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"Interrogations sur l’utilité de l’édition génomique pour l’amélioration rapide des plantes (dont les tomates) et sur les bénéficiaires de la profitabilité de ces nouvelles technologies de sélection avec CRISPR – Choix d’articles sur les aspects techniques, éthiques, financiers et politiques de CRISPR" par Jacques Hallard

dimanche 16 décembre 2018 par Hallard Jacques



ISIAS Génétique OGM
Interrogations sur l’utilité de l’édition génomique pour l’amélioration rapide des plantes (dont les tomates) et sur les bénéficiaires de la profitabilité de ces nouvelles technologies de sélection avec CRISPR – Choix d’articles sur les aspects techniques, éthiques, financiers et politiques de CRISPR
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 15/12/2018

Traficotons la génétique

Génétiquement modifié et plein de promesses dimanche 24 janvier 2016. In Le Blog qui nuit (très) grave -Michel Loiseau, dessinateur, photographe et graphiste dilettante de Dordogne

PLAN : Introduction (Re)découvrir CRISPR {{}}Sommaire Auteur




Introduction

Ce dossier propose tout d’abord de (Re)découvrir CRISPR, une technologie émergente qui trouve à la fois de puissants adeptes parmi les opérateurs économiques et de fermes opposants, d’une part, et qui soulève beaucoup de questions sur sa réelle utilité, sur les bénéficiaires de son exploitation commerciale et sur les défis qu’elle fait surgir en terme d’éthique dans la large panoplie de ses applications potentielles ou déjà opérationnelles, d’autre part.

Le Sommaireci-après contient une série de documents sélectionnés qui éclairent tout cela ! Avec, en prime, les Actualités Bayer Monsanto d’après Novéthic - Bonnes lectures !

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(Re)découvrir CRISPR

Définition préalable de CRISPR : « En génétique, CRISPR désigne « les ‘Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats’ (« Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées ») qui sont des familles de séquences répétées dans l’ADN. Une telle famille se caractérise par des séries de répétitions directes courtes (de 21 à 37 paires de bases) et régulièrement espacées par des séquences appelées « spacer », généralement uniques, de 20 à 40 paires de bases. Le système CRISPR-Cas9, d’abord utilisé pour typer des souches de bactéries est récemment devenu un outil de génie génétique à fort potentiel 1… »

On peut aussi se référer à la vidéo intitulée Crispr-cas9, le ’couteau suisse’ de la génétique – « Intervenir sur les gènes d’un embryon qui présente une anomalie, c’est possible. Les scientifiques ont développé un outil qui permet de remplacer un gène déficient : le CRISPR-Cas9, des ’ciseaux à découper l’ADN’. Ces manipulations génétiques soulèvent bon nombre de questions. En France, la loi sur la bioéthique encadre la recherche sur l’embryon et n’est autorisée que sous conditions très strictes. Ces questions se posent aussi en Allemagne où travaille Emmanuelle Charpentier, la scientifique française qui a mis au point ce nouveau procédé ».

CRISPR Cas9 : la dernière folie de la génétique - Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 19h51 par Sylvain Tronchet (Journaliste à la Direction Enquêtes & Investigation de Radio France @SylvainTronchet) - Vidéo de 36 minutes (« CRISPR Cas9 : la grande menace » ) - Document France Inter.- Illustration : CRISPR Cas9 > la dernière folie de la génétique © Getty / BSIP/UIG –

Les ’ciseaux à découper l’ADN’ suscitent d’immenses espoirs de traitement des maladies génétiques. Mais cette technologie inquiète aussi sérieusement les services de sécurité.

Le grand patron du renseignement américain a été le premier à tirer le signal d’alarme, en février 2016. Dans un rapport déclassifié par la CIA, James R. Clappera classé CRISPR Cas9 dans la catégorie des « armes de destruction massive » potentielles. Pour lui, cette technologie utilisée dans des milliers de laboratoires doit être considérée comme le programme nucléaire nord-coréen, les armes chimiques syriennes et les missiles de croisière russes !

Tout commence pourtant dans l’euphorie, en 2012, lorsqu’une Française, Emmanuelle Charpentier, et une Américaine, Jennifer Doudna, inventent les « ciseaux à découper l’ADN ». Ils sont alors présentés comme une avancée majeure de ce début de siècle. Ses co-découvreuses collectionnent les prix et son régulièrement annoncées pour un Nobel. Il faut dire que cette découverte pourrait permettre de traiter des cancers et des maladies génétiques jusqu’ici incurables.

CRISPR Cas9, c’est l’association d’un brin d’ARN (de l’ADN à une seule hélice) qui sert de guide à une enzyme (CAS9) permettant de couper, de remplacer, d’inactiver, de modifier le gène que l’on cherche à atteindre.

Explications de CRISPR Cas-9

Explications de CRISPR Cas-9 / Ask Media pour Le Parisien Magazine, Source : CNRS

La technique est plus précise, plus rapide et nettement moins chère que tout ce qu’on utilisait jusque-là. Elle s’est donc répandue comme une trainée de poudre : plus de 3000 laboratoires dans le monde utilisent cette technologie.

André Choulika, le créateur de Cellectis, une des entreprises françaises les plus innovantes du secteur, est très enthousiaste : « C’est fou ! L’édition de génome est une révolution qui va secouer la planète, à une profondeur dont on n’a même pas idée ».

André Choulika pense par exemple que l’on va pouvoir créer des espèces.

Aux Etats-Unis, on imagine déjà reconstituer des espèces disparues. George McDonald Churchde l’université de Harvard, affirme qu’il peut « ressusciter » un mammouth laineux. D’après lui, dans quelques années, on pourra récupérer de l’ADN dans les restes d’un mammouth congelé, et en le combinant à celui d’un éléphant d’Asie, on pourra faire revivre cette espèce disparue il y a 4.000 ans (sic).

Certains scientifiques ont déjà mis leurs idées en pratique sur des animaux. Une équipe chinoise a donné naissance à des chiens nés avec le double de leur masse musculaire habituelle.

Aux Etats-Unis, une entreprise du Minnesota a créée des vaches laitières sans cornes. De leur côté, des chercheurs californiens ont réussi à améliorer la vision chez des rats atteints d’une forme de cécité d’origine héréditaire. A chaque fois, l’utilisation de CRISPR Cas9 a été décisive.

Après les animaux, les laboratoires ne vont pas tarder à faire leurs premières applications à l’homme. En novembre 2016, une équipe chinoise a annoncé des premiers essais dans le cadre d’un traitement contre une forme de cancer. Une équipe britannique a quant à elle obtenu l’autorisation de mener des expériences sur des embryons humains. Mais pour l’instant, il s’agit de faire de la recherche : pas question de produire un « bébé génétiquement modifié ».

Autre secteur prometteur pour CRISPR Cas9 : l’agro-industrie. L’université de Pennsylvanie a mis au point un champignon de Paris qui ne brunit plus quand on le coupe. Agnès Ricroch, professeur à AgroParisTech, explique : « On a isolé le gène responsable du brunissement. C’est très intéressant parce que ça fait moins de gaspillage alimentaire ». Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires ont décidé que ce champignon ne serait pas considéré comme un OGM, car aucun gène n’a été « ajouté ». Ils ont donc autorisé pour sa mise sur le marché.

Mais en Europe, le débat fait rage et la question devrait être tranchée dans les mois qui viennent par la Cour de justice de l’Union Européenne. Plusieurs membres du

Haut Conseil des Biotechnologies (ouHaut-Conseil pour les biotechnologies) en France ont claqué la porte à la suite de la publication par le HCB d’un rapport soutenant que ces nouvelles plantes n’étaient pas des OGM. Pour l’un des démissionnaires, Yves Bertheau, directeur de recherches à l’INRA, ces végétaux modifiés en sont clairement.

Jean-Claude Ameisen, l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique, souligne un autre problème : ’Contrairement aux OGM actuels, on ne peut pas déceler la trace de la modification génétique avec ces nouvelles méthodes. Et donc comment rend-on identifiable ce qui n’est pas traçable ?’

En attendant que la justice Européenne règle la question du statut de ces plantes, les comités de bioéthique multiplient les réunions à l’échelle internationale. Pour Hervé Chneiweiss, le président du comité d’éthique de l’INSERM, « il faut un consensus mondial pour mieux connaître les effets délétères éventuels de ces techniques pour mieux les encadrer ».

Pour l’instant, la plupart des expériences menées sont des thérapies géniques classiques, telles qu’on les pratique depuis de nombreuses années. Mais ce qui inquiète, c’est l’éventuelle modification abusive du génome humain. Alain Fischer, de l’institut des maladies génétiques Imagine, explique : « Ce qui serait problématique, ce serait de modifier le patrimoine génétique germinal, qui est transmis à la descendance. Ce serait d’une certaine façon toucher au patrimoine génétique de l’humanité ».

Pour pouvoir rendre une modification transmissible, il faut intervenir aux premiers stades du développement de la vie. En avril 2015, une équipe chinoise a créé la polémique en modifiant sur des embryons un gène responsable d’une maladie du sang. Aucun n’a survécu, les embryons étant non-viables. Catherine Bourgain, (CNAM), généticienne et présidente de l’association Sciences citoyennes s’interroge : Peut-on autoriser la recherche sur l’embryon ? C’est entrer dans une mécanique qu’on a beaucoup de mal à contrôler une fois qu’elle est lancée.

Certaines expériences peuvent effectivement faire réfléchir, comme celle qui est menée dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Cette maladie qui fait encore 450.000 morts par an, est transmise par une espèce de moustique, l’anophèle. Eric Marois, chercheur à l’INSERM, explique : Grâce à CRISPR Cas9, on a enlevé un gène chez certains moustiques afin de les rendre résistants au paludisme. L’idée serait d’introduire dans la nature des anophèles modifiés et d’attendre qu’ils se reproduisent pour rendre toute la population mondiale résistante. Problème : c’est très long et aléatoire.

Mais là encore CRISPR Cas9 apporte la solution : le forçage génétique. Cette technique permet d’accélérer la diffusion d’une mutation génétique. Les moustiques génétiquement modifiés de l’INSERM pourraient donc coloniser la planète. Mais une équipe britannique envisage un autre scénario : créer des anophèles avec un gène récessif de stérilité, et les introduire dans la nature, ce qui entraînerait la disparition de l’espèce en quelques générations… et du paludisme. Eric Marois appelle à la prudence : « Il est quand même vertigineux de se dire que, pour la première fois, on est capable de modifier l’ensemble des individus d’une espèce à l’échelle de la planète. Je serais très prudent avec les approches d’éradication. Il faut d’abord s’assurer que l’espèce n’a pas un rôle essentiel dans l’écosystème ».

En décembre dernier, plus de 150 ONG internationales ont demandé un moratoire sur le forçage génétique.

https://www.google.fr/url?sa=t&...

Jennifer Doudnaexprime également ses craintes. Dans le magazine scientifique Nature, elle explique qu’un jeune doctorant a créé un virus qui, une fois respiré par des souris, provoque des mutations dans leurs poumons. Jennifer Doudna souligne qu’une minuscule erreur de conception aurait pu permettre que ce virus fonctionne aussi chez l’homme : « Il m’a semblé incroyablement effrayant qu’il y ait des étudiants qui travaillent sur une telle chose. Il est important que les gens commencent à comprendre ce que cette technologie peut faire ».

L’idée d’un moratoire n’est pourtant pas bien accueillie dans la communauté scientifique. Cécile Martinat, directrice de recherche à l’institut ISTEM, installé au Génopole d’Evry, y voit un frein potentiel à ses recherches sur les maladies génétiques : « A partir du moment où il y aura un moratoire, nous allons être très limités, et ce sont des Etats qui seront dans un contexte moins restrictif qui les utiliseront. Donc on n’empêchera pas à l’échelle internationale une dérive de ces outils. Il faut faire confiance aux scientifiques et arrêter de penser qu’on fait n’importe quoi ».

Mais cette technologie est en réalité déjà sortie des laboratoires. Pour 150 dollars, on peut acheter sur internet des « kits CRISPR » et modifier chez soi une bactérie grâce un mode d’emploi fourni. Les clients sont des bricoleurs de génome qui se nomment « biohackers ». Ce mouvement, né aux Etats-Unis où il compte des milliers d’adeptes, défend l’idée que l’on peut tous faire de la biologie dans son garage ou dans des « laboratoires participatifs ». Quitterie Largeteau, spécialiste française du biohacking explique : « Ces kits sont conçus pour être utilisés sans formation, comme une recette de cuisine. Mais ils ne permettent de faire que ce qui est prévu. Il y a un code d’éthique chez les biohackers. Personne ne travaille sur l’homme ou des organismes pathogènes ».

Et si cette technologie tombait dans des mains moins bien intentionnées ? Quelques mois après le rapport de James Clapper, les conseillers scientifiques de Barack Obama envisagent ouvertement l’utilisation de CRISPR Cas9 pour créer un virus d’un genre nouveau, mortel pour l’homme : « Surtout, insistent-ils, la menace biologique diffère des menaces nucléaires ou chimiques […] parce qu’elle requiert des ressources moins importantes et des équipements plus petits, comparables aux laboratoires ordinaires ».

Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, confirme : On voit mal comment on pourrait dénier à une organisation terroriste suffisamment puissante l’accès à ces techniques.

Dans son rapport, James Clapper fait aussi état des menaces qui pèsent sur l’économie. Sous couvert d’anonymat, un directeur de recherche français évoque un scénario envisagé : « Imaginez que quelqu’un modifie une pomme de terre pour la rendre toxique. Vous en introduisez quelques exemplaires sur le marché. Vous avez quelques victimes. En un mois, ce secteur économique s’effondre. »

En décembre 2015, la France met en place un Conseil national consultatif pour la biosécurité constitué d’experts. Un de ses membres confirme que CRISPR Cas9 fait partie de leurs préoccupations. Les services de renseignements surveillent ceux qui s’initieraient de manière trop poussées aux techniques de manipulation de génome. Le même directeur de recherche explique : ’La DGSI est très attentive aux doctorants que nous prenons dans nos labos. Une fois, on m’en a refusé un. En général, on ne vous dit pas pourquoi’.

Olivier Lepick estime qu’on « va aller vers un renforcement de ce type de surveillance. Le problème de ces technologies, c’est que leur détournement peut être envisagé de manière beaucoup plus évidente qu’il y a seulement une dizaine d’années ».

Au rythme où vont les nouvelles technologies, il y a donc de quoi s’inquiéter sur l’évolution des utilisations de CRISPR Cas9

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France Inter – Info, Culture, Humour, Musique -Enquête en partenariat avec ’Le Parisien Magazine’ et ’Aujourd’hui en France Magazine’ - Mots-clés : sciencesADNgénétique

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Source : https://www.franceinter.fr/sciences/crispr-cas9-la-grande-menace

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Sommaire

1. Avons-nous besoin des techniques très rapides comme l’édition du génome pour l’amélioration génétique de la tomate ?

2. La nouvelle domestication synthétique des tomates sauvages à l’aide de l’édition génomique

3. Testbiotech révèle qui veut gagner de l’argent avec les nouveaux gènes de la tomate

4. Calyxt : 19 nouveaux OGM « dans les tuyaux »

5. Nouvelles techniques de sélection des plantes : OGM ou pas OGM ? Par Loïc Chauveau 30.04.2016– Document « Sciences & Avenir’

6. PDF – Sur les nouvelles techniques d’amélioration des plantes

7. Sélection des plantes, une révolution en germe - Référence Science Actualités - Vidéo ajoutée le 30 juillet 2015.

8. Des légumes modifiés avec CRISPR-Cas9, cultivés, récoltés, et cuisinés pour la toute première fois - Jaesa13 septembre 2016– Diffusé par « iatranshumanisme.com’

9. Le moment est-il venu pour vous d’investir sur CRISPR ? Ecrit par Cécile Chevré 28 novembre 2016 – Document ‘Opportunités technos’

10. Notre conversation avec l’homme qui a aidé à développer CRISPR - Ecrit par redaction ‘Opportunités technos’ (« Investir dans le monde de demain ») 29 mars 2017 - Eoin Tracy

11. CRISPR insuffle une nouvelle vie dans l’amélioration des plantes – peut-il éviter la controverse sur les OGM ? Par Andrew Porterfield* - 27 Novembre 2017. Rédigé par Seppi. Diffusé par ‘geneticliteracyproject.org’

12. Le système CRISPR-Cas : un outil naturel d’amélioration - Les natures en questions - Philippe Horvath ‘DuPont Nutrition and Health’ - 20 octobre 2017 – Collège de France

13. Avec CRISPR/Cas9, comprendre et exploiter le nouveau savoir pour produire un riz plus productif - Par André Heitz (son site) samedi 9 juin 2018 – Document ‘Agoravox.fr’

14. Analyser les questions éthiques et politiques posées par l’édition du génome des végétaux - Mis à jour le 31/10/2018 - Publié le 28/03/2018 – Document ‘institut.inra.fr 

15. Une sélection d’articles postés sur le site ISIAS

16. Découvrir une sélection d’articles sur CRISPR à partir de ces sites postés sur ‘yonne lautre’

Actualités Bayer Monsanto 12/12/2018

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1.
Avons-nous besoin des techniques très rapides comme l’édition du génome pour l’amélioration génétique de la tomate ?Auteurs : Dr. Christoph Then und das Testbiotech-Team - 09/11/18 16:26

Message sous le titre : ’Testbiotech e.V.’ Brauchen wir die „schnellste Gen-Tomate der Welt“ ?

Dans un article publié dans un appel d’octobre 2018 autour de 75 experts, des plantes utilisant les nouvelles techniques de génie génétique (ou comme il est dit : « une amélioration de précision ») ont été génétiquement modifiées dans leur exemption de la réglementation relative au génie génétique de l’Union Européenne.

L’argument : l’édition génomique ne présenterait pas de risque significatif et la technologie ne constituerait pas une alternative pour sécuriser le régime. Ce faisant, ils s’opposent à un récent arrêt de la Cour de justice européenne pris en juillet 2018.

A la différence suggérée dans la déclaration, de nombreuses institutions de recherche ne fonctionnent pas contre les intérêts des grandes entreprises de génie génétique et pour une recherche libre, mais souvent pour un partenaire de l’industrie et peuvent même gagner sur les semences brevetées, par exemple par les revenus sur des licences.

Si, en fait, il s’agissait principalement de facteurs tels que l’adaptation au changement climatique, il faudrait aussi se demander quelles autres méthodes de sélection et quels progrès existent déjà. En fait, on trouverait alors qu’il existe des alternatives et que la sélection ne doit pas être complètement réinventée. La diversité génétique n’est en aucun cas un inconvénient.

On ne lui demande pas non plus si, comme l’a déclaré la Cour européenne, s’il existe de bonnes raisons de réglementer le nouveau génie génétique. Celles-ci sont évidentes. Avec les nouvelles méthodes, même des changements radicaux peuvent être apportés si aucun gène supplémentaire n’est inséré. Par exemple, en octobre 2018, il a été signalé que la méthode CRISPR avait permis d’effectuer plusieurs modifications génétiques sur les tomates. Ainsi, dans un court laps de temps, du matériel génétique de donneurs sauvages d’une tomate qui porte de petits fruits, produit des plantes qui ressemblent à celles obtenues par les méthodes conventionnelles après de nombreuses années de travaux, avec de grosses tomates. Bien qu’aucun gène supplémentaire n’ait été introduit, les effets sur la croissance, la taille et les ingrédients sont énormes. Le résultat pourrait être appelé ’la tomate à gène le plus rapide au monde’.

Comme nous le savons tous, une augmentation de la vitesse nécessite plus, et non pas moins de contrôles et de tests. Que ces tomates ressemblent uniquement à des plantes cultivées de manière traditionnelle ou qu’elles soient réellement aussi sûres, ne peut être clarifié que par des examens approfondis.

Conclusion : si vous voulez amener les plantes et les animaux qui ont été génétiquement modifiés en utilisant les nouvelles méthodes de génie génétique, sans évaluation obligatoire des risques et de l’identification sur le marché, c’est probablement que vous n’êtes pas intéressé en premier lieu par des connaissances de base et donc à une démarche scientifique, mais plutôt que vote intérêt porte sur des applications spécifiques et leur marketing et leur mise en marché. Cette démarche n’agit pas dans l’intérêt du grand public, mais poursuit des intérêts particuliers. Nous défendons donc une recherche indépendante sur les risques !

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Herzlichen Dank für Ihre Unterstützung ! - Merci pour votre soutien ! -
Dr. Christoph Then und das Testbiotech-Team

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Source : ’Testbiotech e.V.’

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2.
La nouvelle domestication synthétique des tomates sauvages à l’aide de l’édition génomique - Article : Published : 01 October 2018 sous le titre : De novo domestication of wild tomato using genome editing - Auteurs : Agustin Zsögön et Tomáš Čermák, Emmanuel Rezende Naves, Marcela Morato Notini, Kai H. Edel, Stefan Weinl, Luciano Freschi, Daniel F Voytas, Jörg Kudla et Lázaro Eustáquio Pereira Peres -Nature Biotechnology | Download Citation - © 2018 Springer Nature Publishing AG

Résumé

La production de rendements et de productivité1 au cours des millénaires1 a entraîné une réduction de la diversité génétique. En conséquence, des traits bénéfiques d’espèces sauvages, tels que la résistance aux maladies et la tolérance au stress, ont été perdus2. Nous avons mis au point une stratégie d’ingénierie du génome CRISPR – Cas9 afin de combiner des caractéristiques souhaitables du point de vue agronomique avec des caractéristiques utiles présentes dans les lignées sauvages. Nous rapportons que l’édition de six loci importants pour le rendement et la productivité des lignées de tomates actuelles a permis la domestication de novo de Solanum pimpinellifolium sauvage. La morphologie de S. pimpinellifolium a été modifiée, de même que la taille, le nombre et la valeur nutritionnelle des fruits. Comparées à la société mère sauvage, nos lignes artificielles ont une taille multipliée par trois et un nombre de fruits décuplé. En particulier, l’accumulation de lycopène dans les fruits est améliorée de 500% par rapport à S. lycopersicum, largement cultivé. Nos résultats ouvrent la voie aux programmes de sélection moléculaire pour exploiter la diversité génétique présente dans les plantes sauvages.

Source : https://www.nature.com/articles/nbt.4272

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3.
Testbiotech révèle qui veut gagner de l’argent avec les nouveaux gènes de la tomate

Message de ’Testbiotech e.V.’ en date du 04/12/18 17:15 sous le titre : Testbiotech deckt auf : Wer an den neuen Gen-Tomaten verdienen will

Chers supporters de Testbiotech,

Au début du mois de novembre 2018, nous avons rendu compte - avec de nombreux grands médias tels que la Süddeutsche Zeitung - de la ’tomate à gène le plus rapide au monde’. Avec l’aide des ciseaux à gènes CRISPR, les scientifiques ont réussi en très peu de temps, ce qui aurait été possible ou impossible avec la sélection conventionnelle conduite sur des décennies : de minuscules fruits de plantes arbustives sont devenus capables de produire des tomates qui ressemblent à celles que nous mangeons aujourd’hui. En outre, les nouvelles tomates génétiquement modifiées devraient contenir une concentration beaucoup plus élevée de nutriments favorables à la santé.

Tout simplement un bon nouveau gène de la tomate, sans risque et au profit des consommateurs ?

’Notre projet n’est pas la recherche du profit, mais le bénéfice pour le consommateur’, a déclaré en octobre 2018 l’un des scientifiques de la Süddeutsche Zeitung.

Ce qui n’est pas dans le post : Les scientifiques américains impliqués dans la publication n’ont pas seulement déposé de nombreux brevets sur des plantes qui ont été manipulées avec de nouvelles méthodes de génie génétique dans leur matériel génétique. Ils ont également des liens étroits avec la société américaine Calyxt, qui commercialisera prochainement le premier soja génétiquement modifié dans son ADN afin de modifier sa teneur en huile.

[Selon Wikipédia, Calyxt (précédemment ‘Cellectis plant sciences’) est une société implantée à New Brighton (Minnesota) aux États-Unis et développe des produits alimentaires plus sains. Calyxt [filiale de Cellectis] a conçu une plateforme d’amélioration de la valeur agronomique et de la qualité des cultures, à destination des industries agricoles et alimentaires…].

[Voir aussi un article sur les activités de la société Calyxt : Calyxt : 19 nouveaux OGM « dans les tuyaux » Par Eric MEUNIER - Date de publication : 27 avril 2018 – Document « Inf’OGM »].

Daniel Voytas a notamment déposé des dizaines de brevets sur le génie génétique et les plantes manipulées dans le domaine du nouveau génie génétique - une pièce pour l’Université du Minnesota, une pièce pour Calyxt / Cellectis. Le fait que Daniel Voytas joue un rôle important dans le développement du nouveau gène de la tomate est attesté par le fait qu’en 2016, il a participé à une publication sur les modifications géniques multiples de la tomate sur laquelle reposent les expériences actuelles.

Daniel Voytas n’est pas seulement un scientifique mais il est aussi un homme d’affaires : il est l’un des fondateurs de Calyxt et il y joue un rôle de leader scientifique. Au cours des derniers mois, il a gagné de l’argent avec les actions de sa société Calyxt : il a vendu des actions de la société pour un montant d’environ 350.000 dollars US.

Les médias, qui ne relatent pas ces antécédents liés à la nouvelle tomate issue du génie génétique, courent le risque de devenir des annonceurs d’intérêts commerciaux. Et même le ‘Bundesministerium für Bildung und Forschung’ (BMBF), le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche, qui a encouragé le développement des tomates avec des fonds publics, doit se demander qui bénéficiera de tels projets.

Merci pour votre intérêt, votre engagement et votre soutien ! - Christoph Then et l’équipe de Testbiotech.

Pour faire un don maintenant  : Spendenkonto : GLS Gemeinschaftsbank Konto-Nr. 8218235300 - BLZ 43060967 - IBAN : DE71 4306 0967 8218 2353 00
BIC : GENODEM1GLS

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Source : ’Testbiotech e.V.’

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4.
Calyxt : 19 nouveaux OGM « dans les tuyaux » Par Eric MEUNIER - Date de publication : 27 avril 2018 – Document « Inf’OGM » - version PDF

Depuis quelques années, l’arrivée des nouveaux OGM modifie le paysage commercial du secteur des biotechnologies. L’entreprise Calyxt, anciennement ‘Cellectis Plant Science’, est devenue un acteur incontournable, bien que son avancée sur le terrain commercial des biotechnologies soit assez discrète. Récemment, cette entreprise a obtenu le feu vert aux États-Unis pour la mise en culture de quelques-unes de ses nouvelles plantes génétiquement modifiées.

Le 20 mars 2018, le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a considéré que le blé génétiquement modifié (GM) par transgénèse mis au point par Calyxt pouvait être commercialisé sans que la mise en culture et le transport ne fassent l’objet de mesures d’encadrement réglementaire [1]. Une étape obligatoire en attendant les réponses des ministères de l’Alimentation (FDA) et de l’Environnement (EPA). Mais ce blé n’était pas le premier blé GM a obtenir un tel feu vert (voir encadré ci-dessous). Et Calyxt n’en était pas à sa première plante génétiquement modifiée.

Calyxt commercialisera-t-elle le premier blé GM ?

Un an et demi plus tôt, en novembre 2016, Calyxt avait déjà reçu de l’USDA une réponse similaire pour un autre blé modifié génétiquement pour tolérer le mildiou [2]. La technique utilisée par Calyxt est la même, à savoir un transgène qui code une protéine, appelée Talen, qui coupe l’ADN. Cette protéine va couper l’ADN du blé de manière à enlever certaines briques du génome (des nucléotides). Et là encore, impossible de savoir quelle séquence génétique a été coupée. Le ministère s’en est remis à la bonne foi de l’entreprise pour conclure qu’aucune modification non intentionnelle n’était présente et qu’aucun transgène ou bout de transgène ne subsistait dans le blé destiné à la commercialisation. Donc que, selon les nouveaux principes qu’il a récemment adoptés, ce blé n’avait pas à être évalué, ni réglementé.

Mais, chose étonnante, le ministère de l’Alimentation (FDA) ne fait état d’aucune demande de Calyxt concernant ces deux blés, ni d’aucune autre plante de Calyxt d’ailleurs. De son côté, le ministère de l’Environnement n’a également été saisi d’aucun dossier par l’entreprise alors même que les plantes incorporant leur propre moyen de « protection » (blé tolérant le mildiou par exemple) doivent passer devant ce ministère. L’utilisation commerciale prévue pour ces blés n’est pas détaillée par Calyxt dans ses lettres au ministère. Mais on peut penser qu’un blé « amélioré » sur le plan nutritif devrait avoir pour destination l’alimentation humaine et/ou animale par exemple. Et donc passer devant la FDA. Interrogée par Inf’OGM, Calyxt ne nous a pas répondu sur ses intentions de soumettre ou non les dossiers de ces plantes génétiquement modifiées à ces deux ministères…

La suite de cet article est à trouver dans les sous-titres suivants à lire à la source :

Le blé GM, bilan non exhaustif !

D’autres plantes dans les tiroirs, dont d’autres blés

Un même principe, plusieurs plantes GM

Une plante GM de Calyxt commercialisée en 2018 ?

Inf’OGM - Veille citoyenne sur les OGM et les semences -Qui sommes-nous ? Inf’OGM est une association loi 1901 née en 1999. Elle publie de l’information indépendante et critique sur les OGM, les biotechnologies et les semences. - Actions Mission et valeurs Qui nous finance ?Equipe et Conseil d’Administration Rapports d’activités et financiers Contact Plan du site Boutique Mentions légales > A découvrir à la source ci-dessous. L’aire de rien

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Source : https://www.infogm.org/6546-calyxt-19-nouveaux-ogm-dans-les-tuyaux

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5.
Nouvelles techniques de sélection des plantes : OGM ou pas OGM ? Par Loïc Chauveau le 30.04.2016 à 14h00, mis à jour le 30.04.2016 à 14h00 – Document « Sciences & Avenir’ - Photo - Epi de maïs Philippe Huguen/AFP

Les variétés de plantes créées grâce aux nouvelles techniques permises par les progrès de la génomique doivent-elles être considérées comme des OGM ? Le débat, vif, perturbe le Haut Conseil des biotechnologies. Le point en 5 questions.

L’onde de choc de la démission de 7 ONG du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), le 13 avril 2016, ne cesse de se faire ressentir. Source de leur colère : un projet d’avis favorable aux nouvelles techniques de sélection des plantes (NPBT, selon le sigle de l’anglais new plant breeding technics) émis par le conseil scientifique du HCB qui n’a pas pris en compte les commentaires défavorables d’un de ses propres membres. Ce scientifique, Yves Bertheau, directeur de recherche INRA au Muséum national d’histoire naturelle, a également démissionné. La France n’est pas le seul pays à tenter de donner un statut à ces techniques issues d’un séquençage de l’ADN plus rapide et moins cher. Les États-Unis revoient eux aussi leur réglementation et l’Union européenne tarde à émettre un avis juridique sur la question. L’enjeu ? Classer ou non les variétés culturales issues de ces techniques dans la catégorie des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Les points abordés dans cet article :
1. Quelles sont les nouvelles techniques de sélection des plantes (NPBT) ?
2. Quelles questions scientifiques posent les NPBT ?
3. Qu’espèrent les semenciers des NPBT ?
4. Que redoutent les opposants des NPBT ?
5. Quelles agriculture pour demain ?

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Source de l’article complet : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/agriculture/nouvelles-techniques-de-selection-des-plantes-ogm-ou-pas-ogm_18301

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6.
PDF SUR les nouvelles techniques d’amélioration génétique des plantes 11 -

https://www.cirad.fr/en/content/download/12740/.../2/.../Avis-11-Comite-Ethique.pdf L’édition de génome CRISPR-Cas 9 en recherche… la place dans l’amélioration des plantes… - [Si ça coince pour ouvrir ce PDF > taper là-dessus ! et faites OK : c’est du sérieux et du sûr, ça vient du ‘Comité consultatif commun d’éthique Inra-Cirad-Ifremer !]

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7.
Sélection des plantes, une révolution en germe - Référence Science Actualités - Vidéo ajoutée le 30 juillet 2015.

La sélection des plantes fait intervenir aujourd’hui les dernières technologies de la génétique. Parmi elles, CRISPR qui promet de modifier avec une extrême précision le génome de n’importe quel organisme vivant. Le point sur ces avancées avec Agnès Ricroch, professeur de Génétique évolutive et amélioration des plantes à AgroParisTech, et Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint agriculture de l’Inra.

Catégorie : Science et technologie

Source : https://www.youtube.com/watch?v=lR2A7DyoZ28

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8.
Des légumes modifiés avec CRISPR-Cas9, cultivés, récoltés, et cuisinés pour la toute première fois - Jaesa13 septembre 2016– Diffusé par ‘iatranshumanisme.com’ - Photo - A plate Tagliatelle with CRISPRy fried vegetables ; source : http://www.blogg.umu.se/forskarbloggen/2016/09/future-garden-plants-are-here-a-diary-from-the-first-crispr-edited-plants-in-the-world/

Pour la toute première fois, à priori, des plantes modifiées par l’intervention des « ciseaux génétiques » CRISPR-Cas9, ont été cultivées, récoltées, et cuisinées. Stefan Jansson, Professeur à la Plant Cell and Molecular Biology at Umeå University, a servi des pâtes cuisinées avec des légumes « CRISPR » à un reporter de la radio. Bien que le repas n’ait pu nourrir que deux personnes, ce fut tout de même un premier pas vers une science du futur capable de fournir aux agriculteurs et aux consommateurs du Monde entier, des végétaux sains, de belle allure et rustiques.

CRISPR (Clustered regularly interspaced short palindromic repeats) - Cas9 est un nom compliqué pour un moyen simple, mais ciblé, de modifier les gènes d’un organisme. La découverte décisive a été publiée en 2012 par des chercheurs de la Umeå University, et le « couteau suisse de l’ingénierie génétique » devrait changer le Monde. Avec CRISPR-Cas9, les chercheurs peuvent soit remplacer un des milliards de nucléotides présents dans le génome d’un organisme (i.e. le bagage génétique complet contenu dans l’ADN) ou ôter de courts segments, de la même façon que lorsque l’on rédige un texte au moyen d’un logiciel de traitement de texte. Cette technologie s’appelle « modification génétique » ou « modification du génome ».

En agriculture, le problème n’est pas, pour les chercheurs, de créer des plantes participant à une meilleure gestion durable des terrains, mais plutôt d’évaluer à partir de quand cela pourra être appliqué concrètement. Est-ce que les végétaux modifiés via CRISPR-Cas9 seront assujettis à la même législation que les OGM ou pas ? S’ils devaient l’être, il serait alors illégal de cultiver ces végétaux dans de nombreux endroits du Monde. Dans le cas contraire, leur culture sera laissée à la discrétion de chaque agriculteur – comme pour les autres plantes.

L’Union Européenne ne s’est pas prononcée sur ce sujet, mais en novembre 2015, le Swedish Board of Agriculture a interprété la loi selon laquelle si seul un fragment d’ADN a été ôté, et qu’aucun « ADN étranger » n’a été inséré, l’organisme résultant de cette manipulation n’est pas considéré comme un OGM (Organisme Génétiquement Modifié). Ce qui autorise la culture de la plante en question sans permission préalable. Au printemps 2016, les autorités américaines ont déclaré qu’elles donnaient leur accord. L’organisme en question était un champignon qui avait perdu le segment d’ADN lui conférant sa couleur brune. Cela ouvre de nouveaux champs d’application de cette technologie pour développer de nouveaux végétaux à l’avenir.

Cet été, des plantes modifiées par CRISPR-Cas9 – selon une méthode qui ne les assimile pas à des OGM – ont, pour la toute première fois, reçu l’autorisation d’être cultivées hors d’un laboratoire. C’est véritablement inédit en Europe, et ce, même si de telles démarches ont été réalisées secrètement dans d’autres pays. Dans le cas qui nous intéresse, l’expérience a porté sur du chou, et l’émission de jardinage « Odla med P1 » de Radio Sweden a pris part à la récolte qui a permis de réaliser pour la toute première fois un plat à base de plante modifiée par CRISPR-Cas9. Ce premier plat concocté avec ce légume CRISPR n’était autre que des « Tagliatelles aux légumes CRISPRy frits ».

“Les plantes-CRISPR en question ont été cultivés dans une rehausse de palette à l’extérieur d’Umeå au Nord de la Suède, et n’étaient ni particulièrement différentes ni plus belles que d’autres plantes », déclare le botaniste Stefan Jansson. Mais elles représentent une nouvelle étape, à la fois pour l’agriculture, dans le cadre des avancées scientifiques qui pourront être appliquées à de nouvelles espèces végétales, mais aussi, à plus ou moins long terme, dans ce qu’elles seront mises à la disposition des agriculteurs à travers le Monde. Autrement dit : un repas pour l’avenir.

Traduction Virginie Bouetel - Press Release from Umeå University, Live mint, Phys.org

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https://www.google.fr/url?sa=t&...

Transhumanisme et Intelligence Artificielle -Transhumanisme définition : Le transhumanisme est un mouvement radical qui favorise la transformation de la condition humaine. Le transhumanisme cherche à développer les possibilités techniques qui nous permettrons de surmonter nos limites biologiques par les progrès technologiques. Le site iatranshumanisme.com est un lieu d’échanges et de discussions. Nous bâtissons un espace porteur de réflexions.

Source : https://iatranshumanisme.com/2016/09/13/des-legumes-modifies-avec-crispr-cas9-cultives-recoltes-et-cuisines-pour-la-toute-premiere-fois/

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9.
Le moment est-il venu pour vous d’investir sur CRISPR ? Ecrit par Cécile Chevré 28 novembre 2016 – Document ‘Opportunités technos’ (« Investir dans le monde de demain ») – Photo

Comme je vous le disais la semaine dernière, la Chine vient de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents en lançant les premiers essais cliniques sur des patients humains d’une thérapie reposant sur CRISPR, relançant une compétition entre équipes de recherche et pays qui n’est pas qu’une pure création des médias. Il faut dire que les enjeux qui se cachent derrière cette technologie d’édition génomique sont énormes.
Ils sont tout d’abord scientifiques. CRISPR, en offrant la possibilité d’intervenir facilement au sein même de l’ADN, ouvre une infinité de possibilités thérapeutiques. Les pistes les plus prometteuses portent actuellement sur la réparation des gènes – et donc un espoir contre les maladies génétiques –, en oncologie et dans la lutte contre les virus et les bactéries. Et ce n’est qu’un début : à plus long terme, on peut très bien imaginer, par exemple, réparer notre ADN et empêcher nos cellules de vieillir.

Comme nous l’avons vu la semaine dernière, CRISPR va aussi permettre de créer de nouvelles générations de végétaux et de semences, plus résistantes, plus nutritives ou plus productives. C’est la raison pour laquelle Monsanto mise tant sur cette technologie.
L’ampleur des enjeux financiers est à la hauteur de ces possibilités biotechnologiques et thérapeutiques. L’argent afflue vers les équipes utilisant CRISPR, et tout particulièrement vers les biotech spécialisées dans le domaine.

Un exemple parmi d’autres : la fondation Bill et Melinda Gates finance à hauteur de 75 millions de dollars les recherches d’une équipe britannique contre le paludisme. Cette équipe travaille sur une des voies les plus prometteuses : celle du “gene drive appliquée à des populations de moustiques modifiés via CRISPR pour soit éliminer les moustiques femelles, soit supprimer le gène qui permet à ces insectes de transmettre le paludisme.
De manière plus générale, l’édition génomique attire les investisseurs et les investissements. Selon le Boston Consulting Group, depuis 2014, c’est plus d’un milliard de dollars en capital-risque qui a afflué vers les entreprises du secteur.

Emergence d’une nouvelle génération de biotech estampillées CRISPR

Depuis début 2016, trois biotech spécialisées dans le développement de thérapies utilisant CRISPR sont entrées en Bourse : Editas, Intellia Therapeutics et CRISPR Therapeutics. Une autre société, Caribou Biosciences demeure pour l’instant privée, même si une possible IPO et régulièrement évoquée. Derrière ces quatre sociétés se trouvent en fait trois noms bien connus des amateurs d’actualité scientifique : Jennifer Doudna, Emmanuelle Charpentier et Feng Zhang. Tous trois sont considérés comme les découvreurs de CRISPR-Cas9, mais c’est bien sûr bien plus compliqué que cela.

Je l’avais déjà évoqué dans une précédente ‘Quotidienne’ : la découverte de CRISPR fait aujourd’hui l’objet d’une homérique bataille légale entre les trois chercheurs susnommés et plusieurs universités. D’un côté, Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier, soutenue par l’université de Californie à Berkeley et l’université de Vienne. De l’autre, Feng Zhang avec, derrière lui, le Broad Institute et le MIT. Des poids lourds donc.
Pour résumer rapidement les enjeux, Doudna et Charpentier sont les premières à avoir démontré que CRISRP-Cas9 pouvait être utilisé pour découper des gènes et les remplacer. Zhang a quant à lui axé ses travaux sur l’application de cette technique pour l’édition génomique. En outre le Broad Institute et le MIT sont les premiers à avoir déposé des brevets sur CRISPR, et ce même si l’antériorité des travaux de Doudna et Charpentier est reconnue par (presque) tout le monde. Doudna et Charpentier contestent donc les brevets attribués à Zhang et aux instituts qui le soutiennent. La bataille juridique est lancée, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, et personne ne peut encore prédire comment elle se terminera. Aux dernières nouvelles (qui datent d’octobre), l’Office européen des brevets pencherait en faveur de Zhang mais, je vous le disais, rien n’est réglé.

Or c’est un énorme problème car la survie des quatre biotech que je vous citais plus haut dépend en très grande partie de l’issue de ces batailles légales. Editas a ainsi été fondé par Zhang et Doudna avant que celle-ci claque la porte (à cause de ces fameux problèmes de brevets) et rejoigne Caribou Biosciences.

Caribou Biosciences a ensuite créé une autre biotech, Intellia Therapeutics, qui est chargée d’exploiter, fabriquer et commercialiser les recherches et découvertes menées par Caribou en matière de thérapies reposant sur CRISPR. Quant à Emmanuelle Charpentier, elle a participé à la création de CRISPR Therapeutics.

Avancées de la recherche et concurrence acharnée

Sacré bazar. Pour ne rien arranger, toutes ces biotech se concentrent sur des domaines de recherches assez proches. Assez logiquement, elles tentent chacune de développer des thérapies destinées à des maladies génétiques qui ne nécessitent que de petites modifications génétiques.

Editas s’est ainsi fait une spécialité de certaines cécités génétiques rares – dont l’amaurose congénitale de Leber. CRISPR Therapeutics et Editas travaillent sur la mucoviscidose, la maladie de Duchenne (DMD) et la drépanocytose (une maladie génétique caractérisée par des globules rouges en forme de faucille). CRISPR Therapeutics s’intéressent en outre à l’hémophilie.

De plus, Elles travaillent toutes sur des thérapies contre le cancer utilisant des lymphocytes T modifiés – des thérapies très semblables à celles développées par l’université du Sichuan. Dans le domaine, les biotech CRISPR doivent également affronter la concurrence des autre biotech spécialisées dans l’immunothérapies, et qui développent presque leurs propres bataillons de super-lymphocytes T.

Les traitements développés par Editas, Intellia ou CRISPR Therapeutics n’en sont en général qu’aux premiers stades des essais, ceux des tests in vitro ou sur les animaux. Seule exception : Editas prévoit le lancement d’un essai clinique de Phase I (donc sur des humains) pour un traitement contre l’amaurose congénitale de Leber. Dans tous les cas, aucun des traitements développés par ces biotech n’atteindra le marché avant plusieurs années, et peut-être même pas avant une décennie.

Les prémices de leurs recherches suscitent malgré tout un énorme intérêt de la part des investisseurs, mais aussi des grandes pharmas. Celles-ci se sont penchées sur le berceau CRISPR et investissent lourdement dans les biotech du secteur. Quelques exemples : en octobre 2015, CRISPR Therapeutics a conclu un contrat de collaboration avec Vertex Pharmaceuticals pour 105 millions de dollars et, en décembre 2015, annonçait la création d’une joint-venture avec Bayer dans laquelle le géant allemand a prévu d’investir 335 millions de dollars. Intellia peut quant à elle se vanter d’avoir attiré l’attention de Novartis pour le développement de plusieurs traitements.

Et boursièrement ?

Trois introductions en Bourse en 2016 – celle d’Editas (en février), d’Intellia (en mai) et de CRISPR Therapeutics (en octobre) –, trois véritables événements boursiers. L’IPO a permis à Editas de lever 94,4 millions de dollars, 108 millions pour Intellia et un peu plus de 90 millions pour CRISPR Therapeutics. Pas mal du tout pour des entreprises qui n’affichent que des pertes et sont de loin de la phase de commercialisation.
Ces introductions, et tout particulièrement celle d’Editas, ont même suscité un intérêt démesuré. Clôturant autour de 18,20 dollars après sa première journée de cotation, le cours d’Editas s’est ensuite envolé de 130%, flirtant avec les 42 dollars en avril 2016. Depuis, l’emballement boursier s’est un peu calmé, le cours est repassé sous les 16 dollars et perd 14% depuis son introduction.

Le destin d’Intellia est très similaire : le cours s’est envolé de 33% après son IPO en mai 2016… pour ensuite perdre 23% par rapport à son premier cours de clôture.
Seule CRISPR Therapeutics échappe pour l’instant à cette petite malédiction – il faut dire que son IPO est récente – et gagne 34% depuis mi-octobre.

Comment expliquer ce relatif désamour pour les valeurs CRISPR ? Premièrement, il faut bien le reconnaître, par un certain effet de “bulle médiatique”. La découverte de cette technologie d’édition génomique a fait la Une de nombreux médias ces dernières années. Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier sont pressenties pour un prix Nobel de médecine, et quelle autre récente découverte scientifique a suscité autant d’espoirs, de craintes, de fantasmes et de débat ?

Sentant l’argent, les investisseurs se sont précipités sur Editas, première biotech spécialisée dans l’utilisation thérapeutique de CRISPR, qui s’est jetée dans le grand bain de la cotation. Bis repetita, même si dans une moindre mesure, avec l’IPO d’Intellia quelques mois plus tard.

Puis ce fut la phase de déception. Je soupçonne les investisseurs d’avoir enfin pris le temps de jeter un oeil aux pipelines de développement d’Editas et Intellia, et de s’être rendus compte qu’aucun traitement n’atteindrait les marchés avant plusieurs longues années. Les biotech sont souvent des paris à long terme, CRISPR l’est encore plus.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Un pari à long terme et un pari particulièrement risqué. Il y a bien sûr le risque inhérent aux biotech et au hasardeux développement de nouveaux médicaments (le taux d’échec atteint 90% en moyenne). A cela il faut ajouter notre relative inexpérience en matière de CRISPR et, surtout, la guerre des brevets qui est loin d’être réglée et dont l’issue pourrait être sanglante pour le cours des biotech concernées. Vous l’aurez compris, aussi prometteuse soit-elle, la technologie CRISPR est un pari risqué pour les investisseurs particuliers. Deux solutions s’offrent à vous si vous ne voulez pas passer à côté de la révolution de l’édition génomique :
– répartir les risques en investissant (peu) sur Intellia, Editas et CRISPR Therapeutics. Chacune dispose d’atouts à faire valoir dans cette frénésie qui entoure CRISPR.
– miser sur une autre technologie d’édition génomique qui a l’énorme mérite d’avoir déjà fait ses preuves sur des patients humains… et de n’être l’enjeu d’aucune bataille juridique.

[NDLR : La meilleure des biotech spécialisées dans l’édition génomique ? Selon Ray Blanco, c’est une valeur française, et c’est ce qu’il vous explique dansNewTech Insider]

Cécile Chevré (Photo) - Cécile Chevré est journaliste depuis une dizaine d’années. Elle s’intéresse à tous les secteurs de l’économie qui sont en mouvement, des nouvelles technologies aux matières premières en passant par les biotech. Elle rédige chaque jour la ‘Quotidienne de la Croissance’, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance, ainsi que les Marchés en 5 Minutes.

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Source : https://opportunites-technos.com/moment-venu-investir-crispr/

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10.
Notre conversation avec l’homme qui a aidé à développer CRISPR

Ecrit par redaction ‘Opportunités technos’ (« Investir dans le monde de demain ») 29 mars 2017 - Eoin Tracy

Illustration - Nous avons publié lundi la première partie de notre entretien avec George Church, professeur de génétique à l’école de médecine de Harvard. Il est l’un des acteurs du développement de la technologie CRISPR, qui est sans doute la découverte la plus importante dans le domaine des biotechnologies dans ce siècle.

En avril, des scientifiques chinois ont annoncé avoir édité les gènes d’embryons non-viables. En novembre, des chercheurs britanniques ont dit avoir réussi à traiter une fillette d’un an atteinte de leucémie en utilisant des lymphocytes T modifiés génétiquement. Selon vous, ces nouvelles vont-elles dans le bon sens ?

Vous parlez de deux choses différentes. [Pour ce qui est de] l’édition des lymphocytes T, l’édition peut servir à traiter des patients atteints du SIDA, de leucémies ou de divers cancers. On peut faire en sorte que les lymphocytes T injectés semblent moins étrangers pour limiter les rejets et leur permettre de faire leur travail : tuer le cancer.
Je pense que c’est sans doute une assez bonne nouvelle. Des vies peuvent être sauvées. Mais il faut attendre le feu-vert de la FDA, comme pour tous les autres traitements.
En somme, il faut faire preuve du même niveau de précaution que d’habitude. Il n’est pas nécessaire de faire passer de nouvelle loi. Il suffit de s’assurer que les traitements contre la leucémie sont testés. Il ne faut pas se précipiter.

Pour ce qui est des travaux chinois, beaucoup s’interrogent sur leur légalité. Ils sont parfaitement légaux dans la plupart des pays du monde, notamment aux Etats-Unis ou en Angleterre. Ils n’ont rien fait qui sorte de l’ordinaire. Ils ont utilisé des embryons triploïdes, qui sont pour ainsi dire un déchet de la médecine reproductive, mais ils auraient pu utiliser des embryons diploïdes. Il n’est cependant pas légal d’appliquer une nouvelle technologie médicale dans la population générale sans autorisation du gouvernement.

On décrit parfois la Chine comme ayant des réglementations très tolérantes, peu strictes. Ce n’est pas le cas. Les réglementations chinoises ne sont pas floues. Je ne comprends pas comment les gens peuvent s’imaginer le contraire. Ils ont mis fin à toutes les recherches génétiques dans le pays entier en un claquement de doigts, ce qui serait quasi-impossible dans d’autres pays. Cela concerne l’analyse génétique, et pas seulement la thérapie génique. La Chine est tout sauf un Etat laxiste.

Votre question est de savoir si l’on va dans le bon sens. Là encore, il faut se demander spécifiquement : qu’essayons-nous de guérir ? On peut penser que les chercheurs souhaitent traiter ou, mieux encore, prévenir nombre de maladies dont nous avons parlé.
Nous l’avons dit : la modification des spermatozoïdes pour lutter contre la maladie de Tay-Sachs, qui tue des enfants de quatre ans et peut provoquer des dommages psychologiques considérables dans les familles touchées, semble être une bonne méthode pour diminuer le nombre d’interruptions médicales de grossesse et améliorer la santé des enfants.

Vous avez parlé plus tôt de la controverse concernant le développement de la technologie CRISPR-Cas9 : qui y est parvenu en premier ? Vous avez contribué de manière significative à ce développement, mais vous n’êtes pas le nom le plus souvent cité. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Mon groupe a obtenu un certain nombre de brevets sur la technologie CRISPR. Nous avons été l’une des trois premières équipes en position. Je suis content que nous ne soyons pas impliqués dans le litige. Personne ne remet nos brevets en question, ce qui pourrait vouloir dire que notre valeur ajoutée est reconnue et unique.
Deux autres groupes sont impliqués : celui de Jennifer Doudna, et celui de Feng Zhang. Jennifer a trouvé un moyen de découper l’ADN et apporté des preuves dans un système sans cellules, avant d’émettre une hypothèse quant au fonctionnement possible dans les cellules humaines.

Ensuite, notre groupe et celui de Feng Zhang ont montré comment utiliser cette technique pour une édition génomique précise, c’est à dire comment procéder à des recombinaisons homologues. Au final, veut-on récompenser un protocole prophétique mais qui n’a pas été mené à son terme, ou le protocole en tant que tel, qui aboutit à une édition génomique précise ?

Au moment de la publication de tous les articles concernés, en janvier 2013 – tous les groupes ont publié le même mois – un seul groupe avait été en mesure d’effectuer des recombinaisons homologues sur des cellules souches humaines : le nôtre. Et un seul groupe avait l’ARN guide qui s’est avéré être celui utilisé par tous : le nôtre.
Le groupe de Feng Zhang avait effectué des recombinaisons homologues et de l’édition génomique précise sur les cellules humaines, mais n’avait pas encore modifié de cellules souches, ni développé le bon ARN guide.

Le groupe de Jennifer n’a fait que des découpes, sans recombinaison homologues, et n’avait pas le premier ARN guide, je le répète. C’est ce qui a été prouvé publiquement à l’époque.

Dans la plupart des domaines, de nombreuses inventions sont nécessaires à la pratique – la pratique dans des conditions réelles. Ce domaine-ci ne fera sans doute pas exception. Nous avons déjà obtenu certains [brevets] qui ne sont pas contestés, ceux-ci seront précieux.

Pour faire un téléphone mobile, il faut des milliers de brevets. Ce brevet [CRISPR] attire tous les regards, mais je ne pense pas que son impact financier sera énorme. Il se pourrait que je me trompe.

Les trois entreprises qui se sont lancées dans la thérapie génique sont toutes basées à Cambridge (dans le Massachussetts), et elles n’interfèrent pas vraiment les unes avec les autres. La question est entièrement académique et ne fait que diviser différentes universités.

Il y a d’autres entreprises qui fournissent des outils, et des entreprises qui fournissent des greffes, comme eGenesis ; aucune d’entre elles ne semble s’inquiéter particulièrement de cette tempête dans un verre d’eau.

Les différentes universités sont donc à la lutte pour une question de prestige ?

Non, je pense que c’est inexact. Le bureau des brevets a effectué une procédure formelle. Les universités lui répondent. Ce ne sont pas des universités, ni des gens, qui se traînent mutuellement en justice : le bureau des brevets dit simplement : je vois qu’il y a des interférences, deux articles ont été publiés à peu près en même temps. L’un, plus prédictif, était un peu en avance sur l’autre, qui était le premier à mettre la technologie en pratique. Nous allons devoir prendre une décision… Je pense qu’au final, chaque groupe obtiendra un brevet, et des droits.

Il y a souvent de petits conflits pour déterminer qui a eu l’idée en premier. L’un dit “j’y ai pensé, mais je ne l’ai pas fait”, l’autre “je l’ai fait, et j’ai dû affiner la technique pour que le tout fonctionne.” Au final, les deux seront récompensés dans une certaine mesure.
Actuellement, la question est de savoir qui a déposé le brevet en premier. C’est ainsi que les choses se déroulent dans le reste du monde, et ce depuis un certain nombre d’années… les Etats-Unis ont rattrapé les autres pays à peu près au moment de la publication des articles.

Vous dites que les bénéfices financiers seront minimes pour les différents groupes ?

Je pense que le secteur connaîtra une croissance exceptionnelle. Beaucoup de richesse sera créée par ces petites entreprises de Cambridge. Mais je ne pense pas qu’elles se mettent mutuellement des bâtons dans les roues. Pour l’instant, pour autant que nous sachions, elles ne travaillent pas sur les mêmes thèmes.

Le véritable objectif d’un brevet, c’est d’obtenir un monopole limité sur le ou les produits que vous fabriquez. Je ne pense pas que ces différents candidats fabriquent le même produit. Même si elles créent des milliards de dollars de valeur, si chacune des trois entreprises met au point une dizaine de produits différents et qu’aucun de ces produits ne fait double-emploi avec un autre, il n’y aura pas de procès, peu importe les brevets obtenus ou non.

Avez-vous d’autres projets en cours au laboratoire Church ? Il me semble que vous cherchez aussi à prolonger la vie humaine ?

Oui… enfin l’idée est plutôt de renverser le processus du vieillissement. Le problème est d’obtenir une autorisation de la FDA pour cette idée d’un prolongement de la vie. Si vous souhaitez pouvoir écrire, sur l’emballage de votre traitement “prolonge la vie de 20 ans”, il faudra effectuer une étude sur 20 ans. Par contre, il est possible d’obtenir des preuves de la réversibilité du vieillissement sur des animaux puis sur des humains en quelques semaines – en prouvant une amélioration du tonus musculaire, du temps de réaction, de la cognition etc…

Les exemples de rajeunissement ne sont pas rares dans des expérimentations animales, avec des résultats assez convaincants. Il en existe sans doute d’autres que je ne connais pas. Nous choisissons d’utiliser la thérapie génique parce que c’est une méthode dont l’efficacité-coût est supérieure entre l’idée et le traitement. Si vous avez une idée et que vous savez quels sont les gènes impliqués, vous pouvez développer un traitement. Les essais précliniques sont en cours sur les animaux pour des dizaines d’entre eux.

Vous expliquez que le vieillissement humain est l’une des premières causes de maladies. Etant donné que votre principal objectif est de lutter contre la maladie, lutter contre le vieillissement est une manière facile d’y parvenir.

Oui. Dans les pays industrialisés, environ 90% des gens meurent de maladies qui n’affectent pas les moins de 20 ans. Dans les pays en développement, le problème est légèrement différent : les gene drives pourraient y être utiles pour lutter contre le paludisme et d’autres grandes maladies. Mais au-delà des différences régionales, le monde dans son ensemble est en train de s’industrialiser : il y a donc de plus en plus de gens qui meurent de maladies liées au vieillissement. Avant de mourir et après leur retraite, ces personnes consomment des quantités immenses de ressources, ce qui pourrait devenir un poids énorme pour une population mondiale qui, en moyenne, vieillit.

Y a-t-il d’autres projets en cours au Church Lab dont nous devrions être au courant ? Historiquement, nous sommes aussi acteurs d’une autre révolution : celle qui consiste à déchiffrer l’ADN. Ce que les gens oublient parfois, c’est que tous ces traitements –génétiques et autres –dépendent de plus en plus de notre capacité à déchiffrer nos génomes.

Les plus optimistes affirmaient que cette révolution allait prendre entre six décennies et six siècles. En réalité, cela n’a pris que six ans. Comme l’évolution du CRISPR, qui est aujourd’hui en marche depuis trois ans, la nouvelle génération du séquençage génétique, une autre révolution, a pris environ six ans : mon entreprise vient de l’annoncer, il faut aujourd’hui 199 $ pour une analyse complète du génome et un conseil génétique, contre trois milliards de dollars au départ. Il ne s’agit pas de données brutes, mais bien de leur interprétation.

Les choses continueront probablement sur cette voie, et cette technologie s’appliquera sans doute à la connaissance de l’environnement, des virus, et des organismes vivants. Nous ne savons pas si une toux ou un éternuement donné est hautement pathogène ou complètement non-pathogène. Cette révolution analytique pourrait être aussi importante, voire plus importante que les usages thérapeutiques dont nous sommes en train de parler.

Un article a été publié dans The Economist à votre sujet en 2014 : il avait pour titre “Bienvenue dans mon génome”. Vous aviez rendu votre génome public, et vous permettiez à tout un chacun d’aller y farfouiller… Comment se passe le projet, et avez-vous pu convaincre beaucoup de personnes de faire preuve d’autant de générosité ?

Beaucoup de nos projets visent à fournir une feuille de route. Peu importe qui est couvert de gloire, qui obtient les financements. Nous voulons simplement montrer ce qui est possible. Depuis 10 ans maintenant, nous luttons pour défendre cette idée de partage des données – non seulement avec les personnes qui ont donné leur temps et leur dossier médical en tant que patient, mais aussi avec le monde entier.

Si toute la population mondiale avait son génome dans un coffre à la maison, personne n’en bénéficierait. L’idée de partager ces informations semblait étrange il y a 10 ans, mais elle est aujourd’hui d’utilité générale.

Quel que soit l’état d’avancement du Personal Genome Project en lui-même (il s’est aujourd’hui étendu au monde entier, et à de nombreux pays comme le Canada, l’Angleterre, la Corée, l’Autriche etc.), ce qui compte ce sont les conséquences qu’il a eues sur la recherche médicale dans son ensemble : le partage est aujourd’hui devenu la norme, alors qu’il était jusque-là l’exception.

C’est extrêmement important, car c’est ce qui nous permettra de déterminer les connexions entre les gènes, les environnements et les traits, ce qui nous aidera à obtenir une meilleure médecine préventive pour tous. Plutôt que d’attendre et de réagir en cas de métastase, par exemple, nous allons trouver de plus en plus de méthodes permettant d’éviter entièrement le développement du cancer.

La plupart des gens ne meurent pas du cancer. Nous aimerions faire en sorte que plus personne ne développe jamais de cancer plutôt que de dire aux personnes affectées “nous avons un traitement qui coûte plusieurs milliers de dollars et qui sera capable de prolonger votre vie dans des conditions terribles pendant deux ou trois mois supplémentaires.” C’est pourtant sur ce genre de traitements que la plupart des recherches oncologiques se concentrent, et que la plupart des fonds sont investis. Nous devons nous pencher sur les corrélations et sur les causes dans la population.

Vous êtes fondateur ou co-fondateur de nombreuses entreprises. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Il y en a environ neuf qui seront lancées cette année et 12 (selon leurs performances) qui en sont à la phase de l’incubateur. Nous avons un excellent incubateur à Harvard, le Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering. Il aide à prendre un bon départ sans trop avoir à s’inquiéter du soutien financier. Il est possible de tester des idées, et puis de se lancer dans le calme.

Parmi les entreprises entièrement lancées, on compte Warp Drive Bio, qui fabrique des produits chimiques à petites molécules qui ont évolué dans la nature, dans la guerre entre les bactéries et les champignons, mais peuvent être utilisés pour lutter contre diverses maladies humaines.

Editas vient d’entrer en Bourse – elle fournit des traitements utilisant l’édition génomique pour toute une gamme de maladies humaines, infectieuses ou héréditaires.

Etes-vous également co-fondateur d’Editas ?

Oui. Jennifer Doudna et moi-même tentions de cofonder une entreprise d’édition génomique. Nous avons recruté trois cofondateurs supplémentaires. J’ai aussi travaillé avec elle sur Caribou, qui a ensuite cofondé Intelia, qui est la deuxième des trois entreprises basées à Cambridge.

Avez-vous des intérêts financiers dans ces entreprises ?

Oui, chez Intelia, Editas et Warp Drive Bio… en réalité, dans toutes les entreprises que j’ai fondées. Je prends beaucoup de précautions pour être transparent en matière de conflits d’intérêt : tout est dit clairement sur mon site web, dans mes discours et dans mes articles.

Il semble que la technologie génétique pourrait être un avantage immense pour l’humanité. Ce que je retire de notre conversation aujourd’hui est que nous devons faire preuve de prudence, mais en tirer le maximum. Dans l’ensemble, c’est un progrès.

Oui. Je ne pense pas que nous devrions assouplir nos protocoles pour les tests de sécurité et d’efficacité, mais je suis d’accord avec tout ce que vous avez dit. Faire preuve de prudence, comme nous l’avons toujours ou presque toujours fait, et nous concentrer sur la prévention si possible, parce que c’est vraiment là que l’impact peut être le plus important.

[NDLR : Le potentiel de l’édition génomique vous attend… dans NewTech Insider. Dans cette lettre d’investissement dédiée aux nouvelles technologies, Ray Blanco a sélectionné une biotech qui a développé une technologie unique d’édition génomique. Une technologie qui a déjà fait ses preuves en guérissant des patients humains et qui pourrait bientôt être autorisée en Europe et aux Etats-Unis. N’attendez pas trop pour la découvrir… dans NewTech Insider].

‘Opportunités Technos’ Résultat de recherche d’images pour ’opportunités technos’- Source : https://opportunites-technos.com/homme-developper-crispr/

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11.
CRISPR insuffle une nouvelle vie dans l’amélioration des plantes – peut-il éviter la controverse sur les OGM ? Par Andrew Porterfield* - 27 Novembre 2017. Rédigé par Seppi. Diffusé par ‘geneticliteracyproject.org’ #CRISPR, #Andrew Porterfield, #Agriculture biologique

Photo - Selon l’USDA, la récolte américaine de blé de cette année a été la plus faible depuis 15 ans. Les raisons vont des prix bas et du temps humide du printemps aux maladies et aux ravageurs. Mais certains producteurs lorgnent vers les techniques précises d’édition de gènes et la perspective de cultiver des blés plus résistants et plus efficaces.

Pendant ce temps, la maladie bactérienne du riz causée par Xanthomonas oryzae décime les cultures en Asie et en Afrique. Lors d’une récente conférence à San Diego, les sélectionneurs se sont penchés sur la recherche utilisant des techniques d’édition génétique pour rendre le riz moins sensible au pathogène, sans introduire de gènes provenant d’autres organismes.

Depuis que les humains ont décidé de se sédentariser et de produire leur nourriture, ils ont cultivé des plantes et choisi celles qui avaient les caractéristiques les plus désirables. L’amélioration des plantes a ensuite été réalisée grâce à une gamme de techniques, y compris l’élémentaire « planter et sélectionner », la mutagenèse dirigée, le transfert de germoplasme de plantes sauvages aux plantes cultivées, et les combinaisons transgéniques qui nous ont donné des cultures modernes résistantes à des herbicides. Mais maintenant, la nouvelle édition des gènes grâce à CRISPR offre la perspective de changer radicalement la façon dont nous améliorons les plantes.

CRISPR - Abréviation de « Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats  » (courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées), ces séquences d’ADN naturelles mais excentriques sont utilisées par les bactéries pour combattre la maladie, et elles sont maintenant étudiées pour leur capacité à créer de nouveaux caractères chez les plantes. Mais, comme pour toute nouvelle technologie, il y a quelques difficultés qui peuvent bloquer son utilisation commerciale – et il en est qui ne sont pas dues à un activisme « anti ». Illustration.

Mais l’industrie agroalimentaire préférerait ne pas prendre de risques avec une technologie qui ne s’est pas encore retrouvée dans des produits disponible sur le marché. Plus précisément, elle aimerait que les avantages de la technologie CRISPR échappent aux obstacles issus de l’opinion publique et de la réglementation qui ont ralenti l’acceptation des applications de la transgénèse aux plantes, aux cultures et aux aliments, et des « OGM ».

À cette fin, des membres de l’industrie agroalimentaire (comme le US Pork Board, Monsanto, Syngenta et Bayer) ont créé la Coalition for Responsible Gene Editing in Agriculture (coalition pour une édition responsable des gènes dans l’agriculture). Cette organisation espère susciter un meilleur débat avec les consommateurs, parler de la nourriture et de CRISPR, et établir la confiance entre les consommateurs et les producteurs de produis alimentaires. « Si les gens vous font confiance, la science n’a pas d’importance. Si les gens ne vous font pas confiance, la science compte », a récemment déclaré Charlie Arnot, PDG du Center for Food Integrity et chef de la coalition, à Harvest Public Media.

Du point de vue de la réglementation, jusqu’à présent, l’USDA adopte une approche non interventionniste à l’égard des plantes et d’autres produits qui ont été modifiés au moyen de CRISPR. En réponse à un champignon dont le brunissement a été retardé par CRISPR, l’agence a déclaré qu’elle ne réglementerait pas les produits développés par CRISPR parce qu’il n’y a pas de matériel génétique étranger dans les aliments. La FDA, quant à elle, a déclaré qu’elle continuera à examiner les aliments pour déterminer si le produit final est sûr…

Certains groupes qui se sont opposés aux OGM et aux transgéniques ont également émis des mises en garde au sujet de CRISPR. Doug Gurian-Sherman, directeur de l’agriculture durable au Center for Food Safety, a averti que « nous sommes fermement convaincus que cette technologie doit encore être réglementée, à mesure que nous en apprenons plus sur elle. Peut-être qu’à un moment donné, ce ne sera plus nécessaire, mais c’est toujours une nouvelle technologie.  »

Alors qu’aucun produit n’a été présenté à la FDA pour approbation, plusieurs recherches sont en cours :

Francisco Barro, biologiste végétal à l’Institut pour l’Agriculture Durable de Cordoue, en Espagne, et son équipe utilisent CRISPR pour éliminer les gènes du blé responsables des gliadines, la partie du gluten la plus impliquée dans la maladie cœliaque chez les personnes sensibles. Pour la protéine de gliadine, il y a 45 copies du gène qui cause des problèmes ; jusqu’à présent, l’équipe de Barro en a éliminé 35.

AddGene, une société basée à Cambridge, Massachusetts, qui fabrique et stocke des plasmides pour les chercheurs, a récemment commencé à construire des plasmides CRISPR pour un large éventail d’utilisations. L’entreprise affirme avoir traité plus de 95.000 demandes de structures CRISPR et d’assistance.

Les sélectionneurs de tomates ont longtemps été déçus quand ils combinaient deux caractères (individuellement) bénéfiques, l’un qui stimule la production de fruits et l’autre qui élimine une « jointure » dans les bouquets de tomates, ce qui facilite la récolte. Mais la combinaison des deux caractères par des méthodes traditionnelles produit des plantes qui se ramifient de manière désordonnée, ce qui réduit les rendements. Le généticien Zachary Lippman du Laboratoire de Cold Spring Harbor a trouvé que CRISPR pourrait bloquer les gènes spécifiques responsables de ce comportement.

Le marché des outils et produits de recherche CRISPR continue d’augmenter, mais les scientifiques se méfient toujours des effets hors cible. La technique, bien que précise, peut parfois faire des coupes précises dans les mauvaises parties du génome, assez pour (au moins pour l’instant) contrecarrer sa capacité à générer des produits thérapeutiques.

En biologie végétale, cependant, ces effets hors cible pourraient être moins problématiques. Comme l’a montré l’étude gliadine/gluten ci-dessus, les génomes des plantes ont de nombreux gènes redondants, de sorte que de nombreux gènes doivent être éliminés pour bloquer accidentellement une voie produisant un caractère particulier. Déployer CRISPR sur plusieurs familles de gènes peut augmenter le risque d’effets hors cible, mais les chercheurs ont constaté que très peu ou pas d’effets hors cible se produisent dans les plantes. Cela pourrait être dû au fait que les plantes utilisent une recombinaison non homologue, ce qui ne nécessite pas d’appariements de terminaisons d’ADN structurellement identiques, contrairement aux animaux qui réparent les cassures de l’ADN par des recombinaisons homologues, selon Cara Soyars, une étudiante diplômée de l’Université de Caroline du Nord qui travaille sur la sélection à l’aide de CRISPR.

Il y a aussi, avec CRISPR-Cas9, la question persistante de la différence entre couper un gène pour l’éditer, et changer une paire de bases ou ajouter de l’ADN. Il est plus facile de couper, et ajouter des paires de bases est encore difficile. Récemment, des chercheurs ont introduit des méthodes qui permettent de changer des paires de bases individuelles sans couper, de sorte que les progrès se poursuivent pour étendre les applications efficaces de cette nouvelle technique.

CRISPR a pris d’assaut le monde de la recherche au cours des dernières années. L’extension de cette tempête à l’amélioration des plantes dépendra de la science, mais aussi de l’acceptation publique et réglementaire.

* Andrew Porterfield est un auteur, éditeur et consultant en communication pour des institutions universitaires, des entreprises et des organismes sans but lucratif du domaine des sciences de la vie. Biographie. Suivez-le @AMPorterfield sur Twitter. Theme : Classical © 2012 - Hébergé par Overblog.

Source : https://geneticliteracyproject.org/2017/11/21/crispr-breathing-new-life-crop-breeding-can-avoid-gmo-controversy/?mc_cid=0b51d1b46a&amp ;mc_eid=afcdb5c221

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12.
Le système CRISPR-Cas : un outil naturel d’amélioration - Les natures en questions - Philippe Horvath ‘DuPont Nutrition and Health’ - 20 octobre 2017 2:30 pm - Symposium Amphithéâtre Marguerite de Navarre - Marcelin Berthelot - Media available in French only - Download the video - Download the audio - Les natures en questions - Source : https://www.college-de-france.fr/site/en-colloque-2017/symposium-2017-10-20-14h30.htm

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13.
Avec CRISPR/Cas9, comprendre et exploiter le nouveau savoir pour produire un riz plus productif - Par André Heitz (son site) samedi 9 juin 2018 – Document ‘Agoravox.fr’

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Déchiffrer le génome d’une plante, étudier son métabolisme en « éteignant » un à un des gènes précis avec CRISPR/Cas9 et construire sur cette base des plantes plus performantes (ici pour le rendement) offre des perspectives d’amélioration importantes. Saurons-nous les saisir en Europe ?

Une équipe de chercheurs de l’Université Purdue et de l’Académie des Sciences de la Chine a publié le 21 mai 2018 un article au titre aride, « Mutations in a subfamily of abscisic acid receptor genes promote rice growth and productivity  » (des mutations dans une sous-famille de gènes de récepteurs de l’acide abscissique promeuvent la croissance et la productivité du riz), dans PNAS, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

L’équipe menée par Jian-Kang Zhu, professeur à Purdue et directeur du Centre de Shanghai pour la Biologie du Stress chez les Plantes, a utilisé la technologie d’édition des gènes CRISPR/Cas9 pour introduire des mutations dans 13 gènes associés à une phytohormone, l’acide abscissique, connue pour jouer un rôle dans la tolérance des plantes au stress et l’inhibition de la croissance.

Rappelons que CRISPR/Cas9 est une technologie dont la mise au point doit beaucoup à l’Américaine Jennifer Doudna et la Française Emmanuelle Charpentier (expatriée... l’atmosphère n’étant pas propice à cette forme de recherche en France). Elle permet notamment d’introduire une mutation ponctuelle, ciblée, dans un gène.

https://www.agoravox.fr/local/cache...

(Source)

De telles mutations se produisent naturellement. Elles ont sans nul doute contribué, au fil du temps, à transformer des plantes sauvages pour donner les plantes cultivées que nous connaissons aujourd’hui. Un exemple particulier est le maïs, ce « monstre » botanique issu de l’humble téosinte et qui ne survit que grâce à l’Homme.

https://www.agoravox.fr/local/cache...

(Source)

Mais la probabilité que se produisent, simultanément ou dans un court laps de temps, les mutations de l’équipe sino-américaine est infime, voire nulle. Les riz obtenus par l’équipe représentent donc un paradoxe : ils sont conformes à ce que la nature peut produire en théorie, mais en pratique c’est virtuellement impossible.

C’est un paradoxe qui obscurcit le débat sur la génétique moderne en Europe, et particulièrement en France : l’activisme anti-progrès refuse le côté « identique aux mutations naturelles » (même les mutations induites, pratiquées depuis quelque 80 ans, sont maintenant contestées) et veut priver la société des outils qui permettent de surmonter l’impossibilité pratique.

De même, on peut en théorie obtenir ces riz par sélection « classique », toutefois assistée par les outils modernes de la génomique qui permettent de « lire » et décrypter les gènes : il « suffit » – c’est un bien grand mot en l’occurrence – de cribler les riz pour trouver ceux qui comportent les mutations désirées, puis de les croiser pour en obtenir un qui les comporte toutes. La tâche est colossale, virtuellement impossible.

CRISPR/Cas9 permet de faire tout cela au laboratoire. Il « suffit » alors – ici, c’est un mot qui convient parfaitement – de tester les riz sur le terrain pour voir ce que cela donne.

Et justement... l’équipe sino-américaine a trouvé une variété de riz dont la tolérance au stress n’était guère modifiée, mais dont le rendement a été augmenté de 25 % dans un essai à Shanghai et 31 % dans l’île de Hainan.

L’équipe a « éteint » – réduit au silence ou « désactivé » – des suites de gènes qui augmentent la tolérance aux stress abiotiques comme la sécheresse et la salinité du sol. Seriez-vous inquiets par le mot « éteint » ? Les personnes du groupe sanguin O- ont deux gènes « éteints » – ceux qui produisent chez les autres les antigènes A ou B, et le facteur Rhésus +.

Le caractère remarquable des travaux de l’équipe de Jian-Kang Zhu tient au fait que les plantes ont développé des redondances, particulièrement pour les caractères liés à la survie. Éteindre un gène de la famille PYL n’a donc que peu d’effets sur la tolérance au stress ou la croissance, les gènes restants prenant le relais. Mais l’équipe a trouvé une bonne combinaison de gènes réduits au silence qui garantit une bonne tolérance à la plante mais réduit l’inhibition de la croissance.

Faisons une petite digression pour souligner l’intérêt des nouvelles techniques pour les consommateurs : Francisco Barro, biologiste végétal à l’Institut pour l’Agriculture Durable de Cordoue, en Espagne, et son équipe utilisent CRISPR pour éliminer les gènes du blé responsables des gliadines, la partie du gluten la plus impliquée dans la maladie cœliaque chez les personnes sensibles. Il y a 45 copies du gène qui cause des problèmes dans le blé ; jusqu’à présent, l’équipe de Barro en a éliminé 35. C’est là une illustration du potentiel des nouvelles techniques d’édition des gènes au service des consommateurs : un jour – que nous espérons proche – les personnes atteintes par la maladie cœliaque pourront retrouver le goût du vrai pain de blé.

Mais retour au riz. Les chercheurs vont maintenant éditer la même combinaison prometteuse de gènes dans des variétés d’usage courant pour voir si, après transformation, elles présentent la même combinaison de résistance au stress préservée et de rendement amélioré.

C’est ainsi que fonctionnent la science et la technologie – suivies du développement économique et social. Imaginez l’impact social et économique des nouvelles variétés, particulièrement dans les pays dont le riz est l’aliment de base : une nouvelle Révolution Verte.

Il ne faut bien sûr pas – encore – rêver. Même si le succès n’est pas au rendez-vous, l’équipe sino-américaine aura fait progresser la science, les connaissances, et suscité d’autres recherches.

Quant à nous, en Europe, nous regardons passer ce train. Nos politiques tergiversent sur la question de savoir s’ils vont réglementer les plantes issues des nouvelles techniques d’édition des gènes comme des OGM – ce qui les condamne irrémédiablement à l’inexistence (sauf du fait des importations) – ou s’ils vont prendre leur courage à deux mains et faire face à l’activisme et l’idéologie des « OGM cachés ».

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Source : https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/avec-crispr-cas9-comprendre-et-204873

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14.
Analyser les questions éthiques et politiques posées par l’édition du génome des végétaux - Mis à jour le 31/10/2018 - Publié le 28/03/2018 – Document ‘institut.inra.fr » - Mots-clés : agroécologie- éthique- CRISPR-Cas9- NPBT- mutagenèse- Ilustration

L’édition du génome et son utilisation pour l’amélioration des plantes soulèvent des enjeux éthiques et politiques jusqu’à présent peu discutés. Le comité d’éthique Inra-Cirad-Ifremer s’est livré, dans son 11e avis, à un exercice de défrichement de ces questions, éclairé par l’analyse des systèmes de valeurs et des représentations symboliques qui sous-tendent la diversité des enjeux identifiés. Ses réflexions s’appuient sur l’exemple du système d’édition CRISPR-Cas9.

Parmi les nouvelles techniques d’amélioration des plantes (NPBT pourNew Plant Breeding Techniques), l’édition du génome permet d’effectuer des modifications précises et ciblées du génome en quelques jours. Depuis des millénaires, le génome des plantes cultivées est façonné par les longs processus de domestication, par les croisements et sélections récurrentes réalisés par les agriculteurs pour adapter les populations végétales à leurs besoins, en s’appuyant sur la diversité des caractères exprimés dans l’espèce ou les espèces voisines. Au siècle dernier, les techniques de multiplicationin vitro, de mutagénèse, puis de transgénèse ont ouvert de nouvelles possibilités. Dans les années 2000 émergent les NPBT. Plus précis, rapide, facile à mettre en œuvre et moins onéreux, le système CRISPR-Cas9 a été choisi par le Comité d’éthique comme point focal de ses réflexions, dans la mesure où il permet de penser de manière concrète le déploiement de ces nouvelles techniques. Il permet d’inactiver un gène – qui ne s’exprimera donc plus dans la plante – de modifier précisément un gène ou encore d’en insérer un nouveau, qui peut soit provenir d’un autre organisme, avec lequel un croisement classique serait impossible, soit peut être construit en laboratoire.

Le Comité d’éthique a examiné :

  • Les risques associés aux nouvelles techniques d’édition de génome ;
  • Le statut juridique des organismes et produits dérivés du système CRISPR-Cas9 ;
  • La propriété intellectuelle dans le secteur végétal ;
  • La compatibilité avec l’agroécologie.

    Les risques : pluriels et intriqués

Les risques associés aux nouvelles techniques d’édition du génome sont pluriels et intriqués entre eux : environnementaux, sanitaires, agricoles, économiques, sociaux et politiques. Ceux spécifiquement associés à ces nouvelles techniques sont peu nombreux : principalement le bioterrorisme qui reste toutefois une menace abstraite pour les végétaux. De la sorte, le précédent des plantes génétiquement modifiées (PGM, obtenues par transgénèse) a permis d’investiguer et documenter la plupart des risques environnementaux et sanitaires existants. Pour les risques agricoles, l’édition du génome peut à la fois être un facteur réduisant l’agro-biodiversité mais aussi une solution pour l’enrichir et répondre à de nouveaux enjeux. Dans son 11e avis, le Comité d’éthique analyse également les risques économiques, sociaux et politiques et relève que différentes interrogations pointent vers une préoccupation commune : faire en sorte que ces nouvelles technologies, associées aux régimes de propriété intellectuelle, ne dépossèdent pas les citoyens de leur capacité d’action sur des objets d’intérêt commun. Ce qui invite à repenser les liens entre techniques et systèmes agricoles.


Quel statut juridique ?

Faut-il fonder le statut juridique des organismes et produits dérivés du système CRISPR-Cas9 sur la technique, le procédé utilisé pour les obtenir ? Ou bien sur le produit qui en résulte (le phénotype) ? Les avis penchent majoritairement en faveur de la 2e option, alors que le droit européen actuel s’appuie sur la première option pour réglementer les OGM.A travers ces deux conceptions, une vision instrumentale des plantes s’oppose à l’idée d’une valeur intrinsèque des végétaux. Chacune de ces conceptions de notre rapport aux plantes est portée par des groupes d’acteurs qui s’affrontent dans l’arène politique. Le comité relève que des solutions de compromis sont possibles mais nécessitent un dialogue.


Brevet ou Certificat d’obtention végétale (COV) ?

Au sujet de la propriété intellectuelle, le Comité observe que « le système du brevet s’inscrit dans un ensemble de valeurs axées sur l’appropriation et la recherche du profit par l’intermédiaire d’une forme de contrôle qui s’oppose à l’aspiration humaniste caractérisant le système du certificat d’obtention végétale (COV) ». Aussi, poursuit-il, malgré une certaine similitude entre les deux formes de protection, « sur le plan de l’éthique, le système du COV apparait, en définitive, supérieur », garantissant à la fois une juste reconnaissance intellectuelle et la disponibilité des ressources génétiques à des fins de sélection. Le Comité d’éthique note ensuite que le régime d’open sourcepourrait être une option à considérer : il favoriserait les petits semenciers par le libre accès aux composants de base et permettrait d’éviter les monopoles acquis par les grands groupes à la suite de l’achat de licences onéreuses. Pour les agriculteurs, ce système garantirait plus de transparence et d’indépendance à l’égard des semenciers. Cela pourrait renforcer les chances de diffusion des innovations techniques.


Édition du génome et agroécologie

L’édition du génome est-elle compatible avec l’agroécologie ? Le Comité d’éthique observe, tout d’abord, l’évolution du concept d’agroécologie. L’agroécologie pourrait désormais avoir pour principes, selon les mots de Michel Griffon : « l’écologie comme guide technologique, l’équité comme inspiration sociale ». Dès lors, à quelles conditions est-elle compatible avec l’édition du génome ? Le Comité d’éthique invite à :

  • Prendre le temps d’améliorer, soulignant que les « ciseaux moléculaires » offerts par CRISPR-Cas9 ne pourront apporter les solutions aux problèmes de l’agriculture qu’à la condition qu’on leur donne le temps de s’éprouver dans des milieux ouverts. Mener ces études exige « patience et longueur du temps », soit 10, 20, parfois 30 ans de recherches et d’essais. Le Comité d’éthique insiste ainsi sur la nécessité de « libérer le temps propre à la recherche » ;
  • Ouvrir les systèmes d’évaluation des innovations, avec la nécessité de compléter l’évaluation de type risques/bénéfices par d’autres systèmes de valeurs pour assurer des objectifs d’équité, d’autonomie, de justice sociale et de soin des paysages ;
  • Ouvrir la recherche à la société. « L’arbitrage entre des systèmes de valeurs hétérogènes implique une délibération rationnelle qui ne saurait être de la seule responsabilité de chercheurs et concepteurs de nouvelles variétés ». Une réflexion collective et inclusive doit être produite en amont.
    Il est donc question de la responsabilité sociale en recherche. Les scientifiques, qu’ils mènent des recherches finalisées ou non, doivent être prêts à faire face publiquement aux questions de valeurs que suscitent leurs activités, que ce soit pour les équipes de recherche ou pour les institutions. Ceci amène le Comité d’éthique à formuler dix recommandations aux directions des trois organismes (page 27-28 de l’avis ci-dessous).

Avis 11 du Comité d’éthique sur les nouvelles techniques d’amélioration génétique des plantes (PDF, 630 MO)

Voir aussi :

Réponse à l’avis n°11 du Comité d’éthique sur les nouvelles techniques d’amélioration génétique des plantes - Faisant suite à l’avis 11 du Comité d’éthique Inra-Cirad-Ifremer sur les nouvelles techniques d’amélioration génétique des plantes, les présidents de l’Inra et du Cirad, Philippe Mauguin et Michel Eddi, livrent leur réponse.

> Lire leur réponse

INRA - Qui sommes-nous ?

Source : http://institut.inra.fr/Missions/Promouvoir-ethique-et-deontologie/Avis-du-comite-d-ethique/Questions-ethiques-et-politiques-posees-par-l-edition-du-genome-des-vegetaux

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15.
Une sélection d’articles postés sur le site ISIAS

’L’édition génomique (Genome Editing pour les anglophones) ou « édition du génome avec des nucléases modifiées » quésaco ?’, par Jacques Hallard

jeudi 21 juillet 2016 par Hallard Jacques - français

’Les effets hors-cible de l’édition génomique peuvent-ils être réduits et insignifiants ?’ par GM WATCH

jeudi 5 mai 2016 par GM Watch - français

’L’histoire de l’hérédité donne une lecture fascinante et effrayante des chroniques sur la façon dont les scientifiques ont compris la génétique.’ par Cori Vanchieri

dimanche 22 juillet 2018 par Vanchieri Cori - français

’Des chercheurs affirment que les modifications CRISPR apportées à un embryon humain ont fonctionné.’ par Tina Hesman Saey

dimanche 4 novembre 2018 par Hesman Saey Tina - français

’Comment l’édition génomique est en train de changer ce à quoi ressemble un animal de laboratoire’ par Bethany Brookshire

dimanche 6 novembre 2016 par Brookshire Bethany - français

’Fabrication d’animaux super-musclés à l’aide des outils du génie génétique’ par Testbiotech

mardi 10 avril 2018 par Testbiotech - français

’Les thérapies d’édition de gènes humains sont possibles dans certains cas, selon un comité consultatif’ par Tina Hesman Saey

dimanche 5 mars 2017 par Hesman Saey Tina - français

’Des experts avertissent que les kits d’édition de gènes utilisés à domicile posent un risque pour la société’ par GMWatch

samedi 3 décembre 2016 par GM Watch - français

’A propos du transhumanisme L’Homme augmenté dans un monde recomposé’, dossier de Jacques Hallard

vendredi 21 octobre 2016 par Hallard Jacques - français

’Tribunal Monsanto : la société civile se saisit des crimes contre la nature’ par Catherine Le Bris

lundi 17 octobre 2016 par Le Bris Catherine - français

’Aux Etats-Unis, l’Académie Nationale des Sciences, de la Technologie et de la Médecine souligne les bonnes raisons en faveur de l’étiquetage des OGM’ par GMWATCH

vendredi 15 juillet 2016 par GM Watch - français

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16.
Découvrir une sélection d’articles sur CRISPR à partir de ces sites postés sur ‘yonne lautre’

Crispr-Cas9 : l’outil « génial » provoque des centaines de mutations génétiques imprévisibles.

jeudi 27 juillet 2017 par Yonne Lautre - français

CRISPR : les OGM changent, les vieux mythes demeurent !

mercredi 28 septembre 2016 par Yonne Lautre - français

Génétique humaine Epigénétique

mardi 21 avril 2015 par Yonne Lautre - français

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Actualités Bayer Monsanto : « Bayer dans la tourmente après le rachat de Monsanto » - Publié le 12 décembre 2018 – Pa Marina Fabre @fabre_marina – Document © 2018 Novethic - Tous droits réservés - Agriculture – Contenu avec ces sous-titres : « Gouvernance d’entreprise - Suppression de postes, chute en Bourse : Bayer dans la tourmente après le rachat de Monsanto »

Comment Bayer va sortir de la crise ? …

Les 9.300 plaintes qui font peur aux investisseurs

Un fonds d’activiste pour une scission de Bayer 

Une crise de réputation

Article complet à lire sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/suppression-de-postes-chute-en-bourse-bayer-dans-la-tourmente-apres-le-rachat-de-monsanto-146690.html?utm_source=Abonnes+Novethic&amp ;utm_campaign=b838942a0a-Recap_2018_12_14&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-b838942a0a-171059761

Accès à d’autres articles de Novéthic :

En annonçant la disparition de Monsanto, Bayer veut faire oublier les victimes

C’est une des principales craintes de la fusion entre Bayer et Monsanto : que le géant américain échappe aux milliers de plaintes dont il est la cible. Impossible s’il s’agit bien d’une fusion. Mais si cette opération comprend une clause spécifiant que Bayer ne récupère pas le passif de... Agriculture - Publié le 19/9/2018

Procès Roundup : Monsanto fait appel de sa condamnation historique sur le glyphosate

[Mise à jour le 19 septembre 2018] Comme prévu, Monsanto fait appel. La firme américaine, qui avait été condamné pour la première fois dans un procès lié au Roundup à payer 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer, conteste sa condamnation. L’audience est prévue le 10... Agriculture - Publié le 05/6/2018

Monsanto, c’est fini « Kaput Monsanto. Le géant allemand de la chimie, Bayer, qui vient de racheter Monsanto, a décidé de supprimer le nom de l’entreprise américaine. Bayer, même s’il n’a pas officiellement avancé de raison, veut gommer la mauvaise image de la marque de pesticides auprès du grand public. Publié le 05 juin 2018 – Photo : siège de Monsanto.

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(Re)découvrir CRISPR

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Traductions avec compléments entre […] et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/12/2018

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Génétique OGM Interrogations sur l’utilité de l’édition génomique pour l’amélioration rapide des plantes et sur les bénéficiaires de la profitabilité des nouvelles technologies avec CRISPR.4

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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