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"La pollution de l’air déclenche le diabète chez 3,2 millions de personnes chaque année : une nouvelle étude quantifie le lien entre la pollution de l’air et les cas de diabètes" par Laurel Hamers

Traduction et compléments par Jacques Hallard
dimanche 22 juillet 2018 par Hamers Laurel


ISIAS Pollutions
La pollution de l’air déclenche le diabète chez 3,2 millions de personnes chaque année : une nouvelle étude quantifie le lien entre la pollution de l’air et les cas de diabètes
Ajout d’une annexe sur les pollutions de l’air atmosphérique
L’article de Laurel Hamers a été posté le 09 juillet 2018 par Science News Science Health, Pollution sous le titre « Air pollution is triggering diabetes in 3.2 million people each year » ; il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/air-pollution-triggering-diabetes-in-millions-each-year?utm_source=email&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=latest-newsletter-v2

pollution in Lahore, Pakistan

HAZY DAYS – Journées chaudes, lourdes et brumeuses - L’exposition à long terme à la pollution de l’air, vue ici au-dessus de la ville pakistanaise de Lahore en juin 2018, contribue à des problèmes de santé chroniques. Une nouvelle étude suggère qu’il déclenche des millions de nouveaux cas de diabète chaque année.

[D’après Wikipédia, « Le terme diabète peut faire référence à plusieurs notions :

  • le diabète, syndrome présent dans deux groupes de maladies : le diabète sucré et le diabète insipide ;
    • le diabète sucré, type de maladie lié à une anomalie de synthèse ou de l’action de l’insuline. Il en existe plusieurs causes :
    • le diabète insipide, type de maladie en rapport avec une anomalie de la sécrétion ou de la reconnaissance de l’hormone antidiurétique ;
  • le diabète rénal, terme inapproprié pour désigner la glycosurie rénale ;
    Le terme, utilisé sans précision, fait référence, en règle générale, aux diabètes sucrés, le diabète insipide étant suffisamment rare et particulier pour que l’adjectif « insipide » soit toujours précisé, sauf s’il n’y a pas d’équivoque possible]. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Diab%C3%A8te

La pollution de l’air a causé 3,2 millions de nouveaux cas de diabète dans le monde en 2016, selon une nouvelle estimation.

Les particules fines, émises par les voitures et les usines et celles qui sont générées par des réactions chimiques dans l’atmosphère, traînent comme de la brume dans l’atmosphère et rendent l’air difficile à respirer. Il a été démontré que la pollution de l’air est liée à des maladies chroniques (voir 10 maladies chroniques parmi les plus invalidantes),telles que les maladies cardiaques et le diabète (SN : 9/30/17, p.18), mais cette étude rapportée ici est l’une des premières tentatives pour quantifier la connexion directe avec le diabète. [Voir The list of diseases linked to air pollution is growing - As governments decide what to do about air quality, studies connect an array of health problems to dirty air . By Laura Beil 7:00am, September 19, 2017].

[On peut consulter les articles : Particules fines : quel danger pour la santé ? - Particule fine : risques pour la santé de la pollution aux particules fines - Pollution aux particules fines : les mesures mises en œuvre par l’État ].

Des chercheurs ont suivi 1,7 million d’anciens combattants des États-Unis pendant près d’une décennie pour évaluer leur risque de développer un diabète. Ils ont également utilisé des données d’études mondiales sur le risque de diabète, ainsi que des données sur la qualité de l’air de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement et de la NASA, afin de créer des équations analysant le lien entre la pollution atmosphérique et le diabète.

La nouvelle estimation, publiée en juillet 2018 dans la revue scientifique ‘The Lancet Planetary Health’, indique que la pollution de l’air est responsable d’environ 14% des nouveaux cas de diabète relevés dans le monde. Des facteurs tels que la génétique, le poids des personnes, leur niveau d’activité et leur régime alimentaire influencent également le risque de déclencher cette maladie, qui est en augmentation dans le monde entier. (L’Organisation mondiale de la santé estime que 422 millions de personnes vivent actuellement avec le diabète de type 2 - contre 108 millions en 1980.)

Le fardeau n’est pas le même partout dans le monde : il n’est pas surprenant que les pays à forte pollution, tels que le Pakistan [Voir Air Pollution May Account For 1 In 7 New Diabetes Cases Worldwide , l’Inde [Voir Delhi, capitale de lapollutionde l’air - Le Club de Mediapart (Blog)-19 juin 2018] et la Chine [Voir Pollutionde l’air : laChinepublie un plan d’action sur trois ans ] , affichent également des taux particulièrement élevés de diabète lié à la pollution de l’air. Mais les États-Unis, qui ont maintenant un air relativement propre, sont également en tête de liste [Voir Air Quality Index ].

Citations

B. Bowe et al. The 2016 global and national burden of diabetes mellitus attributable to PM2.5 air pollution. The Lancet Planetary Health. Vol. 2, July 2018. doi:10.1016/S2542-5196(18)30140-2.

Further Reading

L. Beil. The list of diseases linked to air pollution is growing. Science News, Vol. 192, September 30, 2017, p. 18.

L. Beil. Pollution killed 9 million people in 2015. Science News. Vol. 192, November 25, 2017, p. 5.

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Annexe sur les pollutions de l’air atmosphérique

La pollution de l’air – Introduction à un article Wikipédia

La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l’air pouvant être caractérisée par des mesures de polluants chimiques, biologiques ou physiques présents dans l’air, ayant des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels1.

Ces polluants peuvent être d’origine naturelle ou anthropique et concerner l’air atmosphérique et/ou l’air intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils constituent généralement des cocktails de polluants tels que des particules en suspension, ou autres substances2 dont la concentration et les durées de présence suffisent à produire un effet toxique et/ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière (pollution photochimique).

En Europe, la pollution de l’air est à l’origine de plus de 500 000 morts par an3. Dans le monde pour la période 1990-2016, c’est le 5e facteur de risque pour la santé (après la malnutrition, les risques alimentaires, l’hypertension artérielle et le tabagisme)4.

Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l%27air

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Pollution de l’air - Documentation officielle ‘gouv.fr’ Gouvernement.fr - Retour à l’accueil

La pollution de l’air a des effets significatifs sur la santé et l’environnement. En France, malgré une tendance à l’amélioration de la qualité de l’air au cours des vingt dernières années, les valeurs limites ne sont toujours pas respectées dans plusieurs zones. La pollution atmosphérique représente aujourd’hui le premier sujet de préoccupation environnementale des Français.

Quels sont les mécanismes de la pollution de l’air ?

Les phénomènes naturels (éruptions volcaniques, incendies de forêts…) mais surtout les activités humaines (industrie transports, agriculture, chauffage résidentiel…) sont à l’origine d’émissions de polluants, sous forme de gaz ou de particules, dans l’atmosphère.
Une fois émises dans l’air, ces substances sont transportées sous l’effet du vent, de la pluie, des gradients de températures dans l’atmosphère et cela parfois jusqu’à des milliers de kilomètres de la source d’émission.
Elles peuvent également subir des transformations par réactions chimiques sous l’effet de certaines conditions météorologiques (chaleur, lumière, humidité…) et par réactions dans l’air entre ces substances. Il en résulte l’apparition d’autres polluants.

Les polluants de l’air
Il existe deux catégories de polluants atmosphériques :

  • les polluants primaires, émis directement : monoxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, particules (ou poussières), métaux lourds, composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques...
  • les polluants secondaires issus de transformations physico-chimiques entre polluants de l’air sous l’effet de conditions météorologiques particulières : ozone, dioxyde d’azote, particules)…
    Le suivi de la pollution de l’air s’appuie sur la mesure et l’analyse des concentrations de ces différents polluants et de leurs variations dans le temps et l’espace.

Quels sont les effets de la pollution de l’air ?

La pollution atmosphérique a des conséquences néfastes sur la santé humaine.

Conséquences de la pollution sur la santé (schéma)

- voir en plus grand

L’exposition à court terme (pic de pollution) mais surtout l’exposition sur le long terme (chronique) à la pollution de l’air a des impacts importants sur la santé, en particulier pour les personnes vulnérables ou sensibles. A savoir : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques, mais aussi les personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

Une présentation des effets de la pollution de l’air sur la santé et des recommandations sanitaires sont disponibles dans le Questions/réponses Air extérieur et santé du ministère des Affaires sociales et de la Santé La pollution atmosphérique a aussi des conséquences néfastes sur l’environnement à court, moyen et long termes. Ces effets concernent :

  • les bâtis : les polluants atmosphériques détériorent les matériaux des façades (pierre, ciment, verre…) par des salissures et des actions corrosives ;
  • les cultures  : l’ozone en trop grande quantité peut entraîner des baisses de rendement de 5 à 20 % selon les cultures ;
  • les écosystèmes : ils sont impactés par l’acidification de l’air et l’eutrophisation. En effet, certains polluants, lessivés par la pluie, contaminent les sols et l’eau, perturbant l’équilibre chimique des végétaux. D’autres, en excès, peuvent conduire à une modification de la répartition des espèces et à une érosion de la biodiversité.
    En France, la pollution de l’air extérieur représente :
    – 48 000 décès prématurés par an ce qui correspond à 9% de la mortalité en France  ;
    – un coût de la pollution de l’air (extérieur et intérieur) annuel total de 100 milliards d’euros dont une large part liée aux coûts de santé ; 
    – des allergies respiratoires liées aux pollens allergisants chez 30 % de la population adulte et 20% des enfants.

Des engagements internationaux fixent des objectifs de réduction ou de limitation des émissions des polluants. De plus, des directives européennes établissent, pour les concentrations dans l’air, des valeurs limites à ne pas dépasser.
Pour en savoir plus, consulter le site du ministère de la Transition écologique et solidaire

Qu’est-ce qu’un épisode de pollution ?

On définit un épisode de pollution par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air.

Il peut être dû :

  • aux conditions météorologiques, notamment dans les situations stables (peu ou pas de vent) et en période estivale (chaleur et ensoleillement) ;
  • à l’apport massif d’une pollution sous l’effet du vent ;
  • à l’augmentation saisonnière des émissions de polluants en lien avec certaines activités agricoles, le chauffage domestique…
    En cas d’épisode de pollution, deux seuils sont déterminés selon les microgrammes de polluants contenus par mètre cube d’air :
  • le seuil d’information : le préfet communique alors des recommandations sanitaires pour les périodes les plus sensibles. Seuil d’information pour les PM10 : 50 microgrammes par mètre cube d’air ;
  • le seuil d’alerte : le préfet complète les recommandations par des mesures d’urgence réglementaires (limitation de vitesse, circulation alternée…). Seuil d’alerte pour les PM10 : 80 microgrammes par mètre cube d’air.
    Certificat sur la qualité de l’air

 

 

- voir en plus grand

Adopter quelques réflexes au quotidien pour réduire la pollution de l’air

La réduction des émissions de polluants atmosphériques passe par des gestes et habitudes souvent simples à mettre en œuvre. L’amélioration de la qualité de l’air est l’affaire de tous.

Se chauffer plus sobrement
• Isoler son logement
• Faire entretenir son appareil de chauffage bois ou fioul
• Choisir un appareil performant (chaudière à condensation, poêle à bois labellisé Flamme verte…).

Se déplacer autrement
• Privilégier la marche, le vélo et les transports en commun
• Choisir le covoiturage
• Pratiquer l’écoconduite (vitesse souple et réduite, usage modéré de la climatisation…)
• Entretenir son véhicule, vérifier la pression des pneus
• Acheter un véhicule faiblement émetteur et l’identifier grâce au Certificat qualité de l’air. Pour en savoir plus sur ce dispositif, consulter le site du ministére de la Transition écologique et solidaireainsi que la vidéo

Valoriser ses déchets verts
Il est interdit de brûler les déchets verts à l’air libre. Pour s’en débarrasser, il y a plusieurs solutions :
• pour les déchets organiques : compostage, paillage, tonte mulching (l’herbe est broyée sur place par la tondeuse) ;
• pour les déchets encombrants : collecte sélective.

Les bons gestes à avoir en cas d’épisode de pollution 

Chacun peut s’informer sur :

Evitez les activités physiques et sportives intenses, non seulement en plein air, mais aussi à l’intérieur ;

  • En cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, consultez votre médecin ou pharmacien
  • Prenez conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement doit être adapté ;
  • Si vous sentez que vos symptômes sont moins gênants quand vous restez à l’intérieur privilégiez des sorties plus brèves que d’habitude ;
  • Evitez de sortir en début de matinée et en fin de journée et aux abords des grands axes routiers ;
  • Reportez les activités qui demandent le plus d’effort.
    Pour la population générale :

Réduisez et reportez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur, jusqu’à la fin de l’épisode si des symptômes liés à la pollution sont ressentis (fatigue inhabituelle, mal de gorge, nez bouché, toux, essoufflement, sifflements, palpitations) ;

  • En cas de gêne inhabituelle (par exemple : toux, mal de gorge, nez bouché, essoufflement, sifflements), prenez conseil auprès de votre médecin ou pharmacien.
    Recommandations en cas de pollution

Sur twitter suivez lecompte du ministère de la Transition écologique et solidaire

Pour en savoir plus, quelques sites de référence :

Source : https://www.gouvernement.fr/risques/pollution-de-l-air

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Accès à d’autres articles

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Traduction, compléments entre […] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 17
/07/2018

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http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Pollutions Air pollution is triggering diabetes in 3.2 million people each year French version.2

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