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"Des cellules auxiliaires situées dans le cerveau jouent un rôle dans la mémorisation de la peur" par Bethany Brookshire

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 14 octobre 2018 par Brookshire Bethany


ISIAS Biologie
Des cellules auxiliaires situées dans le cerveau jouent un rôle dans la mémorisation de la peur : les astrocytes situés dans l’hippocampe peuvent envoyer des signaux qui favorisent les souvenirs d’un traumatisme
L’article d’origine de Bethany Brookshire a été publié le 15 novembre 2017 par Science News, Neuroscience, sous le titre « The brain’s helper cells have a hand in learning fear » ; il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/brain-helper-cells-astrocytes-learning-fear

NOUVEAU RÔLE - Une sorte de cellule cérébrale appelée un astrocyte (montré sur la photo ci-dessus) peut aider les cellules nerveuses de l’hippocampe à former des souvenirs traumatiques, comme le suggèrent les résultats d’une étude effectuée sur des rats. GerryShaw / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)/

[D’après Wikipédia : « Les astrocytes sont des cellules gliales du système nerveux central. Elles ont généralement une forme étoilée, d’où provient leur étymologie : Astro - étoile et cyte - cellule. Elles assurent une diversité de fonctions importantes, centrée sur le support et la protection des neurones. Ces cellules participent au maintien de la barrière hémato-encéphalique, régulent le flux sanguin, assurent l’approvisionnement en nutriments et le métabolisme énergétique du système nerveux, participent à la neurotransmission et maintiennent la balance ionique du milieu extracellulaire. Les astrocytes jouent également un rôle dans la défense immunitaire, la réparation et la cicatrisation du cerveau ou de la moelle épinière après une lésion3. Les recherches récentes révèlent la complexité et l’importance de cette population cellulaire. Les astrocytes sont capables d’assurer une certaine forme de communication, reposant sur des vagues intracellulaires de Ca2+, et peuvent également libérer certains neurotransmetteurs (appelés gliotransmetteurs). Cette forme de communication, que l’on croyait spécifique aux neurones, leur confèrerait un rôle beaucoup plus actif dans le fonctionnement du cerveau, notamment sur la plasticité des communications neuronales. Il a également été montré que certaines sous-populations d’astrocytes ont des propriétés de cellules souches neurales et sont à la source du mécanisme de neurogenèse adulte… » - Photo : Astrocyte étoilé1.Photo : Astrocyte isolé visualisé en microscopie confocale2. Source de l’article entier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Astrocyte ].

WASHINGTON, DC - Des cellules auxiliaires situées dans le cerveau viennent d’obtenir un une reconnaissance pour une nouvelle fonction : faire naître des souvenirs traumatiques.

En expérimentation animale, lorsque des rats subissent un traumatisme, les cellules de l’ Hippocampe (cerveau)– qui constitue un domaine important pour l’apprentissage - produisent des signaux d’inflammation, aident à créer une mémoire puissante. Mais la plupart de ces signaux ne proviennent pas des cellules nerveuses, ont rapporté les chercheurs le 15 novembre 2017 à la réunion de la ‘Society for Neuroscience’.

Au lieu de cela, plus de 90 pour cent d’une protéine clé de l’inflammation provient des astrocytes. Ce rôle dans la formation de la mémoire ajoute au répertoire de ces cellules en forme d’étoile, qui seraient responsables du maintien de cellules cérébrales plus importantes (SN Online : 8/4/15).

[Voir l’article « 695.15 / MM13 - Neuroimmune signaling in stress-enhanced fear learning, an animal model of post-traumatic stress disorder ». Add to Itinerary – 15//11/2017].

Ce travail pourrait fournir de nouvelles perspectives sur la façon dont le cerveau crée des souvenirs négatifs qui contribuent au syndrome de stress post-traumatique, [voir une note de l’INERM], a déclaré Meghan Jones, neuroscientifique à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, dans l’état de Caroline du Nord aux Etats-Unis. .

Meghan Jones et ses collègues ont donné aux rats une courte série de chocs douloureux , assez douloureux pour « les faire maudire », a-t-elle dit. Une semaine après cette expérience déchirante, les rats confrontés à un choc plus doux restèrent nerveux. Chez certains rats, Meghan Jones et ses collègues ont inhibé l’activité des astrocytes pendant le traumatisme initial, ce qui a empêché les cellules de libérer la protéine de l’inflammation. Ces rats ont gardé leur sang-froid face à un choc plus doux.

Ces résultats préliminaires montrent que les neurones reçoivent beaucoup d’aide pour créer des souvenirs douloureux. « C’est ce à quoi nous pensons dans le syndrome de stress post-traumatique », explique le neuroscientifique Georgia Hodes de ‘Virginia Tech ‘ à Blacksburg aux Etats-Unis. « Tout le monde a été concentré sur ce que font les neurones. [Ceci] montre l’effet important des cellules que nous pensions être seulement utiles positivement.

[Selon Wikipédia : « Le trouble de stress post-traumatique ou TSPT, aussi connu sous les termes de Syndrome de stress post-traumatique, SSPT, ou État de stress post-traumatique dans la (CIM10 - F43.1) (en anglais PTSD, pour Posttraumatic stress disorder) désigne un type de trouble anxieux sévère qui se manifeste à la suite d’une expérience vécue comme traumatisante avec une confrontation à des idées de mort1,2,3. Le trouble de stress post-traumatique est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l’intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (notamment accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat). Les capacités d’adaptation (comment faire face) du sujet sont débordées. La réaction immédiate à l’événement aura été traduite par une peur intense, par un sentiment d’impuissance ou par un sentiment d’horreur. Le TSPT est moins fréquent que la réponse aiguë au stress4… » Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_stress_post-traumatique ].

[Voir aussi « L’état de stress post traumatique (ESPT) » - Selon la CIM-10 : « une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée) exceptionnellement menaçant ou catastrophique qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus » entraine « une réponse différée ou prolongée » dont la conséquence est dans 15 à 35 % des cas selon la nature de l’événement traumatique et le vécu subjectif du sujet, un ESPT. L’ESPT qui peut s’accompagner de divers troubles comorbides qui sont parfois la seule manifestation clinique dont se plaint le patient qui ne fait pas le lien avec l’événement traumatique causal… » - Lire l’article complet sur ce site : http://www.institutdevictimologie.fr/trouble-psychotraumatique/espt_21.html ].

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Further Reading – Lectures complémentaires

L. Sanders. Gift-giving brain cells are lifeline to injured nerve cells. Science News Online, July 29, 2016.

L. Sanders. Astrocytes help speed up brain’s messages. Science News Online, August 4, 2015.

B. Bower. Till IL-6 Do Us Part : Elderly caregivers show harmful immune effect. Science News. Vol. 164, July 5, 2003, p. 5.

N. Seppa. Chronic stress can wreak havoc on the body. Science News. Vol. 187, March 7, 2015, p. 18.

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Traduction, compléments entre […] et liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 01/10/2018

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Fichier : ISIAS Biologie The brain’s helper cells have a hand in learning fear French version.2

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