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"Nouvel An Chinois 2019 dit du cochon de terre" par Jacques Hallard

mercredi 16 janvier 2019 par Hallard Jacques



ISIAS Créations Artistiques

Nouvel An Chinois 2019 dit du cochon de terre

Documents choisis sur la symbolique du cochon dans différentes cultures et traditions

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS - 15/01/2019

PLAN Création artistique Introduction Sommaire Auteur


Création artistique

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Le cochon de terre 2019 - Une composition libre au pinceau chinois, inspirée par le Cochon : symbole du Nouvel an (中国新的一年) de l’année 2019 dans la culture chinoise, par Jacques Hallard, atelier de François Teissèdre 2018-2019, dans le cadre de ‘Mollégès Group Art’ 13940.

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Introduction / Nouvel an chinois 中国新的一年 (Zhōngguó xīn de yī nián)

Voici tout d’abord des conseils suggérés à ceux et à celles qui voudraient marquer dans la bonne humeur ce moment de rencontres familiales lors de cette fête typique, le 05 février 2019, du Nouvel an lunaire (ou « Nouvel An chinois » (sinogrammes traditionnels : 農曆新年 ; sinogrammes simplifiés : 农历新年 ; hanyu pinyin : nónglì xīnnián) ou « passage de l’année » (traditionnels : 過年 ; simplifiés : 过年 ; pinyin : guònián), dans les cultures asiatiques.

A la suite, une sélection de textes divers, tous tournés autour de cet animal que l’on appelle aussi avec des noms divers en français : le cochon, le porc et même le goret, mais également la cochette, la truie et la coche pour les femelles, et le verrasson et le verrat pour les mâles : pour les significations précises de ces appellations, voir « C comme cochon - P comme porc  ».

Le contenu de ces documents, présentés dans le sommaire ci-après, reflète la très grande place symbolique et culturelle que cet animal occupe dans l’imaginaire humain : non seulement comme l‘un des douze animaux du zodiaque de référence dans les modes de pensées chinoises, coréennes (Fête deSeollal, hangeul : 설날, s’écrit « Seolnal » mais se prononce Seollal), vietnamiennes (Fête du Têt ou Têt Nguyên Dán), etc… , mais également dans les cultures indo-européennes, juives et musulmanes, en particulier pour certains interdits alimentaires, comme l’attestent des récits historiques, des références mythologiques et folkloriques, des contes populaires, des oeuvres littéraires, des textes religieux et des grandes traditions, etc…

Et pour commencer, voici « 14 véritables proverbes chinois sur le cochon / porc », proposés par ‘Chine Informations’ :

不怕神一样的对手,就怕猪一样的队友。 Ne crains pas l’adversaire semblable à un dieu, crains l’ami semblable à un porc.

猪朋狗友。 Porcs et chiens comme amis. Sens : compagnons de débauche / camarades peu recommandables.

猪狗不如。 Pire que porcs et chiens. Sens : plus bas que bas.

人怕出名﹐猪怕壮。 Les hommes devraient s’inquiéter de leur renommée comme les cochons s’inquiètent de leur embonpoint.

猪记吃,不记打。 Le porc se souvient de la nourriture mais ne se souvient pas des coups.

猪狗不离窝。 Porcs et chiens ne quittent pas leur enclos. Sens : à chacun sa demeure est chère.

杀彘教子。 Tuer un cochon comme une leçon pour les enfants. Sens : enseigner par l’exemple.

死猪不怕滚水浇。 Un porc mort ne craint pas d’être raclé à l’eau bouillante. Sens : sortir indemne / inébranlable d’une expérience traumatisante.

秀才谈书,屠户谈猪。 L’érudit parle de livres, le boucher de cochons. Sens : chacun aime à parler de son métier ou de ses passions.

养子不教如养驴,养女不教如养猪。 Nourrir un garçon sans l’instruire, c’est agir comme on le fait envers les animaux ; nourrir une fille et ne pas l’instruire, c’est agir comme on le fait envers les cochons.

火到猪头烂,钱到公事辩。 En faisant suffisamment de feu on amollit une tête de cochon ; en dépensant suffisamment d’argent on arrive à pousser une affaire. Sens : moquerie à l’encontre des gens faisant appel aux pots de vin.

远地不养家,近地猪圪咂。 Si la terre est trop loin, elle ne nourrit pas la maison ; si elle est trop proche, les porcs la piétinent.

杀猪宰羊。 Tuer les cochons et abattre les moutons. Sens : préparer un grand festin.

猪羊一把菜。 Porcs et moutons ne sont que nourriture…

© Chine Informations, Le 28/10/2018 12:17, modifié le 29/10/2018 09:44 - Source : https://chine.in/actualite/veritables-proverbes-sur-cochon-porc_113936.html

Voir aussi notre articlehttps://chine.in/nouvel-an-chinois/’Le 05 février 2019 Nouvel An Chinois : le chien laissera la place au cochon … futur donneur d’organes humains ?’ par Jacques Hallard, lundi 7 janvier 2019

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Sommaire

1. Comment célébrer le Nouvel An chinois (Document ‘WikiHow’)

2. Pour tout savoir sur le porc ou cochon avec Wikipédia

3. Le symbolisme du cochon Posté par othoharmonie le 16 avril 2016

4. Symbolique - Le cochon : trop humain ! Publié ou mis à jour le 2018-11-27 – Document ‘Hérodote.net’

5. Symbolique du porc dans la culture matérielle, les savoirs zoologiques, l’imaginaire, les croyances et les sensibilités, de la protohistoire jusqu’au xviiie siècle - Conférence deMichel Pastoureau 2009-2010

6. Le cochon entre la boue et le sacré Par Charlotte Pudlowski 22 février 2013 à 13h44 – Document ‘Slate.fr’

7. Livre - Le cochon - Histoire d’un cousin mal aimé de Michel Pastoureau éditions Découvertes Gallimard

8. Histoire et symbolique du porc dans le monde et les religions – Document ‘Gastronomicac’, non daté.

9. Le cochon, dans l’astrologie chinoise, est connu pour sa diplomatie et sa nature délicate. Par la vénérable Yang Taitai – Document ‘chine-nouvelle.com’.

10. Livre - Symbolisme du cochon chez les Indo-Européens - di Alberto Lombardo · Pubblicato 3 Gennaio 2010 ·

11. Livre - Interprétation de Cochon : grossièreté, comportements masculins sexuels malséants, image négative du désir masculin

12. Littérature et judaïsme - La question marrane : « Qu’est-ce que c’est au juste, un porc ? » (1/2) Podcast 32 minutes - France Culture 03/06/2018

13. Le rituel du cochon en Grèce – Document ‘la-grece.com’

14. Qu’est-ce qui a fait du cochon le symbole de l’épargne ? Par Philippe Marchetti - Document ‘ça m’intéresse’

15. Les Trois Petits Cochonsd’après Wikipédia

16. Les trois petits cochons : la symbolique intérieurein« 52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur » d’Olivier Clerc

17. Le conte ds trois petits cochons – Texte détaillé d’une tradition orale – Document ‘touslescontes.com’ Québec Canada

18. Les trois petits loups et le grand méchant cochon - Album – 31 octobre 1993 - De Eugène Trivizas

19. Dis, pourquoi il y en a qui ne mangent pas de porc ? Par Baptiste Le Guay Le 18 août 2016

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1.
Comment célébrer le Nouvel An chinois (Document ‘WikiHow’)

Le Nouvel An chinois, appelé aussi le Nouvel An lunaire chinois ou la fête du printemps chinois, tient une signification particulière parmi les festivals et les fêtes chinoises. Il dure pendant les quinze premiers jours du calendrier lunaire chinois qui commence entre le 21 janvier et le 21 février du calendrier grégorien, selon les années. Cette fête inclut des décorations, des parades, des traditions populaires et une fête extraordinaire. Si vous voulez participer aux célébrations, il y a de nombreuses choses que vous pouvez faire pour rejoindre les festivités et rendre hommage aux traditions chinoises.


Partie 1 - Se préparer pour la fête

1.
Nettoyez la maison. Cette tradition est fondée sur la croyance qu’en nettoyant votre maison à ce moment de l’année, vous allez aussi nettoyer la malchance qui s’est accumulée à l’intérieur pendant toute l’année précédente.[1] Le nettoyage prépare aussi la maison à accueillir la bonne fortune.

    • Lors de cette fête, il est aussi important de rester bien propre, vous pouvez même aller vous faire couper les cheveux.
    • Ne nettoyez pas chez vous après le début de la nouvelle année, vous allez aussi nettoyer la chance qui vient de rentrer. Pendant les 15 jours qui suivent le début de la nouvelle année ou tout du moins pendant les premiers jours si vous ne pouvez pas attendre aussi longtemps, vous ne devez pas faire le ménage.
      https://fr.wikihow.com/c%C3%A9l%C3%...

2.
Accrochez des décorations rouges. Le rouge est le symbole de la chance et de la fortune dans la culture chinoise, puisque le caractère chinois pour huit rime avec fortune ou richesse.

    • Collez des décorations en papier sur les fenêtres. Ces décorations élaborées représentent en général des scènes de la vie rurale ou de la mythologie chinoise, on les accroche traditionnellement sur les fenêtres orientées vers le sud et vers le nord.[2]
    • Installez des peintures et des objets d’art liés à la fête du Nouvel An. Traditionnellement, ils représentent des images de bonne santé et d’abondance, y compris des animaux et des fruits. Vous pouvez aussi placer une image du dieu des portes sur votre porte, traditionnellement utilisée pour lutter contre les mauvais esprits et pour bénir votre maison.[3]
    • Décorez votre domicile avec des distiques. Vous pouvez écrire vous-même des distiques au sujet du printemps ou acheter de la calligraphie chinoise imprimée sur du papier rouge.
    • Décorez aussi en accrochant des lanternes en papier. Elles sont fabriquées en papier rouge et sont une des décorations les plus communes du Nouvel An chinois.
    • Peignez votre porte, le cadre de la porte et les volets en rouge pour donner à votre domicile un air plus traditionnel !
      3.
      Installez d’autres décorations. Complétez les objets d’art déjà installés avec des bols remplis de nourriture, de fleurs et d’autres douceurs.
    • Mettez des fleurs partout chez vous, par exemple des lotus. Les fleurs de lotus symbolisent la renaissance et un nouveau cycle de croissance.
    • Disposez des mandarines dans des bols partout dans la maison. Les mandarines qui portent encore leurs feuilles sont les fruits du bonheur pour la nouvelle année. Utilisez-en un nombre pair et consommez-les par paire pour vous porter bonne chance.[4]
    • Installez un plateau de huit bonbons. Le chiffre huit est un chiffre porte-bonheur. Vous pouvez disposer les bonbons de votre choix sur le plateau ou vous pouvez aussi y mettre des bonbons traditionnels chinois faits de graines de lotus, des litchis, des cacahouètes, de la noix de coco, des graines de melon rouge ou du melon confit.[5]
      4.
      Apaisez le dieu de la cuisine. Sept jours avec le Nouvel An, il est dit que le dieu de la cuisine rend son rapport à l’empereur de jade à propos de votre domicile. Comportez-vous bien et offrez-lui une offrande de fruits, de bonbons, d’eau ou d’autres nourritures. Certaines personnes brulent une image du dieu de la cuisine pour la faire parvenir dans les cieux sous forme de fumée.
    • Dans certaines zones, la tradition est de préparer du tofu de soja ou d’autres haricots deux jours avant d’honorer le dieu de la cuisine et de consommer les résidus désagréables pour montrer son sens des économies lorsque l’empereur de jade vient vérifier le rapport du dieu de la cuisine. Vous pouvez aussi consommer des parties plus savoureuses du tofu si vous le souhaitez !

      Partie 2 - Célébrer le Nouvel An chinois

1.
Habillez-vous pour l’occasion. Si vous avez des vêtements chinois traditionnels, c’est le moment parfait pour les porter. Vous pouvez acheter ce genre de vêtements dans les magasins chinois, y compris de jolis vêtements de soie. Les vêtements rouges, associés à la joie, le bonheur, la chance, la richesse et la bonne fortune, vous assureront de participer au maximum aux réjouissances de cette fête. La couleur or est aussi une couleur appropriée, essayez de combiner les deux pour vous donner un air plus festif.

    • Évitez de porter trop de noir pendant la période de la fête. Le noir symbolise la malchance et même la mort. C’est le moment propice à la chance et à la vie !
      2.
      Visitez un temple chinois. Les Chinois célébrant cette fête se rendent dans les temples pour prier afin de s’attirer la chance pendant la période des célébrations de la nouvelle année. Ils y brulent de l’encens et on leur prédit leur avenir. La plupart des temples acceptent aussi des visiteurs non chinois.
    • Vous pouvez trouver le tube aux bâtonnets de fortune près de l’entrée du temple. Posez une question et secouez le tube jusqu’à ce qu’un bâtonnet en tombe. Un des diseurs de bonne aventure du temple peut l’interpréter pour vous.[6]
      3.
      Allumez des pétards. Allumez des pétards à minuit lorsque la nouvelle année débute. Les pétards que l’on utilise en Chine et à Hong Kong font beaucoup de bruit, ce sont presque des feux d’artifice que l’on allume sur le sol. Le bruit qui provoque est censé éloigner les mauvais esprits pour éviter qu’ils n’apportent de la malchance.[7]
    • De nombreuses personnes continuent d’allumer des pétards pendant les quinze jours que dure la célébration, ou du moins pendant quatre à huit jours avant de retourner travailler. Attendez-vous à beaucoup de bruit et d’agitation si vous habitez au sein d’une communauté chinoise.
    • Il est interdit d’utiliser des feux d’artifice dans certains pays et certaines régions, mais vous pourrez surement assister à des tirs de feux d’artifice organisés officiellement.
      4.
      Offrez de l’argent dans des enveloppes rouges. Les adultes donnent des enveloppes porte-bonheurs remplies d’argent aux enfants pendant cette fête. Ils les donnent aussi parfois à leurs employés ou à leurs amis.

5.
Honorez vos ancêtres. Montrez de la gratitude et du respect pour ce que vos ancêtres ont fait pour vous. Il existe de nombreuses traditions associées à cette pratique si vous choisissez de la respecter, par exemple vous prosterner devant un autel qui leur est dédié ou leur faire une offrande de nourriture et de boisson.

6.
Discutez avec les autres de manière positive. La nouvelle année chinoise est un moment de bonheur et de chance et il est important de répandre de la bonne volonté. Évitez les disputes, les batailles ou les attitudes négatives pendant le Nouvel An. Ces comportements vous attireront la malchance.

    • Visitez souvent les membres de votre famille et vos amis pour partager le Nouvel An avec eux.
    • Saluez les personnes qui fêtent la nouvelle année avec un « Gong Xi, » prononcé « gong zi. » Cela signifie félicitations ! Vous pouvez aussi utiliser des formules de salutations plus longues comme Gong Hei Fat Choi ou Gong Xi Fa Chai, respectivement en mandarin et en cantonnais.

      Partie 3 - Manger des aliments et des plats traditionnels

1.
Apprenez en plus sur les traditions culinaires chinoises. La fête principale se tient en général la veille de la nouvelle année, avant que la fête ne commence officiellement à minuit. Il existe des plats traditionnels innombrables, mais certains d’entre eux revêtent une symbolique spéciale :[8]

    • le jiu, une liqueur forte traditionnelle et le radis blanc, le radis chinois, symbolisent la longévité,
    • les piments rouges symbolisent la chance,
    • le riz assure l’harmonie,
    • le poisson, le poulet et les autres petits animaux sont souvent servis entiers ou découpés. Ils rappellent l’unité et la prospérité.
      2.
      Préparez des bouchées à la vapeur pour le festival des lanternes. On les remplit avec plusieurs types de garnitures sucrées et on les consomme pendant le quinzième jour du Nouvel An chinois.
    • Tout type de bouchée peut jouer un rôle spécial pendant le Nouvel An chinois à cause de leur forme, qui ressemble à un ancien lingot chinois d’or ou d’argent.
      3.
      Préparez votre propre tablée. Si vous voulez en faire plus que commander votre repas au restaurant chinois du coin, essayez ces quelques recettes délicieuses du Nouvel An chinois.
    • Préparez des raviolis chinois. Utilisez une portion généreuse de chou ou de radis pour célébrer la prospérité. Si vous le souhaitez, vous pouvez cacher une pièce de monnaie ou tout autre objet dans l’un des raviolis pour qu’une personne chanceuse puisse la trouver.[9]
    • Préparez vos propres rouleaux de printemps. Les rouleaux de printemps tirent leur nom du festival du printemps, c’est pourquoi c’est le moment idéal pour les déguster ! [10]
    • Servez beaucoup de poisson. Le poisson est un signe de prospérité. Servez-le entier et préparez-en suffisamment pour qu’il y ait des restes, c’est un signe de bonne fortune ! [11]
    • Faites frire vos propres raviolis. Ces raviolis sont une sorte de bouchée et toutes les bouchées sont bienvenues lors du Nouvel An chinois.
    • Préparez des nouilles chinoises avec une sauce aux cacahouètes. Les longues nouilles sont aussi un symbole de longévité et vous pouvez aussi les servir avec une sauce.[12]
    • Préparez des crevettes avec une sauce chinoise au homard. C’est un exemple d’entrée chinoise, mais il existe de nombreuses recettes que vous pouvez utiliser, que ce soit la recette traditionnelle chinoise ou une adaptation américaine de la recette.
    • Préparez des œufs décorés au thé. Ils ne sont pas vraiment liés à la fête de la nouvelle année, mais c’est un plat chinois unique que vous pouvez servir pour décorer un plat ou en apéritif.

      Partie 4 - Regarder la parade

1.
Trouvez une parade dans la ville où vous habitez. Faites des recherches en ligne ou dans un journal local pour trouver des informations à propos de la parade du Nouvel An chinois. Elle se déroule le plus souvent le weekend suivant au lieu du jour même ou même parfois un peu en dehors de la période de Nouvel An.

    • N’oubliez pas votre caméra et habillez-vous chaudement si vous habitez dans une ville qui célèbre le festival du printemps alors que c’est encore l’hiver !
    • Vous avez de la chance si vous habitez près de San Francisco, il est dit que sa parade du Nouvel An chinois est la plus grande et la plus ancienne en dehors d’Asie.
      2.
      Regardez une parade à la télévision ou sur Internet. Aux États-Unis, les parades les plus importantes sont souvent diffusées à la télévision sur les chaines locales ou régionales. En Chine, la télévision nationale chinoise (CCTV) attire des centaines de millions de téléspectateurs avec leur gala annuel du festival du printemps à minuit.

3.
Surveillez les danses spéciales. En plus des pétards, des plats, des activités et de la musique, les parades du Nouvel An chinois sont une occasion rare de voir des danseurs habillés en costume de dragon et de lion.

    • Les danseurs dans le costume de dragons synchronisent à la perfection leur danse sur une seule ligne tout en tenant des perches qui supportent un dragon long et vivant. Les dragons sont des animaux communs dans la mythologie chinoise, dans laquelle ils sont des symboles vénérés de la nation et du peuple chinois.[13]
    • Deux danseurs partagent le même costume d’un grand lion stylisé. Le lion est un personnage puissant et majestueux de la mythologie chinoise, mais leur danse inclut souvent des éléments comiques, par exemple un singe loufoque qui aide le lion à pourchasser une laitue.[14]
    • Ces deux danses s’accompagnent de percussions traditionnelles chinoises.
      4.
      Célébrez le festival des lanternes. Lors du dernier jour, le quinzième, des festivités du Nouvel An, les participants lancent des milliers de lanternes de papier décorées. Certaines villes créent des œuvres d’art immenses pour leurs lanternes.[15]
    • De nombreuses personnes écrivent des charades sur les lanternes que les enfants devront résoudre.
    • C’est le bon moment pour manger des raviolis sucrés traditionnels remplis de toute sorte d’ingrédients. On les appelle tangyuan ou yuanxiao.
    • Accrochez des bougies en hauteur ce jour-là pour attirer les bons esprits dans votre maison.
      Conseils
  • On utilise en Chine de nombreux thèmes de décoration, par exemple les poissons, les lanternes, les lions, les dragons, les dieux de la chance et le signe zodiacal de la nouvelle année.
  • Si vous suivez une certaine religion, priez. Cela comprend aussi des prières aux morts et aux différents dieux chinois. Certaines journées sont dédiées traditionnellement à une certaine prière.
  • Il existe de nombreuses façons de célébrer la nouvelle année chinoise, que ce soient des rituels populaires spécifiques associés à chaque jour du festival ou des traditions locales provenant d’une certaine région de Chine. Ne soyez pas surpris par ces variations, essayez d’en apprendre plus sur les différentes formes de célébrations au fur et à mesure que vous les rencontrez.
  • Certaines plantes portent aussi une certaine symbolique :
    • les fleurs du pêcher symbolisent la chance
    • le qumquat et le narcisse symbolisent la prospérité
    • le chrysanthème symbolise la longévité
      Avertissements - S’il est illégal d’allumer des pétards dans votre pays, ne risquez pas de vous attirer des problèmes avec les autorités. Certains pays comme la Malaisie, Singapour, la Thaïlande, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Kenya et les États-Unis ont des lois qui interdisent partiellement ou complètement l’utilisation des pétards.

Références

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2.
Pour tout savoir sur le porc ou cochon avec Wikipédia - Photo - Une truie et son porcelet.

Sus scrofa domesticus est une sous-espèce du sanglier sauvage (Sus scrofa). C’est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés. Appelé porc (du latin porcus) ou cochon ou encore cochon domestique, il est resté proche du sanglier avec lequel il peut se croiser.

La femelle adulte est la truie (coche), la jeune femelle élevée pour la reproduction est une cochette, le mâle est le verrat et le jeune cochon (avant le sevrage) s’appelle porcelet, cochonnet, goret (ou cochon de lait dans l’assiette), le jeune porc sevré se nomme nourrain (ou nourrin)1.

Le terme désigne aussi la viande fournie par cet animal qui est la viande la plus consommée dans le monde alors même que le porc fait l’objet d’un interdit alimentaire dans certaines religions (dans le judaïsme et l’islam notamment). La production se concentre dans trois zones : l’Europe (y compris la Russie), l’Asie (notamment la Chine) et l’Amérique du Nord (le Canada - l’un des plus grands producteurs, avec notamment le Québec - et les États-Unis). La Chine avec 46 millions de tonnes (2003) produit presque la moitié du total mondial.

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3.
Le symbolisme du cochon Posté par othoharmonie le 16 avril 2016 –Photo  : cochons au pré

Pour nous les Européens, le cochon fut depuis toujours un symbole sacré et une nourriture particulièrement appréciée de nos ancêtres païens.

Cette différence culturelle et religieuse est visible depuis la plus haute antiquité : pendant que pour les Crétois européens le cochon était un animal sacré et vénéré, pour les Hébreux il était l’animal tabou par excellence, sa consommation était absolument interdite. L’islam, religion héritière du judaïsme antérieur, a repris à son compte ce tabou en bannissant le cochon de ses menus et en le désignant comme une créature impure. Ce n’est pas le cas pour les traditions européennes où l’animal jouissait d’une très bonne réputation. Le cochon et le sanglier ont des symbolismes qui divergent quelque peu, mais qui sont étroitement apparentés. Pour cela nous allons voir la symbolique qui s’y rattache dans les anciennes cultures germano-nordiques et celtes.

Le thème général du symbolisme lié au cochon est celui de la notion d’abondance et de richesse. Cela remonte aux tous premiers temps lorsque le cochon fut domestiqué. La nourriture qu’il apportait aux hommes était synonyme de bien-être et d’opulence. Il se rattache en cela à la 3è fonction indo-européenne, celle de la production et reproduction. Bien que l’un soit domestiqué et l’autre sauvage, chez les Germains la symbolique du cochon et du sanglier se fond dans les aspects d’abondance. Les mythes nordiques nous parlent du fameux sanglier Gullinbursti, le sanglier du Dieu Freyr. Il fut créé par les Nains Eitri et Brokk qui l’offrirent au Dieu de la fertilité et fécondité. Il était de ce fait coutume de sacrifier un cochon ou un sanglier à Freyr afin d’obtenir les faveurs du Dieu.

Particulièrement à la période du solstice d’hiver, on communiait avec le Dieu de la fertilité et fécondité en consommant religieusement la viande de porc. On espérait alors que la richesse et la chance soient au rendez-vous durant toute la période du nouveau cycle annuel. Le cochon de la chance et de la richesse est un symbole qui a survécu jusqu’a nos jours au travers du fameux cochon-tirelire. De plus en allemand moderne, pour dire que l’on a eu de la chance, on dit « Schwein gehabt ! », ce qui signifie « avoir eu du cochon.

Dans la cutlure germano-nordique, le cochon n’était pas uniquement un symbole de fertilité et fécondité, il relevait aussi du monde surnaturel pour lequel on disait qu’il avait une très grande sensibilité. Dans les provinces allemandes du moyen-âge, le cochon avait la réputation de hanter les chemins isolés. Il suivait alors les passants pour les obliger à le chevaucher. Ce dernier point est certainement la survie populaire d’un ancien rite païen qui mettait en scène le cochon. On pensait que cet animal pouvait être la forme réincarnée d’un revenant. Rêver d’un cochon était vu comme un très bon présage. Durant les nuits du 30 novembre et du 21 décembre, les filles se rendaient nues jusqu’à la grange, frappaient à la porte, puis écoutaient au travers de la porte fermée les possibles bruits émis par les cochons. Si un cochon adulte grognait, cela voulait dire que la fille allait se marier dans l’année qui suit avec un homme mûr ou veuf. Si l’on entendait les grognements d’un jeune cochon, alors le mariage se ferait avec un jeune homme. Si rien ne se faisait entendre, alors les perspectives de mariage pour l’année à venir seraient nulles. Une autre tradition était aussi celle de s’accrocher autour du cou une amulette faite à partir d’os de porc. Ce genre de porte-bonheur devait favoriser la chance durant tout le nouceau cycle annuel.

Chez les Celtes, le cochon évoque la même notion liée à la chance et à l’abondence. Cet aspect le relierait au Dieu Esus et à la fonction prodution-reproduction. Mais ce qui différencie la sacralité du cochon entre cultures germano-nordiques et celtes, c’est que le cochon chez les Celtes, était aussi un symbole guerrier, lié à la 2è fonction indo-européenne, celle de la noblesse guerrière. On le retrouve ainsi comme attribut du Dieu souverain de la guerre, le Dieu Teutatès. Au combat il était l’emblème qui précédait les guerriers. Le courage et la rage au combat du sanglier, firent de cet animal tout un symbole : celui de l’ardeur dans la guerre.

Sources :
« Lexikon der keltischen Mytologie », Sylvia et Paul Botheroyed

Cet article a été publié le Samedi 16 avril 2016 à 7:53 et est catégorisé sous COCHON - SA – Source : http://francoise1.unblog.fr/2016/04/16/symbolisme-du-cochon/

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4.
Symbolique - Le cochon : trop humain ! Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 10:50:14 – Document ‘Hérodote.net’

Apprécié pour sa chair généreuse, le cochon est honoré à sa juste mesure dans le monde chinois où il a sa place au calendrier.

Mais de nombreuses cultures et même certains représentants de Dieu le vouent aux gémonies. Nous-mêmes, à certaines époques, avons affiché un cruel mépris à son égard. Encore aujourd’hui, dans nos belles contrées, il est donné en contre-exemple aux enfants pour les convaincre de la nécessité de se laver... Illustration.

Espèce de cochon !

Sale, le cochon ? Il est vrai que, depuis le XVIIIe siècle et le croisement du cochon noir d’Europe avec des cousins asiatiques, son pelage présente une belle surface rose layette sur laquelle ne ressortent que mieux les taches. Il est tout aussi vrai qu’il a une fâcheuse tendance à sauter à pieds joints dans la boue. Ce n’est pas l’appel de la crasse qui l’y conduit, mais le besoin d’évacuer la sueur et de faire fuir les parasites.

Quoiqu’il y paraisse, sa façon de se laver est proche de la nôtre : il frotte sa peau puis la protège avec une petite couche de gras... Illustration -

La mauvaise réputation

Illustration - En sus de la saleté, d’autres accusations pèsent sur le malheureux cochon, notamment la goinfrerie qui semble diriger chaque minute de sa vie et le pousse à avaler sans retenue immondices et charognes.

Comme il n’y voit goutte, il passe son temps à farfouiller du groin, de façon peu délicate, la fange ou les recoins de sa porcherie, souvent mal entretenue par ses maîtres.

D’une mauvaise réputation à l’autre, il n’y a qu’un pas...

Dans la Grèce antique, Platon a fait de sa « cité de pourceaux » (La République, II, IVe siècle av. J.-C.) le symbole de l’immoralité d’êtres au caractère… de cochon, forcément.

Au Moyen Âge, voici notre « bête noire » (surnom donné au sanglier par les traités de vénerie) devenue symbole de lubricité.

Le cochon a été en fait victime d’un transfert de calomnie car, aux alentours de l’An Mil, c’était encore le chien et la chienne que l’on montrait du doigt (il en est resté une injure, « chienne », à l’encontre des femmes aux mœurs dissolues).

Illustration - C’est à la fin du Moyen Âge que Médor entre dans nos bonnes grâces et laisse sa place de vil séducteur au vilain petit cochon.

Doit-il ces reproches de « cochoncetés » à la remarquable fécondité de sa femelle ou aux longues minutes que peut durer son accouplement ?

Il est à noter la persistance à travers les siècles de cette mauvaise réputation, comme le montrent les caricatures des dirigeants honnis, de Louis XVI à Hitler.
Ben, mon cochon ! (...)

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© Herodote.net 2019 Tous droits réservés - Source : https://www.herodote.net/Symbolique-synthese-2095.php

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La symbolique du cochon - Carnet Photographique

http://www.voyagesphotosmanu.com/histoire_du_cochon.html

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5.
Symbolique du porc dans la culture matérielle, les savoirs zoologiques, l’imaginaire, les croyances et les sensibilités, de la protohistoire jusqu’au xviiie siècle - Conférence de Michel Pastoureau – Ecolee Pratique des Hautes Etuds - Histoire et philologie des temps médiévaux - Symbolique médiévale et moderne 142 (2009-2010) p. 164-171. Résumé | Index | Plan | Texte | Citation | Auteur

Résumé : Programme de l’année 2009-2010 : Histoire naturelle et culturelle du porc dans les sociétés européenne. Entrées d’index - Thèmes : Symbolique médiévale et moderne - Subjects : Medieval and modern symbolism

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1 Le nouveau thème des conférences est prévu pour se dérouler sur deux ans. Il se propose d’étudier la place du porc dans la culture matérielle, les savoirs zoologiques, l’imaginaire, les croyances et les sensibilités, de la protohistoire jusqu’au xviiie siècle. Dans cette évolution de longue durée, qui conduit l’historien sur des terrains documentaires variés, un certain nombre de grands dossiers retiennent spécialement l’attention : le lexique et les faits de langue, l’élevage et l’alimentation, les classifications animales, la place du porc dans les croyances et les pratiques religieuses, les rejets et tabous dont il est victime, le monde des emblèmes et des symboles.

2 Les conférences de cette année ont essentiellement porté sur l’Antiquité et le haut Moyen Âge. Celles de l’année prochaine s’attarderont sur la période allant du xiie au xviiie siècle.

I. La domestication

3 La domestication du porc est liée à la sédentarisation de l’homme. Elle se situe vers le septième ou sixième millénaire avant notre ère, aux confins de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe. C’est un phénomène socio-économique avant d’être un phénomène biologique. Par là même, il concerne l’homme tout autant que le porc : tant que les hommes sont restés nomades, les cochons sont restés sauvages. Incapables de transhumer, ils ont été domestiqués après les moutons, les chèvres et même certains ruminants, tels les rennes ou les zébus. Il n’est du reste pas impossible que les tabous à l’encontre du porc et de sa viande soient un héritage de ce rejet par les anciens peuples nomades d’un animal incapable de les accompagner dans leurs déplacements perpétuels. L’attitude envers les animaux et la symbolique qui en découle diffèrent fortement chez les nomades et chez les sédentaires. Mais il existe de ces tabous bien d’autres explications.

4 L’élevage du porc s’est propagé rapidement à partir du VIe millénaire. La facilité à le nourrir, l’abondance de sa viande et de sa graisse, sa reproduction rapide expliquent cette extension précoce dans de larges zones de l’Ancien Monde. Le problème reste de savoir d’où vient ce porc domestiqué. Certains naturalistes font dériver le cochon domestique du porc sauvage, c’est-à-dire du sanglier. Celui-ci est apparu – dans l’état actuel de nos connaissances – à l’ère tertiaire, au miocène, c’est-à-dire quelque trente millions d’années avant le temps présent. Mais il est probable que la famille des suidés à laquelle il appartient, lui est antérieure d’encore quelque vingt millions d’années. Les premiers sangliers, en effet, se répartissent déjà en deux « races » : le sus scrofa d’Europe et le sus vittatus d’Asie orientale. Longtemps on a considéré que l’une et l’autre ont donné naissance aux races de porcs domestiques d’Europe et d’Asie. Aujourd’hui on en est moins sûr, et les zoologues semblent s’acheminer vers une séparation plus nette, dès la préhistoire, entre le sanglier proprement dit, avec ses différentes variétés, et les ancêtres méconnus du cochon domestique. Même si de bonne heure des croisements sont intervenus entre ces deux animaux, il s’agirait peut-être à l’origine de deux espèces différentes, appartenant toutes deux à la famille des suidés, comme le phacochère d’Afrique ou le pécari d’Amérique.

5 Les débuts de la domestication du porc peuvent être datés à partir de restes osseux. L’analyse de fragments d’os et de dents permet de connaître l’âge et le sexe des sujets qui ont été abattus pour être consommés. Il apparaît ainsi qu’à partir du septième millénaire avant notre ère (au Turkestan et en Asie Mineure) ou au sixième millénaire (en certaines régions d’Asie orientale), les mâles sont tués plus tôt que les femelles – celles-ci étant conservées pour la reproduction – en général à l’entrée de l’hiver, lorsqu’il devient plus difficile de les nourrir. L’étude des mâchoires met en valeur l’ablation des canines, et l’examen ostéologique permet de dire si l’animal avait ou non été castré, la castration modifiant, chez le porc comme chez tous les mammifères, les formules osseuses. Ces trois pratiques – abattage précoce des mâles, ablation des canines, castration – attestent avec certitude la domestication. Il est donc possible d’en établir une chronologie (relative) et une géographie (plus solide) à partir des sites proto-historiques qui ont été fouillés. En aucun cas il n’a été trouvé trace de domestication avant le septième millénaire.

II. Tabous et sacrifices

6 À partir du troisième millénaire, le porc semble répandu sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Mais son statut et ses rapports avec l’homme diffèrent beaucoup selon les régions et les cultures, voire à l’intérieur d’une société donnée pendant une durée un peu longue. À cet égard, le cas égyptien est exemplaire. Méprisé par les peuples nomades du désert, le porc est élevé et consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil. Du moins jusqu’au milieu du deuxième millénaire. Car vient ensuite un abandon progressif de la consommation courante de cet animal, que l’on réserve au culte d’Osiris à qui il est sacrifié : on ne le mange plus que le jour de la pleine lune. Par la suite, le discrédit du porc continue de s’accentuer : sa viande, réputée impure, n’est plus du tout consommée, et d’animal sacré offert à Osiris, dieu du Nil et de la végétation, il devient l’attribut de Seth, le dieu démoniaque de la mythologie égyptienne. Celui-ci est parfois représenté par un porc noir dévorant la lune.

7 Le cas égyptien n’est pas isolé. Plusieurs peuples du Proche-Orient, à partir de dates qui varient, considèrent le porc comme un animal impur et tabou : les Hébreux, bien sûr, mais aussi les Phéniciens, les Cananéens, les Crétois, plus tard les Éthiopiens et les Indiens. Les raisons de cette attitude sont diverses mais plus souvent d’ordre symbolique que proprement hygiéniques. Le climat en fait n’explique rien : dans une même région chaude, certains peuples mangent du porc et d’autres non.

8 Ces tabous n’ont pas cours dans le monde grec, où, dès l’époque archaïque, l’élevage de porcs représente une grande richesse. Le porc est à la fois un animal que l’on sacrifie aux dieux et un animal que l’on mange couramment. Sa chair est plus estimée que celle du mouton (surtout élevé pour sa laine) ou que celle du bœuf (réservé aux labours). Comme plus tard le Romain, le Germain ou le Gaulois, le Grec aime se nourrir du cochon. Mais c’est aussi, avec la chèvre, l’animal qu’il offre le plus volontiers à ses divinités, notamment à Déméter, déesse de la terre cultivée et dont un porc aurait autrefois saccagé les moissons. Des troupeaux entiers sont élevés pour servir de victimes sacrificielles. Le sacrifice est toujours sanglant – ne sont sacrifiés que des animaux vivants – et définit les conditions dans lesquelles il est licite et pieux de manger de la viande. Il s’accompagne d’opérations culinaires rituelles, faisant partie du rite religieux lui-même, au sortir desquelles la chair de l’animal est consommée, soit sur place, soit ailleurs. L’homme qui a mangé l’animal consacré au dieu se trouve purifié et renforcé par la puissance vitale de cet animal. Religion et nourriture sont ainsi étroitement mêlées.

9 Les rites et les enjeux sont un peu différents à Rome, même si le sacrifice d’animaux constitue une dimension importante de la religion romaine. Certains animaux sont sacrés en ce qu’ils sont associés, d’une façon ou d’une autre, au culte d’une divinité : ils en sont à la fois l’attribut, la victime et l’offrande préférée. La truie est ainsi l’animal emblématique de Cérès, déesse des moissons, à l’image de la Déméter grecque. Toutefois le sacrifice sanglant d’une truie ou d’un porc à Cérès – en remerciement d’une protection ou d’un bienfait, ou simplement pour s’attirer ses faveurs – devient plus rare au fil des siècles. À l’époque d’Auguste, il est déjà remplacé par l’offrande de viande cuite ou même de produits tirés du sol, des céréales notamment. De même, assez tôt, l’usage de partager et de consommer rituellement l’animal qui vient d’être immolé à la divinité, se fait moins fréquent, aussi bien dans le culte public que dans le culte domestique. Il a pratiquement disparu au début de notre ère.

III. Les interdits bibliques

10 Aux époques bibliques, aux confins de l’Asie et de l’Afrique, certains peuples mangent du porc et d’autres n’en mangent pas. Chez ces derniers, les motifs de l’abstinence semblent liés à la réputation d’impureté qui s’attache à un animal dévoreur de charognes et d’ordures. Mais les raisons peuvent être autres : chez les Crétois et les Galates, par exemple, on s’abstient de manger du porc parce que c’est le plus sacré de tous les animaux. Il en va de même dans certaines parties du Moyen-Orient et quelques régions de l’Inde.

11 Rien de tel chez les Hébreux. L’usage de la viande de porc est interdit aux Israélites par la loi mosaïque, et cette interdiction n’a jamais été remise en cause, bien au contraire. Ainsi, lorsque fut fondé l’État moderne d’Israël, l’élevage de l’animal fut proscrit sur tout le territoire et l’est encore plus ou moins aujourd’hui. Aux yeux des Chrétiens, le tabou du porc est même devenu, au fil des siècles, la caractéristique principale de la culture juive, alors que l’interdit portant sur cet animal jugé impur n’est qu’un interdit parmi d’autres.

12 Depuis longtemps on s’est interrogé sur les raisons d’un tel rejet, qui concerne non seulement la chair du cochon mais aussi l’animal vivant (qu’il ne faut pas toucher), son cuir (sandales, souliers ou ceintures en peau de porc sont proscrits), ses entrailles, son lait, ses sécrétions et ses organes (entrant pourtant dans la composition de nombreux médicaments) et jusqu’à son nom, que la plupart des rabbins et certains auteurs évitent d’écrire ou de prononcer, y compris ceux qui dissertent sur l’impureté de cet animal et le tabou qui en découle. Le Talmud, par exemple, pour ne pas nommer le porc, le désigne par l’expression vague et ambiguë « une autre chose » (davar aher).

13 Les raisons le plus souvent et le plus anciennement avancées pour expliquer cet interdit sont d’ordre hygiénique. L’Ancien Testament laisse entendre à plusieurs reprises que le porc se nourrit d’immondices et la plupart des exégètes, dont Maïmonide dès le xiie siècle, en font le motif de son rejet : le cochon est impur parce qu’il se vautre dans la fange et qu’il mange des ordures, y compris ses propres excréments. À l’époque moderne, médecins et diététiciens ajoutent que la viande de porc est de digestion difficile et que dans les pays chaud elle devient rapidement malsaine. Mieux vaut donc s’en abstenir pour éviter toutes sortes de parasites et de maladies (notamment la trichinose) : ce qu’auraient compris de bonne heure les Hébreux, ainsi que certains de leurs voisins, les Phéniciens et les Égyptiens, et même des peuples plus éloignés, comme les Ethiopiens. Face à cet argument d’ordre hygiénique et climatique, on a souvent objecté que, dans le Proche-Orient ancien, plusieurs peuples voisins des Hébreux et vivant sous le même climat mangeaient communément du porc, les Moabites ou les Ammonites, par exemple. En outre, dans des régions du monde plus lointaines mais au moins aussi chaudes – la péninsule indochinoise, l’Insulinde, de nombreuses îles du Pacifique – la chair du cochon est une nourriture licite et parfaitement saine, et ce depuis la plus haute Antiquité. L’argument climatique ne tient pas.

14 Si la culture juive déclare le porc impur, ce n’est donc peut-être pas tant pour des raisons hygiéniques que pour des raisons symboliques. Toute société a besoin de faire porter sur certains animaux des interdits de différentes natures, notamment alimentaires. Ces derniers font tellement partie de la vie quotidienne et de la sensibilité la plus ordinaire que les populations concernées n’en ont guère conscience. En outre, pourquoi, chez les Hébreux, le tabou alimentaire, qui concerne bien d’autres espèces animales (lapin, cheval, âne, chameau, escargot, crevette, nombreux oiseaux, etc.), s’est-il emblématiquement porté sur le porc ? Et, concernant ce dernier, pourquoi s’est-il étendu à l’animal entier, au delà du seul domaine de la chair, et même jusqu’à son nom ?

15 Quelques érudits ont autrefois avancé des raisons d’ordre totémique : le porc (ou le sanglier) aurait été l’animal totémique des clans hébreux primitifs et, en raison de cette parenté mythologique, il serait devenu tabou. Cette hypothèse, parfois avancée par l’anthropologie freudienne, est aujourd’hui abandonnée, notamment parce qu’elle déplace en Palestine des pratiques cultuelles qui concernent surtout les domainesamérindien et océanien. Mais force est de reconnaître que certains auteurs grecs anciens (Plutarque par exemple) se demandaient déjà si l’interdit du porc chez les Hébreux n’était pas dû à ce que cet animal était ou avait été pour eux un animal sacré.

16 Plus solide et plus simple (trop simple ?) apparaît une explication de nature proprement historique, parfois proposée au xixe siècle : animal votif et sacrificiel dans une large partie du Proche-Orient ancien, le porc aurait notamment servi aux sacrifices idolâtriques des Cananéens, peuple qui occupait la Terre promise avant l’arrivée des Hébreux. D’où la proscription par la loi mosaïque d’un animal jouant un rôle aussi important dans une religion concurrentes et des pratiques cultuelles combattues. Au-delà du mépris envers les Cananéens, leurs croyances et leurs usages, ne peut-on pas voir dans la distinction opérée par les Hébreux entre le pur et l’impur – distinction large et complexe – une volonté de se différencier des autres peuples et, par là même d’affirmer leur identité ? Voire de se proclamer pur dans un monde impur, en un mot de se sanctifier ? Cette hypothèse a séduit plusieurs anthropologues contemporains.

IV. Le cousin de l’homme ?

17 En remontant plus haut, certains protohistoriens voient dans le porc l’animal propre aux fermiers sédentaires, et donc l’animal rejeté ou honni par les peuples nomades – ce que sont les tribus primitives des Hébreux – éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux, tous animaux qui peuvent les suivre dans leurs déplacements. D’autres font observer que l’élevage du cochon nécessite de grandes quantités d’eau, laquelle est rare au Proche-Orient. D’autres encore soulignent la nécessité séculaire de conduire les porcs dans les forêts pour les nourrir : dans les régions privées de forêt, il faut les alimenter avec des grains et donc prélever à leur profit une part importante de la nourriture destinée aux hommes. Ces dernières explications sont sans doute fondées mais elles ont un côté positiviste que l’historien des sociétés anciennes accepte avec réticence.

18 Plus séduisantes sont les explications d’ordre taxinomique, développées par quelques anthropologues. Ceux-ci remarquent que le porc n’est pas le seul animal déclaré impur par le Lévitique et le Deutéronome, tant s’en faut. Il ne faut donc pas l’envisager isolément mais prendre en compte toutes les espèces considérées comme impures. Or si certaines se nourrissent bien d’immondices et de charognes, d’autres pas du tout. C’est pourquoi, plutôt que de mettre en avant les mœurs et le régime alimentaire des animaux concernés il vaut mieux partir des connaissances et des classifications zoologiques. Non pas celles d’aujourd’hui, bien évidemment, mais celles des époques bibliques. Semblent ainsi déclarés impurs et tabous tous les animaux qui ne réunissent pas les critères de classification habituels. Ils sont « hors catégories », inclassables donc suspects et dangereux : le porc parce qu’il ne rumine pas alors qu’il a le sabot fendu comme tous les ruminants ; le corbeau, le vautour et les oiseaux de proie parce qu’ils mangent de la chair alors qu’ils volent ; la crevette, la langouste, l’anguille et d’autres espèces aquatiques parce qu’elles nagent mais ne présentent ni écailles ni arrêtes.

19 À moins de considérer que les interdits bibliques répondent à la seule volonté divine et qu’il est vain et illicite de leur chercher une explication rationnelle – position adoptée par beaucoup de rabbins – c’est peut-être du côté de ces hypothèses taxino-miques qu’il faut aujourd’hui chercher pour comprendre les interdits alimentaires ayant cours dans le Proche-Orient ancien.

20 Il est cependant une raison qui semble aujourd’hui plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, bien connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement les tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente du porc, construite à la fois sur l’attrait et le rejet. Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des « cousins de l’homme » : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses mœurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel plusieurs encyclopédistes du xiiie siècle précisent : « en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler ».

21 L’idée d’un cousinage entre l’homme et le porc est donc ancienne. Dans les récits mythologiques elle s’exprime surtout par le thème de la métamorphose : des humains sont changés en porcs et inversement. Le livre X de l’Odyssée, par exemple, nous raconte comment les compagnons d’Ulysse, errant sur les mers après la ruine de Troie, abordent sur l’île d’Aea, possession de la redoutable magicienne Circé. Celle-ci leur fait bon accueil, leur offre un banquet puis, comme elle a coutume de le faire avec ses visiteurs, les transforme en pourceaux en leur faisant boire un philtre et en les touchant de sa baguette magique. Grâce à une herbe protectrice fournie par le dieu Hermès, Ulysse échappe à la métamorphose et menace Circé de la tuer. Mais il tombe sous le charme de la magicienne dont il partage l’amour et la vie pendant quelque temps. Il obtient néanmoins qu’elle rende à ses compagnons leur nature humaine.

V. Le christianisme et le porc

22 L’attitude première du christianisme à l’égard du porc est issue des traditions bibliques. Pour le Moyen Âge chrétien la Bible est non seulement le livre sacré par excellence mais aussi un ouvrage de référence scientifique, une authentique encyclopédie, spécialement utile à consulter dans le domaine de l’histoire naturelle. Elle sert de fondement à la théologie, à la prédication, à l’enseignement. Autorité suprême, elle se lit et se glose à plusieurs niveaux. Toutefois, quel que soit le point de vue envisagé, la place du porc dans les Écritures est toujours dévalorisée. Pour l’Ancien Testament, c’est l’animal impur par excellence et l’attribut privilégié du monde païen et des ennemis d’Israël. Être gardien de pourceaux – ce qui est interdit aux Hébreux – est l’image de la déchéance suprême. Le Nouveau Testament conserve cette tradition négative, notamment dans la parabole du fils prodigue qui, après avoir dilapidé tout son bien, est obligé de devenir gardien de cochons (Luc, 15, 11-32).

23 Car le Nouveau Testament ne réserve pas au porc un sort meilleur que l’Ancien. Les Évangiles relatent en détail l’épisode du possédé que le Christ et les apôtres rencontrèrent au pays des Géraséniens. Un grand nombre de démons avaient pris place en lui et l’empêchaient de mener une vie normale car il était constamment hors de son sens, vivant dans des tombes et refusant de porter des vêtements. Jésus ordonna aux démons de sortir de cet homme et d’entrer dans un troupeau de porcs qui paissaient dans la montagne toute proche ; ce qu’ils firent. Tandis que le possédé retrouvait ses esprits et se mettait à prier, les porcs, au nombre d’environ deux mille, se précipitèrent du haut de la montagne dans le lac de Tibériade (Mat., 8, 30-34 ; Marc, 5, 9-20 ; Luc, 8, 30-39). Ce passage de l’évangile a beaucoup frappé les hommes du Moyen Âge. Il a été repris et commenté par les prédicateurs et les théologiens et a contribué à faire du porc l’un des attributs de Satan. Non seulement le diable prend une forme porcine pour venir tourmenter les hommes et les femmes, mais il grogne comme un goret et, comme lui, il aime à se vautrer dans l’ordure.

24 Attribut de Satan, le porc est aussi celui d’un certain nombre de vices personnifiés : d’abord la saleté (sorditas) et la gloutonnerie (gula), plus tard la luxure (luxuria) et la colère (ira) ; dans ce dernier rôle, toutefois, c’est plutôt le sanglier que le cochon domestique qui est sollicité. Des chapiteaux romans jusqu’aux livres d’emblèmes des xvie et xviie siècles, le porc sert ainsi de monture, de compagnon ou d’attribut à des personnifications allégoriques de chacun de ces vices. Plus simplement encore, il est l’image stéréotypée du péché ou des hommes pécheurs, qui vivent ou se conduisent comme des pourceaux. Dans les sermons des Pères de l’Eglise comme dans ceux des réformateurs protestants cette comparaison est tellement récurrente qu’elle perd son efficacité. Plus originale est la comparaison qui associe le porc à l’homme relaps ou à celui qui, après avoir confessé ses péchés, retombe dans le vice et dans l’erreur, à l’image de la truie du Nouveau Testament qui « à peine lavée retourne à son bourbier, comme le sot à sa folie et le chien à son vomissement » (2 P 2, 22).

VI. Le gibier préféré des chasseurs

25 Fort, sauvage et courageux, le sanglier est un animal admiré des Romains. Plusieurs grandes familles l’ont choisi pour nom ou pour emblème, et sa chasse est un des sports favoris de la société aristocratique. Elle est d’autant plus recherchée qu’elle est dangereuse, tandis que la chasse au cerf, animal réputé peureux, est sans péril. Cette chasse au porc sauvage, déjà célébrée par Homère, est un thème classique de la littérature grecque et romaine : elle se pratique à pied, avec l’aide de meutes spécialisées ayant pour rôle de rabattre l’animal vers des filets où les hommes l’attaquent au corps à corps, simplement armés d’un épieu. Gibier de choix, le sanglier constitue ainsi une des pièces maîtresses de la gastronomie romaine, laquelle atteint son apogée au iie siècle de notre ère.

26 Les sangliers les plus appréciés sont alors ceux que l’on importe de Gaule, réservoir inépuisable de porcins. Moins redoutables que celles de Germanie, les immenses forêts gauloises de chênes et de hêtres n’abritent pas seulement des animaux sauvages : d’immenses troupeaux de porcs domestiques viennent s’y gaver de glands et de faines. Ils constituent une des grandes richesses de la Gaule, leur viande étant en partie destinée à l’exportation vers Rome et l’Italie, voire vers l’Orient méditerranéen. Jusqu’à l’époque des invasions barbares, les salaisons gauloises sont consommées dans presque tout l’Empire.

27 Cette richesse économique procurée par le cochon domestique fait écho à une forte dimension religieuse incarnée dans le porc sauvage. Celui-ci est l’animal le plus valorisé de la mythologie celtique : attribut du dieu Esus, ancêtre de tous les autres dieux, il représente à la fois la force spirituelle et l’énergie créatrice. Sa chasse est souvent une chasse rituelle, qui donne naissance à des récits fabuleux et des exploits légendaires, mettant en scène des animaux gigantesques et des chasseurs infatigables. Les Germains ne sont pas en reste qui, comme les Romains, considèrent la chasse au cerf comme une chasse de peu d’intérêt et qui, comme les Celtes, lui préfèrent celle de l’ours, roi de la forêt, et celle du sanglier, le plus courageux de tous les animaux. Pour le jeune Germain, affronter un ours ou un sanglier en combat singulier, dans un corps à corps sanglant où l’homme et la bête ne semblent plus faire qu’un, constitue un rite de passage obligé pour devenir un guerrier adulte.

28 Animal votif, nourriture sacrificielle, gibier royal, attribut du pouvoir spirituel (comme le druide et l’ermite, il vit solitaire dans la forêt), le sanglier est valorisé par les sociétés européennes anciennes. À l’ours il dispute le titre de roi de la forêt et incarne comme lui la force et le courage. Comme tel il joue un rôle important dans le monde des insignes et des emblèmes. Au premier siècle avant notre ère, l’image du sanglier se rencontre ainsi aussi bien du côté des légions romaines que chez les tribus gauloises et germaniques, particularité que ne manque pas de relever César dans sa Guerre des Gaules et qui le conduit à souligner la vaillance du noble animal : le sanglier c’est le courage absolu. Quelques siècles plus tard, le sanglier est, avec le corbeau et l’ours, l’insigne favori des peuples barbares dont les invasions mettent fin à l’Empire romain d’Occident. Il conserve ce rôle pendant tout le haut Moyen Âge, et lorsque naît l’héraldique, dans le courant du xiie siècle, le sanglier devient tout naturellement une des premières figures du blason. Dans les textes littéraires allemands et scandinaves, il reste même jusqu’au xive siècle la figure héraldique stéréotypée du parfait chevalier, tandis qu’en France et en Angleterre ce rôle est tenu par le lion.

Pour citer cet article - Référence papier : Michel Pastoureau, « Symbolique médiévale et moderne », Annuaire de l’École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 142 | 2011, 164-171.

Auteur : M. Michel Pastoureau, Directeur d’études, Ecole pratique des hautes études – Section des sciences historiques et philologiques, correspondant de l’Institut

Articles du même auteur

Paru dans Annuaire de l’École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 145 

Paru dans Annuaire de l’École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 139 

Droits d’auteur

Tous droits réservés : EPHE

EPHE

Source : https://journals.openedition.org/ashp/1170

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6.
Le cochon entre la boue et le sacré Par Charlotte Pudlowski 22 février 2013 à 13h44 – Document ‘Slate.fr’. Photo - REUTERS/Scott Audette - Charlotte Pudlowski est journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert ; ex-rédactrice en chef de Slate.fr.

Quel est notre rapport au cochon ? L’historien Michel Pastoureau l’expliquait en 2009 dans un ouvrage consacré à l’animal.


Après le Nouvel Obs, jeudi, c’est au tour de Libération [lien payant] de défendre, dans l’édition de ce vendredi, ce qu’il considère comme une « performance littéraire », le récit de sa chroniqueuse Marcela Iacub et sa métaphore d’une société de porcs. Avec au passage, une dose de mépris[1] pour ses potentiels lecteurs et un petit point Godwin[2].

Mais disons que l’on se servira de ça pour se demander : pourquoi tant d’agressivité autour de Belle et Bête, qu’est-ce qui est tellement violent dans la façon de camper l’infâme en cochon ?

Michel Pastoureau, historien médiéviste, très connu pour ses ouvrages sur la couleur, est aussi spécialiste de l’histoire des animaux. Il a publié en 2009 un ouvrage sur le cochon : Le Cochon : Histoire d’un cousin mal aimé.

On aurait bien aimé lui demander ce qu’il en pense, de toute cette affaire porcine. Mais Michel Pastoureau est actuellement indisponible. On relira alors quelques interviews accordées au moment de la sortie du livre. « C’était une créature qui a attiré l’être humain, puis l’a repoussé, puis attiré de nouveau », expliquait-il sur France Culture.

Et il racontait à Bibliobs :

« Il y a toujours eu un mélange d’attrait et de rejet à l’égard du cochon, qui demeure encore aujourd’hui. Pour moi, cela vient de son cousinage biologique trop grand avec l’homme. Ne serait-ce que par sa morphologie interne, le cochon est très proche de l’homme. »

C’est l’humain et son envers, son vice, sa part la plus méprisable, celle qui se vautre dans la boue. C’est l’animal interdit, banni des assiettes par le judaïsme et l’islam, après avoir été au contraire animal sacré, réservé au culte d’Osiris à qui il était sacrifié par le peuple égyptien.

A lire Pastoureau, on se dit que Iacub n’aurait pu choisir un animal plus approprié :

« [Le porc] fouille toujours le sol, c’est signe d’un grand péché : ce qui se passe au ciel ne l’intéresse pas, donc il se détourne de Dieu selon certains médiévaux. Et cela permet de le comparer à l’homme pécheur, au mauvais chrétien. Ça paraît naïf, mais ça joue un rôle important dans la symbolique animale médiévale. »

Mais il y a aussi « de la sympathie » pour l’animal, « presque instinctive chez les enfants » –celle suscitée sans doute chez Iacub, que Libé appelle « la petite Marcela » :

« Le rapport entre le cochon et l’enfant traverse les siècles sous différentes formes : histoires d’enfants changés en cochon comme dans la légende de Saint-Nicolas ; enfants gardant les cochons, déjà tout petits, alors que pour garder les bovins il faut être plus grand ; jouets et friandises en forme de cochon... C’est un double, un parent, un frère, qui a été très présent dans notre vie quotidienne : pendant des siècles et des siècles, beaucoup de familles n’avaient pas d’autre animal qu’un cochon. Mais cette proximité à la fois biologique, matérielle et symbolique, c’est presque trop ! Du coup, cet élan de sympathie pour un cousin, s’accompagne en même temps d’un mouvement de rejet, probablement pour la même raison. »

C’est ce que semble vouloir montrer Iacub. DSK, si proche de tous les bas instincts humains, elle a éprouvé de la sympathie pour lui, elle qui, redisons-le nous encore une fois, a expliqué au Nouvel Obs qu’elle était « une sainte », se sentant obligée « de sauver ceux qui sont honnis et méprisés ».

Charlotte Pudlowski


[1]« La tornade de ragots s’est calmée ? Le Net a enfin fermé sa gueule ? » puis « ’Mais c’est qui, il ?’ aboient, toutes dents dehors, les petits bourgeois de la pensée, qui dans ce livre ne sont pas à la noce ». (Par exemple). Retourner à l’article


[2] « Quand on commence à demander à un écrivain ses papiers, et en cas de néonazisme, sa race, c’est généralement pour le contrôler, le soumettre au triste sort d’une seule identité. » Retourner à l’article

Source : Slate.com Slate Afrique Contacts Qui sommes-nous Mentions légales Gestion des données personnelles

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7.
Livre - Le cochon - Histoire d’un cousin mal aimé de Michel Pastoureau éditions Découvertes Gallimard1èrede couverture.

Auteur : Michel Pastoureau est un historien médiéviste français, né en 1947 à Paris. Il a fait ses études à l’école des chartes. Il est historien, archiviste paléographe et directeur d’études à l’école pratique des hautes études, installée à la Sorbonne, où il occupe depuis 1983 la chaire d’histoire de la symbolique occidentale. Il a publié une quarantaine d’ouvrages consacrés à l’histoire des couleurs, des animaux et des symboles. Ses premiers travaux portaient sur l’histoire des emblèmes et les domaines qui s’y rattachent : héraldique, sigillographie et numismatique. Il est membre de l’Académie internationale d’héraldique et vice-président de la Société française d’héraldique. Il a reçu en 2007 le Prix national du livre médiéval : Provins patrimoine mondial, pour son livre L’Ours, histoire d’un roi déchu.

Le mot de l’éditeur

Les relations entre l’homme et le cochon - tenu pour l’animal le plus vil de la création et entouré de tabous mais en même temps digne d’être sacrifié aux dieux en égypte et en Grèce - ont toujours été ambivalentes et passionnelles.

Domestiqué vers le VIIe millénaire, le porc est pour l’homme une véritable source de richesse : sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses boyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d’instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux. « Dans le cochon tout est bon » : rarement un adage n’aura été aussi justifié. C’est cette histoire sociale et culturelle du cochon que retrace Michel Pastoureau, des forêts gauloises à l’élevage industriel, en passant par ces temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-cochon et la fête de la Saint-Cochon. Et il nous rappelle que le cochon est l’animal biologiquement le plus proche de l’homme. Notre cousin, tour à tour symbole de goinfrerie et de saleté, de courage et de prospérité... Des sacrifices antiques au fidèle cochon de saint Antoine, des glandées en forêt aux héros des livres pour enfants, de l’abattage du cochon aux portées mirifiques de la truie, des cuisines romaines aux interdits de la Torah et du Coran, plus de 170 documents pour tout savoir du cochon au fil des siècles.

Extrait

Parmi les différentes raisons avancées pour expliquer les tabous qui portent sur le porc, il en est une qui semble plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, déjà connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement ces tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente de cet animal, construite à la fois sur l’attrait et le rejet.

Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des ’cousins de l’homme’ : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses moeurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon, en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel Konrad von Megenberg auteur allemand du XIVeme siècle précise : ’en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler’.

Notre avis

Passionnant comme beaucoup de livres de cette collection qui sait si bien rassembler et concentrer dans un petit format un très grand nombre d’information et d’illustrations sur un sujet précis. Le cochon est ici abordé de tous côtés : l’élevage, la naissance des métiers du cochon (porchers, bouchers et autres charcutiers) les tabous religieux et profanes dont il fait toujours l’objet mais aussi sont utilité en médecine et pharmacologie. Désormais vous ne regarderez plus cet animal du même oeil ! Pour ceux qui désirerait creuser le sujet, des documents nombreux et variés ainsi qu’une bibliographies bien fournie sont disponibles en fin d’ouvrage.

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Source : http://chefsimon.com/articles/bibliotheque-le-cochon-histoire-d-un-cousin-mal-aime

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8.
Histoire et symbolique du porc dans le monde et les religions – Document ‘Gastronomicac’, non daté.

Dans la plupart des cultures, le cochon et la viande de porc sont chargés de connotations.

Le porc dans les civilisations antiques  : Dès le Néolithique, on rencontre des représentations de sangliers, souvent sur des objets associés à la chasse. Mais les représentations et les usages du cochon domestiques varient ensuite beaucoup selon les cultures.

En Égypte antique, le cochon est consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil jusqu’au milieu du IIe millénaire avant J.C. Sa consommation semble ensuite abandonnée, afin de le réserver au culte d’Osiris. Le porc prend peu à peu une connotation négative, puisqu’il est ensuite associé au dieu mauvais Seth, parfois représenté sous la forme d’un porc noir dévorant la lune. Au Proche-Orient, le statut du porc varie ; apprécié dans certaines cultures (chez les Akkadiens, les Moabites, les Ammonites), il est tabou dans d’autres, soit en raison de sa sacralité (pour les Crétois), soit en raison de son impureté (chez les Hébreux par exemple).

Dans le monde grec, comme plus tard chez les Romains, les Germains et les Gaulois, le porc ne subit pas de tabou : il est à la fois un animal consommé et sacrifié, notamment en l’honneur de Déméter (déesse de l’Agriculture et des moissons) ou de Cérès (déesse des moissons). Le sacrifice sanglant d’un cochon disparaît cependant au fil du temps, au profit de l’offrande de viande cuite. Selon les auteurs latins, le cochon est parfois associé à la fécondité et à l’intelligence (Varron, Traité d’agriculture) ou au « plus stupide des animaux », capable de dévorer ses petits, et par nature fragile écrivit Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle : « La mâles n’engendrent pas au delà de trois ans. Les femelles affaissées par la vieillesse s’accouplent couchées ; quelquefois elles dévorent leurs petits, sans que cela soit considéré comme un prodige. […] On pense que le porc meurt promptement quand il perd un œil. La vie de cet animal va jusqu’à quinze ans, quelquefois jusqu’à vingt ; mais il est sujet à devenir furieux, et est exposé à diverses maladies, surtout à l’angine et à la ladrerie (maladie du porc due aux larves du ténia) ».
Le cochon peut aussi prendre une connotation négative dans l’Odyssée d’Homère lorsque Circé, une magicienne très puissante, transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux.

Le porc dans le judaïsme : L’interdit judaïque touche le porc sous toutes ses formes (viande, cuir, animal vivant…). Il est clairement exprimé à plusieurs endroits dans la Torah et les Nevi’im (seconde partie du Tanakh, la Bible hébraïque :

« 7. Toutefois, parmi les ruminants et parmi les animaux à sabot fourchu et fendu, vous ne pourrez manger ceux-ci : le chameau, le lièvre et le daman, qui ruminent mais n’ont pas le sabot fourchu ; vous les tiendrez pour impurs. 8. Ni le porc, qui a bien le sabot fourchu et fendu mais qui ne rumine pas : vous le tiendrez pour impur. Vous ne mangerez pas de leur chair et ne toucherez pas à leurs cadavres. (Deutéronome, XIV, 7-8) »
« Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. (Lévitique, XI, 7) »

« 2. J’étendais mes mains tout le jour vers un peuple rebelle, vers ceux qui marchent dans la voie mauvaise, au gré de leurs pensées ; 3. Vers un peuple qui me provoquait, en face, sans arrêt, sacrifiant dans les jardins, brûlant de l’encens sur des briques, se tenant dans les sépulcres, 4. et passant la nuit dans des cachettes ; mangeant de la chair de porc et des mets impurs dans leurs plats, 5. disant : « Retire-toi ! Ne m’approche pas, car je suis saint pour toi ! » Ceux-là sont une fumée dans mes narines, un feu qui brûle toujours. (Isaïe, LXV, 2-5) ».

« 3. Celui qui immole un bœuf tue un homme ; celui qui sacrifie une brebis égorge un chien ; celui qui présente une oblation offre du sang de porc ; celui qui fait brûler l’encens bénit une idole. Comme ils choisissent leurs voies, et elle leur âme se comptait dans leurs abominations, 4. moi aussi je choisirai leur infortune, et je ferai venir sur eux ce qu’ils redoutent, parce que j’ai appelé, et personne n’a répondu ; j’ai parlé, et ils n’ont pas entendu ; ils ont fait ce qui est mal à mes yeux, et ils ont choisi ce qui me déplaît. […] 17. Ceux qui se sanctifient et se purifient pour aller dans les jardins, derrière celui qui se tient au milieu, ceux qui mangent de la chair de porc, des mets abominables et des souris, périront tous ensemble, —oracle de Yahweh, (Isaïe LXVI, 3-4 et 17) »
Cet interdit a été souvent étudié, et plusieurs hypothèses, qui peuvent se recouper, ont été émises pour l’expliquer.

Certaines sont d’ordre hygiénique : le porc aurait une alimentation impure, se nourrissant de déchets, voire de ses propres excréments (dès le XIIe siècle, Maïmonide a produit plusieurs exégèses à ce sujet) ; plus récemment, certains ont pensé que la viande de porc était difficile à digérer et facilement malsaine dans les pays chauds, en raison des risques de parasites et de maladies, comme la trichinose.

Cette argumentation semble néanmoins insuffisante à l’historien médiéviste Michel Pastoureau, qui souligne que dans les régions orientales, cultures consommatrices et non-consommatrices se côtoient, et que dans certains pays chauds éloignés du Proche-Orient (Insulinde, région de l’océan Pacifique), le porc est une nourriture licite et saine. Pour lui, les raisons du tabou judaïque sont d’ordre plus symbolique et social : toute société a besoin de faire porter des interdits sur certains animaux, interdits tellement courants qu’ils deviennent parfois inconscients, comme dans le cas des interdits sur le chat ou le chien dans les sociétés occidentales. Dans le judaïsme, les interdits portent d’ailleurs sur un domaine bien plus vaste : lapin, cheval, âne, chameau, escargot, crevette, langouste et homard, poissons sans écailles (comme l’anguille ou l’esturgeon), certains oiseaux. Ces arguments sont repris par le philosophe Olivier Assouly, qui considère plutôt que « la différence entre le permis et l’illicite cherche à marquer l’obéissance à la loi divine ».

Historiquement, le fait que le porc ait été un animal sacrificiel chez les Cananéens, prédécesseurs des Hébreux en Palestine, aurait pu pousser à l’interdit. Les Hébreux auraient ainsi cherché à distinguer leur religion des cultes concurrents, et, en insistant sur l’impureté du porc, se démarquer comme des champions de la pureté. Dans la Bible en effet, l’interdit du porc est expliqué par le fait qu’il échappe aux critères de classification : il a le sabot fendu, mais il ne rumine pas.

Le fait que le porc soit un animal peu apte aux pratiques pastorales des nomades (il ne peut pas suivre les déplacements comme des chèvres ou des dromadaires), que son élevage nécessite une eau et une nourriture abondantes, a pu également jouer un rôle..
Dans un domaine plus symbolique, l’archéologue Salomon Reinach propose une explication totémique : le porc serait le totem des ancêtres des Hébreux, et serait donc devenu tabou. Cette explication, à tendance freudienne, a été abandonnée, car elle s’appuie sur des pratiques inconnues au Proche-Orient. Pastoureau note également le tabou qui existe quant au sang dans les sociétés sémitiques, sensible aux rites de mise à mort rituelle des animaux. Au paradis terrestre, Adam et Ève semblent suivre un régime strictement végétarien.

Le porc dans le christianisme : L’interdit relatif au porc dans le judaïsme se trouve dans le Tanakh donc dans l’Ancien Testament. Pourtant la consommation de porc n’est pas interdite dans le christianisme, à l’exception de l’Église adventiste du septième jour et de l’Église éthiopienne orthodoxe. La non-interdiction du porc prend sa source dans plusieurs versets du Nouveau Testament, qui lèvent l’interdit alimentaire juif :
« Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme » (Mathieu XV, 11). « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme. » (Mathieu XV, 17-20).

Les versets Marc VII, 15 ; Marc VII, 18-23 sont similaires. De plus, dans les Actes des Apôtres alors que Pierre veut manger il entend une voix qui lui dit : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le tiens pas pour impur. » (Actes des Apôtres X, 15).

Toutefois, Mathieu rapporte une anecdote dans laquelle Jésus enferme des démons dans des pourceaux, ce qui témoigne des considérations négatives sur le porc dans le Nouveau Testament. C’est également dans Mathieu (VII, 6) que se trouve l’expression « jeter des perles aux pourceaux », qui signifie alors « dilapider inconsidérément ses biens spirituels ». De même, Luc rapporte que le fils prodigue, après avoir dilapidé tout son bien, est contraint de devenir gardien de cochons.

Au Moyen Âge, prédicateurs et théologiens ont considéré le cochon comme un attribut du diable ; comme lui, le diable grogne et se vautre dans l’ordure. Cette image du porc lié à l’enfer existe déjà sur quelques chapiteaux romans, mais prend son essor essentiellement à la période gothique. Le porc est aussi parfois associé aux Juifs et à la Synagogue. Il peut personnifier plusieurs vices, comme la saleté, la gloutonnerie et la colère. Dès le XIIIe siècle, un homme débauché est un porc. Cette image perdure longtemps après le Moyen Âge.

Plus tardivement, entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, le porc a été associé, après le bouc, l’âne et le chien, à la luxure. En 1503-1504, Jérôme Bosch, dans le panneau l’enfer du Jardin des délices, représente une truie vêtue en homme, enlaçant un homme nu, mais le terme de « cochonnerie » en prend son sens actuel en français qu’à la fin du XVIIe siècle.

Ces connotations négatives peuvent s’expliquer par la couleur sombre du pelage du porc, ainsi que par certains traits comportementaux, particulièrement sa goinfrerie, son aptitude à se nourrir d’ordures et de charognes. Les créatures omnivores (le corbeau, le renard, l’ours, voire l’être humain) sont ainsi souvent considérées comme impures. Sa mauvaise vue et sa tendance à se vautrer dans la boue sont d’autres éléments vus négativement.

Toutefois, l’image d’un bon cochon émerge aussi quelquefois dans l’iconographie des saints. Dans l’iconographie de saint Antoine, le cochon apparaît à partir du XIIIe siècle comme un compagnon du saint, sans doute sous l’influence de l’ordre des Antonins, spécialisés dans l’élevage des cochons, qui fournissaient de la viande aux indigents et un lard passant pour bénéfique aux malades. Saint Blaise est aussi parfois représenté accompagné d’un pourceau. Un de ses miracles serait d’avoir poussé un loup à rendre son pourceau à une vieille femme qui, pour remercier le saint, lui apporta dans son cachot les pieds et la tête du porc rôtis.

Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations plus positives, liées à la fécondité et à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie et de son cycle de gestation : trois mois, trois semaines et trois jours, un chiffre déjà mentionné par Aristote, et que les hommes du Moyen Âge ont relevé comme un cycle arithmétiquement parfait. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou piggy banks.

L’idée du cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco »…

Un lien a également été établi entre enfants et cochons, sensible dans la légende de saint Nicolas (le boucher jette les enfants au saloir comme de vulgaires pourceaux) puis à partir de la fin du XIXe siècle dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis le cinéma. Le cochon est alors représenté comme un porcelet rose, joyeux et dynamique, largement humanisé (bipédie, parole, activités, etc.). Cette figure archétypale est présente dans de nombreux personnages de dessin animé et de bande dessinée : Porky Pig l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy la cochonne amoureuse de la grenouille Kermit dans le Muppet Show, Porcinet le copain de Winnie l’Ourson, Les Trois petits cochons, Babe, etc.

Le porc dans la civilisation islamique : En ce qui concerne l’islam, dans le Coran comme dans les hadiths, le porc est le seul animal clairement désigné comme interdit.
« 3. Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Coran, V, 3). »
Il existe toutefois des exceptions :

« 172. Ô les croyants ! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez Dieu, si c’est Lui que vous adorez. 173. Certes, Il vous est interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre que Dieu. Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux (sourate II 172-173) ».
L’impureté du porc est reprise dans l’histoire de Shaykh San’an, racontée par Farîd ud-Dîn ‘Attar, dans le Langage des oiseaux, ouvrage mystique en persan. Le Shaykh est poussé hors de la voie de Dieu par son amour pour une jeune grecque, qui l’humilie en lui faisant garder des pourceaux pendant une année. « Le Schaïkh ne détourna par la tête de l’ordre de sa belle ; car s’il l’eut détournée, il n’aurait pas trouvé ce qu’il recherchait. Ainsi donc, ce schaïkh de la Caaba, ce saint et grand personnage, se résigna à garder les pourceaux pendant une année. Dans la nature de chacun de nous il y a cent pourceaux ; il faut devenir pourceau ou prendre le zunnâr ». Comme pour le judaïsme, l’interdit islamique touche au tabou du sang.

Le porc dans le monde asiatique : Dans le bouddhisme tibétain, le porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde. Pour les peuples sino-vietnamiens, le porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du cochon Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain.

Le porc dans le monde océanien : L’élevage des porcs apparaît anciennement en Océanie, associé notamment dans les îles Fidji aux poteries de la civilisation lapita (du nom d’un site archéologique de Nouvelle-Calédonie).
Le cochon est souvent associé à des pratiques culturelles et artistiques. Dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l’incisive supérieure des cochons était cassée pour permettre à l’inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le verrat devenait « une réserve d’« âme masculine » et cette substance devait passer au sacrificateur de l’animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d’acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs et d’atteindre les plus hauts grades. L’identification entre le verrat et son propriétaire était si forte que l’on incorporait les défenses de l’animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de cochons ». Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l’élevage des cochons.
À Ambae (île située dans l’archipel du Vanuatu), les cochons hermaphrodites étaient obtenus par sélection pour incarner l’union des pouvoirs masculins et féminins.
Dans certaines sociétés, les porcs et les enfants peuvent être élevés ensemble. En Nouvelle-Guinée, des photographies ethnologiques des années 1930 montent des femmes allaitant simultanément un enfant et un porcelet. Dans la chaîne de montagnes au centre de la Nouvelle-Guinée, les habitants célèbrent tous les vingt ans une « fête du Cochon », qui peut durer plusieurs années. Elle commence par des rites destinés à favoriser l’engraissement des cochons et des échanges de porcs et d’ornements destinés à la fête. La dernière année est marquée par des danses puis par le sacrifice d’une grande partie des porcs, dont la viande est consommée et distribuée.

Un animal proche de l’homme : Selon l’écrivain français Pierre Magnan (1922-2012) : « Le cochon est l’animal le plus proche de l’homme. Il le nourrit mais il lui en laisse tout le remords. On peut avoir la conscience tranquille après avoir occis un agneau ou un veau, mais jamais un cochon. Chaque soir, quand apparaît sur la soupe épaisse la couenne du lard, c’est comme si le cochon de l’année venait vous parler de sa gentillesse ».

Le folklore du cochon : Un peu partout en France et en Europe, le cochon a ses fêtes et ses ducasses, son folklore et ses représentations symboliques :
– La fête de la Saint-Cochon est célébrée dans de nombreux villages français.
– Un gâteau en pain d’épices en forme de cochon est traditionnel lors des fêtes de Saint-Aignan à Orléans.
– Le musée vivant du cochon, situé à Chambonas dans le département de l’Ardèche, est exclusivement consacré à tout ce qui tourne autour du cochon : mythologie, arts populaires, cinéma, objets divers et variés. Il présente aussi une mini-ferme avec des animaux miniatures.
– Le cochon rose est l’animal totémique de la ville de Poussan (département de l’Hérault), probablement parce qu’en occitan porcèl (prononcé : poussel) désigne cet animal.
– Le championnat de France d’imitation du cri de cochon est organisé annuellement à Trie-sur-Baïse (Hautes-Pyrénées) ; il existe aussi un championnat mondial organisé au Salon international de l’agriculture à Paris. Un autre concours est parfois organisé à Livarot.

Voir le Calendrier des événements gastronomiques par région.

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9.
Le cochon, dans l’astrologie chinoise, est connu pour sa diplomatie et sa nature délicate. Par la vénérable Yang Taitai. Astrologie Chinoise – Document ‘chine-nouvelle.com’.

Ce qu’il faut savoir sur le signe du Cochon en astrologie chinoise, portrait psychologique du Cochon qui a le goût du luxe et ne se plaît que dans les parures et les richesses. Socialement, Le Cochon croit en les meilleures valeurs humaines et en aucun cas ne se considère supérieur.

Le Cochon est très attentionné envers ses proches, famille et amis, et s’activera sans relâche pour que tout le monde soit heureux. Aider les autres est un vrai plaisir. Il ne se sent bien qu’une fois que son entourage a le sourire.

Le Cochon est à tel point magnanime qu’il peut paraître Saint ! Et cela peut donner des idées moins honnêtes aux âmes peu intentionnées qui ne vont pas hésiter à en tirer profit. Et malheureusement, dans toute sa grandeur, le Cochon se laissera faire.

Les Cochons font de bons compagnons en particulier par leur refus de voir les défauts chez un partenaire. Créatures hautement intelligentes, étudiant sans cesse, les Cochons sont sans cesse en quête d’un plus grand savoir. Et s’ils passent pour de gros paresseux, c’est uniquement à cause du plaisir qu’ils prennent pour les bonnes choses.

Grâce à son cœur en or et son amour pour les siens, le Cochon est un partenaire idéal dans la vie de tous les jours. Il peut même paraître exclusif à ne vouloir passer du temps qu’avec ceux qu’il apprécie, ignorant majestueusement le reste du monde.

Le Cochon devrait donc s’ouvrir un peu plus au monde extérieur. Il découvrira alors divers groupes de personnes et c’est là qu’il s’épanouira vraiment.

Découvrez vite votre horoscope chinois pour le signe du cochon (par Yang Taitai) !

Pour en savoir plus : Les 12 signes chinois Horoscope chinois quotidien

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Source : https://www.chine-nouvelle.com/astrologie/signes/cochon.html

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10.
Livre - Symbolisme du cochon chez les Indo-Européens - di Alberto Lombardo · Pubblicato 3 Gennaio 2010 · Aggiornato 23 Giugno 2015

Les termes pour désigner le porc domestique nous apprennent beaucoup de choses sur notre lointaine antiquité. Dans la langue italienne, il y a trois substantifs pour désigner l’animal : « maiale », « porco » et « suino » (en français : suidé ; en néerlandais : zwijn ; en allemand : Schwein et Sau). Le dernier de ces termes, en italien et en français, sert à désigner la sous famille dans la classification des zoologues. L’étymologie du premier de ces termes nous ramène à la déesse romaine Maia, à qui l’on sacrifiait généralement des cochons. L’étymologie du second de ces termes est clairement d’une origine indo-européenne commune : elle dérive de *porko(s) et désigne l’animal domestiqué (et encore jeune) en opposition à l’espèce demeurée sauvage et forestière ; on retrouve les dérivées de cette racine dans le vieil irlandais orc, dans le vieil haut allemand farah (d’où le néerlandais varken et l’allemand Ferkel), dans le lituanien parsas et le vieux slavon prase, dans le latin porcus et l’ombrien purka (qui est du genre féminin). Ces dérivées se retrouvent également dans l’aire iranienne, avec *parsa en avestique, terme reconstitué par Emile Benveniste, avec purs en kurde et pasa en khotanais.

Quant au troisième terme, « suino », il provient de l’indo-européen commun *sus, dont la signification est plus vaste. La plage sémantique de ce terme englobe l’animal adulte mais aussi la truie ou la laie et le sanglier. Les dérivés de *sus abondent dans les langues indo-européennes : en latin, on les retrouve sous deux formes, sus et suinus ; en gaulois, nous avons hwch ; en vieil haut allemand sus, en gothique swein (d’où l’allemand Schwein), en letton suvens, en vieux slavon svinu, en tokharien B suwo, en ombrien si, en grec hys, en albanais thi, en avestique hu et en sanskrit su(karas). Dans la langue vieille-norroise, Syr est un attribut de la déesse Freya et signifie « truie ».

Illustration - Suovetaurilia. Louvre Museum, Paris.

Comme l’a rappelé Adriano Romualdi, « le porc est un élément typique de la culture primitive des Indo-Européens et est lié à de très anciens rites, comme le suovetaurilium romain, ainsi que l’attestent des sites bien visibles encore aujourd’hui ». Les Grecs aussi sacrifiaient le cochon, notamment dans le cadre des mystères d’Eleusis. Chez les Celtes et aussi chez les Germains (notamment les Lombards), nous retrouvons la trace de ces sacrifices de suidés. Le porc domestique est de fait l’animal le plus typique de la première culture agro-pastorale des pays nordiques. Parmi d’autres auteurs, Walther Darré nous explique que cet animal avait une valeur sacrée chez les peuples indo-européens de la préhistoire et de la protohistoire : « ce n’est pas un hasard si la race nordique considérait comme sacré l’animal typique des sédentaires des forêts de caducifoliés de la zone froide tempérée (…) et ce n’est pas un hasard non plus si lors des confrontations entre Indo-Européens et peuples sémitiques du bassin oriental de la Méditerranée, la présence du porc a donné lieu à des querelles acerbes ; le porc, en effet, est l’antipode animal des climats désertiques ». Il nous paraît dès lors naturel que les patriciens des tribus indo-européennes, lors des cérémonies matrimoniales, continuaient à souligner les éléments agraires de leur culture, en sacrifiant un porc, qui devait être tué à l’aide d’une hache de pierre ».

Nous avons donc affaire à un sens du sacré différent chez les Indo-Européens et chez les Sémites, qui considèrent les suidés comme impurs mais qui, rappelle Frazer, ne peuvent pas le tuer ; « à l’origine, explique-t-il, les juifs vénéraient plutôt le porc qu’ils ne l’abhorraient. Cette explication de Frazer se confirme par le fait qu’à la fin des temps d’Isaïe, les juifs se réunissaient secrètement dans des jardins pour manger de la viande de suidés et de rongeurs selon les prescriptions d’un rite religieux. Ce type de rite est assurément très ancien. En somme, conclut Romualdi, « la familiarité de la présence de porcins est un des nombreux éléments qui nous obligent à voir les Indo-européens des origines comme un peuple des forêts du Nord ».

Dans sa signification symbolique, le porc est associé à la fertilité et son sacrifice est lié à la vénération due aux dieux et à la conclusion des pactes et traités. Avec la prédominance du christianisme dans l’Europe postérieure à l’antiquité classique, le porc a progressivement hérité de significations que lui attribuaient les peuples sémitiques, notamment on a finit par faire de lui le symbole de l’impudicité, des passions charnelles, de la luxure, avant de l’assimiler au diable. Dans la Bible, en effet, le « gardien de cochons », image de l’Indo-Européen agropastoral des premiers temps, est une figure méprisée et déshonorante, comme le fils prodigue de la parabole, réduit à garder les porcs d’un étranger.

(article paru dans « La Padania », 30 juillet 2000 ; trad. franc. : Robert Steuckers, décembre 2009).

Source : http://www.centrostudilaruna.it/symbolisme-du-cochon-chez-les-indo-europeens.html

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11.
Livre - Interprétation de Cochon : grossièreté, comportements masculins sexuels malséants, image négative du désir masculin

Voici un nom que l’on donne facilement à ses semblables quand leurs comportements ne sont pas très raffinés. En rêve, ce sens est surtout axé sur la sexualité et le rejet de l’animalité intrinsèque à celle-ci. Chez certaines femmes, le cochon, c’est l’homme, celui qui exprime des désirs triviaux, par son regard ou ses mots lubriques. Si dans quelques cas, c’est bien la réalité, les hommes ne sont pas tous des cochons. Bien souvent l’apparition de cet animal traduit la notion d’interdit que s’impose la rêveuse ; elle ressent les choses du sexe comme quelque chose de sale, de « cochon ». Cependant, les hommes sont aussi capables d’amour et l’amour fait avec amour n’est pas une cochonnerie. Pour un homme, la présence de cochons dans ses rêves peut le situer, lui, dans la peau de cet animal.

Mots associés : Viande- 1èrede couverture - Cette définition provient du Nouveau dictionnaire des rêves de Tristan-Frédéric Moir (Editions L’Archipel) et du sitetristan-moir.fr

Source : http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Dictionnaire-des-reves/Cochon

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12.
Littérature et judaïsme - La question marrane : « Qu’est-ce que c’est au juste, un porc ? » (1/2) Podcast 32 minutes - France Culture 03/06/2018 - Photo - Phillipe Zard • Crédits : DR - Radio France

’Il s’approcha de l’hôtellerie, qu’il prenait pour un château, et, à quelque distance, il retint la bride à Rossinante, attendant qu’un nain parût entre les créneaux pour donner avec son cor le signal qu’un chevalier arrivait au château. Mais voyant qu’on tardait, et que Rossinante avait hâte d’arriver à l’écurie, il s’approcha de la porte, et vit les deux filles perdues qui s’y trouvaient, lesquelles lui parurent deux belles damoiselles ou deux gracieuses dames qui, devant la porte du château, folâtraient et prenaient leurs ébats. 

En ce moment il arriva, par hasard, qu’un porcher, qui rassemblait dans des chaumes un troupeau de cochons (sans pardon ils s’appellent ainsi, que sin perdon, asi se llaman), souffla dans une corne au son de laquelle ces animaux se réunissent.’ 

Cervantès, Don Quichotte, Tome 1, chapitre II.

« Qu’est-ce que c’est au juste, un porc ? » Grande question métaphysique que pose avec insistance cette pièce de Beckett intitulée Happy days en anglais et Oh les beaux jours ! en français. Une pièce créée à New York en septembre 1961, dans une interprétation mémorable de Madeleine Renaud (dans le rôle de Winnie) que l’on vient d’entendre et Régis Outin (dans le rôle de Willie) dans une mise en scène de Roger Blin. 

’Qu’est-ce que c’est au juste, un porc ? ’ 

Étonnante question qui est peut-être l’une des questions majeures de l’histoire de la littérature en générale. De la littérature et de son rapport au judaïsme en particulier.

L’invité

Ancien élève de l’E.N.S. de Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes, docteur en littérature comparée, Philippe Zard est maître de conférences (hdr) de littérature comparée à l’Université de Paris Ouest-Nanterre. Il travaille sur l’imaginaire politique et religieux de la modernité occidentale, ainsi que sur les configurations fictionnelles de la subjectivité individuelle et collective

Il a publié de très nombreux articles et plusieurs ouvrages très remarqués : La Fiction de l’Occident. Thomas Mann, Franz Kafka, Albert Cohen (P.U.F., 1999) et ‘De Shylock à Cinoc. Essai sur les judaïsmes apocryphes’, Classiques Garnier, 2018. 

Il prépare actuellement une édition en un volume des quatre romans d’Albert Cohen (Solal et les Solal. Solal, Mangeclous, Les Valeureux, Belle du Seigneur, coll. Quarto, Gallimard, à paraître fin 2018). 

http://www\.litterature-poetique\.com/index\.php?place=membre_details&id=28

Transition sonore

Le livre de l’invité : Philippe Zard, De Shylock à Cinoc Essai sur les judaïsmes apocryphes, CLASSIQUES GARNIER, 2018.

’De Shylock (l’usurier du Marchand de Venise de W. Shakespeare) à Cinoc (le lexicographe de La Vie mode d’emploi de G. Perec), l’essai expose les métamorphoses majeures du signifiant juif en littérature. 

Dans ce livre, l’auteur étudie comment Shakespeare, Lessing et Joyce ont affronté l’énigme théologico-politique de la persistance juive. Il éclaire la constitution, dans un recueil de nouvelles antinazies (The Ten Commandments dirigé par A. Robinson), d’un front judéo-chrétien. 

Il montre comment, de Kafka à Modiano, des écrivains ont imaginé des manières inédites de « judaïser ». Avatars du « Juif charnel », réévaluation de l’héritage biblique à l’heure allemande, invention de judéités hors les murs : tels sont les visages de ces judaïsmes apocryphes.’

1èe de couverture - De Shylock à Cinoc• Crédits : Classiques Garnier - Radio France

Tags : judaïsme Littérature

L’équipe – Production : Marc-Alain Ouaknin – Réalisation : Dany Journo

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/mais-quest-ce-que-donc-un-cochon

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13.
Le rituel du cochon en Grèce – Document ‘la-grece.com’

Quelques jours avant Noël, souvent le 20 décembre, c’est le rituel du sacrifice du cochon. Le sacrifice rituel d’un animal marque le passage du temps profane au temps sacré. Il purifie le temps présent et lui donne une touche solennelle en créant un cadre spirituel qui facilite le contact entre le monde réel et le monde d’en haut.

Il est censé attirer la bienveillance des divinités afin d’obtenir leurs forces bénéfiques. Ce sacrifice était présent chez les Grecs, les Romains, les Thraces, les Celtes, les Egyptiens, les Perses, les Hindous, dans les religions polythéistes ainsi que dans les 3 grandes religions monothéistes.

Le cochon était considéré dans les cultures anciennes comme un animal sacré et emblématique. Cette symbolique était portée par des dieux comme Osiris (dieu du monde végétal et animal chez les Egyptiens), Demeter et Persephona (dieux agraires chez les Grecs) ou Céres (déesse romaine du blé). Le cochon leur était sacrifié de manière rituelle dans des cérémonies publiques de grande ampleur, suivies par des repas publics où les gens en consommaient des quantités importantes, convaincus qu’ils seraint purifiés et qu’ils hériteraient de la force de l’animal sacrifié. L’anthropologue J. G.Frazer suppose que le cochon est une réincarnation du dieu grec Adonis qui symbolise la mort et la renaissance cyclique de la végétation.

Les chrétiens ont adopté ces rites païens et ont intégré le rituel du sacrifice du cochon comme faisant partie de la période qui prépare la grande fête religieuse de la Nativité. Avant le christianisme, le 25 décembre était le jour du début d’un cycle de 12 jours de fêtes qui accompagnait le passage de l’an ancien au nouvel an, une période de renaissance et renouveau du temps astronomique. Durant cette période de 12 jours, les paysans avaient terminé un cycle biologique agraire et se préparaient pour le suivant. Ils pratiquaient ainsi divers actes rituels porteurs de chance, de purification et de guérison. Le sacrifice du cochon était alors une offrande adressée aux forces suprêmes, en guise remerciement pour la récolte obtenue et en préparation de celle à venir.

La fin d’une nuit de pleine lune si possible, et très tôt le matin, était le temps propice à beaucoup de pratiques rituelles. L’endroit du sacrifice était délimité par une ligne ou un cercle magique autour de l’autel. L’animal aspergé d’eau bénie était couché par terre avec la tête tournée vers l‘est. Une fois tué et nettoyé, on incisait sur son front une croix sur laquelle on plaçait du sel comme symbole de pureté et de protection de la maison. Une demande de pardon et d’aide était alors formulée au dieu pour le paysan et sa famille.

Aujourd’hui, chez les orthodoxes, le pope détient un rôle important pour le profane. Dans les fermes, il transfigure le repas en acte sacré. La tradition populaire veut qu’il soit récompensé par le paysan avec une partie importante du cochon : la peau ou la langue, comme dans l’antiquité grecque, où pour les sacrifices faits au nom d’Hermès, le prêtre recevait la langue de l’animal comme symbole de communication entre lui et les divinités.

Le sang du cochon possède également une importante signification rituelle. Les anthropologues ont relevé sa dimension régénératrice en l’identifiant au symbole même de la vie.

Le rituel du sacrifice du cochon se clôture par un repas pris en commun. Dans l’antiquité, le repas se déroulait en silence et dans une atmosphère solennelle. De nos jours, bien qu’une partie de ces traditions soit encore conservée par endroits, le repas se déroule plutôt dans la joie arrosée de vin et de raki. Les discussions sont vives et les bonnes blagues improvisées sur l’animal et son heureux et généreux propriétaire fusent de partout.

Source : https://la-grece.com/cochon.html

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14.
Qu’est-ce qui a fait du cochon le symbole de l’épargne ? Par Philippe Marchetti - Document ‘ça m’intéresse’ Illustration © Brett_Hondow, Pixabay.com (Creative commons)

Posséder un cochon donnait jadis l’assurance de manger à sa faim. Dans les campagnes, les familles propriétaires d’un porc disposaient, après l’avoir tué, de viande fraîche puis de charcuterie et de salaison pendant une grande partie de l’année. Et selon le célèbre adage, « tout est bon dans le cochon ». Non seulement, la quasi totalité de ses morceaux est comestible et on peut transformer son sang en boudin, mais ses poils servent à fabriquer des brosses et pinceaux, et sa graisse, des bougies et du savon. Le cochon, qui mange à peu près n’importe quoi et n’a pas besoin de pâturage, a en outre l’avantage d’être facile à élever. Progressivement, il a été associé à l’argent, et les premières tirelires en forme de cochon ont fait leur apparition au XVIIIe siècle.

Source : https://www.caminteresse.fr/economie-societe/quest-ce-qui-a-fait-du-cochon-le-symbole-de-lepargne-1170421/

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15.
Les Trois Petits Cochons d’après Wikipédia – C’est un conte traditionnel européen datant du XVIIIe siècle, bien que son origine puisse remonter plus loin, mettant en scène trois jeunes cochons et un loup. Ce conte a été rendu célèbre dans le monde par l’adaptation des studios Disney en 1933.

Sommaire

Les trois petits cochons veulent vivre leur vie et quittent le foyer familial pour tenter leur chance dans le monde. Le premier petit cochon se construit une maison de paille. Le deuxième petit cochon se construit une maison faite de bois. Le troisième petit cochon se construit une maison de briques et de ciment. Illustration.

Illustration - Les trois petits cochons et leur mère. Illustration de L. Leslie Brooke, extraite de The Golden Goose Book, Londres, Frederick Warne, 1905.

Le grand méchant loup parvient à détruire les maisons des deux premiers petits cochons en soufflant dessus et les dévore. En revanche, il est impuissant contre celle du troisième petit cochon.

Pour le faire sortir de sa maison, le loup lui propose d’aller chercher des navets avec lui. Mais le cochon sort tôt le matin et rentre chez lui avec les navets avant l’arrivée du loup. Le loup retente sa chance et propose au cochon d’aller cueillir des pommes. Le cochon part à nouveau avant l’heure, mais ayant eu du mal à grimper à l’arbre, le loup arrive à son tour. Le cochon lance alors une pomme très loin en proposant au loup de la goûter. Pendant que le loup la ramasse, il se sauve. Le loup persévère et propose au cochon d’aller à la foire. Arrivé le premier à la foire, le cochon achète une baratte. Sur le chemin du retour, il voit venir le loup : il se cache alors dans la baratte et dévale la pente, ce qui fait peur au loup.

Ce dernier retourne à la maison du petit cochon et découvre que c’est le petit cochon qui lui a fait peur. En colère, il décide de rentrer par la cheminée pour dévorer le cochon. Mais il tombe dans une marmite de soupe bouillante et le cochon le mange pour son dîner.

Autres versions - Article détaillé : Les Trois Petits Cochons (film).

Dans la version de Walt Disney, les deux premiers petits cochons survivent ; le loup détruit d’abord la maison de paille en soufflant dessus, et le premier petit cochon s’enfuit pour se réfugier dans la maison de bois de son frère. À nouveau, le loup détruit la maison de bois en soufflant dessus. Les deux petits cochons s’enfuient et se réfugient dans la maison de briques de leur troisième frère. Cette fois, le loup a beau souffler, il ne parvient pas à détruire la maison. Furieux, il s’éloigne et revient quelques jours plus tard, décidé à attraper les trois petits cochons en entrant par la cheminée de la maison. Les petits cochons l’ont vu venir, et le troisième petit cochon, qui est le plus malin, place une marmite d’eau bouillante dans la cheminée. Le loup tombe dans la marmite et se brûle si fort le derrière qu’il repart par la cheminée et ne revient plus jamais.

Illustration - Le loup tombe dans la marmite. Illustration de L. Leslie Brooke, 1905.

Variantes

Conte du Tyrol italien

Dans un conte originaire du Tyrol italien, trois petites oies qui reviennent de la foire se retrouvent obligées de passer la nuit dans un bois, et se bâtissent chacune une maison pour se protéger contre le loup ; les deux premières oies se bâtissent respectivement une maison de paille et de bois, mais la troisième se bâtit une maison de fer. Le loup vient frapper chez la première oie et lui dit que si elle refuse de lui ouvrir la porte, il renversera sa maison. Elle refuse, le loup renverse la maison de paille et la mange. Même chose avec la maison de bois et la deuxième oie. Mais en voulant renverser la maison de fer de la troisième, le loup se casse une patte. Il s’en fait refaire une par un serrurier, et revient frapper chez la troisième oie en ajoutant qu’il aimerait entrer chez elle pour se faire cuire une soupe. L’oie lui répond alors qu’elle va elle-même lui en faire cuire une. Quand l’eau est bouillante, elle demande au loup d’ouvrir la gueule et la lui fait boire par la fenêtre. Le loup meurt et la troisième petite oie sort ses deux sœurs de son ventre1.

Dans un conte vénitien presque identique, le loup ne renverse pas les maisons des deux premières petites oies grâce à sa patte, mais grâce à une canonnade d’un certain genre1.

Conte espagnol

Dans le conte espagnol (F.Caballero, Cuentos populares i infantiles p 53 de l’édition de Leipzig), trois petites brebis se réunissent pour bâtir une petite maison de branchages et d’herbe. Quand elle est finie la plus grande se met dedans, ferme la porte et laisse les autres dehors. Celles ci bâtissent une autre maison dans laquelle s’enferme la seconde. La petite restée seule abandonnée voit passer un maçon qui touché de ses pleurs lui construit une maison toute hérissée de pointes de fer pour qu’elle soit à l’abri des attaques du carlanco, sorte de loup garou. Le carlanco vient en effet et dit à la plus grande brebis de lui ouvrir ; sur son refus, il enfonce la porte de branchages et mange la brebis. Il mange aussi la seconde. Mais quand il arrive à la maison de la troisième et qu’il veut ouvrir la porte, il se jette contre les pointes qui lui entrent dans le corps et il périt2.

Réécritures

Le conte des trois petits cochons a inspiré de nombreux auteurs pour des réécritures. On peut citer entre autres :

  • « The three little Pigs », poème en rimes par Roald Dahl publié dans le recueil Revolting Rhymes.
    Après avoir dévoré les deux premiers cochons, le loup essaye de détruire la maison en briques du troisième cochon. N’y arrivant pas, il décide de revenir durant la nuit et de la détruire avec de la dynamite. Le cochon, paniqué, prend son téléphone et appelle le petit chaperon rouge à la rescousse. Celle-ci abat le loup d’une balle dans la tête avec un pistolet caché dans sa culotte. Elle se fabrique un manteau de fourrure avec le loup décédé, puis une valise en peau de cochon...
  • Les Trois Cochons6, album de David Wiesner : lorsque les trois petits cochons décident de s’échapper des pages du livre, le loup a beau souffler, pousser, comme il commence à avoir l’habitude de le faire, toute la suite de l’histoire change…
  • Les Trois Petits Cochons7,8, bande dessinée de Tarek, Aurélien Morinière et Svart : deux loups pacifistes sont convoqués par un magicien dans la grande forêt humide. Ce dernier leur apprend qu’ils sont les heureux élus d’un nouveau conte. Après s’être perdus dans la grande forêt humide, nos deux loups apprennent avec horreur que leur mission est la suivante : être de grands méchants loups et dévorer les cochons. Mais c’est impossible, nos deux loups ne mangent pas de cochons et ils en ont assez de se faire traiter de méchants alors qu’ils n’ont rien fait.
    Interprétation

L’interprétation la plus évidente de ce conte est celle de la capacité d’anticipation et le courage dans l’adversité, symbolisée par le loup. L’individu se contentant de se préparer comme les deux premiers petits cochons se fera détruire par les vicissitudes de la vie. Seule la personne se construisant une base solide peut faire face aux aléas.

C’est aussi, selon Bruno Bettelheim dans Psychanalyse des contes de fées, une façon de dire aux enfants qu’on ne peut pas toujours dans la vie agir selon le principe de plaisir – les deux premiers petits cochons ne pensent qu’à s’amuser – mais qu’il faut se soumettre aussi au principe de réalité quand la vie l’impose. D’après cet auteur, ce conte (dans la version présentée ici) convient tout particulièrement aux jeunes enfants de quatre-cinq ans9.

C’est également une allégorie rappelant que les enfants devenus grands quittent le foyer familial pour vivre leur vie, et que la vie est faite de choix - bons ou mauvais - qu’il faut assumer.

L’article complet est à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois_Petits_Cochons

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16.
Les trois petits cochons : la symbolique intérieure in « 52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur » d’Olivier Clerc

Comme de nombreux contes, l’histoire des Trois Petits Cochons peut se lire comme une intéressante métaphore de notre fonctionnement intérieur. Le chiffre trois symbolise souvent les trois dimensions de base de l’être humain : physique, émotionnelle et mentale (comme pour les trois grandes tentations de Jésus - dans le désert, sur le temple et en haut de la montagne - par exemple).

Le premier petit cochon qui construit sa maison en paille correspond à celui qui bâtit sa vie sur un savoir purement abstrait, non validé par l’expérience. La construction intellectuelle qui en résulte ne pèse pas lourd par rapport à la réalité concrète. Ainsi, lorsque les épreuves et les coups durs arrivent (alias le Grand Méchant Loup), sa maison de paille ne résiste pas à la confrontation à la réalité. Tout son univers intérieur s’effondre.

Le deuxième petit cochon, dont la maison est en bois, correspond à celui qui fonde sa vie sur son ressenti, sur son cœur et ses croyances : c’est déjà plus dense, comme l’eau est plus dense que l’air.

Mais avec le temps, le Grand Méchant Loup finit aussi par en venir à bout.

Enfin, le dernier petit cochon, à la maison en briques, est celui qui bâtit son existence sur du vécu, sur ses propres expériences, sur des connaissances qu’il a personnellement vérifiées et validées. La connaissance est le savoir incarné. Le vécu a une densité que n’ont ni la croyance, ni le savoir abstrait. Ainsi, quand viennent les épreuves, certes ça secoue, mais cela tient bon.

Notez pour finir que, dans cette maison en briques, il y a même une cheminée dont le feu - symbole universel de l’énergie spirituelle - vient à bout de tout méchant loup qui tenterait de s’y glisser !

Au-delà du vécu, de la croyance et du savoir, la conscience spirituelle est la seule ressource fiable pour contrer toute forme d’adversité.

Le monde de la philo et de la poésie - Blog créé avec Eklablog - CGU - Signaler un abus - Source : http://www.philosophie-poeme.com/les-trois-petits-cochons-la-symbolique-interieure-a127789506

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17.
Le conte ds trois petits cochons – Texte détaillé d’une tradition orale – Document ‘touslescontes.com’ Québec Canada

Il était une fois trois petits cochons qui s’en allèrent de par le monde pour faire fortune.Le premier petit cochon rencontra un paysan qui portait une grosse botte de paille sur son dos.- S’il vous plaît, Monsieur, donnez-moi un peu de votre paille pour que je puisse me construire une petite maison.L’homme accepta et le petit cochon se construisit une jolie maisonnette toute en paille.Quelques jours plus tard, il entendit des coups frappés à la porte. C’était le loup.- Petit cochon, laisse-moi vite entrer, criait-il.
- Jamais de la vie ! Par ma queue en tire-bouchon ! répondit le petit cochon.
- Attends un peu ! Je vais souffler de toutes mes forces. Et ta maison de paille va s’envoler dans les airs ! » Le loup souffla si fort que la maison de paille fut projetée très haut dans le ciel.Puis le loup se jeta sur le petit cochon et le dévora.Le deuxième petit cochon rencontra un homme qui portait sur son dos un fagot de joncs.- S’il vous plaît, monsieur, donnez-moi quelques joncs pour que je puisse me construire une petite maison.L’homme accepta et le petit cochon se construisit une jolie maisonnette toute en joncs. Quelques jours plus tard, le loup arrive et crie :- Petit cochon, laisse-moi vite entrer !Le petit cochon cria encore plus fort que le loup : - Jamais de la vie ! Par ma queue en tire-bouchon !
- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va s’envoler dans les airs !Et le loup souffla si fort que la maison de joncs fut projetée très haut dans le ciel. Puis le loup se jeta sur le deuxième petit cochon et le dévora.Le troisième petit cochon rencontra un homme qui poussait une brouette remplie de briques rouges.- S’il vous plaît, monsieur, donnez-moi quelques-unes de vos briques pour que je puisse me construire une petite maison.L’homme accepta et notre troisième petit cochon se construisit une jolie maison toute en briques rouges. Le loup arriva à toute vitesse :- Petit cochon, laisse-moi entrer ! cria-t-il.
- Jamais de la vie ! par ma queue en tire-bouchon !
- Attends un peu ! Je vais souffler si fort que ta maison va s’envoler dans les airs !Et le loup siffla de toutes ses forces. Mais la maison de briques rouges ne bougea pas d’un pouce.Le loup, surpris et furieux à la fois, chercha une ruse.« Bientôt ce cochon finira dans mon ventre », pensa-t-il.- Petit cochon, dit-il doucement, je connais un superbe champ de navets. Voudrais-tu que je te dise où il est ?
- Oh ! oui ! Dis-le moi, s’il te plaît !
- Ce champ est tout à côté de la maison du menuisier.
- Si tu te lèves tôt demain matin, nous pourrons aller ensemble chercher une grosse botte de navets pour notre déjeuner. Qu’en penses-tu ?
- L’idée est excellente. A quelle heure viendras-tu me chercher ? demanda le petit cochon.
- A six heures du matin, si cela te va, répondit le loup.Mais le lendemain matin, le petit cochon se leva à cinq heures du matin. Il alla tout seul dans le champ dont lui avait parlé le loup. Il se remplit un plein panier de navets et rentra chez lui, tout joyeux.A six heures précises, le loup arriva devant la maison du petit cochon. « - Tu es prêt ? dit-il.
- Plus que prêt, répond notre petit cochon. J’ai même eu le temps d’aller chercher des navets pour mon déjeuner !Le loup était furieux, mais il ne le montra pas. Il dit simplement d’un ton aimable :- Petit cochon, je connais un endroit où il y a un pommier couvert de pommes.
- S’il te plaît, dis-moi où il est !
- Tout au fond du jardin du boulanger. Si tu te lèves demain matin à cinq heures, nous pourrons y aller ensemble.Mais le lendemain matin, le petit cochon sauta de son lit avant même que quatre heures aient sonné. Il alla vite au fond du jardin du boulanger. Mais il n’avait pas pensé que la route était plus longue et qu’il devait grimper en haut du pommier. Il était à peine arrivé au sommet de l’arbre qu’il aperçut le loup.- Eh bien, petit cochon, je vois que tu ne m’as pas attendu pour goûter les pommes. J’espère qu’elles sont bonnes, au moins !
- Délicieuses ! répondit le petit cochon.
- Tiens ! En voilà une belle que j’ai cueillie tout exprès pour toi !Et il la lui lança le plus loin possible. Le loup courut pour l’attraper. Pendant qu’il la cherchait dans l’herbe, le petit cochon eut le temps de descendre de l’arbre et de rentrer à toute vitesse dans sa petite maison.Le loup ne se découragea pas et dès le lendemain, il alla trouver le petit cochon.- Je vais à la foire cet après-midi. Voudrais-tu m’y accompagner ? demanda-t-il.
- Avec plaisir ! A quelle heure viendras-tu me chercher ?-A trois heures précises, répondit le loup.Le petit cochon partit tout seul à la foire, en ayant pris une bonne avance. Il acheta un tonneau de bois et rentra chez lui.Au milieu de la route, il vit le loup qui venait à sa rencontre.Que faire ? Il n’y avait qu’une solution : se cacher dans le tonneau !Mais pendant qu’il se glissait dedans, le tonneau se mit à rouler le long de la pente, droit sur le loup. Le loup prit ses jambes à son cou en hurlant de peur. Et il oublia complètement d’aller à la foire.Le lendemain, à travers la porte, le loup raconta au petit cochon la peur affreuse qu’il avait eue : un tonneau avait roulé droit sur lui.Un peu plus, et il était tué sur-le-champ !- Tu ne devineras jamais qui était dans le tonneau, dit le petit cochon en riant aux éclats. Je sui allé tout seul à la foire, j’ai acheté un tonneau et quand je t’ai vu, je me suis caché dedans. Et puis je l’ai fait rouler dans ta direction !C’en était trop pour le loup. Il fallait en finir avec ce maudit cochon.- Attends un peu ! marmonne-t-il. Je vais me glisser par la cheminée et je vais dévorer ce cochon tout cru.Mais le petit cochon l’entendit qui marchait sur le toit de la maison.Il prit une énorme marmite pleine d’eau bouillante et la plaça dans l’âtre. Au moment précis où le poul arrivait par la cheminée, il souleva le couvercle de la marmite.Le loup y tomba, la tête la première.Aussitôt le petit cochon reposa le couvercle sur la marmite.Quand le loup fut bouilli à point, le petit cochon en fit son dîner. Et puis ce jour, il vit tranquille dans sa petite maison de briques rouges - FIN -
* Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu’il soit encore soumis aux droits d’auteurs dans certains pays ; l’utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès). Biographie et autres contes de Tradition Orale. Pays : Europe Corrigerle pays de ce conte. Mots-clés : brique cochon jonc loup maison marmite navet paille pomme tonneau Retirerou Proposerun mot-clé pour ce conte. Proposerun thème pour ce conte. Signalerque ce conte n’est pas dans le domaine public et est protégé par des droits d’auteurs. © Tous les contes Hébergé par le RCQ. Concept et réalisation : André Lemelin - à propos droits d’auteurs ‘touslescontes.com’ est une bibliothèque virtuelle qui contient un grand nombre d’histoires puisées dans le domaine public, ou confiées par des auteurs contemporains. Des contes merveilleux, des récits historiques, des légendes traditionnelles… Des contes de tous les continents et de toutes les cultures. Source : http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=637Retour au sommaire 18.
Les trois petits loups et le grand méchant cochon - Album – 31 octobre 1993 - de Eugène Trivizas (Auteur), Helen Oxenbury (Auteur) - A partir de 3 ans - Découvrez tous les livres de 3 à 5 ans – Source : https://www.amazon.fr/trois-petits-loups-m%C3%A9chant-cochon/dp/2227705590 Voir également : Les Trois Petits Loups et le Grand Méchant Cochon - Idées d’école Retour au sommaire

19.
Dis, pourquoi il y en a qui ne mangent pas de porc ? Par Baptiste Le Guay Le 18 août 2016 à 15h00 - Photo - © Thinkstock

Benjamin, 11 ans, demande à son grand père Claude, 62 ans, pourquoi certains de ses camarades ne mangent pas de porc.

Le porc est un aliment interdit dans deux des trois plus grandes religions monothéistes. La seule à ne pas avoir maintenu de restrictions est la religion chrétienne alors que les religions juive et musulmane la prohibent encore formellement.

Dans la Bible et le Coran

Citons notamment le Livre du Lévitique (11,7), reconnu à la fois par les Juifs dans la Torah et par les Chrétiens dans l’Ancien Testament de la Bible : « Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. » Le Coran reprend ce principe (sourate 5,3) : « Sont interdits pour vous les animaux qui meurent d’eux-mêmes, le sang, la viande de porc et les animaux dédiés à d’autres qu’Allah... »

Le danger de la trichinose

Les Juifs et les Musulmans rejettent l’insalubrité, la toxicité et tout genre d’impureté. Le cochon entre dans cette dernière catégorie car il est traditionnellement associé à un caractère obscène et peut mettre en péril la santé de l’homme. La chair de cet animal présenterait un danger à cause de sa forte concentration de graisse. Cette viande peut contenir des trichines, des vers parasites de l’intestin du porc. Chez l’homme, leur présence peut évoluer en trichinose et se révéler mortelle.

Chaleur et impureté

Le climat des pays chauds comme le Proche Orient ou le Maghreb sont un facteur supplémentaire pour considérer cet animal impur. En effet, les porcs se roulent dans la boue et la chaleur ambiante peut aggraver les risques de bactéries et de microbes développés sur et dans leurs corps. La chaleur apporte aussi le problème de la conversation de cette chair qui se détériore rapidement. Si l’on se replace plusieurs siècles en arrière, à l’époque où la Torah et le Coran ont été écrits, on comprend les risques liés au porc et la logique de son interdiction.

Différence entre casher et hallal ?

Les Musulmans et les Juifs observent de nombreuses autres prescriptions alimentaires. En ce qui concerner les viandes autorisées, la différence majeure entre ces deux religions est la manière dont l’animal est abattu. Les juifs consomment de la viande casher : l’animal est étourdi, vidé de son sang avec la tête en bas pour accélérer le processus. Les musulmans consomment de la viande hallal : l’animal doit être conscient lorsqu’il est vidé de son sang.

Une viande devenue saine

L’interdiction du porc est ancrée dans ces deux cultures religieuses mais en cas de famine ou si l’individu n’a pas connaissance qu’il en mange il n’est pas considéré comme infidèle à sa religion. Rappelons aussi que les risques sanitaires liés au porc sont devenus négligeables à l’ère moderne, pour peu que les bonnes conditions d’élevage, de conservation et de préparation soient appliquées. Donc, si vous n’avez pas d’interdit religieux, n’hésitez pas à vous régaler avec un bon plateau de charcuteries !

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Remerciements à Christiane Hallard-Lauffenburger et Marie-Renée Blanc, ex Professeures des écoles pour leurs conseils sur les contes autour des cochons et des loups.


Auteur : Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/01/2019

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