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"Le 05 février 2019 Nouvel An Chinois : le chien laissera la place au cochon … futur donneur d’organes humains ?" par Jacques Hallard

lundi 7 janvier 2019 par Hallard Jacques


ISIAS Créations Artistiques

Le 05 février 2019 Nouvel An Chinois : le chien laissera la place au cochon … futur donneur d’organes humains ?

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS - /01/2019

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Création artistique

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Une composition libre au pinceau chinois, inspirée par le passage de l’année du chien à l’année du cochon au Nouvel An chinois 2019, par Jacques Hallard, atelier de François Teissèdre 2018-2019, dans le cadre de ‘Mollégès Group Art’ 13940.


Introduction

Alors qu’en Occident nous terminons les fêtes du Nouvel An, et selon les cultures en vigueur en Extrême-Orient, des populations entières vivant dans les communautés asiatiques à travers le monde, s’y préparent activement pour le début février de cette année 2019, placée sous le signe du cochon. Nous reviendrons sur la symbolique très riche qui est attribuée à cet animal dans diverses cultures de façon traditionnelle.

Pour aujourd’hui, nous nous contentons de réunir des éléments d’information sur la place qu’occupe cet animal dans les secteurs de la biologie et de la médecine, dans l’optique de faire fabriquer par des porcs génétiquement modifiés (OGM) des organes de remplacement destinés à être placés sur des êtres vivants, afin de corriger des problèmes de santé et de tenter de prolonger la vie d’individus en souffrance ou en détresse physiologique. De telles recherches et travaux expérimentaux posent d’énormes questions d’ordre éthique et moral dans l’optique de prochaines applications possibles. Cette situation fait écho et rappelle les évènements récents qui ont causé ’Grand émoi et controverse à l’annonce des modifications génétiques, à l’aide de l’édition génomique, réalisées chez des êtres humains par le chercheur chinois Jiankui He dans un laboratoire de Shenzhen, en Chine’ ISIAS, samedi 15 décembre 2018.

Les articles choisis, portant sur les xénogreffes potentielles à partir de porcs OGM sur des êtres humains en attente de greffes d’organes, figurent dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

1. Nouvel An chinois 2019

2. A quand des organes de porcs pour sauver des êtres humains ? Par Fabien Goubet Le Monde

3. Xénogreffe d’après Wikipédia

4. Le cochon, une source intarissable pour le don d’organes ? Par Romain R.,

5. Les xénogreffes porc-humain - 01 décembre 2015 – Document EVO-BIO - Par Françoise Ibarrondo.

6. En Chine, la greffe d’organes de porc OGM sur l’Homme de plus en plus tentante Par Victor Garcia

7. Pourra-t-on un jour greffer des coeurs de porc à l’humain ?La rédaction d’Allodocteurs.fr France Télévisions

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1.
Nouvel An chinois 2019

L’année du COCHON DE TERRE commencera le 05 février 2019 et se terminera le 24 janvier 2020 pour laisser la place au signe du Rat de Métal. Le Nouvel An lunaire ou Nouvel An Chinois 农历新年 (Nongli Xinnian) aussi appelé Fête du Printemps (Chunjie) ou Fête du Têt au Vietnam, est le festival le plus important pour les communautés asiatiques à travers le monde entier.

Le terme Nongli Xinnian signifie littéralement ’Nouvel an du calendrier agricole’ car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est luni-solaire. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances et en se réunissant en famille. Les festivités s’étendent sur quinze jours, à partir de la nouvelle Lune jusqu’à la première pleine Lune de l’année qui correspond à la fête des lanternes. Dire ’BONNE ANNÉE’ en chinois : 新年快 (Xinnian Kuaile) ou 新年好 (Xinnian Hao). Découvrez plus de phrases et voeux -en audio- à déclarer lors du Nouvel An en cliquant ici.

 » PROGRAMME 2019 des défilés à PARIS et sa région


Prochaines dates

2019 : 5 février (Cochon)

2020 : 25 janvier (Rat)

2021 : 12 février (Boeuf)

2022 : 1er février (Tigre)

2023 : 22 janvier (Lièvre)

Le Cochon/Porc est le 12e et dernier animal du cycle zodiacal chinois. Selon la croyance populaire, il est sincère, honnête, confiant, sociable, travailleur et obstiné. On dit du Porc qu’il s’entend bien avec le Mouton/la Chèvre et le Lapin/Lièvre, et très mal avec le Serpent.

Image associée

Chine Informations -Source : https://chine.in/nouvel-an-chinois/

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2.
A quand des organes de porcs pour sauver des êtres humains ? Par Fabien Goubet Publié le 11 décembre 2018 à 06h00 - Mis à jour le 15 décembre 2018 à 17h21 –‘Le Monde’.

Des babouins ayant reçu une transplantation de cœur de porc ont survécu plus de six mois. Une avancée qui laisse entrevoir de possibles essais chez l’homme.

Des humains vivront-ils un jour avec un cœur de cochon ? Battement après battement, les recherches progressent. Une équipe menée par des médecins de l’université de Munich a ainsi annoncé dans la revue Nature du 6 décembre 2018 être parvenue à greffer des cœurs de porc chez des babouins – une opération appelée la « xénotransplantation » cardiaque – dont certains ont survécu 195 et 182 jours, un record qui laisse entrevoir d’hypothétiques essais cliniques chez l’homme.

Chaque année, des milliers de patients meurent de défaillance cardiaque, faute de donneurs. Pour pallier ce manque est née l’idée de greffer des organes prélevés chez d’autres espèces, principalement des primates ou des porcs. Avec des résultats décevants. Depuis les premiers essais chez l’humain, en 1964, dans un hôpital du Mississippi (le patient n’avait survécu qu’une heure), les progrès sont restés timides : le précédent record de survie, un babouin avec un cœur de porc, n’était que de 57 jours.

Photo  : Pour ne pas être rejeté par les défenses du receveur, le cœur est issu d’un porc génétiquement modifié. / Andreas Steeger

Dans la présente étude, la survie pendant plus de six mois de deux babouins représente une avancée majeure. « Ce sont des résultats surprenants, qui vont beaucoup plus loin que la plupart des travaux récents », commente Christoph Huber, médecin chef du service de chirurgie cardiovasculaire des hôpitaux universitaires de Genève.

Greffer un cœur, a fortiori s’il est issu d’une autre espèce, n’a rien d’une sinécure. Il faut avant tout échapper aux défenses du receveur, dont les cellules immunitaires vont considérer l’organe comme un intrus et le détruire, provoquant un phénomène de rejet dit « hyperaigu ». Pour ce faire, l’équipe de Matthias Längin, de l’hôpital universitaire de Munich, a greffé des cœurs de porc génétiquement modifiés, de telle sorte que leurs cellules étaient dépourvues d’une certaine protéine membranaire habituellement reconnue par les défenses du receveur.

Elles exprimaient en sus deux protéines humaines, la CD46 et la thrombomoduline. La première empêche l’action de certaines cellules immunitaires, l’autre bloque la coagulation survenant en cas d’inflammation. Ainsi « déguisés », les cœurs se sont faits bien plus discrets face aux défenses de l’organisme receveur.

Porc génétiquement modifié

La survie améliorée des babouins ne repose pas que sur ces ressorts immunitaires : les chercheurs munichois ont veillé à optimiser chaque étape de la transplantation, du prélèvement aux traitements postopératoires. Ils ont ainsi comparé diverses méthodes de conservation des cœurs. La première, testée dans un groupe de cinq babouins, consiste à plonger l’organe dans la glace pour en ralentir la dégradation…

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter - Abonnez-vous à partir de 1 €—[BLOC_RESTREINT_ABO]] - Source : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/12/11/le-porc-potentiel-donneur-d-organe_5395566_1650684.html

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3.
Xénogreffe d’après Wikipédia

La xénogreffe (ou xénotransplantation) désigne la transplantation d’un greffon (organe par exemple) où le donneur est d’une espèce biologique différente de celle du receveur. Elle s’oppose ainsi à l’allogreffe où le greffon vient de la même espèce que le receveur.

Le porc est l’un des meilleurs animaux donneurs d’organes pour l’humain, en raison notamment de sa disponibilité et de la taille de ses organes.

Cette technique est encore expérimentale pour les organes et les cellules. Elle est appelée à se développer en raison de la pénurie d’organes humains pour les allogreffes. Elle est en concurrence avec d’autres voies de recherche qui sont la substitution mécanique des organes défaillants (« cœur artificiel ») et les cellules souches.

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4.
Le cochon, une source intarissable pour le don d’organes ? Par Romain R., Docteur en Biologie Cellulaire et Moléculaire. Biologiste passionné par le sport et les nouvelles technologies. Particulièrement intéressé par tout ce qui a trait au Génie Génétique, au Métabolisme et aux Biotechnologies. Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC. 25 août 2017. – Document : ‘sante-sur-le-net.com’.

La pénurie d’organes est un frein considérable aux greffes entre humains. Pour y palier, les chercheurs se tournent vers d’autres espèces, comme… le cochon. Une équipe internationale vient de publier dans Science ses résultats sur l’inactivation d’un virus porcin transmissible du greffon au receveur. Leur succès constitue une avancée considérable pour la xénotransplantation.

Photo - La xénogreffe : enjeux et écueils

Le don d’organes ou de tissus humains constitue l’un des besoins médicaux les moins satisfaits tant la demande dépasse de loin l’offre. En effet, comme l’indique le Dr David Klassen, médecin en chef de l’organisme américain United Network for Organ Sharing, la majorité des prélèvements d’organes sont réalisés sur des personnes en état de « mort cérébrale ». Il ajoute que cette année aux Etats-Unis, près de 17157 organes ont été greffés bien loin des 116.800 patients inscrits sur liste d’attente. Les scientifiques voient donc en la xénogreffe, la greffe entre espèces différentes, une potentielle ouverture médicale afin de pallier au faible nombre de donneurs humains.

A noter ! Les données 2016 pour la France selon le communiqué de presse du 20 mars 2017 de l’agence de la biomédecine : 5891 organes ont été greffés et 22617 patients sont toujours sur liste d’attente. 

Ce type de greffe, plus encore que celle issue de donneurs humains, se heurte à la barrière immunitaire du receveur qui peut attaquer le greffon et entraîner son rejet par l’organisme. A cela s’ajoute la possibilité de la transmission de virus potentiellement mortels entre le greffon et le receveur.

Entre le porc et l’homme, il n’y a qu’un gène… ou presque

Plus le patrimoine génétique du donneur est proche de celui du receveur et plus le risque de rejet est moindre. Aussi, les premières xénogreffes envisagées ont impliqué des organes issus de primates, mais leur faible nombre et la classification de certains comme espèces protégées, comme les chimpanzés, ont imposé la recherche d’une autre source.

Le Sus scrofa domesticus, ou cochon domestique, élevé à grande échelle, semble une alternative toute trouvée. Jusque dans les années 80, il était le premier fournisseur d’insuline injectée aux patients, et actuellement des recherches sont menées pour implanter des cellules pancréatiques de porc pour des patients atteints de diabète de type I. Il possède également des organes anatomiquement proches de celui de l’Homme, notamment le cœur, dont actuellement on prélève les valves pour les implanter dans des cœurs humains.

Cette solution de xénogreffe est jusqu’à maintenant expérimentale, principalement à cause d’un risque important de rejet systémique du greffon par le receveur. Le second frein concerne également le risque de transmission de rétrovirus, les PERV (Porcine Endogenous Retrovirus), des séquences présentes dans l’ADN du porc et qui peuvent s’intégrer à l’ADN du receveur humain. La crainte est que ces rétrovirus, dont les généticiens ont clairement identifié les gènes intégrés à l’ADN de porc, possèdent des séquences similaires à celles de rétrovirus provoquant des leucémies chez le Singe et qu’ils puissent être potentiellement dangereux pour l’homme après transplantation.

Lire aussi – Bientôt des cochons porteurs d’organes humains

La technique CRISPR-CAS9 au secours de la xénogreffe

La très médiatisée technique CRISPR-CAS9, ou « édition génomique », doit sa renommée aux possibilités de modification génétique qu’elle offre.

A savoir ! La technologie CRISPR CAS9 permet, grâce à un complexe protéique et une séquence d’ARN dite « guide », de cibler une séquence d’ADN spécifique et de la découper. Il est alors possible d’inactiver un gène ou d’introduire un nouveau gène. Pour en savoir plus :inserm.fr

Grâce à cette technique, les chercheurs ont réussi à retirer de l’ADN des embryons de porc, les gènes codant pour des rétrovirus porcins. Ils ont ensuite inséminé plusieurs truies qui ont donné naissance à 37 porcelets n’exprimant pas de PERV dans leur organisme. Une fois matures, leurs organes seront potentiellement compatibles pour une xénotransplantation.

crispr-cas9

Parmi les chercheurs, on peut citer les Dr George M. Church et Luhan Yang, co-fondateurs de la société ‘eGenesis’ dont l’objectif est la commercialisation d’organes génétiquement modifiés de porc. Ils dirigent également leur recherche vers la diminution des marqueurs cellulaires reconnus par le système immunitaire du receveur et entraînant les rejets du greffon.

Maintenant, les patients sont-ils prêts à accepter la transplantation d’un organe issu d’un animal, d’autant plus du porc ? Pour information : un rapport français de Michel Fellous pour l’établissement français des greffes, paru en 2003, précise que moins de la moitié des patients interrogés seraient prêt à recevoir une xénogreffe, choix à pondéré avec l’urgence vitale de leur situation.

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Source : https://www.sante-sur-le-net.com/cochon-source-intarissable-don-organes/

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5.
Les xénogreffes porc-humain - 01 décembre 2015 – Document EVO-BIO - Par Françoise Ibarrondo. ’Rien en biologie n’a de sens si ce n’est à la lumière de l’évolution.’ Th Dobzhanski (1900-1975).

Une xénogreffe est la transplantation d’un organe, d’un tissu, de cellules d’une espèce à une autre (xéno, étranger). Une allogreffe est, elle, une greffe effectuée entre individus appartenant à la même espèce.

actualisation avril 2016Des coeurs de cochons transplantés dans des babouins. Les deux coeurs continuent de battre chez le babouin transplanté.

La xénogreffe de porc pourrait permettre de faire face à la pénurie des organes, tissus, cellules, à laquelle sont confrontés tant d’humains en attente d’une allogreffe, attente qui finit par les faire mourir lorsqu’elle se prolonge.

Puisqu’il y a pénurie d’organes provenant d’humains décédés, pensez à préciser autour de vous que vous voulez donner vos organes, après votre mort ( 1).

Le porc et non les chimpanzés

La fin de la recherche médicale sur les chimpanzés
Avec leur génome à 98 % identique au nôtre, les chimpanzés sont trop proches des humains pour être utilisés aujourd’hui, tous les pays ont cessé de les utiliser en recherche médicale ( 2 ).

voyez ce chimpanzé à l’air interrogateur

voyez Wounda, capable d’émotion, étreignant Jane Goodall (renommée pour ses études sur les chimpanzés), lors de sa libération en forêt

La langue anglaise distingue deux catégories de singes : monkeys, les singes possédant une queue ; apes, les singes n’en possédant pas (grands singes en français).

voyez cet arbre phylogénétique des primates qui distingue les singes (monkeys) des grands singes (apes)

Les avantages de l’utilisation du porc

Son élevage est connu depuis longtemps par beaucoup d’humains, puisqu’il fournit une part de leur viande de boucherie. Son cycle de reproduction est court, sa progéniture nombreuse.

Dérivant d’un ancêtre commun chimpanzé-porc remontant à 79-87 millions d’années, il partage de nombreuses caractéristiques anatomiques et physiologiques avec l’humain.

voyez l’arbre phylogénétique porc-chimpanzé

comparez la taille d’un porc avec celle d’un humain

voyez les organes du porc, de tailles similaires à ceux de l’humain, qui pourraient servir dans une xéno-transplantation

Ses valves cardiaques, désormais retravaillées par génie génétique (3 ), sont utilisées depuis les années 1960 pour remplacer celles altérées chez les humains.

Son élevage à usage de xéno-transplantation permettrait de constituer un stock illimité d’organes pour le jour où il n’y aurait plus ni risque de rejet du greffon, ni risque de contaminations virales par celui-ci.

Les risques de l’utilisation du porc

Les risques d’un rejet aigu du greffon porcin
Bien sûr, les cellules du greffon porcin n’affichent pas les mêmes motifs antigéniques que les cellules de l’individu greffé, ce qui provoque leur élimination par le système immunitaire du receveur.

D’où l’idée de construire, par la méthode crispr-cas9 (4 ), des porcs équipés de quelques gènes humains pour les laisser passer inaperçus ; ou, inversement, dépourvus de quelques gènes porcins, comme ceux codant les anticorps qui s’attaquent normalement à l’individu greffé, bien sûr en compagnie de traitements immunosuppresseurs jusqu’à leur mort.

Les risques de contamination par les rétrovirus porcins
Le génome du porc est parsemé de séquences provirales PERV (Porcine Endogenous RetroVirus) dormantes qui, activées, produisent des virus.

[Voir par exemple l’article suivant : (PDF) Risque rétroviral endogène porcin (PERV) en xénotransplantation 1 août 2018 -[https://www.researchgate.net/.../26.... ]->../ISIAS%20Créations%20Artistiques%20Le%2005%20février%202019%20Nouvel%20An%20Chinois%20%20du%20chien%20au%202.odt/C :%5C%5CUsers%5C%5CJacques%5C%5CDocuments%5C%5C(PDF)%20Risque%20rétroviral%20endogène%20porcin%20(PERV)%20en%20xénotransplantation%201%20août%202018%20-%20https:%5C%5Cwww.researchgate.net%5C%5C...%5C%5C260436173_Risque_retroviral_endogene_porcin_PERV.%20%5D]..

Ces séquences PERV se déplacent des cellules de porc vers les cellules humaines dans une boîte de Pétri, ou lorsque l’ensemble de ces cellules est transplanté dans une souris aux faibles défenses immunitaires ( 5 ).

Les premiers tests de transplantation d’organes porcins chez les babouins

Les babouins substituts des humains
Les babouins, classés parmi les primates non humains, sont actuellement utilisés dans des tests de xénotransplantation d’organes porcins (pourvus de quelques gènes humains et manquant de quelques gènes porcins), avant qu’un jour, si le test s’avère positif, cette xénotransplantation s’effectue du porc à l’humain ; ou, tellement plus tard encore, avant qu’un jour il soit possible de construire ces organes à partir de cellules souches.

Bien sûr, ces animaux doivent être élevés et traités dans les conditions les plus idéales possibles. Bien sûr, certains s’opposent, absolument, à leur utilisation, mais que pensent-ils, vraiment, de la situation dramatique que certains connaissent, en attente d’une greffe cardiaque par exemple ?

Le coeur de porc greffé chez le babouin

L’équipe de Muhammad Mohiuddin ( 6 ), de l’Université de Bethesda en Californie, a connu un premier succès en augmentant la durée de survie, chez un babouin, d’un coeur de porc greffé soit en dehors de sa cage thoracique dans son abdomen (greffe hétérotopique), soit à l’intérieur de sa cage thoracique (greffe homotopique), tandis que son propre coeur fonctionnait en son emplacement habituel.

Le coeur porcin transplanté était dépourvu de motifs antigéniques susceptibles de le faire reconnaître comme étranger, et aussi de gènes codant pour des anticorps à même de rejeter le coeur propre de son hôte.

Ces greffes, bien sûr, étaient accompagnées de médicaments immunosuppresseurs.

La durée de survie d’un tel coeur de porc dans l’abdomen du babouin a aujourd’hui dépassé un an, au lieu de six mois précédemment et le coeur fonctionne toujours.

La prochaine étape sera d’utiliser ces coeurs de porc modifiés, pour savoir s’ils peuvent pleinement maintenir en vie des babouins dont le propre coeur aura été ôté.

Une xénogreffe porc-homme exigera, sans doute, d’être plusieurs fois répétée puisque la durée de vie du porc, et donc celle de son coeur, est plus courte que celle de l’humain.

Alors, dites que vous voulez que vos organes soient donnés à votre mort et regardez comment les poumons donnés sont conservés vivants

Découvrez le plan d’une ferme dans laquelle une donatrice fortunée, Martine Rothblatt, voudrait voir élever des porcs aux organes humanisés

Et prenez connaissance de son CV, très original - http://evobio.blog.lemonde.fr/2015/12/01/les-xenogreffes-porc-humain/

Source : http://evobio.blog.lemonde.fr/2015/12/01/les-xenogreffes-porc-humain/

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6.
En Chine, la greffe d’organes de porc OGM sur l’Homme de plus en plus tentante Par Victor Garcia, publié le 31/08/2017 à 17:59 - L’expérience n’a pas été menée jusqu’à son terme. Photo d’illustration. Vincent Kessler/REUTERS

Une dizaine d’institutions chinoises font pression sur leur gouvernement pour qu’il autorise les essais cliniques le plus rapidement possible.

Vivre avec un coeur, un foie, voire des poumons de porcs, une réalité d’ici quelques années ? Pour l’instant, les greffes d’organes d’animaux aux Hommes -les xénotransplantations- sont trop compliquées : rejets, risques de transmission de virus, questions éthiques. Pourtant, elles pourraient être autorisées très prochainement dans le cadre d’essais cliniques sur l’Homme. 

Une dizaine d’institutions chinoises font en effet pression sur le gouvernement pour obtenir les autorisations nécessaires d’ici deux ans, rapporte Futurism. Et leur demande a de forte chance d’aboutir, pour deux raisons. 

Manque d’organes

D’abord, Il n’y a pas assez de donneurs d’organes humains. Rien qu’en France, il manque plus de 12 000 greffons chaque année. En Chine, plus de 300 000 patients sont en attente d’une greffe chaque année, alors que moins de 10 000 organes sont donnés. Aux Etats-Unis, 22 personnes meurent chaque jour à cause d’un manque d’organes vitaux. 

TÉMOIGNAGE >> ’Le don d’organes a donné un sens à sa mort, et un sens à ma vie’ 

Les scientifiques se penchent donc sur d’autres solutions. Les singes ayant été écartés pour des questions éthiques et de coûts des élevages, les cochons se sont rapidement imposés comme meilleurs candidats. Non seulement nous élevons déjà un grand nombre de cochons pour nous nourrir, mais il est physiquement très proche de nous : nos organes, systèmes immunitaires, nos métabolismes, et même nos régimes alimentaires sont semblables. 

Progrès fulgurants en xénotransplantation

Ensuite, les scientifiques ont fait des progrès majeurs en xénotransplantation ces dernières années. En 2015, des babouins ont par exemple survécu presque trois ans avec un coeur de porc. Plus récemment, en 2017, des généticiens chinois puis américains ont modifié l’ADN de porcs -grâce à la technologie révolutionnaire Crispr Cas9- pour rendre leurs organes plus compatibles. 

LIRE AUSSI >> Des porcs génétiquement modifiés pour donner leurs organes aux hommes 

Des résultats qui laissent croire aux chercheurs qu’il sera bientôt possible de greffer des organes de porcs chez les hommes sans rejet mais aussi sans transmission de virus, principaux freins à la transplantation du porc à l’Homme. Raison pour laquelle les instituts chinois, désireux de mener des essais cliniques directement sur l’humain pour tester ces découvertes, demandent à leur gouvernement d’accélérer le pas et de lever les interdictions. 

Course scientifique

S’ils obtenaient cette autorisation, les chercheurs chinois conforteraient leur avance sur les autres pays du monde. D’autant que la Chine est apparemment le pays qui produit le plus de porcs clonés au monde. Selon le South China Morning Post (SCMP), les fermes de clonage chinoises produiraient 1 000 porcs par an. Ce qui constitue, potentiellement, une banque d’organes porcins. 

LIRE AUSSI >> Embryons humains : ’Une question de temps avant qu’on utilise la modification génétique’ 

Reste encore à obtenir l’autorisation du gouvernement. ’Nous avons des patients qui sont en train de mourir d’une défaillance de l’un de leurs organes -ainsi que leurs proches- qui nous supplient de leur donner une chance de vivre’, plaide Zhao Zijian, directeur du Centre de recherche sur les maladies métaboliques de l’Université de médecine de Jiangsu au SCMP. Mais lorsque nous nous tournons vers les autorités chargées d’approuver les essais cliniques, tout ce que nous obtenons, c’est le silence, regrette ce spécialiste de la xénotransplantation. 

Lire notre dossier complet : Le corps humain

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L’Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture- Source : https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/en-chine-la-greffe-d-organes-de-porc-ogm-sur-l-homme-de-plus-en-plus-tentante_1939274.html

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7.
Pourra-t-on un jour greffer des coeurs de porc à l’humain ? La rédaction d’Allodocteurs.fr France Télévisions - Mis à jour le 11/12/2018 | 18:02
publié le 11/12/2018 | 18:02

Une série d’expériences menées par des chercheurs allemands a permis d’identifier un protocole triplant la durée de survie de primates après l’implantation de cœurs de porcs.

Près de 90% des personnes en attente de greffe de cœur ne trouveront jamais de donneur. Parmi les pistes de solution à cette pénurie, celle de greffons originaires d’une autre espèce animale n’a plus rien d’un fantasme d’auteur de science fiction.

Les cochons possédant plusieurs organes d’une taille comparable à celle des humains, ils font figure de candidats privilégiés aux yeux des chercheurs. Durant la dernière décennie, de nombreuses expériences de xénogreffes ont été menées vers des singes rhésus ou des babouins, notamment concernant des reins (record de 435 jours) ou des cœurs implantés en marge du système circulatoire – sans ôter le cœur fonctionnel de l’animal – pour étudier les mécanismes de rejet (record de 945 jours).

De véritables xénogreffes cardiaques ont également été menées, avec une survie jusqu’à présent limitée à 57 jours (le décès des animaux apparaît généralement lié à une coagulation anormale du sang dans les vaisseaux du greffon). Selon une étude publiée ce 5 décembre dans la revueNature, un nouveau record vient d’être établi dans cette dernière catégorie : 195 jours, soit plus de six mois de survie, avec un cœur de cochon chez un primate non-humain.

Immunosuppresseurs, modifications génétiques et cœurs sous perfusion

Des chercheurs basés à Munich ont débuté une série d’expériences en 2015, impliquant 14 babouins. Leur objectif était d’évaluer trois protocoles permettant d’allonger la survie avec un greffon issus de porcelets. Si les deux premières expériences ont échoué, notamment du fait de la croissance rapide des cœurs de porcs, la troisième s’est révélée pertinente.

Pour le greffon, les chercheurs ont recouru à des porcelets génétiquement modifiés pour produire de la thrombomoduline, qui limite les risques de coagulation dans les vaisseaux cardiaques. Une fois les organes prélevés, les chercheurs ont opté pour une solution inhabituelle : plutôt que de les conserver dans la glace le temps de l’opération, ils les ont perfusés avec une solution oxygénée, à 8°C, à base de sang et de nutriments.

Pour limiter la croissance des cœurs de porcs, l’équipe munichoise a administré aux babouins un traitement hormonal ainsi que des médicaments limitant la prolifération des cellules cardiaques et la production de certains facteurs de coagulation.

Enfin, pour limiter les risques de rejet, elle a recouru au cocktail d’immunosuppresseurs (antirejet) identifié au cours des essais de greffes en marge du système circulatoire, bien toléré par l’organisme des primates.

Quatre babouins ont survécu trois mois

Cinq babouins ont été impliqués dans cette expérience. Le premier d’entre eux a développé des complications liées au traitement, et a été euthanasié 51 jours après la greffe. Les quatre autres étaient en bonne santé à l’issue du troisième mois – durée de suivi initialement prévu pour l’expérimentation. Plutôt que d’euthanasier ces quatre animaux pour étudier les effets du traitement sur l’organisme, les chercheurs ont prolongé l’expérience trois mois supplémentaires pour deux d’entre eux.

Seule une analyse plus approfondie permettra de déterminer les facteurs qui ont contribué à ce succès expérimental.

Des essais sur l’homme ?

En 2000, la Société internationale pour la transplantation du coeur et du poumon avait recommandé que l’expérimentation sur l’homme d’une greffe inter-espèce ne soit envisagée qu’à partir du moment où 60% des essais sur le primate suivant un protocole donné entraîneraient une survie au-delà de 3 mois.

Si ce seuil symbolique semble pouvoir être atteint à court terme, certains auteurs ont récemment appelé à la plus grande prudence. En 2017, le chercheur allemand Joachim Denner observait que les greffons porcins augmentaient le risque de contracter des pathologies liées à des agents pathogènes ciblant ces animaux. Par ailleurs, des considérations éthiques sont soulevées par ces recherches. Avec le développement prometteur de cœurs artificiels autonomes, le recours à des greffons animaux et leur cortège de traitements au long cours ne s’impose pas comme une évidence.

Source : M. Längin et al. ’Consistent success in life-supporting porcine cardiac xenotransplantation’ Nature, décembre 2018. doi :10.1038/s41586-018-0765-z

A lire aussi : Coeur artificiel : Carmat autorisé a reprendre ses essai

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Auteur : Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 06/01/2019

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