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"Lors d’une disparition massive sur une île, l’espèce du manchot royal s’est réduite d’un tiers : on ne sait pas ce qui est arrivé à ce qui était la plus grande des colonies de manchots royaux qui existait dans les années 1980" par Susan Milius

Traduction et compléments par Jacques Hallard
samedi 18 août 2018 par Milius Susan


ISIAS Ecologie
Lors d’une disparition massive sur une île, l’espèce du manchot royal s’est réduite d’un tiers : on ne sait pas ce qui est arrivé à ce qui était la plus grande des colonies de manchots royaux qui existait dans les années 1980
L’article d’origine de Susan Milius a été publié le 1er août 2018 par Science News, Animals, Conservation, Ecology sous le titre « With one island’s losses, the king penguin species shrinks by a third  » ; il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/one-islands-losses-king-penguin-species-shrinks-third?utm_source=email&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=latest-newsletter-v2

king penguins taken in 1982

La plus grande colonie de manchots royaux (montrée ci-dessus en 1982) avait alors 500.000 couples d’oiseaux reproducteurs par saison, mais les pertes récemment découvertes sont si grandes qu’elles pourraient affecter la totalité de la population de l’espèce. J.C. Stah.

Ce qui était autrefois le roi des colonies de manchots royaux a perdu 85 pour cent ou plus de ses grands oiseaux voyants depuis les années 1980, une baisse peut-être assez importante pour réduire d’un tiers la population totale de l’espèce.

Dans ses jours de gloire, une île appelée Île aux Cochons dans le sud de l’océan Indien, était classés comme la plus grande colonie de manchots royaux. Selon des vies prises par satellite, Henri Weimerskirch, spécialiste des oiseaux de mer, basé à l’Université de La Rochelle avec le CNRS, le Centre National de la Recherche Scientifique, indique que le nombre de couples nicheurs ou reproducteurs avait atteint un pic de 500.000 couples reproducteurs dans les années 1980. Une analyse par satellite de 2015 et une enquête par hélicoptère de 2016, respectivement, ont montré seulement 77.000 et 51.000 couples reproducteurs sur l’île, comme Weimerskirch et ses collègues le rapportent dans la revue scientifique Antarctic Science parue en août 2018.

L’Union internationale pour la conservation de la nature classe les manchots royaux dans la catégorie la moins préoccupante pour le risque d’extinction. Cela peut changer, dit Weimerskirch, ’puisque l’espèce a perdu près d’un tiers de sa population’.

Le deuxième plus grand des pingouins après les empereurs, Aptendodytes patagonicus peut densément se recroqueviller dans l’espace de reproduction à raison d’environ deux animaux par mètre carré. Weimerskirch dit que le panorama de tant d’oiseaux était autrefois ’à vous couper le souffle’, avec des crêtes sous-jacentes dans le terrain, créant l’illusion des vagues dans une mer de pingouins.

Quatre autres colonies de manchots royaux ont suivi différentes trajectoires démographiques, se contractant par mauvais temps en 1997, mais se rétablissant et se stabilisant, dit Weimerskirch. Tout ce qui ne va pas à l’île aux Cochons est probablement spécifique, dit-il. Les causes possibles incluent les effets de densité qui ont empêché la récupération d’une crise météorologique, les chats invasifs, les maladies ou les parasites. Mais les chercheurs - qui n’ont pas examiné la population de manchots en personne depuis 1982 - doivent visiter sur place pour résoudre le mystère de l’effondrement de la population de ces pingouins, dit Weimerskirch.

A map showing how the boundary of the largest king penguin colony has shrunk over time.

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LA COLONIE RÉTRACTABLE - Ces contours montrent que ce qui était autrefois la plus grande colonie de manchots royaux, sur l’île aux Cochons dans l’archipel de Crozet, s’est rétrécie au cours des trois dernières décennies. Le jaune montre l’étendue de la zone occupée par les manchots reproducteurs en 1982. Les lignes bleues (2005) et vertes (2015) montrent un rétrécissement du sol dénudé lorsque les plantes repoussent sur le sol sans manchots, comme le montre cette image satellite de 2015.

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a mapn showing where the breeding birds are located in relation to bare ground

Un espace à se répartir - Le contour orange montre que des masses de manchots royaux nicheurs n’occupent même pas tout le sol dénudé en vert dans cette image satellite de 2015, l’année la plus récente avec une bonne vue des lieux. Les données satellitaires nécessitent encore une vérification au sol.

Citations

H. Weimerskirch et al. Massive decline of the world’s largest king penguin colony at Ile aux Cochons, Crozet. Antarctic Science. Vol. 30, August 2018, p. 236. doi : 10.1017/S0954102018000226

Further Reading

K. Baggaley. Remote-controlled rover doesn’t spook penguins. Science News. Vol. 186, November 29, 2014, p. 16.

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Autres informations sur ce sujet

70 % des manchots royaux sont menacés de disparaître d’ici à la fin du siècle

Par Audrey Garric LE MONDE | 26.02.2018 à 17h01 • Mis à jour le 27.02.2018 à 06h39 – Photo - « En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante. On pensait que les manchots royaux connaissaient un sort plus enviable que celui de leurs cousins empereurs. Il n’en est rien. Une nouvelle étude parue dans Nature Climate Change, lundi 26 février, réalisée par des scientifiques internationaux, montre que 70 % de ces animaux évoluant autour de l’Antarctique, soit environ 1,1 million de couples reproducteurs, devront s’exiler vers le sud ou disparaîtront avant la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel ».

« Les espèces soumises au changement climatique réagissent le plus souvent en changeant d’habitat. Mais l’écosystème toujours plus fragmenté du manchot royal, sous l’effet de la hausse du thermomètre mondial, complique ses déplacements et menace sa survie. « Il n’existe qu’une poignée d’îles dans l’océan Austral, et très peu ont la capacité d’accueillir les gigantesques colonies que nous connaissons aujourd’hui », note Robin Cristofari, premier auteur de cette étude, ancien doctorant de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (CNRS-université de Strasbourg) et au Centre scientifique de Monaco ».

« Si des actions ne sont pas mises en place rapidement à l’échelle internationale pour endiguer le réchauffement climatique, réguler les pêcheries et protéger les zones refuges, nous craignons que la moitié de la population de manchots royaux ne disparaisse d’ici à 2050 ou 2060, prédit Céline Le Bohec, chargée de recherche à l’Institut Hubert-Curien et responsable du département de biologie polaire au centre scientifique de Monaco. Quelques juvéniles pourraient réussir à migrer, mais les adultes le feront moins facilement. »

Entre 300 et 500 kilomètres en été

Pour élever leur poussin durant plus d’un an, ces oiseaux au plumage noir et blanc et à la gorge jaune ont besoin de conditions bien particulières : une température fraîche (entre 4 et 8 °C l’été), des eaux continuellement libres de glace et de la terre ferme...

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Double hécatombe pour le manchot Adélie - Le Monde, le 10/08/2018 à 17h00

Les poussins d’une colonie proche de la base Dumont d’Urville, dans l’est de l’Antarctique, ont succombé en 2013-2014 puis en 2016-2017. Des catastrophes inédites, liées au changement climatique. Illustration. « Que s’est-il passé pour que la quasi-totalité des dizaines de milliers de poussins décèdent, ces deux années ? Le manchot Adélie vit en colonie sur les côtes antarctiques et ses îles voisines… » - ccès au document complet à la source : https://www.magazine-greenlife.com/news/info/ll3c.html

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Traduction, compléments entre […] et liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant –20/08/2017

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