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"Jeune femme nue dans les calanques de Marseille" par Jacques Hallard

mardi 16 juillet 2019 par Hallard Jacques


ISIAS Création artistique

Jeune femme nue dans les calanques de Marseille

赤裸的年轻女子 - Naked young woman in Marseille creeks - Nackte junge Frau in einer Kleinbucht in der Nähe von Marseille

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 11/07/2019

Voir aussi : Pollution locale potentielle à Cassis - 潜在的局部污染 - Potential local pollution - Mögliche lokale Verschmutzung

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Travail au pinceau chinois : Jacques Hallard – Photo : Guy Truillot

Selon Wikipédia : « Une calanque (calanca ou calanco en occitan ou provençal1, calanca en corse et en italien2 ; cala en catalan) est une formation géologique particulière se présentant sous forme d’un vallon étroit et profond à bords escarpés, en partie submergé par la mer. On les trouve sous cette forme autour de la Méditerranée, et sous ce nom dans le Sud-Est de la France… » - Photo : Vue sur la calanque de Sormiou dans le 9e arrondissement de Marseille.

« Le parc national des Calanques est un parc national français, couvrant les calanques de Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône, Région Sud (Provence Alpes Côte-d’Azur) au cœur de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. Créé en 2012, il est le premier parc national périurbain d’Europe à la fois terrestre et marin 1. Il s’étend sur un massif littoral constitué de falaises calcaires et de poudingue, de criques et d’îlots qui constituent des écosystèmes relativement préservés pour de nombreuses espèces vivantes. Le plus haut sommet du parc national des Calanques est le mont Carpiagne (646 m) au cœur du massif de Saint-Cyr 2. Depuis plus d’un siècle, le site est fréquenté par de nombreux usagers : promeneurs, randonneurs, grimpeurs, pêcheurs et plongeurs notamment. Il reçoit entre 1,5 et 2 millions de visiteurs chaque année… »


Que sont ces rejets noirâtres dans les eaux claires des Calanques de Cassis ? 04 juillet 2019 13:03 – Par Claire Cambier - Représentation - Capture d’écran Facebook - Nox Diving extrême freediving – Document : ‘lci.fr/planete’.

A LA LOUPE - Un internaute nous a alertés sur une potentielle pollution au large de Cassis. Une vidéo, réalisée par un ‘apnéiste’ de la région et postée sur les réseaux sociaux, montre des rejets noirâtres impressionnants au large de cette commune provençale célèbre pour ses Calanques. ‘A La Loupe’ a tenté d’en savoir plus.

’Cette après-midi, je suis tombé sur une vidéo des Calanques de Cassis où sont toujours déversés les rejets de la station d’épuration. (...) Avec les rejets des boues rouges, il semble que cette zone, supposée protégée, soit une vraie décharge’, nous alerte Cyril, un de nos lecteurs.

La vidéo en question a été postée par l’association Nox Diving (cf. post ci-dessous). On y découvre Michel, un apnéiste spécialisé dans la prise d’images sous-marines, qui nous emmène au large de Cassis, à à peine deux cents mètres du rivage. A la surface, le cadre est idyllique, il jouxte le parc national des Calanques, et pourtant, à peine quelques mètres en dessous, on observe d’impressionnants rejets noirâtres qui s’échappent de tuyaux posés au sol. Il s’agit d’une évacuation de la station d’épuration de la commune. Les eaux usées qui y sont rejetées sont censés être traités mais les images permettent d’en douter. 

’Il est important pour moi que les habitants de Cassis sachent ce qu’il se passe sur leurs plages, commente Michel, c’est à se demander comment on peut avoir un Pavillon Bleu avec un déversement scandaleux de cette pollution au sein d’un parc national’. Il ajoute d’ailleurs que plusieurs plages ont dû fermer. La vidéo est rapidement devenue virale et enregistre, une quinzaine de jours après sa publication, près de 3000 partages.

Michel n’en est pas à son premier ’coup de gueule’ porté contre cette station. Il y a maintenant trois ans, il avait témoigné au micro d’Envoyé Spécial et avait confié son indignation face à des flots d’excréments qui sortaient de cette même vanne. Son intervention lui avait valu, tout comme à France Télévisions, un procès en diffamation de la commune. Tous deux ont été relaxés dans cette affaire.

La station d’épuration connaîtrait-elle de nouveaux ratés ? Un fonctionnement dégradé de la station, à la suite d’un incendie

Pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui, nous avons contacté la commune. Des plages ont effectivement été fermées dernièrement, nous explique Daniel Milon, la maire (UMP) de la ville. ’Nous sommes très vigilants et nous procédons à de nombreuses analyses (260 dans l’année). ’Nous avons effectivement décelé une pollution, mais cela venait d’une villa. La fosse septique était reliée au tout à l’égout’ sans aucun système de filtrage. Les fautifs ont été sommés d’y mettre un terme, ’j’espère bien qu’ils auront un PV de la métropole’, s’emporte Danielle Milon.

Quant aux rejets noirâtres, elle nous explique qu’il s’agit de chlorure ferrique, un composé chimique utilisé pour filtrer l’eau. Une donnée que rapporte également la Société des Eaux de Marseille, gestionnaire de la station. L’utilisation du chlorure ferrique ne répond pas au processus habituel de la station d’épuration, mais a été rendue nécessaire à la suite d’un incendie. 

Pour traiter les eaux usées, les stations procèdent à différentes étapes. On retire d’abord les grosses matières (étages physiques et chimiques) puis on passe par un étage biologique. Il s’agit de grands bassins dans lesquels ont été ensemencées des bactéries qui vont se ’charger’ de la pollution dissoute. ’Un feu s’est déclaré au niveau du tableau électrique de la station fin avril, rapporte la maire de Cassis. L’incident a rendu l’étage biologique hors service.’ ’D’importants travaux doivent être menés pour remettre en service l’étage biologique’, poursuit Danielle Milon. ’Cela ne sera pas fini avant plusieurs semaines, nous sommes très embêtés’. En attendant qu’il soit réparé, des travaux évalués à 20 semaines, la solution a donc été d’opter pour un traitement chimique, à base de chlorure ferrique ’dont la coloration orange-marron est très prononcée, puis de polymère, un produit à la coloration blanche légèrement translucide’, nous indique-t-on chez Eaux de Marseille. 

’C’est une technique historique’, nous explique Olivier Rousselot, directeur de l’Innovation et de l’Environnement au SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne). ’Les responsables de la station d’épuration compensent avec des produits chimiques. Pour respecter les ’normes de rejets’, ils ont certainement augmenté les doses de chlorure ferrique, ce qui peut induire en effet une coloration très cuivrée voire sombre au rejet.’

Cette étape chimique reste toutefois moins efficace sur certains polluants dissous. Le chlorure de fer peut même transformer une partie de la pollution dissoute en particules. Tout n’est pas aussi bien éliminé. ’Si la station de Cassis fonctionne de manière dégradée par rapport à ses capacités maximales de traitement, cela peut expliquer l’aspect visible des rejets moins bien traités que normalement’, analyse Olivier Rousselot. Cela est d’autant plus visible dans les eaux claires et de couleur turquoise des Calanques.

Des rejets toxiques ?

Pour autant, ces rejets sont-ils toxiques ? Doit-on s’inquiéter pour la santé des baigneurs ou pour l’environnement des Calanques ? ’Ce n’est pas directement problématique pour le milieu naturel, avance l’expert, mais ce sont la Préfecture et ses services de Police de l’eau qui sont habilités à se prononcer’. Contactés, les services de la DDTM et le directeur de la Direction de l’eau et de l’assainissement de la métropole disent avoir ’réalisé des échantillons aux fins d’analyse pour confirmer le niveau de traitement. Les résultats seront connus dans quelques jours’.

Du côté des Eaux de Marseille, on nous assure qu’une surveillance accrue a été mise en place depuis l’incendie et la mise en place du procédé chimique. Nous n’avons pas pu, cependant, consulter les récents relevés. Le parc national des Calanques n’a pas pu nous aider davantage. Il nous indique ne pas avoir d’informations concernant la qualité des rejets. ’C’est un sujet sur lequel nous sommes préoccupés, mais cela dépasse nos compétences’. Étonnamment, le parc ne procède lui-même à aucune analyse de l’eau. ’C’est un champ que l’on voudrait investir. Nous avons le projet de créer un observatoire de la qualité des eaux dans le parc’, nous indique-t-on. Et d’ajouter : ’le parc est située près de grandes villes, c’est assez inédit pour un parc national et cela demande effectivement des investissements’.

Restent toutefois disponibles, les relevés des eaux de baignade. L’agence régionale de santé procède régulièrement à des analyses sur les différentes plages. Les résultats sont disponibles en ligne, via ce lien. Sur les dernières semaines, tous les voyants sont au vert, les sites de Cassis sont de ’bonne’, voire d’’excellente qualité’, selon les critères de l’agence. Les analyses sont cependant effectuées aux abords du rivage et non au large, là où se situent les rejets. Le gestionnaire Eaux de Marseille assure de son côté que ’les eaux de baignade dans la baie de Cassis sont conformes et les eaux issues de la station ne présentent pas de risque pour la santé ou l’environnement’. 

Les plages de la commune et son port peuvent toujours se prévaloir du Label Pavillon Bleu, une certification gagnée chaque année depuis 2009 - ’non sans effort’, souligne la maire de Cassis -, qui se présente comme le symbole d’une qualité environnementale exemplaire. ’Ces dernières années, on a vu les posidonies repoussées. Nous avons une forêt de gorgone à 180 mètres de profondeur, c’est plutôt bon signe !’ Pour obtenir ce label, différents critères sont à respecteret notamment la qualité de l’eau. 

’Nous nous basons sur les analyses de l’ARS des quatre dernières années’, nous indique un porte-parole de l’association ‘Teragir’. ’Des auditeurs se rendent également l’été sur les ports et les plages labellisées pour vérifier que les normes imposées sont respectées. Lors de leur prochaine visite, prévue dans les semaines à venir, les auditeurs vérifieront qu’une analyse prouvant la bonne qualité de l’eau de baignade - et de moins de 31 jours - est affichée sur la plage.’

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Image associée

Source : https://www.lci.fr/planete/environnement-pollution-ou-pas-que-sont-ces-rejets-noiratres-dans-les-eaux-claires-des-calanques-de-cassis-pres-station-epuration-2125998.html

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Dédié à Christiane Hallard-Lauffenburger en souvenir d’une rencontre lors d’un camp d’escalade et de voilier à la calanque de Sormiou.

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 11/07/2019

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