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"Lors des élections pour le parlement européen du 26 mai 2019 en France, il est indispensable de placer, en tête des arguments politiques, les dérèglements climatiques et les mesures à prendre d’urgence"’ par Jacques Hallard

dimanche 12 mai 2019 par Hallard Jacques


ISIAS Climat Politique

Lors des élections pour le parlement européen du 26 mai 2019 en France, il est indispensable de placer, en tête des arguments politiques, les dérèglements climatiques et les mesures à prendre d’urgence

Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Sitehttp://www.isias.lautre.net/ISIAS – 12/05/2019

Illustration : Elections Européennes 2019 – Source ‘Vie Publique’

PLAN : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Actualités - Climat et environnement sont au centre des élections européennes ! Publié le 27 mars 2019 par Novethic – « La désignation de Pascal Canfin comme numéro 2 de la liste ‘La République en Marche’ conduite par Nathalie Loiseau pour les Européennes, fait de l’écologie un thème fort de campagne. Ancien député européen, inspirateur de ‘Finance Watch’ et membre du groupe d’expert de haut niveau sur la finance durable, Pascal Canfin dirigeait jusque-là le WWF France… » - A lire en totalité sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/climat-et-environnement-au-centre-des-elections-europeennes-147078.html

Elections européennes : « Il faut remettre du positif, de la bienveillance et de l’envie … On doit démontrer la cohérence et continuer à expliquer l’enjeu aux Français ». Emmanuel Macron, Président de la République française (‘lefigaro.fr’ 08/05/2019).

Considérer la question brûlante du climat aujourd’hui, incite tout d’abord à réécouter l’audition de Jean-Marc Jancovici à l’Assemblée Nationale en 2013, déjà ! Se reporter à l’annexe. Jean-Marc Jancovici « est un ingénieur français, chef d’entreprise et consultant. Il est également enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur indépendant. Il est essentiellement connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur les thèmes de l’énergie et du climat… »


Le présent dossier à usage didactique comprend une sélection d’une trentaine de documents écrits et/ou sonores dont la liste est donnée dans le sommaire ci-dessous.

Les modalités des élections européennes et les 34 listes en présence en France sont abordées dans un premier temps. Les conséquences du réchauffement climatique sont repassées en revue ainsi que diverses contributions qui reprennent ce sujet au niveau européen avec un regard critique ou au contraire positif.

Les comportements possibles vis-à-vis du grave et indiscutable dérèglement climatique sont suggérés, aussi bien par et pour les diverses formations politiques auxquelles il est fait référence, que pour des actions individuelles, citoyennes et militantes.

Les mises en œuvre possibles pour le climat au niveau des villes et des municipalités sont aussi rappelées et l’engagement récent de la jeunesse en faveur du climat est souligné – et encouragé - pour tenter d’influencer, voire de contraindre les gouvernements et les administrations publiques à s’impliquer davantage et d’urgence, avec courage et détermination, afin de ne pas aggraver le fardeau que porterons les générations futures de toutes les populations au niveau mondial.

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Sommaire

1. Élections européennes de 2019 d’après Wikipédia (extraits)

2. Le rôle du député européen expliqué par ‘Vie Publique.fr’ – Vidéo 1:58

2Bis. Européennes 2019 : un nouveau mode de scrutin, plus d’eurodéputés français le 25 avril 2019

3. Elections européennes : Comment fonctionnent les partis au Parlement européen ? Par Thibaut Le Gal (Infographies de Laure Cometti) - Publié le 03/05/19

4. A quoi ressemblera le futur Parlement européen ? Document ‘Toute l’Europe’Infographie 19.04.2019 Marie Guitton & Steven Kakon

5. France - Elections européennes : 33 listes validées, 2 607 candidats en lice - e 04/05/2019 - Document ‘francetvinfo.fr’

6. Elections européennes : trente-trois listes ont été déposées, un record - Par Patrick Roger 04/05/2919 ‘Lemonde.fr’

6bis. Voici les 33 listes pour lesquelles vous allez pouvoir voter aux élections européennes par France Inter publié le 4 mai 2019

7. Treize conséquences concrètes du réchauffement climatique -Par Emilie Jardin 03/05/2019 – Document ‘CNews’

8. L’Europe a-t-elle abandonné la bataille pour le climat ? Par Marie-Noëlle Bertrand - Mardi, 23 avril, 2019. Document ‘humanite.fr’

9. L’Europe a besoin d’une pensée et d’une âme : à sa tête, il n’y a que des experts comptables ! Et c’est pour ça qu’elle meurt... De profundis –ParBenoît Rayski - Publié le 22 Juin 2018 – Document ‘atlantico.fr’

9Bis. Régis Debray et Laurent Gaudé : pourquoi l’Europe ne fait-elle pas rêver ? – Enregistrement de 53 minutes France Culture

10. Environnement : que proposent les candidats aux européennes ? Rédigé par Paul Malo, le 4 mai 2019, à 8 h 00 min – Document ‘ConsoGlobe’

11. L’Europe en fait-elle assez pour l’écologie ? Par Charlotte Jousserand 10/04/2019 (mis à jour à 06:09) – Document France Culture

12. Sous la pression de la rue (sic !), le Parlement britannique est le premier au monde à décréter ’l’urgence climatique’ - Publié le 02 mai 2019 par Novéthic

13. En pleine grève mondiale pour le climat, l’Assemblée Nationale reporte de 3 ans l’interdiction de pesticides - Julian Vadis, lundi 18 mars 2019

14. Urgence climatique : que proposent les candidats aux européennes ? Par Paola de Rohan-Csermak I Publié le 30 Avril 2019 – Document ‘WeDemain’

15. Climat. LREM, MoDem, PS, LR, UDI  : des députés de tous bords unissent leurs forces - Ouest-France - Modifié le 08/10/2018

16. Elections européennes : Yannick Jadot (EELV) compare la liste LREM à un pot de yaourt « vert » aux arômes « artificiels » -20 Minutes avec AFP -Publié le 06/05/19

17. ‘Place publique’ lance une campagne autour de 10 combats communs

18.Climat et environnement au centre des élections européennes ! Publié le 27 mars 2019 par Novethic

19. Transition écologique : un référendum ne palliera pas l’inaction politique - Analyse d’Anne Bringault membre du Réseau pour la transition énergétique et du Réseau Aaction Climat, 03/05/2019

20.’Le réchauffement climatique is coming’ : quand la ministre Brune Poirson rejoueGame of ThronesPar Benjamin Rieth14/04/2019

21.Cent solutions pour inverser le cours du réchauffement climatique – Enregistrement de 58 minutes -13/05/2018 – France Culture

22. Et si la transition écologique et énergétique était possible ! Enregistrement de 58 minutes16/10/2016 France Culture

23. Bienvenue dans la grande famille des climactivistes ! – « Ensemble, sauvons le climat »

24. Pourquoi les villes ne s’adaptent-elles pas plus au changement climatique ? ParJean-Loup Delmas - Publié le 30/04/2019

25. Environnement : 200 maires européens s’unissent pour la planète 07 mai 06:39 - La rédaction de LCI

26. Européennes : LREM met le paquet sur l’écologie pour se relancer Par Geoffroy Clavel05/05/2019 13:10 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr/’

27. Politique et environnement : les jeunes sont ’vent debout’ ! Enregistrement de 58 minutes - 17/02/2019 – France Culture

Annexe - Audition sur le changement climatique de J-M Jancovici à l’Assemblée Nationale - 06/02/2013 - Par Jean-Marc Jancovici - Vidéo 1:55:21 ajoutée le 6 février 2013

Dernière minute - Politique - LREM dévoile son programme pour les européennes en avance pour se donner de l’air - Par Par Anthony Berthelier 08/05/2019 – Document ‘huffpost.fr’

Nouvelles - Le changement climatique, thème central des élections européennes Par : Frédéric Simon

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1.
Élections européennes de 2019 d’après Wikipédia (extraits)

Cet article ou cette section contient des informations sur des scrutins à venir. Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent. La dernière modification de cette page a été faite le 2 mai 2019 à 22:30. Élections européennes de 2019 : 705 sièges du Parlement européen
(Majorité absolue : 353 sièges).

Les élections européennes de 2019 ont lieu entre le 23 et le 26 mai 2019 afin d’élire les députés européens représentant les vingt-sept États membres de l’Union européenne, si le départ du Royaume-Uni est acté, au sein du Parlement européen pour un mandat de cinq ans. Il s’agit des neuvièmes élections européennes depuis le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Le scrutin est obligatoirement proportionnel dans chacun des États.

Contexte

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Les élections européennes de 2019 prennent place dans un contexte inédit pour l’Union européenne. La précédente mandature, entre 2014 et 2019 fut en effet l’objet de nombreux événements susceptibles d’influer sur la situation politique européenne, comme le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne en 2016, l’arrivée ou la reconduction au pouvoir dans plusieurs pays de gouvernements eurosceptiques et populistes (en Hongrie en 2014, en Pologne en 2015, en Autriche en 2017 et en Italie en 2018) et l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat en 2015.

Les élections européennes de 2019 ont aussi lieu après près de quinze ans de présidence de la Commission européenne par le Parti populaire européen et cinq années de pouvoir de la commission Juncker ayant obtenue la confiance des Parti populaire européen, Parti socialiste européen et Parti de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe.

Certains analystes prévoient que les élections de 2019 pourraient mettre fin à la grande coalition entre le groupe populaire et le groupe des socialistes et démocrates qui disposent à eux deux de cinquante-quatre pour cent des sièges et nécessiter des alliances plus complexes peut-être à quatre partis pour acter une loi6.

Selon certaines tendances, les deux groupes majoritaires pourraient perdre des sièges au profit de partis populistes6.

Mode de scrutin - Généralités

Les élections européennes permettent d’élire, directement, les députés qui composent le Parlement européen et, indirectement, le président de la Commission européenne. Le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne prévoit que les citoyens des États de l’Union européenne peuvent voter et être élus dans l’État dans lequel ils résident, même s’ils n’en sont pas citoyens7.

Chacun des 27 États membres de l’Union européenne fixe ses propres règles d’organisation du scrutin, pourvu que l’élection ait lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal8 :

La particularité de 2019, compte tenu du Brexit, tient au fait que certains pays verront leur nombre de députés augmenter au moment du Brexit, en prenant les suivant sur la liste, croit savoir France2410….

Article complet à lire à la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_europ%C3%A9ennes_de_2019

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2.
Le rôle du député européen expliqué par ‘Vie Publique.fr’ – Vidéo 1:58

Le député européen exerce 3 pouvoirs :

  • législatif : le
    Parlement est partie prenante dans l’adoption des actes juridiques communautaires, en ’procédure législative ordinaire’ (anciennement codécision), en procédure d’approbation ou de consultation, avec dans certains cas un droit d’initiative ;
  • budgétaire : il établit, avec le Conseil de l’Union européenne, le budget annuel de l’UE ;
  • de contrôle : il intervient dans la procédure de désignation du président de la Commission européenne et peut censurer la Commission.
    Document ‘La Documentation française’ - Source : https://www.vie-publique.fr/actualite/faq-citoyens/elections-europeennes-2019/#art15065

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2Bis.
Européennes 2019 : un nouveau mode de scrutin, plus d’eurodéputés français le 25 avril 2019

Les prochaines élections européennes ont lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Ces élections vont permettre de désigner les 79 représentants de la France au
Parlement européen pour les cinq années à venir.

Les députés européens sont élus au
suffrage universel direct depuis 1979.

Mise à jour en cours

Un
projet de loi a été examiné lors du
Conseil des ministres du 24 avril 2019. Dans l’hypothèse où le Royaume-Uni participerait aux élections européennes, la France n’enverrait au Parlement européen que 74 eurodéputés sur les 79 élus. Les 5 candidats élus de la 75e à la 79e place entreraient en fonction à la date du retrait effectif du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit).

Pour mieux comprendre les règles et les enjeux des élections européennes, Vie-publique.fr vous propose un dossier en plusieurs volets sur :

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3.
Elections européennes : Comment fonctionnent les partis au Parlement européen ? Par Thibaut Le Gal (Infographies de Laure Cometti) - Publié le 03/05/19 à 09h35 — Mis à jour le 03/05/19 à 17h00 - Photo - Le Parlement européen à Strasbourg. — ISOPIX/SIPA - Aujourd’hui, nous nous concentrons sur les alliances au Parlement européen. Extraits

Le 26 mai prochain, les Français sont appelés aux urnes pour choisir leurs nouveaux députés européens. A l’occasion du scrutin, 20 Minutes répond aux questions que vous vous posez sur le fonctionnement du Parlement européen, la mission des eurodéputés ou leur mode d’élection.

Comment fonctionnent les groupes politiques au sein du Parlement européen ?

A Strasbourg, les 751 députés, élus au niveau national, siègent au sein de groupes politiques européens. Les parlementaires ne se rassemblent donc pas par nationalité, mais selon leurs « affinités politiques », précise le règlement intérieur du Parlement.

Pour constituer un groupe, il faut rassembler au minimum 25 députés élus dans au moins un quart des États membres, soit 7 pays actuellement. Il existe aujourd’hui 8 groupes européens, dont le Parti populaire européen (PPE, de droite et centre-droit) et le Parti socialiste européen (PSE), les deux plus importants.

« Ces groupes rassemblent des diversités politiques assez larges. Car le clivage droite-gauche ne signifie pas la même chose entre les différents pays sur les questions sociales ou sociétales », indique Emmanuelle Reungoat, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Montpellier et spécialiste des questions européennes. Les partis co-existants au sein de ces formations n’ont pas forcément la même cohérence idéologique. Le PPE rassemble par exemple aussi bien la CDU d’Angela Merkel, Les Républicains, ou le Fidesz de Victor Orban (avant sa récente suspension).

« Pour participer à la vie politique du Parlement, il faut être dans un groupe, les non-inscrits n’ont aucun pouvoir. Pour simplifier, plus on est nombreux, et plus on a de chances d’être influent », résume la spécialiste. Avant chaque vote en séance plénière, chaque groupe examine les rapports issus des commissions parlementaires et dépose des amendements.

Dans quel groupe européen vont siéger les partis politiques français ?

Certains partis ont été clairs mais tout dépendra des rapports de force au lendemain des élections de mai prochain. Yannick Jadot, tête de liste EELV a indiqué que ses élus siégeraient au sein du groupe des Verts/Alliance libre européenne, qui rassemble les écolos européens. Les Républicains devraient rester au sein du Parti populaire européen.

Le Rassemblement national pourrait poursuivre son alliance avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini et le FPÖ autrichien au sein de l’Europe des nations et des libertés (ENL) ou tenter de créer un pôle populiste plus large au sein du Parlement. Les élus de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan et les Patriotes de Florian Philippot siégeaient eux au sein de l’Europe de la liberté et de la démocratie directe, qui regroupe aussi le Mouvement 5 Etoiles italien et les Britanniques de UKIP. Mais Debout la France a annoncé en février qu’il siégerait avec les Conservateurs et réformistes européens dans un nouveau groupe.

Les insoumis devraient se retrouver au sein de la Gauche unitaire avec les élus communistes européens. Qu’en sera-t-il des eurodéputés du PS/Force publique et de La République en marche ? Après quelques hésitations, Raphaël Glucksmann et ses colistiers devraient finalement siéger au groupe du Parti socialiste européen, même si l’une des candidates, Aurore Lalucq, a demandé à siéger dans le groupe des Verts.

Emmanuel Macron aimerait bien faire en Europe ce qu’il a réussi en France : dépasser les clivages habituels pour créer une force centrale. LREM devrait s’appuyer sur l’actuel groupe centriste européen l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE), où siégeaient jusqu’ici ses alliés du MoDem.

Source : https://www.20minutes.fr/politique/2498687-20190503-elections-europeennes-comment-fonctionnent-partis-parlement-europeen

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4.
A quoi ressemblera le futur Parlement européen ? Document ‘Toute l’Europe’

Infographie 19.04.2019 Marie Guitton & Steven Kakon - Partis politiquesParlement européenS&DPPEADLEExtrême droiteExtrême gauche

Si, comme le prévoient les sondages, les populistes raflent la mise en Italie, la gauche se maintient dans la péninsule ibérique, les libéraux l’emportent en République tchèque et les Verts en Lituanie… à quoi ressemblera le prochain hémicycle ?

Les élections européennes se tiendront entre le 23 et le 26 mai prochain selon les pays (le 26 mai en France).

Avec le Brexit, les Européens s’attendaient à n’élire plus que 705 eurodéputés. Mais la sortie du Royaume-Uni a été repoussée au 31 octobre 2019, et les Britanniques se préparent finalement à participer au scrutin. Au moins provisoirement, ce sont donc toujours 751 parlementaires européens qui devraient siéger à Strasbourg. Quel sera le nouveau rapport de force dans l’hémicycle ?

Depuis le mois d’avril, en comptabilisant les intentions de vote britanniques, les agrégats de sondages nationaux (notamment réalisés par Poll of Polls et Politico) donnent les chrétiens-démocrates du PPE en tête de la future assemblée (environ 23,3 % des sièges), devant les groupes de la droite eurosceptique voire europhobe (entre 20 et 23 % au total), les sociaux-démocrates du S&D (environ 19,5 %), les libéraux de l’ADLE (environ 13 %), les écologistes (environ 7,3 %) et la gauche radicale (environ 6,3 %).

Pour la première fois depuis vingt ans, les deux principaux groupes, à savoir le Parti populaire européen (PPE) et l’Alliance progressiste des socialistes & démocrates (S&D) pourraient ne pas disposer de la majorité à eux deux, souligne Contexte. L’Alliance des libéraux et démocrates pourrait ainsi devenir centrale dans la constitution de coalitions sur les propositions législatives à venir.

Les conservateurs en perte de vitesse

Selon les sondages actuels, amenés à évoluer d’ici aux élections qui auront lieu fin mai, l’écrasante victoire du Fidesz de Viktor Orbán en Hongrie, ainsi que les très bons résultats de la Plateforme civique en Pologne, du parti de centre-droit bulgare, ou même des conservateurs grecs (Nouvelle Démocratie pourrait remporter le scrutin en progressant de 10 points par rapport à 2014) n’empêcheraient pas le recul du Parti populaire européen (PPE) dont ils sont membres.

A l’avenir, ce groupe pourrait représenter moins d’un quart du futur hémicycle (environ 23% des sièges), contre 29% lors de la mandature 2014-2019. Une perte de vitesse liée au recul des partis traditionnels en France (Les Républicains ne sont crédités que de 13,5% des voix dans les derniers sondages, contre près de 21% en 2014), en Allemagne (Angela Merkel a lâché les rênes de la CDU après plusieurs revers électoraux en 2018), ou encore en Italie (à la faveur des nationalistes et des populistes qui composent l’actuelle coalition gouvernementale).

Elections européennes 2019 : mode d’emploi

Les eurosceptiques progressent toujours

Alors que les projections sont actuellement défavorables au Parti conservateur britannique de Theresa May (il n’obtiendrait que 14 sièges contre 19 actuellement), la part des Conservateurs et réformistes européens (CRE) dans l’hémicycle strasbourgeois serait elle aussi en recul. Malgré le bond du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, ces élus souverainistes occuperaient environ 8,6 % des sièges (environ 65 sièges), contre près de 10% aujourd’hui.

A l’extrême droite, L’Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) disparaîtrait quant à elle au profit d’une recomposition des groupes eurosceptiques et europhobes.

Qu’en sera-t-il de l’Europe des Nations et des Libertés (ENL), qui pourrait souffrir d’un mauvais score du Ukip britannique mais conserver quelques plumes grâce à la popularité du Rassemblement national en France ? Le groupe fusionnera-t-il avec la toute nouvelle Alliance européenne des peuples et des Nations, lancée en avril par le dirigeant italien Matteo Salvini ? A eux deux, ils pourraient en tout cas représenter entre 9 et 11% des eurodéputés pendant la prochaine mandature.

La nouvelle ’Alliance de Salvini’ a déjà été rejointe par les Vrais Finlandais (actuellement membres des CRE), le Parti populaire danois (CRE), le Parti populaire conservateur d’Estonie, le FPÖ autrichien (ENL) et l’AfD allemande (ELDD). Cette nouvelle alliance pourrait occuper à elle seule une cinquantaine de sièges, soit environ 6,5% des sièges.

Marine Le Pen a également affiché sa proximité avec Matteo Salvini en avril, mais l’intégration du RN au sein de la nouvelle alliance n’est pas encore complètement actée.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S), qui partage le pouvoir avec la Ligue en Italie, devrait quant à lui conserver sa vingtaine d’eurodéputés (il disposerait de 22 sièges grâce au ralliement de deux élus polonais et d’un élu hongrois). Mais alors qu’il siège actuellement au sein de l’ELDD, il pourrait faire formation à part pour la prochaine législature.

Enfin, si le Ukip perd des voix outre-Manche, c’est à la faveur du nouveau ’Brexit party’ de Nigel Farage qui monte en flèche dans les sondages. Mais dans quel groupe européen siègera-t-il ?

Au total, les partis eurosceptiques et europhobes pourraient obtenir plus de 170 élus sur 751. ’Reste à savoir s’ils seront capables de se rassembler au sein d’un seul groupe ou s’ils resteront éparpillés entre plusieurs formations’, concluait déjà Contexte en janvier.

Les libéraux renforcés par les marcheurs

Avec l’éventuelle arrivée d’une vingtaine d’eurodéputés étiquetés La République en marche (le parti n’existait pas encore aux précédentes élections de 2014), l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) devrait elle aussi connaître une belle progression en mai (environ 13% des sièges du Parlement, un peu moins d’une centaine).

En Allemagne, les libéraux-démocrates du FDP pourraient retrouver 7 sièges à Strasbourg, contre 4 actuellement, selon les estimations. Les libéraux tchèques du Premier ministre Andrej Babis arriveraient quant à eux en tête des votes dans leur pays.

Les écologistes au point mort

Malgré les bons résultats des partis écologistes lors d’élections locales en 2018, des intentions de vote en hausse en Allemagne, en Lituanie et en Belgique, ainsi que de cinq potentiels nouveaux députés tchèques (selon Politico), le groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) parviendrait à peine à dépasser la barre des 7% des sièges au Parlement européen (environ 55 sièges).

Les socialistes en chute libre

L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle, chuterait avec un score d’environ 19,5% (environ 147 sièges), contre 25% aujourd’hui.

Les beaux scores des partis socialistes espagnol, portugais, finlandais, suédois, et même du parti travailliste britannique, ne suffiraient pas à combler le recul d’autres formations nationales.

Après l’échec à la présidentielle de 2017 et la désertion d’une partie de ses membres, la crise du Parti socialiste français (allié avec Place-Publique pour le scrutin) devrait en effet se poursuivre puisqu’il n’obtiendrait que 6,5% des voix selon les derniers sondages… contre 14% en 2014 (avec le Parti radical de gauche). En Italie également, le Parti démocrate diviserait par près de deux son résultat, tandis qu’en Allemagne le SPD perdrait plus d’un tiers de ses eurodéputés, lui qui souffre depuis plusieurs années de son alliance avec la CDU.

L’extrême gauche ne progresse pas

Ne profitant pas de la situation délétère des socialistes, le groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NGL) stagnerait de son côté à environ 6% des sièges du futur Parlement européen (à peine une cinquantaine de sièges).

L’une des plus nettes poussées au sein de ce groupe pourrait être celle de La France Insoumise, créditée de 7% des intentions de vote en France (contre 6% pour le Front de Gauche en 2014, qui réunissait notamment le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon). A l’inverse, la GUE/NGL perdrait ses trois eurodéputés italiens.

Et après le Brexit ?

Si le Royaume-Uni quittait vraiment l’UE pendant la prochaine législature (la date limite est actuellement fixée au 31 octobre 2019), le nombre d’eurodéputés passerait à 705 au lieu de 751.

Selon Politico, sans les britanniques, le futur hémicycle serait composé de 182 élus du PPE, 130 sociaux-démocrates (S&D), 99 libéraux (ADLE), 48 membres du GUE/NGL et 48 écologistes. Le clan des eurosceptiques voire europhobes regrouperait quant à lui 51 Conservateurs et réformistes (CRE), 51 alliés à M. Salvini, 25 membres de l’ENL ainsi que 21 membres du M5S.

A eux s’ajouteraient 39 autres élus qui ne sont pour l’instant affiliés à aucun groupe européen. Et les non-inscrits, au nombre de 11.

Quelles sont les prévisions du Parlement européen ?

Le Parlement européen réalise lui aussi ses estimations sur la base des sondages nationaux. Ses dernières prévisions, mises à jour alors que les Britanniques se préparent à participer au scrutin, sont les suivantes : https://www.touteleurope.eu/actualite/a-quoi-ressemblera-le-futur-parlement-europeen.html - Source : Parlement européen

Au 18 avril, sur un total de 751 eurodéputés, le groupe des démocrates-chrétiens (PPE) en obtiendrait 180 et les socio-démocrates 149. Les libéraux de l’ADLE, eux, ne sont crédités que de 76 sièges, les potentiels élus de La République en marche n’y étant pas attachés (le Parlement européen les comptabilise pour l’instant dans le groupe des ’Autres’, qui réunit 62 nouveaux élus qui ne sont pas encore officiellement affiliés à un groupe européen). 

Ces chiffres sont susceptibles d’évoluer jusqu’aux élections. Les services du Parlement européen communiqueront leur dernière estimation le 21 mai 2019.

Source : https://www.touteleurope.eu/actualite/a-quoi-ressemblera-le-futur-parlement-europeen.html

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5.
France - Elections européennes : 33 listes validées, 2 607 candidats en lice - Mis à jour le 04/05/2019 | 10:50 ; publié le 04/05/2019 | 09:49 – Document ‘francetvinfo.fr’ France Télévisions (Extraits)

L’arrêté fixant les listes des 2.607 candidats français aux européennes est paru samedi au Journal officiel. 

Vaste choix pour les électeurs qui se rendront dans leurs bureaux de vote le 26 mai prochain. Ils devront faire leur choix aux élections européennes parmi 33 listes, selon un arrêté publié samedi 4 mai au Journal officiel. Chaque liste comprend 79 candidats, c’est-à-dire le nombre de sièges qui seront attribués à la France dans l’hémicycle strasbourgeois. Au total, il y a donc 2 607 candidats français en lice. Après la diffusion des listes, ils se lanceront dans la campagne officielle à partir du lundi 13 mai.

De Lutte ouvrière au Rassemblement national, les formations politiques habituelles représentent à elles seules une petite quinzaine de listes, déjà régulièrement prises en compte par les instituts de sondages dans les enquêtes d’intentions de vote. Trois listes sont issues du mouvement social des ’gilets jaunes’. Deux d’entre elles y font clairement référence : ’Evolution citoyenne’ et ’Alliance jaune’. Quant à la troisième, la liste ’Mouvement pour l’initiative citoyenne’, elle reprend à son compte l’une des revendications du mouvement social, l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne au niveau national et européen.

Encadré - Elections européennes : principales têtes de liste. (©AFP/Vincent LEFAI)

  • Lutte Ouvrière (LO) : Nathalie Arthaud
  • Parti communiste (PCF) : Yan Brossat
  • La France Insoumise (LFI) : Manon Aubry
  • Générations (DVG) : Benoît Hamon
  • Place publique/PS/Nouvelle donne (PS/PP/ND) : Raphael Glucksmann
  • Europe Ecologie Les Verts (EELV) : Yannick Jadot
  • La République en Marche/MoDem (LREM/MoDem) : Nathalie Loiseau
  • Les Européens – UDI (UDI) : Jean-Christophe Lagarde
  • Les Républicains (LR) : François-Xavier Bellamy
  • Debout la France (DLF) : Nicolas Dupont-Aignan
  • Rassemblement national (RN) : Jordan Bardella
  • Les Patriotes (DVD) : Florian Philippot
  • Union Populaire Républicaine (DVD) : François Asselineau
  • Evolution citoyenne (DIV) : Christophe Chalençon
  • Alliance jaune (DIV) : Francis Lalanne
  • Mouvement pour l’initiative citoyenne (DIV) : Gilles Helgen
  • Urgence Ecologie (ECOL) : Dominique Bourg
  • Une France royale au coeur de l’Europe (DIV) : Robert De Prevoisin
  • La ligne claire (DIV) : Renaud Camus
  • Parti pirate (DIV) : Florie Marie
  • Démocratie représentative (DIV) : Hamada Traoré
  • Parti des citoyens européens (DIV) : Audric Alexandre
  • Liste de la reconquête (DIV) : Vincent Vauclin
  • Parti fédéraliste européen (DIV) : Yves Gernigon
  • Allons enfants (DIV) : Sophie Caillaud
  • Décroissance 2019 (DIV) : Thérèse Delfel
  • A voix égales (DIV) : Nathalie Tomasini
  • Neutre et actif (DIV) : Cathy Corbet
  • Parti révolutionnaire communiste (DIV) : Antonio Sanchez
  • Espéranto : Pierre Dieumegard (DIV)
  • Parti animaliste (DIV) : Hélène Thouy
  • Les oubliés de l’Europe (DIV) : Olivier Bidou
  • Union démocratique pour la liberté, égalité, fraternité (UDLEF) : Christian Luc Person
    Source : © 2019 AFP via ‘actu.fr’ sur https://actu.fr/politique/elections-europeennes/elections-europeennes-33-listes-sont-validees-dont-trois-issues-gilets-jaunes_23547814.html

Suite de l’article de ‘francetvinfo.fr’ - Diverses ’petites listes’, représentant notamment des intérêts catégoriels ou locaux, sont également en lice. Les Européennes ont en effet régulièrement offert par le passé de la visibilité à de petits partis ou mouvements plus ou moins structurés. En l’occurence, plusieurs listes représentent des courants féministe, écologiste, ou encore royaliste. D’autres formations, comme le NPA, ou encore l’ancien candidat à la présidentielle 2017 Jean Lassalle, ont en revanche jeté l’éponge pour des raisons financières.

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6.
Elections européennes : trente-trois listes ont été déposées, un record - Par Patrick Roger Publié aujourd’hui à 10h28, mis à jour à 10h52 par ‘Lemonde.fr’ - Elections européennes 2019

Le dépôt des candidatures est clos depuis vendredi soir, donnant le véritable départ de la campagne. Détails des listes, enjeux, mode de scrutin... tout ce qu’il faut savoir sur les élections européennes du 26 mai 2019.

Le véritable départ de la campagne des élections européennes du 26 mai 2019est donné. Et la première surprise réside dans le record absolu de candidatures pour cette édition. A l’heure de la clôture du dépôt des candidatures, vendredi 3 mai, pas moins de trente-trois listes ont été officiellement enregistrées.

  • Trente-trois listes, un record
    Aux dernières élections européennes de 2014, 193 listes avaient été enregistrées mais le scrutin, alors, était organisé dans huit circonscriptions interrégionales, sept métropolitaines et une outre-mer. Ce qui donnait une moyenne de vingt-quatre listes par circonscription. Depuis, la loi du 25 juin 2018 a rétabli une circonscription unique. La dernière fois que cela avait été le cas, en 1999, vingt listes étaient en lice et c’est celle du PS, emmenée par François Hollande, qui était arrivée en tête avec 22 % des suffrages, tandis que le RPR de Nicolas Sarkozy en obtenait 12,7 % et le FN de Jean-Marie Le Pen 5,7 %. En 2014, en totalisant près de 25 % des voix, le Front national triomphait, devançant largement l’UMP (20,8 %) et le PS (14 %).

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  • Le match pour la première place
    Les intentions de vote à trois semaines du scrutin sont insuffisamment cristallisées pour que se dégage un ordre d’arrivée. A peine plus de la moitié des personnes interrogées manifestent leur intérêt pour la campagne et seulement quatre sur dix leur intention de voter. Néanmoins, depuis un an, tous les sondages accordent une avance substantielle aux listes de La République en marche (LRM) et du Rassemblement national (RN). Un match que, de part et d’autre, chacun s’efforce d’installer dans l’opinion publique.

Pour Emmanuel Macron, il est essentiel, tant sur le plan politique intérieur que pour conforter sa crédibilité sur la scène européenne vis-à-vis de ses partenaires, que la liste conduite par Nathalie Loiseau arrive en tête. Marine Le Pen, quant à elle, entend bien reproduire son succès de 2014 et imposer le RN non seulement comme la première formation d’opposition mais comme le « premier parti de France ». Depuis des mois, les enquêtes d’opinion les donnent au coude à coude, entre 20 % et 25 % selon les fluctuations, avec une légère avance pour LRM. Jusqu’à ces derniers jours, car certains instituts ont enregistré un croisement des courbes entre les deux listes, reflétant un début de campagne délicat pour l’ex-ministre des affaires européennes. Les écarts, toutefois, restent contenus dans la marge d’erreur. Trop faibles, donc, pour en tirer quelque conclusion que ce soit.

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  • La troisième marche
    Le début de campagne de François-Xavier Bellamy semble sourire à la liste présentée par Les Républicains, qui enregistre un frémissement dans les intentions de vote, autour de 14 %. Celui-ci reste cependant modeste : depuis un an, la courbe moyenne des enquêtes d’opinion n’avait jamais donné la formation dirigée par Laurent Wauquiez en dessous de 12 %. En tout état de cause, elle reste bien loin des 20 % de voix recueillis au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 par François Fillon ou des 21 % de l’UMP aux élections européennes de 2014. Pour LR, l’objectif est d’essayer de recoller au peloton de tête pour pouvoir affirmer que « la droite est de retour ». Les centristes de l’Union des démocrates et indépendants ont décidé de faire cavalier seul en présentant une liste conduite par Jean-Christophe Lagarde, qui tentera de franchir la barre des 3 % nécessaire au remboursement des frais de campagne.

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  • La gauche en ordre dispersé
    La gauche se présente façon puzzle, avec l’assurance de sortir de l’élection encore plus éparpillée. Deux formations, La France insoumise, avec Manon Aubry en tête de liste, et Europe Ecologie-Les Verts, derrière Yannick Jadot, jouent des coudes pour atteindre la barre des 10 % ou, au moins, remporter le sprint de ce groupe des relégués. L’enjeu est important pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu 19,6 % au premier tour de l’élection présidentielle, s’il veut parvenir à ancrer sa perspective d’une « fédération populaire ».

Un ton en dessous, la liste du Parti socialiste et de Place publique, emmenée par Raphaël Glucksmann, et celle de Génération.s, conduite par Benoît Hamon, se disputent les restes de l’héritage socialisteavec pour modeste ambition, chacune, de devancer l’autre et de franchir la barre des 5 % assurant une représentation au Parlement européen. Dans ce paysage morcelé, le Parti communiste français présente également une liste. Son chef de file, Ian Brossat, a fait une entrée remarquée dans le débat, mais il n’est pas sûr que cela soit suffisant pour dépasser le seuil des 3 %.

A un niveau plus modeste, réapparaissent, comme à chaque élection, l’insubmersible Lutte ouvrière et sa tête de liste Nathalie Arthaud. Tandis que se mêle également au jeu une liste Urgence écologie, conduite par l’universitaire Dominique Bourg et sur laquelle figure en avant-dernière position l’ancienne députée socialiste Delphine Batho.

  • Extrême droite et souverainistes
    La palette est vaste de ce côté de l’échiquier entre la liste Le courage de défendre les Français présentée par Nicolas Dupont-Aignan, Ensemble pour le Frexit de François Asselineau, Ensemble patriotes et gilets jaunes de Florian Philippot. S’y ajoutent des listes nettement identifiées à l’extrême droite comme celles de La ligne claire, déposée par le théoricien du « grand remplacement » Renaud Camus, ou de La reconquête, présentée par la Dissidence française, groupuscule dirigé par Vincent Vauclin.
  • Les listes « gilets jaunes »
    Et une, et deux, et trois listes « gilets jaunes », même si elles ne se revendiquent pas expressément comme telles : Alliance jaune, que mènera le chanteur Francis Lalanne, Evolution citoyenne, déposée par une des figures du mouvement, Christophe Chalançon, et Mouvement pour l’initiative citoyenne, composée de candidats tirés au sort et qui revendique le référendum d’initiative citoyenne. D’autres personnalités qui, à un moment ou un autre, ont connu leur quart d’heure de célébrité ont rejoint telle ou telle liste, comme Benjamin Cauchy sur celle de Nicolas Dupont-Aignan ou Jean-François Barnaba sur celle de Florian Philippot.

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  • Parti pirate, liste royaliste, Parti animaliste...
    Pour compléter ce capharnaüm, s’ajoutent une liste royaliste, un Parti pirate, une Démocratie représentative, un Parti des citoyens français, un Parti fédéraliste européen, un Parti animaliste, un autre Neutre et actif, un Communiste révolutionnaire, une liste composée uniquement de moins de 30 ans, Allons enfants, des partisans de la décroissance, de l’égalité hommes femmes, de l’espéranto ou de la démocratie représentative, sans oublier Les Oubliés de l’Europe et une Union démocratique pour la liberté, l’égalité et la fraternité. La coupe est pleine.
  • Le mode de scrutin
    Les élections européennes se dérouleront entre le 23 et le 26 mai selon les pays. En France, le scrutin aura lieu le dimanche 26 mai en métropole, à la Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna ainsi que dans les ambassades et consulats pour les Français résidant hors de France, hors continent américain. Il est avancé au samedi 25 mai en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les bureaux de vote ouverts par les ambassades et les consulats sur le continent américain.

Ce scrutin voit donc le retour, en France, à une circonscription unique, comme c’est également le cas dans vingt-trois autres Etats membres. Seules la Belgique, l’Irlande et l’Italie ont adopté un système à plusieurs circonscriptions. Les représentants au Parlement européen sont élus au scrutin de liste à la plus forte moyenne. Seules les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés pourront bénéficier d’un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix recueillies. Chaque liste, composée alternativement de candidats de chaque sexe, doit comporter autant de candidats que de sièges à pourvoir.

Toutefois, un projet de loi présenté le 24 avril au conseil des ministres doit être examiné en procédure accélérée lundi 13 mai à l’Assemblée nationale et jeudi 16 mai au Sénat pour tenir compte du délai supplémentaire accordé au Royaume-Uni pour sortir de l’Union européenne. En conséquence, les électeurs britanniques vont également élire, le 23 mai, leurs 73 représentants au Parlement européen.

Dans sa décision du 28 juin 2018, le Conseil européen, anticipant la sortie du Royaume-Uni, avait fixé la composition du prochain Parlement européen en ramenant le nombre de sièges de 751 à 705, 46 des 73 sièges britanniques libérés étant mis en réserve dans l’éventualité d’un nouvel élargissement de l’Union, et les 27 autres étant répartis entre quatorze Etats membres sous-représentés. Dans ce cadre, la France devrait hériter de 5 sièges supplémentaires, sa représentation au Parlement européen passant de 74 à 79. Le projet de loi qui doit être adopté avant le scrutin du 26 mai prévoit que 79 sièges seront répartis selon la règle de la proportionnelle à la plus forte moyenne, mais les 5 derniers sièges attribués ne seront pourvus qu’à partir de la sortie effective du Royaume-Uni.

  • L’enjeu de la participation
    Depuis les premières élections européennes de 1979, la participation n’a quasiment pas cessé de baisser : 61 % en 1979, 57 % en 1984, 49 % en 1989, légère remontée à 53 % en 1994, 47 % en 1999, 43 % en 2004, 41 % en 2009, avant d’enregistrer un timide redressement à 43 % en 2014. Une évolution à peu près similaire à la désaffection progressive de l’électorat dans l’ensemble de l’Union européenne. Les enquêtes d’opinion, telles qu’elles enregistrent les intentions de vote à trois semaines du scrutin, ne laissent guère présager un quelconque rebond. Peut-être, cependant, le retour à une liste unique, dans un contexte social et politique tendu, pourrait-il entraîner un sursaut électoral.

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  • Le financement des campagnes
    Le plafond de remboursement des dépenses électorales est fixé à 9,2 millions d’euros pour chaque liste. Il peut être augmenté jusqu’à hauteur de 184 000 euros pour les frais de déplacement dans le cadre de la campagne dans les départements et collectivités d’outre-mer. Toutefois, seules les listes ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés seront éligibles au remboursement des frais de campagne.

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Source : https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/05/04/elections-europeennes-trente-trois-listes-ont-ete-deposees-un-record_5458222_823448.html

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6bis.
Voici les 33 listes pour lesquelles vous allez pouvoir voter aux élections européennes par France Inter publié le 4 mai 2019 à 13h42 Source à consulter : [https://www.franceinter.fr/politiqu...Meilleur06052019]

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7.
Treize conséquences concrètes du réchauffement climatique - Par Emilie Jardin - Mis à jour le 03/05/2019 à 12:21 Publié le 03/05/2019 à 06:06 – Document ‘CNews’ – Photo - Risques sanitaires, augmentation de la pauvreté, espèces et lieux menacées... Les exemples de l’impact du réchauffement climatique sont nombreux. La COP21, en décembre 2015 à Paris, s’était fixé pour objectif de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si nous ne changeons pas notre mode de vie pour y parvenir - et le temps presse dangereusement - les conséquences seront dramatiques.

Des îles paradisiaques englouties

En 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Une tendance qui devrait se poursuivre voire s’accélérer dans les années à venir. Selon les experts de la Nasa, une montée des océansd’au moins un mètre est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent. « Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières, […] il est pratiquement certain que nous auront une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage », expliquait Steven Nerem en août dernier. 

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Les premières victimes de l’augmentation du niveau de la mer sont les archipels du Pacifique, notamment les îles Marshall, les îles de Polynésie, les Maldives (océan Indien) et certaines régions d’Asie (Philippes, Indonésie). Selon une étude du CNRS de 2014, 10 000 à 20 000 îles pourraient disparaître totalement au cours du siècle.

Face à ce scénario catastrophe annoncé, certains pays tentent d’ores et déjà de se préparer. Les habitants de l’atoll de Bikini, dans le Pacifique, ont ainsiréclamé l’asile climatique aux Etats-Unis.

Miami, Tokyo, Amsterdam envahies par les eaux

Autre conséquence de la montée du niveau des océans, de nombreuses grandes villes construites sous le niveau de la mer pourraient être envahies par les eaux. C’est notamment le cas de Miami, New York, Tokyo, Singapour, Amsterdam ou encore Rotterdam.

D’après Steven Nerem, « il semble qu’il soit déjà trop tard » pour certaines villes américaines de Floride, notamment Miami. Et si rien n’est fait pour réduire la consommation d’énergies fossiles, New York pourrait devenir inhabitable en 2085.

Des ouragans et cyclones plus intenses

Selon les spécialistes, les ouragans et les cyclones d’une plus grande intensité seraient l’une des conséquences directes du réchauffement climatique. Les ouragans, comme Harvey, Irma, Maria, Jose, Katia, ayant touché la région des Caraïbes, puisent leurs forces de l’énergie dégagée par les océans. Ainsi, les scientifiques mettent en gardent la population car leur intensité pourrait être décuplée avec l’augmentation de la chaleur terrestre. 

Selon Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la différence entre la température de surface de l’Atlantique et la température en altitude était élevée. « On constate que la température de surface de l’Océan atlantique tropical était particulièrement élevée ces dernières semaines, souvent à 1 à 2°C de plus que les normales », explique-t-elle, avant de préciser que « le changement climatique ne provoque pas directement les phénomènes météorologiques comme les ouragans. Mais il renforce leur intensité, leur fréquence ou leur durée ».

Des records de chaleur

L’objectif principal de la Conférence de Paris est de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si cet objectif n’était pas réalisé, les prévisionnistes prévoient des records de températures dans le futur et la multiplication des épisodes caniculaires. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins », indiquait en 2013 le climatologue Thomas Stocker dans un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat).

Les scientifiques tablent sur une hausse de la température moyenne de la surface de la Terre comprise entre 0,3 et 4,8°C selon la quantité des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2100.

Pour illustrer ces données, l’OMM (Organisation météorologique mondiale) a invité les présentateurs météo de différents pays à présenter la météo du 18 août 2050. Le bulletin français d’Evelyne Dhéliat est éloquent : la France présentera des températures très élevéespuisqu’il fera en 40°C à Paris et jusqu’à 43°C à Nîmes.

Des épisodes de froid polaire en Europe

Si le réchauffement climatique provoquera des records de chaleur, il entraînera également des épisodes de froid polaire en France et en Europe. Les météorologues soulignent que le fameux gulf stream, qui sépare habituellement les masses d’air froid de l’Arctique et du Pôle Nord de l’air plus chaud de l’hémisphère nord, est perturbé par le changement climatique et est de moins en moins étanche. 

En ce mois de février 2018, la température au Pôle Nord, sur lequel est entré une masse d’air chaud, est ainsi plus élevée qu’en Europe. L’air chaud arrivé sur l’Arctique a en effet repoussé l’air froid vers le Sud.

Des feux de forêts plus fréquents

Portugal, Canada, Etats-Unis, Italie et France .... Les feux de forêts se sont multipliés ces derniers mois. L’une des raisons : les canicules sont de plus en plus fréquentes, ce qui entraînent des conditions climatiques sèches et extrêmement chaudes, favorisant la survenue de feux de forêts.

Pour le climatologue Hervé Le Treut, interrogé par FranceInfo, « le réchauffement climatique est un des facteurs qui peuvent expliquer la multiplication des feux, mais ce n’est pas le seul : il y a aussi l’action humaine, la sécheresse parfois liée au réchauffement, la repousse des forêts. »

250 millions de réfugiés climatiques en 2050

Sécheresses, typhons, inondations, cyclones… Les changements climatiques sont à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Des catastrophes naturelles qui devraient continuer à se multiplier dans les décennies à avenir, provoquant la migration des populations. Dans un rapport publié en 2012, l’Onu prédisait 250 millions de déplacés dans le monde en 2050.

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« Il y a déjà, aujourd’hui, davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre. Quelque 80% d’entre eux vivent dans les pays du Sud, mais vont-ils y rester ? Si nous ne parvenons pas à un accord à Paris, en décembre, ils seront encore plus nombreux dans dix, vingt ou trente ans », mettait ainsi en garde François Hollande dans une interview au Parisien en septembre.

Selon les données de l’IDMC (Internally Displacement Monitoring Centre), 83,5 millions de réfugiés climatiques ont été recensés entre 2011 et 2014.

Explosion de la pauvreté d’ici à 2030

La Banque mondiale estime dans un rapport publié en novembre 2015 que plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté si les objectifs de réduction des gaz à effets de serre ne sont pas tenus. « Ce sont les plus démunis qui sont le plus durement frappés par le changement climatique. Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés consister à éviter que le dérèglement du climat ne plonge dans l’extrême pauvreté des dizaines de millions d’êtres humains », souligne Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Selon l’institution, les populations les plus pauvres sont ainsi menacées par « les mauvaises récoltes dues à la diminution de la pluviosité », la flambée des prix alimentaires provoquée par des phénomènes météorologiques extrêmes… Le continent africain serait le plus durement touché, la flambée des prix alimentaires pouvant atteindre 12% en 2030 et jusqu’à 70% à l’horizon 2080.

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L’Onu estime par ailleurs, que près de 600 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080. « L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures et du niveau des mers, ainsi que les inondations et les sécheresses ont un impact significatif sur le droit à l’alimentation », souligne la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Hilal Elve.

Recrudescence des maladies

La Banque mondiale souligne également que le réchauffement climatique pourrait avoir un impact sanitaire en accroissant « l’incidence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations ».

Ces phénomènes pourraient, en effet, allonger la saison de transmission des maladies propagées par les moustiques. Un réchauffement planétaire de 2 à 3°C augmenterait de 5% le nombre d’habitants exposés au paludisme, soit une hausse de 150 millions de personnes. Et selon l’OMS, « deux milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080 ».

Les maladies diarrhéiques, le plus souvent provoquées par la contamination de l’eau, pourraient grimper quant à elles de 10% dans les 15 prochaines années.

L’OMS estimait ainsi en 2014 que le réchauffement climatique pourrait causer la mort de près de 250.000 personnes chaque année. Une estimation jugée « conservatrice » par une étude du New England Journal of Medecine en janvier 2019, qui avançait que en raison des seules pénuries alimentaires causées par le climat, ce sont près de 529.000 adultes qui pourraient perdre la vie en 2050.

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Animaux : une espèce sur six pourrait disparaître 

En analysant les résultats d’une centaine d’études portant sur l’impact du réchauffement climatique sur la faune et la flore, des chercheurs américains ont établi qu’une espèce animale sur six pourrait disparaître si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit.

Selon cette étude publiée en mai 2015 dans la revue Sciences, le nombre d’espèces menacées d’extinction augmente à chaque degré Celsius « gagné ». Ainsi, dans le cas où les températures à la surface du globe augmentent de deux degrés par rapport à la période préindustrielle, ce sont 5,2% des espèces qui seraient touchées. Un chiffre qui atteint 16% en cas de hausse de 4,3 degrés.

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Mark Urban, principal auteur de l’étude et chercheur au département d’écologie et de biologie de l’Université du Connecticut, les menaces d’extinctions varient également en fonction de la région du monde : 23% des espèces sont menacées en Amérique du Sud contre 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certains scientifiques affirment même que la6eextinction animale de masse a débuté, une situation que la planète bleue n’a plus connu depuis 66 millions d’années.

Disparition de la Grande Barrière de Corail 

Le plus grand récif corallien au monde, qui s’étend sur 348 000 km2 au nord-est des côtes australiennes, est menacé par deux phénomènes : l’augmentation de la température de l’eau et l’acidification des océans.

Un rapport du GIEC publié en avril 2007 mettait en garde contre le risque de blanchiment généralisé des coraux en cas d’augmentation de la température de l’océan de l’ordre de 2°C. En outre, d’après un rapport publié en octobre 2014 à l’occasion de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le pH des océans a augmenté de 26% en 200 ans.

Ces deux processus mettent en péril la diversité de la Grande Barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En 2012, le site avait déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en seulement 27 ans. Et le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions d’ici 2022 si rien n’était fait pour le protéger, selon les scientifiques de l’Australian Institute of Marine Science (Institut océanographique d’Australie, AIMS) et de l’université de Wollongong (Etat de Nouvelle-Galles du Sud).

La fin des vins de Bordeaux et de la vallée du Rhône

Si les conditions climatiques sont aujourd’hui idéales pour les vignes dans ces régions, le réchauffement de la planète et les baisses de précipitations pourraient redistribuer la répartition géographique des régions productrices de vin dans le monde, révélait en 2013 une étude américaine.

« La surface des terres propices à la culture de la vigne va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi qu’en Toscane en Italie. Mais ont trouvera de plus en plus d’endroits favorables dans des régions plus au nord, en Amérique du Nord et en Europe », indiquait Lee Hannah, le principal auteur de cette étude.

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Concrètement, la surface de terres favorables à la culture du vin va Europe va se réduire de 68% en 2050. Le scénario le plus pessimiste fait état d’une réduction de 86%.

Les turbulences en avion plus fréquentes

Selon une étude parue en 2013 dans la revue Nature Climate Change, les zones de turbulences devraient augmenterde façon considérable à l’avenir. Basés sur une simulation des modèles climatiques, les chercheurs estiment que les turbulences pourraient doubler d’ici à 2050. Leur force augmenterait également de 10 à 40%

« L’aviation est en partie responsable du changement climatique. Ironie du sort, le climat est en voie de prendre sa revanche en créant une atmosphère plus turbulente », commentait l’un des auteurs de l’étude, le Professeur Paul Williams. 

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8.
L’Europe a-t-elle abandonné la bataille pour le climat  ? Par Marie-Noëlle Bertrand - Mardi, 23 Avril, 2019. Document ‘humanite.fr’ - Photo - Collégiens, lycéens, étudiants... Ces derniers mois, des milliers de jeunes ont fait grève pour défiler dans les rues européennes, en faveur d’une véritable politique climatique. Frédéric Pauwels/Collectif Huma/Hanslucas - élections européennes 2019

À un mois du scrutin qui doit en redessiner le Parlement, l’Union européenne est attendue face à l’urgence climatique. Une matière dans laquelle elle piétine, faute de transformer en profondeur son système économique et marchand.

Elle est attendue par la jeunesse, qui, depuis des mois, exige des actions fermes contre le réchauffement ; elle est attendue par ses administrés, alors qu’une large part de ceux ayant l’intention de voter fin mai placent la température globale au rang de leurs attentions premières ; elle est attendue, aussi, à l’international, pour contrecarrer un climato-scepticisme états-unien ou encore brésilien propre à saboter les quelques ambitions de réduction de gaz à effet de serre (GES) fixées planétairement. Bref, à un mois des élections qui doivent en redessiner le Parlement, l’Union européenne (UE) est attendue tous azimuts face à l’urgence climatique. Une matière où, sans être la pire des élèves, elle se révèle bien moins brillante qu’elle serait en responsabilité de l’être, voire qu’elle le fut, par périodes.

« Diplomatiquement, l’Union européenne a par exemple su jouer un rôle important durant la COP21 », rappelle Neil Makaroff, responsable des politiques européennes pour le Réseau Action Climat (RAC) (1). « À l’époque, la France et l’Allemagne voulaient un accord à tout prix. » Soucieux de leur exemplarité, les deux pays avaient amorcé une réduction de leurs émissions de GES… qui n’a duré qu’un temps. Dès 2016,...

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9. L’Europe a besoin d’une pensée et d’une âme : à sa tête, il n’y a que des experts comptables ! Et c’est pour ça qu’elle meurt... De profundis – Par Benoît Rayski - Publié le 22 Juin 2018 – Document ‘atlantico.fr’ - Photo - Crédit ARCHIVE / UPI / AFP

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books. Il est également l’auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L’affiche rouge (Denoël), ou encore de L’homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l’ ’anti-sarkozysme primaire’ ambiant. Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L’Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe. Voir la bio en entier

Jamais une aussi belle idée ne fut autant abîmée. Ceux qui dirigent l’Union européenne ont une calculette à la place du cœur.

L’Europe fut belle et jeune du temps des Grecs. C’était une princesse envoûtante et fascinante. Zeus la convoitait ardemment. Et Zeus s’y connaissait en jolies femmes. 

Emmanuel Macron et Angela Merkel viennent de signer un accord a minima sur le budget européen. C’est à peu près tout ce qu’ils savent faire. L’évocation de cet accord vaut tous les commentaires.

Pendant près de mille ans, l’Europe régna sur le monde. Par sa culture, ses philosophes, ses poètes, ses musiciens et ses peintres. Elle domina le monde.

Par ses navigateurs, ses explorateurs et ses soldats. Et aussi par quelque chose d’encore plus puissant : elle était la fille des Grecs, des Romains, de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament.

C’est ainsi qu’elle colonisa le monde arabe, l’Afrique noire, une partie de l’Asie et qu’elle fit des Amériques son prolongement naturel. Il va sans dire que ces conquêtes s’accompagnèrent naturellement de massacres et d’exactions. 

Puis l’Europe mourut. Une première fois lors de l’abominable et fratricide saignée de 14-18. Une deuxième fois quand Hitler réalisa son rêve européen avec comme corollaire l’extermination d’un peuple et l’asservissement de tous les autres qui n’avaient pas eu la chance de naître allemands.

Vint l’après-guerre. Pour conjurer le spectre, de nouvelles guerres intra-européennes, on décida de bâtir une union économique. C’était un début. Peut-être nécessaire. Mais pour qu’il fut prometteur, il eut fallu construire ensuite une entité décidée à défendre ces valeurs grecques, romaines, juives et chrétiennes.

Les experts comptables en étaient tout à fait incapables. Ils accouchèrent de l’euro. On peut approcher un billet de banque de son oreille : aucun cœur n’y bat. La civilisation européenne méritait mieux. Car la civilisation est la seule identité qui vaille. D’y avoir renoncé a laissé l’Europe flétrie, vieillie et pantelante. Zeus est allé courir d’autres filles...

Nombreux sont ceux pourtant qui veulent s’y installer. L’Europe est riche et ils sont pauvres. Ils sont porteurs d’une religion et de coutumes étrangères à la civilisation européenne. Celle-ci ayant été enterrée au plus profond des caves de la commission de Bruxelles, qu’avons-nous à leur proposer ?

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Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/europe-besoin-pensee-ame-experts-comptables-elle-meurt-benoit-rayski-3429161.html

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9Bis.
Régis Debray et Laurent Gaudé : pourquoi l’Europe ne fait-elle pas rêver ? – Enregistrement de 53 minutes France Culture dans le cadre des émissions
Livres & vous, le podcastpar Adèle Van Reeth, les vendredis à 22h - Photo - Adèle Van Reeth, Régis Debray, Laurent Gaudé• Crédits : CAPA PICTURES / Eric Frotier de Bagneux

Rongée, menacée, l’Europe ? Quelques jours avant les élections européennes, ’Livres & Vous’ fait dialoguer deux auteurs suffisamment intéressés par l’Europe qu’ils y consacrent leurs derniers ouvrages.

Lorsque l’on parle d’elle, c’est plus souvent pour parler des crises qu’elle connaît que pour parler d’Union… Pourtant l’Europe est bien là, née d’une utopie, et elle continue d’inspirer, souvent avec passion, les écrivains de notre temps. Cette semaine, dans ’Livres & Vous…’, ils sont deux à discuter de cette Europe des maux et des lettres : le philosophe, Régis Debray et l’écrivain – poète, Laurent Gaudé.

Bibliographie

’L’Europe, une ligne sur mon CV ?’

Sécurité intérieure : l’Europe sait-elle protéger ses citoyens ?

L’Europe : une idée défunte ?

Europe : Le moment de vérité - Semaine spéciale La Grande Table d’Olivia Gesbert

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Source : [https://www.franceculture.fr/emissi...LaLettre03052019]

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10.
Environnement : que proposent les candidats aux européennes ? Rédigé par Paul Malo, le 4 mai 2019, à 8 h 00 min – Document ‘ConsoGlobe’ -Photo

Energie, fiscalité, green new deal, etc. Tour d’horizon des mesures proposées par les listes en lice pour les élections européennes…

L’écologie a-t-elle vraiment sa place dans les programmes des candidats aux élections européennes ? Les politiques se soucient-ils vraiment de l’urgence climatique ? Cela reste à démontrer à partir des propositions pour l’environnement des différentes listes en lice, en ce mois de mai, pour les élections européennes. Tour d’horizon des propositions…

Programmes pour les élections européennes – Quel « Green new deal » européen ?

Un «  Green new deal » à 100 milliards d’euros annuels, financé par la Banque centrale européenne (BCE), voilà ce que propose la liste Europe Écologie – Les Verts (EELV), menée par Yannick Jadot (1). Cela permettrait, selon elle, en 20 ans seulement, de produire une électricité 100 % renouvelable, sans le nucléaire, d’assurer l’isolation thermique des logements et davantage de fret.

Photo - Vue de l’hémicycle du Parlement © Ikars / Shutterstock

Pour les Patriotes de Florian Philipot, il faut aussi, étonnamment, que la France instaure un « New deal écologique patriote » financé par la création de monnaie de la Banque de France, 30 milliards par an, pour décarboner l’énergie, soutenir l’investissement dans les filières électrique et hydrogène, permettre une agriculture bio susceptible de répondre aux besoins de l’Hexagone et engager un plan national de reforestation.

Benoît Hamon et sa liste Génération.s souhaitent que l’Union rompe avec la règle des 3 % de déficit de Maastricht. Pour mener ce « Green new deal », il préconise un plan d’investissement européen dans la reconversion écologique à 500 milliards par an. Un programme qui serait financé par un système d’obligations (de dettes) « vertes  » souscrites par la Banque centrale européenne grâce à une politique de création de monnaie. L’Europe pourrait alors abandonner les énergies fossiles pour les énergies renouvelables mais aussi assurer la construction et la rénovation thermique de logements.

Quant au Parti socialiste (PS) et à Place Publique, ils appellent à la chasse aux passoires énergétiques. Priorité doit être donnée aux économies d’énergie. La diminution de la facture énergétique permet de rembourser un prêt sur vingt ans à taux zéro (20.000 à 25.000 euros par logement).

Photo - Le drapeau européen ©symbiot

Enfin, pour la liste « Renaissance » associant La République en marche (LaREM) le MoDem, Agir (la droite constructive) et le Mouvement radical, il faut créer une Banque européenne du climat. L’innovation, massivement financée par une « banque européenne du climat et de la biodiversité », doit décarboner l’industrie et assurer un mix énergétique comprenant plus d’énergies renouvelables, moins d’énergies fossiles et moins de nucléaire. Un « opérateur européen des réseaux électriques » assure la redistribution du surplus d’énergie verte aux pays déficitaires. Un plan de rénovation énergétique des logements lutterait contre le gaspillage énergétique.

Pénaliser les atteintes à l’environnement

La liste EELV prône, pour sa part, la création d’un parquet européen autonome de lutte contre les «  écocrimes et les écocides  » en contraignant les États et les entreprises privées à respecter la justice climatique et les droits de la nature.

Photo de marée noire © Danny E Hooks

Pour La France Insoumise (LFI), au niveau européen, un tribunal de justice climatique devrait pénaliser ceux qui désobéissent à une «  règle verte  » édictée par une directive européenne : « On ne prend pas plus à la planète qu’elle ne peut en reconstituer elle-même  ».

Pour LR, la liste Les Républicains menée François-Xavier Bellamy, à l’intérieur de ses frontières, l’Union soutient le déploiement de l’énergie verte (gaz vert, biomasse), dans chaque pays, pour réduire la consommation d’énergies fossiles. Pour lutter contre le gaspillage de l’énergie verte, elle doit renforcer les interconnexions entre les pays, pour que les pays déficitaires en énergie verte bénéficient de celle des pays excédentaires.

Elle doit aussi devenir le leader mondial du recyclage et de la production de batteries électriques.

Photo d’éoliennes terrestres © giSpate

Pour la liste liste Génération.s, en reconnaissant la nature comme une personne morale et l’écocide, comme un crime contre l’intérêt général et les générations futures, la Cour de justice européenne peut punir ceux qui le commettent.

Protectionnisme et remise en cause du libre échange

Du côté d’EELV, on propose évidemment un « traité environnemental européen » visant à subordonner les intérêts économiques aux intérêts environnementaux. Pour EELV, l’écologie devient « la matrice à travers laquelle on définit l’économie » et l’Union se doit de développer un marché intérieur de l’énergie verte solidaire, pour ne pas pénaliser ses pays à moindre potentiel. Des aides financières encourageraient la relocalisation de l’économie, soutiendraient les artisans, les agriculteurs.

Illustration - Pour beaucoup de candidats, le libre-échange doit être remis en cause pour faciliter la transition écologique. ©Dominik Bruhn

Les Patriotes (LP), la liste de Florian Philippot, milite pour le Frexit et la sortie de l’espace de Schengen, la fin des traités de libre-échange (CETA, etc.) afin de mettre un terme à la délocalisation et aux circuits longs.

Du côté de La France insoumise, on invoque le protectionnisme solidaire. Selon LFI, la France doit rompre avec le libre-échange et l’austérité : elle creuse son déficit budgétaire au-delà des 3 % (critère de Maastricht) pour atteindre l’objectif de 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050, sortir du nucléaire et mener un plan d’isolation thermique des logements.

Photo de trafic de camions - Plusieurs listes défendent la sortie des traités de libre échange © Paul J Martin Shutterstock

Pour la liste du Parti communiste français (PCF), menée par Ian Brossat, la France doit également s’affranchir des traités européens, exclure du libre-échange les échanges agricoles et passer outre les 3 % de déficit de Maastricht pour valoriser la production locale, mener un plan de rénovation énergétique des bâtiments et investir dans le ferroviaire.

La liste RN menée par Jordan Bardella demande, quant à elle, à ce que les pays de l’UE mettent fin au libre-échange et sortent des accords internationaux ; certains produits (non précisés) sortent partiellement du marché intérieur de l’UE.

Enfin, pour la liste « Renaissance », en instaurant un protectionnisme écologique européen, l’Europe refuserait les échanges avec les pays qui ne respectent pas les Accords de Paris.

Quelles mesures fiscales ?

EELV préconise clairement la mise en place d’un « protectionnisme vert » avec une taxe carbone aux frontières de l’UE. Par ailleurs, le kérosène serait désormais taxé.

LFI veut, pour sa part, mettre en place une taxe carbone kilométrique : plus un produit viendra de loin, plus il sera taxé, selon une logique de « protectionnisme solidaire ».

La liste LR appelle, quant à elle, à réconcilier écologie et agriculture. Il faut que l’Union instaure une barrière écologique, en imposant des droits de douane anti-pollution aux importateurs extérieurs, notamment pour protéger l’agriculture.

La liste communiste propose que l’Union instaure une nouvelle fiscalité écologique : une TVA sur le train et une « très élevée » sur l’avion. Pour lutter contre la pollution engendrée par le kérosène, elle interdirait les trajets courts en avion, quand ils peuvent être réalisés en moins de deux heures en train.

Photo - Une taxe sur le kérosène ou une taxe sur les billets d’avion © Arseniy Shemyakin Photo

L’Union des démocrates et indépendants (UDI), menée par Jean-Christophe Lagarde, propose aussi une taxe carbone aux frontières et une renégociation de la politique agricole commune (PAC) qui favorise le local et les circuits courts. L’UDI propose que l’Union européenne finance son programme d’isolation des bâtiments et de production d’énergie verte grâce à une taxe carbone sur des importations et grâce au livret E : un livret épargne conçu sur le modèle du livret A, servant à financer des projets écologiques.

Du côté du RN, on appelle au « localisme ». Cette politique de localisme encouragerait la production et les échanges au niveau national. Les circuits courts seraient détaxés et, à l’inverse, les importations « mondialisées, anti-écologiques » seraient surtaxées.

Enfin, le PS et Place Publique, afin de limiter le libre-échange et favoriser la production locale, proposent une certification européenne d’économie d’énergie pour garantir la qualité carbone d’un produit.

A lire aussi : La pêche électrique définitivement interdite en Europe... en 2021

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Source : https://www.consoglobe.com/environnement-candidats-programmes-elections-europeennes-cg

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11.
L’Europe en fait-elle assez pour l’écologie ? Par Charlotte Jousserand 10/04/2019 (mis à jour à 06:09) – Document France Culture - Photo L’Union européenne interdit l’usage des pailles, touillettes et coton-tiges à partir de 2021. Manifestation pour la défense du climat à Bruxelles en janvier 2019. Crédits : Jean-Marc Quinet - Maxppp

Avant les élections européennes du 26 mai prochain, retour sur la politique européenne en matière d’environnement. Pourtant pionnière dans le domaine, l’Union européenne bloque parfois face aux Etats membres et aux préoccupations économiques.

Les Européens ont marché pour la protection du climat, ils étaient des milliers dans les rues de Paris ou encore de Bruxelles pour dénoncer l’inaction des gouvernements. La lutte contre le changement climatique fait partie de leurs priorités avant les élections européennes. De son côté, l’Union européenne s’est préoccupée très tôt des enjeux environnementaux. Elle détient toujours le leadership au niveau international sur la politique environnementale mais le chemin est encore très long sur certains sujets. Les Etats membres peinent à se mettre d’accord, pris par des impératifs économiques ou financiers. 

Le plastique jetable interdit à partir de 2021

Fini les cotons-tiges, les touillettes à café ou encore les pailles en plastiques à partir de 2021. Le Parlement européen a adopté une résolution marquante le mercredi 27 mars dernier pour interdire une dizaine de catégories de produits en plastique à usage unique. Ces produits représentent 70% des déchets marins selon la Commission. La rapporteure du texte, Frédérique Ries, du groupe des libéraux Alde, explique que “le plastique empoisonne nos mers, il tue leurs habitants et il nous menace, nous, au bout de la chaîne. Il était urgent d’agir”. 

Pour Frédérique Mongodin, chargée de la politique européenne à Rethink Plastic, une coalition de dix plateformes européennes environnementales : ’Au-delà de l’interdiction de ces produits plastiques, le texte représente une avancée majeure car il impose des objectifs chiffrés de réduction de consommation et le principe de prévention et de responsabilité élargie du producteur’. Avec ce texte, ’les producteurs de plastique vont devoir payer pour la gestion des déchets mais aussi pour tout ce qui se passe en amont au niveau des camp

Photo - Conférence de 58 minutes en anglais- « Cutlery, cotton buds, straws, stirrers…Thanks to our new rules, all products made of oxo-degradable plastics will be banned. “A victory of everybody who came together to support our proposals : citizens, NGOs, media, who created the conditions for this”. FVP Frans Timmermans… »

Sur ce sujet, l’adoption du texte par l’Union européenne “est allée beaucoup plus vite que d’habitude, en six mois”, souligne Frédérique Mongodin. Il faut normalement compter plutôt deux à trois ans d’attente. Pourquoi une telle rapidité ? La responsable du plaidoyer européen en matière de pollution marine à Sea At Risk, l’explique par un changement au sein même du Parlement européen, les députés européens ont eu une prise de conscience de l’enjeu et de l’attente des populations. “On a l’habitude de dialoguer avec les députés de la commission environnement du Parlement européen mais là, on dialoguait avec tout le monde”, se souvient Frédérique Mongodin, preuve que l’environnement “est devenu une matière que l’on prend en considération même pour les autres domaines législatifs”.

L’adoption de ce texte en un temps si “court”, et l’intérêt d’une majorité des députés européens s’explique selon Olivier Costa, chercheur au CNRS, par le fait que c’est “un dossier relativement circonscrit” et qu’il ne concerne pas un domaine sensible comme l’agriculture, l’énergie ou encore les transports. Autre explication, la forte mobilisation des Européens sur la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement comme le montre les nombreuses marches pour le climat qui se sont déroulées dans de plusieurs pays européens. En France, des dizaines de milliers de personnes ont défilé le samedi 16 mars dernier pour “la Marche du siècle” avec 220 points de rassemblement recensés. La veille, la jeunesse partout dans le monde s’est mobilisée pour le climat avec des défilés à Montréal, Tokyo, Berlin ou encore Bruxelles. Des lycéens, des collégiens et des étudiants, qui sur le modèle de la jeune Suédoise Greta Thunberg, ont renoncé à aller en cours pour dénoncer l’inaction des gouvernements. 

Climat : Greta Thunberg mobilise les jeunes à Paris - Voir la vidéo 2:59 ajoutée le 24 février 2019 - France Culture - Récit de Véronique Rebeyrotte et Benoît Bouscarel https://www.franceculture.fr/emission... Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5D... Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture/ - Catégorie : Actualités et politique

La protection du climat est au cœur de la campagne des européennes

Olivier Costa remarque que la thématique environnementale est “dans le débat public” et qu’elle est beaucoup plus présente dans la campagne des élections européennes cette année, “qu’il y a cinq ou dix ans”. “Le citoyen comprend bien, analyse le chercheur au CNRS, que les questions environnementales sont des enjeux qui doivent se régler à l’échelle globale ou européenne”

Selon le dernier Eurobaromètre publié par la Commission européenne en 2018, la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement restent des thématiques importantes pour les électeurs européens. 66% des citoyens des Pays-Bas et de la Suède, par exemple, se disent principalement intéressés par un débat sur ce sujet pendant la campagne avant les élections européennes. 

Résultat encore plus marqué pour le sondage YouGov commandé par le think tank ECFR, Conseil européen pour les relations internationales. D’après cette étude, menée entre le 23 janvier et le 25 février dernier auprès de plus de 45 000 personnes, dans 13 des 14 pays de l’Union européenne interrogés, le changement climatique est vu comme une menace majeure qui devrait être traitée en priorité par rapport aux autres problèmes, même si cela affecte la croissance économique du pays. En France, 48% des personnes interrogées estiment que la protection de l’environnement devrait avoir la priorité, même si cela risque de freiner la croissance économique. 

L’environnement arrive même en tête des propositions dans la consultation lancée par WeEuropeans. Les votants ont choisi en première proposition l’idée de “créer un programme de recyclage à l’échelle européenne. Les matières premières doivent être ré-utilisées plutôt que détruites”. Selon la plateforme en ligne, plus d’1,7 millions de personnes ont répondu et ont sélectionné dix propositions dans la liste donnée, entre le 4 février et le 15 mars dernier. 

L’Union européenne championne de la protection de l’environnement 

L’Europe a été pionnière dans la protection de l’environnement avec la création d’une première norme dès 1967 sur l’empaquetage et l’étiquetage. A partir de 1972, et du sommet de Paris, l’environnement fait l’objet d’un traitement spécifique. “L’importance d’une politique de l’environnement” et l’établissement “d’un programme d’action et d’un calendrier précis” sont inscrits dans la déclaration issue de ce sommet. En 1986, une section entière de l’Acte unique européen est consacrée à l’environnement, ce qui permet la reconnaissance formelle de la politique européenne dans ce domaine. Avec le traité de Maastricht, l’environnement devient une politique européenne. Enfin, les principes de développement durable et de protection de l’environnement sont centraux dans le traité de Lisbonne, signé en 2007. A l’horizon 2030, l’Union européenne a pris des engagements forts : à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% mais aussi augmenter la production d’énergies renouvelables de 27% et améliorer l’efficacité énergétique de 27% également. 

Photo - Le sommet de Paris a réuni les neufs chefs d’Etats des pays de la Communauté européenne en 1972.• Crédits : AFP - AFP

Le nombre de textes qui traite de l’environnement est “impressionnant”, selon Olivier Costa qui estime que “c’est une thématique qui est très importante dans les débats politiques dans les institutions européennes”. Selon l’Agence européenne de l’environnement, 85% des réglementations nationales dans le domaine de l’environnement proviennent des règles et des procédures adoptées au niveau de l’Union européenne. 

De par son intense activité législative depuis plus de 50 ans et par ses prises de position, l’Union européenne est devenue incontournable au niveau international quant il s’agit d’environnement. Olivier Costa rappelle que “l’Union européenne a toujours pris le leadership sur les négociations sur le climat. Cela a commencé à Kyoto” avec la signature du protocole sur la diminution des gaz à effet de serre en 1997. L’Union européenne se démarque par son engagement et parmi ses institutions, le Parlement est considéré comme l’institution la plus volontariste en matière de politique environnemental pour imposer notamment des calendriers et des dispositifs de suivi. 

Une Union européenne freinée dans l’application des mesures

Mais dans les faits, relève Olivier Costa, “il y a des tensions extrêmement fortes avec des enjeux de croissance, des enjeux de compétitivités internationales, de contraintes budgétaires, très souvent au détriment des positions environnementales”. Si dans certains domaines, les textes sont adoptés sans trop de difficultés, d’autres domaines comme l’agriculture ou la mobilité posent plus de problèmes. 

Concernant le glyphosate, l’Union européenne a été vivement critiquée. Elle a renouvelé l’autorisation de ce pesticide controversé, reconnu comme probablement cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé, pour cinq ans supplémentaires en novembre 2017. Un rapport commandé par des députés européens a montré que les autorités allemandes avaient plagié à près de 50% les arguments fournis par Monsanto pour défendre le glyphosate. Cet argumentaire a été remis dans le dossier pour le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. En janvier dernier, des eurodéputés ont demandé des procédures d’autorisation ’plus transparentes’ pour les pesticides utilisés dans l’Union européenne et à un ’réexamen des études sur la cancérogénicité du glyphosate’

Lorsque les textes sont acceptés, l’application n’est pas acquise car elle dépend de la volonté de chaque Etat-membre. Certains Etats rechignent à appliquer des lois européennes, comme le prouve Charlotte Hapern dans Politiques Européennes. L’analyse en 2006 du rapport annuel sur le contrôle de l’application du droit communautaire montre que le domaine environnemental concentre le plus de recours. Frédérique Mongodin, de Sea At Risk, estime que ““Finalement ce sont les gouvernements qui ne sont pas assez ambitieux, on ne peut pas non plus blâmer les dirigeants européens pour le manque de compétences et d’énergie que les gouvernements vont mettre sur l’environnement. Il est bien évident qu’il y a des pays qui ont d’autres priorités que l’environnement, on peut le comprendre. Néanmoins, si ces pays là ne mettent rien en place, cela bloque le succès de l’application de ces textes.”

L’Union européenne a prévu un système de sanctions contre les Etats qui n’appliquent pas les directives et les lois européennes. Il s’agit de sanctions financières qui ont une limite pour Frédérique Mongodin de Rethink Plastic “si un Etat décide ne pas appliquer la directive, tout ce qu’il aura à faire, c’est payer des dommages et intérêts de plus en plus élevés”. La responsable du plaidoyer européen chez Sea at risk souhaite des sanctions “plus dissuasives et un mécanisme de suivi sur le terrain beaucoup plus réactif”. 

« Mettre en place un fouet pour les Etats qui se sentent obligés de faire attention » Frédérique Mongodin

Cependant Bernard Barraqué, spécialiste de l’eau en France et en Europe, pointe de possibles incohérences dans la politique européenne sur l’environnement. Il explique notamment que la directive cadre sur l’eau “pousse à faire des choix contradictoires” avec ceux de la directive sur les énergies renouvelables, dans le cas par exemple de l’hydroélectricité. Trois directives cadres sur l’eau ont été adoptées par l’Union européenne (DCE, Directive Inondations et DCSMM) mais le spécialiste estime qu’elles seront très difficiles à mettre en œuvre : beaucoup de “pays membres ne sont pas vraiment équipés pour appliquer ces trois directives ambitieuses ; les coûts d’application risquent d’être extrêmement élevés et on n’y met pas les moyens”. C’est le cas selon lui en France avec les risques d’inondations et de sécheresse, et pour l’adaptation au changement climatique.

Bernard Barraqué évoque également l’impact de la crise économique : “Cela va être très compliqué pour l’Europe de faire de nouvelles directives (par ex. pénurie d’eau) ou d’en sévériser d’autres. La Commission a compris qu’elle risquait d’être accusée de provoquer des coûts disproportionnés, et qu’elle ne pouvait plus élargir sa politique très ambitieuse dans le domaine de l’eau”. Il y a une exaspération de certains pays membres et des inquiétudes du côté des industriels et des agriculteurs, en particulier vis-à-vis du plafonnement des ’aides d’Etat’. En France, cela concerne les aides des agences de l’eau qui pourtant proviennent des factures d’eau des habitants pour l’essentiel.

L’Union européenne est à la fois modèle en matière d’engagement dans la politique environnementale au niveau international, mais elle pourrait aussi aller plus loin selon Olivier Costa. Il estime que dans ce domaine, l’Union européenne fait “bien mieux que partout ailleurs dans le monde, mais c’est très en deçà des enjeux actuels de la protection de l’environnement et de la préservation climatique”.

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Tags : Europe Élections européennes Écologie et environnement

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Source : https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/leurope-en-fait-elle-assez-pour-lecologie

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12.
Sous la pression de la rue (sic !), le Parlement britannique est le premier au monde à décréter ’l’urgence climatique’ - Publié le 02 mai 2019 par Novéthic Environnement - Le Royaume-Uni devient le premier pays au monde à déclarer l’urgence climatique après avoir fait l’objet de nombreux blocages de la part du mouvement ‘Extinction Rebellion’ ces derniers mois. Face à cette pression croissante, le parti travailliste a réussi à faire adopter une motion qui n’est pas contraignante mais qui peut servir d’exemple aux autres gouvernements à travers le monde. Source : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/sous-la-pression-de-la-rue-le-parlement-britannique-est-le-premier-au-monde-a-decreter-l-urgence-climatique-147217.html?utm_source=Abonnes+Novethic&amp ;utm_campaign=8b883ef89c-Recap_2019_05_03&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-8b883ef89c-171059761

Greta Thunberg@GretaThunberg -“MPs have passed a motion making the UK parliament the first in the world to declare an “environment and climate emergency”. Historic and very hopeful news. Now other nations must follow. And words must turn into immediate action. #ClimateBreakdown https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/climate-change-environment-emergency-commons-motion-mps-vote-latest-a8895456.html …

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13.
En pleine grève mondiale pour le climat, l’Assemblée Nationale reporte de 3 ans l’interdiction de pesticides - Julian Vadis, lundi 18 mars 2019 – Document : ‘revolutionpermanente.fr/’ – Politique Ecologie.

Ce vendredi 15 mars 2019, dans plus de 100 pays et 1.600 villes, la jeunesse a défilé pour le climat. Dans le même temps, l’Assemblée Nationale repoussait de 3 ans l’interdiction de la production de pesticides en France, d’ors et déjà interdit en Europe.

Le parallèle est saisissant. Ce vendredi 15 mars 2019, dans le cadre de la grève mondiale pour le climat, des millions de jeunes ont défilé partout dans le monde, dont 168 000 enFrance. Au même moment, en France, l’Assemblée Nationale a repoussé de 3 ans l’interdiction de la fabrication de certains pesticides, jugés polluants et interdits à échelle européenne. Sacré paradoxe, alors que le gouvernement prenait la posture écologiste pour chercher à discréditer le mouvement des Gilets Jaunes dans les premières semaines de la mobilisation.

Il s’agit d’un vrai recul, puisque le gouvernement avait repoussé à l’interdiction de fabrication de ces pesticides en 2022 (et donc, 2025 aujourd’hui, soit après la fin du quinquennat). A l’origine, le Sénat, majoritairement à droite, avait purement et simplement supprimé cette interdiction du texte initial de la loi Pacte. Tiraillé entre la volonté de ne pas subir la débâcle, et l’ambition de braconner sur la droite la base sociale des Républicains, qui vit au rythme de la crise ouverte avec le fiasco Fillon à la dernière présidentielle, Emmanuel Macron a donc composé...

Si la question a divisé au sein de la majorité parlementaire, c’est le vernis écologiste de la Macronie, déjà mis à mal après le départ du gouvernement de Nicolas Hulot l’été dernier, qui en prend un coup. Pourtant, c’est bien le discours des grandes multinationales produisant ces pesticides et réalisant de juteux profits hors Union Européenne qui est aujourd’hui reprit mot pour mot par Bercy. Avec un argumentaire cynique, Roland Lescure, économiste et député LaREM, a ainsi expliqué que cette interdiction amènerait à ce que la production « se déplace de quelques centaines de kilomètres et que l’impact pour l’environnement soit nul ». Si Lescure n’a pas poussé le vice jusqu’à dire que le report de cette interdiction était un geste écologiste, la ficelle reste grosse.

Cette nouvelle péripétie institutionnelle illustre l’impossibilité de concilier capitalisme et écologie, tant les intérêts économiques des grandes multinationales dépendent de la poursuite de la destruction de l’environnement. En ce sens, il est indispensable qu’il y ait des suites aux mobilisations écologistes de mi-mars, convergeant avec la mobilisation des Gilets Jaunes et cherchant à entraîner dans le combat d’autres secteurs, notamment du monde du travail, pour un mouvement massif et de grève à même de mettre en échec Emmanuel Macron et les grands patrons.

Mots-clés : pesticides / Grève mondiale pour le climat / Changement climatique / Politique - Source : https://www.revolutionpermanente.fr/En-pleine-greve-mondiale-pour-le-climat-l-Assemblee-reporte-de-3-ans-l-interdiction-de-pesticides

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14.
Urgence climatique : que proposent les candidats aux européennes ? Par Paola de Rohan-Csermak I Publié le 30 Avril 2019 – Document ‘WeDemain’ – Photo Les élections européennes se tiendront entre le 23 et le 26 mai 2019 (Crédit : Shutterstock)

L’écologie, et notamment la lutte contre le changement climatique, s’impose comme l’une des principales thématiques des européennes. Tour de piste des propositions des candidats.

Banque européenne du climat, Green new deal, Frexit… À un mois des élections européennes du 26 mai, la majorité des candidats ont fait connaître leurs idées pour respecter les Accords de Paris sur le climat, sans nuire à l’économie de l’UE. Voici leurs principales propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Seuls sont présentés les partis mentionnés dans les derniers sondages (sondages Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, réalisés en avril 2019), classés selon la date à laquelle leur tête de liste a été dévoilée (du plus ancien au plus récent).

Europe Écologie – Les Verts (EELV) : L’écologie matrice de l’économie - Tête de liste : Yannick Jadot - Groupe parlementaire européen : groupe des Verts / Alliance libre européenne (ALE)

Un “traité environnemental européen” subordonne les intérêts économiques aux intérêts environnementaux. L’écologie devient ’la matrice à travers laquelle on définit l’économie’.
Un “Green new deal” à 100 milliards d’euros annuels, financé par la Banque centrale européenne (BCE), permet, en vingt ans seulement, de produire une électricité 100 % renouvelable, sans le nucléaire, d’assurer l’isolation thermique des logements, et davantage de fret.
L’UE développe un marché intérieur de l’énergie verte solidaire, pour ne pas pénaliser ses pays à moindre potentiel.
Est mis en place un “protectionnisme vert”, avec une taxe carbone aux frontières de l’UE. Le kérosène est désormais taxé.
Des aides financières encouragent la relocalisation de l’économie, soutiennent les artisans, les agriculteurs.
Un parquet européen autonome lutte contre les “écocrimes et les écocides” en contraignant les États et les entreprises privées à respecter la justice climatique et les droits de la nature.

Debout la France (DLF) - Tête de liste : Nicolas Dupont-Aignan - Non renseigné

Union populaire républicaine (UPR) - Tête de liste : François Asselineau - Non renseigné

Les Patriotes (LP)  : Frexit et fin des circuits longs - Tête de liste : Florian Philippot
Groupe parlementaire européen : Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELD)

Le Frexit et la sortie de l’espace de Schengen, la fin des traités de libre-échange (CETA, Mercosur…) mettent un terme à la délocalisation et aux circuits longs.
La France instaure un “New deal écologique patriote”, financé par la création de monnaie de la Banque de France, 30 milliards par an, pour décarboner l’énergie, soutenir l’investissement dans les filières électrique et hydrogène, permettre une agriculture bio susceptible de répondre aux besoins de l’Hexagone, et engager un plan national de reforestation.

La France insoumise (LFI)  : Protectionnisme solidaire - Tête de liste : Manon Aubry - Groupe parlementaire européen : Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NLG)

La France rompt avec le libre-échange et l’austérité : elle creuse son déficit budgétaire au-delà des 3% (critère de Maastricht) pour atteindre l’objectif de 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050, sortir du nucléaire, et mener un plan d’isolation thermique des logements.
Elle met en place une taxe carbone kilométrique : plus un produit viendra de loin, plus il sera taxé, selon une logique de ’protectionnisme solidaire’.
Au niveau européen, un tribunal de justice climatique pénalise ceux qui désobéissent à une “règle verte” édictée par une directive européenne : ’on ne prend pas plus à la planète qu’elle ne peut en reconstituer elle-même’.
Les gouvernements promeuvent la sobriété, en incitant les citoyens à s’interroger sur leurs usages et leurs besoins vitaux.

Parti communiste français (PCF) : Les trajets courts en avion interdits - Tête de liste : Ian Brossat - Groupe parlementaire européen : Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NLG)

La France s’affranchit des traités européens : elle exclut du libre-échange les échanges agricoles, et passe outre les 3% de déficit de Maastricht pour valoriser la production locale, mener un plan de rénovation énergétique des bâtiments et investir dans le ferroviaire.
L’UE instaure une nouvelle fiscalité écologique : une TVA sur le train, et “très élevée” sur l’avion.
Pour lutter contre la pollution engendrée par le kérosène, elle interdit les trajets courts en avion, quand ils peuvent être réalisés en moins de deux heures en train.

Union des démocrates et indépendants (UDI)  : Devenir leader des moteurs à hydrogène - Tête de liste : Jean-Christophe Lagarde - Groupe parlementaire européen : l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE)

Une réforme fiscale pénalise les activités nocives, et valorise les activités écologiquement responsables, dans une logique de bonus-malus.
Une taxe carbone aux frontières et une renégociation de la politique agricole commune (PAC) favorise le local et les circuits courts.
L’UE finance en priorité les grands projets d’infrastructures de transport ferroviaire.
Elle soutient activement la filière hydrogène pour devenir leader mondial de la production de moteurs propres.
Elle finance son programme d’isolation des bâtiments et de production d’énergie verte grâce à une taxe carbone sur des importations et grâce au livret E : un livret épargne, conçu sur le modèle du livret A, servant à financer des projets écologiques.

Rassemblement national (RN)  : ’Localisme’ et circuits courts détaxés - Tête de liste : Jordan Bardella - Groupe parlementaire européen : Mouvement pour une Europe des nations et des libertés (ENL).

Une politique de localisme encourage la production et les échanges au niveau national. Les circuits courts sont détaxés, et à l’inverse, les importations “mondialisées, anti-écologiques” sont surtaxées.
Les pays de l’UE mettent fin au libre-échange, et sortent des accords internationaux ; certains produits (non précisés) sortent partiellement du marché intérieur de l’UE.
Une “responsabilité nationale de l’entreprise” est instaurée, afin de favoriser l’embauche de personnel local, et éviter les délocalisations. Les entreprises qui s’en affranchissent n’ont pas accès aux marchés publics.

Les Républicains (LR)  : Réconcilier écologie et agriculture - Tête de liste : François-Xavier Bellamy - Groupe parlementaire européen : groupe du Parti populaire européen (PPE).

L’UE instaure une barrière écologique, en imposant des droits de douane anti-pollution aux importateurs extérieurs, notamment pour protéger l’agriculture.
À l’intérieur de ses frontières, elle soutient le déploiement de l’énergie verte (gaz vert, biomasse), dans chaque pays, pour réduire la consommation d’énergies fossiles.
Pour lutter contre le gaspillage de l’énergie verte, elle renforce les interconnexions entre les pays, pour que les pays déficitaires en énergie verte bénéficient de celle des pays excédentaires.
Elle devient leader mondial du recyclage et de la production de batterie électrique.

Génération.s : L’écocide, un crime contre les générations futures - Tête de liste : Benoît Hamon - Groupe parlementaire européen : Printemps européen

L’UE rompt avec la règle des 3% de déficit de Maastricht pour mener le “Green new deal”, un plan d’investissement européen dans la reconversion écologique, à 500 milliards par an, financé par un système d’obligations (de dettes) “vertes”, souscrites par la Banque centrale européenne (BCE), grâce à une politique de création de monnaie.
Ce programme permet à l’Europe d’abandonner les énergies fossiles pour les énergies renouvelables, d’assurer la construction et rénovation thermique de logements.
En reconnaissant la nature comme une personne morale, et l’écocide comme un crime contre l’intérêt général et les générations futures, la Cour de justice européenne peut punir ceux qui le commettent.
Le marché carbone est réformé pour prendre en compte toutes les émissions, notamment celles des transports comme l’avion.

Le Parti socialiste (PS) et Place Publique  : Chasse aux passoires énergétiques - Tête de liste : Raphaël Glucksmann - Groupe parlementaire européen : groupe du Parti socialiste européen (PES)

Priorité est donnée aux économies d’énergie. Un plan de rénovation énergétique des logements permet de réparer les “passoires énergétiques”. La diminution de la facture énergétique permet de rembourser un prêt sur 20 ans à taux zéro (20 000 à 25 000 euros par logement).

L’UE encourage une croissance moins forte et mieux partagée : moins de ventes et plus de locations de biens et de services pour lutter contre l’obsolescence programmée, le consumérisme et la pollution.

Pour limiter le libre-échange, et favoriser la production locale, une certification européenne d’économie d’énergie garantit la qualité carbone d’un produit.

La République en marche (LaREM), le MoDem, Agir, le Mouvement radical. ’Renaissance’ : Une banque européenne du climat - Groupe parlementaire européen : non renseigné - Tête de liste : Nathalie Loiseau

L’innovation, massivement financée par une “banque européenne du climat et de la biodiversité”, doit décarboner l’industrie, et assurer un mix énergétique comprenant plus d’énergies renouvelables, moins d’énergies fossiles et moins de nucléaire.
Un “opérateur européen des réseaux électriques” assure la redistribution du surplus d’énergie verte aux pays déficitaires.

Un plan de rénovation énergétique des logements lutte contre le gaspillage énergétique.
En instaurant un protectionnisme écologique européen, l’Europe refuse les échanges avec les pays qui ne respectent pas les Accords de Paris.

Le marché du carbone se réforme pour que les pays s’harmonisent sur le prix de la tonne de carbone. Un ’Airbus de la batterie électrique’ lève la dépendance de l’UE vis-à-vis de la Corée et de la Chine.

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Source : https://www.wedemain.fr/Urgence-climatique-que-proposent-les-candidats-aux-europeennes_a4063.html

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15.
Climat. LREM, MoDem, PS, LR, UDI  : des députés de tous bords unissent leurs forces - Ouest-France - Modifié le 08/10/2018 à 12h32 - Photo : Alexandre Meneghini / Reuters

Un collectif « d’un genre nouveau ». Ainsi les députés de six groupes politiques qualifient-ils le groupe de travail « transpartisan » qu’ils ont créé en vue d’unir leur force sur les sujets climatiques et écologiques.

Des députés de six groupes politiques ont décidé d’unir leurs forces sur la transition écologique et solidaire, en créant un collectif inédit «  pour organiser à l’Assemblée le travail transpartisan  » sur ces sujets et l’«  accélérer  », a annoncé ce lundi Matthieu Orphelin (LREM).

Dans un courriel adressé à l’ensemble de leurs collègues, les 15 premiers signataires, emmenés par le député proche de l’ex-ministre Nicolas Hulot, soulignent que le nouveau rapport alarmiste des experts climat de l’Onu (Giec), publié lundi, «  montre l’urgence absolue à agir pour le climat et accélérer les actions publiques  ».

Lancement prévu le 16 octobre 2018 : ils invitent les élus à rejoindre ce futur collectif «  d’un genre nouveau  », selon les termes de M. Orphelin, dont le lancement est prévu le 16 octobre.

Parmi les premiers signataires, outre l’élu du Maine-et-Loire, figurent Cédric Villani (LREM), le MoDem Erwan Balanant, Eric Diard (LR), Sophie Auconie (UDI-Agir), Guillaume Garot (PS), ou encore le communiste Jean-Paul Dufrègne ; les Insoumis qui composent le septième groupe à l’Assemblée n’ayant pas paraphé le texte à ce stade.

Les experts du Giec soulignent dans leur dernier rapport que le monde devra engager des transformations «  rapides  » et «  sans précédent  » s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, et mettent en garde contre des risques accrus au-delà de ce seuil.

Selon les élus, issus de différentes commissions à l’Assemblée, ce travail transpartisan sur ce sujet est «  une première  », l’urgence climatique exigeant d’innover «  aussi au Parlement pour impulser et accélérer  » le changement. Dans un document expliquant leur démarche, ils indiquent avoir décidé «  d’unir (leurs) forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux  » avec pour «  seule boussole l’intérêt général présent et futur  ».

«  Le départ de Nicolas Hulot a été un révélateur pour tous et fait écho aux alertes renouvelées des scientifiques, il doit nous faire réagir et nous motiver à ce travail en commun, dans l’esprit initial du Grenelle de l’environnement ou de la loi pour la transition énergétique  !  », écrivent-ils.

Le collectif entend se réunir deux fois par mois et notamment unir ses analyses et votes «  sur des points clefs et des avancées décisives  », «  y compris en déposant des amendements à l’identique  », ainsi qu’initier ou soutenir «  des coalitions de projets novatrices  ». Ses membres comptent être force de proposition dès les discussions sur le projet de loi de finances 2019, sur des sujets comme la mobilité durable, la biodiversité ou par exemple la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Abonnez-vous àOuest-Francehttps://abonnement.ouest-france.fr/...– Source : https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-lrem-ps-lr-ud-des-deputes-de-tous-bords-unissent-leurs-forces-6008047

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16.
Elections européennes : Yannick Jadot (EELV) compare la liste LREM à un pot de yaourt « vert » aux arômes « artificiels » - 20 Minutes avec AFP - Publié le 06/05/19 à 15h36 — Mis à jour le 06/05/19 à 15h44 – Photo  : L’écologiste Yannick Jadot, le 11 avril 2019 à Paris — Anne-Christine Poujoulat / AFP. Extraits JH.

CLIMAT - Jadot fustige le modèle libéral technocratique, destructeur de la planète, qui « est le marchepied de toutes les extrêmes droites en Europe » … Voter pour la liste #EuropeEcologie #VotezPourLeClimat c’est avoir l’assurance de désigner des élus sincères qui rejoindront le groupe @GreensEP au Parlement Européen, ce n’est pas du tout le cas des autres qui prétendent soutenir l’écologie. http://pourleclimat.eu 

Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aux européennes, a accusé lundi la liste LREM de « greenwashing », tel un « pot de yaourt » se voulant « vert » mais dont les arômes seraient « artificiels », et de défendre au contraire un « modèle libéral technocratique », « marchepied » de l’extrême droite.

Il a critiqué sur ‘franceinfo’ « une tête de liste [celle de Nathalie Loiseau] qui au débat sur France 2 met le piment d’Espelette protégé par une AOC et puis de l’autre main signe tous les accords de libre-échange qui participent de la destruction des paysans au nord comme au sud, de la mondialisation de la malbouffe, de la souffrance animale, de a destruction des paysans au nord comme au sud, de la mondialisation de la malbouffe, de la souffrance animale, de l’emballement climatique ».

« Mon seul adversaire, c’est le dérèglement climatique »

« Cette liste ‘En marche’, si je pouvais prendre une image, c’est comme un pot de yaourt : vous l’achetez, il est un peu vert, c’est marqué dessus ’Aime la vie, protège votre organisme’, et quand vous regardez sa composition, c’est du lait issu des fermes usines, où les animaux sont super maltraités, nourris au soja OGM, ça fait des milliers de kilomètres et vous vous apercevez que tous les arômes sont artificiels. Ça, c’est pas l’écologie. C’est du greenwashing », a-t-il lancé. Une référence à cette méthode de marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l’argument écologique.

Interrogé pour savoir si Nathalie Loiseau et LREM étaient ses uniques rivaux dans cette campagne, il a répondu que son « seul adversaire c’est le dérèglement climatique, l’anéantissement de la biodiversité, et un modèle que porte Nathalie Loiseau, que porte En marche, que porte le président de la République, un modèle libéral technocratique, destructeur de la planète, qui organise la compétition de tous contre tous » et qui « est le marchepied de toutes les extrêmes droites en Europe ».

« Mon sujet, ce n’est pas que, quand ce gouvernement favorise la chasse à la glu, qui est une des chasses les plus dégueulasses qu’on puisse faire, elle soit bio ; mon problème c’est d’interdire cette chasse », a-t-il ajouté, alors qu’on lui faisait remarquer la présence sur la liste LREM en deuxième position de Pascal Canfin, ex-patron du WWF France.

A lire aussi :

Politique - Européennes : Yannick Jadot (EELV) réclame un statut pour les réfugiés climatiques

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20 Minutes, information en continu, actualités, politique, sport… -© Copyright 20 Minutes – Ecouter les enregistrements vidéos et les commentaires à la source : https://www.20minutes.fr/politique/2511971-20190506-elections-europeennes-yannick-jadot-eelv-compare-liste-lrem-pot-yaourt-vert-aromes-artificiels

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17.
Place publique lance une campagne autour de 10 combats communs

‘Place publique’ (PP) est un parti politique français lancé fin 2018 par plusieurs personnalités, dont Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher, Jo Spiegel et Claire Nouvian.

Document PDF à consulter sur ce site : https://place-publique.eu/plus-dexcuses.pdf

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18.
Climat et environnement au centre des élections européennes ! Publié le 27 mars 2019 par Novethic – « La désignation de Pascal Canfin comme numéro 2 de la liste ‘La République en Marche’ pour les Européennes, fait de l’écologie un thème fort de campagne. Ancien député européen, inspirateur de Finance Watch et membre du groupe d’expert de haut niveau sur la finance durable, Pascal Canfin dirigeait jusque-là le WWF France… » - A lire en totalité sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/climat-et-environnement-au-centre-des-elections-europeennes-147078.html

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19.
Transition écologique : un référendum ne palliera pas l’inaction politique - Analyse d’Anne Bringault membre du Réseau pour la transition énergétique et du Réseau Aaction Climat, 03/05/2019 pour ‘Alternatives Economiques’

Alors que la France est au ralenti sur la transition énergétique et que le président de la République n’a proposé aucune mesure concrète dans ce domaine dans les suites données au grand débat national, la solution peut-elle venir d’une convention citoyenne suivie d’un référendum ? C’est en tout cas la proposition du gouvernement, alors même que la transition écologique et le dérèglement climatique sont parmi les préoccupations les plus fortes des Français et que la hausse du prix des carburants et de l’électricité fait l’actualité.

La solution peut-elle venir d’une convention citoyenne suivie d’un référendum ?

Comment changer de modèle énergétique quand les acteurs dominants sont les tenants du système actuel ? Comment enclencher des changements profonds dans des domaines aussi diffus que la mobilité ou le logement ? Comment mettre l’urgence climatique et écologique au même niveau de priorité que d’autres enjeux qui pilotent depuis des années l’action politique ? Comment orienter les investissements et les financements vers les secteurs d’avenir ?

A lire : Alternatives Economiques n°390 - 05/2019 - A quoi sert encore l’Europe ?

Associations de protection de l’environnement et comités citoyens

Plusieurs méthodes ont déjà été tentées. En 2007, un grand ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable voit le jour. Il intègre plusieurs leviers clés tels que l’énergie, le transport et le logement. Un Grenelle de l’environnement est lancé avec une gouvernance d’un nouveau type : aux côtés des employeurs, des syndicats et des collectivités, les associations de protection de l’environnement forment un collège à part entière. Le résultat est inédit : 238 engagements traduits dans une loi dite « Grenelle 1 », où l’on retrouve déjà l’enjeu de la rénovation des passoires énergétiques ou encore le développement du fret ferroviaire. Las, les débats sur la mise en œuvre achoppent sur les conservatismes et amènent le parlement à adopter une loi dite « Grenelle 2 » très en deçà des orientations pourtant actées. Quant aux moyens financiers, ils ne seront jamais orientés en cohérence avec les objectifs du Grenelle.

En 2012, neuf mois de débats, d’avis d’experts, d’éclairage par un comité citoyen… et quatre ans plus tard, le changement de cap n’est toujours pas là

En 2012, changement de gouvernement et de méthode. Un débat national sur la transition énergétique est lancé. Pour éviter que le parlement ne détricote ce sur quoi la société civile et l’Etat se sont mis d’accord, des parlementaires intègrent le dispositif. Neuf mois de débats, y compris dans les territoires, d’avis d’experts, d’éclairage par un comité citoyen, et finalement des conclusions qui fixent les grandes orientations de ce qui sera traduit dans la loi sur la transition énergétique. Pour autant, là encore, quatre ans plus tard, même si des progrès timides sont constatés dans certains domaines, comme le développement du solaire photovoltaïque, force est de constater que le changement de cap n’est toujours pas là avec des émissions de gaz à effet de serre qui dépassent largement les budgets carbone fixés.

Sur le même sujet : Grand Débat - Ce qu’il faut retenir des annonces d’Emmanuel Macron+2 Articles

Attentes fortes

L’ère Macron commence avec des concertations tous azimuts : Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation, assises de la mobilité, débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie… La société civile est sur-sollicitée, et d’autant plus déçue quand elle constate que les conclusions de ces instances ne sont pas traduites en mesures concrètes.

La société civile est sur-sollicitée, et d’autant plus déçue quand elle constate que les conclusions de ces instances ne sont pas traduites en mesures concrètes

Comment donner davantage de légitimité et de poids aux conclusions de ces concertations pour enfin sortir de l’immobilisme ? Une convention citoyenne est-elle la solution ? Les expériences dans ce domaine ont toujours montré des attentes fortes des citoyens en faveur de la transition écologique. En mai 2013, dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, 1 115 citoyens représentatifs répartis dans quatorze régions vont participer à une journée citoyenne. Après des sessions de formation, ils indiquent à 75 % qu’ils considèrent que la transition énergétique aura des effets positifs pour la société.

Le premier poste de consommation d’énergie sur lequel ils ont le sentiment de pouvoir agir concerne les déplacements, et le principal frein le fait de ne pas avoir suffisamment d’argent pour s’équiper de manière à accroître l’efficacité énergétique de de leur véhicule, ou de leur logement. La principale conséquence de l’inaction serait pour eux le risque de faire porter aux générations futures la nécessité d’agir dans l’urgence. Et l’effet positif qu’ils attendent le plus est que la majorité de l’énergie soit produite et consommée localement, à l’échelle des bassins de vie.

Citoyens tirés au sort

En 2018, à l’occasion du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie organisé par la CNDP, un groupe de 400 citoyens tirés au sort (le G400) est constitué. Réuni à l’Assemblée nationale, il est formé et répond à un questionnaire. Pour 81 % des membres du G400, la France est en retard sur ses objectifs de transition énergétique. 76 % d’entre eux pensent que les efforts demandés sont injustement répartis. Pour eux, il faut accélérer ou maintenir le rythme sur le développement de toutes les filières d’énergies renouvelables. Une majorité d’entre eux (62 %) estime qu’il faut fixer l’objectif de baisse de la part du nucléaire à 50 % en 2025 comme prévu, ou au plus tard en 2030.

Convention citoyenne et référendum devraient alimenter les débats des semaines à venir… et retarder encore une fois l’action immédiate

Là encore, ces comités citoyens ne seront pas écoutés et le gouvernement arbitrera autrement, avec une hausse de la fiscalité carbone non allouée à la transition écologique et aux ménages les plus impactés et, par ailleurs, un report de l’objectif de 50 % de nucléaire à 2035. Comment faire en sorte qu’une convention citoyenne soit entendue par l’Etat ? Faut-il un référendum pour légitimer la mise en œuvre de mesures concrètes ? Comment un référendum peut-il donner une juste réponse à des questions aussi vastes que celles posées par la transition écologique ? Ceci devrait alimenter les débats des semaines à venir… et retarder encore une fois l’action immédiate.

Pourtant la transition énergétique est à l’agenda parlementaire. Un projet de loi sur l’énergie et le climat va être débattu à l’Assemblée nationale en juin. Loin d’apporter des dispositifs concrets, le texte propose de revenir sur les objectifs votés en 2015 dans la loi sur la transition énergétique. Les propositions existent cependant et les attentes sont fortes pour la rénovation des passoires énergétiques en particulier.

Les députés peuvent démontrer dès maintenant qu’ils ont un rôle à jouer

Enfin, 100 députés de La République en marche ont indiqué dans une tribune en juin dernier leur souhait d’avoir leur mot à dire dans la politique énergétique. Alors chiche ! Les députés peuvent démontrer dès maintenant non seulement qu’ils ont un rôle à jouer, mais aussi qu’ils souhaitent s’en emparer. La démocratie représentative est questionnée. Voici une occasion de démontrer qu’elle fonctionne.

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20.
’Le réchauffement climatique is coming’ : quand la ministre Brune Poirson rejoue Game of Thrones Par Benjamin Rieth 14/04/2019 à 16h36 - Photo - Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique. - Capture Twitter – Document BFMTV

La secrétaire d’Etat a publié ce dimanche une vidéo sur son compte Twitter mêlant images de la série culte Game of Thrones et message de sensibilisation contre le réchauffement climatique.

A quelques heures du début de la saison finale deGame of Thrones, Brune Poirson a révélé sa propre bande-annonce de la série sur son compte Twitter. ’Attention potentiel spoiler si vous n’êtes pas à jour’, prévient dimanche la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique.

’L’hiver est bien là et pour l’endiguer il ne faut pas se diviser. Un seul moyen : s’unir’, écrit Brune Poirson. 

Cependant, aucune chance de découvrir des images exclusives de la saison 7 de Game of Thrones diffusée à partir de dimanche soir aux Etats-Unis. Avec cette vidéo qui surfe sur le phénomène culturel mondial, la secrétaire d’Etat veut alerter sur le réchauffement climatique. 

’Certains en doutent ! On peut le regretter. Car même si les hivers peuvent paraître un peu plus rigoureux, un peu plus froids à certains endroits, il y en a d’autres où ce n’est pas le cas. Nous devons nous battre. Nous battre pour endiguer cette menace qui monte. Et nous unir tous pour lutter contre le vrai mal, le seul qui doit unir l’humanité : le réchauffement climatique’, déclame Brune Poirson sur fond de bande originale de Game of Thrones.

La vidéo se conclut par un slogan directement inspiré de la célèbre devise de la maison Stark, une des grandes familles de la série. ’Winter is coming’ (’l’hiver approche’) est ainsi remplacé par un mélange d’anglais et de français surprenant : ’Le réchauffement climatique is coming’. 

Brune Poirson n’est pas la première politique à détourner la fameuse réplique de Game of Thrones. En janvier dernier, le président américain Donald Trump avait publié sur son compte Instagram une photo de lui accompagné du slogan : ’The wall is coming’ (’le mur vient’), en référence au mur qu’il a promis de construire à la frontière avec le Mexique pour empêcher l’immigration illégale. 

Source : https://www.bfmtv.com/politique/le-rechauffement-climatique-is-coming-quand-la-ministre-brune-poirson-rejoue-game-of-thrones-1673123.html

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21.
Cent solutions pour inverser le cours du réchauffement climatique – Enregistrement de 58 minutes - 13/05/2018 – France Culture dans le cadre des émissions De cause à effets, le magazine de l’environnementpar Aurélie Luneau les dimanches de 16h à 17h. Photo – Nuages • Crédits : Robert Alexander - Getty

Et si le réchauffement climatique n’était plus l’objet de seuls rapports alarmants et de réactions anxiogènes ?

Et si le réchauffement climatique avait pour vertu de réunir des chercheurs et des scientifiques du monde entier afin de produire des études pratiques, modéliser les 100 moyens les plus efficaces à mettre en œuvre pour inverser le cours du réchauffement climatique ? 

Des solutions en matière de réduction du CO2 et de préservation de notre planète…à portée de tous ?! Ce n’est pas un film de fiction, mais le résultat de l’entreprise lancée il y a quelques années par l’écologiste et entrepreneur américain Paul Hawken, inquiet des dégâts du défaitisme et donc bien décidé à renverser la vapeur. 

Aujourd’hui, son livre « Drawdown » sort en France, publié chez Actes Sud, et à l’occasion de sa venue à Paris, nous allons plonger, en sa compagnie, dans ces solutions pour inverser le cours du réchauffement climatique.

Et en duplex, le philosophe Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne, auteur notamment du livre « Une nouvelle terre » publié chez Desclée de Brouwer, et coordinateur avec Alain Papaux du « Dictionnaire de la pensée écologique » paru aux PUF. Et également à nos côtés l’interprète Xavier Combe…

Paul Hawken l’a dit

’Drawdown’ : il s’agit d’inverser les émissions de gaz à effets de serre pour ainsi inverser le réchauffement planétaire. Voilà l’objectif.

Le GIEC a jusqu’à présent eu un point de vue assez étroit.

Il y a tant de solutions que le GIEC n’a jamais abordé.

L’éducation des filles constitue une forme de planification familiale, cela permet à la fille de devenir une femme, c’est le pouvoir qui lui est donné d’autodétermination.

C’est un ensemble systémique qui a causé le problème [du réchauffement climatique] et bien, pour le résoudre, il faut des solutions systémiques.

Dominique Bourg l’a dit

La situation est tout simplement alarmante.

Inverser ça voudrait dire trois étapes : première étape, on cesse d’augmenter, on plafonne ; deuxième étape, on réduit nos émissions pour arriver jusqu’à une neutralité carbone, c’est-à-dire qu’on émet plus rien dans l’atmosphère ; troisième étape, on pompe ce qu’il y a dans l’atmosphère.

Le climat ce n’est pas un problème isolé, c’est un des paramètres du système terre que l’on a très fortement dérégulé, mais le climat, il est solidaire des autres aspects.

La solution s’est associé des choses qui s’emboîtent sur des niveaux très différents.

Émission en partenariat avec le service Planète-Sciences du Monde – Logo : Le Monde – Planète • Crédits : Le Monde

Le choix musical de Paul Hawken : Mahler’s 2nd Symphony

Les phrases mantra de Paul Hawken :

Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu’à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l’esprit humain - Hellen Keller

Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas - André Malraux

Les solutions résidant dans la nature surpassent notre conception de ce qui est possible - Kenny Ausubel

Quand nous sommes témoins de la beauté, nous commençons à avoir de nouveau l’espoir - Louise Bourgeois

La nature meurt parce que la culture meurt - James Hillman

La phrase mantra de Dominique Bourg

Ce que je fais, 8 milliards d’autres êtres humains peuvent le faire aussi.

Le geste écolo de Paul Hawken

Ne plus jeter de nourriture. C’est l’un des gestes les plus importants que nous pouvons faire, car nous le faisons trois fois par jour.

Le geste écolo de Dominique Bourg

Lire en puisant dans sa bibliothèque !

Le conseil littéraire de Paul Hawken : Call of the Reed Warbler : A New Agriculture – A New Earth is, University of Queensland Press, 2017

Le conseil littéraire de Dominique Bourg : Survivre à l’Anthropocène d’Enzo Lesourt, Puf, 2018

La Revue de presse environnement :

  • « Non aux épandages polluants », c’est l’appel lancé par des préhistoriens et des paléontologues, publié dans Le Monde du 30 avril dernier. Ces scientifiques s’inquiètent des effets des méthaniseurs sur les sols et les sous-sols, sachant qu’ils traitent des matières polluantes (métaux lourds, PCB, perturbateurs endocriniens, germes, pesticides, biocides, antibiotiques, éléments minéraux et organiques divers dont l’azote et le phosphore). Or, les digestats s’infiltrent immédiatement dans les sols et sous-sols. Et une région calcaire comme celle des causses est un milieu particulièrement vulnérable, déjà victime des épandages du lisier des élevages industriels. « Non aux épandages polluants qui menacent les sites archéologiques des Causses du lot », c’est leur cri lancé, à découvrir sur lemonde.fr.
  • Bonne nouvelle pour les agriculteurs Bio qui, désormais, sont autorisés à vendre leurs semences paysannes.
    Jusqu’ici, seules celles enregistrées dans un cahier officiel pouvaient être vendues. Mais la majorité était détenue par des multinationales comme Monsanto. Résultat : selon la FAO, 75 % des aliments de la planète proviennent de seulement 12 espèces végétales et cinq animales. Face au monopole des gros groupes, les Eurodéputés ont jugé nécessaires d’ouvrir la voie aux agriculteurs bio, ce qui pourrait à terme concerner les agriculteurs conventionnels.
    À lire l’article de Marina Fabre sur Novethic (26/04/2018)
    Le Plus et le Moins

LE MOINS : L’empreinte écologique de la France.

Depuis le 5 mai, notre pays est en déficit écologique, selon un rapport du WWF qui précise que « Si le monde entier vivait comme les Français, nous aurions déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an ». Un résultat au-dessus de la moyenne mondiale…

Le 5 mai est donc le Jour du dépassement écologique de la France. Dossier à retrouver sur le site du WWF.

LE PLUS : 13 îles du Ponant ont décidé de s’engager dans un programme d’économie de l’eau, ressource à préserver ! 

13 îles pionnières (du nord au sud : Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, Saint-Nicolas des Glénan, Belle-Île, Groix, Île-aux-Moines, Île d’Arz, Houat, Hoëdic et Yeu) ont choisi de mettre en place des outils pour une gestion économe de la ressource en eau, et d’anticiper ainsi les risques de pénurie.

Les Echos de la terre

Avec Alexandre Dereims, le réalisateur du film « Nous sommes l’humanité », un documentaire sur les Jarawas, peuple vivant en symbiose totale avec la nature, sur les îles Andamans, en Inde ; mais en danger de totale disparition aujourd’hui….

Liens : LA CAMPAGNE POUR LES JARAWAS - SIGNEZ LA PETITION

La Revue Web Environnement d’Anne Gouzon

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE - Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Bibliographie : Vanessa Chang

  • Paul Hawken, Ecologiste et entrepreneur américain
  • Dominique Bourg, philosophe, professeur à l’Institut de Géographie et de Durabilité à l’Université de Lausanne, président du conseil scientifique à la Fondation pour la Nature et l’Homme, directeur de la publication de la revue en ligne Lapenséeécologique.com
  • Alexandre Dereims, grand reporter, lauréat du prix Albert Londres 2009
    À découvrir

Préservation de la biodiversité : la laissée-pour-compte des politiques ?

La désobéissance civile pour sauver la planète ?

L’Europe en fait-elle assez pour l’écologie ?

Réchauffement climatique : l’Affaire du siècle

Tags : réchauffement climatique climat Écologie et environnement

L’équipe – Production : Aurélie Luneau – Réalisation : Alexandra Malka - Avec la collaboration de Chouchane Djergaian

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/de-cause-a-effets-le-magazine-de-lenvironnement/100-solutions-pour-inverser-le-cours-du-rechauffement-climatique

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22.
Et si la transition écologique et énergétique était possible ! Enregistrement de 58 minutes 16/10/2016 France Culture dans le cadre des émissions De cause à effets, le magazine de l’environnementpar Aurélie Luneau le dimanches de 16h à 17h

Au programme aujourd’hui, un film optimiste, une histoire de transition réussie, et un anniversaire moins joyeux, celui du naufrage du Boehlen au large de l’île de Sein il y a 40 ans !

Photo - A Ungersheim, Le cheval Richelieu accompagne les enfants à l’école • Crédits : Sébastien Bozon - AFP

« Qu’est ce qu’on attend ? », tel est le titre du dernier film de la journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin, énième film de sa production qui n’a eu de cesse de nous interpeller en 32 ans de carrière, mais premier film réalisé pour le cinéma, présenté en ce moment, en avant-première, dans différentes communes de France, comme au festival du Livre de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes dimanche dernier, avec un bel accueil du public, et qui sortira en salle le 23 novembre prochain (2018).

« Qu’est ce qu’on attend ? », l’histoire d’Ungersheim, petite ville de l’est de la France qui s’est lancée dans une transition complète vers l’après-pétrole et a réussi son pari. Avec nous, pour en parler et s’intéresser à cette notion de transition, Marie-Monique Robin, Christophe Bonneuil, historien chercheur au centre Koyré, à l’EHESS, directeur de la collection « Anthropocène » au Seuil, et Mathieu Labonne, climatologue, Directeur de l’association Colibris.

Puis en seconde partie dans ’Les échos de la terre’, nous retrouverons Yann Rabuteau, juriste, spécialiste des activités marines et de la protection de l’environnement marin, fondateur du réseau Allégans pour nous parler du 40e anniversaire du naufrage du pétrolier est-allemand ’Boehlen’ au large de l’île de Sein, et surtout questionner la notion de responsabilité en matière de marées noires.

La phrase que vous faites vôtre : ’Etre du bon, n’être pas du festin, son épilogue’ René Char (Christophe Bonneuil)

  • REVUE DU WEB DE L’ENVIRONNEMENT
    Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Pour Aller plus loin en quelques clics :

Blog de Marie-Monique Robin : http://www.mariemoniquerobin.com/

Les rendez-vous

- Montpellier, 3-5/11, Salon de l’écologie. Rendez-vous national annuel de la filière professionnelle de l’écologie. Il est organisé par l’Université de Montpellier et son Centre Méditerranéen de l’Environnement et de la Biodiversité (Labex CeMEB), l’Institut Ecologie Environnement (INEE) du CNRS, La Société Française de l’Ecologie (SFE), l’Association Française Interprofessionnelle des Ecologues (AFIE), la Ville et la Métropole de Montpellier, et est mis en œuvre par l’Association du Salon de l’Ecologie. Il a pour vocation de réunir les organisations professionnelles publiques ou privées, de faire découvrir ces entités aux étudiants, et de sensibiliser le grand public aux enjeux actuels de l’écologie : http://www.salon-ecologie.com/salon-environnement-montpellier/

Sites internet et Associations :

- L’association BRUDED est un réseau de collectivités bretonnes qui s’engagent dans des réalisations concrètes de développement durable et solidaire. Un réseau de partage d’expériences pour les élus des collectivités qui veulent aller ensemble plus loin !

- Le site du Mouvement de Transition en France. Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir et qui visent à :

  • réduire fortement, individuellement et collectivement, la consommation d’énergie d’origine fossile et nos émissions de CO2
  • renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les chocs à venir, par une relocalisation de l’économie (alimentation, ENR…)
  • renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre l’ensemble des acteurs du territoire
  • acquérir les compétences qui deviendront nécessaires au renforcement de notre autonomie
    Les vidéos :

- Une vidéo simple et pédagogie de Dessine-moi l’éco, qui explique en quoi consiste la théorie de la décroissance ? Quels sont les arguments de ceux qui la soutiennent ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans ce nouvel épisode de la série ’Dessine-moi l’éco’ !

- La bande-annonce du film de Marie-Monique Robin, Qu’est-ce qu’on attend ?

Le PLUS et le MOINS

LE MOINS : Des pesticides perturbateurs endocriniens dans nos Mueslis ?

Une étude menée par l’association Générations futures prouverait que c’est bien le cas. 20 échantillons de mueslis ont été analysés et le résultat est accablant, sur cet échantillon seuls les mueslis bio s’en sortent intactes. Les 15 autres mueslis contiennent tous des pesticides, soupçonnés d’être des perturbateurs.

Quelques chiffres du rapport :

  • Dans les 15 échantillons non bio testés, 141 résidus ont été retrouvés au total dont 70 ont pu être quantifiés. Parmi ces 141 résidus, 81 sont des PE (perturbateurs endocriniens) suspectés soit 57.44% du total.
  • 9,4 résidus en moyenne ont été trouvés dans les échantillons non bios (l’échantillon ayant le plus de résidus en contenaient 14 – ceux en ayant le moins en avaient 6). On trouve en moyenne 4,6 pesticides suspectés PE dans les échantillons non bio analysés.
  • 0,177 mg/kg : c’est la concentration moyenne de résidus quantifiés par échantillon non bio analysé soit 354 fois la Concentration maximale admissible (CMA) tolérée dans l’eau de boisson pour l’ensemble des pesticides !
    « Chaque nouveau rapport réalisé par notre association vient démontrer l’urgence à agir. Celui-ci révèle encore l’exposition de la population à de trop nombreux résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés pouvant agir à des doses très faibles. » Déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « L’omniprésence des cocktails de perturbateurs endocriniens dans notre environnement est confirmée par ce rapport. Cela doit impérativement être pris en compte par la Commission européenne qui doit revoir ses critères pour les rendre réellement protecteurs » conclut-il.

- Lire le rapport : Enquête EXPPERT 7 : des pesticides perturbateurs endocriniens dans des mueslis, octobre 2016

LE PLUS : Les initiatives visant à écologiser le système financier ont doublé en cinq ans

Selon le rapport 2016 du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) : « Le système financier dont nous avons besoin – de l’élan à la transformation », les mesures de politique publique et de réglementation en faveur de la finance verte ont plus que doublé en cinq ans. Néanmoins, il reste encore davantage d’efforts à faire pour changer cet élan en une transformation mondiale.

Le rapport recense désormais 217 à travers 60 pays. Les pays émergents et en développement ont concentré leurs efforts sur le secteur bancaire, avec 70 % des mesures mises en œuvre, tandis que les pays développés se sont focalisés sur les investisseurs institutionnels que visent 92% des mesures. L’année a été marquée par des avancées majeures sur le plan international :

  • Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20 se sont mis d’accord pour la première fois sur la nécessité d’accélérer la transition vers la finance verte.
  • En Chine, le Président XI et le Conseil d’État ont publié des directives visant à écologiser le système financier.
  • La Commission européenne a pour sa part annoncé l’élaboration d’une stratégie européenne complète sur la finance verte.
    En France :
  • L’article 173 de la loi sur la transition énergétique comprend des mesures d’envergures pour améliorer la transparence des investisseurs institutionnels et leurs initiatives en matière de changement climatique ainsi que de nouvelles mesures sur la divulgation de la stratégie des entreprises et des moyens de simulations de crise bancaires (« stress-test »)
  • Selon le rapport, la France est le premier pays à émettre des émissions vertes proportionnellement à la totalité des obligations totales émises entre 2013 et 2015.
    Malgré cette tendance prometteuse, l’ONU Environnement souligne la nécessité de mesures plus fortes et rapides. 5 à 7 billions de dollars américains sont nécessaires au financement des objectifs de développement durable. La Chine à elle seule a déclaré vouloir lever 1,5 billion de dollars américains pour l’écologisation de projets verts jusqu’en 2020. 85% de cette somme sera financée par la finance privée.

- Télécharger le résumé en français : Le système financier dont nous avons besoin de l’élan a la transformation

- Télécharger le rapport en anglais : The financial system we need from momentum to transformation

Intervenants

Carlo Rovelli : ’Et si le temps n’existait pas ?’

Les belles histoires de la médecine (5/5) : Grégory Pincus et l’invention de la pilule contraceptive

Valorisation énergétique par gazéification d’emballages plastiques contaminés par des produits phytosanitaires

Amphibiens, un monde entre deux eaux

Tags : Écologie et environnement Sciences

L’équipe – Production Aurélie Luneau – Réalisation : Alexandra Malka - Avec la collaboration de Chouchane Djergaian

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/de-cause-effets-le-magazine-de-lenvironnement/et-si-la-transition-ecologique-et-energetique-etait-possible

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23.
Bienvenue dans la grande famille des ‘climactivistes’ ! – « Ensemble, sauvons le climat »

Le 26 mai 2019 avec l’élection européenne nous avons l’opportunité de tout changer. Alors changeons le système, pour sauver le climat. Le climat dépendra de notre bulletin de vote. Avant le 26 mai 2019, vous pouvez agir avec nous, en invitant vos proches à soutenir à leur tour la mobilisation pour le climat et en partageant ce message.

Il suffit que chacun d’entre nous arrive à convaincre 8 de ses proches pour que nous soyons des millions. Mobilisez celui ou celle qui doute encore de l’urgence à agir ! Nous devons amplifier la mobilisation pour être encore plus nombreux à travailler pour l’écologie en Europe. Merci de votre mobilisation et à très bientôt.

Invitez vos ami-es

Message de Marie / Tilt : Tilt, le réseau d’actions militantes numériques des écologistes -Contact : Agir pour le climat’

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Partenaires ; https://eelv.fr/ - https://www.federation-rps.org/partis-f%C3%A9d%C3%A9r%C3%A9s/ et https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_%C3%A9cologiste_ind%C3%A9pendante

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Climat. LREM, MoDem, PS, LR, UDI  : des députés de tous bords unissent leurs forces - Ouest-France - Modifié le 08/10/2018 à 12h32 - Photo : Alexandre Meneghini / Reuters

Un collectif « d’un genre nouveau ». Ainsi les députés de six groupes politiques qualifient-ils le groupe de travail « transpartisan » qu’ils ont créé en vue d’unir leur force sur les sujets climatiques et écologiques.

Des députés de six groupes politiques ont décidé d’unir leurs forces sur la transition écologique et solidaire, en créant un collectif inédit «  pour organiser à lAssemblée le travail transpartisan  » sur ces sujets et l’«  accélérer  », a annoncé ce lundi Matthieu Orphelin (LREM).

Dans un courriel adressé à l’ensemble de leurs collègues, les 15 premiers signataires, emmenés par le député proche de l’ex-ministre Nicolas Hulot, soulignent que le nouveau rapport alarmiste des experts climat de l’Onu (Giec), publié lundi, «  montre lurgence absolue à agir pour le climat et accélérer les actions publiques  ».

Lancement prévu le 16 octobre 2018 : ils invitent les élus à rejoindre ce futur collectif «  dun genre nouveau  », selon les termes de M. Orphelin, dont le lancement est prévu le 16 octobre.

Parmi les premiers signataires, outre l’élu du Maine-et-Loire, figurent Cédric Villani (LREM), le MoDem Erwan Balanant, Eric Diard (LR), Sophie Auconie (UDI-Agir), Guillaume Garot (PS), ou encore le communiste Jean-Paul Dufrègne ; les Insoumis qui composent le septième groupe à l’Assemblée n’ayant pas paraphé le texte à ce stade.

Les experts du Giec soulignent dans leur dernier rapport que le monde devra engager des transformations «  rapides  » et «  sans précédent  » s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, et mettent en garde contre des risques accrus au-delà de ce seuil.

Selon les élus, issus de différentes commissions à l’Assemblée, ce travail transpartisan sur ce sujet est «  une première  », l’urgence climatique exigeant d’innover «  aussi au Parlement pour impulser et accélérer  » le changement. Dans un document expliquant leur démarche, ils indiquent avoir décidé «  dunir (leurs) forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux  » avec pour «  seule boussole lintérêt général présent et futur  ».

«  Le départ de Nicolas Hulot a été un révélateur pour tous et fait écho aux alertes renouvelées des scientifiques, il doit nous faire réagir et nous motiver à ce travail en commun, dans l’esprit initial du Grenelle de l’environnement ou de la loi pour la transition énergétique  !  », écrivent-ils.

Le collectif entend se réunir deux fois par mois et notamment unir ses analyses et votes «  sur des points clefs et des avancées décisives  », «  y compris en déposant des amendements à lidentique  », ainsi qu’initier ou soutenir «  des coalitions de projets novatrices  ». Ses membres comptent être force de proposition dès les discussions sur le projet de loi de finances 2019, sur des sujets comme la mobilité durable, la biodiversité ou par exemple la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Abonnez-vous àOuest-Francehttps://abonnement.ouest-france.fr/...– Source : https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-lrem-ps-lr-ud-des-deputes-de-tous-bords-unissent-leurs-forces-6008047

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Neuf engagements que devrait tenir le collectif transpartisan à l’Assemblée s’il défendait vraiment l’écologie - 08/10/2018 15:32 CEST - Actualisé 08/10/2018 15:47 CES - Par Mathilde PanotDéputée LFI, membre de la commission développement durable et aménagement du territoire - Loïc Prud’hommehttps://www.huffingtonpost.fr/autho...Député France Insoumise de Gironde, membre de la commission développement durable et aménagement du territoire - Cette tribune est soutenue par l’ensemble des députés de la France Insoumise.

Nous ne pouvons pas participer à ce bal des hypocrites car il a commencé par une farce : le refus de voter l’interdiction du glyphosate. Photo : « glyphosate = permis de tuer » (NurPhoto via Getty Images).

Un groupe de travail ’transpartisan’ relatif à la transition écologique et solidaire vient d’être créé à l’Assemblée nationale. Il a notamment pour objectif de trouver des points d’accord sur des votes importants par-delà les groupes politiques. En ce jour de sortie du rapport de GIEC, nous nous réjouissons que la conscience du problème progresse dans toutes les forces politiques.

Mais nous ne pouvons pas participer à ce bal des hypocrites car il a commencé par une farce : le refus de voter l’interdiction du glyphosate. Deux parlementaires de la majorité sont à l’initiative. La nuit du 15 septembre, Matthieu Orphelin ne siégeait pas pour voter l’interdiction du glyphosate. Bérangère Abba, qui elle était présente, a même voté contre. Comme d’habitude avec cette majorité, les grands mots et la grandiloquence masquent une hypocrisie plus que regrettable. Une signature ne suffit pas à effacer de tels actes.

Enfin, Nicolas Hulot a démissionné en considérant que le libéralisme et l’écologie sont incompatibles. Continuer à siéger dans cette majorité libérale, qui avalise le CETA et le JEFTA, c’est refuser de regarder cette réalité en face. Le changement climatique et l’extinction des espèces viennent d’un système de production et d’accumulation que toutes les forces du passé, LREM en tête, s’acharnent à maintenir sous perfusion.

Affronter les défis écologiques suppose de rompre avec ce modèle. Nous sommes prêts à travailler avec quiconque reconnaît cette évidence. On ne peut pas construire un groupe de travail commun sur du vide, il faut des prises de position tangibles. Concrètement, les membres de ce groupe sont-ils prêts à :

  • Abandonner le projet Montagne d’or ?
  • Refuser la construction d’Europacity ?
  • Lutter contre le GCO à Strasbourg ?
  • Lutter contre l’incinérateur Ivry-Paris XIII ?
  • Se battre pour l’interdiction du financement des énergies fossiles, notamment par la Caisse des dépôts et consignations ?
  • Se battre pour la hausse du budget d’investissement public pour l’isolation thermique des bâtiments ?
  • Interdire les importations d’huile de palme ?
  • Interdire le glyphosate ?
  • Baisser la part du nucléaire et se diriger vers le 100 % d’énergie renouvelable ?
    Nous voterons toutes les propositions sérieuses qui vont dans le bon sens mais nous ne participerons pas au greenwashing qui est la seule finalité de ce groupe.

Source : https://www.huffingtonpost.fr/mathilde-panot/9-engagements-que-devrait-tenir-le-collectif-transpartisan-a-lassemblee-sil-defendait-vraiment-lecologie_a_23554177/

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jancovici climat

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Brune Poirson sur
la pétition pour le
climat : « C’est bien
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BFMTV - 27 févr. 2019

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Brune Poirson på
Twitter : ’
📺Sur la
banque
européenne pour
le climat et l’objectif zéro carbone en 2050 : « Si vous vous dites tout le temps ’est-ce que c’est réaliste ou pas ?’, vous finissez par vous auto-censurer. Il y a maintenant un contexte qui est favorable à des avancées. » https://t.co/9JLwNpveO2’

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la pétition pour le
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climat : ’C’est bien
trop facile de dire ce n’est que l’État qui peut répondre à la transition écologique’… https://t.co/UDc6tq8Uv3’

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la pétition pour le
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Atlantico - 15 avr. 2019

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potentiel spoiler si
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jour] L’hiver est bien là et pour l’endiguer il ne faut pas se diviser. Un seul moyen : s’unir
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Twitter - 14 avr. 2019

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Twitter : ’Quand
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et lutter contre la
#pauvreté se rejoignent sur le terrain, @goonj en est un superbe exemple !… https://t.co/GbJvKi3y5P’

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Twitter - 5 nov. 2017

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Brune Poirson :
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BFMTV - 24 avr. 2018

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BFM Business - BFMTV - 24 avr. 2018

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Brune Poirson on
Twitter : ’
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le climat et l’objectif zéro carbone en 2050 : « Si vous vous dites tout le temps ’est-ce que c’est réaliste ou pas ?’, vous finissez par vous auto-censurer. Il y a maintenant un contexte qui est favorable à des avancées. » https://t.co/9JLwNpveO2’

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Twitter - 6 mars 2019

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Quand brune poirson lutte contre le réchauffement climatique avec ...

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14 avr. 2019 - La secrétaire d’Etat à la Transition écologique a publié sur son compte Twitter une bande-annonce détournant les images de la série culte au ...

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« Le réchauffement climatique is coming » : quand la ministre Brune ...

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14 avr. 2019 - Et nous unir tous pour lutter contre le vrai mal, le seul qui doit unir l’humanité : le réchauffement climatique’, déclame Brune Poirson sur fond de ...

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La ministre Brune Poirson élue à l’ONU pour l’environnement… une ...

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20 mars 2019 - Brune Poirson ministre transition ecologique et solidaire ONU ... nos actions en faveur de la préservation du climat et de la biodiversité’, ...

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Brune Poirson aux étudiants en grève pour le climat : ’Derrière ces ...

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15 févr. 2019 - ÉCOLOGIE - La secrétaire d’Etat à la Transition écologique a accueilli sur le perron de son ministère les quelques 200 étudiants venu ...

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Brune Poirson - La Grande marche pour le climat est déjà...

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https://www.facebook.com/Brunepoirson/.../la...climat...-/716456985375705/

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La Grande marche pour le climat est déjà un succès et je m’en réjouis. Toutes les initiatives qui interpellent, mobilisent, alertent sur ce que provoquera ...

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’Je suis ici pour discuter avec vous’ : la secrétaire d’Etat Brune ...

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15 févr. 2019 - Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat de la Transition ... le ministère lui lire un manifeste pour le climat, vendredi 15 février.

https://www.francetvinfo.fr/meteo/c...

Pollution : Brune Poirson veut ’aller encore plus loin pour taxer les ...

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11 mars 2019 - Invitée de franceinfo lundi 11 mars, Brune Poirson a estimé qu’il fallait ... Climat : ce qu’il faut savoir des débats organisés vendredi dans les ...

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Brune Poirson : « Il faut se poser la question du sens de l’impôt »

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19 févr. 2019 - Brune Poirson : « Il faut se poser la question du sens de l’impôt » ... Le think tank I4CE [Institute for Climate Economics] a estimé que, pour ...

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Brune Poirson met la folie ’Game of Thrones’ au service du climat

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15 avr. 2019 - La secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, utilise la folie Game of Thrones pour sensibiliser au réchauffement climatique.

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En pleine grève mondiale pour le climat, l’Assemblée Nationale reporte de 3 ans l’interdiction de pesticides - Julian Vadis, lundi 18 mars 2019 – Document : ‘revolutionpermanente.fr/’ – Politique Ecologie.

Ce vendredi 15 mars 2019, dans plus de 100 pays et 1.600 villes, la jeunesse a défilé pour le climat. Dans le même temps, l’Assemblée Nationale repoussait de 3 ans l’interdiction de la production de pesticides en France, d’ors et déjà interdit en Europe.

Le parallèle est saisissant. Ce vendredi 15 mars 2019, dans le cadre de la grève mondiale pour le climat, des millions de jeunes ont défilé partout dans le monde, dont 168 000 en France. Au même moment, en France, l’Assemblée Nationale a repoussé de 3 ans l’interdiction de la fabrication de certains pesticides, jugés polluants et interdits à échelle européenne. Sacré paradoxe, alors que le gouvernement prenait la posture écologiste pour chercher à discréditer le mouvement des Gilets Jaunes dans les premières semaines de la mobilisation.

Il s’agit d’un vrai recul, puisque le gouvernement avait repoussé à l’interdiction de fabrication de ces pesticides en 2022 (et donc, 2025 aujourd’hui, soit après la fin du quinquennat). A l’origine, le Sénat, majoritairement à droite, avait purement et simplement supprimé cette interdiction du texte initial de la loi Pacte. Tiraillé entre la volonté de ne pas subir la débâcle, et l’ambition de braconner sur la droite la base sociale des Républicains, qui vit au rythme de la crise ouverte avec le fiasco Fillon à la dernière présidentielle, Emmanuel Macron a donc composé...

Si la question a divisé au sein de la majorité parlementaire, c’est le vernis écologiste de la Macronie, déjà mis à mal après le départ du gouvernement de Nicolas Hulot l’été dernier, qui en prend un coup. Pourtant, c’est bien le discours des grandes multinationales produisant ces pesticides et réalisant de juteux profits hors Union Européenne qui est aujourd’hui reprit mot pour mot par Bercy. Avec un argumentaire cynique, Roland Lescure, économiste et député LaREM, a ainsi expliqué que cette interdiction amènerait à ce que la production « se déplace de quelques centaines de kilomètres et que l’impact pour l’environnement soit nul ». Si Lescure n’a pas poussé le vice jusqu’à dire que le report de cette interdiction était un geste écologiste, la ficelle reste grosse.

Cette nouvelle péripétie institutionnelle illustre l’impossibilité de concilier capitalisme et écologie, tant les intérêts économiques des grandes multinationales dépendent de la poursuite de la destruction de l’environnement. En ce sens, il est indispensable qu’il y ait des suites aux mobilisations écologistes de mi-mars, convergeant avec la mobilisation des Gilets Jaunes et cherchant à entraîner dans le combat d’autres secteurs, notamment du monde du travail, pour un mouvement massif et de grève à même de mettre en échec Emmanuel Macron et les grands patrons.

Mots-clés : pesticides / Grève mondiale pour le climat / Changement climatique / Politique - Source : https://www.revolutionpermanente.fr/En-pleine-greve-mondiale-pour-le-climat-l-Assemblee-reporte-de-3-ans-l-interdiction-de-pesticides

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Bienvenue dans la grande famille des climactivistes ! – « Ensemble, sauvons le climat »

Le 26 mai 2019 avec l’élection européenne nous avons l’opportunité de tout changer. Alors changeons le système, pour sauver le climat.
Le climat dépendra de notre bulletin de vote. Avant le 26 mai 2019, vous pouvez agir avec nous, en invitant vos proches à soutenir à leur tour la mobilisation pour le climat et en partageant ce message.

Il suffit que chacun d’entre nous arrive à convaincre 8 de ses proches pour que nous soyons des millions. Mobilisez celui ou celle qui doute encore de l’urgence à agir ! Nous devons amplifier la mobilisation pour être encore plus nombreux à travailler pour l’écologie en Europe. Merci de votre mobilisation et à très bientôt.

Invitez vos ami-es

Message de Marie / Tilt : Tilt, le réseau d’actions militantes numériques des écologistes -Source : Agir pour le climat’

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https://eelv.fr/ - https://www.federation-rps.org/partis-f%C3%A9d%C3%A9r%C3%A9s/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_%C3%A9cologiste_ind%C3%A9pendante

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Place publique lance une campagne autour de 10 combats communs

Document PDF à consulter sur ce site : https://place-publique.eu/plus-dexcuses.pdf

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Transition écologique : un référendum ne palliera pas l’inaction politique - Analyse d’Anne Bringault membre du Réseau pour la transition énergétique et du Réseau Aaction Climat, 03/05/2019 pour ‘Alternatives Economiques’

Alors que la France est au ralenti sur la transition énergétique et que le président de la République n’a proposé aucune mesure concrète dans ce domaine dans les suites données au grand débat national, la solution peut-elle venir d’une convention citoyenne suivie d’un référendum ? C’est en tout cas la proposition du gouvernement, alors même que la transition écologique et le dérèglement climatique sont parmi les préoccupations les plus fortes des Français et que la hausse du prix des carburants et de l’électricité fait l’actualité.

La solution peut-elle venir d’une convention citoyenne suivie d’un référendum ?

Comment changer de modèle énergétique quand les acteurs dominants sont les tenants du système actuel ? Comment enclencher des changements profonds dans des domaines aussi diffus que la mobilité ou le logement ? Comment mettre l’urgence climatique et écologique au même niveau de priorité que d’autres enjeux qui pilotent depuis des années l’action politique ? Comment orienter les investissements et les financements vers les secteurs d’avenir ?

A lire : Alternatives Economiques n°390 - 05/2019 - A quoi sert encore l’Europe ?

Associations de protection de l’environnement et comités citoyens

Plusieurs méthodes ont déjà été tentées. En 2007, un grand ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable voit le jour. Il intègre plusieurs leviers clés tels que l’énergie, le transport et le logement. Un Grenelle de l’environnement est lancé avec une gouvernance d’un nouveau type : aux côtés des employeurs, des syndicats et des collectivités, les associations de protection de l’environnement forment un collège à part entière. Le résultat est inédit : 238 engagements traduits dans une loi dite « Grenelle 1 », où l’on retrouve déjà l’enjeu de la rénovation des passoires énergétiques ou encore le développement du fret ferroviaire. Las, les débats sur la mise en œuvre achoppent sur les conservatismes et amènent le parlement à adopter une loi dite « Grenelle 2 » très en deçà des orientations pourtant actées. Quant aux moyens financiers, ils ne seront jamais orientés en cohérence avec les objectifs du Grenelle.

En 2012, neuf mois de débats, d’avis d’experts, d’éclairage par un comité citoyen… et quatre ans plus tard, le changement de cap n’est toujours pas là

En 2012, changement de gouvernement et de méthode. Un débat national sur la transition énergétique est lancé. Pour éviter que le parlement ne détricote ce sur quoi la société civile et l’Etat se sont mis d’accord, des parlementaires intègrent le dispositif. Neuf mois de débats, y compris dans les territoires, d’avis d’experts, d’éclairage par un comité citoyen, et finalement des conclusions qui fixent les grandes orientations de ce qui sera traduit dans la loi sur la transition énergétique. Pour autant, là encore, quatre ans plus tard, même si des progrès timides sont constatés dans certains domaines, comme le développement du solaire photovoltaïque, force est de constater que le changement de cap n’est toujours pas là avec des émissions de gaz à effet de serre qui dépassent largement les budgets carbone fixés.

Sur le même sujet : Grand Débat - Ce qu’il faut retenir des annonces d’Emmanuel Macron+2 Articles

Attentes fortes

L’ère Macron commence avec des concertations tous azimuts : Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation, assises de la mobilité, débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie… La société civile est sur-sollicitée, et d’autant plus déçue quand elle constate que les conclusions de ces instances ne sont pas traduites en mesures concrètes.

La société civile est sur-sollicitée, et d’autant plus déçue quand elle constate que les conclusions de ces instances ne sont pas traduites en mesures concrètes

Comment donner davantage de légitimité et de poids aux conclusions de ces concertations pour enfin sortir de l’immobilisme ? Une convention citoyenne est-elle la solution ? Les expériences dans ce domaine ont toujours montré des attentes fortes des citoyens en faveur de la transition écologique. En mai 2013, dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, 1 115 citoyens représentatifs répartis dans quatorze régions vont participer à une journée citoyenne. Après des sessions de formation, ils indiquent à 75 % qu’ils considèrent que la transition énergétique aura des effets positifs pour la société.

Le premier poste de consommation d’énergie sur lequel ils ont le sentiment de pouvoir agir concerne les déplacements, et le principal frein le fait de ne pas avoir suffisamment d’argent pour s’équiper de manière à accroître l’efficacité énergétique de de leur véhicule, ou de leur logement. La principale conséquence de l’inaction serait pour eux le risque de faire porter aux générations futures la nécessité d’agir dans l’urgence. Et l’effet positif qu’ils attendent le plus est que la majorité de l’énergie soit produite et consommée localement, à l’échelle des bassins de vie.

Citoyens tirés au sort

En 2018, à l’occasion du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie organisé par la CNDP, un groupe de 400 citoyens tirés au sort (le G400) est constitué. Réuni à l’Assemblée nationale, il est formé et répond à un questionnaire. Pour 81 % des membres du G400, la France est en retard sur ses objectifs de transition énergétique. 76 % d’entre eux pensent que les efforts demandés sont injustement répartis. Pour eux, il faut accélérer ou maintenir le rythme sur le développement de toutes les filières d’énergies renouvelables. Une majorité d’entre eux (62 %) estime qu’il faut fixer l’objectif de baisse de la part du nucléaire à 50 % en 2025 comme prévu, ou au plus tard en 2030.

Convention citoyenne et référendum devraient alimenter les débats des semaines à venir… et retarder encore une fois l’action immédiate

Là encore, ces comités citoyens ne seront pas écoutés et le gouvernement arbitrera autrement, avec une hausse de la fiscalité carbone non allouée à la transition écologique et aux ménages les plus impactés et, par ailleurs, un report de l’objectif de 50 % de nucléaire à 2035. Comment faire en sorte qu’une convention citoyenne soit entendue par l’Etat ? Faut-il un référendum pour légitimer la mise en œuvre de mesures concrètes ? Comment un référendum peut-il donner une juste réponse à des questions aussi vastes que celles posées par la transition écologique ? Ceci devrait alimenter les débats des semaines à venir… et retarder encore une fois l’action immédiate.

Pourtant la transition énergétique est à l’agenda parlementaire. Un projet de loi sur l’énergie et le climat va être débattu à l’Assemblée nationale en juin. Loin d’apporter des dispositifs concrets, le texte propose de revenir sur les objectifs votés en 2015 dans la loi sur la transition énergétique. Les propositions existent cependant et les attentes sont fortes pour la rénovation des passoires énergétiques en particulier.

Les députés peuvent démontrer dès maintenant qu’ils ont un rôle à jouer

Enfin, 100 députés de La République en marche ont indiqué dans une tribune en juin dernier leur souhait d’avoir leur mot à dire dans la politique énergétique. Alors chiche ! Les députés peuvent démontrer dès maintenant non seulement qu’ils ont un rôle à jouer, mais aussi qu’ils souhaitent s’en emparer. La démocratie représentative est questionnée. Voici une occasion de démontrer qu’elle fonctionne.

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24.
Pourquoi les villes ne s’adaptent-elles pas plus au changement climatique ? Par Jean-Loup Delmas - Publié le 30/04/19 à 19h13 — Mis à jour le 02/05/19 à 14h58

Urbanisme - Alors que l’Indonésie va changer de capitale notamment pour fuir les intempéries qui augmentent à Jakarta, peu de pays semblent adapter leur urbanisme au dérèglement climatique en cours - Photo : une ville indonésienne inondée suite aux trop fortes pluies. — SIPA

L’Indonésie veut changer de capitale, notamment à cause des intempéries qui augmentent à Jakarta avec le dérèglement climatique. Pour le moment, les villes ne se bousculent pas pour s’adapter.

Le président indonésien, Joko Widodo, souhaite transférer la capitale, actuellement à Jakarta, en dehors de l’île de Java. Il évoque pour cela deux raisons : premièrement, la surpopulation de l’île entière, et de la mégalopole en particulier, mais également les intempéries et les inondations, de plus en plus fréquentes.

Une décision que seront peut-être amenées à prendre de plus en plus de villes et de pays au fur et à mesure que le thermostat explose et que le climat se dérègle. « Pour les villes, il y a trois solutions : ignorer le problème climatique et continuer à faire comme si de rien n’était, fuir ailleurs comme le fait là l’Indonésie en estimant que le phénomène est ingérable et trop important pour être contenu, ou alors essayer d’aménager le territoire en ce sens », énumère Gwenaël Jouannic, chargé de recherche au CEREMA (Centre d’Études et d’Expertises sur les Risques, l’Environnement et l’Aménagement).

On passe quand à l’acte ?

Et pour l’instant, c’est plutôt le déni qui prime, déplore le chercheur : « Beaucoup de villes ont encore du mal à prendre conscience de la gravité des catastrophes climatiques. Quand l’une d’elles débarque et ravage la ville, cette dernière est souvent reconstruite presque à l’identique, sans inclure ce facteur. » Ainsi, une étude de 2018 de l’Université de Newcastle upon Tyne révélait que seulement un quart des 885 villes européennes sondées avaient pris des mesures d’adaptation climatique.

Le chargé de recherche l’atteste : les villes prennent de plus en plus conscience de la réalité climatique actuelle. Mais elles passent peu à l’acte : « Les élus manquent de courage politique pour changer l’héritage historique des villes et les citoyens y sont également très réticents ».

Une option éphémère

Pourtant, ce qui est encore aujourd’hui une option pourrait vite devenir une obligation : « Certaines villes n’auront clairement pas le choix : dans un monde avec trois degrés de plus, les coûts de protection de certaines villes deviendront trop importants. Le Bangladesh, dont 70 % du territoire se trouve à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, n’aura d’autre choix que de préparer et d’organiser ces migrations climatiques inéluctables », tranche Vanessa Laubin, consultante Climat & Territoires et déléguée générale de Climate Chance. Les ouragans coûtent en moyenne environ 15 milliards de dollars par an à la Florideet ces derniers pourraient être amenés à s’intensifier. 

Homme libre, toujours tu chériras la mer

Mais alors pourquoi les villes n’agissent-elles pas ? Parce qu’aucune d’elles ne veut payer les erreurs de constructions de leurs aînés, estime Gwenaël Jouannic, et aussi pour des raisons économiques : « Pour les pays à fort taux de croissance, renoncer aux littoraux, des zones portuaires donc commerciales, touristiques, où la population y est bien, c’est un contresens économique », estime Michel Bussi, professeur de géographie.

Pas un hasard si aujourd’hui, comme le rappelle Vanessa Laubin, 14 des plus grandes villes mondiales et 2/5ème des villes de 1 à 10 millions d’habitants sont situées sur le littoral, « la densité de population de ces villes étant généralement beaucoup plus élevée que d’autres grandes villes situées dans les terres ».

Changer le paradigme de la mégalopole

Enfin, si les villes sont si lentes à réagir, c’est aussi à cause d’une vision du monde héritée de René Descartes et des penseurs des Lumières, qui imprègne encore les consciences, rappelle Michel Bussi : « Pendant longtemps, il y a eu une vision positiviste des choses : on se pensait capable de rivaliser avec la nature et de la faire plier. Comme les Pays-bas, l’un des pays avec l’une des plus fortes densités de population et qui a maîtrisé son territoire avec des digues et d’autres systèmes de défense de la mer. »

Michel Bussi, qui est également romancier, décrit dans son dernier livre l’impact d’un tsunami fictif sur Jakarta. Pour lui, c’est aussi le paradigme de la mégapole, forcément plus vulnérable aux catastrophes que des villes dispersées, qui est en cause : « C’est l’un des défis majeurs dans les cinquante années à venir, de trouver un contre-modèle de ville face à la densification et la multiplication des mégalopoles. »

Un XXIe siècle qui sera donc forcément signe de changement dans l’urbanisme. Mais qui peine à entamer sa mue.

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Source : https://www.20minutes.fr/planete/2507931-20190430-pourquoi-villes-adaptent-elles-plus-changement-climatique

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25.
Environnement : 200 maires européens s’unissent pour la planète 07 mai 06:39 - La rédaction de LCI

Photo - CLIMAT - Plus de 200 maires européens appellent l’UE à adopter un objectif de neutralité carbone pour 2050, dans une lettre ouverte publiée à deux jours d’un sommet européen en Roumanie.

Ils sont plus de 200. Parfois maires de grandes métropoles ou capitales européennes. Dans une lettre ouverte à l’Union européenne, ils demandent d’adopter une neutralité carbone. Paris, Milan, Londres, Séville, Stockholm, Amsterdam, Athènes, Stuttgart, Oslo... Les maires de 210 villes européennes (UE et hors UE) s’associent ’pour exhorter’ les dirigeants européens à ’engager (l’UE) dans une stratégie climatique de long-terme visant un niveau net ’d’émissions nul d’ici 2050’ lors du sommet du 9 mai à Sibiu, en Roumanie.

L’UE s’est engagée pour 2030 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à leur niveau de 1990. Et elle doit présenter en 2020 sa stratégie de long terme pour le milieu du siècle, afin de respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Fin novembre, la Commission européenne avait présenté sa stratégie pour atteindre la ’neutralité climatique’ d’ici 2050, c’est-à-dire zéro émission nette de CO2.

Lire aussi

Réchauffement climatique : 10% des espèces risquent de disparaître en 2100’On n’a plus le choix’ : pour le climat, une opération massive de désobéissance civile vise La Défense

’Seule option variable’

Les maires estiment dans leur lettre que la position de la Commission est ’la seule option viable pour l’avenir de l’Europe et du monde’. ’Nous pensons maintenant que le Conseil Européen a une occasion unique de concrétiser cette vision’. En mars, les Etats membres avaient eu une courte discussion sur le climat lors d’un sommet à Bruxelles, adoptant des conclusions jugées par le président français Emmanuel Macron comme ’éminemment insuffisantes’.

’Les dirigeants européens doivent mettre de côté leurs différences pour prendre les décisions ambitieuses et courageuses nécessaires en matière d’action climatique’, a commenté dans un communiqué la maire de Paris Anne Hidalgo, qui préside l’alliance des grandes villes pour le climat C40. ’L’Europe se doit d’être à l’avenir un leader mondial de la question climatique. Les générations futures ne nous pardonneront pas si nous n’agissons pas alors que nous en avons encore le temps’.

Source : https://www.lci.fr/international/environnement-200-maires-europeens-s-unissent-pour-la-planete-2120437.html?xtor=ES-106-%5b20190507_070309_OWP_NLPERSO%5d-20190507-%5b%5d-152b8b4c9b44a1228d1f99835078baa1@1-20190507070309&amp ;_ope=eyJndWlkIjoiMTUyYjhiNGM5YjQ0YTEyMjhkMWY5OTgzNTA3OGJhYTEifQ%3D%3D

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26.
Européennes : LREM met le paquet sur l’écologie pour se relancer Par Geoffroy Clavel05/05/2019 13:10 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr/’ - Photo AFP - En plein ‘G7 environnement’ à Metz, la liste de Nathalie Loiseau dévoile un pan de son programme avant un meeting des ’prises de guerre’ écologistes. En plein G7 environnement à Metz, la liste de Nathalie Loiseau dévoile un pan de son programme avant un meeting des ’prises de guerre’ écologistes.

POLITIQUE - C’est ce qu’on appelle une riposte coordonnée. Alors que la liste de la majorité présidentielle aux européennes voit son avance se réduire en tête des sondages, Nathalie Loiseau et ses colistiers sortent l’artillerie lourde ce dimanche pour mettre en avant le sérieux et l’ambition de leur programme écologiste.

Au moment où la course au Parlement de Strasbourg entre dans le dur, le contexte s’y prête. Une réunion des ministres de l’Environnement du G7 s’est justement ouverte ce dimanche à Metz dans l’optique de promouvoir des actions concrètes et d’adopter une charte sur la biodiversité. Le tout à la veille de la publication d’un rapport alarmiste sur l’état de la nature.

Après la conférence de presse d’Emmanuel Macron la semaine dernière, jugée pauvre en annonces par les défenseurs de l’environnement, la séquence a des parfums d’opération de rattrapage. Et l’objectif est bien de repositionner la liste présidentielle sur ce créneau porteur aux élections européennes.

L’Union européenne “doit consacrer 40% de ses dépenses à la transition écologique, qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’industrie, de la capacité à financer la recherche sur les énergies propres”, a défendu ce dimanche sur France Inter la tête de liste Nathalie Loiseau. “Il faut qu’on arrête de financer les énergies polluantes, les centrales à charbon. C’est ce que fait aujourd’hui l’Union européenne, il faut qu’elle arrête”, a-t-elle insisté.

Taxation du kérozène, fin des voitures à essence

Manière de montrer qu’ils sont au rendez-vous, Nathalie Loiseau et son colistier Pascal Canfin, prise de guerre emblématique côté écologiste, dévoilent ce dimanche dans les colonnes duJDD les grandes lignes du volet environnemental de leur programme. Parmi les neuf thèmes du projet LREM, le chapitre numéro un est consacré à la transformation de l’Europe en “puissance verte”, relève ainsi l’hebdomadaire. Un ballon d’essai notable alors que les macronistes ont prévu de ne dévoiler leur programme européen que le 9 mai prochain, soit moins de trois semaines avant le scrutin.

Beaucoup de ces mesures font écho aux actions domestiques du gouvernement, mais également aux revendications des ONG environnementales en France ou issues de la crise des gilets jaunes. Ainsi la proposition de taxer le kérosène sur les vols intraeuropéens répond-elle à la demande d’équité fiscale sur la taxe carbone.

Comme l’a programmé Nicolas Hulot en France, la liste LREM-Modem propose la fin des voitures à essence et diesel d’ici à 2040 en Europe ou encore “la fin de l’exploitation des hydrocarbures sur le continent européen”. D’autres mesures avaient par ailleurs été annoncées par Emmanuel Macron pendant le grand débat : taxe carbone aux frontières européennes ; division par deux des pesticides en 2025 ; Banque européenne du climat ; réorientation de la politique agricole commune (PAC) vers la transition écologique. Côté relance, la majorité présidentielle plaide pour un plan d’investissement de 1000 milliards d’euros d’ici à 2024 en faveur de la transition écologique.

Offensive anti-EELV des écolos de la majorité

Cette priorité accordée à l’environnement intervient alors que les écologistes d’EELV empiètent sur l’espace européen des Macronistes. Optant pour une stratégie enjambant le clivage gauche-droite, la tête de liste écolo Yannick Jadot revendique une ligne ouvertement pro-européenne et progressiste dans l’optique de renouer avec l’excellent score d’Europe-Ecologie aux européennes de 2009 (16,29%).

Pour lui barrer la route, Emmanuel Macron a donc convoqué les anciennes têtes d’affiche de la campagne de 2009, dont beaucoup soutiennent aujourd’hui La République En marche. La plus emblématique d’entre elles, Daniel Cohn-Bendit, a accordé ce dimanche une interview auParisien pour vanter les mérites du collectif LREM. “Sur la liste En Marche, de nombreuses personnalités, comme Pascal Canfin ou Pascal Durand, ont une véritable expertise”, plaide l’ancien député européen, tout en épargnant son ancien protégé Yannick Jadot. “Mis à part Yannick Jadot, la plupart des têtes de liste disent n’importe quoi”, tranche Dany Le Vert.

Pascal Canfin est justement à la manoeuvre. Jusqu’ici plutôt discret, l’ancien ministre de François Hollande et ex-directeur du WWF, va monter au front pour suppléer Nathalie Loiseau, dont les bourdes successives ont pesé dans la tournure de la campagne. Ce lundi, il partagera l’affiche d’un meeting à Bobino avec Daniel Cohn-Bendit, le patron de LREM Stanislas Guérini et pas moins de quatre ministres, dont les deux secrétaires d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson et Emmanuelle Wargon.

Vers un groupe libéral-écologiste ?

Tout l’enjeu pour la majorité présidentielle est d’arriver à convaincre qu’elle parviendra à faire au niveau européen ce qu’elle ne fait pas toujours en France. Poursuivi en justice par des ONG pour son “inaction” environnementale, critiqué pour son refus d’interdire complètement le glyphosate, silencieux sur l’avenir de la taxe carbone, le gouvernement se retrouve pris en étau entre sa promesse d’incarner le fer de lance mondial de l’écologie et son souci de relancer la croissance et répondre à la crise des gilets jaunes.

Là encore, malgré la promesse d’une convention écologiste avec des citoyens tirés au sort pour plancher sur la transition écologique, la conférence d’Emmanuel Macron a laissé des traces. “Le vide était abyssal. Depuis le départ de Nicolas Hulot, toute ambition a disparu”, étrille dans Le JDD Benoît Hamon qui défend la reconnaissance internationale du crime d’écocide. Une proposition repoussée au Sénat avec le soutien du gouvernement macroniste.

“L’environnement est une préoccupation majeure des Français. Dans les derniers jours, ils se positionneront pour ceux qui approchent ces questions-là avec le plus de cohérence, d’engagement, de conviction, de sincérité et d’efficacité”, veut croire l’écologiste Yannick Jadot pour qui les Verts ont démontré qu’ils savaient agir de concert avec leurs homologues européens.

De fait, la question du groupe dans lequel siégeront les eurodéputés LREM à Strasbourg est un motif de défiance pour les électeurs écologistes. Et le groupe libéral (ALDE) n’a jusqu’ici pas démontré son obsession pour la survie de la planète. “Le défi sera d’évoluer vers un groupe libéral-écologiste qui poussera les sujets de transition écologique ou de convergence sociale, veut croire Daniel Cohn-Bendit. Ce sera un casse-tête à organiser, comme toujours, mais c’est justement ça qui est intéressant”.

A voir également sur Le HuffPost :

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27.
Politique et environnement : les jeunes sont ’vent debout’ ! Enregistrement de 58 minutes - 17/02/2019 – France Culture dans le cadre des émissions De cause à effets, le magazine de l’environnementpar Aurélie Luneau les dimanches de 16h à 17h (le samedi de 20h à 21h du 9 mars au 13 avril)

Le mouvement des’ jeunes pour le climat’ peut-il se transformer en lame de fond. Photo - Jeunes manifestants lors d’une des marches ’Rise for Belgium’. Mobilisation qui veut interpeller les politiciens pour qu’ils prennent des mesures plus sérieuses contre le réchauffement climatique – Bruxelles • Crédits : Ana Fernandez/SOPA Images/LightRocket - Getty

Émission en partenariat avec le service Planète-SciencesLogo : Planète – Monde • Crédits : Le Monde

Depuis la rentrée, de toute part, des voix citoyennes s’élèvent pour défendre la planète face au réchauffement climatique et exiger des gouvernants des choix politiques d’envergure en ce domaine. La rue et les agoras sont entrées dans l’arène politique et entendent bien y jouer leur rôle ! Parmi ces voix qui se font entendre, celles des jeunes qui n’hésitent pas à appeler à faire la grève des études, à l’image de Greta Thunberg en Suède, ou qui s’engagent à ne pas exercer leur futur métier dans une entreprise ’dévastatrice’ pour la Terre et le monde du vivant. Le 15 mars prochain, à l’échelle mondiale, ils appellent à une grève massive pour le climat. Qui sont-ils ? En quoi leur mouvement diffère des autres ? Peuvent-ils bouleverser la donne ? Analyse de ce phénomène un mois avant le rendez-vous qu’ils nous donnent à l’échelle de la planète...

Avec Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre ; Yann Le Lann, sociologue au Centre de Recherches « Individus, Épreuves, Sociétés » (CeRIES) de l’université de Lille ; Julien Gasc, étudiant à l’école de commerce ESCP Europe et un des membres du Manifeste étudiant pour un réveil écologique, et Mathilde Imer co-fondatrice d’association d’étudiants et de jeunes pour le climats comme CliMates (Think Tank international d’étudiants) et le Warn (Mouvement We Are Ready Now, qui rassemble des jeunes prêts à changer le climat), elle est également co-coordinatrice de la campagne On est Prêt !

Le choix musical de Julien Gasc - Le choix musical d’Hervé Kempf - La phrase mantra de Julien Gasc : vidéos à écouter à partir de la source

Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle » - Antoine de Saint-Exupéry.

La phrase mantra d’Hervé Kempf : Consommer moins, répartir mieux

Le choix littéraire de Julien Gasc : Comment tout peut s’effondrer, Pablo Servigne, Raphael Stevens et Yves Cochet - Une autre fin du monde est possible, Pablo Servigne et Raphael Stevens - J’ai mis ces livres – qui vont en paire – car ce sont ceux qui m’ont véritablement poussé à m’engager : ils sont un bon premier contact avec les problématiques environnementales et en sont un résumé pertinent.

Le choix littéraire d’Hervé Kempf : ’Le gang de la clé à molette’, d’Edward Abbey : un formidable roman d’aventures sur des écologistes engagés 

Le geste écolo de Julien Gasc : Ne plus rien acheter de neuf : on trouve tout ce qu’on cherche d’occasion dans un état tout à fait satisfaisant, que cela soit habits, électroménager etc… et c’est le défi que propose Zero Waste.

Le geste écolo d’Hervé Kempf : E-co-no-mi-ser l’énergie

Les liens en plus

  • On apprend la disparition prochaine au Cambodge des derniers spécimens du léopard d’Indochine !
    Disparus de Singapour, du Viêtnam et du Laos, les léopards d’Indochine sont l’une des huit sous-espèces du léopard.
    Or, selon une étude publiée en février dans la revue scientifique Royal Society Open Science, il n’y aurait plus qu’un individu pour 100km², au lieu de 3 à 5.
    Parmi les causes de cette disparition, la déforestation massive en Asie du Sud-Est, et le braconnage. Au niveau mondial, sept des huit sous-espèces de léopards sont classées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme « en danger » ou « en danger critique » d’extinction. À lire sur le site de NATIONAL GEOGRAPHIC 
  • En Guyane, le tribunal administratif annule l’exploitation d’un projet de la société Montagne d’Or !
    Il ne s’agit pas du projet phare de Montagne d’or, mais d’un projet plus petit de travaux miniers pour l’exploitation d’or alluvionnaire sur une surface d’1 km2. Mais c’est pour les associations de défense de l’environnement une première victoire et elles espèrent, à terme, obtenir l’annulation du projet d’extraction industrielle. À lire sur le site LeMonde.fr
    Le PLUS et le MOINS de la semaine

LE MOINS : L’artificialisation des terres

L’artificialisation des terres qui continue de progresser, au rythme d’un département tous les sept ans. Plus vite que la population et au-delà de nos besoins. Difficile de ne pas penser au triangle de Gonesse et au projet Europacity avec ses 80 hectares ! Au total, ce sont 280 hectares de terres agricoles concernées dans ce secteur. Le 20 février 2019, les défenseurs et soutiens du triangle de Gonesse organisent un grand meeting salle Olympe de Gouges, à Paris, dans le 11e arrondissement (avec la participation de Marc Dufumier, Hervé Kempf, Gilles Clément, Emily Loizeau, Marie-Monique Robin, Clémentine Autain, Corinne Lepage, Delphine Batho, Marie Desplechin, l’association « Nous Gonessiens », les AMAP Ile de France, le maraîcher Florent Sebban, Julien Bayou, Dominique Potier, Fabien Gay, le maire du 11ee François Vauglin …).
À lire sur Reporterre.net

LE PLUS : le secrétaire d’Etat aux finances néerlandais : Menno Snel

Devant ses collègues européens réunis à Bruxelles, Menno Snel a proposé une taxe européenne sur les avions et leurs rejets de CO2, pour répondre de façon commune à l’urgence climatique !

À lire sur leMonde.fr

Revue de web sur l’environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon et de Valérie Ernould de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Bibliographie : Vanessa Chang

Bibliographie

  • Hervé Kempf, Journaliste spécialiste de l’environnement, rédacteur en chef du site Reporterre
  • Yann Le Lann, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille.
  • Mathilde Imer, Co-fondatrice d’association d’étudiants et de jeunes pour le climats comme CliMates (Think Tank international d’étudiants) et le Warn (Mouvement We Are Ready Now, qui rassemble des jeunes prêts à changer le climat)
  • Julien Gasc, Etudiant à l’école de commerce ESCP Europe et un des membres du Manifeste étudiant pour un réveil écologique
    À découvrir

Quelles sont les alternatives au glyphosate ?

L’homme et les animaux : Je t’aime, un peu, beaucoup…, pas du tout !

Mozambique : les secours sont dépassés

Les jeunes pour le climat

Tags : réchauffement climatique manifestation jeunesse climat Protection de l’environnement Écologie et environnement

L’équipe – Production : Aurélie Luneau – Réalisation : Alexandra Malka - Avec la collaboration de Anahi Morales

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/de-cause-a-effets-le-magazine-de-lenvironnement/politique-et-environnement-les-jeunes-sont-vent-debout

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Annexe - Audition sur le changement climatique de J-M Jancovici à l’Assemblée Nationale - 06/02/2013 - Par Jean-Marc Jancovici - Vidéo 1:55:21 ajoutée le 6 février 2013

Présentation utilisée : http://fr.slideshare.net/JoelleLecont... Video with English subtitles : https://www.youtube.com/watch?v=pggA6... Site de JM Jancovici : http://www.manicore.com Page facebook : https://www.facebook.com/jeanmarc.jan... Intégralité de l’audition de Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique à l’Assemblée Nationale, à la Commission sur le Développement Durable du 6 Février 2013. Compte rendu intégral de l’audition : http://www.assemblee-nationale.fr/14/... Cours ’Énergie et changement climatique’à MINESParistech : http://bit.ly/WpLopz Intervenants : M Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission Développement Durable, M Arnaud Leroy, du groupe SRC, M Martial Saddier, du groupe UMP, M Yannick Favennec, du groupe UDI, M Denis Baupin, du groupe Ecolo, M Olivier Falorni du groupe RRDP, M Patrice Carvalho du groupe GDR ainsi que les députés M Philippe Plisson, M Jean-Marie Sermier, Mme Geneviève Gaillard, M Edouard Philippe, M Jacques Krabal, Mme Sylviane Alaux, M Jacques Kossovski, Mme Brigitte Allain, M Serge Bardy, M Jean-Pierre Vigier, M Charles-Ange Ginesy, M Christophe Priou, M Jean-Louis Bricout, M Michel Heinrich, Mme Sophie Rohfritsch, M Yves Albarello, M Jean-Paul Chanteguet, M David Douillet, M Alain Gest, M Jacques Alain Bénisti. Bibliographie : ’L’Avenir climatique : quel temps ferons nous ?’, Éditions du Seuil (coll. Science Ouverte), mars 2002 (prix Roberval 2002). ’L’Effet de serre, allons-nous changer le climat ?’, avec Hervé Le Treut, Flammarion (coll. Champs), 2004 ’Le plein s’il vous plaît ! La solution au problème de l’énergie’, avec Alain Grandjean, Éditions du Seuil, février 2006 (ISBN 2020857928), rééd. 2010. ’Le Changement climatique expliqué à ma fille’, Éditions du Seuil, janvier 2009 ’C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde’, avec Alain Grandjean, Éditions du Seuil, janvier 2009 ’Changer le monde - Tout un programme !’, Calmann-Lévy, mai 2011, réactualisé en avril 2013 sous le nom ’Transition énergétique pour tous ! Ce que les politiques n’osent pas vous dire’, Éditions Odile Jacob ’Dormez tranquilles jusqu’en 2100’ Novembre 2014, éditions Odile jacob

Catégorie : Actualités et politique - Réalisée avec : YouTube Video Editor - Vidéos sources : Visualiser les attributions - Source : https://www.youtube.com/watch?v=xxbjx6K4xNw

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Dernière minute - Politique - LREM dévoile son programme pour les européennes en avance pour se donner de l’air Par Par Anthony Berthelier08/05/2019 15:14 CEST – Document ‘huffpost.fr’

En perte de vitesse dans les sondages, accusée de retarder ses propositions, la liste LREM a besoin d’un second souffle à moins de trois semaines des élections européennes. Moins de trois semaines avant les élections européennes, La République en Marche dévoile son programme. La liste “Renaissance” a mis en ligne son projet pour reprendre “en main le destin de l’Europe” ce mercredi 8 mai 2019, soit vingt-quatre heures avant la présentation officielle.

Regroupées en neuf thématiques, ces propositions tombent à point nommé, la candidature de la majorité arrivant à un tournant. Alors qu’Édouard Philippe et le gouvernement sont sommés de mettre les mains dans le cambouis de la campagne électorale pour sauver le soldat Nathalie Loiseau en perte de vitesse dans les sondages, ce programme doit avoir pour vertu d’endiguer les critiques en amateurisme faite à la liste LREM, longtemps accusée de retarder la présentation de ses propositions. 

Le but ? S’appuyer sur des mesures phares pour trouver un second souffle. Mais les choses ne s’annoncent pas franchement aisées pendant que la candidature des Républicains reprend des couleurs et que la tête de liste de la majorité enchaîne les couacs et les déclarations polémiques.

La transition écologique en Une

L’écologie étant un sujet porteur aux européennes, c’est sur le thème de la transition écologique que La République en Marche veut se relancer. C’est lui qui figure en première position du programme. La liste Renaissance, donnée au coude à coude avec celle du RN par les sondages, propose notamment d’investir “au moins 1000 milliards dans la transition écologique.”

Ce niveau d’investissement sur cinq ans viserait à “développer les énergies et les transports propres, rénover les logements et accompagner la reconversion des travailleurs des secteurs en transition”, écrit la liste, qui prône aussi la création d’une Banque du climat devant orienter l’épargne des Européens en faveur de la croissance verte. LREM et ses alliés souhaitent aussi affecter 40% des dépenses européennes à la transition écologique.

Les autres “propositions principales” concernent la taxation européenne des grandes entreprises de l’économie numérique, une directive sur “l’éthique des entreprises”, des progrès vers une armée européenne, une évolution de la politique européenne de l’asile, l’ouverture du programme d’échanges Erasmus aux collégiens et apprentis, un “Pacte Simone Veil” en faveur du droit des femmes, et enfin une “Conférence pour l’Europe” associant dirigeants et citoyens tirés au sort.

“Rendre l’Europe aux citoyens”

Justement, la liste entend également faire la part belle à la reconnexion entre Européens et institutions du continent. Pour cela, la majorité propose de conditionner l’accès aux fonds européens “au respect de l’État de droit et à la convergence sociale.” Alors que plusieurs démocraties s’inquiètent de l’affaiblissement de certaines libertés individuelles et de certains droits fondamentaux notamment dans les pays de l’Est, la majorité estime que “l’argent des contribuables ne doit pas servir à financer les États qui politisent leur justice, restreignent les libertés, ou tirent les conditions sociales vers le bas.”

Pour rendre l’Europe “plus démocratique”, sans nul doute un des grands défis de cette élection, La République en Marche propose de “donner au Parlement européen le pouvoir d’initier les lois européennes” mais également de “permettre aux citoyens de participer à l’élaboration des lois.”

Comment ? En rendant obligatoire la discussion d’une proposition par le Parlement et le Conseil européen si celle-ci est soutenue par un million de citoyens. La majorité veut également appliquer la même recette qu’en France “pour rendre l’Europe plus efficace” en supprimant des commissaires européens et en limitant à trois dans le temps le nombre de mandats d’eurodéputé.

Pour ce qui est de l’éthique et de la transparence, la liste propose d’interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères et des entreprises, de contrôler les frais des eurodéputés et baisser le plafond de la rémunération des fonctionnaires européens mais également de rendre publiques les rencontres avec les lobbies au sein de toutes les institutions européennes.

Il reste désormais moins de trois semaines à la majorité pour défendre ses idées et garantir sa place de numéro un à l’issue du scrutin. Mais les choses ne sont pas si simples. Selon plusieurs récents sondages, la liste du Rassemblement national devance désormais celle de La République en Marche. Selon une enquête OpinionWay/Tilder publiée mardi 7 mai 2019, la candidature de Jordan Bardella recueillerait 24% des voix. Celle de Nathalie Loiseau 22.

À voir également sur Le HuffPost

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Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/lrem-programme-europeennes_fr_5cd2c2f6e4b07ce6ef786fe1?utm_hp_ref=fr-homepage

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Nouvelles - Le changement climatique, thème central des élections européennes Par : Frédéric Simon | EURACTIV.com | translated by Marion Candau - 16 avril 2019 – Document EURACTIV.fr – Actualités & débats européens dans votre langue -Photo : manifestation du 31 mars 2019 à Bruxelles [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET] - Langues : Deutsch | Polskie

Le réchauffement climatique sera un critère de décision important lors des élections européennes de mai pour 77 % des électeurs potentiels, selon un sondage publié le 16 avril 2019.

Alors que la jeune activiste climatique Greta Thunberg s’apprête à s’adresser au Parlement européen à Strasbourg aujourd’hui, le nouveau sondage d’opinion réalisé par Ipsos MORI révèle que le changement climatique a grimpé dans les priorités des électeurs européens.

Depuis des mois, des millions de jeunes manifestent dans les rues des villes européennes pour demander aux politiques d’agir davantage pour le climat. Un mouvement qui a mobilisé des millions d’autres personnes dans le monde entier.

« Nombreux sont les jeunes qui vont voter pour la première fois aux élections et voudront choisir des eurodéputés qui soutiennent l’action pour le climat », explique Wendel Trio, directeur du Réseau action climat Europe, une organisation environnementale. « Cela pourrait mener à un véritable changement dans les futures institutions européennes. »

Lire aussi

Sept portraits d’une jeunesse mondiale en grève pour la planète

Ce vendredi 15 mars 2019, des centaines de milliers de jeunes suivent le mouvement de « grève scolaire », lancée par la Suédoise Greta Thunberg. Plus de 1 700 villes dans 112 pays sont mobilisées. Qui sont-ils ? Ouest-France a fait une sélection d’activistes du climat.

Les manifestations violentes contre la taxe carbone en France viennent toutefois rappeler que les politiques climatiques peuvent se retourner contre les décideurs politiques si elles ne sont pas accompagnées de mesures sociales pour atténuer leur impact sur les plus pauvres.

« L’action pour le climat n’est pas une question partisane et il est désormais clair que c’est devenu un sujet clé pour les électeurs », a déclaré Laurence Tubiana, directrice de la Fondation européenne pour le climat, qui a commandité le sondage. « Tous les partis politiques devraient faire de l’action pour le climat une priorité, sans quoi ils risquent d’être complètement à côté de la plaque. »

Le sondage a été mené en ligne en janvier 2019 sur un groupe de 2 000 électeurs potentiels âgés entre 18 et 65 ans dans 11 pays européens : l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Slovaquie et l’Espagne.

L’enquête a mis en lumière des tendances communes parmi les pays. L’impact des prix élevés d’électricité et de gaz, par exemple, a été identifié comme une priorité environnementale en Pologne (86 %), en Espagne (88 %) et en Belgique (82 %).

L’enjeu environnemental le plus important et le plus commun pour les électeurs semble toutefois être la production d’aliments de manière durable et saine. C’est une question prioritaire en Slovaquie (87 %), en Autriche (86 %), en Italie (85 %) et en France (81 %) – avec un taux moyen de 82 % parmi les 11 pays sondés.

Il existe néanmoins des divergences nationales. En Espagne par exemple, les électeurs considèrent l’énergie solaire comme un thème électoral important, alors que les Slovaques mettent plus l’accent sur l’énergie éolienne. Les électeurs français ont quant à eux tendance à placer l’agriculture biologique et les pesticides comme sujet prioritaire.

Troisième tentative en France pour réduire l’usage des pesticides

Un nouveau plan gouvernemental en faveur de la réduction des pesticides Ecophyto II+ a été adopté, après l’échec des deux premières tentatives. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement. 

L’objectif de l’enquête était de comprendre l’importance des questions environnementales pour les prochaines élections européennes. Les participants qui ont prévenu qu’ils ne voteraient probablement pas ont été exclus de la recherche.

« Le sondage confirme le fait que le changement climatique est désormais un enjeu politique majeur pour les citoyens européens. Les responsables politiques doivent maintenant se rendre compte qu’ils ne pourront plus être élus s’ils ne luttent pas contre le changement climatique avec détermination et efficacité », a déclaré Thomas Pellerin-Carlin, responsable de l’énergie à l’institut Jacques-Delors, un groupe de réflexion.

La ’colère verte’ des jeunes Français sur le climat - La mobilisation des jeunes sur le climat démarre doucement en France.

Plus d’information : Ipsos MORI : 2019 European Parliament Elections Study of Potential Voters (April 2019) - Langues : Deutsch | Polskie

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Efficacité et Transparence des Acteurs Européens 1999-2018. EURACTIV.COM Ltd. | Termes & conditions | Nous contacter – Source : https://www.euractiv.fr/section/climat/news/climate-will-be-key-issue-in-eu-elections-poll-shows/

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 12/05/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Politique Lors des élections pour le parlement européen du 26 mai 2019 en France.7

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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