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"Le marché mondial des semences à travers les activités des entreprises dominantes dans le commerce solvable et profitable… et quelques autres actions et initiatives pour les semences aux Etats-Unis, en France et en Afrique de l’Ouest" par Jacques Hallard

dimanche 20 janvier 2019 par Hallard Jacques



ISIAS Semences

Le marché mondial des semences à travers les activités des entreprises dominantes dans le commerce solvable et profitable… et quelques autres actions et initiatives pour les semences aux Etats-Unis, en France et en Afrique de l’Ouest

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 20/01/2019

https://positivr.fr/wp-content/uplo...

Source : L’Union Européenne autorise la vente des semences paysannes - Mis à jour le 28 décembre 2018 à 18:30 – Mais… voir aussi de ce côté !

PLAN : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Le présent dossier concerne les semences d’une façon gnérale et il comprend une cinqantaine d’entrées et beaucoup de liens vers des sources d’information qui sont répertoriées dans le Sommaire

Le but de ce dossier à usage didactique est de rapporter une sélection d’articles et de rapports qui donnent un panorama de l’évolution des grandes sociétés de semences dominantes qui opèrent commercialement au niveau mondial depuis 1996, d’une part, et de mettre en relief d’autres activités semencières qui sont intervenues dans des secteurs spécialisés et plus circonscrits, d’autre part. L‘origine des sources est très éclectique afin de décrire des points de vue évidemment très controversés qui ont fait et continent de faire l’histoire des activités et des métiers complexes qui constituent l’une des bases essentielles de l’agriculture et de l’alimentation.

Une concentration continue des grands opérateurs semenciers au niveau mondial au cours des dernières décennies

Les dix plus grandes sociétés de semences au niveau mondial fournissaient, en 1996, 40% du marché mondial des semences commerciales, estimé à environ 15 milliards de dollars américains. Parallèlement, les dix 10 plus grandes entreprises du secteur de l’agrochimie avaient réalisés 25,1 milliards de dollars de ventes, soit 82% du total du commerce dans ce secteur en 1996. Ces deux secteurs semences et agrochimie avaient fait l’objet de fusions-acquisitions, parfois croisées. Entre-temps, des sociétés ont disparu du secteur des semences et de l’agrochimie comme le groupe français Rhône-Poulenc (l’histoire de ce groupe est un exemple typique des restructurations industrielles).

Selon les chiffres d’affaires de l’année 2006 pour les semences, les dix plus grandes multinationales contrôlaient 55 % du marché au niveau mondial. Les leaders étaient Monsanto (USA), Dupont (USA) et Syngenta (Suisse), suivies du Groupe français Limagrain.

D’après une ONG, en 2013 : Industrie chimique, sociétés de biotechnologies et géants du trading contrôlent la chaîne alimentaire mondiale. ‘ETC Group’ concluait que « 10 sociétés multinationales contrôlent 75% du marché mondial des semences », alors que « selon les chiffres d’affaires de l’année 2006, les 10 plus grandes multinationales de la semence contrôlent 55 % du marché de la semence planétaire ». La concentration croissante des grands opérateurs mondiaux dans le secteur des semences était manifeste au début de ce 21ème siècle.

D’après ‘ETC Group’ (publication de 2013), le marché mondial des semences de variétés appartenant aux grands groupes était estimé à 34,5 milliards de dollars et les premiers opérateurs économiques étaient toujours deux sociétés basées aux Etats-Unis : Monsanto (26%) et DuPont-Pioneer (18,2 %), suivies par Syngenta basée en Suisse et par le Groupe Limagrain basé en France. Ces quatre sociétés réalisaient des opérations sur les semences pour un montant de 9,587 milliards de dollars, représentant 49 % du marché des semences faisant l’objet de brevets.

A ce stade, concernant la problématique des brevets, on peut consulter les articles suivants : Brevet & COV (Certificat d’obtention végétale), quelles différences ? - Des semences en accès libre pour se libérer des brevets – Reporterre-Semences : haro sur les brevets - Actu Environnement - Les brevets à l’assaut des semences - Inf’OGM- Les brevets piègent les semences (Florent Detroy 01/06/2016 Alternatives Economiques n°35).

Le même classement des grandes sociétés semencières était encore observé en 2016 : voir ’ ’Les dix sociétés qui contrôlent l’approvisionnement mondial des semences’ par Christina Sarich, traduction Jacques Hallard, vendredi 22 avril 2016.

En 2017, l’industrie mondiale des semences a encore fait l’objet d’acquisitions et de désinvestissements, amenant une restructuration en profondeur des grandes sociétés : ChemChina a finalisé l’acquisition de Syngenta, tandis que la fusion entre Dows AgroSciences et DuPont a été conclue aux Etats-Unis et que Bayer CropScience a franchi une étape décisive dans son processus d’acquisition de Monsanto qui a été finalement réalisé avec l’aval ds autorités allemands et européennes.

Toutefois, dans les vingt premières sociétés de rang mondial se trouvent deux sociétés japonaises (Sakata et Takii) et quelques sociétés au départ européennes puis plus ou moins internationalisées : aux Pays-Bas (Rijk Zwaan, Barenburg, Enza Zaden, Bejo Zaden), danoises (DLF-Trifolium) et françaises dont les filiales du groupe Limagrain ; d’une part, Vilmorin Mikado qui résulte de la fusion opérationnelle de Vilmorin SA (France) et de Mikado Kyowa Seed (Japon), deveune la ‘Bunisness Unit franco-japonaise’ du groupe coopératif Limagrain, et d’autre part de la société HM Clause résultant de la fusion en 2008, entre les deux filiales de Vilmorin à l’époque, la française Clause et l’américaine Harris Moran, la filiale française Clause étant elle-même issue d’une fusion en 2003 entre les entreprises Tézier, installée dans la Drôme et Clause, basée dans l’Essonne.

Ces dernières sociétés prospèrent bien sur des marchés professionnels de niches avec les semences de légumes, de gazons et de fleurs…– en dehors des espèces cultivées dites « de grandes cultures » -, notamment à travers des travaux de recherche et des activités de dévloppement, une bonne maitrise des techniques des production des semences (la plupart étant des hybrides lorsque la biologie florale de l’espèce le permet) et un large quadrillage des zones d’utilisation des semences au niveau mondial par des producteurs professionnels spécialisés, une clientèle à priori solvable et supportant des prix de vente qua assurent une rentabilité suffisante.

Par ailleurs, une étude de l’américain Lon Tonnesona décritune généalogie des sociétés grainières et d’une multitude de marques commerciales de semences aux Etats-Unis, principalement axées sur les semences de maïs, et dont la majeure partie a abouti essentiellement au groupe Syngenta, maintenant détenuepar des capitaux chinois ! On note ainsi l’émergence de la société chinoise ‘Longping Hi-Tech’…

L’année 2017 marque-t-elle la fin de la vague de consolidation au niveau mondial et la nouvelle configuration de l’industrie des semences ? Après l’acquisition de Monsanto par l’allemand Bayer qui a dû céder pour cela la quasi-totalité de ses activités de semences à l’allemand BASF, lequel entre ainsi dans le monde des semences de façon significative.

« L’acquisition de Monsanto par Bayer n’ajoutera pas de volume d’affaires important, car le secteur des semences sera essentiellement l’ancien secteur des semences de Monsanto ». Ainsi se renforce un pôle mondial de semences entre des opérateurs américains et deux grands groupes allemands de l’agrochimie (Bayer et BASF). Enfin, après la fusion avec DowDuPont, une nouvelle marque agricole apparaît à la seconde place moniale sous le nom de Corteva Agriscience.

2017 a également été une année importante pour l’irruption des technologies de l’édition génomique avec CRISPR dans la fabrication des « nouveaux OGM » qui vont probablement s’imposer dans l’agriculture industrialisée, en renouvelant les offres des OGM de la première génération proposées depuis une vingtaine d’années, et obtenus antérieurement par les techniques de la transgénèse…

Encadré concernant CRISPR et « bébés OGM » - On peut se référer à un article de synthèse rédigé par Dominique Morello, chercheuse au CNRS détachée au Muséum de Toulouse. Mis en ligne le 1er février 2016 : CRISPR-Cas, une technique révolutionnaire pour modifier le génome - « Avec l’avènement du séquençage, sa rapidité et son coût de plus en plus faible, les patrimoines génétiques de très nombreux organismes vivants ont été décryptés. Le génome humain n’y a pas échappé et la lecture complète de ses 3 milliards de lettres s’est achevée en 2003. Aujourd’hui, à peine une dizaine d’années plus tard, le séquençage intégral de n’importe quel ADN d’une taille comparable prend quelques heures et coûte moins d’un millier d’euros. Les applications du séquençage sont très nombreuses : mieux comprendre le fonctionnement des gènes, comparer les espèces entre elles et connaître leurs origines, détecter des variations ou des anomalies génétiques... Dans le domaine de la recherche médicale, le séquençage a permis de mettre en évidence des mutations responsables de maladies génétiques et ainsi de créer des modèles animaux mimant ces pathologies pour mieux les étudier et les soigner. Cependant, les techniques disponibles pour modifier le génome étaient jusqu’à très récemment longues et difficiles à mettre en œuvre. Depuis 2012, les chercheurs disposent d’un nouvel outil moléculaire : le complexe CRISPR-Cas9. Celui-ci permet de modifier à volonté et très rapidement n’importe quel ADN. Son utilisation ouvre de larges horizons dans des domaines aussi variés que la biologie, la génétique, la médecine, l’agriculture, la chimie … Au-delà de ses avantages indéniables, sa facilité d’utilisation suscite des inquiétudes quant aux dérives possibles, appelant experts et simples citoyens à un large débat sur le sujet… »

Note de l’auteure Dominique Morello - décembre 2018 : des bébés humains « crisprés » : « Si les rumeurs grandissantes se confirment, ce qu’on redoutait est arrivé : à la veille de la tenue de la deuxième conférence internationale sur les modifications du génome humain à Hongkong (27-29 novembre 2018), on a appris qu’un chercheur chinois, passé dans de grandes universités américaines, He Hankui, a délibérément manipulé le génome d’embryons humains par la technique Crispr-Cas9. Après implantation des embryons manipulés, deux jumelles sont nées portant la modification génétique souhaitée - une résistance plus ou moins complète à l’infection par le VIH dont leur père est porteur. Ce qui bouscule la communauté scientifique ce n’est pas la prouesse technique, - il n’y en n’a pas : cette technique est pratiquée avec succès chez beaucoup d’espèces, c’est la transgression aux règles éthiques et la mise en lumière d’une absence de consensus international sur ce qu’il est permis de faire. Certains considèrent que la protection d’un enfant d’une hypothétique contamination par le VIH n’est pas une pathologie assez grave pour mériter cette technique. Va-t-on établir une échelle de la gravité des pathologies et sur quelle base consensuelle ? Quand d’autres s’offusquent tout bonnement qu’il soit possible d’envisager l’édition du génome d’un embryon humain. Mais le pas est franchi. C’était inéluctable. Et maintenant ? »

On peut également consulter sur ce sujet clivant de CRISPR : ’Interrogations sur l’utilité de l’édition génomique pour l’amélioration rapide des plantes (dont les tomates) et sur les bénéficiaires de la profitabilité de ces nouvelles technologies de sélection avec CRISPR – Choix d’articles sur les aspects techniques, éthiques, financiers et politiques de CRISPR’ par Jacques Hallard , dimanche 16 décembre 2018, ainsi que ’Grand émoi et controverse à l’annonce des modifications génétiques, à l’aide de l’édition génomique, réalisées chez des êtres humains par le chercheur chinois Jiankui He dans un laboratoire de Shenzhen, en Chine’ , samedi 15 décembre 2018.

Revenons aux semences - Un autre évènement important de l’année 2017 est l’arrivée des opérateurs chinois sur le marché mondial des semences, avec une réorganisation financière étatique et la mainmise sur le groupe Syngenta, dont l’influence commerciale est sans doute appelée à s’étendre non seulement sur toute la Chine, mais peut-être aussi sur tout le sous-continent indien, générant ainsi un marché potentiel de semences pour les besoins actuels de plus de 2,5 milliards de bouches à nourrir ! – Sur la démographie en Asie, on peut consulter L’Inde, pays le plus peuplé devant la Chine ? Par CNEWS - Mis à jour le 24/05/2017 à 16:26 Publié le 24/05/2017 à 16:37 – « Selon un chercheur, la population indienne comprendrait 1,320 milliard de personnes, contre 1,290 milliard de chinois seulement, faisant le l’Inde le pays le plus peuplé du monde…’ »

Un rapport élaboré et publié en 2018 par ‘Research and Markets’extrapole un marché mondial des semences de 2015 à 2022 : il fournit une mine d’orientations technologiques et préfigure les acteurs potentiels dans le marché mondial des semences destinées à couvrir les besoins des agriculteurs par des actions commerciales auprès de clients solvables et assurant une croissance et une profitabilité qui permettent à ces très grandes entreprises de financer des recherches pointues et coûteuses.

Les semences ont été l’objet d’une concurrence sans pitié, de prescriptions brutales et de certaines résistances pour l’acceptation des produits imposés

Les dernières décennies ont été marquées par des évènements forts, dus à la concentration des grands groupes semenciers mondiaux, imposant avec force leurs semences d’OGM fabriquées par transgénèse et leurs pesticides d’accompagnement. Des formes de résistance se sont plus ou moins manifestées face à ce marketing intrusif auprès des producteurs d’espèces de grandes cultures (maïs, soja…). L’acceptabilité des OGM a été au début assez bonne et les oppositions peu marquées aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, en Argentine, etc… La situation a été marquée en Europe par une opposition plus forte à la mise en culture des semences d’OGM transgéniques, principalement en France.

Les prescriptions commerciales brutales de Monsanto ont été illustrées d’affaires, notamment comme celle qui impliquait le producteur canadien Percy Schmeiser. Voir 20 ans après sa bataille contre Monsanto, Percy Schmeiser reste fier du chemin parcouru ». Publié le vendredi 03 août 2018 par ‘Radio Canada’. « La bataille judiciaire a fait le tour du monde : le géant des biotechnologies Monsanto contre le fermier de Bruno, en Saskatchewan, Percy Schmeiser. David contre Goliath. Vingt ans plus tard, bien qu’il ait perdu sa cause en Cour suprême, l’homme de 87 ans reste fier d’avoir provoqué la discussion sur les organismes génétiquement modifiés… »

Une rétrospective de tous ces évènements autour des semences a été réunie dans une annexe de ce dossier : voir l’ Annexe sur « La Guerre des semences » et « La Guerre des graines » et (ré)écouter 2 émissions de ‘France TV’ sur les effets et les méfaits du glyphosate, matière active à effet herbicide associée à certains OGM transgniques, etc...

Concrnant les OGM, on peut encore se reporer à cet article : OGM : des outils pour comprendre ! version PDF par Inf’OGM - Date de publication : 18 janvier 2019. « Une fois n’est pas coutume : les vilains OGM, tant décriés par les militants, sont ici réhabilités en tant qu’outils de connaissance, en laboratoire. Explication par l’un des meilleurs pédagogues, qui manie des OGM au quotidien, Christian Vélot, chercheur en génétique moléculaire à la faculté des Sciences d’Orsay (Université Paris Sud)… » 

Coup d’œil sur les semences aux Etats-Unis et au Canada

A la suite, nous introduisons une contribution américaine qui cite et commente Les 10 meilleures entreprises de semences anciennes et non génétiquement modifiées (non-OGM) aux Etats-Unis, ainsi qu’une note canadienne d’information intitulée Semences OGM, hybrides et semences de pollinisation libre – et une annonce pour La Fête des semences - Montréal - 2019

Un tour d’horizon actualisé sur les semences en France

Des éléments d’information sur les semences en France sont ensuite introduits : ils sont détaillés dans les documents numérotés de 13 à 27 dans le sommaire de ce dossier. On peut remarquer la remarquable organisation interprofessionnele du secteur ds semences en France qui a la capacité d’exercer une forte pression qui n’est pas toujours paratgée pat tout le monde et du goût de tous les utilisateurs de semences !

Réalisations sur les semences en zones tropicales

Des actions et des initiatives sur les semences en Afrique sont aussi rapportées avec les réalisations à travers l’association française BEDE (Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences), l’AFSTA (une association d’entreprises semencières privées en Afrique, l’association suisse ‘Semences de Pays’ et Novalliance (un groupe familial français pour l’amélioration des plantes, la production et la commercialisation des semences orientée sur les zones tropicales…)

Retour sur l’acquisition de Monsanto par Bayer et d’autres publications de Novéthic, d’ISIAS et de ’yonne lautre’.

Les accès à tous les articles publiés par ISIAS et ‘yonne lautre’ sur les semences sont alors proposés, avant de donner les dernières actualités : notamment que Le conseil constitutionnel interdit la vente de semences paysannes (Par Eugénie Barbezat Dimanche 23 Décembre, 2018 – Document ‘L’Humanité’), et Actualités - Semences : encore un méfait du Conseil constitutionnel : Les « sages » ont encore frappé (Document ‘agoraVox’).

Finalement nous notons que la pression des promoteurs des biotechnologies sur les semences s’exerce toujours avec la même détermination de la part de l’organisation interprofessionnelle française des semences (GNIS) : voir La transition agroécologique passe aussi par lesNBT, selon le GNIS (Document ‘agoraVox’ en date du 15/01/2018).

Encadré NBT (à propos des « nouveaux OGM ») : selon Wikipédia, « Les New Breeding Techniques (NBT), aussi appelées « New Plant Breeding Techniques » (NPBT), « Nouvelles techniques de sélection végétale » ou « Nouvelles techniques d’amélioration des plantes », font référence à un ensemble de techniques d’édition génomique employées dans le domaine de la sélection végétale pour développer de nouvelles variétés de plantes…. Sommaire : 1 Historique 2 Techniques 2.1 Liste des techniques concernées 2.2 Objectifs 2.3 Intérêts 3 Applications 3.1 Résistance aux maladies 3.2 Meilleure adaptation aux conditions environnementales 3.3 Qualité nutritionnelle et conservation des aliments 3.4 Développement de l’agriculture biologique 4 Cadre juridique 5 Annexes 5.1 Articles connexes 5.2 Références - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/New_Breeding_Techniques

Pour se mette à jour, voir également : Nouveaux OGM : un « vaste débat » pour le futur Parlement européen version PDF par Eric MEUNIER Date de publication : 17 janvier 2019, ainsi que ’Les experts sont d’accord sur le fait que les ‘nouveaux OGM’ puissent être détectés et donc réglementés’ – Traduction Jacques Hallard, samedi 19 janvier 2019 par GM Watch / ISIAS OGM – « Le Dr Yves Bertheau et d’autres experts réfutent le principe selon lequel les nouveaux produits génétiquement modifiés (OGM) ne peuvent être distingués des produits naturels et ne peuvent donc être ni détectés ni réglementés. Les partisans des OGM font pression pour une réglementation laxiste des plantes et des animaux génétiquement modifiés, produits avec de ’nouvelles techniques de modification génétique’ [voir ci-dessus NBT], y compris l’édition du génome, et ils soutiennent que les organismes vivants contiennent naturellement de nombreuses mutations (des dommages à l’ADN), ce qui en fait des ’OGM naturels’ ». Source : https://isias.lautre.net/spip.php?article848

Avant d’aller plus loin et dans le détail, à l’aide des documents figurant au sommaire, il peut être utile de faire le point et de bien distinguer les résultats des applications biotechnologiques pour les diffrents types de semences provenant d’organismes génétiquement modifiés ou « assimilés » ou « assimilables » : OGM transgénéiques, ‘OGM cachés’ et ‘nouveaux OGM’ (NBT). Voir Des #OGM se cachent dans notre assiette Vidéo 3:15 ajoutée le 10 août 2018 - Fondation pour la Nature et l’Homme - Pour ne plus avoir d’OGM cachés dans nos assiettes, signez la pétition : https://stop-ogm-caches.petitions.fnh... - Catégorie - Organisations à but non lucratif - Licence Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée) – Pour voir et écouter, tapez ici : https://www.youtube.com/watch?v=6O4qxrWIkpk

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Sommaire

1. Les 10 meilleures entreprises de semences au monde - Classement selon les ventes de semences de 1996 - Soumis le 30 janvier 1997

2. Les 10 plus grandes entreprises de produits agrochimiques au monde – 1996

3. Les 10 plus grandes multinationales de la semence au monde en 2006 ETC Group

4. La Recherche et le Développement des ‘Agribiotech’ (Biotechnologies en Agriculture) doit s’accélèrer dans les politiques publiques et les partenariats du secteur privé – Publié le 18 juin 2011 par S.R. Rao, Department of Biotehnology, Gouvernement de l’Inde. Diaporama de 31 vues commentées en anglais

4.1. TOP 10 des semenciers francais 19 novembre 2014 Admin SdF - Communiqué

4.2. Danger ! 3 multinationales contrôlent 50% des semences mondiales (Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer) Par Nina K samedi 6 septembre 2014 – Document ‘agoravox.tv’

5. ’Les dix sociétés qui contrôlent l’approvisionnement mondial des semences’ par Christina Sarich - Traduction et compléments de Jacques Hallard, vendredi 22 avril 2016

6. Classement mondial des entreprises leader par secteur en 2017 – Source Wikipédia

7. Résumé de l’état de l’industrie mondiale des semences en 2017 Publié le 2018 M02 24 Par Jason Zhang, Chef de projet à la China Crop Protection Industry Association - succursale de Shanghai

8. Généalogie des sociétés de semences et des marques commerciales à partir des Etats-Unis (aboutissant essentiellement à Syngenta – Par Lon Tonneson 1 09 octobre 2017 - Diffusé par ‘dakotafarmer.com’

9. Top ten seed companies worldwide - Les dix premières entreprises de semences dans le monde - Par Dr. Sangeeta Soi 05 October, 2018

10. Top 20 des entreprises semencières mondiales en 2017 - La fin de la vague de consolidation globale et la nouvelle configuration de l’industrie des semences - 12 octobre 2018 – Par Jason Zhang / AgroPages

11. Marché mondial des semences 2015-2022 : Monsanto, DuPont et Syngenta, principales sociétés de semences dans le monde - 26 juin 2018 - PRNewswire - ‘Research and Markets’

Coup d’œil rapide sur les semences aux Etats-Unis et au Canada

12. Etats-Unis - Les 10 meilleures entreprises de semences de semences anciennes et non génétiquement modifiées –non-OGM)

12bis. Choisir ses semences au Québec – Note sur les semences OGM, hybrides et semences de pollinisation libre - 21 janvier 2016 Semences de Lanaudiere – Informations ‘grand public’

12ter. Annonce de la La Fête des semences à Montréal Québec Canada en 2019

Un tour d’horizon actualisé sur les semences en France

13. La production de semences en France – Contenu d’une Etude XERFI en français – Communiqué commercial 2018 – Document à commander

14. France - Chiffres-clés du secteur semences - Le jardin mondial des semences – Document ‘Union Française des Semenciers’

15. Présentation de l’Union française des semenciers (UFS) par Wikipédia

16. Liste de semenciers bio en FrancePar Yannick Hirel

17. Le Réseau Semences Paysannes en France – Communiqué

18. Semences paysannes - Podcast 54 minutes - Par François-Régis Gaudry dimanche 24 septembre 2017 – Document ‘franceinter.fr’

19. Études et données statistiques / Semences en France par le GNIS Publié en janvier 2018 (en principe données de la campagne 2016-2017)

20. Accélérer le développement de l’agriculture durable - Document GNIS

21. Semences pour les jardiniers : après la censure du Conseil Constitutionnel, le GNIS continue plus que jamais ses actions en faveur de la biodiversité 30 octobre 2018

22. Représentativité et transparence caractérisent l’interprofession des semences et plants ; indépendance et impartialité sont la marque du Service Officiel de Contrôle et de certification 20 juin 2018 – Document GNIS

23. Cultivons ensemble les semences de demain ! #libérezlessemences 29 novembre 2018 – Document GNIS

24. Loi biodiversité : échanges et ventes de semences plus faciles Par Frédéric PRAT - Date de publication : 22 mars 2016 – Document ‘Inf’OGM’.

25. L’Union Européenne autorise la vente des semences paysannes (Mise à Jour) Par Axel Leclercq - Publié le 30 avril 2018

26. France - Appel à projets CASDAR Semences et sélection végétale 2017 – Document INRA ‘Science & Impact’ - Publié le 19/12/2016

27. Production des Semences en France – Protection des plantes avec la FNAMS

Réalisations sur les semences en zones tropicales

28. Faire connaissance avec BEDE : Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences

29. Petite histoire de BEDE (Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences) de ses débuts à aujourd’hui

30. Dynamiques semencières en réseaux avec BEDE

31. L’AFSTA : Une association d’entreprises semencières privées en Afrique

32. Au Sénégal, un travail acharné en passe de regagner la confiance dans les semences paysannes mardi 16 mai 2017 – Document ‘Uniterre’

33. L’association ‘Semences de Pays’ (Genève) à la foire de semences de Djimini au Sénégal - ParOliviaetMarlène, ‘Semences de Pays’. Lundi 07 mai 2018

34. Faire connaisance avec Novalliance : un groupe familial pour l’amélioration des plantes, la production et la commercialisation de semences – Extraits de communiqués

35. Sociétés de semences TECHNISEM et TROPICASEM (Extraits de communiqués)

Retour sur l’acquisition de Monsanto par Bayer et d’autres publications de Novéthic, d’ISIAS et de ‘yonne lautre’

36. Actualités Bayer Monsanto : Acquisition de Monsanto par Bayer

37. Accès à d’autres articles de Novéthic sur Monsanto/Bayer et autres informations

38. Accès à tous nos articles ISIAS sur les semences

39. Accès à tous les articles ‘Yonne Lautre’ sur les semences

Annexe sur « La Guerre des semences » et « La Guerre des graines » et accès à 2 émissions sur le glyphosate , etc…

Dernières nouvelles semencières  : patatras > Biodiversité. Le conseil constitutionnel interdit la vente de semences paysannes Par Eugénie Barbezat Dimanche, 23 Décembre, 2018 – Document ‘L’Humanité’

Actualités - Semences : encore un méfait du Conseil constitutionnel : Les « sages » ont encore frappé par VICTOR Ayoli (son site) 15 janvier 2019 AgoraVox

Actualités - La transition agroécologique passe aussi par les NBT selon le GNIS -F.-X. D.11 janvier 2019

NBT : voir https://fr.wikipedia.org/wiki/New_Breeding_Techniques

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1.
Les 10 meilleures entreprises de semences au monde - Classement selon les ventes de semences de 1996 - Soumis le 30 janvier 1997

Compagnie - Estimation des ventes de semences en 1996 ($US) Millions

Pioneer Hi-Bred Intl. (Etats-Unis) 1 721 $ Dupont détient maintenant 20% du capital de Pioneer

Novartis (Suisse) 991 $ anciennement Ciba Geigy et Sandoz

Limagrain (France) Coopérative française à 552 $ ; prétend être la plus grande entreprise de semences de légumes au monde.

Advanta – co-entreprise de Zeneca / Van der Have (Pays-Bas) 493 $ Zeneca et Royal VanderHave ont créé une coentreprise en 1996. Le nom de leur société fusionnée est Advanta

Grupo Pulsar (Mexique) environ 400 dollars US Pulsar (une grande entreprise agro-industrielle) est propriétaire de Empresas La Moderna (Mexique), actionnaire majoritaire de Seminis Inc.

Sakata (Japon) 403 $ légumes / fleurs / gazons

Takii (Japon), 396 dollars des États-Unis ; légumes / fleurs / maïs / gazons

Dekalb Plant Genetics (États-Unis) 388 $ Monsanto est un actionnaire important (environ 40%)

KWS (Allemagne) Premier fournisseur mondial de semences de betterave à sucre, 377 USD (25% du marché)

Cargill (États-Unis) + 300 USD (estimation) à capital fermé ; ne divulguera pas d’informations financières

Source : RAFI

En bref :

Les 10 plus grandes entreprises contrôlent environ 40% du marché mondial des semences commerciales, d’une valeur d’environ 15 milliards de dollars américains (1996).

Source : http://www.etcgroup.org/fr/content/worlds-top-10-seed-corporations

A comparer avec ce graphique de 2013

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2.
Les 10 plus grandes entreprises de produits agrochimiques au monde - 1996

Société 1996 Ventes (US) Millions de commentaires

Novartis (Suisse) 4 511 $ Acquisition de l’unité de protection des cultures Merck & Co. pour 910.millions de dollars en mai 1997

Monsanto (États-Unis) 2 997 $

Zeneca (Royaume-Uni) 2 638 $

AgrEvo (Allemagne) 2 475 $ Acquisition de Plant Genetic Systems International pour 1 milliard de DM

Du Pont (États-Unis) 2 472 $ DuPont a acquis 20% de Pioneer Hi-Bred (la plus grande société de semences du monde) en août 97.

Bayer (Allemagne) 2 350 $

Rhône-Poulenc (France) 2 203 $

Dow Agrosciences (États-Unis) 2 010 $

American Home Products / American Cyanamid (États-Unis) 1 989 $ American Home Products est la société mère de American Cyanamid

BASF (Allemagne) 1 536 $

Source : RAFI

D’après des informations fournies par Pesticide Action Network North America ; Agrow : Nouvelles sur la protection des cultures dans le monde et Inverizon Business Consultants.

En bref :
Les 10 plus grandes entreprises du secteur de l’agrochimie ont réalisé 25,1 milliards de dollars, soit 82% du total des ventes de ce secteur en 1996.

Les ventes mondiales de produits agrochimiques se sont chiffrées à 30,5 milliards de dollars EU en 1996, soit une hausse de plus de 15% par rapport à 1994.

Selon le Dr. David Pimentel de l’Université Cornell, il est actuellement reconnu que 501 espèces d’insectes et d’acariens résistent à au moins une classe de pesticides chimiques.

Source : http://www.etcgroup.org/fr/content/worlds-top-10-seed-corporations

A comparer avec ce graphique de 2013

A propos d’ETC Group : « bref historique > Comment nous avons commencé : Il y a vingt-cinq ans, l’idée qui allait devenir la Fondation Internationale pour l’Avancement Rural (puis, en 2001, Groupe ETC) a commencé par une conversation sur les semences. Un quart de siècle plus tard, le Groupe ETC parle encore de semences, mais le monde est devenu plus complexe : les nouvelles technologies se sont développées, les économies se sont mondialisées, les entreprises multinationales ont étendu leur portée, la richesse et le capital se sont concentrés dans de moins en moins de sociétés géantes. La vie, elle-même a été manipulée, découpée, assemblée - puis enfin, brevetée…. »

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3.
Les 10 plus grandes multinationales de la semence au monde en 2006

Un communiqué d’ETC Group - Voici les chiffres d’affaires, en millions de dollars, des 10 plus grandes multinationales de la semence au monde en 2006 :

1. Monsanto (US) $4,028
2. Dupont (US) $2,781
3. Syngenta (Switzerland) $1,743
4. Groupe Limagrain (France) $1,035
5. Land O’ Lakes (US) $756
6. KWS AG (Germany) $615
7. Bayer Crop Science (Germany) $430
8. Delta & Pine Land (US) (acquisition en cours par Monsanto ) $418
9. Sakata (Japan) $401
10. DLF-Trifolium (Denmark) $352

Selon les chiffres d’affaires de l’année 2006, les 10 plus grandes multinationales de la semence contrôlent 55 % du marché de la semence planétaire.

La concentration s’accentue : selon les estimations publiées par Context Network, des analystes de l’industrie, la valeur du marché global de la semence fut, en 2006, de 22 900 millions de dollars (en incluant les semences achetées aux programmes publics de sélection).

En comparaison, Etc Group, il y a juste deux ans, reportait que les dix plus grandes multinationales de la semence représentaient 49 % du marché de la semence planétaire. En 1996, il y a 10 ans, les dix plus grandes multinationales de la semence représentaient 37 % du marché de la semence planétaire et Monsanto n’apparaissait même pas sur la liste.

Le contrôle sur le marché des 10 plus gros est encore plus important lorsqu’on prend en compte les semences sous brevet. Selon Context Network, la valeur du marché des semences sous brevet fut, en 2006, de 19 600 millions de dollars, à savoir 86 % du marché global des semences.

* En 2006, ces 10 multinationales contrôlent 12 559 millions de dollars, à savoir 64 % du marché de la semence planétaire sous brevet.

* Monsanto, la multinationale N° 1 de la semence possède plus d’1/5 du marché de la semence sous brevet.

* Les trois premières multinationales des semences, Monsanto, Dupont et Syngenta, contrôlent 8 552 millions de dollars, à savoir 44 % du marché dessemences sous brevet.

* Les quatre premières multinationales de la semence, Monsanto, Dupont, Syngenta et Limagrain, contrôlent 9.587 millions de dollars, à savoir 49 % du marché de la semence sous brevet.

Référence : April 30, 2007 ETC Group www.etcgroup.org - Source : http://liberterre.fr/agriculture/semences-biodiversite/mafiasemences.html

Pour ‘Basta « Radicalement indépendant »’ : Industrie chimique, sociétés de biotechnologies et géants du trading contrôlent la chaîne alimentaire mondiale par Ivan du Roy, Sophie Chapelle 7 novembre 2013

Résultat de recherche d’images pour ’semences humour’Source ETC Group

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4.
La Recherche et le Développement des ‘Agribiotech’ (Biotechnologies en Agriculture) doit s’accélèrer dans les politiques publiques et les partenariats du secteur privé – Publié le 18 juin 2011 par S.R. Rao, Department of Biotehnology, Gouvernement de l’Inde.

Diaporama de 31 vues comenntées et référencées en anglais sous le titre Accelerating Agribiotech R&D in Private sector Public Policy and Partnerships - S.R. Rao Department of Biotehnology Government of India - Published on Jun 18, 2011 in ‘SlideShre’ ( Technology, Business ) – Source : Haut du formulaire

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https://www.slideshare.net/fababioasia/agribiotech-rd-in-private-sector

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4.1.
TOP 10 des semenciers francais 19 novembre 2014 Admin SdF - Communiqué

Semences de France : 1er semencier Français – Il poursuit sa croissance et conserve sa place de 1er semencier Francais.

L’expertise de l’ensemble des équipes et un flux génétique de qualité permettent à Semences de France de continuer à progresser sur le marché Francais. En céréales à paille, le varietoscope est devenu le réseau de référence, portant les variétés préférées. En fourragères, le Prairiescope est un nouvel outil d’aide choix prometteur.

Top 10 des Semenciers en France
(en Chiffre d’affaire – 2013 / 2014)

1 – Semences de France (117 M€)
1 (ex aequo) – Monsanto (117 M€)
3 – KWS (115 M€)
3 (ex aequo) – Limagrain (115 M€)
5 – RAGT semences (102 M€)
6 – Syngenta France (93 M€)
7 – Pioneer Semences (88M€)
8 – Caussade (67 M€)
9 – Deleplanque (47 M€)
10 – SesVanderHave France (45 M€)

Source : Agrodistribution (novembre 2014) - Abonnez vous - Semences de France. permalink. Source : https://www.semencesdefrance.com/actualite-semences-de-france/top-10-des-semenciers-francais/

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4.2.
Danger ! 3 multinationales contrôlent 50% des semences mondiales (Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer) Par Nina K samedi 6 septembre 2014 – Document ‘agoravox.tv’. Actualités > International >

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Ces 3 multinationales contrôlent déjà 50% de la production des semences mondiales : Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer. Et elles n’ont certainement pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin... Le danger de laisser l’alimentation mondiale sous le contrôle de seulement quelques firmes saute aux yeux. Ne les laissons pas arriver au bout de leur projet : rendre l’humanité totalement dépendante de ces multinationales sans foi ni loi. Il n’y a qu’à se pencher sur le parcours de Monsanto pour comprendre immédiatement le dessein mortifère qui les anime...

Dans l’émission A bon entendeur (sur RTS), ce sujet ô combien important a été traité le 2 septembre 2014 : Main basse sur les semences - Contenu de l’émission

Ci-dessous, un extrait de l’article présentant le sujet de l’émission :

« Légumes, fruits, céréales… Notre alimentation est principalement basée sur des produits agricoles qui ont en commun de provenir de graines. Un marché qui a attisé bien des convoitises. A tel point qu’aujourd’hui, à force de rachat de sélectionneurs de semences, trois entreprises multinationales se partagent 50% de la production mondiale. Une concentration qui représente un risque pour la biodiversité et ainsi l’approvisionnement en aliments, comme le dénoncent des ONG (Pro SpecieRara, La Déclaration de Berne).

Et les critiques de ces ONG sont multiples : trois multinationales, Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer contrôlent 50% du marché des semences. Les deux premiers possèdent aussi quantité de variétés protégées, 60% des tomates vendues en Europe et 70% des choux-fleurs. Monsanto et Syngenta, gros producteurs de pesticides, veulent vendre leurs produits par lot, les semences avec les engrais et les pesticides adaptés. En plus, les grands sélectionneurs utilisent des variétés stériles. Effet pervers de cette mainmise, le nombre de variétés s’appauvrit, et avec lui la diversité génétique. »

Marie-Monique Robin avait déjà condamné cette privatisation du vivant (grâce aux brevets) par des firmes comme Monsanto : voir l’article Des brevets contre l’humanité’Les pirates du vivant’ par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto) . Le combat de Vandana Shiva (’figure de proue de l’opposition aux brevets sur le vivant’) est également évoqué dans l’article et dans ce documentaire ’La guerre des graines

Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.

Voir l’article sur LaTéléLibre : http://latelelibre.fr/reportages/do...
Voir le site dédié au film :
http://blog.francetvinfo.fr/guerre-...

Voir aussi l’article Monsanto accusé d’abus de position dominante en Argentine (1er septembre 2014)

Pour se remémorer le parcours mortifère de Monsanto :

Data Gueule (arte) le 19 juin 2014 - Voir également cet article Tous Cobayes ? Monsanto : de Hiroshima aux OGM poisons, des attaques massives contre l’Humanité. (Eh oui, Monsanto est aussi impliquée dans l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki !)

« PCB (pyralène), dioxine, DDT, Agent orange, aspartame, hormone de croissance laitière et bovine, Roundup et OGM... et ce qu’on sait moins, les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. »

Des multinationales comme Monsanto sont tout simplement en train de prendre le contrôle de l’alimentation mondiale, en détruisant la biodiversité et en s’octroyant un monopole sur les semences à l’échelle de la planète.

Tags : Environnement Economie Société Santé Ecologie Entreprises OGM International Mondialisation Agriculture Alimentation Oligarchie Monsanto - Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor. Site hébergé par la Fondation Agoravox - Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

Source : https://www.agoravox.tv/

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5.
’Les dix sociétés qui contrôlent l’approvisionnement mondial des semences’ par Christina Sarich - Traduction et compléments de Jacques Hallard, vendredi 22 avril 2016 / publication de Sarich Christina

ISIAS Semences - Les dix sociétés qui contrôlent l’approvisionnement mondial des semences - Elles essaient de s’approprier les moyens de production des semences et la reproduction naturelle elle-même de ‘Mère Nature’ .

Article de Christina Sarich publié le 21 octobre 2013 par ‘Nation of Change’http://www.nationofchange.org/news/...sous le titre The 10 Companies Controlling the World’s Seed Supply ; accessible sur le site : http://www.nationofchange.org/10-companies-controlling-world-s-seed-supply-1382363748

Ajout d’une annexe sur les semences et les organisations professionnelles consacrées aux semences en France - Article complet à découvrir sur ce site : https://isias.lautre.net/spip.php?article490

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6.
Classement mondial des entreprises leader par secteur en 2017 – Source Wikipédia

Le classement mondial des entreprises leader par secteur d’activité économique regroupe les listes des plus grandes firmes transnationales recensées par la presse spécialisée pour ce qui est du chiffre d’affaires ou des unités vendues. Pour un classement tous secteurs confondus, voir l’article Classement mondial des plus grandes entreprises

Semences

Ici sont listées les 5 plus grosses entreprises de semences dans le monde par chiffre d’affaires en 2017.

Rang

Entreprise

Pays

Chiffre d’affaires

(en milliards de $)

1 Monsanto Drapeau des États-Unis États-Unis 14,6
2 Corteva Agriscience (Dow/DuPont) Drapeau des États-Unis États-Unis 14,0
3 Land O’Lakes Drapeau des États-Unis États-Unis 14,0 [pas seulement en semences]
4 Syngenta Drapeau de la Suisse Suisse 12,6
5 Limagrain Drapeau de la France France 2,6

Extrait de la source suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_mondial_des_entreprises_leader_par_secteur#Semences

A comprer avec ceci : Les principales entreprises de semences végétales en 2011

1. Monsanto · 2. DuPont · 3. Syngenta · 4. Limagrain · 5. Land O’Lakes · 6. KWS Saat · 7. Bayer · 8. Dow Chemical · 9. Sakata · 10. Takii & CompanyExtrait à partir d’ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Land_O%27Lakes

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7.
Résumé de l’état de l’industrie mondiale des semences en2017
Publié le 24/02/2018 - Par Jason Zhang, Chef de projet à la ‘China Crop Protection Industry Association’ - succursale de Shanghai - Jason Zhang Follow - Photo.

Les acquisitions et les désinvestissements sont restés courants dans l’industrie mondiale des semences en 2017, parallèlement à une restructuration en profondeur. Au cours de l’année écoulée, ChemChina a finalisé l’acquisition de Syngenta, tandis que la fusion entre Dows AgroSciences et DuPont était conclue. Bayer CropScience a franchi une étape décisive dans son processus d’acquisition de Monsanto après avoir passé toutes les réglementations américaines et devrait être clôturé au premier semestre de 2018.

Au cours de l’année écoulée, les nouvelles techniques d’amélioration des plantes, représentées par CRISPR, ont explosé dans le monde entier et ont fait l’objet de discussions, ce qui suscite encore de nombreuses controverses, qu’elles soient ou non classées comme OGM. En ce qui concerne les questions de recherche, le rendement, la résistance au stress et les processus de reproduction rapides sont restés des sujets d’actualité, qui ont été abondamment rapportés par les médias. Ci-dessous, AgroPages résume et analyse les sujets d’actualité de l’industrie des semences en 2017.

Boom de l’édition de gènes ou édition génomique

L’année 2017 a été une année importante pour l’édition génomique en agriculture. En début d’année, avec un arrêt de l’Office des brevets et des marques des États-Unis, le ‘Broad Institute of MIT’ et Harvard pourraient conserver le brevet de CRISPR-Cas9, délivré en 2014. Cet arrêt régla essentiellement le litige en matière de brevet concernant la technologie révolutionnaire de l’édition génomique.

D’un point de vue au niveau national, le NCTP d’Israël a annoncé en mars 2017 que les plantes génétiquement modifiées (OGM) ne seraient pas soumises à la réglementation sur les OGM, à condition qu’aucun ADN exogène ne soit introduit dans le génome de la plante finale.

En juin, l’Organisation nationale japonaise de recherche sur l’agriculture et l’alimentation a mené un essai au champ basé sur l’édition de gènes portant sur le riz, une première du genre au Japon.

En septembre, le Département de l’agriculture des États-Unis a approuvé le statut de non-OGM de la caméline génétiquement modifiée (OGM) à teneur élevée en huile. En outre, de nouvelles techniques de sélection ont été à nouveau discutées en Europe, où les Pays-Bas ont exhorté l’Union européenne (UE) à examiner si les nouvelles plantes cultivées génétiquement modifiées, fondées sur ces techniques, pourraient être exemptées de la réglementation sur les OGM.

Au niveau de l’entreprise, plusieurs géants de l’industrie ont conclu des accords sur les licences de brevets au cours de l’année écoulée :

Syngenta et DuPont Pioneer ont respectivement obtenu du ‘Broad Institute of MIT’ et de Harvard l’autorisation d’utiliser CRISPR-Cas9 pour des applications en agriculture

Monsanto a obtenu du ‘Broad Institute of MIT’ et de Harvard les licences mondiales du dernier CRISPR-Cpf1 destiné à l’agriculture.

DuPont Pioneer a obtenu de ERS Genomics et de l’Université de Vilnius une licence exclusive sur CRISPR-Cas pour des applications à l’agriculture.

DuPont Pioneer est parvenu à un accord avec CasZyme pour travailler ensemble au développement d’un nouvel outil d’édition sous CRISPR-Cas.

DuPont a conclu un accord avec le Danforth Center afin de fournir à Danforth Center ses informations exclusives, ses compétences techniques et son expérience en matière de recherche sur la sélection CRISPR-Cas, ce qui contribuera à modifier les plantes et à assurer la sécurité alimentaire.

DuPont Pioneer a collaboré avec Caribou Biosciences à la recherche et au développement de SITE-Seq, une toute nouvelle technique de cartographie génomique du clivage hors cible CRISPR-Cas9. Comparée à d’autres techniques, cette technique produit une résolution plus élevée.

Monsanto a annoncé une coopération mondiale avec ToolGen en ce qui concerne la plate-forme CRISPR.

De plus, les entreprises émergentes, telles que Calyxt et ‘Benson Hill Biosystems’, se sont rapidement développées dans le domaine de l’édition de gènes. À la suite de son introduction en bourse, le brevet pour l’outil d’édition de gènes de Calyx a été délivré par l’Office américain des brevets et Trademak. Entre-temps, ses produits à base de luzerne génétiquement modifiée, développés en coopération avec ‘S & W Seed’, ont été annoncés comme n’étant pas soumis à la réglementation en matière d’OGM par le ministère de l’Agriculture des États-Unis.

Benson Hill Biosystem a levé un financement de 25 millions de dollars pour la ronde B et a été nommée 2018 AI 100 par CB Insights (deux entreprises agricoles seulement figurant sur la liste). En 2017, la société a lancé son nouvel outil d’édition CRISPR 3.0, ainsi qu’une plate-forme d’édition de gènes qui offre un support complet aux processus d’amélioration des cultures.

Rôle de la Chine dans les aquisitions et les désinvestissements

En 2017, trois grandes fusions mondiales ont pris fin. En juin, ChemChina a annoncé l’acquisition du plus grand ptoducteur de pesticides et troisième fabricant de semences au monde, Syngenta. Fin août, la fusion à parts égales entre Dow Chemical et DuPont a pris fin avec la création de DowDuPont, dont la valeur marchande est d’environ 130 milliards de dollars. L’acquisition de Monsanto par Bayer est toujours en cours, ce qui a jusqu’à présent passé les contrôles du Comité américain sur les investissements étrangers, mais l’Union européenne s’y oppose. En raison des réserves monopolistiques, Bayer doit se départir de davantage d’entreprises.

En 2017, trois grandes fusions mondiales ont pris fin. 

Dans le cadre de l’acquisition de Monsanto par Bayer, Bayer a cédé ses activités de semences (y compris la technologie des caractères génétiques « LibertyLink® », les recherches sur les caractères génétiques du colza, du coton et du soja) et des herbicides à BASF. En 2016, le secteur des semences désinvesti devrait générer un chiffre d’affaires de 830 millions d’euros. BASF, qui n’a jamais vendu de semences, est maintenant entrée sur le marché des semences et est devenue l’une des 10 plus grandes entreprises mondiales de semences. Compte tenu de l’altitude d’opposition de l’UE, de plus en plus de désinvestissements sont prévisibles de la part des deux sociétés.

La fusion entre Dow et DuPont a entraîné la cession de l’activité de semences de maïs brésilienne de Dow AgroSciences, d’une valeur de marché de 1,1 milliard de dollars, qui comprend Sementes & Biotecnologia Brasil Ltda, le droit d’utilisation du germoplasme de maïs brésilien et la marque Morgan , ainsi que la marque Dow Sementes, dans un délai déterminé.

La société chinoise Longping High-Tech a repris cette partie de la vente via une collaboration avec la fondation agricole de CITIC. Fort de son soutien financier, Longping High-Tech a également acquis successivement certaines sociétés de semences chinoises, telles que Hunan Golden Rice, Hubei Huimin Agro Technology, Beijing Sunrise Agritech et Hebei Universe, et est ainsi devenue la plus grande société de semences d’origine chinoise. Les ventes consolidées de la société devraient lui permettre de figurer dans le ‘top 10 mondial’ des entreprises de semences.

Ces principales fusions ont à la fois généré un désinvestissement et une restructuration de l’entreprise. Dans le secteur des semences, Syngenta a vendu ses sociétés à Oahu et Kauai, à Hawaii, à Hartung Brothers, son activité mondiale de semences de poireaux à Hazera, son activité mondiale de semences de betterave à sucre à DLF et les trois variétés de colza (SY4157, SY4166 et SY4187) au Royaume-Uni. Canada à BrettYoung. Après la cession de ces activités, Syngenta prévoit d’acquérir ultérieurement des acquisitions axées sur les semences. Au début du mois de novembre, Syngenta a acquis l’activité de semences Nidera de China COFCO International.

Dans le cadre de l’acquisition de Monsanto par Bayer, Bayer a cédé ses activités de semences (y compris la technologie des caractéristiques LibertyLink®, les recherches sur les caractéristiques du colza, du coton et du soja) et des herbicides à BASF. En 2016, le secteur des semences désinvesti devrait générer un chiffre d’affaires de 830 millions d’euros. BASF, qui n’a jamais vendu de semences, est maintenant entrée sur le marché des semences et est devenue l’une des 10 plus grandes entreprises mondiales de semences. Compte tenu de l’altitude d’opposition de l’UE, de plus en plus de désinvestissements sont prévisibles de la part des deux sociétés.

La fusion entre Dow et DuPont a entraîné la cession de l’activité de semences de maïs brésilienne de Dow AgroSciences, d’une valeur de marché de 1,1 milliard de dollars, qui comprend Sementes & Biotecnologia Brasil Ltda, le droit d’utilisation du germoplasme de maïs brésilien et la marque Morgan , ainsi que la marque Dow Sementes, dans un délai déterminé.

La société chinoise Longping High-Tech a repris cette partie de la vente via une collaboration avec la fondation agricole de CITIC. Fort de son soutien financier, Longping High-Tech a également acquis successivement certaines sociétés de semences chinoises, telles que Hunan Golden Rice, Hubei Huimin Agro Technology, Beijing Sunrise Agritech et Hebei Universe, et est ainsi devenue la plus grande société de semences d’origine chinoise. Les ventes consolidées de la société devraient lui permettre de figurer dans le ‘top 10 mondial’ des entreprises de semences.

L’achèvement de ces fusions primaires a provoqué de grands changements dans l’industrie mondiale des semences, où des entreprises chinoises sont entrées dans l’arène mondiale des semences. Parmi les 10 meilleures entreprises de semences au monde, deux sociétés chinoises, Syngenta et Longping High-Tech, ont fait leur apparition.

En outre, les sociétés fusionnées Bayer-Monsanto et DowDuPont deviendront plus importantes que d’autres, formant ainsi une structure « deux superpuissances et huit fois plus ». En 2018, trois fusions majeures vont bientôt prendre fin. Il est prévisible que 2018 ne sera pas une année silencieuse, car les futures fusions se poursuivront, soit du fait de l’activité d’acquisition de semences de Syngenta et des désinvestissements ultérieurs de Bayer / Monsanto, soit du fait de la présence du nouveau venu BASF et de l’essor de Longping High-Tech.

Progrès de la recherche

Les mots-clés « augmentation du rendement », « processus de sélection rapide », « renforcement de la résistance au stress », « cartographie génomique », « édition de gènes » et « épigénétique » reflètent mieux les résultats de la recherche sur les plantes cultivées en 2017.

Augmentation du rendement / amélioration de la résistance au stress

Toutes les principales institutions techniques et sociétés de sélection concentrent encore leurs recherches sur l’amélioration de la résistance au stress et sur la réalisation du potentiel de rendement. Au cours de la dernière année, un certain nombre de travaux de recherche ont été publiés dans des revues spécialisées.

Des chercheurs du Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) ont découvert que la réduction de l’éthylène dans l’en épi pourrait augmenter les rendements en blé de 10 à 15% dans les territoires chauds.

Des scientifiques de l’Université de Caroline du Nord, à Chapel Hill, ont évoqué la possibilité de traitements probiotiques à base de microbes pour les plantes afin d’accroître leur utilisation plus efficace du phosphate, ce qui contribuera à augmenter le rendement.

Les chercheurs de ‘VIB-UGent’ ont découvert un gène appelé PLA1 qui augmente considérablement le rendement en grains du maïs, la croissance des plantes et la taille des organes de la plante tels que les feuilles et les épis.

En ce qui concerne la recherche sur la résistance au stress, les recherches se concentrent principalement sur la découverte d’un nouveau gène permettant d’améliorer les capacités de résistance d’une plante aux maladies, à la sécheresse, aux températures élevées et aux produits chimiques.

Par exemple, l’équipe de recherche de l’Université Purdue et de Dow AgroSciences a identifié un gène appelé Rps11 qui confère une forte résistance à de multiples types de Phytophthora sojae.

Des chercheurs de la North Carolina State University ont découvert un gène - la caféoyl-CoA O-méthyltransférase - qui semble conférer une résistance partielle à la brûlure des feuilles et à la tache grise du sud, voire même à la brûlure des feuilles.

Processus de reproduction rapide

Comment accélérer le processus de reproduction et raccourcir les cycles de reproduction reste un objectif important pour les praticiens de la sélection végétation. En 2017, les chercheurs de Syngenta ont réalisé une avancée décisive dans leurs recherches en matière de sélection des semences. L’équipe de recherche a publié son processus de sélection révolutionnaire utilisant le gène Matrilineal (MTL), qui peut induire une induction haploïde et peut être appliqué à davantage de plantes cultivées à l’avenir, accélérant ainsi considérablement les processus de sélection et d’amélioration ds plantes.

De plus, certains chercheurs ont innové au cours de la dernière année. Par exemple, les chercheurs de ‘Canadian Light Source’ et de l’Université du Saskatchewan ont utilisé une méthode simple non destructive pour analyser des centaines d’échantillons de feuilles de blé par jour, réduisant ainsi le temps et les coûts associés aux programmes de sélection traditionnels.

Cartographie génomique

En 2017, les scientifiques ont achevé le séquençage génétique de l’Arabica, du tournesol, du blé Wild Emmer, de la stevia, de la citrouille et de l’Aegilops tauschii. Les programmes de séquençage des gènes, qui sont généralement dirigés par des instituts de recherche scientifique classiques, ont été activement poursuivis par des sociétés de biotechnologie, telles que KeyGene of Holland et NRGene d’Israël. Les cartes complètes du génome aideront les chercheurs à mieux utiliser les outils génétiques pour améliorer la capacité d’adaptation et le rendement d’une culture.

Pour en savoir plus :

Please download AgroPages’ latest magazine - Annual Review 2017 to see more. [Téléchargez le dernier magazine d’AgroPages - Annual Review 2017].

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Source : https://www.linkedin.com/pulse/2017-summary-global-seed-industry-jason-zhang

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8.
Généalogie des sociétés de semences et des marques commerciales à partir des Etats-Unis (aboutissant essentiellement à Syngenta)– Par Lon Tonneson 1 09 octobre 2017 - Diffusé par ‘dakotafarmer.com’ Business - Source : https://www.dakotafarmer.com/business/who-owns-who-farmer-s-guide-seed-company-mergers-and-acquisitions

Titre original : Who owns who ? A farmer’s guide to seed company mergers and acquisitions - A South Dakota farmer and seed dealer charted the family trees of some of the major seed companies in the Midwest.

Qui possède qui ? Guide de l’agriculteur sur les fusions et acquisitions de sociétés semencières - Un agriculteur et négociant en semences du Dakota du Sud a répertorié les arbres généalogiques de certaines des plus importantes sociétés de semences du Midwest, au Etats-Unis.

Traduction par Jacques Hallard décembre 2018.

Photo - Robert Walsh avec le signe G et un épi de maïs de Funk – marque légale - : Robert Walsh tient la pancarte originale de la société dsemences ‘Funk Seed’ de son grand-père. Sa famille a été impliquée dans quatre des marques héritées qui font maintenant partie de Syngenta.

Robert Walsh, un agriculteur et négociant en semences d’Elk Point, S.D. (état du South Dakota aux Etats-Unis), a dressé la carte des arbres généalogiques de certaines des plus grandes entreprises de semences et de produits chimiques du Midwest aux Etats-Unis.

« L’histoire m’intéresse beaucoup », déclare Robert Walsh, diplômé en biologie de l’University of South Dakota et formé en histoire et en chimie. Il dirige actuellement ‘WaSoo Farm’ avec son père, Patrick.

« Les antécédents de ma famille avec Syngenta remontent à quatre des marques historiques - Funk Seed, Golden Harvest, AgriPro et Garst - qui ont finalement été intégrées à Syngenta ».

Son grand-père, Robert C. Walsh, était un négociant de ‘Golden Harvest’ et un producteur de maïs de semence pour ‘Funk Seed’, par l’intermédiaire de ‘J.C. Robinson Seed’ à Waterloo, dans l’état du Nebraska à partir des années 1960. Walsh a succédé à son grand-père en 2004, devenant un conseiller en semences de Syngenta et vendant des produits de la marque ‘Golden Harvest’. En 2011, il a commencé à vendre le maïs Enogen de Syngenta, conçu pour les industries de l’éthanol et des aliments pour les animaux.

Walsh effectue des recherches sur l’histoire des sociétés semencières depuis plusieurs années. « J’y travaillais chaque fois que j’avais du temps libre », déclare Walsh. Il a passé en revue les sites Web de la société, des magazines, des articles de journaux et des sites de biotechnologie agricole, à la recherche d’informations récentes sur les ventes et les fusions. Pour des détails plus anciens et plus obscurs, il a appelé directement les sociétés de semences concernées.

Il a créé deux arbres généalogiques. Le premier montre l’évolution de cinq grandes marques.


Les familles de sociétés de semences aux Etats-Unis :
Robert Walsh a réalisé ce tableau graphique illustrant l’arbre généalogique de plusieurs grandes sociétés de semences de maïs et de soja du Midwest.

La seconde contribution est un tableau plus détaillé de l’histoire de la marque Syngenta :

Historique de Syngenta  : Robert Walsh, qui est distributeur de semences depuis plusieurs années chez Syngenta, a consacré plus de temps à la planification des fusions et acquisitions de cette société. Bon à savoir : l’histoire d’une entreprise de semences est plus qu’intéressante. C’est très utile, dit Walsh. « L’un des meilleurs moyens de diversifier la génétique consiste à connaître les origines hétérotiques des hybrides que vous achetez », dit-il. « Cependant, cette information n’est pas toujours facilement disponible pour les producteurs ou les revendeurs ».

Walsh préfère que ses clients plantent un assortiment d’hybrides Golden Harvest pour répartir les risques. Mais si vous espérez diversifier la génétique à une maturité similaire en achetant auprès de différentes sociétés de semences, ce serait une bonne idée d’acheter auprès de sociétés de semences appartenant à différentes sociétés agrochimiques, dit-il.

Les entreprises de la même « famille » pourraient vendre le même hybride ou des variétés différentes dans des sacs différents. Vous pouvez savoir lesquels sont les mêmes si vous regardez suffisamment attentivement pour trouver le nom de variété unique sur l’étiquette, mais savoir quelles entreprises appartiennent à différentes familles de produits agrochimiques est un raccourci pratique.

« J’espère avoir créé une ressource que les gens peuvent utiliser pour mieux comprendre l’évolution de l’industrie des semences et de l’agrochimie au fil des ans », a-t-il déclaré.

Source : Haut du formulaire

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https://www.dakotafarmer.com/business/who-owns-who-farmer-s-guide-seed-company-mergers-and-acquisitions

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9.
Top ten seed companies worldwide - Les dix premières entreprises de semences dans le monde Par Dr. Sangeeta Soi 05 October, 2018 4:05 PM – Document d’origine : Krishi Jagran - Leading Agri-Media News Portal in India - Agriculture– Source :https://krishijagran.com/agripedia/top-ten-seed-companies-worldwide/

L’année dernière [2017] a été l’année des changements intervenus dans les fusions et acquisitions de la société semencière alors que de nombreux changements étaient visualisés dans les situations actuelles. Cela a entraîné des changements majeurs dans l’industrie des semences, où des entreprises chinoises sont entrées dans l’arène mondiale des semences.

Les fusions entre Bayer-Monsanto, d’une part, et Dow-DuPont, d’autre part, ont constitué une avancée majeure qui a permis la création de deux superpuissances et de deux entités plus fortes, ce qui constituera un exemple pour les générations à venir et donnera un tableau complet de la liste des priorités des industries des semences.

Dans le même temps, parmi les 10 premières entreprises de semences, deux sociétés chinoises, Syngenta et Longping High-Tech, ont vu le jour. L’année 2018 devrait entraîner de nombreux changements dans la plate-forme des industries semencières avec les collaborations et les désinvestissements de nombreuses fusions telles que Syngenta qui se démarque de l’acquisition de semences et des désinvestissements ultérieurs de Bayer-Monsanto.

On peut s’attendre à entendre parler du nouveau venu BASF en Europe et de la croissance de Longping High-Tech, depuis le Chine : ces sociétés apporteront un nouveau scénario pour l’industrie mondiale des semences.

Liste des principales entreprises (datée de 2017) :

 Monsanto (USA)
_ Corteva Agriscience (Dow-Dupont) (US)
_ Syngenta (ChemChina) (Chine)
_ Limagrain (France)
_ Bayer (Allemagne)
_ KWS (Allemagne)
_ Sakata (Japon)
_ DLF (Danemark)
_ Long Ping HiTech (Chine)
_ Rijk Zwaan (Pays-Bas) …

L’année 2017 a entraîné des changements majeurs dans le secteur des semences. Trois grands noms de l’industrie des semences sont sur le point de disparaître. En juin, ChemChina a repris le plus grand producteur de pesticides au monde et la troisième la plus grande entreprise de semences du monde : Syngenta.

Le milieu de l’année 2017 a été marqué par de grands changements lorsque le DowDupont est entré sur le marché en dissolvant Dow Chemical et DuPont. La nouvelle entité a une valeur de marché d’environ 130 milliards de dollars.

Bayer et Monsanto travaillent toujours sur leurs fusions, auxquelles l’UE se heurte en permanence, mais a passé les contrôles du Comité américain sur les investissements étrangers et, pour d’autres raisons, de nouvelles déclarations devraient être entendues en 2018. Bayer et Monsanto ont dissous bon nombre de leurs activités et mis en évidence des changements majeurs, tels que Bayer a cédé ses activités de semences et d’herbicides à BASF. Bayer, qui n’a jamais fait partie du secteur des semences, et qui figure désormais parmi les dix premières entreprises de semences.

De la même manière, la fusion entre DOW et DuPont a entraîné la cession de l’activité de semences de maïs brésilienne de Dow Agro Sciences, reprise par la société chinoise Longping Hi-Tech dans le cadre d’une collaboration avec la fondation pour l’agriculture de CITIC.

La société Longping Hi-Tech a également investi dans de nombreuses autres entreprises telles que Hubei Huimin Agro Technology, Hebei Universe, Beijing Sunrise Agritech, Hunan Golden Rice. Elle est en train de devenir la plus grande entreprise d’origine chinoise. La vente de la société amènera certainement celle-ci à passer dans la la liste des plus grandes entreprises de semences au monde.

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10.
Top 20 des entreprises semencières mondiales en 2017 - La fin de la vague de consolidation globale et la nouvelle configuration de l’industrie des semences - 12 octobre 2018 – Par Jason Zhang, rédacteur en chef d’AgroPages. Email : jason@agropages.com

Titre original : Top 20 Global Seed Companies in 2017 − The End of the Global Consolidation Wave and the New Setup of Seed Industry - July 9, 2018 - Shandong Luba Chemical Co., Ltd - Industrie des semences d’obtenteur - Zhang - AgroPages Jason Zhang.

 

Les rapports annuels 2017 des principaux acteurs de l’industrie ont été la principale source de données pour les chiffres de cette analyse. Les valeurs monétaires ont été converties en dollars au taux de change en vigueur le dernier jour de l’exercice. Les données de Monsanto, Bayer, DuPont Pioneer, Dow AgroSciences, RAGT Semences, Euralis Semences et InVivo ont fourni la valeur des ventes de semences de l’année ; pour les données de Limagrain : sans impact IFRS11, hors produits de jardin ; et les données de toutes les autres sociétés ont été utilisées pour indiquer la valeur des ventes par société au cours de l’exercice. (Source du taux de change de Pound Sterling Live).

1 Selon le rapport financier de DowDuPont, les ventes de semences ont représenté 56,78% de ses ventes agricoles ; les ventes agricoles de DowDuPont en 2017 se sont élevées à 14 342 millions de dollars.
2 Ventes consolidées de Dupont Pioneer et de Dow AgroSciences en 2016
3 Les ventes annuelles d’Enza Zaden, Bejo Zaden, Florimond Desprez et Euralis Semences 2017 ne sont pas disponibles ; le classement est référencé aux ventes de 2016.
4 Source des données : accès à l’index des semences

Remarque : Le classement ci-dessus est pour référence seulement

Dans nos publications précédentes sur les semences, nous avons publié le Top 10 Global Seed Companies, qui a été chaleureusement accueilli par les lecteurs. Dans la publication d’aujourd’hui, le classement a été étendu au top 20 pour inclure des informations plus complètes sur l’industrie mondiale des semences.

Depuis la fusion de Dow Agro Sciences et de DuPont Pioneer en 2015, les activités de restructuration de l’industrie mondiale des semences ont pris de l’ampleur. La fusion et le désinvestissement sont devenus un courant dominant du secteur des semences. Avec la conclusion de la fusion DowDuPont, la finalisation de l’acquisition de Syngenta par ChemChina en 2017. L’acquisition de Monsanto par Bayer le 7 juin de cette année et l’acquisition par BASF de l’activité semences de Bayer en août mettent fin à la consolidation du marché mondial des semences.

Cependant, la consolidation ultérieure prévisible va encore durer un certain temps. En 2018, nous surveillerons quels sont les nouveaux objectifs d’acquisition de Syngenta. Quels changements le nouveau venu BASF et la société montante Long Ping High-Tech apporteront-ils à la configuration de l’industrie mondiale des semences ?

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En triant le rapport annuel des multinationales pour 2016 et 2017, AgroPages a dressé une liste des 20 plus grandes entreprises de semences du monde.

Ce sont : deux sociétés américaines - Monsanto et Corteva Agriscience (DowDuPont) ; 12 sociétés européennes, dont deux sociétés allemandes - Bayer et KWS ; cinq sociétés françaises – Limagrain, Florimond Desprez, RAGT Semences, Euralis Semences et InVivo ; une société danoise - DLF ; quatre sociétés néerlandaises - Rijk Zwaan, Barenbrug, Enza Zaden et Bejo Zaden) ; trois sociétés chinoises - Syngenta (ChemChina), Long Ping High-Tech et Beidahuang Kenfeng Seed ; deux sociétés japonaises - Sakata Seed et Takii Seed ; et une société indienne, Advanta Seeds (UPL).

Classement des sociétés de semences « TOP 1-10 »

On voit qu’aucune entreprise n’a réussi à ébranler la position dominante de Monsanto dans le secteur des semences. En 2017, bénéficiant des avantages des OGM, les ventes des produits de grandes cultures de Monsanto ont atteint 10,098 milliards de dollars, en hausse de 9,9% par rapport à l’année précédente. Entre temps, son statut de leader dans les semences de légumes a été maintenu avec des ventes pouvant atteindre 815 millions de dollars, en hausse de 2% par rapport à l’année précédente.

Après l’acquisition de Monsanto par Bayer, Bayer a cédé la quasi-totalité de ses activités de semences à BASF, y compris la majeure partie de ses activités de semences de grandes cultures (Nunhems). L’acquisition de Monsanto par Bayer n’ajoutera pas de volume d’affaires important, car le secteur des semences sera essentiellement l’ancien secteur des semences de Monsanto.

Cependant, on pense que la capacité de recherche de Bayer et sa présence sur le marché européen renforceront encore sa position de leader sur le marché. En outre, grâce à l’acquisition de l’activité semences de Bayer, BASF entre officiellement sur le marché mondial des semences et remplacera le rang de Bayer dans le classement, devenant ainsi le top 10 des semences.

Après la fusion avec DowDuPont, sa nouvelle marque agricole apparaît au nom de Corteva Agriscience. Bien qu’une partie des actifs d’AgroSciences ait été vendue à Long Ping High-Tech, DowDuPont pourrait, après la fusion, atteindre, en raison de ses bonnes performances, un montant de vente de semences proche du total des ventes de semences de DuPont et d’AgroSciences en 2016. En 2018, Corteva a annoncé sa nouvelle stratégie semencière multi-canaux et multi-marques ciblée pour les États-Unis. Il est prévisible que les deux sociétés, après l’achèvement de la consolidation de la marque et du canal de distribution, réduiront encore leur écart entre Monsanto, ayant bénéficié de l’effet synergique.

En ce qui concerne Syngenta, le secteur des semences reste le même, avant l’acquisition par ChemChina, parce que ChemChina n’a pas d’entreprise de semences. De plus, Syngenta pourrait se départir d’un nombre non négligeable d’actifs d’entreprise de démarrage en raison de l’impact de la restructuration de l’entreprise et de l’acquisition. La société affirme que son objectif futur sera l’acquisition d’actifs d’amorçage de haute qualité. Actuellement, la société a acquis Nidera Seed auprès de COFCO pour renforcer son influence sur le marché en Amérique latine. La société a également racheté la société américaine de semences de légumes Abbott & Cobb pour renforcer son activité de semences de maïs sucré (maïs végétal), qui est au cœur de son activité. Dans les années à venir, il convient de se pencher sur l’action de Syngenta sur la manière dont il utilisera l’avantage concurrentiel du marché des semences de la Chine.

L’auteur de cet article estime que l’utilisation par Syngenta du potentiel du marché des semences en Chine jouera un rôle clé dans la réduction de l’écart entre Syngenta et les deux premiers du classement.

En 2017, Long Ping High-Tech et CITIC Agriculture Fund ont acquis l’activité de semences de maïs brésilienne d’AgroSciences. à un coût de 1,1 milliard de dollars. Grâce à la forte capitalisation de CITIC, la société a accéléré son processus de mondialisation. Parallèlement, la société est devenue la plus grande entreprise de semences en Chine grâce à la consolidation de ces activités en Chine. La société occupe le neuvième rang parmi l’industrie mondiale des semences en termes de chiffre d’affaires. C’est première fois qu’une société de semences chinoise figure dans le Top 10 mondial. ‘Long Ping High-Tech’ a récemment annoncé qu’elle recommencerait l’année prochaine, le Brésil augmentera sa capacité de production au-delà de ses quatre installations actuelles. L’objectif est de passer de 15% à 30% d’ici cinq ans sur un marché de 15 milliards de dollars réels (soit 4,02 milliards de dollars).

Classement des princiales sociétés de semences mondiales au « TOP 11-20 »

Un ensemble 11 à 20 entreprises européennes figurent dans le « Top 11 à 20 », nouvellement inscrit sur la liste, qui comprenait trois sociétés néerlandaises et quatre sociétés françaises. Cela reflète la force historique de l’industrie des semences en Europe, représentée par les Pays-Bas et la France. La position de leader des Pays-Bas dans les semences de légumes est bien connue dans le monde. Trois des quatre sociétés figurant dans le top 20 sont des sociétés de semences de légumes.

L’autre, Barenburg, est la plus grande société mondiale d’amélioration génétique et de vente de semences de gazon en plaques, au-delà du secteur des semences de grandes cultures. L’industrie semencière des Pays-Bas est un bon exemple pour de nombreux pays et une référence pour d’autres pays dans le développement de l’industrie semencière.

Le développement soutenu de l’industrie semencière française est attribué à son climat favorable et à la richesse de ses variétés pour prendre une position dominante dans l’UE et même dans le monde. Selon les statistiques, les ventes de semences françaises pour l’exercice 2014-2015 ont atteint 3.254 milliards d’euros, se classant au premier rang des pays producteurs de semences de l’UE. Après la guerre, l’industrie semencière française a changé : elle est passée d’un modèle commercial guidé par le gouvernement à un modèle commercial mondialisé, passant ainsi au modèle commercial mondial des semences, dirigé par des multinationales depuis la fin du XXe siècle. Le modèle commercialisé de sélection des semences a considérablement amélioré la compétitivité de l’industrie française des semences. L’accent mis sur la science et la technologie, les efforts de recherche et développement, ainsi que la bonne législation et le système de propriété intellectuelle, fournissent respectivement un soutien technique et institutionnel à l’industrie de la sélection de semences commercialisées en France.

AgroPages se prépare à inviter des experts du Pays-Bas et la France à partager avec nous leur succès commercial dans le secteur des semences, ainsi que leur expérience du changement du modèle de développement.

Restez à l’écoute.Veuillez télécharger le dernier magazine d’AgroPages - Spécial Semences 2018 pour en savoir plus.

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Source : http://news.agropages.com/News/NewsDetail---26905.htm

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Marché mondial des semences 2015-2022 : Monsanto, DuPont et Syngenta, principales sociétés de semences dans le monde - 26 juin 2018, 04h45 HE
Logo Recherche et marchés - Nouvelles fournies par ‘Research and Markets’- Le rapport ’Seeds - Global Strategic Business Report’ a été ajouté à l’offre de ResearchAndMarkets.com’s - DUBLIN, 26 juin 2018 / PRNewswire.

Le rapport fournit des analyses complètes et distinctes pour les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Europe, l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine et le reste du monde. Des estimations et prévisions annuelles sont fournies pour la période de 2015 à 2022. Une analyse historique sur six ans est également fournie pour ces marchés. Les données de marché et les analyses proviennent de recherches primaires et secondaires.

Ce rapport analyse les marchés mondiaux des semences en millions de dollars US par groupes de produits / segments suivants :
_ Graines de céréales
_ Graines de légumes
_ Graines oléagineuses
_ Semences d’horticulture (semences de fleurs et semences de gazon et de pelouse)
_ Graines de fruits
_ Autres

Le rapport présente 174 entreprises, dont de nombreux acteurs clés et de niche, tels que :

  • AgReliant Genetics, LLC (USA)
  • Bayer AG (Germany)
  • Bejo Zaden B.V (The Netherlands)
  • Canterra Seeds (Canada)
  • China National Seed Group Corporation (China)
  • DLF (Denmark)
  • DLF Pickseed USA (USA)
  • Dow AgroSciences LLC (USA)
  • Mycogen Seeds (USA)
  • DuPont Pioneer (USA)
  • East West Seed Company (Thailand)
  • Enza Zaden (The Netherlands)
  • Groupe Limagrain Holding SA (France)
  • Vilmorin & Cie (France)
  • Gansu Dunhuang Seed Co., Ltd. (China)
  • Hefei Fengle Seed Co., Ltd. (China)
  • Hunan Xiangyan Seed Industry Co., Ltd. (China)
  • Krishidhan Seeds Private Ltd. (India)
  • KWS SAAT SE (Germany)
  • Land O’Lakes, Inc. (USA)
  • Lantmnnen SW Seed AB (Sweden)
  • Mahyco (India)
  • Monsanto Company (USA)
  • Seminis, Inc. (USA)
  • Nuziveedu Seeds Ltd. (India)
  • Rasi Seeds (P) Ltd. (India)
  • Rijk Zwaan Zaadteelt en Zaadhandel B.V. (The Netherlands)
  • Sakata Seed Corp. (Japan)
  • Syngenta AG (Switzerland)
  • Takii & Company Limited (Japan)
  • The Scotts Miracle-Gro Company (USA)
  • UPL Limited (India)
    Sujets clés couverts :

    1. Aperçu de l’industrie
    Semences : ressource de production la plus critique dans la chaîne de valeur de l’agriculture - aliments
    Graines : Un balayage évolutif au fil des ans
    Le besoin vital de nourrir la population mondiale en expansion constitue le fondement de la croissance du marché des semences
    Scénario alimentaire mondial : faits marquants
    Demande de nourriture pour assister à une augmentation exponentielle
    Changement climatique et rareté des ressources : les principaux obstacles à la production agricole
    Des semences riches en nutriments pour améliorer le rendement des cultures : besoin de l’heure
    Production mondiale de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux : perspective d’un marché régional adressable
    Perspectives du marché mondial
    Facteurs de croissance en bref

    2. Concurrence
    Une série d’activités M & A continuent de remodeler l’industrie des semences
    Fusions et acquisitions récentes de grands acteurs : Monsanto, Syngenta, Pionnier Hi-Bred International
    Concurrence sur le marché des semences : fortement concentrée
    Principaux défis liés à la consolidation du marché
    Monsanto, DuPont et Syngenta : principales entreprises de semences dans le monde
    Les joueurs chinois en passe de devenir des producteurs de semences de niveau international
    Facteurs clés déterminant le succès sur le marché des semences
    Les entreprises de biotechnologie profitent de la demande croissante de céréales
    Les entreprises doivent se garder des préoccupations des consommateurs
    Les brevets de semences OGM garantissent une forte rentabilité pour les leaders du marché
    Les périls des monopoles sur les semences
    L’innovation : un élément important pour la survie des petites entreprises
    Sélection assistée par marqueurs : une technique innovante pour accélérer le développement de nouveaux produits
    Les essais de semences gagnent en notoriété
    Des efforts de recherche pour cibler des moyens améliorés pour améliorer les performances des cultures
    Une prolifération régulière des technologies de l’information et de la communication profite aux participants du marché

    3. Tendances, enjeux et pilotes du marché

La demande croissante de variétés de semences génétiquement modifiées entraîne une forte croissance du marché.

Les faits mondiaux sur les cultures transgéniques ou OGM en quelques mots

Augmentation significative de la demande mondiale en semences de variétés génétiquement modifiées dans les superficies cultivées en biotechnologies

Types de cultures biotechnologiques produites dans certains pays

Les semences génétiquement modifiées –OGM) remplacent les produits chimiques de protection des cultures en agriculture

Coton Bt : la catégorie des biosemis les plus prometteuses et à la croissance la plus rapide

Principales barrières qui entravent l’expansion généralisée des semences Bioseeds par rapport aux OGM

Semences et cultures d’OGM : les États-Unis représentent le plus grand marché mondial, tandis que la Chine connaît la croissance la plus rapide

Cultures d’OGM : Situation actuelle dans les pays clés

Zone de semis de variétés OGM : les pays en développement dépassent les nations développées

Les États-Unis à l’avant-garde des cultures biotechnologiques

Asie-Pacifique : le marché à la croissance la plus rapide pour les semences d plantes OGM

L’Amérique latine est témoin de diverses applications de la biotechnologie des semences

Afrique subsaharienne : à l’ombre de la crise alimentaire et de la pauvreté

Innovations et avancées dans le secteur des semences : moteur de la croissance

Le système de culture intégrée a un avenir dans l’agriculture

Solutions de semences pour des plantes à haut rendement

Produits provenant de sources renouvelables de DuPont

Technologies avancées de DuPont pour de meilleures semences et une amélioration plus rapide

Terminer le séquençage de l’ADN pour faciliter le développement Haut du formulaire

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de variétés d’arachides de qualité supérieure

Techniques novatrices de sélection des plantes

Les progrès des sélections des semences de légumes et de fruits au cours des dernières années

L’adoption croissante de technologies permet aux pays en développement de stimuler la croissance mondialeInde et en Chine : Importants marchés actuels et futurs

La demande croissante de semences de céréales profite à l’expansion du marché

Aliment de base préféré : Le riz, la catégorie de cultures dominantes en Chine et en Inde

La préférence croissante pour les huiles de cuisson saines, biologiques et non transformées soutient la demande des graines oléagineuses

Le soja représente la catégorie la plus forte et avec la plus forte croissance

Les graines de semences de sojas sont dominées par les États-Unis

La production mondiale de graines oléagineuses profite de plusieurs avantages

Des habitudes vers une alimentation végétarienne saine

La consommation de carburant pour produire les semences de légumes

Les principaux groupes de légumes et les cultures correspondantes

Facteurs majeurs ayant une incidence sur la consommation mondiale de semences de légumes

Le travail sur le séquençage du génome des semences de légumes se poursuit

Une tolérance supérieure à la sécheresse est attendue

La productivité agricole et l’efficacité de l’utilisation de l’azote stimulent la demande de semences hybrides

La production agricole durable est la clé de divers défis sur le marché des semences

Les produits de traitement des semences sont essentiels pour la protection des cultures

La demande croissante de semences de maïs non génétiquement modifiée constitue une tendance divergente

Une demande favorable et des tendances de production de divers types variétaux renforcent les perspectives du marché des légumes et des fruits

Espèces oléagineuses colza – Sojas – Diverses espèces de grande culture - Canne à sucre – Espèces végétales

4. Aperçu des produits : Produits de base pour le traitement de la semence. Catalogue d’engrais et de fleurs sauvages

5. Innovations/introductions de produits

Rijk Zwaan présente des variétés hybrides pour l’aubergine africaine
Syngenta lance le fongicide PLENARIS pour le traitement des semences
AgReliant Genetics présente ‘Advantage Acre’
Syngenta dévoile une nouvelle gamme de biostimulants
Incotec lance un traitement par pelliculage des semences de soja
Dekalb présente les semences de maïs ‘Genuity’
Johnsons Seeds réintroduit sa gamme de semences vendues au détail
Canterra Seeds présente un nouvel hybride de colza-canola
Germinal présente son catalogue de semences de plantes herbacées, d’engrais et de fleurs sauvages

6. Activités récentes des industriels de la semence

Dow Chemical et DuPont obtiennent l’approbation antitrust américaine pour la fusion
DLF Seeds acquiert l’activité de semences de betteraves à sucre de Syngenta
Hartung Brothers va acquérir les opérations de Syngenta à Hawaii
DLF Pickseed Canada va acquérir les semences Moore
Pannar Seed nomme Elgon en tant que distributeur au Kenya
DLF Pickseed USA acquiert X-Seed
Bejo fait équipe avec Rijk Zwaan
DuPont obtient l’approbation de l’EPA pour le traitement des semences avec les fongicides de DuPont Lumisena
Chromatin collabore avec l’agrigénétique de Dow AgroSciences
Syngenta implémente une expansion de capacité
DLF acquiert une participation entière dans Jensen Seeds
Syngenta signe un accord de licence réciproque avec Rijk Zwaan
Takii acquiert Rito Tohumculuk
Chromatin envahit les semences de Kirkland
DLF Seeds acquiert les activités de semences et de luzerne de Florimond Desprez
AgReliant Genetics acquiert l’installation de conditionnement de soja de Sand Seed Service
La Crosse Seed s’empare des marques de semences Solutions de cultures de couverture
La société de semences S & W prend en charge la génétique SV
Bayer envisage d’acquérir Monsanto
DLF prend le contrôle de Estero Seed Company
KWS cède son entreprise de pommes de terre de semence
Farmers Edge forme un partenariat avec Eastern Colorado Seeds
Accord de licence de DuPont Pioneer avec Origin Agritech
Accord de partenariat entre Legends Seeds et Farm Nutrients
ChemChina envisage de reprendre Syngenta
Vilmorin & Cie acquiert Genica Research
Croda finalise l’acquisition d’Incotec
Paine & Partners prend le contrôle de Suba Seeds
Northern Seed acquiert le triticale de Syngenta
Bayer CropSceience inaugure une nouvelle installation de traitement des graines oléagineuses
Dow AgroSciences ouvre un nouveau centre de R & D sur les semences aux Etats-Unis
Syngenta va céder son commerce de semences de fleurs
Land O’Lakes fusionne avec United Suppliers
S & W annonce un accord sur les semences de luzerne avec Calyxt
Bayer CropScience prend le contrôle de SeedWorks en Inde
DLF lance une joint-venture avec Seedtech en Irlande
Axia Seeds s’associe à Village Farms
Klein Karoo Saad envisage de prendre en charge Agriseeds

Zoom sur les opérateurs mondiaux. Perspective globale du marché - Nombre total de sociétés présentées : 174 (y compris les divisions / filiales 209), États-Unis (52), Canada (7), Japon (2), Europe (84) dont France (9), Allemagne (11), Royaume-Uni (19), Italie (12), Espagne (2). Reste de l’Europe (31). Asie-Pacifique (sauf le Japon) (54). Moyen-Orient (4). Amérique latine (1). Afrique (5). Personne-ressource pour les médias : Research and Markets, Laura Wood, directrice principale, press@researchandmarkets.com

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For more information about this report visit : https://www.researchandmarkets.com/research/8zmc4z/global_seeds?w=5

Media Contact : Research and Markets Laura Wood, Senior Manager press@researchandmarkets.com - Related Links http://www.researchandmarkets.com

For E.S.T Office Hours Call +1-917-300-0470 - For U.S./CAN Toll Free Call +1-800-526-8630 - For GMT Office Hours Call +353-1-416-8900
U.S. Fax : 646-607-1907 Fax (outside U.S.) : +353-1-481-1716

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/global-seeds-business-market-2015-2022-monsanto-dupont-and-syngenta-leading-seed-companies-worldwide-300672455.html

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Coup d’œil rapide sur les semences aux Etats-Unis et au Canada

12.
Etats-Unis - Les 10 meilleures entreprises de semences de semences anciennes et non génétiquement modifiées –non-OGM) – Communiqué - Dawn Gifford @SmFootprintFam– Document ‘Small Footprint Family’

Si vous recherchez des semences pour votre potager qui ne soient aucunement associées à Monsanto, ou à l’une de leurs filiales de vente de semences, comme Seminis, ne cherchez pas plus loin… Chacune des sociétés de semences suivantes a souscrit le Safe Seed Pledge et testé leur stock pour être exempt d’OGM.

Bien que des dizaines de grandes sociétés de semences aient signé le Safe Seed Pledge, j’aime particulièrement les dix sociétés suivantes parce que j’ai utilisé leurs semences et qu’elles ont chacune quelque chose de très spécial dans leur mission, leur catalogue ou leurs pratiques commerciales qui favorise une plus grande durabilité pour les hommes et la planète.

Chacune de ces sociétés est spécialisée dans la conservation des semences rares, qu’elles appartiennent à des employés ou qu’elles se concentrent sur des semences adaptées à un climat particulier.

Les grandes entreprises figurant sur cette liste proposent des variétés de semences à pollinisation libre, anciennes et hybrides, ainsi que des assortiments d’oignons et d’ail, des plants de pomme de terre, des plants de baies, des arbres fruitiers, des outils, etc.

Bien que vous ne puissiez pas conserver les semences hybrides, les hybrides ne sont pas des OGM et peuvent offrir des avantages tels que la résistance aux maladies, des caractères, des couleurs ou des arômes spéciaux (comme des pastèques sans pépins ou des concombres « sans tête ») que vous ne pouvez pas trouver dans des semnces de plantes cultivées reproduites en pollinisation libre ou des variétés anciennes du patrimoine génétique local.

What is a GMO and Why Should You Care ? (Qu’est-ce qu’un OGM et pourquoi devriez-vous vous en soucier ?)

The Difference Between Open Pollinated, Hybrid and GMO Seeds (La différence entre les graines de semenes reproduites en pollinisation libre, les semences hybrides et les semences de plantes génétiqurmrnt modifiés (OGM))

How to Keep Monsanto Out of Your Garden (Comment faire en sorte que des semences de Monsanto n’entrent pas dans votre jardin)

Le gage de semences sûres aux Etats-Unis – « Safe Seed Pledge - Council for Responsible Genetics  »

La signature de la promesse de semences sûres est volontaire et non réglementée, mais il y a fort à parier que toute entreprise ayant signé la promesse s’engage pour la bonne cause.

« L’agriculture et les semences constituent la base sur laquelle repose notre vie. Nous devons protéger cette fondation en tant que source sûre et génétiquement stable pour les générations futures. Pour le bénéfice de tous les agriculteurs, les jardiniers et les consommateurs qui veulent une alternative, nous nous engageons à ne pas acheter ou vendre sciemment des semences ou des plantes génétiquement modifiées. Le transfert mécanique de matériel génétique en dehors des méthodes de reproduction naturelles et entre genres, familles ou royaumes pose de grands risques biologiques ainsi que des menaces économiques, politiques et culturelles.

Nous pensons que les variétés génétiquement modifiées ont été insuffisamment testées avant leur diffusion publique. Davantage de recherches et d’essais sont nécessaires pour évaluer plus en détail les risques potentiels des semences génétiquement modifiées. De plus, nous souhaitons soutenir les progrès de l’agriculture qui conduisent à des sols plus sains, à des écosystèmes agricoles génétiquement diversifiés et finalement à des personnes et des communautés ».

Il y a sûrement des centaines d’excellentes entreprises de semences familiales dont je n’ai jamais entendu parler - et de nouvelles entreprises semblent apparaître chaque jour. Je ne peux que recommander les entreprises que j’ai personnellement achetées et plantées dans ma région des États-Unis.

If you have any questions about a seed company that is not listed here or on the Safe Seed Pledge list, just give them a call ! - Si vous avez des questions sur une entreprise de semences qui ne figure pas dans la liste ou qui figure sur la liste des dons de semences sécuritaires, appelez-la !

Je vous recommande de prendre en compte vos valeurs, vos besoins en matière de jardinage et votre climat / région lors du choix de vos sources de semences.
Échange d’épargnants de semences (Decorah, IA)

Seed Savers Exchange (Decorah, IA)

La Seed Savers Exchange (SSE) est une organisation à but non lucratif qui s’efforce de préserver les semences de jardin de l’héritage de l’extinction. Leur objectif est de préserver les variétés de semences que les jardiniers et les agriculteurs apportent en Amérique du Nord lorsque leurs familles immigrent (d), ainsi que les variétés traditionnelles cultivées par les Indiens d’Amérique, les Mennonites et les Amish.

Les 8 000 membres de la SSE cultivent des variétés anciennes de légumes, de fruits et de céréales du monde entier et les offrent en échange à d’autres membres dans leur incroyable annuaire annuel de plus de 450 pages. Vous pouvez essayer des variétés de graines presque éteintes à essayer dans votre jardin, et tout l’argent que vous dépensez avec le Seed Saver’s Exchange sert à protéger la biodiversité des semences.

De loin, c’est mon endroit préféré pour chercher des graines et de nouvelles variétés de plantes intéressantes pour mon jardin. Graines Baker Creek Heirloom (Mansfield, MO)

Baker Creek Heirloom Seeds (Mansfield, MO)

Baker Creek est une entreprise familiale qui propose un catalogue et un site Web somptueux comprenant plus de 1 800 variétés de légumes, de fleurs et d’herbes aromatiques, l’une des plus grandes sélections de variétés anciennes aux États-Unis.

Baker Creek propose également l’une des plus grandes sélections de graines du 19ème siècle, comprenant de nombreuses variétés asiatiques et européennes. Ils se spécialisent également dans les semences rares et difficiles à trouver de plus de 75 pays. La société a pour mission de promouvoir et de préserver notre patrimoine agricole et culinaire.
Graines de Clear Creek (Hulbert, OK)

Clear Creek Seeds (Hulbert, OK)

Clear Creek est une petite entreprise familiale spécialisée exclusivement dans les variétés de semences anciennes à pollinisation libre, y compris les fleurs, les herbes et les légumes. Ils offrent également plusieurs packs de variétés pour encore plus de valeur, tels que le pack pollinisateur et le pack salsa.

Ils ont un choix plus restreint, mais en tant que petite entreprise, ils sont en mesure de fournir un service client chaleureux et personnalisé, des prix intéressants et une livraison rapide.

Southern Exposure Seed Exchange (Mineral, VA) - Échange de semences Southern Exposure (Mineral, VA)

Southern Exposition Seed Exchange Haut du formulaire

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propose plus de 700 variétés de semences de légumes, de fleurs, d’herbes, de céréales et de plantes de couverture. Ils mettent l’accent sur les variétés qui donnent de bons résultats dans le centre du littoral atlantique et dans le sud-est et offrent de nombreux héritages insolites du sud, tels que le yacon, les amarante, y compris les arachides, les pois du sud, le coton de couleur naturelle, le chou vert, le gombo, le roseau, les feuilles de navet, les cors à griller et les cors

Fedco Seeds (Waterville, ME)

Fedco est une entreprise coopérative dont les membres consommateurs possèdent 60%, et les membres salariés 40%. Parce que la coopérative n’a pas de propriétaire individuel, le profit n’est pas son objectif principal, de sorte que leurs semences et autres produits sont relativement abordables. Fedco évalue des centaines de variétés de semences et de plantes hybrides, à pollinisation libre et anciennes, sur plusieurs sites, en identifiant ceux qui sont particulièrement productifs, savoureux et adaptés au climat du nord-est des États-Unis.Renee’s Garden Seeds (Felton, Californie) Renee’s Garden Seeds est une petite entreprise dirigée par des jardiniers pour des jardiniers.

Renee’s Garden Seeds (Felton, CA)

Renee Shepherd sélectionne et vend personnellement les variétés qui sont très spéciales pour les jardiniers amateurs, basées sur la saveur géniale, la culture facile et les performances exceptionnelles du jardin. Toutes leurs graines sont des héritiers testés, les meilleurs hybrides internationaux ou de fines variétés à pollinisation libre testées et garanties pour chaque zone climatique majeure des États-Unis.Les sachets de semences écrits individuellement offrent de magnifiques portraits à l’aquarelle, avec des descriptions écrites personnellement, des instructions de croissance complètes, une Tableau de plantation, conseils de culture, informations sur la récolte et idées culinaires.

Peaceful Valley Farm & Garden Supply (Grass Valley, CA)

Peaceful Valley est une entreprise de semences dédiée à la production d’aliments biologiques, qui propose un large assortiment de semences de légumes, de herbes, graines de pâturage et de pelouse, fleurs sauvages, arbres fruitiers et baies, pommes de terre, oignons et ail. Ils offrent également un grand choix d’outils de jardinage, de produits antiparasitaires, de produits pour la saison, de matériel de compostage, de matériel de culture, de multiplication et d’irrigation, ainsi que des livres. Peaceful propose des programmes de tarification spéciaux aux agriculteurs, aux jardins scolaires et aux entreprises d’aménagement paysager.

Johnny’s Selected Seeds (Winslow, ME)

Johnny’s est une grande entreprise de semences bien connue appartenant à ses employés, qui compte plus de 1 200 variétés de légumes hybrides, à pollinisation libre et anciens, de plantes médicinales, d’herbes culinaires et de fleurs. Si vous êtes homestead, agriculteur ou maraîcher, ils offrent de grandes quantités de semences, ainsi qu’une variété de cultures de couverture pour garder votre sol en bon état.Johnny’s possède également des outils de jardinage, des équipements et des accessoires de haute qualité, des semences de plantes de couverture, du sol amendements et produits de lutte contre les parasites biologiques. Leur vaste site et leur catalogue regorgent d’instructions détaillées sur la culture et de conseils utiles, même si vous ne leur achetez pas de semences.

Territorial Seed Company (Cottage Grove, OR)

Territorial Seed est une grande entreprise familiale qui a pour mission d’améliorer l’autosuffisance et l’indépendance des gens en permettant aux jardiniers de produire une abondance d’aliments savoureux et frais du jardin. Ils testent et évaluent toutes leurs semences dans leurs fermes, et les plantes vivantes qu’elles offrent sont élevées dans leurs serres. Elles offrent des variétés de semences hybrides, à pollinisation libre et anciennes. Les normes de germination de Territorial sont plus strictes que celles prescrites par la loi fédérale sur les semences et leur exploitation est certifiée USDA Organic, Biodynamic® de Demeter USA et Salmon-Safe de Salmon-Safe Inc. une garantie de satisfaction à 100%.

Seeds of Change (Rancho Dominguez, CA)

Seeds of Change a été acquise par la société Mars, qui a soutenu les OGM dans leurs produits alimentaires. Malheureusement, la demande en produits biologiques sains étant si forte, de nombreuses marques biologiques (comme Annie, Erewhon, Horizon, Plum Organics, etc.) ont été achetées par de grandes entreprises agroalimentaires industrielles (telles que General Mills, Coca-Cola, etc.). .) qui veulent prendre une part du marché.C’est à vous de décider si vous souhaitez continuer à acheter ces marques, malgré leur nouveau propriétaire. Cependant, malgré la propriété, vous devez savoir que Seeds of Change offre des produits 100% certifiés bio des graines pollinisées, hybrides et anciennes, et elles cultivent toutes leurs propres graines dans leur ferme de recherche ou au sein de leur réseau de producteurs biologiques. Ils ont également signé la promesse de Safe-Seed. La raison pour laquelle je les mentionne ici est que, parce qu’ils ont le pouvoir marketing d’une grande entreprise, vous pouvez obtenir leurs semences chez Home Depot, Lowe’s, Walmart, Whole Foods, etc. d’autres chaînes de détaillants.

Seeds of Change est la seule entreprise de semences biologiques à pollinisation libre disponible dans les principaux magasins aux Etats-Unis, ce qui rend les semences biologiques à pollinisation ouverte accessibles à tous, y compris à la majorité des personnes qui n’ont pas considéré la valeur des semences biologiques à pollinisation ouverte. Alors, si vous ne magasinez pas en ligne (comme ma mère), ou si vous débutez dans le jardinage et que vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez facilement vous procurer des graines biologiques à pollinisation libre Seeds of Change pour votre jardin pendant que vous faites des courses.

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You can find more seed companies that have signed the Safe Seed Pledge here and here. On peut trouver plus de sociétés de semences qui ont signé le Safe Seed Pledge ici et là.

By clicking yes, you agree to receive a free ebook and newsletter. You can unsubscribe anytime. Terms of Service and Privacy Policy - En cliquant sur oui, vous acceptez de recevoir un ebook et une newsletter gratuits. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

« La technologie dont nous avons besoin pour prospérer dans un avenir sans pétrole n’attend pas d’être découverte, elle travaille ici et maintenant dans des fermes pour l’avenir ».

Small Footprint Family

Vidéo d’animation à voir et à écouter ICI

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12bis.

Choisir ses semences au Québec – Note sur les semences OGM, hybrides et semences de pollinisation libre - 21 janvier 2016 Semences de Lanaudiere – Informations ‘grand public’

Les semences contiennent le plan de tout ce que deviendra la plante ainsi que ses fruits. La qualité du fruit en terme de valeur nutritive, de saveur, de fraîcheur en dépend. Dans le texte qui suit, on dresse une brève description des semences OGM, hybrides et de pollinisation libre. On mentionne par la suite certains éléments reliés à l’environnement et à la santé. Bonne lecture.

Les plantes appelées OGM sont apparaissent suite à l’intervention d’un ingénieur en génétique. L’ingénieur insère un ou plusieurs gènes dans le génome cible. Les techniques vont de l’insertion d’acide nucléique, l’incorporation de matériel héréditaire, à la fusion cellulaire, et la fécondation in vitro. Les plantes les plus couramment cultivées sont le maïs, le riz, le coton, le colza, la betterave, la pomme de terre et le soya.

La consommation d’OGM comporte des risques. On parle d’allergies, de résistance aux antibiotiques, de diminution de la valeur nutritive, de résidu dans les muscles des animaux nourris aux OGM. Les OGM comportent aussi des risques pour l’environnement. On parle de toxicité sur les insectes et sur les mauvaises herbes. On parle aussi de dispersion de patrimoine génétique.

Les semences hybrides quant à elles, sont aussi appelées F1. Le mode de création d’une semence hybride implique deux variétés complémentaires. Elles sont combinées ensembles et donnent toujours les mêmes résultats. Les croisements sont réalisés pour rendre les plants plus résistants soit à une maladie, soit au transport, soit pour obtenir de plus beaux fruits, ou pour un autre avantage.

On ne peut en conserver les graines parce que cette méthode ne donne pas de plants génétiquement stables. Leurs produits sont dits immatures. Un fruit ou un légume hybride contient en général plus d’eau que ceux issus de semences à pollinisation libre. Un fruit hybride se conserve moins longtemps qu’un autre de la pollinisation libre. On nous met en garde quant à l’utilisation des semences hybrides, les variétés anciennes et à pollinisation libre tombent dans l’oubli et disparaissent. Leur code génétique disparait et la biodiversité et la vie affaiblie.

Une semence à pollinisation libre est le fruit du croisement de 2 plantes comme la nature l’aurait fait. Suite à la semence des graines de ce nouveau fruit, la nouvelle plante conserve le code génétique de chacun des parents. Pour arriver à cette nouvelle plante, on pourrait choisir le fruit qui se développe et mûrit le plus tôt. On pourrait aussi choisir les graines du fruit le plus savoureux. D’année en année, les récoltes deviennent stables. On parle alors d’une lignée fixée.

Les semences issues de pollinisation libre sont utiles pour protéger la diversité génétique. Cette diversité sécurise la variété de nos choix alimentaires en offrant un vaste éventail génétique pouvant résister aux ravageurs, aux maladies. Avec les semences issues de pollinisation libre, on peut marier des variétés et élargir le bassin génétique et encore mieux protéger les espèces aux éléments destructeurs qui éprouvent nos jardins. Les semences fixées peuvent être récoltées pour utilisation lors de la prochaine saison. Pour s’assurer que la semence soir identique à l’original, on doit isoler la culture des autres variétés de la même espèce. La mesure déterminée par les sélecteurs est de 805 mètres.

En conclusion, plusieurs types de semences sont disponibles sur le marché. Certaines sont stables, certaines ne le sont pas. Les OGM et les Hybrides sont instables et ne peuvent pas produire des semences aptes à la reproduction d’une plante similaire lors des saisons suivantes. Les semences à pollinisation libre de leur côté, sont issues de méthodes imitant la nature. Elles sont stables, élargissent le bassin génétique, la biodiversité, la variété d’aliments. De plus, les nouvelles graines peuvent être utilisées l’année suivante pour obtenir des plants possédant les mêmes qualités. N’hésitez pas à élargir vos connaissances en furetant dans les bases de connaissances, le sujet est bien documenté.

Source : http://semenceslanaudiere.org/choisir-ses-semences/les-fetes-des-semences-2016-au-quebec/#more-738

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http://semenceslanaudiere.org/wp-co...

12ter.
Annonce de la La Fête des semences à Montréal Québec Canada en 2019

Date : 16 février 2018 - Lieu : Planétarium Rio Tinto Alcan 4801, avenue Pierre-De Coubertin Montréal, QC Canada H1V 3V4 - Prix : Gratuit - Site web : http://calendrier.espacepourlavie.ca/la-fete-des-semences

‘Espace pour la vie’ est fier de présenter la 19e édition de la Fête des semences, un événement organisé par ‘Cultiver Montréal’ qui aura lieu pour la première fois sous la voûte du Planétarium Rio Tinto Alcan. 

Démarrez la planification de votre saison de jardinage dès le 16 février, en venant butiner les kiosques d’une vingtaine d’artisans semenciers québécois. Faites le plein de semences biologiques de fleurs, de fines herbes, de plantes médicinales et de légumes anciens ou méconnus. Rencontrez les producteurs locaux et profitez du détour pour parfaire vos connaissances en participant à des ateliers pratiques, des activités d’échanges de semences et des conférences sur l’agriculture urbaine. Paiement en argent comptant seulement. Les activités de la Fête des semences sont gratuites.

Source : https://cultivetaville.com/fr/evenements/2019/02/16/la-fete-des-semences--montreal--2019

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Un tour d’horizon actualisé sur les semences en France

13.
La production de semences en France – Contenu d’une Etude XERFI en français – Communiqué commercial 2018

Informations sur une étude parue le 26/03/2018 - 235 pages Réf : 8CHE02 / XF2 710 € HT - Commander

CONJONCTURE ET PREVISIONS

1. LA SYNTHÈSE

Cette synthèse attire l’attention du lecteur sur les conséquences de la modification de l’environnement économique, les tendances majeures de la vie du secteur, les évolutions prévisibles, en tirant parti des analyses sur les perspectives du marché et des stratégies des acteurs.

2. LES DERNIÈRES PRÉVISIONS DE XERFI

Vous trouverez ici les derniers chiffres sur l’activité des entreprises du secteur ainsi que nos prévisions exclusives.

Le chiffre d’affaires de la filière française des semences (2009-2018p)

Le prix des semences en France (2009-2018p)

3. LA VIE DES ENTREPRISES

Cette partie met en lumière les derniers évènements des entreprises du secteur : rachats, investissements, restructurations, lancements de nouveaux produits, évolutions réglementaires, etc.

Les principaux faits marquants des derniers mois

4. LE TABLEAU DE BORD SECTORIEL

Cette partie vous permet de consulter en un clin d’œil tous les chiffres incontournables pour analyser la conjoncture du secteur.

L’évolution des déterminants de l’activité

Les chiffres clés du secteur et de son environnement

ÉTUDE ANNUELLE : TENDANCES ET CONCURRENCE

RAPPORT ANNUEL : TENDANCES ET CONCURRENCE

1. COMPRENDRE LE SECTEUR ET LES DÉTERMINANTS DE L’ACTIVITÉ

1.1. LE CHAMP DE L’ÉTUDE

1.2. LES FONDAMENTAUX DE L’ACTIVITÉ

Les enjeux règlementaires

L’activité du secteur par filière en France

1.3. LES DÉTERMINANTS DE L’ACTIVITÉ

1.4. L’ENVIRONNEMENT SECTORIEL

Les surfaces agricoles utilisées pour les grandes cultures

Le revenu net de la branche agricole

Le taux d’utilisation des semences certifiées

Les importations françaises de semences

1.5. LE MARCHÉ DES SEMENCES

Le marché des semences certifiées en France

2. L’ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ DU SECTEUR

2.1. L’ACTIVITÉ DU SECTEUR

2.2. LES TENDANCES DE L’ACTIVITÉ

L’évolution des déterminants

L’analyse de longue période

2.3. LES INDICATEURS DE L’ACTIVITÉ

Les surfaces en multiplication

Les prix des semences

Le chiffre d’affaires du secteur des semences et plants

Le chiffre d’affaires du secteur par filière

Les exportations françaises de semences

3. LA STRUCTURE ÉCONOMIQUE DU SECTEUR

3.1. L’ÉVOLUTION DU TISSU ÉCONOMIQUE

Les entreprises intervenant dans la filière semences et plants

3.2. LES CARACTÉRISTIQUES STRUCTURELLES

La répartition des entreprises par espèce

La localisation géographique des surfaces de multiplication

La répartition de la production et de la surface par espèce

Le panorama européen

3.3. LE COMMERCE EXTÉRIEUR EN FRANCE

Le solde commercial et le taux d’export

Le poids de la France dans les échanges mondiaux de semences

4. LES FORCES EN PRÉSENCE

4.1. LES FORCES EN PRÉSENCE

Le positionnement des principaux fabricants de semences

4.2. LES SPÉCIALISTES DE L’AGROCHIMIE

Syngenta, DowDupont, Monsanto

4.3. LES GROUPES COOPÉRATIFS DIVERSIFIÉS

Limagrain, Arterris

4.4. LES SPÉCIALISTES DES SEMENCES

RAGT, Florimond Desprez, KWS

4.5. LES FAITS MARQUANTS DE LA VIE DES ENTREPRISES

Les mouvements de capitaux

Les investissements et les restructurations

4.6. LES PRINCIPALES SOCIÉTÉS DU SECTEUR

Le classement des coopératives diversifiées par chiffre d’affaires, par taux d’EBE et par taux de résultat net

Le classement des agrochimistes et semenciers par chiffre d’affaires, par taux d’EBE et par taux de résultat net

PERFORMANCES FINANCIÈRES DES ENTREPRISES

LES POINTS FORTS DE L’ÉTUDE :

  • L’analyse conjoncturelle et les tendances du secteur
  • Les prévisions exclusives sur l’évolution de l’activité
  • Les positions des acteurs et les évolutions du jeu concurrentiel
  • Les faits marquants de la vie des entreprises et les axes de développement clés
  • Le classement, les performances financières et les fiches des principales entreprises
    INFORMATIONS / ETUDE : parue le 26/03/2018, 235 pages, Réf : 8CHE02 / XF2, 710 € HT

Source : https://www.xerfi.com/presentationetude/La-production-de-semences_8CHE02

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|14.
France - Chiffres-clés du secteur semences - Le jardin mondial des semences Document ‘Union Française des Semenciers’Grâce à la diversité de son climat et de ses terroirs, et grâce au savoir-faire des agriculteurs-multiplicateurs et des entreprises de semences, la France offre des conditions idéales pour produire des semences d’excellente qualité. Elle est devenue tout naturellement le premier jardin mondial des semences, résultat du patient travail de générations d’agriculteurs et de semenciers.

Le tissu économique semencier (hors plants de pomme de terres) se compose en 2016 de :

  • 71 entreprises de sélection
  • 248 sites de production de semences implantés dans 62 départements
  • 9.500 emplois directs
  • 18.900 agriculteurs multiplicateurs
    L’innovation, moteur du secteurChaque année, les entreprises ayant une activité de recherche consacrent en moyenne 15 % de leur chiffre d’affaires à la sélection et à l’amélioration des plantes. Ce taux est considérable, comparable aux moyens déployés dans le secteur automobile ou la pharmacie.
    Ces efforts se concrétisent par :
  • 530 variétés nouvelles inscrites au catalogue officiel français
  • environ 7.000 variétés répertoriées au catalogue français
  • 34.500 variétés figurant au catalogue européen
    Ce nombre d’entrées au catalogue témoigne, là encore, de l’effort de maintien et de développement de la biodiversité.La France, premier producteur et premier marché européen En 2015-2016 :
  • Chiffre d’affaires annuel : 3,36 milliards €
  • 378.000 ha de semences mis en production chez les agriculteurs-multiplicateurs
  • 1er producteur européen de semences 
  • 1er marché européen devant l’Allemagne, l’Italie, la Russie, l’Espagne et le 3ème marché mondial après les USA et la Chine
  • 2ème exportateur mondial (n°1 en grandes cultures, n°3 en potagères)
  • Chiffre d’affaires export de 1.570 M€, en croissance régulière depuis 10 ans, et un excédent commercial de 901 M€

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15.
Présentation de l’Union française des semenciers (UFS) par Wikipédia

Selon Wikipédia, L’Union française des semenciers (UFS) a pour vocation de réunir et de représenter l’ensemble des entreprises semencières françaises, toutes espèces et tous métiers confondus.

Historique

Elle a été créée le 25 mars 2009 et est appelée à suppléer aux six précédentes structures représentant les entreprises semencières par secteurs : AFSA (céréales et protéagineux), SEPROMA (maïs), OLEOSEM (oléagineux), SPFGB (betteraves), FFSFG (fourragères) et FNPSP (potagères et florales).

Organisation

Elle regroupe plus de 130 entreprises, grands groupes internationaux, coopératives ou PME familiales, et couvre ainsi les principales familles d’espèces végétales cultivées en France.

Les différents métiers de la semence y sont représentés : obtention, production et mise en marché.

Ses actions sont orientées et dirigées par un conseil d’administration de 24 membres issus des différentes professions qui la compose.

Les sujets qu’elle traite sont répartis en deux groupes :

  • Des sujets spécifiques par groupes d’espèces : Betteraves, Céréales et protéagineux, Fourragères et gazons, Maïs et sorgho, Oléagineux, Potagères et florales ;
  • Des sujets communs à toutes ces espèces, regroupés en trois thématiques : Propriété Intellectuelle, Production, Règlementation et Innovation ;
    Elle déclare pour ses activités 11 collaborateurs à temps plein et, en 2014, un budget global de 2 158 000 euros1.

Activités

Spécifiques

Pour les différents grands groupes d’espèces des commission décident des actions à mener selon les préoccupations propres à chaque filière :

Les principaux thèmes traités sont :

  • Les conditions de la production au champ
  • Les process industriels
  • La gestion des déchets
    Réglementation et innovation
  • Le suivi des réglementations est indispensable pour assurer la loyauté du commerce et garantir une semence ’saine, loyale et franche’.
    Propriété intellectuelle
  • Dans les métiers de la semence, de même que dans le domaine artistique ou littéraire, la propriété intellectuelle doit être bien définie, car elle est indispensable. Elle est le droit que possèdent les créateurs sur leurs œuvres.
    Le Certificat d’obtention végétale est utilisé en France et en Europe pour protéger l’activité du sélectionneur. Il se distingue du brevet qui ne prend pas en compte la spécificité du vivant2.

Communication et lobbying

De nombreuses actions de communication sont menées pour expliquer auprès des différents publics et institutions le rôle et l’importance de la semence. Ces actions peuvent être menées seules ou en partenariat avec différents associations ou organismes.

  • Auprès de l’Assemblée nationale
    L’Union française des semenciers est inscrite comme représentant d’intérêts auprès de l’Assemblée nationale. Elle déclare en 2014 un budget global de 2 158 000 euros, et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d’intérêts auprès du Parlement sont inférieurs à 10 000 euros3.
  • Auprès des institutions de l’Union européenne
    L’Union française des semenciers est inscrite depuis 2016 au registre de transparence des représentants d’intérêts auprès de la Commission européenne.et, à ce titre, des dépenses d’un montant compris entre 300 000 et 400 000 euros4.

Lire l’article complet avec Notes et références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_fran%C3%A7aise_des_semenciers

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16.

Liste de semenciers bio en France Par Yannick Hirel

Bienvenue sur le blog ‘Au potager bio’ ! Si vous êtes nouveau(elle) ici, vous voudrez sans doute recevoir mon livret PDF qui vous explique très exactement le secret d’un potager bio réussi + les moyens de lutte préventive face à certains nuisibles, sans oublier les autres bonus : Cliquez ici pour télécharger le livret et les bonus gratuitement

Bonjour à toutes et à tous ! Personnellement, j’achète beaucoup mes graines chez kokopelli mais cette année, j’avais envie de tester d’autres semenciers et pour cela, j’ai demandé aux abonné(e)s de la page Facebook du blog leurs bonnes adresses pour commander des graines. La publication a reçu beaucoup de commentaires très intéressants allant des semenciers les plus connus jusqu’à certains qui le sont un peu moins mais qui, je pense méritent d’être tester. Du coup, j’ai regroupé les différentes adresses ci-dessous, n’hésitez pas ajouter les votre à travers un petit commentaire …

Petit message d’avertissement : Dans cette liste, il y a certaines adresses qui n’ont pas le label bio. De ce fait, je vous invite à bien regarder si vous tenez à ce que vos graines soient certifiées.

Noms

Url

Description

Agrosemens http://www.agrosemens.com/ Semences certifiées bio et sans OGM.
Biau Germe https://www.biaugerme.com/ Graines bio potagères, aromatiques, florales et engrais verts (fondé en 1982).
Cultive ta rue https://www.cultivetarue.fr/ Association datant de 2014 vendant une grande variétés de graines de tomates
Cycle en terre http://www.cycle-en-terre.be/ Semences biologique (légumes, fleurs, aromatiques, condimentaires et médicinales, engrais verts)
Ecoflora https://www.ecoflora.be/FR/ Pépinière spécialisées dans le jardinage écologique proposant des semences bio, des arbres fruitiers etc ...
En graine toi https://www.engrainetoi.com/ Semences non traitées, sans OGM mais je n’ai pas trouvé de label bio, à vérifier donc !
Essem’bio https://www.essembio.com/ Plus de 750 variétés 100 % biologique
Germinance https://www.germinance.com/ Semences bio potagères, engrais verts, fleurs, aromatiques, médicinales non hybrides et biodynamique
Graines de folie https://www.grainesdefolie.com/ Graines bio et non traités
Graines del païs https://www.grainesdelpais.com/ Créé en 2015 Semences biologiques pour potager, fleurs, aromates ...
Kokopelli https://kokopelli-semences.fr/ Association fondée en 1999 proposant actuellement plus de 2200 variétés, la grande majorité sont issues de l’AB
La boite à graines https://laboiteagraines.com/ L’ensemble des semences (variétés anciennes) sont non traités et issus de l’agriculture biologique.
La bonne graine https://www.labonnegraine.com/ Graines non traités et / ou biologiques
La ferme de saint Marthe https://www.fermedesaintemarthe.com/ Grainetier spécialisé dans les semences biologiques depuis 1974
Le potager d’un curieux http://www.lepotagerduncurieux.org/ L’ensemble des graines proposées ne sont pas traités, les jardins sont cultivés en agro-écologie
Magellan bio https://www.magellan-bio.fr/ Semences biologiques mais propose également de l’outillage etc ...
Pascal Poot - Le potager santé http://www.lepotagerdesante.com/ Semences bio de grandes qualités (à voir absolument)
Semailles https://www.semaille.com/fr/ Semencier depuis 2000, plus de 700 variétés bio sont proposées
Solanaseeds (attention les prix sont en dollars Canadien) https://solanaseeds.netfirms.com/ Ce site semble intéressant mais je ne sais pas comment sont cultivées les variétés (bio ?!)
Vertiloom https://www.vertiloom.com/fr/ De belles variétés sont présentées mais ici encore, je ne sais pas comment elles sont cultivées

Au delà de ça et pour ceux et celles que cela intéresse, je suis actuellement en train de travailler sur une nouvelle formation qui sera entièrement consacrée à la réalisation des semis d’intérieurs et d’extérieurs, le but de cette future formation vidéos est de mieux comprendre les conditions idéales à la germination, de maitriser les différentes étapes de la vie d’un semis (apport en eau, aération, repiquage …) mais aussi de prévenir l’apparition de maladies ou autres problèmes, de bien choisir votre matériel selon la plante à semer et bien sûr beaucoup d’autres sous sujets importants pour réussir vos semis de la graine à l’assiette.

Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce nouveau projet. En attendant, je vous invite à laisser un petit commentaire ci-dessous pour compléter la liste des semenciers - Au plaisir de vous lire, je vous souhaite un excellente journée.

Source : https://au-potager-bio.com/liste-de-semenciers-bio/

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17.
Le Réseau Semences Paysannes en France – Communiqué

Les semences paysannes c’est quoi ? *

Les semences (1) paysannes sont des semences issues d’une population ou d’un ensemble de populations dynamiques (2) reproductibles par le cultivateur, sélectionnées et multipliées avec des méthodes non transgressives de la cellule végétale et à la portée du cultivateur final, dans les champs, les jardins, les vergers conduits en agricultures paysanne, biologique ou biodynamique. Ces semences sont renouvelées par multiplications successives en pollinisation libre et/ou sélection massale, sans auto-fécondation forcée sur plusieurs générations. Elles sont librement échangeables dans le respect des droits d’usage définis par les collectifs qui les font vivre.

(1) semences = semences et plants.

(2) Les semences paysannes peuvent appartenir à des variétés population ainsi définies : les variétés populations sont composées d’individus exprimant des caractères phénotypiques proches mais présentant encore une grande variabilité leur permettant d’évoluer selon les conditions de cultures et les pressions environnementales. Elles sont définies par l’expression de caractères issus de combinaisons variables de plusieurs génotypes ou groupes de génotypes. Une variété population est définie comme une entité eu égard à son aptitude à être reproduite conforme avec des pratiques agronomiques et un environnement déterminé.

* Définition de 2013, élaborée collectivement lors d’une Assemblée Générale du RSP. A l’instar des semences paysannes, elle est un construit collectif et évolutif : elle pourra donc être retravaillée, précisée...

Soutenez le Réseau ! Le Réseau Semences Paysannes est reconnu d’intérêt général. Pour nous soutenir ou adhérer, cliquez ici
Biodiversité : appel a signature pour la biodiversite cultivee, reconnaitre les droits collectifs des agriculteurs [+ d’infos]
Publication : ‘Cultivons la biodiversité : les semences paysannes en réseau’ [+ d’infos] Source : http://archive.semencespaysannes.org/definition_des_semences_paysannes_532.php

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18.
Semences paysannes - Podcast 54 minutes - Par François-Régis Gaudry dimanche 24 septembre 2017 – Document ‘franceinter.fr’

Comment libérer, cultiver et cuisiner les semences paysannes ? On en parle avec le maraîcher bio Xavier Mathias, avec le chef cuisiner breton Xavier Hamon. Photo - Cultiver son jardin... © Getty

Xavier Mathias se consacre à la formation en maraîchage biologique et techniques potagères. Formateur pour Fermes d’Avenir, il enseigne aussi à l’école du Breuil et au Potager du roi, à Versailles. On le retrouve au côté de toute l’équipe de ‘Fermes d’Avenir ‘ dans le film documentaire d’Hélène Médigue : « On a 20 ans pour changer le monde » (sortie fin 2017).

Son dernier livre : * Au coeur de la permaculture : l’histoire d’un petit paysan qui avait la migraine à force de marcher sur la tête, la sienne et celle des autres. Préface de Jacques Plot - Postface de Maud Mathias - Paru le 23 août 2017- Editeur Larousse

Érosion des sols, pollution des eaux, destruction de la biodiversité, impact sur la santé, coût social catastrophique, etc. Il ne fait plus aucun doute que notre malheureuse agriculture, dont la première définition était pourtant « l’art de rendre fertile la terre », n’a pas résisté plus de quelques décennies au rouleau compresseur du « tout économique ».

Partout autour de nous néanmoins, des initiatives voient le jour. Même si ces expériences ne sont pas la solution, peut-être au moins en font elles partie. La permaculture est vraisemblablement de celles-là.

Xavier Mathias, ancien maraîcher bio et formateur en permaculture, décrypte avec talent et bonne humeur les incohérences de notre société « hors-sol » et montre combien la permaculture, proche du bon sens paysan, nous donne des clés pour redessiner le monde de demain : humilité face à la nature, plantations pérennes, transmission entre les générations, tolérance culturelle, sobriété énergétique, vivre ensemble...

Xavier Hamon  : coordinateur de L’alliance des cuisiniers ‘Slow Food’ en France, et Chef du restaurant le Comptoir du Théâtre, à Quimper ? Né dans les côtes d’Armor en 1968, rentre à l’école Hôtelière de Dinard en 1985. En 2004 - découverte du mouvement Slow Food. Nait donc le « Comptoir des Tapas » dans le cœur des Halles de Quimper en Finistère sud. Le principe est simple : le meilleur de la Bretagne et de l’Espagne sous forme de tapas et d’ardoise du jour. Devant la pauvreté de l’approvisionnement traditionnel en restauration, Il parcourt l’Espagne et le Finistère à travers champs pour comprendre ce qu’est une agriculture « Bonne, propre et juste ».

L’association Slow Food Quimper nait en 2011 et commence à répertorier la biodiversité de Cornouaille. Signe ensuite le livre « Pata Negra » édité en 2013. En juin 2015, ouverture du « Comptoir du Théâtre », ce restaurant devient un lieu d’expérimentation au quotidien pour prouver que l’on peut être cuisinier au contact direct des producteurs respectant une agriculture paysanne, une pêche durable et des vignerons engagés.

En septembre 2016, création de l’alliance Slow Food. En janvier 2017, première rencontre nationale à Paris avec Olivier Roellinger et Michel Bras, l’Alliance des « Chefs » deviens alors l’Alliance des « Cuisiniers ». En juin 2017, organisation des dîners du Nantes Food Forum par l’Alliance des Cuisiniers. Le 24 septembre, lancement de la campagne « Graines d’un Paris d’avenir » pour la promotion du métier d’artisan semencier. Une campagne de 3 mois démarre le 24 septembre lors de la fête de la gastronomie et des jardins, dans le parc de Bercy avec le soutien de la ville de Paris et qui a pour but de sensibiliser aux semences paysannes, aux variétés populations et au statut du paysan semencier, cette campagne est portée conjointement par les cuisiniers. Il est prévu un étal de légumes issus de semences paysannes avec une partie cuisine-dégustation sur des improvisations à partir de la richesse gustative de l’étal. Il s’agit de mettre l’accent sur l’aspect fondamental des semences paysannes et du lien entre paysan et cuisinier dans leur recherche gustative et gourmande.

« Levée de graines ! A la racine du goût » - Dimanche 24 Septembre de 11h à 20h30 au Chai du parc de Bercy – 41 rue Paul Belmondo Paris 75012

Le site - Son Restaurant : le Comptoir du théâtre - 4 Boulevard Dupleix, 29000 Quimper .Le site

Les adresses de Xavier Hamon :

Tome de bretonne pie noir, crème et beurre

Ronan Le Palud, Pennevet Laurens 29180 QUEMENNEVEN

Vente à la ferme le vendredi soir et sur les étals de Sten Marc fromager sur les marchés du nord Finistère

Coucou de Rennes - Vollaiiles - Patrick Quéré, Ty Coat 29150 Dineault - Vente à la ferme.

Légumes

Gael et Sophie Gourtay, Pennod, 29190 Pleyben

Marché de Pleyben le samedi matin, paniers de légumes

Loic Bernard Landanet 29370 Elliant

Marché de Elliant le dimanche matin

Magasin de producteurs La ferme de Locmaria à Quimper

Fromage de chèvres : Solène Larzul Ferme de Ty Ar Givry à Elliant

Fromage de brebis : Caroline Chatriot Ferme Bergerie Des ifs à Laz

Poisson Ikejimé : Manu Garrec à Loctudy

Crème végétale : Christophe Favret, Nomad Yo à La Feuillée

Herbes aromatiques : Stéphanie Saliot Le Saint - La programmation musicale : Marées hautes - VALPARAISO / DOMINIQUE A et Away away - IBEYI

L’adresse de françois-régis gaudry- Escale à Turin- Par François-Régis Gaudry : CulturegastronomieItalieLa chronique cuisineManger mieux pour vivre mieuxPar Estérelle Payany, Elvira Masson

Culture- Le coup de lame d’arnaud daguin- L’immaculée mayonnaise à la graine de linPar Arnaud Daguin

L’équipe : François-Régis Gaudry Producteur - Lauranne Thomas - Nadia Chougui Attachée de Production - Mots-clés : Vie quotidienneCulture- Nous contacter : Contact

Ca va sentir le pâté en croûte sur le plateau d’On Va Déguster !

Les sauces ... A toutes les sauces !

On Va Déguster fête Le livre à Radio France 2018

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/on-va-deguster/on-va-deguster-24-septembre-2017

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19.
Études et données statistiques / Semences en France par le GNIS Publié en janvier 2018 (en principe données de la campagne 2016-2017)

Retrouvez toutes les données économiques de la filière semences en France

Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants

Source : https://www.gnis.fr/etudes-donnees-statistiques-semences/

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20.
Accélérer le développement de l’agriculture durable - Document GNIS


L’agriculture est aujourd’hui confrontée à un défi humain, sociétal et environnemental majeur : augmenter sa production pour nourrir une population mondiale qui se chiffrera à 10 milliards en 2050, tout en préservant l’environnement. Autrement dit : satisfaire les besoins alimentaires des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Dans cette mutation profonde de la production agricole, la filière semences a un rôle essentiel à jouer. En effet, la semence est à l’origine de toute culture. Elle est donc le premier maillon de l’agriculture durable.


Réduire l’impact environnemental des cultures par l’amélioration des variétés

Les intrants constituent l’ensemble des produits qui ne sont pas naturellement présents dans une culture et qui y sont ajoutés afin d’améliorer son rendement, c’est-à-dire les engrais, les produits phytosanitaires, l’eau etc. Afin de diminuer l’utilisation de ces intrants et donc de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, les sélectionneurs concentrent leurs efforts autour de nombreux programmes de recherche :

  • Résistance aux maladies ou aux insectes afin d’utiliser le moins de traitements possible ;
  • Efficacité de l’absorption d’azote par les plantes pour diminuer la fertilisation (et donc les nitrates dans le sol) ;
  • Enherbement du sol pour diminuer la présence de mauvaises herbes et donc l’usage d’herbicides ;
  • Tolérance au stress hydrique pour que la plante puisse se développer malgré les périodes de sécheresse…
    Nouvelles variétés de blé et culture extensive

Une étude INRA de 2003* a comparé les rendements des 14 principales variétés de blé tendre inscrites entre 1946 et 1992. Les essais ont été réalisés avec ou sans apport azoté (engrais) et avec ou sans fongicide (traitement contre les champignons), dans cinq régions différentes.

Les résultats de cette étude montrent que les variétés les plus récentes ont un meilleur rendement que les variétés anciennes en conditions extensives (sans apport azoté ni traitement fongicide), et un rendement plus stable en conditions défavorables (stress climatique ou maladie).

Ainsi, les nouvelles variétés sont beaucoup moins dépendantes des apports extérieurs et leur rendement en culture extensive dépasse largement le rendement des variétés anciennes, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

* Genetic improvement of agronomic traits of winter wheat cultivars released in France from 1946 to 1992. Crop Science, 43, 37-45.


Utiliser le rôle écologique majeur des plantes couvre-sol

Les plantes couvre-sol, ou couverts végétaux, ont de multiples avantages environnementaux. Ils servent d’engrais verts, car ils augmentent la teneur en matière organique des sols. Ils servent aussi de pièges à nitrates ; en effet, ils empêchent leur lessivage vers les nappes phréatiques et les cours d’eau.

Les couverts sont souvent implantés entre deux cultures pour éviter l’érosion du sol nu l’hiver et l’envahissement par les mauvaises herbes, tout en restructurant le sol et en servant d’abri à la petite faune sauvage et aux insectes. Ils sont obligatoires le long des cours d’eau, en bandes enherbées, afin d’empêcher le ruissellement de produits ou de fertilisants.

Les semenciers mettent à disposition des agriculteurs des mélanges d’espèces choisies en fonction de leurs aptitudes. Parmi ces espèces, la moutarde blanche, la phacélie, les trèfles, la luzerne, la vesce commune ou le ray-grass ont chacune des atouts particuliers.


Élargir les atouts écologiques des plantes cultivées

Les plantes cultivées ont des vertus sur la qualité de l’air que nous respirons. Les plantes absorbent le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère et dégagent de l’oxygène. Par exemple, un hectare de maïs absorbe autant de CO2 que quatre hectares de forêt.

Mais les plantes cultivées comptent de nombreux autres atouts écologiques… Matière première naturelle et renouvelable, elles peuvent avoir des utilisations multiples hors domaine alimentaire : les biocarburants, les bioplastiques, les solvants, les tensio-actifs et les lubrifiants, ou encore les biomatériaux. Les sélectionneurs travaillent à la création de variétés mieux adaptées à ces usages. A terme, on peut donc envisager que les produits de la chimie verte remplaceront de façon significative ceux issus des matières fossiles, dans les domaines aussi variés que l’énergie, les matériaux et la chimie fine.


La filière semences au coeur de la biodiversité

La notion de « biodiversité » recouvre la variabilité, sous toutes ses formes, des organismes vivants : animaux et végétaux, micro-organismes, etc. En agriculture, la biodiversité a été enrichie par l’homme à partir d’espèces sauvages qu’il a domestiquées puis diversifiées depuis la préhistoire. L’homme a ainsi sans cesse cherché à améliorer l’expression du patrimoine génétique des plantes cultivées.

Contrairement aux idées reçues, la recherche privée en création variétale ne réduit pas la biodiversité. Le travail du sélectionneur consiste précisément à composer avec la biodiversité existante pour créer de nouvelles variétés ; en effet, les nouvelles variétés végétales sont créées à partir des ressources génétiques. Pour la recherche en amélioration variétale, qui assure l’avenir de notre agriculture, il est donc nécessaire que toutes les sources potentielles de biodiversité soient conservées : des ancêtres sauvages aux variétés contemporaines, en passant par les populations anciennes.

C’est pourquoi, les sélectionneurs ont été les premiers en France à collectionner des variétés. Depuis les années 1990, rien que sur le territoire français, une trentaine de réseaux conjoints de conservation pour les différentes espèces a été créée par les entreprises de sélection privées et les instituts de recherche publique. Certaines des ressources génétiques qui constituent la biodiversité des plantes cultivées sont utilisées aujourd’hui ; d’autres constituent les « réservoirs » de demain pour des besoins encore inconnus. Les nouvelles variétés créées par les entreprises semencières viennent enrichir la biodiversité existante et pourront être intégrées à ces collections de ressources génétiques.


Conserver les ressources génétiques : un métier d’expert

La conservation des ressources génétiques nécessite une gestion stricte, afin de préserver les qualités d’origine des différentes variétés. Il est indispensable tout d’abord de décrire ses caractéristiques de façon précise, puis d’éviter la dérive génétique.

La gestion des ressources génétiques exige ainsi des compétences pluridisciplinaires, des lieux et des modes de conservation variés et un suivi rigoureux. C’est pourquoi ce sont notamment les chercheurs en recherche variétale d’instituts publics ou d’entreprises privées, les conservatoires botaniques etdes associations qui animent les réseaux de conservation et s’engagent dans la conservation de ce patrimoine vivant.


Filière semences  : créer, mais aussi préserver et échanger

La création variétale est un subtil travail de croisements entre variétés déjà existantes. D’où l’intérêt d’utiliser les ressources génétiques conservées pas seulement à l’échelle d’un seul pays. Dans le domaine agricole, les pays sont tous interdépendants en la matière. C’est en ce sens que le traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation a été adopté en 2001, sous l’égide de la FAO. Il garantit un accès ouvert aux ressources génétiques publiques des pays signataires, pour 35 plantes cultivées et 29 cultures fourragères.

Cet accord complète la convention sur la diversité biologique qui, adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre, introduisait déjà deux grands principes  : la souveraineté des États sur leurs ressources d’une part, et le partage juste et équitable du fruit de leur valorisation d’autre part. Dans les deux cas, les pays signataires s’engagent à légiférer dans leurs frontières pour les mettre en application. En France, les sélectionneurs privés et publics ont déjà mis à disposition de la communauté internationale deux collections  : l’une de 1 800 variétés de blé tendre et l’autre de 500 variétés de maïs. La France a également mis à disposition de la communauté internationale, en lien avec les sélectionneurs privés et publics, 531 variétés de plantes fourragères et 91 variétés de pomme de terre.

Plus récemment la Loi biodiversité adoptée en juillet 2016 revient sur l’importance des ressources génétiques et reconnait la place particulière des ressources génétiques végétales (et animale) pour l’agriculture et l’alimentation, pour lesquelles des règles particulières sont encore à adopter.

Consulter la brochure : Le végétal et vous : Semences et agriculture durable

Consulter la brochure : Le végétal et vous : Semences et biodiversité

Le GNIS La filière Les enjeux Les semences

Agriculteur-multiplicateur Etablissement producteur Producteur de plants de légumes Importateur / Exportateur Distributeur agricole Distributeur jardin Journaliste Élu / Collectivité Membre d’une Section du GNIS Membre du Conseil d’administration Membre du Comité de contrôle Personnel du SOC

Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants

Contact Mentions légales Cookies - Source : https://www.gnis.fr/accelerer-le-developpement-de-l-agriculture-durable/

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21.
Semences pour les jardiniers : après la censure du Conseil Constitutionnel, le GNIS continue plus que jamais ses actions en faveur de la biodiversité 30 octobre 2018

Le 25 Octobre, le Conseil Constitutionnel a censuré l’article 78 de la loi issue des Etats Généraux de l’Alimentation qui permettait de vendre aux amateurs des semences sans aucune information garantie et aucun contrôle notamment sanitaire.

Le GNIS en prend acte comme il avait pris acte du vote de ce texte par la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale.

L’interprofession des semences, le 17 septembre, avant le vote final de la loi, n’avait pas caché son inquiétude quant aux conséquences de cet article ; par ailleurs des associations de jardiniers comme Jardinot ou la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs ainsi que la Société Nationale d’Horticulture de France s’en étaient également émus.

Cependant le GNIS et l’ensemble des parties prenantes qui composent l’interprofession rappelaient aussi le 17 septembre leur volonté de faire des propositions aux pouvoirs publics pour assouplir encore la réglementation.

Plus que jamais, les objectifs du plan de filière Semences et Plants, en particulier les objectifs 3.2 et 3.3, « Élargir l’offre variétale » et « Diffuser la biodiversité » sont à l’ordre du jour.

Il s’agit notamment de faciliter les conditions d’inscription des variétés anciennes, d’assurer le maintien des variétés du domaine public, de pouvoir mettre en marché du matériel hétérogène ou de faciliter l’homologation de petits opérateurs.

Ces objectifs ont été, si besoin était, légitimés par le Plan Biodiversité adopté en Juillet dont, par exemple, l’axe 52 prévoit de faciliter la commercialisation des variétés anciennes.

Sur tous ces sujets le GNIS, dans les semaines et mois à venir, accélérera ses travaux débutés en juin, non seulement avec l’ensemble de ses quarante fédérations mais aussi avec tous les acteurs concernés par ces sujets, en particulier les associations de jardiniers, et bien sûr avec les pouvoirs publics. Nous pourrons ainsi faire rapidement des propositions concrètes au gouvernement.

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Contacts : François Burgaud Directeur des relations extérieures 01 42 33 76 94 – 06 87 77 50 10 francois.burgaud@gnis.fr et Rosine Depoix Chargée de mission médias
01 42 33 88 29 – 06 66 46 74 70 rosine.depoix@gnis.fr - Source : https://www.gnis.fr/communique/semences-pour-les-jardiniers-apres-la-censure-du-conseil-constitutionnel-le-gnis-continue-plus-que-jamais-ses-actions-en-faveur-de-la-biodiversite/

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22.
Représentativité et transparence caractérisent l’interprofession des semences et plants ; indépendance et impartialité sont la marque du Service Officiel de Contrôle et de certification - 20 juin 2018 – Document GNIS

A l’occasion d’une conférence de presse la Confédération Paysanne a remis en cause d’une manière erronée la représentativité du Gnis ainsi que l’indépendance et l’impartialité du Service Officiel de Contrôle et de certification qui assure en son sein l’exécution des missions de service public qui lui ont été confiées.

Sur la représentativité

Le Gnis organisé en 5 collèges représentant les sélectionneurs, les agriculteurs-multiplicateurs, les entreprises de production, les distributeurs et les utilisateurs regroupe 41 organisations ou fédérations professionnelles. Comme toute interprofession, il doit à chaque extension d’accord interprofessionnel par l’Etat, faire la preuve de sa représentativité. La Confédération Paysanne a d’ailleurs plusieurs fois saisi le conseil d’Etat pour contester cette représentativité et a toujours été déboutée.

Quand il s’est vu confié par le ministère de l’Agriculture la préparation du plan de filière, dans les délais contraints fixés par le gouvernement, le Gnis a tout fait pour associer des acteurs de la filière semences qui ne sont pas membres de l’interprofession. Il a ainsi invité notamment la Confédération Paysanne, la Coordination Rurale, la FNAB, l’ITAB, le syndicat des trieurs à façon (STAFF), la grande distribution ou les organisations de consommateurs. Tous ces acteurs ont pu s’exprimer par écrit ou par oral à chaque étape de ce plan de filière. Ajoutons que le Gnis a mis en ligne en janvier le plan pendant 3 semaines pour recueillir toutes les observations et critiques.

Ce plan, qui fait d’ailleurs des propositions concrètes en matière de gouvernance, a commencé d’être mis en œuvre.

Sur l’indépendance et l’impartialité du SOC

La mission du CGAAER nous a été présentée dès l’origine comme une mission de conseil et non d’audit. Le rapport de conseil s’inscrivait d’ailleurs dans un processus plus large concernant toutes les organisations ayant une délégation de service public. Ce rapport est tellement « de conseil », comme le rappelle la Confédération Paysanne, que de nombreuses affirmations erronées n’ont pu être corrigées par une procédure contradictoire. Il en est ainsi, par exemple de la nature du Gnis, présenté comme un syndicat d’entreprises et non comme une interprofession, ou encore de l’inexistence d’une comptabilité analytique. C’est également le cas des garanties déjà existantes en matière d’indépendance et d’impartialité dans ses missions de service public.

Le SOC a toujours été un service technique du Gnis, identifié en tant que tel par le décret dès la création du Gnis en tant qu’interprofession. Ajoutons que, dès la décision de l’Etat de rendre la certification des semences obligatoire en 1962, cette mission a été confiée au SOC.

Si le ministère de l’Agriculture s’est toujours donné les moyens de vérifier que l’exécution de cette mission de service public était faite d’une manière impartiale et indépendante, l’accréditation Cofrac du SOC* selon la norme 17065 depuis 2008 a renforcé les garanties de cette indépendance et de cette impartialité. Elle a notamment conduit à séparer totalement les activités de contrôle et de conseil qui pouvaient être exercées par les agents chargés de ces activités. Le rapport du CGAAER ayant cependant mal interprété la chaine de décision, le ministère a demandé au Gnis de rendre cette dernière plus transparente, ce qui a été fait et celle-ci est aujourd’hui publique. Par ailleurs, le SOC faisant appel aux services « support » du Gnis, le ministère a également souhaité qu’une programmation budgétaire sur la base de la comptabilité analytique du Gnis permette de s’assurer annuellement que le SOC dispose des moyens humains et financiers d’exercer sa mission. Pour conclure, aucun élément adressé par le ministère de l’Agriculture ne va dans le sens d’une séparation du Gnis des missions exercées par le SOC. Toutes les procédures mises en place permettent de prévenir tout conflit d’intérêts.

*Accréditation n°5.0506 ; portée disponible sur www.cofrac.fr

Contacts : Catherine DAGORN Directrice générale catherine.dagorn@gnis.fr ; Anne-Laure FONDEUR Chef du Service Officiel de Contrôle et de certification ; anne-laure.fondeur@gnis.fr Rosine Depoix Chargée de mission médias 01 42 33 88 29 – 06 66 46 74 70 rosine.depoix@gnis.fr

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Le GNIS La filière Les enjeux Les semences

Agriculteur-multiplicateur Etablissement producteur Producteur de plants de légumes Importateur / Exportateur Distributeur agricole Distributeur jardin

Journaliste Élu / Collectivité

Membre d’une Section du GNIS Membre du Conseil d’administration Membre du Comité de contrôle Personnel du SOC

Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants

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Source : https://www.gnis.fr/communique/representativite-et-transparence-caracterisent-linterprofession-des-semences-et-plants-independance-et-impartialite-sont-la-marque-du-service-officiel-de-controle-et-de-certification/

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23.
Cultivons ensemble les semences de demain ! #libérezlessemences 29 novembre 2018 – Document GNIS

Quelques associations qui contestent la décision du Conseil Constitutionnel censurant un certain nombre d’articles de la loi issue des Etats Généraux de l’Alimentation ont cru bon d’en profiter, une nouvelle fois, pour critiquer le GNIS.

Autant, nous ne sommes pas légitimes pour savoir si c’est le Conseil Constitutionnel qui menace la démocratie française ou ceux qui l’attaquent, autant nous sommes parfaitement légitimes à rétablir les faits sur le fond :

  • En premier lieu, le GNIS tient à affirmer solennellement qu’il n’a jamais transmis de mémoire au Conseil Constitutionnel sur ce sujet ou sur tout autre sujet qui le concerne d’ailleurs, et ce depuis toujours.
  • En second lieu, comme le savent d’ailleurs très bien certains signataires, le GNIS n’est en rien le représentant de l’industrie semencière. Celle-ci n’est qu’une des 41 organisations qui composent l’interprofession. En tant qu’interprofession nous rassemblons des représentants de toutes les parties prenantes depuis les sélectionneurs jusqu’aux agriculteurs et jardiniers en passant par les producteurs, les multiplicateurs de semences et les distributeurs.
    Concernant l’article 78, le GNIS n’a jamais caché ses inquiétudes. Elles portaient sur deux points principaux :
  • Nous pensons que l’Etat doit toujours connaître quelles plantes circulent sur son territoire, afin d’éviter la recrudescence des espèces invasives et de maîtriser les risques de maladie. C’est d’autant plus indispensable que le e-commerce se développe et que, dès le 1er janvier 2019, les jardins publics et les jardiniers ne pourront plus utiliser aucun produit phytosanitaire.
  • Les associations de jardiniers notamment la Fédération Nationale des Jardins Collectifs et Familiaux et l’association Jardinot ainsi que la Société Nationale d’Horticulture de France avaient eux-mêmes exprimé leur désaccord avec l’article 78, en dénonçant, en plus, pour leur part, la disparition possible d’une garantie de germination à laquelle ils sont attachés.
    Pour conclure, si le GNIS a pris acte de la censure de l’article 78 par le Conseil Constitutionnel, nous avons déjà rappelé, et le rappelons à nouveau, que si cet article était une mauvaise réponse, le GNIS reste favorable à l’assouplissement des règles de mise en marché des variétés anciennes ou rentrant difficilement dans les critères actuels de la réglementation.

C’est pour cela que, conformément au Plan de filière Semences et Plants adopté fin 2017, le GNIS fera des propositions d’évolution réglementaire au gouvernement dès les premiers mois de l’année 2019. Elles porteront entre autre sur : le maintien des variétés du domaine public, le matériel hétérogène ou encore la gratuité de l’enregistrement des variétés anciennes. Nous accueillons bien volontiers, dans cette perspective, les contributions de toutes les organisations et associations qui souhaitent sincèrement élargir la biodiversité disponible sur le marché pour les jardiniers d’une manière loyale et dans des conditions sanitaires sécurisées.

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Contacts : François Burgaud Directeur des relations extérieures 01 42 33 76 94 – 06 87 77 50 10 francois.burgaud@gnis.fr ; Rosine Depoix Chargée de mission médias 01 42 33 88 29 – 06 66 46 74 70 rosine.depoix@gnis.fr

Source : https://www.gnis.fr/communique/cultivons-ensemble-les-semences-de-demain-liberezlessemences/

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24.
Loi biodiversité : échanges et ventes de semences plus faciles Par Frédéric PRAT - Date de publication : 22 mars 2016 – Document ‘Inf’OGM’. version PDF

A la surprise générale, le Sénat, lors de sa première lecture de la loi biodiversité, avait voté pour un élargissement du droit des agriculteurs à s’échanger des semences entre eux, hors groupement d’intérêt économique et environnemental. Annulé par la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale, cet amendement a finalement été adopté par l’Assemblée nationale en plénière. Les députés ont aussi décidé de faciliter la vente de semences à des « utilisateurs non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale (...) [sans une] autorisation préalable ».



Photo - Luc Legay - Visite de la plate-forme de blés anciens à Fromenteau (Côte d’Or)

Depuis la loi d’avenir agricole d’octobre 2014, les agriculteurs peuvent échanger des semences non protégées par un COV dans le cadre d’un groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) [1]. Mais une organisation de la société civile, Communidée (voir leur pétition), avait obtenu du Sénat que la loi soit modifiée pour élargir ce droit [2]. Les sénateurs avaient en effet voté un article 4 quinquies qui modifiait le code rural (article L.315.5) en barrant les mots : « membres d’un groupement d’intérêt économique et environnemental » [3]. En pratique, cela permettait les échanges, entre agriculteurs dans le cadre général de l’entraide agricole, sans que ces derniers ne soient forcément membres d’un GIEE.

Le lobby des semenciers a vivement réagi pour re-cantonner ces échanges uniquement dans le cadre des GIEE. Et, dans un premier temps, ces pressions ont fonctionné : la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale a tout simplement supprimé l’amendement du Sénat. La députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain a justifié cette coupe franche en stipulant que l’élargissement des échanges mettait « en péril le certificat d’obtention végétale (COV) qui représente un acquis immense et ancien pour notre pays. Le COV est un outil formidable pour lutter contre la brevetabilité du vivant, puisqu’il qualifie une réalité concrète et non un potentiel » [4]. Hors-sujet, pour la rapporteure de la loi, Geneviève Gaillard, qui lui a vertement précisé que cet article s’appliquait aux « semences ou (...) plants n’appartenant pas à une variété protégée par un certificat d’obtention végétale et produits sur une exploitation hors de tout contrat de multiplication de semences ou de plants destinés à être commercialisés ».

D’autres députés comme Jean-Marie Sermier (Les Républicains) ou le socialiste Jean-Yves Caullet, ont aussi cherché à défendre une version restrictive de l’échange de semences entre paysans pour, selon eux, éviter les OGM et protéger la qualité des semences. Jean-Marie Sermier soulignait par exemple en Commission que « les semences échangées entre voisins ne font l’objet d’aucun contrôle sanitaire ou génétique ; ainsi, il est parfaitement possible d’échanger des semences contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ». Réponse de la rapporteuse : « cet article ne présente aucun danger (...). Les dérives que vous dénoncez peuvent tout aussi bien se produire dans le cadre d’un GIEE ».

Échanges entre agriculteurs hors GIEE : rejeté en Commission, mais adopté en plénière

Et ni la rapporteure, Geneviève Gaillard, ni la représentante de la ministre de l’Environnement, Barbara Pompili, nommée depuis peu secrétaire d’État à la biodiversité, pour qui « cette disposition [d’échanges hors GIEE] constitue une avancée, notamment pour des variétés anciennes, typiques ou locales », n’ont pu faire pencher la balance en Commission.

Mais cette suppression n’aura duré que quelques jours. En plénière, forts d’une nouvelle majorité (différente de celle de la Commission), rapporteure et gouvernement ont finalement obtenu gain de cause. Concrètement, cela veut dire que s’il s’agit d’entraide, les règles qui s’appliquent à ces échanges, hors GIEE, sont les mêmes que celles qui concernent la production et l’utilisation des semences dans une même exploitation : cela concerne les règles sanitaires, de biosécurité (OGM) ou de propriété intellectuelle, mais pas l’obligation d’enregistrement de la variété au catalogue.

Pour mémoire, cet article avait été défendu par le Collectif Semons la Biodiversité lors de la discussion sur la loi d’avenir agricole, mais à l’époque, le droit d’échange avait été restreint par le Sénat aux seuls membres d’un GIEE. L’article L. 315-5 du code rural et de la pêche maritime est donc rétabli en ces termes.

« Les actions menées dans le cadre de leur projet pluriannuel par les agriculteurs membres d’un groupement d’intérêt économique et environnemental au bénéfice d’autres agriculteurs membres sont présumées relever de l’entraide au sens de l’article L. 325-1. Il en est de même, sans préjudice de la réglementation qui leur est applicable, des échanges, entre agriculteurs (supprimé : membres d’un groupement d’intérêt économique et environnemental), de semences ou de plants n’appartenant pas à une variété protégée par un certificat d’obtention végétale et produits sur une exploitation hors de tout contrat de multiplication de semences ou de plants destinés à être commercialisés ».

Ventes de semences à des utilisateurs non professionnels sans autorisation préalable

Au préalable, un article 4 quater, introduit par le Sénat, qui portait sur l’obligation pour une variété végétale protégée par un COV [5] d’être issue d’une semence « reproductible en milieu naturel » [6] a été annulé en Commission. Curieusement, il a été remplacé en plénière par un autre article 4 quater, portant sur la vente de semences à des « utilisateurs non professionnels » (jardiniers amateurs, gestionnaires de parcs et jardins publics...). Cet article a été défendu, entre autre, par la députée socialiste et ex-ministre de l’Environnement, Delphine Batho et également soutenu par la rapporteure. Adopté, il complète l’article L412-1 du Code de l’Environnement (voir encadré ci-dessous), par l’ajout de l’article 412-1-1, et précise que « la vente, la détention en vue de la vente, l’offre de vente et toute cession, toute fourniture ou tout transfert, à titre gratuit ou onéreux, de semences ou de matériels de reproduction des végétaux d’espèces cultivées destinés à des utilisateurs non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété ne sont pas soumis à autorisation préalable ».


Malgré une rédaction ambigüe, cet article porte sur des espèces cultivées (ainsi que des plants), mais apparemment pas sur des variétés enregistrées, puisque la vente ne doit pas viser « une exploitation commerciale de la variété ». Le Sénat précisera sans doute cette rédaction en seconde lecture. L’insertion de cet article dans un chapitre du Code de l’Environnement concernant le patrimoine naturel indique que les semences destinées aux non professionnels, et les plantes qui en sont issues, ne sont pas réduites au statut de produit agricole réglementé par le ministère de l’Agriculture et deviennent un élément du patrimoine naturel relevant de l’autorité du ministère de l’Environnement.

Plus que deux étapes (Sénat, à partir du 10 mai, et Commission mixte paritaire) dans ce parcours législatif de la loi biodiversité avant de savoir si ces articles tiendront jusqu’au bout.

Article L412-1 du code de l’environnement (avant ajout du nouvel article L 412-1-1 par l’Assemblée nationale) : « La production, la détention, la cession à titre gratuit ou onéreux, l’utilisation, le transport, l’introduction quelle qu’en soit l’origine, l’importation sous tous régimes douaniers, l’exportation, la réexportation de tout ou partie d’animaux d’espèces non domestiques et de leurs produits ainsi que des végétaux d’espèces non cultivées et de leurs semences ou parties de plantes, dont la liste est fixée par arrêtés conjoints du ministre chargé de l’environnement et, en tant que de besoin, du ou des ministres compétents, s’ils en font la demande, doivent faire l’objet d’une autorisation délivrée dans les conditions et selon les modalités fixées par un décret en Conseil d’État ».

Semence France - SOMMAIRE : Actualités
Cantines vraiment sans OGM : la Bretagne sy met progressivement UE - Nouvelle comitologie : le changement dans la continuité

[1] article L. 315-5 du code rural et de la pêche maritime

[2] Le Collectif Semons la biodiversité (Collectif intégré par une trentaine d’organisations de la société civile, dont le Réseau semences paysannes, voir http://www.semonslabiodiversite.com/les-membres-du-collectif/) l’avait proposé pour la Loi d’avenir agricole mais à l’époque le Sénat l’avait réduit aux GIEE

[3http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r3564-t2.asp

[4http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/15-16/c1516040.asp

[5] article L. 623-2 du code de la propriété intellectuelle

[6] Cet article semblait avoir été pensé pour limiter les semences Hybrides F1 mais ne pouvait toucher en pratique que les semences dites « Terminator »

Inf’OGM - Veille citoyenne sur les OGM et les semences -Qui sommes-nous ? Actions Mission et valeurs Qui nous finance ?Equipe et Conseil d’Administration Rapports d’activités et financiers Contact

Image associée

Source : https://www.infogm.org/5924-assemblee-nationale-facilite-echange-vente-semences

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25.
L’Union Européenne autorise la vente des semences paysannes (Mise à Jour) Par Axel Leclercq - Publié le 30 avril 2018 à 12:06 - Mis à jour le 28 décembre 2018 à 18:30

Après des années de combat, les partisans du bio obtiennent enfin satisfaction. ésormais, les agriculteurs pourront céder leurs graines sans être des hors-la-loi.

Mise à jour : Le Conseil Constitutionnel a censuré 23 des 98 articles de la loi Egalim le 25 octobre 2018, dont l’article 78 et l’autorisation des semences paysannes. Plus d’infos ici.

Victoire ! Désormais, les agriculteurs bio pourront vendre les semences issues de leurs propres productions ! Ainsi en ont décidé les députés européens, au grand dam de Monsanto et compagnie. Explications.

Photo - Jusqu’alors, seules les semences répertoriées par un catalogue officiel pouvaient être légalement commercialisées. Or, comme le souligne Le Figaro, « la majorité de ces semences appartenait à des multinationales comme Monsanto. » Résultat : une uniformisation des fruits et légumes, une standardisation de notre alimentation et un appauvrissement de la biodiversité.

Mais jeudi dernier, donc, les eurodéputés ont mis un terme à la « criminalisation » de ce qu’on appelle les semences paysannes. À l’occasion d’une nouvelle législation dont le but est de soutenir le bio, ils ont adopté une mesure autorisant les agriculteurs bio à vendre les graines issues de leurs récoltes « maison ».

Cette décision, qui n’entrera en vigueur que dans deux ans et demi, en 2021, met un terme à 37 ans de contraintes (la commercialisation de semences hors catalogue officiel ayant été interdite par décret en 1981).

Photo - Chaque paysan bio redeviendra libre de développer ses propres variétés et de les mettre sur le marché, comme ça s’est toujours pratiqué par le passé. Objectif : favoriser la vitalité de notre biodiversité, redonner vie aux milliers de variétés de fruits et de légumes qui existent et faire vaciller cette inquiétante statistique donnée par la FAO (L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et relayée par Le Figaro : les trois quarts de notre alimentation seraient aujourd’hui issus de seulement 12 espèces végétales et 5 espèces animales.

Cette mesure était réclamée depuis des années. Une excellente nouvelle qu’on vous dit !

Lire aussi : Dealers de graines : ces hors-la-loi qui oeuvrent pour la survie de notre biodiversité. (VIDÉO)

Photo – Référence : Le Figaro – Tags : Agriculture Biodiversité France Loi Semences - Une faute d’orthographe ? Une erreur dans l’article ? Un problème ? Dites-nous tout !

Axel Leclercq - Responsable de Rédaction Associé, POSITIVR - Journaliste issu de la presse écrite, j’ai été formé par ESJ Médias. J’ai rejoint POSITIVR en avril 2015 pour donner la parole à ceux qui croient en l’avenir, à ceux qui résistent au fatalisme, à ceux qui nous inspirent, à ceux qui nous amusent et à ceux qui nous montrent le chemin de la transition à venir.

Source : https://positivr.fr/semences-paysannes-vente-autorise-union-europeenne/

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26.
France - Appel à projets CASDAR Semences et sélection végétale 2017 – Document INRA ‘Science & Impact’ - Publié le 19/12/2016 – Photo - Mots-clés : SELECTION VARIETALE- SEMENCE- Appel à projets- CASDAR- 2017

Le Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes cultivées (CTPS) et le Ministère chargé de l’Agriculture lancent un appel à propositions de recherche pour des variétés pour des systèmes agri-alimentaires de demain. Date butoir : 8 mars 2017.

L’agriculture évolue vers la diversification des systèmes, dans un contexte de développement de l’agroécologie et de la bioéconomie. Dans ce contexte, l’appel à projets « Semences et sélection végétale » a pour objectif de promouvoir une recherche appliquée de qualité, conduite en partenariat entre la recherche publique et les opérateurs privés (instituts techniques, entreprises, organisations de producteurs..), permettant notamment de valoriser les acquis de la recherche fondamentale, afin de proposer des variétés ou des espèces végétales pour les systèmes agri-alimentaires de demain. Il invite cette année à caractériser les ressources phytogénétiques (RPG) sur un panel élargi de services que ces ressources pourraient soutenir, et à définir de nouvelles démarches et dispositifs d’évaluation de leur usage dans les systèmes agri-alimentaires de demain.

Les dossiers sont à retourner avant le 8 mars 2017 par mail à :

Fabienne Blondel, Secrétariat CS – CTPS, fabienne.blondel@geves.fr »

Trois categories de projets :

A – Projets de recherche appliquée

  • Caractériser les ressources génétiques en vue de leur exploitation pour de nouveaux usages
  • Caractériser les services apportés par les variétés dans les systèmes de culture grâce à des observatoires et des réseaux adaptés
    B - Réflexion prospective
    Réflexion prospective sur l’évolution des variétés et de leur usage, des modèleséconomiques de création variétale et des modèles de production dans ces nouvelles agricultures.

C - Appui méthodologique aux sections
Comme les années précédentes, il est possible de déposer des demandes d’appui méthodologique aux sections, pour lever des verrous ponctuels de connaissance ou des verrous techniques, afin de permettre aux sections de remplir pleinement leurs activités au service du CTPS.

Consulter les documents de l’appel à projets :

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27.
Production des Semences en France – Protection des plantes avec la FNAMS

La FNAMS s’engage avec 39 autres partenaires du secteur agricole dans une trajectoire de progrès pour la protection des plantes au travers d’un Contrat de Solutions.

Le Contrat de Solutions - Document FNAMS ave animation explicative

https://www.fnams.fr/wp-content/upl...

La FNAMS s’engage avec 39 autres partenaires du secteur agricole dans une trajectoire de progrès pour la protection des plantes au travers d’un Contrat de Solutions.

  • Pourquoi un Contrat de Solutions ?
    Apporter des réponses aux attentes des citoyens en matière d’alimentation saine, sure et durable.
  • Quelles sont les ambitions du Contrat de Solutions ?
    Diffuser massivement des solutions fiables et combinatoires de réduction d’utilisation de produits phytosanitaires tout en garantissant la productivité des exploitations agricoles .
  • Les moyens mis en place
    Création et déploiement de fiches de solutions
    par thèmes (adventices, ravageurs ou maladies) qui peuvent être immédiatement applicables par les agriculteurs.
  • Concrètement que se passe-t-il ?
    Chaque organisme signataire du Contrat de Solutions s’engage à promouvoir des fiches au sein de son réseau.
    La FNAMS invite les agriculteurs à prendre connaissance de 4 fiches solutions

Pour en savoir plus sur cette organisation FNAMS en France : voir la Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences ...« La Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences, ou FNAMS, est une organisation professionnelle agricole spécialisée dans la multiplication des semences créée en 1956.Elle est l’une des associations spécialisées de la FNSEA. Elle a pour rôle d’élaborer des références agronomiques et économiques en cultures porte-graine, de promouvoir la production de semences française et de défendre les intérêts des agriculteurs multiplicateurs de semences… »

FNAMS - Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences, Graines et Plants - FNAMS - Association professionnelle Impasse du verger - Brain sur l’Authion 49800 LOIRE-AUTHION

La FNAMS (Fédération nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences) est une organisation professionnelle agricole spécialisée dans la multiplication des semences créée en 1956. Elle est au service des 19 000 agriculteurs multiplicateurs de semences français. Équipée de 7 stations expérimentales réparties sur le territoire français, elle est agréée BPE, et consacre une grande part de son activité technique à la protection des cultures. Son objectif est d’élaborer des références agronomiques et économiques en cultures porte-graine de betteraves industrielles, céréales et protéagineux, fourragères et potagères, de promouvoir la production de semences française et de défendre les intérêts des agriculteurs multiplicateurs de semences.

Les missions principales de la FNAMS : 

  • Élaborer des itinéraires agronomiques et des références économiques en cultures porte-graine
  • Défendre les intérêts des multiplicateurs de semences
  • Animer le réseau des agriculteurs multiplicateurs
    Url : http://www.fnams.fr Email : fnams.paris@fnams.fr - Date de création : 09 Novembre 2017 - Mise à jour : 01 Decembre 2017

Source : https://www6.inra.fr/consortium-biocontrole/Les-membres/Publics/Associations/FNAMS

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Réalisations sur les semences en zones tropicales

28.
Faire connaissance avec BEDE : Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences English Français Adhérer/Nous soutenir Restez informé-e-s

Aller au contenu principal Accueil / Actualités BEDE

Source : https://www.bede-asso.org/

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29.
Petite histoire de BEDE (Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences) de ses débuts à aujourd’hui

Si BEDE a toujours conservé sa nature d’association de solidarité internationale, plusieurs mues l’ont modifiée significativement entre 1994 et aujourd’hui. En 20 ans et plus, la petite association étudiante de bénévoles liée à l’Algérie (à l’époque Bibliothèque d’Échange de Documentation Étudiante) est devenue une organisation spécialisée d’échanges et de diffusion d’expériences sur la biodiversité agricole, qui établit des collaborations avec des professionnels en Europe, au Maghreb et en Afrique de l’Ouest.

Ce qui reste constant dans la démarche de BEDE, c’est qu’elle s’attache à rendre intelligibles les enjeux qui bouleversent le vivant et à en combattre les effets mortifères, notamment l’érosion de la biodiversité culturale et culturelle, la transformation génétique des espèces agricoles et alimentaires, et l’appropriation industrielle des organismes vivants par les brevets. Centré sur une aire géoculturelle euro-africaine à base méditerranéenne, son mode d’action est d’établir des passerelles entre les communautés de pratiques, de connaissances, de savoirs, pour renforcer une intelligence collective propre à agir concrètement sur différents terrains.

Élargissement de la vocation pédagogique

La vocation pédagogique a longtemps marqué les actions de BEDE, composée à l’origine par une majorité de formateurs. Le premier CD-ROM Interface enjeux du vivant en 2000 mettait déjà en relation savoirs scientifiques et savoirs populaires sur les principaux enjeux du vivant. Il a été suivi par de nombreux autres outils dont le dispositif pédagogique EPI, malle de jeux à destination du jeune public réalisée avec l’APIEU sur la biodiversité cultivée et les OGM, et les dossiers pédagogiques et l’exposition « OGM en questions » (4ème édition en 2013).

Les dernières productions de BEDE, les publications “Consommer la biodiversité locale pour mieux se nourrir” (BEDE/COFERSA, 2015), “Passions de figues” (BEDE/AFWB, 2016), “Semences paysannes en Afrique de l’Ouest : Guide de production” (BEDE, 2017) et le documentaire “Éloge des mils : l’héritage africain” (BEDE/AAPSI/DJACOMM, 2017) s’inscrivent toutes dans la valorisation des produits, des cultures et des semences locales.

Mais l’association n’en est pas restée à cette fonction d’information et d’éducation et les membres ont aussi souhaité contribuer à des propositions et des actions sur le terrain, en participant à un engagement citoyen plus concret. C’est l’orientation que, progressivement, BEDE va alors impulser à ses programmes, au fil des nouvelles exigences de mobilisation imposées à la société par les mesures d’un libéralisme avide, brutal et destructeur du monde vivant. 

De la solidarité avec le peuple algérien aux réseaux internationaux pour une agroécologie paysanne et solidaire

Entrelacs des associations euro-algériennes
Le premier chaos qui a donné naissance à BEDE est celui du terrorisme des années 90 en Algérie. L’association participe alors à la mobilisation de la société civile pour la solidarité avec le peuple algérien en coordonnant son premier projet européen Entrelacs des associations euro-algériennes pour appuyer les partenariats associatifs entre les deux rives de la Méditerranée dans un contexte politique chargé.

Les OGM dans le débat public en France et en Afrique
A la fin des années 90, une secousse d’un autre ordre remue le monde : la mise en champs des premières cultures de plantes transgéniques brevetées. L’absence de débat public stimule alors l’engagement de l’association pour le droit à l’information, en particulier en France, avec les agriculteurs de la Confédération paysanne opposés à ces cultures. Avec ces derniers, Greenpeace, Geyser et d’autres, nous allons mettre en place la veille citoyenne d’information francophone sur les OGM, Inf’OGM, en 1999.

Afin que l’information circule aussi en Afrique, nous organisons des ateliers sur la biosécurité dans plusieurs pays pour un public aussi bien institutionnel que d’ONG et d’organisations paysannes et pendant cette période, construisons des compagnonnages avec de nombreuses ONG : l’AREA-ED en Algérie, l’ADD en Tunisie, Crocevia en Italie, et au niveau international, GRAIN et ETC Group.

Les semences paysannes et la promotion de la biodiversité cultivée en agroécologie paysanne

En 2003, nous accompagnons l’émergence du Réseau semences paysannes, porteur des valeurs de l’agriculture biologique et paysanne et révolutionnant l’approche classique de la sélection des plantes cultivées en défendant les droits des agriculteurs à faire évoluer, sélectionner, multiplier, échanger et vendre leurs semences. C’est principalement dans les activités internationales du RSP que BEDE collabore en facilitant les échanges Nord-Sud des expériences paysannes, et en participant à la construction d’une plateforme de coordination européenne, Libérons la Diversité.

Dans un contexte de bouleversement climatique : des réseaux nationaux et internationaux face à un enjeu global

L’avenir est dans la gestion dynamique de la biodiversité agricole en agroécologie paysanne dans un contexte où les changements climatiques deviennent une préoccupation majeure. Nouveau chaos qui apparaît plus dramatique au fur et à mesure que les politiques sourdes poursuivent leur folle escalade d’une croissance inconsciente. Nouvelles priorités pour BEDE, nouvelles mutations pour assurer un plus grand ancrage dans la réalité des agricultures paysannes des territoires où nous travaillons. Objectif : construire avec les communautés paysannes des référents concrets pour un projet agricole écologique, social et solidaire qui alimente sainement les gens et ne détruise pas la planète, un “archipel de terroirs sources”.

Des actions en faveur de la biodiversité cultivée en agroécoloie paysanne, des droits des communautés paysannes et de la souveraineté alimentaire en Algérie, en Afrique de l’Ouest et en France, construites en collaboration avec des organisations paysannes et des unités de recherche.

– En Languedoc-Roussillon avec Chemin Cueillant et les Semeurs du Lodévois-Larzac, nous avons mené et menons des actions pour une organisation collective de la gestion de la biodiversité cultivée locale, tout comme en Algérie (au Mzab avec l’association des phœniciculteurs Tazdaït et en Kabylie avec l’Association des figuiculteurs de la wilaya de Béjaïa) et en Afrique de l’Ouest (en Casamance avec l’Association sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP), au Mali avec la Convergence des Femmes rurales pour la souveraineté alimentaire, dans le nord Togo avec la coopérative Agrobio-Savanes et avec l’ORAD au Bénin).

Gestion de la biodiversité cultivée mais aussi valorisation économique des produits qui en sont issus, qui implique principalement les femmes.

Nous y travaillons au Mali avec les coopératives de la Convergence des femmes rurales pour la souveraineté alimentaire (COFERSA) et en Algérie avec les coopératives de l’Association des figuiculteurs de la wilaya de Béjaïa. Au Mzab dans le sud algérien, c’est avec les grimpeurs de palmiers dattiers que nous accompagnons un projet sur un harnais de sécurité avec les techniciens de Petzel, spécialistes du matériel de montagne.

L’obligation de réfléchir de manière plus efficace aux conséquences des perturbations du climat nous amène à trouver des formes d’organisation innovantes conjuguant les savoirs et savoir-faire scientifiques et techniques les plus modernes et ceux des paysans pour les mettre au service des petits producteurs d’aliments qui nourrissent la plus grande partie de l’humanité. C’est dans cette perspective méthodologique que nous avons entamé la démarche des Laboratoires hors murs avec UMR Innovation / Supagro en France, et d’autres structures de recherche dans plusieurs pays pour construire l’intelligence collective appliquée à l’utilisation durable de la biodiversité agricole dans un contexte mouvant et incertain.

Entre 1994, moment de la naissance de BEDE sous le nom de Bibliothèque d’Échange de Documentation Étudiante et aujourd’hui où BEDE signifie Biodiversité Échanges et Diffusion d’Expériences, un terme est resté, toujours au centre, celui d’échange. Échange au sens de partage, d’expériences, de savoirs, et de solidarités.

BEDE - Qui sommes-nous ? - Projet agricole, projet de société - Pour la souveraineté alimentaire - Des actions pour un projet agricole et un projet de société en Afrique de l’Ouest, au Maghrebet en Europe, avec des collectifs et dans des Terroirs sources.

« Par la diffusion de savoirs et savoir-faire sur des systèmes agroécologiques
et des systèmes semenciers autonomeset par la valorisation de la biodiversité cultivée et la Recherche et la coconstruction des savoirs avec des réseaux, des veilles citoyennes, des coalitions - Des outils pour mieux comprendre les enjeux de la biodiversité cultivée et de la souveraineté alimentaire ».

Source : https://www.bede-asso.org/qui-sommes-nous/petite-histoire-de-bede-de-ses-debuts-a-aujourdhui/

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30.
Dynamiques semencières en réseaux avec BEDEPhotos diverses concernant les seences

Pourquoi l’autonomie semencière est-elle cruciale pour l’autonomie alimentaire ? Aucune transformation écologique de l’agriculture n’est envisageable sans la maîtrise locale, par les paysans, de la sélection des semences. Les changements climatiques sont toujours plus prononcés et chaotiques, ce qui exige d’adapter régulièrement la diversité variétale des cultures. Or les droits d’usage des paysans sur leurs semences, de les reproduire, les multiplier, les échanger, les vendre, sont menacés par des cadres normatifs des semences industrielles (catalogue, droit de propriété COV et brevet…). Les variétés paysannes traditionnelles sont aussi dénaturées par les plantes génétiquement manipulées et brevetés (OGM) du commerce. Les organisations paysannes travaillent à reconstruire des droits collectifs et des systèmes semenciers autonomes pour protéger leurs semences et faire évoluer leurs plantes selon leurs besoins.Photo - Mur peint au Togo “Les semences paysannes sont les meilleures. Valorisons-les !”► Sélection paysanne > Qu’est-ce qu’une semence paysanne ? ► Cases et maisons de la semence

Réseaux “semences paysannes” :

A lire  :

|
Souce : https://www.bede-asso.org/collaborations-par-theme/systemes-semenciers-autonomes/

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31.
L’AFSTA : Une association d’entreprises semencières privées en Afrique

À propos de l’AFSTA

AFSTA est une association sans but lucratif formée de membres en 2000 à des intérêts de champion d’entreprises semencières privées en Afrique. Il est inscrit au Kenya en tant qu’organisation internationale avec un bureau pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar, au Sénégal. Actuellement, l’Association compte environ 100 membres, comprenant des entreprises de semences et graines nationale des associations commerciales, entre autres.

Mission
Créer le meilleur environnement pour le commerce et l’innovation dans la semence de qualité au profit des membres et des agriculteurs en Afrique.

Vision
Tous les agriculteurs en Afrique ont accès aux semences de qualité pour la sécurité alimentaire.

Objectifs

Les objectifs de l’AFSTA sont les suivants :

  • Promouvoir le commerce des semences de qualité ;
  • Renforcer la communication avec les industries semencières africaines et avec le monde ;
  • Faciliter la création d’associations du commerce des semences nationale en Afrique ;
  • l’information aux membres ;
  • Interagir avec les gouvernements régionaux et les ONG impliquées dans les activités de semences afin de promouvoir les intérêts de l’industrie privée des semences ;
  • Promouvoir les activités qui mènent à l’harmonisation réglementaire dans toute l’Afrique pour faciliter le mouvement des semences ;
  • Développer une base de données statistiques sur la production de semences de l’Afrique et le commerce.
    Annonce : AFSTA CONGRESS 2019 du 5 au 7 mars 2019 au Pride Inn Paradise Hotel à Mombasa au Kenya. Source : http://afsta.org/fr/

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32.
Au Sénégal, un travail acharné en passe de regagner la confiance dans les semences paysannes mardi 16 mai 2017 – Document ‘Uniterre’ - Entretien avec Alihou Ndiaye, coordinateur de l’ASPSP – Photo. Propos recueillis par Anne Gueye Girardet paru dans le ‘Journal d’Uniterre’ d’avril-mai 2017 - > Cet article en pdf

Dans le cadre des mobilisations pour la déclaration des droits paysans de l’ONU, ne manquez pas la soirée publique « Conserver et promouvoir le droit aux semences des paysan-ne-s ; expériences pratiques au Sud et au Nord » jeudi 18 mai 2017.

Uniterre et l’Association sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP) ont initié début 2016 un partenariat sur la valorisation des semences paysannes1. Le projet est né des rencontres de la plateforme souveraineté alimentaire de la fédération genevoise de coopération, à laquelle Uniterre a contribué depuis ses débuts.

Face au constat que de nombreux projets de coopération visant à soutenir une agriculture biologique ou écologique négligeaient la question de l’autonomie semencière en finançant l’achat de semences, nous avons souhaité porter la voix des paysannes et paysans du Sud qui défendent leur souveraineté semencière et renforcer et valoriser leur merveilleux travail quotidien qui se fait dans les fermes pour conserver, multiplier et disséminer les semences paysannes et les savoirs qui y sont liés. Entretien avec Alihou Ndiaye, coordinateur de l’ASPSP

Peux-tu nous décrire la situation des exploitations agricoles du Sénégal ?

Alihou Ndiaye : Au Sénégal, 95 % des exploitations agricoles sont des exploitations familiales et paysannes. Néanmoins cette petite agriculture est « étranglée » pour plusieurs raisons :

  • les nombreux accords commerciaux ont fait grimper les importations de denrées alimentaires à plus de 30 % et par là même causent une concurrence déloyale aux produits locaux et une perte annuelle de plus de 200 milliards de FCFA (300 millions de frs).
  • la pression foncière est intenable dans les périphéries urbaines et les zones à haut potentiel (bassins du fleuve et des Niayes) et de nombreux cas d’accaparement des terres limitent le développement des exploitations familiales.
  • la priorité de l’État est dans les faits la promotion de l’agro-business, via des partenariats publics-privés (NEPAD, AGRA, NASAN) avec des investissements limités dans quelques filières commerciales dominantes, au détriment des exploitations familiales vivrières et diversifiées.
  • les lois semencières, établies sous pression des entreprises multinationales, criminalisent les paysannes et paysans en rendant leurs semences illégales et facilitent l’introduction de semences OGM et leur libre circulation en Afrique de l’Ouest. Sur le terrain, de nombreux acteurs du développement rural ont de fait une confiance relative dans les semences paysannes.
    Cela représente une réelle menace pour la biodiversité et la souveraineté semencière des petits paysans.

Photo - Quels sont les différents axes de travail d’ASPSP sur les semences paysannes ?

ASPSP effectue un travail global pour parvenir à l’autonomie semencière au niveau des fermes. Trop souvent, lorsque tu parles de semences, les gens pensent à de gros magasins pouvant stocker des tonnes de semences, puis les vendre aux paysans. Or, ce n’est pas ça du tout, nous travaillons en priorité au niveau des fermes : il s’agit d’abord de leur redonner leur valeur, en créant un microclimat où il y fait bon vivre, en redonnant confiance aux paysannes et paysans et en leurs savoirs et recherches paysannes, en faisant émerger une conscience paysanne sur l’impasse du système actuel, en donnant un coup de pouce aux dynamiques existantes. Concrètement, ASPSP accompagne la construction de cases de semences gérées par les paysans et l’inventaire de semences dans chaque groupement. Cette animation des fermes-écoles permet aux paysans de choisir eux-mêmes leurs semences préférées pour les multiplier et les rendre disponibles aux autres membres. Ensuite ASPSP forme les familles paysannes à construire leurs propres greniers afin de limiter les pertes post-récoltes. Champs-écoles, fours à pain, puits et parfois panneaux solaires sont ponctuellement soutenus.

Au niveau national, ASPSP crée des espaces de dialogue et d’échanges de savoirs pour les paysannes et paysans membres de la trentaine de groupements du réseau, que ce soit des fêtes des récoltes, des foires ou des visites d’échange. Après chaque foire, des paysans repartent avec des variétés qu’ils n’avaient pas et à partir d’un épi ou poignée de graines, ils peuvent multiplier n’importe quelle variété et s’ils retrouvent la qualité gustative, nutritive ou médicinale souhaitée, la rendre disponible à tout leur village.

Quel lien entre le travail effectué à la base avec les paysannes et paysans et le plaidoyer national et international pour le droit aux semences ?

ASPSP effectue un travail de plaidoyer auprès des autorités et des députés et coordonne la concertation avec les organisations agricoles faitières, ONG et organisations de la société civile. Il s’agit d’impliquer davantage ces structures sur la question de la semence et de construire un plaidoyer commun pour la souveraineté alimentaire qui se saisisse des questions semencières et des droits paysans. D’ailleurs, le prochain thème de la foire ouest-africaine de Djimini 2018 sera la souveraineté alimentaire.

Nous portons le débat de la semence auprès du grand public, informons sur la différence fondamentale entre la semence paysanne et la semence industrielle, informons sur les lois semencières qui empêchent la bonne collaboration entre paysans et recherche publique.

Qu’avez-vous pu réaliser avec le projet de renforcement des réseaux d’échange entre paysans pratiquant l’agro-écologie au Sénégal depuis une année ?

Une réelle dynamique partie de la base est en marche et s’élargit. De nouvelles foires de semences se démultiplient, à l’exemple de la récente foire de Dioral, au centre du pays, organisée avec l’un des quatre groupements soutenus. Auparavant, la région de la Casamance, au sud du Sénégal était pionnière, nous avons ainsi pu réduire l’écart avec les groupements du centre et du Nord. Grâce au projet et à la plateforme souveraineté alimentaire, nous avons aussi pu renforcer nos liens avec La Via Campesina-Afrique de l’Ouest pour une meilleure concertation et un plaidoyer commun.


1 via sa Commission internationale, Uniterre est membre de la Fédération Genevoise de Coopération (FGC) et a participé à la publication « Les familles paysannes sèment l’avenir. La souveraineté alimentaire en Afrique : expériences de terrain et nouveaux enjeux de coopération ». Uniterre av. du Grammont 9 1007 Lausanne Suisse - tél : ++41 21 601 74 67 info@uniterre.ch IBAN : CH18 8013 9000 0228 4966 7

‘Uniterre’ avenue du Grammont 9 - 1007 Lausanne – Suisse - tél : ++41 21 601 74 67 - info@uniterre.ch - IBAN : CH18 8013 9000 0228 4966 7 Qui sommes-nous Thématiques Agir ! Actualités Accueil 2017 – Source : https://uniterre.ch/fr/thematiques/2017/au-senegal-un-travail-acharne-en-passe-de-regagner-la-confiance-dans-les-semences-paysannes

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33.
L’association ‘Semences de Pays’ (Genève) à la foire de semences de Djimini au Sénégal - Par Olivia et Marlène, ‘Semences de Pays’. Lundi 07 mai 2018 – Photos : Eline Muller.

Photo - Difficile de parler de souveraineté alimentaire sans évoquer la multiplication des semences et la sélection de variétés adaptées à l’agriculture paysanne. L’ASPSP (l’association sénégalaise des producteurs de semences paysannes), organisatrice de la 6ème édition de la foire ouest africaine des semences paysannes, pose le débat avec comme fil rouge de l’événement : Souveraineté alimentaire – quel rôle pour la semence ?

De Genève à Djimini au Sénégal

Nous sommes deux jardinièr-e-s de l’association Semences de pays, travaillant dans le canton de Genève, à nous être déplacé-e-s à Djimini, en haute-Casamance, à l’occasion de cette foire.

Depuis 2009, nous sélectionnons et multiplions des variétés de légumes issues de sélections paysannes. Le projet comporte des dimensions sociales, politiques et agroécologiques : de nos pratiques culturales à des projets avec des maraîcher-e-s, nous soutenons une démarche de souveraineté alimentaire. Nous réfléchissons à de nouvelles formes de système semencier, nous permettant de reconquérir et de gagner notre autonomie vis-à-vis des grandes industries, de nous réapproprier les choix variétaux et la multiplication des semences, au niveau local. Pour ce faire, nous nous inspirons de différentes formes existantes, à l’image d’un système initié il y a une dizaine d’années en Haute-Savoie par des maraîcher-e-s qui s’organisent pour produire en commun leurs graines dans le cadre d’une maison de semences.

L’ASPSP travaille depuis 13 ans à la création d’un réseau de semences paysannes au niveau national et international. Elle est constituée de producteur-trice-s et valorise les systèmes d’échange existants dans les communautés paysannes. Nous avons à apprendre de son travail et de ces systèmes semenciers paysans.

Face aux multinationales, il est nécessaire de s’organiser et de se renforcer entre militant-e-s, à travers des moments departage de pratiques et d’expériences. C’est dans cette optique que nous nous sommes rendu-e-s à Djimini.

Précisons que plusieurs langues étaient utilisées durant ces trois jours : le Moré, le Français, le Wolof et le Pulaar pour celles traduites lors des moments formels. Nous ne comprenions pas les langues majoritairement utilisées par les participant-e-s lors des moments informels.

Diversité des moments d’échanges et d’organisation politique Photo

La base constituante de la foire est l’échange de semences, impressionnant de par son importance. Cet échange est formalisé à travers des fiches, sur lesquelles les données du/de la donneuse/donneur et celle du/de la receveur/receveuse sont inscrites, ainsi que le nom de la variété et des renseignements liées à sa culture. Ces informations sont récoltées par l’ASPSP, afin de répertorier les variétés paysannes. Nous avons vu de nombreuses variétés de mil, riz, petit mil, sorgho, ainsi que des variétés de maïs, oseille, gambo, arachide, niébé, d’aubergines et pour finir quelques variétés de tomates et de piments. Chaque variété porte soit le nom de la personne qui a commencé à la diffuser, soit celui du village d’origine. Ce fonctionnement permet de retracer son chemin.

Ces semences viennent toutes de la sélection paysanne, c’est à dire issues d’un travail de sélection et de multiplication qui remonte parfois à plusieurs générations.s. Elles sont amenées par des collectifs ou organisations paysannes, actives dans la promotion de l’agriculture paysanne familiale et de l’agroécologie.

Cet échange permet de mettre en circulation des variétés paysannes. Dynamique indispensable à l’existence et à la qualité de la biodiversité cultivée, ellemet en connexion des paysan-ne-s multiplicateur-trice etleur permet de trouver de nouvelles variétés et d’échanger sur leur pratique de multiplication et de sélection. Nous avions amené quelques semences, ce qui nous a permis de prendre part à l’échange et de comprendre son importance : c’est un lieu de diffusion essentiel pour les semences paysannes, qui seront réellement utilisées dans la production.

En définitive, cet échange s’inscrit dans les pratiques des paysan-ne-s que nous avons rencontrées. Dans leur région, ils/elles produisent leurs propres semences (principalement de céréales) ou/et les échanges avec leurs voisin-e-s. Comme l’a souligné une paysanne de l’ASPSP : « la semence paysanne est une semence communautaire » ; ces pratiques, complété par des échanges locaux, nationaux ou régionaux, forment les systèmes semenciers paysans autonomes basé sur la confiance. Ils sont mis en péril par les semences certifiées. Lors de cette foire, des propositions sont faitesafin de les renforcer. Par exemple, la construction de « cases de semences », qui permettent de mieux conserver les semences, de mettre à disposition les variétés paysannes de la région et de mieux les répertorier.

A côté de cet échange, plusieurs espaces ont permis de débattre et d’échanger sur les savoirs et les luttes paysannes, à travers des conférences,des ateliers et des animations culturelles. De notre coté, nous avions proposé de la documentation sur des luttes paysannes d’autres pays (Colombie, Inde, etc.) qui soulevait les questions de la pollution des eaux, des sols et de l’air par l’installation des multinationales, de la lutte contre les OGM et pour la préservation de l’environnement dans le but de maintenir une souveraineté alimentaire et une culture paysanne locale.

Photo - Le premier jour de la foire, s’est tenue une pièce de théâtre, en français, crée par la troupe de théâtre forum Kaddu Yaraax, de Dakar. Elle ouvrait le débat, avec humour, sur les réglementations touchant aux semences paysannes, et plus particulièrement sur leur vol par les multinationales. Les spectateurs et spectatrices ont pu réagir, et condamner le comportement de certains personnages. Il en est ressorti une méfiance vis à vis des scientifiques, plus particulièrement blancs et occidentaux.

La question de la place de la recherche scientifique dans les luttes paysannes pour la souveraineté alimentaire est centrale. Plusieurs fois, il a été mis en avant que les paysan-ne-s sont des « chercheur-euse-s » dans leur champ, et que leurs savoirs et pratiques sont mis en péril par la recherche scientifique et ne sont pas considérés dans le cadre institutionnel. Il en émane un autre questionnement fondamental : comment se protéger et lutter contre les grandes entreprises semencières, qui s’accaparent les semences paysannes et qui disposent d’un important arsenal judiciaire et législatif (notamment via le brevetage) ?

Plusieurs modes de lutte cohabitent pour répondre à cette problématique : d’une organisation locale, permettant aux communautés paysannes de se renforcer, à une voie plus légale pour une reconnaissance des semences paysannes hors du système de propriété intellectuelle. La loi Tirpaa (Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture) a fait par exemple le sujet d’une conférence. Plusieurs paysann-ne-s déplorent d’ailleurs par le manque d’engagement et de mise en pratique de ce traité au Sénégal.

Plus concrètement, une lutte qui nous a particulièrement intéressée était celle portée par le mouvement « Nous Sommes la Solution » (NSS), lancé initialement par douze femmes leader paysannes. Nous avons pu rencontrer une militante active dans ce mouvement, Mariama Sonko, qui nous a expliqué son organisation et ses objectifs. NSS est présent dans sept pays : le Ghana, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée-Bissau, la Guinée-Conakry la Gambie et le Sénégal. Lancé en 2011 à travers une campagne pour la promotion de la paysannerie familiale, il rassemble maintenant plus de 500 associations de femmes paysannes. Elles travaillent autours de trois objectifs :

  • promouvoir le savoir et les pratiques hérités des ancêtres qui ont toujours servis à soutenir la souveraineté alimentaire
  • influencer les décideur-eu se-s pour la prise en compte de la pratique agroécologique dans la politique national agricole
  • valoriser les produits issus de l’agriculture paysanne et de l’agroécologie
    Elles s’organisent au niveau local, national et international et les différents projets de luttes sont reliés grâce à des comités de pilotage composés de coordinatrices. Leur structure leur permet d’être efficace, et de faire circuler facilement les informations entre des localités éloignées.

Photo - Etant les premières concernées par l’alimentation de leur famille et communauté, les femmes sont à même d’identifier les problématiques liées à la nourriture et de proposer des solutions pour atteindre l’autonomie . De la multiplication de semences à la transformation de produits, le travail qu’elles réalisent donne des outils concrets pour atteindre la souveraineté alimentaire. Par exemple, elles ont élaboré deux types de bouillon, l’un à base de crevettes et l’autre à base de néré, une légumineuse. Elles les présentent comme une alternative et une résistance aux cubes Maggi ou Jumbo, qui se sont imposés dans la grande majorité des plats de leurs pays.

Pour finir, Nous Sommes la Solution propose également des perspectives de luttes féministes : à travers des formations et la constitution de réseaux visant à enrichir les savoirs des femmes et la possibilité de générer des revenus, une des femmes rencontrées témoigne de la position d’autorité qu’elle et ses camarades ont pu acquérir dans leur village.

Durant ces trois jours, nous avons pu créer des liens avec différent-e-s militant-e-s, avec qui nous partageons des bases communes, comme la nécessité d’utiliser des variétés paysannes pour atteindre une indépendance semencière. Grâce à ces rencontres, nous sommes rentré-e-s avec quelques graines dans les poches, une bonne bouteille de miel, du bouillon et une confiance renforcé-e-s dans nos valeurs et actions.

La Commission Internationale d’Uniterre (CIU)

La Commission Internationale d’Uniterre (CIU), est une commission qui fait partie de notre syndicat paysan et qui s’occupe principalement de solidarité internationale, notamment en venant en soutien à certaines organisations également membres de La Via Campesina ou en offrant un appui technique aux délégations qui visitent Genève à l’occasion du processus de la Déclaration des droits des paysan-ne-s à L’ONU. La CIU, qui est également membre de la Fédération genevoise de coopération, mène aussi un projet pour la souveraineté alimentaire au Sud. Depuis 2016, elle travaille au Sénégal avec l’ASPSP, l’association sénégalaise des producteurs de semences paysannes, une association faîtière qui regroupe une trentaine d’organisations paysannes. Le projet commun, qui se déroule dans quatre régions distinctes du territoire sénégalais, vise à développer l’intégration des semences paysannes aux démarches agroécologiques. Plus d’informations sur le projet ici. Chaque année l’ASPSP organise une foire des semences, une fois sous-régionale comme cette fois-ci, une fois nationale comme l’année passée. C’est dans ce cadre qu’une petite délégation suisse, composée de membres de Semences de Pays et d’une personne de la CIU, volontaire pour fournir un soutien technique à ASPSP ont eu la chance de participer à la foire des semences paysannes de Djimini, un grand moment de la lutte pour la souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Agenda …Agenda complet - Pages en lien :

Vidéos : Le droit aux semences des paysan-ne-s - 18 mai 2017

Au Sénégal, un travail acharné en passe de regagner la confiance dans les semences paysannes

Monsanto jugé coupable d’écocide

Échanger et conserver ses semences, un crime  ?

Europe : semences paysannes à nouveau en cage ?

Articles récents

COMMUNIQUE DE PRESSE de la Via Campesina : Le semencier suisse Syngenta obtient l’autorisation de breveter la nature !

L’invité du 5h-6h30, Rudi Berli : des paysans sans terre

Uniterre dénonce les conséquences graves d’un commerce déstructuré !

Courrier des lecteurs : réaction à l’interview de J. Schneider-Ammann de l’AGRI du 16 Nov.

Dans le cochon, tout est bon ! Sauf son prix…

Sujets ! Commission internationale semences Souveraineté alimentaire Journal Articles Internationaux international …tous les mots-clés

‘Uniterre’ av. du Grammont 9 - 1007 Lausanne – Suisse - tél : ++41 21 601 74 67 - info@uniterre.ch - IBAN : CH18 8013 9000 0228 4966 7

Source : https://uniterre.ch/fr/thematiques/convergence-des-luttes-lassociation-semences-de-pays-geneve

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Faire connaisance avec Novalliance : un groupe familial pour l’amélioration des plantes, la production et la commercialisation de semences – Extraits de communiqués

Novalliance est un groupe familial spécialisé dans l’amélioration des plantes, la production et la commercialisation de semences potagères et florales pour les zones tropicales. Le Groupe propose une large gamme de produits complémentaires (semences, intrants, outils), de qualité et fiables, sous 5 marques destinées aux professionnels mais aussi au grand public (Agrinova, Jardinova, Jarditropic, Technisem et Tropica). Composé de 45 sociétés, le groupe Novalliance compte en 2018 plus de 520 collaborateurs répartis sur une multitude de pays.

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur le site du groupe Novalliance : http://www.novalliance.net/

Semences potagères pour les zones tropicales > Contribuer au développement d’une agriculture tropicale avec un visage humain.

Novalliance, une vision du monde différente - Novalliance, a different world vision

https://www.novalliance.net/wp-cont...

Le groupe familial Novalliance a pour métier principal l’amélioration des plantes, la production et la commercialisation de semences potagères pour les zones tropicales, dont notamment l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale, les pays du Maghreb, du Moyen-Orient, l’Amérique Latine et la zone Caraïbes. Novalliance constitue une unité complète et forte qui couvre l’ensemble des principaux territoires de nos marchés grâce à une organisation recherche diversifiée, une capacité à lancer des nouvelles variétés performantes, et à des équipes ‘Business Developer’ capables de déployer des nouveaux réseaux sur des marchés encore inconnus. Découvrir le groupe

« Guidé par la passion de l’innovation et des idées nouvelles, le groupe Novalliance est animé par la volonté de semer les graines d’un monde meilleur et plus respectueux de l’autre. » Ronan GORIN, PDG Novalliance

Notre mission

Permettre aux paysans Africains d’avoir accès à des semences de légumes de qualité, par le biais d’un réseau de distribution de plus en plus étendu, et contribuer plus largement au développement d’une agriculture tropicale performante.

En savoir plus

Répartition géographique des collaborateurs de Novalliance

https://www.novalliance.net/wp-cont...

Nos valeurs : La croissance et l’esprit de conquête - La curiosité et l’innovation végétale - Le respect des autres - Nos actualités

Novalliance : un groupe au service du producteur 1 novembre 2018 Actualités du groupe

Afin d’apporter toujours plus de conseils aux producteurs, les sociétés de distribution du Groupe organisent régulièrement des journées commentées « Field... Voir l’article

Un développement continu du réseau de distribution du groupe Novalliance 1 août 2018 Actualités du groupe

Le groupe Novalliance est en perpétuelle évolution et ne cesse d’étoffer son réseau de distribution pour se positionner au plus... Voir l’article

Nos engagements

Le groupe Novalliance a la passion de son métier de semencier. Il est convaincu que les hommes sont la clé de son succès. Pour cette raison, l’engagement social fait également partie intégrante de la culture du groupe. Sa vocation n’est pas seulement de commercialiser des semences potagères mais de se mobiliser plus largement pour le développement du continent Africain en s’associant à des actions de mécénat de plusieurs associations qui agissent auprès de ces populations. > Lire la suite

À travers un film, découvrez les activités et les valeurs du groupe Novalliance : Groupe franco-africain qui se consacre principalement à la sélection, la production et la distribution de semences potagères et florales pour les zones tropicales mais qui commercialise aussi une large gamme de produits complémentaires (intrants, outils).

© Novalliance 2017 - Contact Notre groupe Nos valeurs Notre gouvernance Notre histoire Recrutement - Notre métier : Recherche Production Industrie Distribution Services - Nos marques : Agrinova Jardinova Jarditropic Technisem Tropica - Mécénat : Nova 4 children Seed Foundation Village & Avenir La Main Tendue - Presse : Actualités Contact presse Médias - Mentions légales - Un site développé par l’agence L’Effet Papillon – Source : https://www.novalliance.net/

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Sociétés de semences TECHNISEM et TROPICASEM (Extraits de communiqués)

Technisem est leader dans la recherche et la production de semences maraîchères de qualité pour les zones tropicales.

Tropicasem est un distributeur exclusif du groupe Novalliance et principalement des marques Technisem, Tropica, Jardinova et Jarditropic en Afrique. ovalliance est un groupe franco-africain composé de 45 entreprises, 5 marques et plus de 500 employés dans le monde entier avec un chiffre d’affaires consolidé de 33,5 millions d’euros en 2018. Si vous souhaitez découvrir Novalliance, nous vous invitons à visiter son site internet : www.novalliance.net

Tropicasem est une société de semences modernes et professionnelles :

Recherche et développement de variétés performantes. Un concept : une variété est d’autant mieux adaptée aux Tropiques qu’elle a été sélectionnée sous les Tropiques. Nous avons trois stations de sélection, deux sont situées dans les Niayes et se nomme BAOBAB et NDIAR et une troisième située en climat Sahélien et se nomme KHOMBOLE. L’équipe se compose de 70 employés, dont 45 Ingénieurs et Techniciens. Des activités de recherche : sélection créatrice sur des Légumes-fruits et des Légumes-feuilles mais aussi sur des Légumes racines ;sélection conservatrice et maintenance sur toutes les espèces légumières ; contrôles variétaux

Des activités de développement : expérimentation sur station et en milieu paysannat avec des maraîchers pilotes qui contribuent aux essais de nouvelles variétés à mettre à la gamme. Ainsi, TROPICASEM peut évaluer avec les producteurs les nouvelles variétés parfaitement adaptées aux conditions de cultures tropicales et répondant aux besoins de leurs marchés respectifs. Informations techniques : revue Novaculture et fiches variétales.

La production de semences de qualité avec une technologie semencière professionnelle : nous avons trois stations de production qui travaille sur des semences de pré base, base et commerciales. Avec des processus adaptés à la production grainière de chaque espèce : épuration, pollinisation, hybridation, vernalisation, extraction, nettoyage, séchage… La production de semences est un métier qui nécessite le plus grand soin pour garantir au producteur toutes les qualités d’une bonne semence. Outre les techniques de production, des contrôles sont effectués au champ et en laboratoire, pour vérifier la germination, l’authenticité variétale et l’état sanitaire des semences.

La commercialisation des semences à travers le meilleur réseau de commercialisation au Sénégal et en Afrique pour un approvisionnement régulier des maraîchers. Notre force réside dans une gamme étendue de variétés dans des conditionnements étanches (boites métalliques, sachets aluminium) ; un approvisionnement permanent grâce à un stock central informatisé, géré de manière performante ; un réseau de distribution (magasins et revendeurs) assurant une excellente couverture des zones maraîchères et une proximité avec les producteurs… en offrant aussi du matériel de micro-irrigation…

Source : https://www.technisem.com/

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Retour sur l’acquisition de Monsanto par Bayer et d’autres publications de Novéthic, d’ISIAS et de ‘yonne lautre’

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Actualités Bayer Monsanto : Acquisition de Monsanto par Bayer

En achetant Monsanto, Bayer contrôlera près d’un tiers du marché mondial des semences 16 septembre 2016 - « C’est un mariage redouté par les militants écologistes qui vient d’être officialisé. Le 14 septembre 2016, le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer a annoncé la signature d’un accord de fusion définitif avec la multinationale américaine Monsanto pour 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros) ». Source : http://multinationales.org/En-achetant-Monsanto-Bayer-controlera-pres-d-un-tiers-du-marche-mondial-des

« Bayer dans la tourmente après le rachat de Monsanto » - Publié le 12 décembre 2018 – Pa Marina Fabre @fabre_marina – Document © 2018 Novethic - Tous droits réservés - Agriculture – Contenu avec ces sous-titres : « Gouvernance d’entreprise - Suppression de postes, chute en Bourse : Bayer dans la tourmente après le rachat de Monsanto » - Sous-titres :

Comment Bayer va sortir de la crise ? …

Les 9.300 plaintes qui font peur aux investisseurs

Un fonds d’activiste pour une scission de Bayer 

Une crise de réputation

Article complet à lire sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/suppression-de-postes-chute-en-bourse-bayer-dans-la-tourmente-apres-le-rachat-de-monsanto-146690.html?utm_source=Abonnes+Novethic&amp ;utm_campaign=b838942a0a-Recap_2018_12_14&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-b838942a0a-171059761

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Accès à d’autres articles de Novéthic sur Monsanto/Bayer :

En annonçant la disparition de Monsanto, Bayer veut faire oublier les victimes

C’est une des principales craintes de la fusion entre Bayer et Monsanto : que le géant américain échappe aux milliers de plaintes dont il est la cible. Impossible s’il s’agit bien d’une fusion. Mais si cette opération comprend une clause spécifiant que Bayer ne récupère pas le passif de... Agriculture - Publié le 19/9/2018

Procès Roundup : Monsanto fait appel de sa condamnation historique sur le glyphosate

[Mise à jour le 19 septembre 2018] Comme prévu, Monsanto fait appel. La firme américaine, qui avait été condamné pour la première fois dans un procès lié au Roundup à payer 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer, conteste sa condamnation. L’audience est prévue le 10... Agriculture - Publié le 05/6/2018

Monsanto, c’est fini« Kaput Monsanto. Le géant allemand de la chimie, Bayer, qui vient de racheter Monsanto, a décidé de supprimer le nom de l’entreprise américaine. Bayer, même s’il n’a pas officiellement avancé de raison, veut gommer la mauvaise image de la marque de pesticides auprès du grand public. Publié le 05 juin 2018 – Photo : siège de Monsanto.

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Les agriculteurs bio peuvent enfin vendre leurs semences paysannes (et ça ne va pas plaire à Monsanto) Marina Fabre @fabre_marina pour Novéthic Publié le 26 avril 2018

« Fini le monopole des gros groupes sur l’agriculture. En tout cas, sur la bio. Les eurodéputés viennent d’autoriser les agriculteurs bio à vendre leurs propres semences. Jusqu’ici, seules celles enregistrées dans un cahier officiel pouvaient être vendues. Or, elles sont en majorité détenues par des multinationales comme Monsanto. Résultat : 75 % des aliments de la planète proviennent de seulement 12 espèces végétales et cinq animales. Photo Tournesols en fleurs - En 2016, Bayer et Monsanto ont réalisé 2,6 milliards de dollars de ventes de semences…. »

Bruxelles autorise le mariage entre le géant des OGM Monsanto et celui de la chimie Bayer

Le mariage aura bien lieu. Malgré le risque de monopole, la Commission européenne a donné son aval à la fusion entre le géant des OGM Monsanto et, celui de la chimie, Bayer. Ce dernier a accepté de céder toutes ses activités liées à l’agrochimie. Une mesure qui ne suffit pas à calmer les...

Agriculture - Publié le 01/12/2011

La réutilisation des semences désormais taxée

Contre le droit de ressemer une partie de leur propre récolte dans leurs champs, les paysans devront désormais reverser une taxe aux producteurs de semences. C’est ce qu’ont décidé les députés le 28 novembre dernier. Une loi qui divise agriculteurs et semenciers.

Agriculture - Publié le 20/4/2018

Les importations de produits bios devront répondre aux normes européennes

Les députés européens ont tranché. Désormais, tous les produits bios importés devront répondre aux exigences européennes. Une manière de rehausser la qualité et de répondre aux attentes consommateurs. Parallèlement, ils ont adopté un arsenal de mesures visant à faciliter la conversion des...

Agriculture - Publié le 03 janvier 2019

Au Brésil, Jair Bolsonaro place l’avenir des terres indigènes entre les mains du ministère de l’Agriculture

Sans attendre, le nouveau Président brésilien, Jair Bolsonaro, officiellement en poste depuis le 1er janvier, a mis en pratique l’une de ses promesses phares de campagne. L’attribution des terres indigènes passe entre les mains du ministère de l’Agriculture, dirigé par Tereza Cristina da Costa, une...

Agriculture - Publié le 28 décembre 2018

[Alerte rouge sur le vin] Les investisseurs rachètent les vignobles français et font flamber les prix

De plus en plus de patrons du CAC40 achètent des domaines français. ’Un moyen facile de s’anoblir’, selon un expert, mais ce phénomène fait aussi flamber les prix de certains vignobles portant ainsi préjudice à l’installation de jeunes vignerons. À l’occasion des fêtes de fin d’année, Novethic vous...

Agriculture - Publié le 27 décembre 2018

[Vidéo] Le vin naturel, le modèle de viticulture alternatif qui fait de plus en plus d’adeptes

Le vin naturel a le vent en poupe. Retour à la terre, rejet de tout intrant chimique, travail manuel, levures indigènes, cette pratique agricole est à contre-courant des méthodes conventionnelles. Confidentiel jusqu’ici, le vin naturel devrait représenter 5 % du marché en 2020. À l’occasion des...

Agriculture - Publié le 26 décembre 2018

L’huile de palme retirée de la liste des agrocarburants, forçant Total à revoir sa stratégie pour sa bioraffinerie

Une fois n’est pas coutume, les députés ont retiré, contre l’avis du gouvernement, l’huile de palme dans la liste des agrocarburants. Les biocarburants à base d’huile de palme ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux. Une décision qui change la donne pour Total. L’industriel devait importer 300 000...

Novethic, Le media expert de l’économie responsable

Novethic5 Avenue de l’Opéra 75001 Paris +33 (0)1 58 50 98 14 - Je m’inscris – Source : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/les-agriculteurs-bios-peuvent-enfin-vendre-leurs-semences-paysannes-et-ca-ne-va-pas-plaire-aux-multinationales-145740.html

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38.
Accès à tous nos articles ISIAS sur les semences

>>> https://isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=semences

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39.
Accès à tous les articles ‘Yonne Lautre’ sur les semences

>>> http://yonnelautre.fr/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=semences

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Annexe sur « La Guerre des semences » et « La Guerre des graines » … et 2 émissions de ‘FranceTV’ sur le glyphosate, etc…


Contenu de l’annexe

A. Livre - La Guerre des semences de Jacques Grall et Bernard Roger Lévy –Editions Fayard

B. Film - ’La Guerre des Graines’ Publié le 8 juin 2014 - Document diffusé par ‘francetvinfo’

C. Film - La guerre des graines [officiel] -Vidéo 51:48 ajoutée le 30 juin 2014

D.La guerre des graines (film)

E. Dernières nouvelles de ’La Guerre des Graines’ Publié le 25 août 2014Illustration. Diffusé par ‘blog.francetvinfo’

F. Vidéo 1:18 (en anglais) - Découvrez ’la Gandhi des graines’ : Vandana Shiva Publié le 23 avril 2014

G. Analyse critique d’un documentaire diffusé sur FR5 : « La guerre des graines » Par André Gallais - SPS n° 310, octobre 2014

H. Deux reportages diffusés en 2019 par ’France TV’ sur le glyphosate

I. Semences gratuites = droit inaliénable - Publié le 10 juin 2013 par Armelle Cadiou – Diffusé par « Advertance’ – Informations ‘grand public’

A.
Livre - La Guerre des semences de {{}}Jacques Grall et Bernard Roger Lévy1èrede couverture - Editions Fayard Description(onglet actif) - Détails  :

« Cinquante (espèces de) plantes parmi des centaines de milliers fournissent les neuf-dixièmes de l’alimentation mondiale. Les rendements, restés stables au cours des millénaires, ont fabuleusement augmenté depuis un siècle grâce à la génétique et aux méthodes de culture. Nouveau domaine stratégique : qui détiendra la semence détiendra le pouvoir alimentaire. La France, deuxième semencier du monde derrière les Etats-Unis, conservera-t-elle son indépendance face aux nouvelles ’ puissances ’ : Shell, Monsanto, Ciba-Geigy, Rhom and Haas, etc… ? Elles investissent les boutiques de génie génétique. Des firmes françaises prennent la même voie : Elf-Aquitaine, Rhône-Poulenc, Lafarge-Coppée. Les sélectionneurs classiques, de part et d’autre de l’Atlantique, se mobilisent. Guerre à l’accélération vertigineuse, qui use d’armes nouvelles : les biotechnologies sont en voie de passer des laboratoires aux champs. Guerre mondiale qui galvanise les pays développés et creuse l’écart avec le tiers-monde. Celui-ci détient les réserves génétiques des plantes sauvages, ressources inutiles à ceux qui ne savent pas s’en servir. Quel est le devoir de la recherche publique internationale ? Saura-t-elle entretenir la variabilité génétique, seule origine des variétés d’aujourd’hui et de demain ? Problème d’éthique : les lois qui protègent les créateurs des variétés sont-elles compatibles avec la conservation de la nature et la transmission d’une Terre en état de marche pour les générations futures ?

Les auteurs : Jacques GRALL, né en 1945, est ancien élève du Centre de Formation des Journalistes (Paris). Spécialisé dans l’agriculture et l’industrie alimentaire, il est entré au service économique du journal Le Monde en 1978. Bertrand Roger LEVY, né en 1923, est entré à l’Institut National de Recherche Agronomique en 1948. Il y a créé le Service de Presse et de Relations publiques en 1970. Il s’exprime dans ce livre à titre personnel.

Source : https://www.fayard.fr/documents-temoignages/la-guerre-des-semences-9782213015446#undefined

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B.
Film - ’La Guerre des Graines’ Publié le 8 juin 2014 - Document diffusé par ‘francetvinfo’ – Image ‘en-tête’

« Nous avons souhaité, les réalisateurs et la production ‘OnYva ! Média’ , que notre film soit accessible à tous et de manière permanente. Nous remercions France Télévision d’avoir accepté cette diffusion par internet, et vous souhaitons à tous un bon visionnage. Partagez sans modération ! Et n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse laguerredesgraines@gmail.com pour toute remarque, question ... ! Suivez-nous sur notre page Facebook La Guerre des Graines(Bonus de tournages, Interviews Longues, et autres scènes coupées, à suivre sur le blog !) » .

Une guerre souterraine ... et silencieuse

« Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de ressemer leur propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles... Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui contrôlent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation ».

Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ?

« En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, 75% de la biodiversité cultivée a disparu. Henri Kissinger disait “Qui contrôle le pétrole contrôle les nations, qui contrôle l’alimentation contrôle les peuples”. Que se passera-t-il si l’industrie semencière réussit à privatiser intégralement les semences agricoles ? L’histoire que nous racontons dans ce film documentaire, est celle d’une guerre silencieuse et méconnue et dont l’enjeu est pourtant crucial : c’est bien notre indépendance alimentaire qui en depend. Cette enquête nous a mené en Inde, en France et en Norvège : auprès de paysans qui pour rester libres cherchent une alternative aux graines de l’industrie . Dans les couloirs du Parlement à Bruxelles où se joue un épisode déterminant de la guerre des graines. En Inde chez une activiste qui lutte pour que les graines restent en accès libre et les paysans indépendants. Elle est connue dans le monde entier, et elle est devenue la bête noire de Monsanto : c’est Vandana Shiva. Fait exceptionnel : Monsanto nous a ouvert les portes de sa plus grosse usine de graines pour l’Europe : elle se trouve en France. Les autres géants de la semence ont, quant à eux, décliné notre demande. Des activistes et des scientifques viennent décrypter les actes de cette guerre secrète. Pour préserver les graines, nous verrons que d’ores et déjà en France, des citoyens résistent à travers des actes de désobéissance civile. La fin de notre enquête nous mène près du cercle polaire, au large du Groënland, dans un chambre forte creusée dans la glace pour entreposer les graines du monde entier en cas de catastrophe écologique. Une belle idée au service de l’humanité mais qui d’après ses détracteurs pourrait se refermer comme un piège ».

Publié par clemmontfort / Catégories : [ La Guerre des Graines ] - Le Film, [ LES DOCS ] / Étiquettes : [ La Guerre des Graines ] - Le Film, Agriculture, Agriculture biologique, Agriculture industrielle, Agriculture Paysanne, Agroalimentaire, Agroécologie, Autonomie, Bio, Biodiversité, Documentaire, France 5, Graines, Guerre des Graines, Indépendance, Ingénieur Agronome, INRA, Jacques Caplat, Jean Pierre Berlan, John Paul Lepers, Stenka Quillet

Source : https://blog.francetvinfo.fr/guerre-des-graines/2014/06/08/la-guerre-des-graines-est-en-ligne.html

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C.
Film - La guerre des graines [officiel] - Vidéo 51:48 ajoutée le 30 juin 2014

Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire. Voir l’article sur LaTéléLibre : http://latelelibre.fr/reportages/doc-... Voir le site dédié au film : http://blog.francetvinfo.fr/guerre-de...

Catégorie : Actualités et politique – Source : https://www.youtube.com/watch?v=vGtGSFneI7o - LaTéléLibre

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D.
La guerre des graines (film) version PDF par BONZI Bénédicte - Date de publication : 24 octobre 2016 – Diffusion ‘inf’OGM’

« À travers ce titre, plusieurs questions possibles : les graines seraient-elles en guerre ? Ou une guerre aurait-elle lieu pour les graines ? Le film s’ouvre par une phrase d’introduction à la fois percutante et saisissante : « L’histoire que nous allons vous raconter est celle d’une guerre inconnue mais qui nous menace tous, la guerre des graines  ». Stenka Quillet et Clément Montfort, journalistes, ont parcouru des centaines de kilomètres pour nous raconter cette guerre silencieuse dont l’enjeu crucial pourrait être, à terme, la privatisation intégrale des semences agricoles. Le documentaire nous fait rencontrer des paysans français à le recherche d’alternatives aux graines de l’industrie ; nous emmène dans les couloirs du Parlement à Bruxelles, théâtre de nombreux épisodes décisifs du débat et nous fait passer les portes de la plus grande usine de graines de Monsanto en Europe. Il nous fait enfin voyager jusqu’au cercle polaire, pour découvrir le glaçant Svalbard, congélateur démesuré dont l’objectif est de conserver un double de la biodiversité végétale de planète, le tout financé en partie par quelques grandes compagnies agro-alimentaires (voir leur article). Au cœur de chacune de ces rencontres : l’interdépendance entre l’homme et les semences. Le film prend une réelle dimension politique en dénonçant le risque de rupture de cet équilibre fragile. Car derrière les graines, il existe des enjeux globaux : l’alimentation de la population mondiale, le choix d’un modèle agricole durable ou la défense de la biodiversité ».

Référence : ‘La guerre des graines, réalisation Stenka Quillet et Clément Montfort, 2014, 68 min – Source : https://www.infogm.org/6065-film-la-guerre-des-graines

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E.
Dernières nouvelles de ’La Guerre des Graines’ Publié le 25 août 2014Illustration. Diffusé par ‘blog.francetvinfo’

Diffusion du documentaire en Inde et au Népal dès le mois d’Octobre. 

Le documentaire « La Guerre des Graines  » sera diffusé en Inde et au Népal dans plus d’une dizaine de villes : Chandigarh , Pune, Pondichéry, Trivandrum, Ahmedabad, Bhopal, Delhi, Goa, Bangalore, Hyderabad et Katmandou. Ces diffusions auront lieu en Octobre 2014 puis au mois de Février 2015. L’Alliance Française de Katmandou est à l’origine de ce projet d’échange et de débat qui permettra de recueillir les réactions du public indien.

L’actualité récente des semences en France et dans le Monde.

L’actu récente …

> Le 11 mars 2014, le Projet de Loi sur les Semences de la Commission Européenne (Règlement Semences) était massivement rejeté par les députés européens. 

> Le 12 Juin 2014 - OGM : L’Europe prônait l’autodétermination des Etats .

Réunis en conseil des ministres européens de l’environnement, les 28 Etats Membres ont décidé conjointement de laisser aux Etats le choix d’autoriser ou non la culture des OGM sur leur territoire. En revanche, la question de l’autorisation de mise sur le marché d’une nouvelle semence OGM reste une compétence de l’Europe.

L’actu à suivre

> Le TAFTA (Traité de Libre Echange Europe-USA) : L’Europe bientôt soumise aux standards agricoles américains ? Le TAFTA fait planer une menace sérieuse sur l’agriculture française et européenne, mais aussi particulièrement sur les marchés dit « de niche », tels que les Semences Paysannes. Bien que largement minoritaires, les agriculteurs ayant fait ce choix d’indépendance risquent bel et bien d’être à nouveau mis sous pression et leurs semences d’autant plus considérées comme de vulgaires contrefaçons.

> La Loi d’Avenir Agricole  - De quoi s’agit-t-il ?

Il s’agit, lors d’une discussion entre l’Etat et les organisations professionnelles agricoles et agroalimentaire, de préparer le secteur aux défis alimentaires, environnementaux et sociétaux de ces 20 prochaines années. Six thématiques sont développées : l’alimentation, la performance économique et environnementale des filières agricoles et agroalimentaires, la protection des terres agricoles et l’installation des jeunes agriculteurs, l’enseignement agricole et la recherche, la forêt, les agricultures ultramarines. La préoccupation constante reste de préserver la place de leader européen de la France en matière agricole. Le vote définitif aura lieu le 11 septembre prochain. Texte à lire ici. uivie des procédures.

Les articles du blog ’La Guerre des Graines’

Lors de vos précédents passages sur notre blog, vous avez pu découvrir nos différents articles :

- [Actu] Pesticides autour des écoles : les députés votent pour un périmètre de sécurité

- Hybrides : La désillusion du ’super maïs’ [Témoignage]

- Le déclin massif des insectes menace l’agriculture

- Semer l’autonomie : le travail de paysan boulanger

- L’homme est-il une mauvaise nouvelle pour la Nature ?

- Toxicité des OGM : le retour de l’étude controversée [Séralini]

- OGM : le feu vert de l’Europe ?

- Un journaliste de guerre & un agronome partagent leurs visions [Conférence] ’Terres & Nourritures’

- Production de masse : enquête sur les dérives du Bio (Doc Arte)

- Le Bio peut-il nourrir le Monde ?

- ’La Faim dans le monde tient du Crime organisé’ (Jean Ziegler)

- L’interdiction des OGM en France « sécurisée juridiquement »

- ’Sans la graine, jamais il n’y aurait eu de grande civilisation’, par Pierre Rabhi

- Contre les banques et l’industrie semencière : la croisade de Philippe Lamberts

- ’Produisons mieux et avec plus de paysans’, par Guy Kastler

- Critiques presse du film

- Le jour où le monde a marché contre Monsanto

- Europe 1 accueille ’La Guerre des Graines’ !

- ’Un grain de blé pourrait nourrir toute l’humanité’, par Pierre Rabhi

- Une leçon de vie en 46 min ! Ne ratez pas ’Anaïs s’en va t’en guerre’

- ’Manger tue ! Changeons de modèle agricole’ [Livre]

- Agriculture, semences : quelques livres incontournables !

- ’Le monde a-t-il un sens ? Dialogue entre Jean Marie Pelt et Pierre Rabhi’

- ’Séguéla à l’heure de Rabhi – Matérialisme versus ascétisme’

- L’incroyable documentaire botanique de David Attenboroughs [Docs]

- ’guerilla gardening’ : la fleur au fusil …

- Découvrez ’la Gandhi des graines’ : Vandana Shiva

- Pesticides : Greenpeace scanne vos aliments, marque par marque !

- ’Vers un crash alimentaire ?’ [ Doc ]

- Pains au levain, vins naturels et fromages fermiers bientôt prohibés en France ? [BastaMag]

- Le Bio coûte moins cher à la collectivité que l’agriculture conventionnelle

- Humus, Humilité, Simplicité ? ... Pierre Rabhi

- Marie, agricultrice : en route vers la liberté !

- Jean Pierre Berlan dans ’La Guerre des Graines’ : L’industrie est en guerre contre le vivant’

- ’La Guerre des Graines’ [Teaser Vidéo]

- ’Ne laissons pas des experts faire leur loi’, Par Jean Pierre Berlan

- Le Parlement européen, théâtre de la guerre des semences agricoles - [ ACTU ]

- Vers une agriculture - écologiquement - intensive ?

- ’Solutions Locales...’ : Le [Doc] qui changera votre regard sur l’agriculture ...

- Médecins de l’Humus ? Un Voyage entre Sol et Terre [ Doc ]

- Quelles agricultures pour demain ? ’Les moissons du futur’ [DOC], par Marie Monique ROBIN

- Spéculations sur les terres : le ’Néo-colonialisme agraire’ [ Doc ]

- Les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins dès 2020 - [Actu]

- L’agriculture en podcast, c’est ici !

(Re-)Voir la Guerre des Graines. Notre documentaire « La Guerre des Graines » restera en ligne ici, et nous restons à votre disposition pour échanger sur le film et les problématiques agricoles via notre adresse mail laguerredesgraines@gmail.com .

Bonne visite, L’équipe du film. Publié par clemmontfort / Catégories : Non classé / Étiquettes : [ La Guerre des Graines ] - Le Film, Agriculture, Agriculture biologique, Agriculture industrielle, Agriculture Paysanne, Agroalimentaire, Agroécologie, Biodiversité, Clément Montfort, Documentaire, France 5, Graines, John Paul Lepers, Seeds, Stenka Quillet

Source : https://blog.francetvinfo.fr/guerre-des-graines/2014/08/25/dernieres-nouvelles-de-la-guerre-des-graines.html

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F.
Vidéo 1:18 (en anglais) - Découvrez ’la Gandhi des graines’ : Vandana Shiva Publié le 23 avril 2014 -Photo.

« Sur la scène internationale, Vandana Shiva incarne le combat pour la liberté des graines. Cette scientifique et militante éco-féministe indienne a été classée parmi les cent femmes les plus influentes de la planète par The Guardian en mars 2011. En 1993, elle a reçu le prix Nobel alternatif, un prix décerné chaque année par une Fondation Suédoise à 4 lauréats, “qui offrent des réponses pratiques et exemplaires aux défis les plus urgents auxquels nous devons faire face aujourd’hui”. Vandana Shiva sillonne la planète pour expliquer pourquoi il est important de protéger la liberté d’accès aux graines. Elle a lancé en 2012 une Déclaration pour la liberté des semences et participé partout dans le monde à des événements pour rassembler les gardiens de semences. Son credo : la liberté des graines garantit l’indépendance des agriculteurs et la souveraineté alimentaire des humains ».

Publié par clemmontfort / Catégories : [ La Guerre des Graines ] - Le Film, [ LES BONUS ] / Étiquettes : [ La Guerre des Graines ] - Le Film, Agriculture, Agroalimentaire, Agroécologie, Autonomie, Bija Jidyapeeth, Biodiversité, Clément Montfort, Documentaire, Engagement, France 5, Graines, Inde, Indépendance, John Paul Lepers, Militant, Monsanto, Navdanya, Prix Nobel Alternatif, Seed, Stenka Quillet, Vandana, Vandana Shiva

Source : https://blog.francetvinfo.fr/guerre-des-graines/2014/04/23/la-liberte-des-graines-par-vandana-shiva-bonus.html

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G.
Analyse critique d’un documentaire diffusé sur FR5 : « La guerre des graines » Par André Gallais - SPS n° 310, octobre 2014 - André Gallais nous livre ici son analyse critique du documentaire. Document ‘Sciences… et pseudo-sciences’ = SPS - Mis en ligne le 10 mai 2015.

« La guerre des graines » est un documentaire qui a été diffusé sur France 5 le 27 mai 2014. Ce documentaire est présenté comme suit : « En Europe, une loi censée contrôler l’utilisation des semences agricoles devrait bientôt voir le jour. Derrière cette initiative, qui empê- chera les agriculteurs de replanter leurs propres graines, se cachent cinq grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché. Direction la France, où des paysans cherchent une alternative aux graines issues de l’industrie, puis les couloirs du Parlement à Bruxelles, où se joue un épisode déterminant de la législation. En Inde, Vandana Shiva, scientifique militante, est devenue la bête noire de la multinationale Monsanto. Au Spitzberg, près du cercle polaire, une chambre forte a été creusée dans la glace pour préserver des graines issues du monde entier, en cas de catastrophe écologique. »

Le fil du documentaire est dirigé vers l’idée que toute la filière semences et amélioration des plantes ne serait qu’au service de quelques grands groupes et ne travaillerait que pour une agriculture intensive aux nombreux impacts négatifs sur l’environnement et la biodiversité. Le seul objectif de cette filière « capitaliste » serait de priver l’agriculteur de la liberté d’utiliser ses graines sur son exploitation, et cela pour maximiser le profit de quelques grands groupes... groupes qui, de plus, sont liés à la chimie (Monsanto avec l’agent Orange, BASF avec les gaz utilisés par les nazis...). Cette filière n’aurait qu’un but, contrôler le marché des semences, comme elle le ferait déjà avec les OGM.

C’est évidemment une simplification. La filière a un rôle important pour l’agriculteur : lui permettre de disposer de semences présentant de bonnes qualités génétique, germinative et sanitaire ; c’est même cela qui est à son origine, vers 1930, bien avant le développement des grands groupes semenciers. Cet aspect n’est pas même évoqué. De plus, il y a une confusion quand il est dit que « Le catalogue officiel des variétés a contribué à la privatisation des semences ». Le catalogue existe pour protéger l’agriculteur, faire en sorte que celui-ci, sous un nom donné de variété, trouve des semences de bonne qualité et correspondant à ce qu’il attend. La protection de l’obtenteur, ce qui est visé dans le film, a pour but de permettre à ce dernier d’amortir ses investissements dans la recherche (voir ci-dessous le problème du financement de l’amélioration des plantes) ; elle n’est pas liée au catalogue.

Une trop grande concentration des entreprises de sélection peut certes devenir un problème pour maintenir une diversité génétique des variétés mises à la disposition de l’agriculteur. Cependant, en donnant la sélection aux agriculteurs, on maintiendra peut-être la diversité, mais au risque d’une très faible amélioration (voir ci-dessous). D’autres solutions sont possibles pour maintenir la diversité des variétés et avoir une amélioration suffisante, continue. Il faut déjà maintenir une diversité des établissements de sélection.

La loi européenne sur les semences

Qu’en est-il de la loi européenne sur les semences ? Prive-t-elle l’agriculteur de sa liberté d’utilisation de graines récoltées sur son exploitation ? Non, et par rapport à ce qui était en pratique en France depuis 50 ans, elle clarifie plutôt certaines situations. D’abord en Europe, la protection des obtentions végétales ne correspond pas à un brevet. Toute variété peut être utilisée librement comme ressource génétique par tout obtenteur. De plus, un petit agriculteur qui produit moins de 92 tonnes de blé par an a toute liberté de réutiliser ses graines. Seuls les agriculteurs produisant plus, s’ils ressèment les grains récoltés d’une variété, doivent s’acquitter – et ils ont accepté de le faire – d’une taxe destinée à financer l’amélioration génétique (0,70 €/t). Le système européen permettrait au petit agriculteur indien de ressemer le riz qu’il produit à partir d’une variété inscrite au catalogue, ce qui lui est interdit dans son pays. Il faut évidemment lutter contre le brevet sur les variétés qui, à l’opposé du système européen de protection des variétés, empêche à la fois l’utilisation libre d’une variété comme ressource génétique et le ressemis par l’agriculteur des graines récoltées sur son exploitation.

Homogénéité vs hétérogénéité des variétés Illustration

L’homogénéité des variétés est fortement critiquée dans le documentaire, ridiculisée même (« pas une tête ne doit dépasser ») alors qu’elle présente des avantages, qui ne sont pas mentionnés, pour l’agriculteur, le consommateur et l’industriel. L’homogénéité n’aurait que des inconvénients et l’hétérogénéité que des avantages ou vertus. Les variétés-populations formées d’un mélange de génotypes peuvent certes être intéressantes dans certaines situations de culture, variées et variables (par exemple, différences de fertilité des sols, présence ou absence de maladies...), mais pour de très faibles niveaux de production, en dessous de ceux de l’agriculture bio (AB). Ce type de variété qui peut être valable pour une agriculture dans les pays en développement, à très bas niveaux d’intrants, voire une agriculture de subsistance, comme celle défendue par Vandana Shiva, ne l’est plus pour des agricultures dans les pays développés. En revanche, avec des variétés homogènes, il est possible de combiner productivité et stabilité de production ; la stabilité est apportée par le fait qu’elles réunissent des gènes d’adaptation à différents milieux (résistance à différentes maladies, tolérance au froid et à la sécheresse...). Pour des agricultures assez productives, il est encore possible de gagner en stabilité par la culture en association (mélange raisonné) d’un nombre restreint de variétés homogènes (cela se fait pour le blé pour limiter le développement des maladies).

Il est important de souligner que ce sont les agriculteurs qui ont choisi de passer à des variétés homogènes, bien avant le développement des grands groupes semenciers. C’est ainsi que les agriculteurs ont choisi de cultiver des variétés lignées pures chez le blé il y a environ un siècle, et que, pour le maïs, ils sont passés des variétés-populations aux hybrides il y a environ 55 ans en France... et cela parce qu’elles étaient plus productives (et avec d’autres caractères agronomiques intéressants) que les variétés-populations.

Les types de variétés

En amélioration des plantes, chez les plantes à reproduction sexuée, on distingue quatre grands types de variétés : les variétés-populations, les variétés lignées pures, les variétés hybrides et les variétés synthétiques. Chez les plantes à multiplication végétative, on développe des variétés clones.

Les variétés populations sont formées par la multiplication en mélange, avec ou sans sélection, d’ une population naturelle ou artificielle. C’est toujours la même population qui est multipliée. Elles sont génétiquement hétérogènes. Elles existent surtout chez les plantes à fécondation croisée.

Les variétés lignées pures sont en théorie formées d’ un seul génotype homozygote qui donne des descendants tous identiques entre eux et identiques à la génération précédente. Elles sont essentiellement développées chez les plantes qui s’autofécondent naturellement (exemples : le blé, l’orge, le riz, le haricot...).

Les variétés hybrides résultent du croisement contrôlé de deux constituants (parents) qui peuvent être des clones comme chez l’ asperge, des lignées pures comme chez le maïs, ou des familles plus ou moins complexes, comme chez la betterave. Les variétés hybrides les plus développées sont les hybrides simples, résultant du croisement de deux lignées. Elles sont génétiquement homogènes. Elles sont surtout développées chez les plantes à fécondation croisée où la dépression de consanguinité est forte (exemples : maïs, tournesol...).

Les variétés synthétiques sont des populations artificielles résultant de la multiplication sexuée pendant un nombre limité de générations (trois ou quatre) de la descendance de l’intercroisement d’un nombre limité de constituants (lignées, clones...). À la différence des variétés-populations, c’est toujours la même génération qui est commercialisée. C’est un type de variétés développé chez les plantes à fécondation croisée, là où il est difficile de contrôler l’hybridation à grande échelle pour produire des variétés hybrides (exemples : graminées et légumineuses fourragères à fécondation croisée).

Les variétés clones sont obtenues par la multiplication végétative d’une seule plante. Elles sont donc génétiquement homogènes. Elles sont développées chez les plantes où la multiplication végétative est facile (exemples : la pomme de terre, de nombreux arbres fruitiers, la vigne...). Ainsi, depuis son introduction, la culture de la pomme de terre correspond à la culture d’un seul génotype.

Il est faux de laisser croire que la sélection des plus beaux épis de maïs par l’agriculteur permettra une amélioration des populations cultivées. De nombreux résultats français et étrangers [1], connus depuis environ 100 ans, montrent la limite de ce mode de sélection, même sans intensification de l’agriculture. Ainsi, il n’est dit nulle part d’où viennent les semences de maïs de Marie Durand, agricultrice interviewée dans le documentaire ! Il serait en revanche possible de sélectionner des variétés-populations assez performantes avec les moyens de la sélection moderne, mais il se poserait le problème du paiement du coût de la sélection. D’une façon plus générale, la sélection par les agriculteurs est d’une efficacité très limitée, voire nulle, surtout pour les caractères comme le rendement. Elle n’est efficace que pour les caractères peu affectés par l’environnement de la culture comme la résistance à certaines maladies.

Au sujet de la gestion des ressources génétiques

La gestion des ressources génétiques avec la banque de gènes sur l’île norvégienne du Spitzberg, et l’alternative implicite, la sélection par les agriculteurs, sont présentées de façon un peu trop simpliste. Une association stricte est faite entre la gestion de la diversité génétique et la sélection par les agriculteurs. Certes, les banques de gènes ne peuvent pas être la seule solution au maintien de la diversité génétique des espèces cultivées ; les agriculteurs peuvent contribuer à la gestion de cette diversité, mais ils ne pourront pas développer une sélection suffisamment efficace pour nourrir la planète. Il faut séparer les deux fonctions. Par ailleurs, il y a bien un risque de privatisation des ressources génétiques contre lequel il faut lutter. En France, dans le cadre de la charte nationale de gestion des ressources génétiques [2], l’INRA en liaison avec les sélectionneurs, a mis en place un système de conservation statique des ressources génétiques pour les espèces sélectionnées avec re-multiplication des échantillons conservés tous les 20-30 ans environ.

Deux points essentiels non abordés {{}}Illustration

Comment nourrir la planète ? Photo

À aucun moment le problème essentiel de la nécessité d’augmenter les rendements n’est évoqué. Comment nourrir 9 milliards d’habitants en 2050 ? La seule sélection par et chez l’agriculteur (qui est présentée dans l’émission) ne sera évidemment pas suffisante (voir études de la FAO1). « La révolution verte correspond à une industrialisation de l’agriculture », certes, mais elle a permis d’éviter des famines. Ainsi en 50 ans, alors que la population mondiale a été multipliée par 2,3, la production en calories des céréales majeures (blé, riz, maïs, qui font plus de 50 % des calories consommées) a été multipliée par 3,6. En proportion, la population mondiale sous-alimentée a diminué, mais il y a toujours environ 1 milliard d’humains qui sont sous-alimentés (données FAO). Que serait la situation si les rendements n’avaient pas augmenté ?

Comment financer la nécessaire amélioration des plantes ?

Augmenter la quantité et la qualité des productions pose la question de l’organisation de la sélection. Qui paiera le progrès génétique (qui n’est pas gratuit, ne se réalise pas tout seul et peut demander des investissements assez importants) ? En essayant de répondre à cette question on retombe sur l’organisation de la filière semences. Pour les plantes de grande culture, la filière actuelle est une réponse, d’autres réponses sont peut-être possibles dans certains pays, comme la sélection par la recherche publique, mais celle qui est proposée, la sélection par et chez les agriculteurs, ne peut pas permettre d’atteindre l’objectif essentiel de l’agriculture qui est de mieux nourrir la planète (voir ci-dessus). Cette forme de sélection peut avoir sa place dans certains pays en développement avec une agriculture de subsistance, mais elle ne peut avoir qu’une place très limitée en France et en Europe et plus généralement dans les pays avec une agriculture développée.

Deux choix de société ? un film partisan

Oui, il y a un problème de choix de société et de types d’agricultures. Le film ne considère que deux types de sociétés : une société avec une agriculture très intensive, polluante et dangereuse pour l’Homme, et une société avec une agriculture très vertueuse, écologique, bénéfique pour l’environnement et la santé mais insuffisante pour nourrir le monde. Entre ces deux types extrêmes d’agricultures auxquels il est difficile de souscrire pour des raisons différentes, mais tous les deux non durables, il est évident qu’il y a la place pour différents types d’agricultures durables, suffisamment productives pour nourrir l’humanité et respectueuses de l’environnement et de la santé.

Le problème est que les éléments qui permettraient de se forger une opinion n’étaient pas présentés dans le documentaire. L’indienne Vandana Shiva, présentée à tort comme spécialiste (voir encadré), était là, renforçant le côté partisan du documentaire. Il s’agit pourtant d’un sujet important pour l’avenir de la société, touchant aux relations entre agriculture et société, et surtout très lié au problème général de la faim dans le monde. Sur un tel sujet, une chaîne d’information publique doit apporter des éléments pour faire réfléchir en montrant les avantages et les limites ou les inconvénients de tels ou tels choix de société ou d’organisation économique... Non seulement ce n’est pas ce qui a été réalisé, mais c’est une seule vision partisane qui a été présentée, sans aucune référence et qui plus est, avec des informations fausses.

Quelques erreurs importantes

« Les hybrides sont stériles »

C’est bien là une contre-vérité. Rien n’empêche tout agriculteur de ressemer ses propres graines de maïs, elles ne sont pas stériles. Il perdra ’simplement’ 25 à 30 % de rendement et aura un produit très hétérogène (hétérogénéité qui n’est pas très ennuyeuse pour un maïs récolté en ensilage, comme l’agricultrice interviewée, et la perte de rendement pour une récolte en ensilage est d’ailleurs plus faible que pour une récolte en grain).

L’étrange rhétorique de Vandana Shiva Photo

Vandana Shiva est une militante indienne qui est devenue une des figures de proue du mouvement altermondialiste. Elle est très sollicitée sur certains campus américains. Son opposition à la mondialisation se manifeste en fait essentiellement dans une opposition aux OGM, responsables, selon elle, d’une infinie variété de dégâts sociaux et environnementaux. Sa présentation de ces dégâts supposés se caractérise par une emphase dans la critique qui confine souvent à l’absurde. Par exemple, malgré l’absence de données factuelles pour appuyer la légende urbaine des suicides de paysans en Inde à cause de l’introduction des OGM (voir [3,4] par exemple), et malgré les nombreuses démonstrations inverses, elle continue à alimenter la diffusion de ce hoax en parlant de génocide2. Son éco-féminisme s’accommode de comparaisons qu’on peut juger de mauvais goût quand elle écrit : « Dire que les agriculteurs devraient être libres de cultiver des OGM, qui peuvent contaminer des exploitations biologiques, c’est comme dire que les violeurs devraient avoir la liberté de violer. »3. Elle est souvent présentée en Occident par ses partisans comme une scientifique indienne de premier plan, et elle s’efforce elle-même d’entretenir la confusion en convoquant ses supposées qualifications en physique quantique pour appuyer ses prises de positions politiques4. En réalité, Vandana Shiva a arrêté ses études en sciences physiques à un niveau équivalent à la licence, et a ensuite soutenu une thèse en philosophie des sciences. Yann Kindo

« Les suicides en Inde dus au développement du cotonnier transgénique »

Il est prouvé que ces suicides sont dus à un endettement des petits agriculteurs et à une politique agricole défavorable qui, au départ, les a encouragés à investir dans une certaine intensification (avec mécanisation) puis les a abandonnés : les OGM ne sont pas directement en cause dans les suicides constatés (voir par exemple les articles publiés dans Science et pseudo-sciences [3,4]). À noter que le taux de suicides est sept fois plus faible chez les agriculteurs que la moyenne des suicides dans la population (10,5 pour 100 000 habitants). Ce taux est même inférieur à celui observé dans la population agricole française (environ 30 pour 100 000 d’après l’Institut de veille sanitaire) [6].

« 75 % de la diversité des graines cultivées a été perdue »

D’où vient ce chiffre ? pour quelles espèces ? Ce chiffre ne correspond en rien à la réalité, surtout si l’on dit que c’est dans les 100 dernières années. On a évidemment perdu de la diversité en passant des variétés-populations à des variétés plus homogènes. Mais depuis 60 ans, en France et en Europe, sur différentes espèces de grande culture (blé, maïs...), la diversité génétique des variétés à la disposition de l’agriculteur n’a, en moyenne, absolument pas diminué (il y a eu des périodes de diminution et des périodes d’augmentation), alors que les établissements privés de sélection se sont développés. On peut même dire que la diversité génétique utile (pour les caractères agronomiques) a augmenté... car perdre des gènes de sensibilité aux maladies n’est pas un problème !

Références

[1] André Gallais (2011), Méthodes de création de variétés en amélioration des plantes, Éditions Quae, 278 p.
[2] Charte Nationale pour la gestion des ressources génétiques. www.brg.prd.fr/brg/pdf/Charte.pdf.
[3] « Le suicide d’agriculteurs en Inde », Louis-Marie Houdebine, 2009. Le suicide d’agriculteurs en Inde.
[4] « L’introduction du coton Bt et le suicide des agriculteurs en Inde. Vérité ou rumeur ? ». Interview de Guillaume Gruère – Science et pseudo-sciences n° 286, juillet-septembre 2009. L’introduction du coton Bt et le suicide des agriculteurs en Inde.
[5] Roger Establet, 2012. « Le suicide en Inde au début du XXI e siècle », Sociologie. http://sociologie.revues.org/1265.
[6] C. Bossard, G. Santin, I. G. Canu, 2012. Rapport de l’Institut de Veille Sanitaire. Surveillance de la mortalité par suicide des agriculteurs exploitants.
[7] André Gallais, 2012. Évolution de la diversité génétique des variétés à la disposition de l’agriculteur. Communication à l’Académie d’Agriculture de France le 23/1/2013.

À lire également :

Bernard Le Buanec, 2012. Le tout bio est-il possible ? Éditions Quae, Versailles, 240p.

André Gallais, Quae Éditions, 2013. Méthodes de création de variétés en amélioration des plantes

André Gallais, Quae Éditions, 2013. De la domestication à la transgénèse : évolution des outils pour l’amélioration des plantes

Notes

1 http://www.fao.org/newsroom/fr/news...

2 www.countercurrents.org/shiva100114.htm

3 Cité par Mark Lynas : www.fwi.co.uk/articles/07/01/2013/1...

4 Par exemple : www.rightlivelihood.org/v-shiva.html

Auteur : André Gallais, Professeur honoraire de Génétique et d’Amélioration des Plantes à AgroParisTech et membre de l’Académie d’Agriculture de France. Photo

Source : https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2411

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H.
Deux reportages diffusés en 2019 par ’France TV’ sur le glyphosate

La saga des semences issues d’OGM comprend également la longue bataille pour tenter de faire interdire la matire active glyphosate à effet herbicide qui accompagne certains OGM transgéniques. Nous rapportons ici l’accès à deux émissions des services publics de la télévision française qui éclairent, une fois encore, les auditeurs sur les effets et les méfaits de cette substance :

France 5 - Jeudi 17/01/2019 - Emission sur le glyphosate : ‘C à vous’ Enquête choc sur le glyphosate diffusé le jeudi 17.01.19 à 19h01 - Témoignages - 20 minutes, pour tous publics. Extrait : « Le glyphosate est un herbicide classé cancérigène probable par le Centre international de recherche sur le cancer. L’émission Envoyé Spécial a demandé à une dizaine de personnalités, ... de se soumettre à un test d’urine et de voir les résultats concernant le glyphosate. Elise Lucet et Tristan Waleckx nous parlent d’Envoyé Spécial « Glyphosate : comment s’en sortir ? » ce soir sur le plateau de ‘C à Vous’. 

Source : https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-10/883219-enquete-choc-sur-le-glyphosate-c-a-vous-17-01-2019.html

France 2 - 17/01/2019  : Envoyé spécial Glyphosate : comment s’en sortir ? - Diffusé le jeudi 17.01.19 à 21h10 magazines d’actu - 118 minutes. Pour tous publics. Peut-on sortir du glyphosate ? Pourquoi interdire cet herbicide, considéré par de nombreux scientifiques comme dangereux pour la santé, est-ce aussi long et difficile ? Au sommaire ... : ... Le glyphotest d’Envoyé. - Glypho or not glypho ? - Interdiction : le vote impossible. - Monsanto, la fabrique du mensonge. - Sri Lanka, un pays sans glyphosate.

Source : https://www.france.tv/actualites-et-societe/magazines-d-actu/860147-glyphosate-comment-s-en-sortir.html

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I.
Semences gratuites = droit inaliénable - Publié le 10 juin 2013 par Armelle Cadiou – Diffusé par « Advertance’ – Informations ‘grand public’

Qu’est-ce qu’une semence ?
En agriculture, une semence est une graine sélectionnée pour être semée.

http://www.advertance.eu/wp-content...

A quoi servent / servaient les semences ?
A obtenir des plantes pour l’année suivante sans avoir à les racheter.
Les jardiniers sont très friands de semences et adorent les échanger ainsi que des graines, des boutures … pour embellir leur jardin. Sur le site Graines et Plantes, il existe ainsi une bourse d’échanges gratuits de graines et plantes entre personnes : fleurs, légumes, plantes d’intérieurs, cactus, arbustes… ou tout autre végétal.

Ce système, vieux comme le monde, a permis aux voyageurs de ramener des espèces du bout du monde. Dans le monde du vivant, la règle est la gratuité. Si nous abordons le domaine des céréales, rares sont les gens qui cultivent eux-mêmes leurs semences, car les céréaliers travaillent sur de gros volumes. Prenons l’exemple du blé. Après sa récolte, le champ est retourné, « déchaumé », pour retirer le chaume qui est la partie de la tige du blé (ou d’une autre céréale), qui reste dans le champ après la moisson. Ainsi, les graines du blé – mais également celle des mauvaises herbes – vont germer en terre. Quelque temps plus tard, lorsque les plantes commencent à pousser, le champ est alors à nouveau labouré, retourné pour faire mourir les plantes qui ont poussé. Cette action peut être répétée plusieurs fois pour assainir la terre, d’autant qu’une terre bien travaillée donnera de meilleurs rendements. Arrive alors la période du semis, qui s’effectue soit à partir de ses propres semences comme Alain Pommart, soit avec des semences achetées, qui vont être de deux types :
– « conventionnelles » elle pourront être utilisées l’année d’après pour le semis
– « hybrides » elles ne sont plus réutilisables car issues d’un croisement qui favorise un rendement supérieur et/ou est traité contre les maladies, ce qui les rend stériles.
De toutes manières, dans les deux cas, ces semences sont traitées pour ne pas être mangées par les insectes. A l’heure actuelle, les allergies au blé s’accroissent, mais quand nous disons blé, de quel blé parlons-nous ? Je cite Alain Pommart sur le site Satoriz.fr, le bio pour tous :

Le blé apparaît comme étant un aliment qui a été particulièrement trafiqué…

On mange un système, pas du blé : toutes sortes de manipulations ont permis de réduire la taille des tiges, pour que le blé ne se couche pas sous le vent et soit plus facile à moissonner. Le blé n’a plus de feuilles, qui prennent une place inutile dans les champs… On a fait en sorte qu’il donne plus de grain, et que ce grain donne plus de farine que de son… Lorsqu’un agriculteur, par son travail conscient, permet à la force originelle du blé de revenir et que celui-ci perd ces caractéristiques artificielles, les spécialistes disent qu’il « dégénère » ! Pour moi, c’est le contraire, il se régénère ! Le blé est un aliment ancestral qui a une mémoire, il retourne à ses origines, il se retrouve, il évolue sainement dans le temps.

Les protéines du blé ont-elles changé avec ces mutations ?

On les recherche parce qu’elles donnent de la tenue au pain. On peut déjà constater qu’avec des variétés de blé récentes et une semence peu travaillée, la pâte à pain n’a pas beaucoup de tenue. Avec des variétés anciennes comme le Florence Aurore, le Rouge de Bordeaux ou le Probius que je cultive, c’est beaucoup plus régulier. C’est en partie dû au fait que les blés d’aujourd’hui ont été sélectionnés avec l’idée qu’on les fera pousser grâce à de l’azote minéral et non pas organique, ce qui modifie les glutens. Mais plus globalement, il ne faut pas oublier que les allergies concernent avant tout des aliments « mère » : la farine, le lait… ce qui est blanc. Le blanc n’a-t-il pas été sali ? Il me semble normal que les réactions d’allergie commencent avec ces aliments-là.

Aujourd’hui, l’Union européenne fait un pas supplémentaire en faveur des grands producteurs et contre les petits agriculteurs. Il faut tout d’abord savoir que l’Union Européenne est touchée par « l’accaparement des terres ». En effet, un rapport du réseau Coordination européenne Via Campesina et Hands off the Landpublié mercredi 17 avril dévoile le « scandale tenu secret », à savoir que seulement 3% des propriétaires terriens contrôlent la moitié des terres cultivables européennes. Le rapport révèle que les subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) « favorisent les grandes exploitations, marginalisent les petites fermes et bloquent l’installation d’agriculteurs potentiels ».

Sur le site de La France Agricole, qui évoque le rapport, il est précisé :
« La terre est saisie à travers l’Europe pour de multiples raisons, énumère le rapport : « la production de matières premières pour l’industrie alimentaire dominée par les sociétés transnationales, les industries extractives, les bioénergies », ou encore l’installation de fermes solaires, l’étalement urbain, etc… En France, « chaque année, plus de 60.000 hectares de terres agricoles sont perdues pour faire place à des routes, des supermarchés, à l’étalement urbain ou aux parcs de loisirs ». Souvent des cas isolés et de petite envergure, selon les auteurs du rapport, « mais ils s’additionnent » pour « empiéter sur les terres agricoles les plus fertiles et productives. Et ce sont les jeunes qui souhaitent s’installer qui en pâtissent le plus, regrettent Via Campesina et l’institut transnational. « La structure des programmes de subventions de la Pac et les politiques nationales d’accompagnement ne contribuent pas vraiment à [leur] entrée dans l’agriculture », constatent ces organisations. »

Et, manifestement, la terre n’appartient plus aux gens du pays. Alors que le discours officiel et la demande des consommateurs réclament de la « production locale », la mondialisation est à l’œuvre. La Chine doit nourrir ses 1 400 000 000 habitants et les subventions accordées par l’Union Européenne et payées par les Européens alimentent les investisseurs hors de la zone euro :
« Les petits agriculteurs locaux sont exclus du commerce des terres agricoles à la faveur d’une augmentation, ces dix dernières années, des acquisitions par « des sociétés chinoises, des fonds souverains et des fonds de pension du Moyen-Orient, aussi bien que par des oligarques russes et les géants de l’agroalimentaire », tous attirés par les subventions élevées offertes par l’UE. Les auteurs du rapport ciblent bien évidemment les aides qui leur sont attribuées via la politique agricole commune.

Le rapport constate que la moitié des terres agricoles de l’UE est désormais concentrée dans les 3 % des grandes exploitations de plus de 100 hectares. En outre, dans certains pays membres, la propriété agricole est aussi inégalement répartie qu’au Brésil, en Colombie ou aux Philippines, déplore le rapport. Selon lui, les entreprises chinoises se sont implantées à grande échelle en Bulgarie et les sociétés moyen-orientales sont des producteurs majeurs en Roumanie.

Et en ce début juin 2013, comme je vous le disais plus haut, l’Union Européenne franchit un pas supplémentaire en décidant que les agriculteurs seront obligés d’acheter des semences ou alors de payer une taxe !

Voici « La privatisationon des semences est scandaleuse : article de Hervé le Quéré sur 7seih.info - « Le Parti Breton s’insurge contre la décision de la commission européenne adopté le 6 mai dernier qui vise à contrôler le commerce des semences fermières en leur octroyant un Certificat d’Obtention Végétale (COV). Si le Parlement et le Conseil adoptent cette directive, cela aurait pour conséquence de remettre en cause le Droit inaliénable des agriculteurs et jardiniers à produire leurs propres semences.

Depuis plus de 10 000 ans en effet, ce sont les paysans qui, par une sélection massale continuelle, ont adapté espèces et variétés à leur propre territoire en assurant ainsi une adaptation parfaite à leurs besoins alimentaires et aux conditions pédoclimatiques de leurs terroirs. Ces ‘’variétés de pays’’ qui participaient à notre richesse biologique et à la nécessaire biodiversité, sont maintenant considérées comme des ‘’variétés hétérogènes’’ dangereuses et donc à réglementer !

L’Union Européenne est sous l’influence des Etats mais aussi des lobbies puissants. Si cette directive est mise en œuvre, les firmes semencières et biochimiques déposeront des brevets et autres COV afin de s’approprier cette richesse génétique. Cette privatisation d’un bien collectif et séculaire est inacceptable et scandaleux ! Comme aux USA (avec la firme Monsanto) les agriculteurs ou les jardiniers souhaitant produire leurs semences, seraient poursuivis en justice pour détournement d’un bien ne leur appartenant plus !

Cette expropriation est illégitime et digne des pays de non-Droit ! Les dérives bureaucratiques, la réduction des libertés fondamentales et la cupidité des sphères politiques et économiques qui ruinent la France sont également à l’œuvre en Europe. Au delà de l’aspect scandaleux de cette réglementation, l’aveuglement de nos dirigeants et le rejet de plus en plus fort de la classe politique et bureaucratique française et européenne, nous conduisent tout droit vers des dérives populistes dont on ne mesure pas encore la violence.

L’aggravation de la santé financière de nos agriculteurs, les perspectives moroses et l’augmentation inquiétante du chômage déstabilisent notre société et font le lit des extrémistes. Le Parti Breton demande instamment à Dacian Ciolos, Commissaire européen pour l’agriculture mais aussi au Parlement et au Conseil Européen de faire preuve de lucidité politique en refusant ce hold-up sur les semences. Le Parti Breton milite pour la démocratie, le respect de nos Droits spécifiques et l’autodétermination des Bretons, il milite aussi pour une Europe plus juste et respectueuse des droits imprescriptibles des paysans et des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

Le Réseau AMAP Ile de France se fait lui aussi l’écho de cette décision dans le numéro 16 « Sous les pavés la terre » du Réseau AMAP Ile de France

« Ressemer sa propre recole, interdit ou taxe »
L’usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt qu’un souvenir à l’image des œuvres picturales ou littéraires relatant « le geste auguste du semeur » Millet – Van Gogh – Victor Hugo – Mat 13,1-23.
Les graines étaient jusqu’alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leur propres récoltes et replantées l’année suivante. Depuis quelques années les semences sont protégées par un certificat d’obtention végétale (COV) qui concrétise le droit de propriété des « obtenteurs » de l’espèce ; ceci pour financer l’effort de recherche sur la génétique, afin que ces semences continuent d’être améliorées ! La France tolérait cette pratique ancestrale qui est devenue strictement réglementée du fait de la transposition d’un règlement européen de 1994. En sont exemptés les petits agriculteurs.
Les associations écologistes et paysannes craignent une mainmise sur la filière semencière et l’accès aux graines. La taxe serait due par les agriculteurs qui s’abstiendraient d’utiliser des semences commerciales, réduisant ainsi l’attrait des semences dites « de ferme ». L’impact sur la diversité agricole est à redouter.
Le système français semble rester plus tolérant que le système des USA concernant les variétés OGM. Nous sommes résolument dans un système de « brevet sur le vivant », et en premier lieu sur les plantes
Michel Moreau, administrateur du réseau AMAP-IdF

Pour mémoire, notre article sur la consultation biaisée de l’Union Européenne sur les produits bios : Consultation européenne sur les OGM et l’agriculture bio

Nous allons devoir redoubler d’advertance pour conserver ce droit inaliénable : produire le vivant sans redevance. Et pour cela, quelques sites où acheter vos semences bio :

Biaugerme
Groupe de 19 agriculteurs et agricultrices fondé il y a plus de 30 ans, sur les coteaux de l’Agenais et spécialisé dans la multiplication de semences biologiques potagères, florales et aromatiques.
Soucieux de conserver la biodiversité cultivée, vivante, nous avons choisi de produire des graines de variétés anciennes, qui vous donneront des légumes goûteux, fins et rustiques. Pour certaines de ces variétés nous sommes mainteneurs officiels et donc garants de leurs caractéristiques. Leur diffusion au plus grand nombre d’entre vous permet d’assurer leur sauvegarde.

Essembio
Depuis 14 ans, Essem’Bio propose aux professionnels et jardiniers une gamme de semences potagères, condimentaires et florales produite exclusivement selon les règles de l’agriculture biologique. Une grande partie de celle-ci est produite sous label Demeter.

Kokopelli
Pour la libération de la semence et de l’humus

Germinance http://www.germinance.com/
Grâce à un réseau d’une cinquantaine de producteurs de semences biologiques, dont la moitié pratiquent la biodynamie et sont certifiés Demeter, GERMINANCE propose des semences potagères biologiques, des semences d’engrais verts, de plantes fourragères, de plantes aromatiques et médicinales ainsi que de fleurs.

Réseau Semences Paysannes
Le Réseau Semences Paysannes est un réseau constitué de plus de soixante-dix organisations, toutes impliquées dans des initiatives de promotion et de défense de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés.

Outre la coordination et la consolidation des initiatives locales, le Réseau Semences Paysannes travaille à la promotion de modes de gestion collectifs et de protection des semences paysannes, ainsi qu’à la reconnaissance scientifique et juridique des pratiques paysannes de production et d’échange de semences et de plants.

Produire ses graines bio : légumes, fleurs et aromatiques – Christian Boué

Voilà, il ne vous reste plus qu’à agir avec advertance :
– être vigilant(e) pour signer toute pétition concernant ces sujets
– acheter vos articles chez des producteurs travaillant encore dans les règles de l’art dans le but de promouvoir la vie.

Un dernier article pour la route, celui de CNRS « les recettes pour nourrir la planète » qui a le mérite de reconnaître les torts de l’agriculture intensive,
« La révolution verte et la politique agricole qui l’a accompagnée ont provoqué non seulement des inégalités criantes entre les pays riches et les pays pauvres (lire chapitre précédent) mais aussi des dégâts environnementaux considérables. De fait, 1,9 milliard d’hectares et 2,6 milliards de personnes sont désormais affectés par la dégradation de l’environnement. L’agriculture moderne est l’une des principales causes d’épuisement des eaux, d’appauvrissement des sols et de pollution chimique. L’usage intensif d’engrais a entraîné l’eutrophisation2 de rivières, de lacs et de côtes, comme dans le golfe du Mexique. Les pesticides sont à l’origine de contaminations de la nappe phréatique et d’atteintes à la biodiversité. Et 30 % des émissions de gaz à effet de serre – méthane et protoxyde d’azote en tête – sont imputables à l’agriculture »
et de se diriger vers « une agriculture écologique et intensive »
« C’est pourquoi un nombre croissant de scientifiques prônent une nouvelle agriculture, « écologiquement intensive ». « L’intensification écologique consiste à augmenter les rendements de manière naturelle en utilisant au maximum les fonctionnalités écologiques et biologiques des écosystèmes, explique Michel Griffon, l’un des grands promoteurs du concept né en Californie. C’est l’exact opposé du “forçage”, c’est-à-dire le fait d’augmenter les rendements par des apports artificiels et importants de produits extérieurs à l’écosystème local, comme les engrais chimiques. »

Un début d’advertance pour tous ces experts ???

Vous avez trouvé cet article intéressant ? je vous remercie de le commenter et/ou de le partager sur vos réseaux sociaux. À propos de l’auteure Armelle Cadiou - Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial. Voir tous les articles de Armelle Cadiouhttp://www.advertance.eu/author/arm...

Source : http://www.advertance.eu/semences-gratuites-droit-inalienable/

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Dernières nouvelles semencières : patatras > Biodiversité. Le conseil constitutionnel interdit la vente de semences paysannes Par Eugénie Barbezat.

Dimanche, 23 Décembre, 2018 – Document ‘L’Humanité’

Le 2 octobre 2018 dernier, la loi Egalim avait été adoptée par l’Assemblée nationale, après plus de 9 mois de débats parlementaires intensifs. Cette loi Agriculture et Alimentation offrait d’encourageantes perspectives pour obtenir une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Pourtant, 23 des 98 articles viennent d’êtres censurés par le Conseil Constitutionnel, mettant un coup d’arrêt aux avancées saluées par les défenseurs de la biodiversité.

Lors de l’adoption de la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous) autorisant la vente de semences libres ou paysannes, de nombreuses organisations paysannes et défendant l’environnement s’était réjouies de la victoire apportée par l’article 78. Jusqu’ici réservée aux grands groupes semenciers tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical, la vente aurait ainsi été permise à des associations comme Kokopelli ou le Réseau Semences Paysannes. La loi prévoyait l’autorisation de la vente de semences anciennes à tous. Les géants des semences allaient perdre leur hégémonie sur ce gigantesque marché très lucratif.

Le 25 octobre, le Conseil Constitutionnel a finalement décidé de censurer 23 des 98 articles de la loi Egalim, soit plus d’un quart du texte de loi.

En plus de l’article 78, des avancées majeures ont ainsi été perdues comme l’article 86 sur l’intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l’enseignement agricole, et l’article 43 sur l’étiquetage des miels composés de mélanges ou l’article 56 sur la représentation des associations de protection de l’environnement dans les comités nationaux de l’Institut national de l’origine et de la qualité.

Les articles censurés

  • L’article 78 sur « la cession à titre onéreux de variés de semences relevant du domaine public » : article majeur, il permettait à quiconque de donner, d’échanger mais également de vendre des semences de variétés non inscrites au catalogue officiel des utilisateurs non-professionnels. Cela s’étendait donc du petit jardinier amateur jusqu’aux collectivités publiques.
  • L’article 86 sur « l’intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l’enseignement agricole » : Mieux instruire pour mieux préserver la nature et nos sols demain, c’était pourtant un objectif noble qui aurait permis une meilleure compréhension des besoins et des nécessités de notre terre, pour une agriculture plus saine et durable, et sur du long terme.
  • L’article 43 sur : « l’étiquetage des miels composés de mélanges » : si l’origine du miel ne vaut fondamentalement pas un gage de qualité, cette mesure avait pour but de rassurer le consommateur quant à la qualité du produit. L’étiquetage automatique aurait également pu construire un moyen dissuasif envers les importations, parfois douteuses, qui sont proposées dans nos supermarchés discounts.

Influence des lobbies

A l’origine de cette décision, plus de soixante sénateurs (LR) avaient saisi le Conseil Constitutionnel car ils estimaient que certains des articles de la loi Egalim « méconnaissaient plusieurs principes constitutionnels ». Si la saisine du Conseil constitutionnel par des parlementaires est prévue par la Constitution, la raison de la censure des articles questionne.

La loi Egalim avait été écrite après avoir rassemblé pendant plusieurs mois entreprises, ONG environnementales et organisations du monde agricole autour des Etats Généraux de l’Alimentation. Cette consultation participative unique devait permettre à « chaque partie prenante d’être gagnante ». La bataille a fait rage pendant des mois entre les différents participants, et ensuite entre le Sénat et l’Assemblée nationale, avant de pouvoir accoucher de ce texte législatif.

Malgré tout ce travail collectif, c’est finalement la seule décision de 8 « sages » (M. Laurent FABIUS, Président, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Jean-Jacques HYEST, Lionel JOSPIN, Mmes Dominique LOTTIN, Corinne LUQUIENS, Nicole MAESTRACCI et M. Michel PINAULT) du Conseil Constitutionnel qui a donné son visage définitif au texte de loi adopté début novembre. Ces sages ne sont pas élus mais désignés arbitrairement par le Président de la République et les présidents des assemblées parlementaires (Assemblée nationale et Sénat). Le Conseil constitutionnel est aujourd’hui suspecté d’être sous influence trop importante des lobbies. Photo.

Un échec de la démocratie participative

Pour comprendre pourquoi cette censure est d’autant plus troublante, il faut revenir sur l’origine de cette loi : tout commence le 20 juillet 2017 par le lancement de la consultation des États généraux de l’alimentation (EGA) sur une plateforme dédiée. Cette consultation publique permettait de mettre autour de la même table, des entreprises, ONG environnementales et organisations du monde agricoles, afin de préparer collectivement le projet de loi #Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable).

Alors même que la consultation des États généraux de l’Alimentation (EGA) devait contribuer à l’apaisement et la transparence du débat, la censure du Conseil constitutionnel de 23 articles pour des raisons « douteuses » relance la polémique autour des activités de lobbying auprès des « Sages de la République », dans un contexte de méfiance déjà palpable vis-à-vis de cette institution.

Les associations vent debout

Pour l’association Kokopelli, la censure des 23 articles de la loi Egalim représente « un camouflet insensé pour la démocratie représentative et le droit d’amendement des élus de la République. Nous devons ouvrir les yeux au plus vite, l’avenir des semences, de l’agriculture et plus largement de la ‘démocratie’ sont en jeu ! , prévient son président Ananda Guillet. Cette décision, au motif lapidaire et peu argumenté, provoque une fois encore une grave suspicion d’influence de certains lobbies au cœur du Conseil constitutionnel et met en doute l’impartialité de l’institution et sa raison d’être dans une démocratie. Les 9 membres du Conseil constitutionnel sont nommés (par le président de la République, le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale), ils doivent être les garants de notre constitution, sans mettre – en principe – en danger le processus démocratique et le débat des élus. 9 personnes qui, dans le cas de la loi Egalim, viennent à eux seuls de balayer des mois de débats parlementaires sur des sujets pourtant cruciaux au regard de l’urgence écologique. »

Se considérant comme des lanceurs d’alerte, les membres de Kokopelli ne comptent pas s’arrêter là, bien au contraire. « Cela fait vingt ans que nous faisons notre travail dans l’illégalité et nous allons continuer. Pour nous, cela ne change rien », affirme leur président. L’association, compte aujourd’hui entre dix et douze mille adhérents et près de 130 000 comptes clients dans sa base de données et a envoyé en 2017 plus de 700 000 sachets de semences en France et à l’étranger.

Pour sa part, Les Amis de la Terre veut forcer les « sages » à publier publiquement les « contributions extérieures » que lui font de façon opaque des groupes d’intérêts privés avant de prendre des décisions, ces « propositions » étant pour l’instant publiées après la décision prise par le Conseil. L’associatopn a donc déposé un recours inédit contre le Conseil constitutionnel pour mieux encadrer l’influence qu’exercent les forces économiques sur les Sages. La réponse est attendue d’ici … un an !

Document à télécharger : 

les_sages_sous_influence_-_rapport_amis_de_la_terre_-_odm.pdf

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Source : https://www.humanite.fr/biodiversite-le-conseil-constitutionnel-interdit-la-vente-de-semences-paysannes-665494

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Actualités - Semences : encore un méfait du Conseil constitutionnel : Les « sages » ont encore frappé par VICTOR Ayoli (son site) mardi 15 janvier 2019 - PhotoHaut du formulaire

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. Document ‘agoravox’. Accueil du site > Tribune Libre

Pour enfoncer les paysans soucieux de la biodiversité des semences et pour protéger Monsanto, Bayer, DuPont, Dow Chemical et autres empoisonneurs patentés…

Les « sages » ont encore frappé. Pour enfoncer les paysans soucieux de la biodiversité des semences et pour protéger Monsanto, Bayer, DuPont, Dow Chemical et autres empoisonneurs patentés…

Lors de l’adoption de la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous) autorisant la vente de semences libres ou paysannes, de nombreuses organisations paysannes et défendant l’environnement s’étaient réjouies de la victoire apportée par l’article 78. Jusqu’ici réservée aux grands groupes semenciers tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical, la vente aurait ainsi été permise à des associations comme Kokopelli ou le Réseau Semences Paysannes. La loi prévoyait l’autorisation de la vente de semences anciennes à tous. Les géants des semences allaient perdre leur hégémonie sur ce gigantesque marché très lucratif.

Mais c’était sans compter sur les Ganelons de la république. En effet, le 25 octobre, le Conseil constitutionnel a finalement décidé de censurer 23 des 98 articles de la loi Egalim, soit plus d’un quart du texte de loi.

Cette censure est d’autant plus troublante qu’elle s’attaque à une loi qui résultait d’une démarche de démocratie participative, celle-là même que réclament à cor et à cri les Gilets jaunes et… que propose le gouvernement avec son « grand débat ». En effet, dans le cadre des États généraux de l’alimentation, le 20 juillet 2017 une consultation publique permettait de mettre autour de la même table, des entreprises, des ONG environnementales et des organisations du monde agricoles, afin de préparer collectivement le projet de loi #Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable).

Suite à ce travail collectif, le 2 octobre 2018, la loi Egalim avait été adoptée par l’Assemblée nationale, après plus de 9 mois de débats parlementaires intensifs. Cette loi Agriculture et Alimentation offrait d’encourageantes perspectives pour obtenir une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Pourtant, 23 des 98 articles viennent d’être censurés par le Conseil constitutionnel, mettant un coup d’arrêt aux avancées saluées par les défenseurs de la biodiversité.

Alors même que la consultation des États généraux de l’Alimentation (EGA) devait contribuer à l’apaisement et la transparence du débat, la censure du Conseil constitutionnel de 23 articles pour des raisons « douteuses » relance la polémique autour des activités de lobbying auprès des « Sages de la République », dans un contexte de méfiance déjà palpable vis-à-vis de cette institution.

Les méfaits de cette institution sont nombreux. Cette institution prestigieuse est garante de la Loi ultime. On peut penser qu’elle est là pour veiller sur l’intérêt des citoyens, le respect de la justice, l’équilibre des Pouvoirs… Tè ! Fume ! Ainsi, le Conseil constitutionnel, manifestement plus soucieux de la liberté d’entreprendre et de l’intérêt des grosses multinationales que de la fraude fiscale, a censuré, fin 2016 une disposition appelée « taxe Google », ceci « au nom de l’égalité devant l’impôt ». Il estime que ce texte revient à « laisser à l’administration fiscale le pouvoir de choisir les contribuables qui doivent ou non entrer dans le champ d’application de l’impôt sur les sociétés ». Pourquoi ? Certains ont « le droit » de ne pas payer d’impôts ?

Mais ce n’est pas tout. Trois semaines plus tôt, ce même Conseil constitutionnel avait déjà annulé une disposition sur le reporting pays par pays, imposant une transparence aux multinationales, laissant l’État totalement démuni pour lutter contre une fraude qui coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an : « L’obligation faite à certaines sociétés de rendre publics des indicateurs économiques et fiscaux correspondant à leur activité pays par pays est de nature à permettre à l’ensemble des opérateurs qui interviennent sur les marchés où s’exercent ces activités, et en particulier à leurs concurrents, d’identifier des éléments essentiels de leur stratégie industrielle et commerciale. Une telle obligation porte dès lors à la liberté d’entreprendre une atteinte manifestement disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi. »

Mais ce n’est pas encore fini. Ce même jour, le Conseil constitutionnel a retoqué encore un article de la loi des finances prévoyant de sanctionner ceux qui ne signaleraient pas des opérations soumises à TVA supérieures à 863 000 euros. Une paille… Cette « omission » aurait valu, selon la disposition de la loi, une amende proportionnelle au montant non déclaré. Les « sages » ont jugé qu’« en prévoyant une amende proportionnelle non plafonnée, pour un manquement à une telle obligation de signalement, alors même que la personne sanctionnée ne pouvait savoir que son cocontractant ne reverserait pas la taxe sur la valeur ajoutée, le législateur a instauré une sanction manifestement disproportionnée à la gravité des faits qu’il a entendu réprimer ». Eh ! Oh ! Magouiller la TVA, c’est un peu un sport national, non ? Mouis… Mais la fraude à la TVA coûte entre 20 et 30 milliards chaque année à l’État.

Ainsi, une institution que l’on croyait exemplaire, vouée à la défense des citoyens, se révèle être un « machin » démontant - entre autres méfaits comme présentement sur les semences - toutes les mesures permettant à l’État de lutter contre la fraude fiscale. Ainsi, les « sages » censés être les intransigeants défenseurs de l’égalité, de la liberté, de la justice s’avèrent être les complices zèlés des plus magouilleuses des entreprises. Étrangères de surcroît !

Il faut savoir que les « sages » sont l’objet de soins aux petits oignons de la part des lobbies. Ils reçoivent ainsi des « portes étroites » de la part de groupes de pression les « prévenant amicalement » que telle ou telle disposition d’une loi serait anticonstitutionnelle…

Après, on s’étonnera du rejet des institutions, de la montée des populismes et de la révolte des Gilets jaunes, en marche vers une révolution ! Vous ne les connaissez pas les dix « Sages » du Conseil constitutionnel ? Les voilà :

Laurent FABIUS, nommé par le président de la République en février 2016

Valéry GISCARD D’ESTAING, membre de droit comme ancien président de la république

Michel CHARASSE, nommé par le président de la République en février 2010

Claire BAZY MALAURIE, nommée par le Président de l’Assemblée nationale en août 2010

Nicole MAESTRACCI, nommée par le président de la République en février 2013

Lionel JOSPIN, nommé par le Président de l’Assemblée nationale en décembre 2014

Jean-Jacques HYEST, nommé par le Président du Sénat en octobre 2015

Michel PINAULT, nommé par le Président du Sénat en février 2016

Corinne LUQUIENS, nommée par le Président de l’Assemblée nationale en février 2016

Dominique LOTTIN, nommée le 25/102017 par le président du Sénat en remplacement de Nicole BELLOUBET sortie pour devenir ministre de Macron

Parmi les anciens Présidents de la République, membres de droit du Conseil constitutionnel, seul Valéry Giscard d’Estaing siège actuellement au Conseil constitutionnel. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne siègent plus depuis respectivement mars 2011 et janvier 2013. Les conseillers constitutionnels sont payés autour de 7.000 euros mensuels, sans compter les avantages liés à la fonction. Eh ! Jupitounet, tu nous a questionné sur les institutions qui ne servent à rien, je crois. Ben, en voilà une.

Source : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/semences-encore-un-mefait-du-211664

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Actualités -
La transition agroécologique passe aussi par les NBT selon le GNIS - F.-X. D. 11 janvier 2019Photo ©BASF – ‘Le betteravier’ Semences Gnis NBT

Selon l’interprofession des semences, la transition agroécologique passe par la diffusion de variétés résistantes aux bioagresseurs. Et pour cela, les nouvelles techniques d’édition de gènes (NBT) sont indispensables.

« L’accompagnement de la transition agroécologique serait plus compliqué, plus lent, moins vigoureux si les obtenteurs ne pouvaient pas utiliser la mutagénèse et les NBT », a déclaré le président de l’interprofession des semences, François Desprez, lors de sa conférence annuelle le 10 janvier 2019. À cette occasion, le Gnis a rappelé qu’il s’engage à innover pour accompagner les filières dans la transition de l’agroécologie, comme le prévoit son plan de filière semences et plants publié l’année dernière, suite aux États généraux de l’alimentation. Mais pour le Gnis, la transition agroécologique passe aussi par la diffusion de variétés résistantes aux bioagresseurs. Et pour cela, les nouvelles techniques d’édition de gènes (NBT) sont indispensables.

Selon le Gnis l’arrêt de la CJUE (Cour de Justice européenne) de juillet dernier, concernant la mutagenèse et les nouvelles techniques de sélection, risque de priver les obtenteurs d’outils efficaces. « Il s’agit de méthodes à disposition des acteurs de l’amélioration variétale : pour enrichir la diversité cultivée, pour pouvoir se passer un jour des produits phytosanitaires, pour améliorer la qualité de notre alimentation », plaide François Desprez. Si le Gnis espère que la décision du conseil d’État n’ira pas au-delà de l’arrêt de la CJUE, l’interprofession est surtout favorable à l’ouverture d’un vrai débat sur les nouvelles techniques de sélection et leur utilisation.

Renforcer le dialogue avec les citoyens

La création au sein du Gnis d’un comité des enjeux sociétaux est l’occasion d’instaurer un dialogue structuré avec la société civile et les associations de consommateurs.

D’autre part, le Gnis est en pleine réflexion pour modifier sa gouvernance à partir de 2020. L’interprofession veut enfin sensibiliser les étudiants à l’intérêt des sciences du végétal et de l’amélioration des plantes. Pour cela, le Gnis lancera en février prochain, en collaboration avec Agrocampus Ouest, un MOOC intitulé « Semences végétales, quels enjeux pour notre avenir ? ».

https://www.lebetteravier.fr/images...
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l’actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an. Source : https://www.lebetteravier.fr/flash-infos/764-la-transition-agroecologique-passe-aussi-par-les-nbt-selon-le-gnis.html

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Auteur avec traductions, avec compléments entre […] et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 20/01/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Semences Le marché mondial des semences à travers les activités des entreprises dominantes dans le commerce solvable et profitable.2

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