit cesser son double discours », publié en juin 2017

ATTAC : Accueil > Actus et médias > Communiqués

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Source : https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/le-plan-climat-de-nicolas-hulot-comporte-plusieurs-failles-majeures

#1Planète1Plan : Nicolas Hulot présente le Plan Climat de la France

Par Florent Breuil - Thématique(s) : Changement climatique, Gouvernance, processus politique - Rubrique : Contributions -  Francehttp://www.mediaterre.org/france/  Climat 

http://www.mediaterre.org/images/ic...;- Document ‘Média Terre’ et ‘Francophonie’ – Avec extraits vidéos.

Les premiers résultats des travaux du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) sont présentés en juillet après un an de réflexion.

30 orientations pour mieux s’adapter au changement climatique

« Après un premier plan très largement exploratoire, qui a initié des réflexions dans de nombreux secteurs, le nouveau pourrait contenir une trentaine de grandes orientations traitant des enjeux de l’adaptation avec, pour chacune, un plan d’actions et un pilote identifié », indique Sylvain Mondon, coordonnateur de la concertation nationale pour un nouveau plan national d’adaptation au changement climatique.

Méthode, connaissance et recherche sur l’adaptation 

L’évaluation du PNACC a relevé d’importantes avancées au cours des dernières années comme le développement de nouveaux outils, parmi lesquels le portail DRIAS (les futurs du climat) ou la mission scientifique Jouzel. « Il était essentiellement centré sur l’acquisition de nouvelles connaissances et la recherche de méthodes pour traiter de l’adaptation. Son niveau global d’avancement a été jugé très satisfaisant pour un premier plan et on peut dire qu’il a amélioré la préparation de la France au changement climatique », tient à souligner Sylvain Mondon.

C’est sur la base de son évaluation que la feuille de route gouvernementale 2016 pour la transition écologique a lancé une large concertation pour préparer le second PNACC en visant notamment un meilleur traitement de l’articulation des différentes échelles territoriales. « Les discussions de la concertation nationale ont plutôt abordé la transformation de nos territoires, avec des actions proposées pour le court et moyen terme dont les effets se prolongeront à long terme. »

Des évolutions importantes sont proposées pour le prochain plan. La première concerne la mobilisation des acteurs économiques, avec « une vaste concertation qui a impliqué des filières au sens large, comme celle de la pêche. Les échanges se sont aussi attachées à renforcer le lien entre le local, le régional et le national et à renforcer l’articulation avec l’international et le transfrontalier. Enfin, plusieurs recommandations insistent sur des solutions fondées sur la nature ».

En résumé, un prochain PNACC plus compact, plus stratégique avec un pilotage renforcé et un périmètre étendu est attendu. La concertation avec les parties prenantes sera conduite tout au long du deuxième semestre 2017.

Les recommandations pour l’adaptation au changement climatique : fiches techniques ; 1er Plan national d’adaptation au changement climatique

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Contacts  - CIRIDD - © 2002-2017 Médiaterre V4.0 – Source : http://www.mediaterre.org/actu,20170706115632,2.html

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Par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 07/07/2017

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