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"Le moringa, « l’arbre de vie aux mille vertus » des régions tropicales, mais également résistant à la sécheresse et pouvant être cultivé en forme basse, a de nombreux et multiples usages culinaires, nutritionnels, médicinaux et technologiques" par Jacques Hallard

mercredi 21 avril 2021 par Hallard Jacques

ISIAS Agriculture Nutrition Santé

Le moringa, « l’arbre de vie aux mille vertus » des régions tropicales, mais également résistant à la sécheresse et pouvant être cultivé en forme basse, a de nombreux et multiples usages culinaires, nutritionnels, médicinaux et technologiques

Annexe sur la mondialisation, le développement durable et la Responsabilité sociale des Entreprises (RSE) - Annexe sur les circuits courts

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 17/07/2019 – Mis à jour le 20 avril 2021

https://upload.wikimedia.org/wikipe...

Capsules de Moringa vendues comme légumes sur un marché (Wikipédia)

PLAN : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Les échanges commerciaux au plan mondial se sont intensifiés et généralisés au cours des dernières décennies, amenant, dans une certaine mesure, une contrepartie avec un intérêt des consommateurs, ainsi que des opérateurs économiques – notamment dans le secteur des fruits et légumes – pour le mode de distribution à travers des circuits courts. Une documentation a été réunie sur la mondialisation des échanges, le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises RSE), d’une part, et sur le rapprochement des consommateurs et des producteurs à travers des circuits courts de distribution, d’autre part. Ces sujets sont abordés en préambule et figurent dans des annexes à ce dossier.

Certains produits particuliers proviennent de cultures dans des régions tropicales et contribuent à la richesse des populations locales dans certains pays tournés vers l’exportation : c’est une réponse apportée à une demande d’opérateurs économiques situés dans des pays importateurs lointains et qui sont attentifs à la qualité et à la sécurité alimentaire des produits.

D’après Wikipédia, « « La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » 1 est la définition formelle du concept de sécurité alimentaire selon le Comité de la Sécurité alimentaire mondiale. Cette définition a été adoptée par un consensus international depuis le Sommet Mondial de l’Alimentation réuni à Rome en 1996.

Même si la notion d’accès est désormais mise en avant, on considère classiquement que la sécurité alimentaire comporte quatre dimensions ou ’piliers’ :

  • accès (capacité de produire sa propre alimentation et donc de disposer des moyens de le faire, ou capacité d’acheter sa nourriture et donc de disposer d’un pouvoir d’achat suffisant pour le faire) ;
  • disponibilité (quantités suffisantes d’aliments, qu’ils proviennent de la production intérieure, de stocks, d’importations ou d’aides) ;
  • qualité (des aliments et des régimes alimentaires des points de vue nutritionnel et sanitaire, mais aussi sociaux-culturels) ;
  • stabilité (des capacités d’accès et donc des prix et du pouvoir d’achat, des disponibilités et de la qualité des aliments et des régimes alimentaires).
    Ainsi définie, la sécurité alimentaire a une dimension plutôt technique. Elle se distingue de ce fait des notions d’autosuffisance alimentaire, de souveraineté alimentaire et de droit à l’alimentation (en) qui apportent des dimensions plus politiques ou juridiques 2. La sécurité alimentaire (Food Security en anglais) intègre, dans le ’pilier qualité’, la sureté alimentaire (Food Safety en anglais) ou encore la sécurité sanitaire des aliments, qui a trait à l’hygiène et à l’innocuité des aliments, ainsi qu’au maintien de leur salubrité… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9curit%C3%A9_alimentaire

L’exemple traité dans ce dossier à usage didactique se rapporte à une espèce végétale, le moringa. Une association à caractère humanitaire, ‘Microfel’, basée en Région Occitanie, soutient depuis plus de 30 ans des projets de développement des cultures vivrières en faveur des populations locales, notamment au Burkina Faso, à Madagascar, au Mali et au Niger. Cette association a grandement contribué au développement commercial du moringa et à l’amélioration de la qualité des produits en vue de leur exportation vers des pays où la culture de cette espèce n’est pas possible en raison de ses exigences climatiques (climat équatorial, tropical et climat à mousson).

Dans le sommaire ci-dessous sont proposés une douzaine de documents sélectionnés qui se rapportent à tous les nombreux usages des différentes parties de la plante moringa (feuilles, fruits, graines, racines) et à ses propriétés nutritives et médicinales, mais aussi pour la purification de l’eau et dans la fabrication de cosmétiques…

A côté des usages du Morinaga dans l’alimentation traditionnelle de nombreux pays (Inde, Sri Lanka, Philippines, Cambodge, Madagascar, Cameroun, Burkina Faso, Sénégal, etc…), des études de marketing montrent d’autres perspectives pour le développement du moringa, par exemple à travers une nouvelle filière de production qui se met en place au Pérou…

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Sommaire

1. Découvrir l’association MICROFEL pour des micro-projets en fruits et légumes dans les pays en développement dont les actions sur le moringa

2. Dossier sur les bienfaits du moringa par Jessica Xavier Journaliste (photo) - Mis à jour le 13 septembre 2018 – Document ‘Doctissimo’

3. Le Moringa, 163 ans d’histoire guadeloupéenne Par karine jehelmann – Vidéo 24:56 ajoutée le 28 mai 2016

4. Moringa : Seulement 2 feuilles vertes tuent votre diabète - Vidéo 4:56 ajoutée le 20 décembre 2017 - News Health Care

5. Moringa : prévention des maladies chroniques dégénératives – Vidéo 17:23 ajoutée le 31 août 2018 – Par Christophe BERNARD - Communiqué

6. Tout savoir (ou presque) sur le moringa et ses divers usages avec Wikipédia

7. Moringa, l’arbre de vie qui fait rempart contre la malnutrition à Madagascar ParAnna Bellissens - Publié le jeudi 13 juin 2019 à 12h13 – Document RTBF

8. Un nouveau projet de développement d’une filière durable de Moringa au Pérou - Publié le : 06/06/2019 - Last updated : 14/06/2019 – Document ‘Fondation GoodPlanet’

9. Informations Marketing - Marché Mondial 2019 des graines de Moringa apexresearch 14 juin 2019. Communiqué

10. Le marché des ingrédients de Moringa devrait gagner en popularité dans le monde entier d’ici 2026 – Communiqué sur le marché 2019-2026 des ingrédients issus du moringa - pratik 14 juin 2019

11. TOGO : Le Moringa, l’arbre aux mille vertus Vidéo 8:23 ajoutée le 17 août 2015 - United Nations

Compléments - Renseignements sur la brochure « Conseils pour l’élaboration de la poudre de feuilles de Moringa, ‘l’arbre de vie’ » - ‘Document Microfel’

Annexe sur la mondialisation, le développement durable et la Responsabilité Ssociale des Entreprises (RSE)

Annexe sur la distribution des produits à travers des circuits courts

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1.
Découvrir l’association MICROFEL pour des micro-projets en fruits et légumes dans les pays en développement dont les actions sur le moringa – (Micro Projects in Fruits and Vegetables in Developing Countries.)

« Microfel est une association à caractère humanitaire, qui depuis plus de 30 ans, soutient des projets de développement des cultures vivrières en faveur des populations locales. Microfel a été créée par des personnes travaillant dans la filière fruits et légumes, elle compte une soixantaine de membres. Les actions et équipements sont réalisés et gérés avec les bénéficiaires ».

« Microfel étudie la faisabilité des projets et privilégie ceux qui s’inscrivent dans la durée. Il accompagne leur réalisation pour s’assurer de leur continuité. Des partenariats locaux et des échanges avec des Associations de Solidarité Internationale sont recherchés pour ajuster les réponses aux besoins et assurer la continuité des projets. Une formation, démonstration, accompagnement technique comme un soutien documentaire sont proposés… »

Microfel s’est impliqué depuis plusieurs années dans la production et la commercialisation des produits issus du Moringa. Il s’agit d’appuis et conseils aux groupements de producteur, formations, d’édition de documents d’aide (modes de plantation, conduite, transformation ainsi que de consommation (fiches recettes)...

Ces démarches sont toujours faites en coordination avec d’autres associations et organisations locales. Accès à des documents très détaillés dont ceux-ci sur le moringa :

Moringa oleifera Lamarck ’L’arbre miracle’

Promotion du moringa au BURKINA FASO

Accès à toutes les rubriques sur le site : https://www.microfel.org/

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2.
Dossier sur les bienfaits du moringa par Jessica Xavier Journaliste (photo) - Mis à jour le 13 septembre 2018 – Document ‘Doctissimo’

Le Moringa oleifera, aussi appelé ‘arbre de vie’, est utilisé pour ses vertus nutritionnelles depuis des décennies par les ONG dans des plans de lutte contre la malnutrition. Chez nous, seuls quelques initiés profitent de ses bienfaits. Armelle de Saint Sauveur, pionnière dans la recherche sur le moringa nous dit tout de ce ‘superaliment’.

Sommaire

  • Bienfaits nutritionnels du moringa
  • Les vertus santé du moringa
  • Comment choisir et consommer le moringa ?
    Photo - Le moringa originaire d’Inde est un arbre très résistant originaire d’Inde, aujourd’hui cultivé dans de nombreux pays tropicaux d’Asie et d’Afrique. S’il existe 13 espèces de moringa, c’est généralement le Moringa oleifera qui est cultivé et consommé. Le moringa est un arbre à la croissance rapide, il faut généralement 3 à 6 mois pour récolter ses premières feuilles et un an et demi pour la première récolte de fruits.

Alors qu’il est encore peu connu en France, il représente la base de l’alimentation en Inde où l’on consomme son fruit, en curry notamment. En Afrique, ce sont plutôt les feuilles qui sont prisées en plat, en couscous entre autres. Les feuilles sont également consommées ’en soupe au lait de coco aux Philippines’, ajoute Armelle de Saint Sauveur, ingénieure agronome, spécialiste du moringa depuis plus de 20 ans et fondatrice de Moringa and Co.

Bienfaits nutritionnels du moringa

En médecine ayurvédique qui utilise le moringa depuis des siècles, l’entièreté de l’arbre est utilisée : racines, écorce, fruits et feuilles. En nutrition, ce sont ces deux dernières parties qui sont consommées avec un avantage pour les feuilles, ’bien plus intéressantes d’un point de vue nutritionnel’, assure la spécialiste. Ce trésor nutritionnel n’a pas échappé aux ONG qui luttent contre la malnutrition, ’Action Contre la Faim, la Croix Rouge, l’UNICEF, toutes connaissent et ont intégré le moringa à leurs programmes’, précise Armelle de Saint Sauveur.

Pour cause, il est extrêmement riche en minéraux (calcium, potassium, fer, magnésium), en vitamines A, C, E, en protéines de très bonne qualité (contenant les 9 acides aminés essentiels), antioxydants. ’Son atout principal est son spectre nutritionnel très large et bien équilibré, éclaire Armelle de Saint Sauveur. Le moringa contient tout ce dont on a besoin ce qui est assez rare pour une plante, à part de la vitamine B12.’ A poids égal, les feuilles fraîches de moringa contiennent deux fois plus de protéines que les yaourts, 4 fois plus de vitamine A que les carottes, 3 fois plus de potassium que les bananes, 7 fois plus de vitamine C que les oranges, 4 fois plus de calcium que le lait. Quoi d’autre ? Autant de magnésium que le chocolat noir ! Souvent comparé à la spiruline, le moringa contient moins de protéines que l’autre poudre ’miraculeuse’ (25 g tout de même pour 100 g), mais plus de calcium.

Avec un tel palmarès, le moringa convient particulièrement ’aux personnes souffrant ostéoporose, aux enfants en croissance, aux intolérants au lactose. C’est également une très bonne source de protéines qui ont les mêmes valeurs nutritionnelles que la protéine animale ce qui est rare chez les plantes. Et de fer, ce qui en fait un aliment intéressant pour les végétariens et les vegans.’ Riche en magnésium, ’l’arbre de vie’ est également l’allié des sportifs.

Pour faire le plein de macro et micronutriments, optez plutôt pour la version en poudre déshydratée ’plus concentrée que les feuilles fraîches’, avec une différence pour la vitamine C qui ’ne résiste pas bien aux conditions de séchage. On passe de 500 mg de vitamine C dans la feuille fraîche à quelque chose comme 20 g dans la poudre de feuille’.

Composition nutritionnelle des feuilles de Moringa oleifera fraîches pour 100 grammes de matière sèche

Calories (kcal) 300
Protéines (g) 25
Minéraux (g) 12
Glucides (g) 40
Lipides (g) 8
Fibres (g) 15
Calcium (mg) 2100
Fer (mg) 27
Potassium (mg) 1300
Magnésium (mg) 405
Manganèse (mg) 8
Zinc (mg) 2,6
Sodium (mg) 100
Vitamine A (Ul) 14300
Vitamine C (mg) 850

Source : Document réalisé par Mélanie Broin, www.moringanews.org

Les vertus santé du moringa

Ce puissant cocktail très bien équilibré fait du moringa un superaliment dont les bénéfices pour la santé sont documentés. Une récente étude de 2018, revient sur les effets bénéfiques de feuilles de moringa contre les rhumes, la fièvre, les diarrhées, les douleurs, certaines pathologies cutanées. Son action antioxydante, anti-inflammatoire, antivirale a également été démontrée.

D’après l’étude Moringa Genus : A Review of Phytochemistry and Pharmacology, les feuilles de moringa pourraient également inhiber la prolifération des cellules cancéreuses.

Une étude parue dans l’International Journal of Molecular Sciences en 2015 fait référence au moringa pour booster le système immunitaire et traiter les symptômes liés au VIH.

A raison d’une cuillère à soupe par jour, ou 8 g de poudre de feuilles de moringa, des effets sur le diabète ont été démontrés’, commente Armelle de Saint Sauveur. ’Le moringa a également un effet galactogène, il est très intéressant pour les femmes qui allaitent. C’est un aliment qui contient beaucoup de choses, des synergies se font, et il n’est pas toujours évident de déterminer quel composé a quel effet’ poursuit l’experte.

Comment choisir et consommer le moringa ?

On trouve en France le moringa oleifera principalement sous forme de poudre ou feuilles déshydratées, ’mais il est possible de trouver des fruits dans certaines boutiques indiennes dans les grandes villes’, précise Armelle de Saint Sauveur.

Les feuilles fraîches peuvent être consommées en infusion. Elles apportent une pointe d’acidité aux boissons chaudes et rappellent ’le tilleul et la verveine’. En plat, elles se rapprochent des épinards et peuvent se consommer de la même façon.

La poudre de feuilles de moringa est la forme la plus simple d’utilisation. Elle entre dans la composition de jus green, de smoothies, elle se saupoudre sur les plats, s’ajoute en fin de cuisson dans une sauce, une soupe, se glisse dans la farine pour les gâteaux, les cakes salés. Attention, Armelle de Saint Sauveur met en garde ’la poudre a un goût très prononcé de chlorophylle. Elle ressemble un peu au thé matcha. Elle donne aux recettes un goût un peu piquant qui ressemble à la roquette. Si vous la consommez seule dans de l’eau il faut bien la diluer’. Pour profiter des bienfaits du moringa, notre spécialiste conseille de consommer 1 à 2 cuillères à café par jour de poudre. ’Il faut l’intégrer à son alimentation progressivement car elle contient beaucoup de fibres’, qui peuvent avoir un impact sur la digestion.

Idée recette : Smoothie banane-gingembre-moringa

Pour deux grands verres1 banane

1 yaourt de brebis ou de soja

30 g de noix de cajou trempées 3 heures

1 datte trempée

1 cc de moringa baobab

20 g de gingembre confit

10 g de gingembre frais râpé

1⁄2 citron pressé

1 cs de sirop d’agave

Mixer le tout, saupoudrez de cannelle et de moringa pure poudreRecette extraite de www.moringaandco.com

Sources :

- Entretien avec Armelle de Saint Sauveur ingénieure agronome, spécialiste du moringa et fondatrice de www.moringaandco.com et de www.moringanews.org
Composition nutritionnelle des feuilles de Moringa oleifera
Moringa Genus : A Review of Phytochemistry and Pharmacology, Nur Zahirah Abd Rani, Khairana Husain, Endang Kumolosasi, 2018
Cultivation, Genetic, Ethnopharmacology, Phytochemistry and Pharmacology of Moringa oleifera Leaves : An Overview ; Alessandro Leone, Alberto Spada, Alberto Battezzati ; 2015

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Source : http://www.doctissimo.fr/nutrition/sante-dans-l-assiette/secrets-des-aliments-sante/bienfaits-moringa

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3.
Le Moringa, 163 ans d’histoire guadeloupéenne Par karine jehelmann – Vidéo 24:56 ajoutée le 28 mai 2016 - Catégorie : Films et animations – Source : https://www.youtube.com/watch?v=bCx8i47Zo2k

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4.
Moringa : Seulement 2 feuilles vertes tuent votre diabète - Vidéo 4:56 ajoutée le 20 décembre 2017 - News Health Care

Si vous êtes nouveau, Inscrivez-vous : https://www.youtube.com/channel/UC224... Merci d’avoir regardé ! Assurez-vous de laisser un semblable sur cette vidéo et assurez-vous de vous abonner si vous êtes nouveau ! Obtenez vos dernières nouvelles par jour.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=K-Zp3LuExAM

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5.
Moringa : prévention des maladies chroniques dégénératives – Vidéo 17:23 ajoutée le 31 août 2018 – Par Christophe BERNARD - Communiqué

Le moringa, plante miracle ou pas ? Abus marketing ou réalité ? Je vous explique ce que la science nous dit à son sujet. - Votre cadeau de bienvenue - PDF gratuit : fabriquez chez vous 5 produits essentiels à base de plantes (une teinture, un sirop, un onguent, une crème, une infusion) : ➜ https://www.altheaprovence.com/5-prep... L’article associé à la vidéo : ➜ https://www.altheaprovence.com/blog/m... Ma formation sur la fabrication de produits à base de plantes : ➜ https://formation-plantes-medicinales... Ma formation sur l’introduction à la pratique de l’herbalisme : ➜ https://formation-plantes-medicinales... Ma formation sur la gestion du stress et de l’anxiété : ➜ https://formation-plantes-medicinales... Ma formation sur la santé du foie : ➜ https://formation-plantes-medicinales... Mon site de jardinage et de vente de graines de plantes médicinales : ➜ https://le-jardin-des-medicinales.com/ Par Christophe Bernard, passionné de plantes médicinales. Moringa : prévention des maladies chroniques dégénératives : https://youtu.be/ivk5Y05e2H8 Questions et commentaires : merci de les laisser sur mon blog, sur la page associée à cette vidéo. C’est là où je passe le plus de temps. Je reçois énormément de questions tous les jours et je n’ai hélas pas le temps d’y répondre sur toutes les plateformes et réseaux sociaux. Catégorie : Vie pratique et style

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ivk5Y05e2H8

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6.
Tout savoir (ou presque) sur le moringa et ses usages avec Wikipédia

Moringa oleifera, plante souvent appelée simplement moringa, est l’espèce la plus cultivée du genre Moringa de la famille monotypique des Moringaceae.

Originaire du nord de l’Inde (contreforts sud de l’Himalaya) et du Sri-lanka (Ceylan), elle est maintenant acclimatée dans presque toutes les régions tropicales : ce petit arbre mellifère à croissance rapide, résistant à la sécheresse, peut mesurer jusqu’à 10 mètres. Ses jeunes gousses et les feuilles sont utilisées comme légumes. Les bourgeons axillaires sur la tige verte apparaissent à partir de la mi-mai. C’est à cette période de l’année qu’il y a une reprise de la croissance végétale. Les graines peuvent également être utilisé espour la purification de l’eau, comme détergent, ou comme plante médicinale3. Ci-dessous, il est entendu que le mot « moringa » se rapporte à l’espèce Moringa oleifera, sauf précision contraire.

Étymologie et synonymes

« Moringa » vient du mot tamoul (7Morungai / முருங்கை /முருங்க), en référence à ses jeunes capsules tordues4. La plupart des langues utilisent un dérivé phonétique de ce mot pour désigner la plante. Il porte les noms de brède mouroum à la Réunion et à l’île Maurice, ananambo à Madagascar, nébédaye au Sénégal ou néverdier en français (ces deux dernières appellations viendraient de l’anglais « never die », qui signifie « ne meurt jamais », en raison de la capacité de ses pousses desséchées à reverdir dès les premières pluies). Au Cameroun, on le nomme Gligandjah en fulfulde dans le nord et horseradish-tree en zone anglophone (arbre raifort, en raison de la saveur de ses racines, qui ressemble à celle du raifort)5. Parmi ses autres noms dans les régions anglophones, on l’appelle aussi moringa1, drumstick tree (arbre pilon, en raison de la forme de ses longues et minces capsules trigones), ben oil tree, ou benzoil tree (en raison de l’huile extraite de ses graines).

Description

Photo - Le moringa développe un caudex sur sa racine pivot.

Plante succulente xérophyte à caudex, Moringa oleifera est un arbre à croissance rapide, à feuillage caduc, qui peut atteindre une hauteur de 10−12 mètres pour un diamètre du tronc de 45 centimètres6. L’écorce de couleur gris blanchâtre est entourée par une épaisse couche de liège. Les jeunes pousses sont rouge violacé ou d’un blanc verdâtre, et la tige est pubescente. Les fines branches fragiles composant la couronne de l’arbre sont aérées et retombantes. Ses feuilles d’apparence plumeuses sont tripennées.

Les fleurs odorantes et bisexuées comptent cinq pétales inégaux, blanc jaunâtre, finement veinés. Les fleurs mesurent environ 1,0−1,5 centimètres de long et 2,0 centimètres de large. Elles sont disposées en grappes diffuses ou tombantes, longues de 10−25 centimètres, sur un axe principal mince et poilu. C’est une plante mellifère. Le nectar permet la production du miel de Moringa.

Photo : fleurs de moringa

La floraison peut se produire dès les six premiers mois suivant la plantation. Dans les régions froides, la floraison se produit seulement une fois par an (entre avril et juin dans l’hémisphère nord). Selon les conditions saisonnières de températures et de pluviométrie, la floraison peut se produire deux fois par an, ou parfois toute l’année.

Le fruit est une capsule pendante, trigone, marron, devenant brun foncé à maturité, mesurant de 20−45 centimètres pour un diamètre d’environ 1 centimètres et pouvant contenir une trentaine de graines. Les graines globuleuses portent trois ailes blanchâtre papyracées se développant sur une coquille semblable à celle de la cacahuète. Elles sont disséminées par le vent et l’eau.

En culture, il est souvent émondé de 1 à 2 mètres chaque année, ce qui permet de garder les capsules et les feuilles à portée de bras sur les rejets.

Photo - Feuilles de Moringa oleifera.

Photo - Moringa oleifera cultivé avec fleurs et des feuilles dans le Bengale occidental.

Photo - Jeunes capsules de Moringa oleifera dans le Panchkhal (Népal).

Photo - Capsules mûres de Moringa oleifera dans l’arbre.

Photo - Capsule de Moringa oleifera.

Photo - Capsule et graines de Moringa oleifera séchées au sol à Hawaï.

Photo - Graines de Moringa oleifera.

Répartition géographique

Originaire du sous-continent indien (Afghanistan, Inde, Pakistan, Sri Lanka) Moringa oleifera est cultivée sur une répartition pantropicale7. Elle se comporte comme une plante envahissante à Cuba8.

Utilisations culinaires

Photo - Dunt-dalun menton-yei, soupe aigre de fruits de Moringa (Birmanie)

De nombreuses parties du moringa sont comestibles, avec des utilisations régionales très diverses : capsules (fruits) immatures, feuilles, graines mûres, huile extraite des graines, fleurs, racines

Le moringa a nombreuses applications en cuisine du fait de sa répartition mondiale. Il peut être consommé cru, sans préparation supplémentaire, mais est souvent employé dans une variété de plats.

En Inde, le moringa est une plante vivrière cultivée pour ses fruits, qui sont mangés cuits et exportés frais ou en conserve. On l’emploie dans les currys, les sambars, kormas, et dals, mais il est également utilisé comme assaisonnement pour les escalopes et autres recettes. Les jeunes capsules tendres et les feuilles finement hachées, sont utilisées comme garniture pour les plats de légumes et les salades. Elles sont également utilisées à la place ou avec la coriandre. Dans certaines régions, les fleurs sont récoltées et nettoyées pour être préparées avec de la farine de pois chiche et d’autres épices pour confectionner des beignets servis en amuse-gueule ou ajoutés à des caris : les pakoras. Les feuilles peuvent être frites et mélangées à du thon séché-frit, des oignons et des piments secs, constituant un équivalent de sambal, qui accompagne le riz au curry. Une soupe faite de feuilles de moringa et de riz, est particulièrement consommée pour le petit déjeuner pendant le mois de Ramadan. Il est également un ingrédient commun dans les omelettes. Les capsules sont utilisées pour cuisiner un curry doux. Les fleurs séparées de la tige, peuvent être bouillies, réduites en purée et cuites.[réf. nécessaire] Dans d’autres régions, la cuisine indienne utilise souvent les capsules et les feuilles de moringa en curry. Les longues capsules de moringa sont coupées en morceaux, et compotées dans les currys et soupes. Les capsules fibreuses sont souvent mâchées pour extraire le jus et les nutriments, avant d’être recrachées.

Photo - Kaeng som Thaï traditionnel, avec des capsules de moringa en morceaux et du pla thu frais.

En Thaïlande, les jeunes capsules vertes, les feuilles et les fleurs sont utilisées dans une variété de plats, comme les currys, les sautés, les soupes, les omelettes et des salades.[réf. nécessaire] Un des plats traditionnels thaïs est un curry acidulé fait à base de capsules de moringa et de poisson.

Aux Philippines, les feuilles de moringa sont couramment ajoutées au bouillon comme une simple soupe. Les feuilles sont aussi un des ingrédients typiques des plats traditionnels comme la tinola, composée de poulet dans un bouillon de feuilles de moringa, de papaye verte ou d’autres légumes, ou comme les utan, ensemble de plat de légumes. Les feuilles peuvent également être cuisinées avec de l’huile d’olive et du sel pour obtenir une sorte de sauce pesto pour les pâtes. Le jus de moringa peut être mélangé avec du jus de lemonsito pour faire des bonbons glacés ou des boissons rafraîchissantes.

En Indonésie, les feuilles sont consommées dans une soupe claire de légumes, souvent accompagnée de maïs, d’épinards et de lait de coco.

Au Cambodge, où le moringa porte le nom de ម្រុម /mərum/, ses jeunes feuilles peuvent être utilisées dans la soupe de légumes appelée ស្រឡក់ /srəlɑʔ/9, mais aussi dans la très populaire soupe de légumes variés appelée សម្ល​កកូរ /sɑmlɑː kəkɔo/. Les fruits peuvent être ajoutés aux soupes acidulées appelées សម្ល​ម្ជូរ /sɑmlɑː məcuː/10. La chair contenue dans les capsules et les jeunes graines, sont utilisées pour la soupe. Les jeunes feuilles peuvent être frites aux crevettes ou ajoutées comme garniture dans la soupe de poisson. De nombreux plats traditionnels utilisent des feuilles (sluc) du moringa connu comme daum m’rum11, comme korko (un mélange de légumes de la soupe). Comme c’est un des légumes préférés des Cambodgiens, ces arbres sont traditionnellement plantés à proximité des habitations.

Photo - Capsules vendues comme légumes sur un marché

Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Éthiopie.

On peut également extraire de ses graines une huile alimentaire intéressante, notamment en Afrique.

Les feuilles cuites et utilisées comme des épinard, sont souvent séchées et broyées en une poudre utilisée dans les soupes et les sauces.

Ses racines servent à produire un condiment alimentaire.

Propriétés nutritionnelles des feuilles

Plusieurs études traitent de la valeur nutritive des fruits et des feuilles de Moringa oleifera12.

Les feuilles de Moringa oleifera sont la partie la plus nutritive de la plante. Des analyses nutritionnelles[réf. nécessaire] ont montré qu’elles sont plus riches en vitamines (B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, A, C, E), minéraux (potassium, calcium, magnésium, fer, manganèse, sélénium) et protéines que la plupart des légumes. Elles contiennent des acides aminés dont les acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine). Elles contiennent deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C que l’orange.

Elles constituent une source importante de vitamines B, C, proA (bêta-carotène), K, de manganèse, de protéines et d’autres nutriments essentiels13,14. Les feuilles de moringa cuites font partie des aliments contenant les taux les plus élevés en éléments nutritifs.

Cependant, certains éléments comme le calcium, présent sous forme de cristaux d’oxalate15, sont présents à des niveaux de 1/25 à 1/45 de ce qu’on trouve dans les épinards, ce qui est une quantité négligeable.

À la Réunion et à Madagascar, elles sont consommées en brède.

Dans la mesure du possible, mieux vaut consommer des feuilles fraîches car les sachets de poudre de Moringa vendus en magasin en Occident contiennent souvent des taux de pesticides élevés16.

Fruits

Les capsules immatures sont couramment consommées dans le Sud de l’Asie. Elles sont étuvées et cuites en curry jusqu’à l’attendrissement17. Ces fruits et graines immatures, même après leur cuisson à l’eau, restent particulièrement riches en vitamine C18 (qui peut être dégradée de façon variable par la cuisson). C’est également une bonne source de fibres alimentaires, de potassium, de magnésium et de manganèse.

Graines

Les graines mûres sont parfois retirées des capsules arrivées à maturité et consommées comme les pois ou grillées comme des noix. Elles ont une teneur élevée en vitamine C et contiennent des quantités modérées de vitamines B et d’oligo-éléments.

Huile des graines

Les graines mûres présentent un rendement de 38 % à 40 % d’huile comestible appelée « huile de ben » du fait de sa forte teneur en acide béhénique. L’huile raffinée, claire et inodore, ne rancit pas.

Racines

Les racines broyées sont utilisées comme condiment au goût prononcé lié à leur importante teneur en polyphénols19.

Lutte contre la malnutrition

Beaucoup de programmes humanitaires utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Il est particulièrement utile pour lutter contre la malnutrition chez les nourrissons et les mères allaitantes20.

Comme le moringa peut pousser dans des zones arides et semi-arides, il peut constituer une source d’aliments nutritifs et variés tout au long de l’année21.

Les feuilles de moringa ont souvent été mises en valeur pour leur richesse en fer (100 g de feuilles fournissent 31 % des apports nutritionnels journaliers recommandés) pour lutter contre la sidéropénie22. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour vérifier les applications pratiques de cet aliment comme source de fer assimilable et sa biodisponibilité.

Dans les pays en développement, le moringa a le potentiel d’améliorer la nutrition, de renforcer la sécurité alimentaire, de promouvoir le développement rural et le soutien durable des campagnes23.

Médicinales

Selon la tradition indienne ayurvedique, les feuilles du moringa pourraient guérir plus de 300 maladies. En phytothérapie, la poudre de feuilles de moringa est indiquée pour stimuler le système immunitaire, réduire la fatigue, abaisser la pression artérielle, améliorer la digestion et le transit, renforcer les capacités cognitives... Les formules des compléments alimentaires proposent soit de la poudre de feuilles de moringa seule, soit en association avec d’autres ingrédients. Les applications médicinales du moringa sont nombreuses et variées.

Moringa oleifera a fait l’objet de nombreuses recherches en phytopharmacie, mais peu se sont révélées suffisamment sérieuses et fructueuses.

L’écorce, la sève, les racines, les feuilles, les graines et les fleurs sont utilisées dans la médecine traditionnelle24. Bien que l’efficacité de Moringa oleracea n’ait pas été démontrée pour le diagnostic, le traitement ou la prévention de maladies humaines, des recherches ont examiné son rôle potentiel sur le profil lipidique25,26. L’extrait de feuilles de Moringa oleifera contient une faible proportion de polyphénols dont les propriétés ont été étudiées27,28. Malgré d’importantes recherches préliminaires sur les propriétés biologiques des composants de Moringa oleifera, peu d’études de qualité sur des êtres humains peuvent justifier son utilisation pour le traitement des maladies humaines.

Effets indésirables éventuels

Divers effets indésirables peuvent survenir après la consommation de moringa (écorce, racines, fleurs et leurs extraits), car ces composants contiennent des substances potentiellement toxiques. On considère que l’on ne court aucun danger à consommer des feuilles de moringa à raison de 6 g par jour pendant 3 semaines24.

Applications technologiques

Purification de l’eau

Les graines de moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement primaire de l’eau (élimination de la turbidité), en remplacement du sulfate d’alumine ou d’autres floculants29. L’avantage de l’utilisation de ces graines est double :

  • la substitution de floculants importés par un produit local facilement accessible permet une économie importante de devises pour les pays du Sud où l’eau potable est souvent polluée,
  • ce floculant, contrairement au sulfate d’alumine, est non toxique et totalement biodégradable.
    Le tourteau de graines de moringa, obtenu comme sous-produit de la pression des graines pour l’extraction de l’huile, est utilisé pour filtrer l’eau par floculation pour produire de l’eau potable pour l’homme ou les animaux30,31. Cette substance peut aussi être utilisée pour l’aquaculture d’algues, dans les usines de pâte à papier, les caves viticoles ou le secteur minier. La production et l’utilisation du moringa dans des conditions économiques réelles est en train d’être mise au point.

Plusieurs organismes ont isolé dans les graines de moringa, la protéine active à l’origine de ses propriétés floculantes : il s’agit d’un dimère cationique32 , qui absorbe et neutralise la charge colloïdale dans les eaux troubles, provoquant l’agglutination des particules colloïdales entre elles, ce qui rend les particules en suspension plus facile à enlever par décantation ou filtration. Le tourteau de graines de moringa supprime la plupart des impuretés de l’eau.

Cosmétiques

Il a été montré que la poudre de feuilles de Moringa oleifera est aussi efficace que le savon pour l’hygiène des mains quand elle est humectée à l’avance pour permettre la ré-activation de ses propriétés antiseptiques et détergentes, liées aux composés phytochimiques de ses feuilles33.

L’huile extraite des graines de moringa est une matière première intéressante pour l’industrie cosmétique (savon, parfum).

Agrocarburant

L’huile de graines de moringa a également un potentiel pour une utilisation en tant qu’agrocarburant34.

Pâte à papier

Le bois de moringa a fait l’objet de recherches dans le domaine de la pâte à papier.

Utilisations fourragères

Moringa oleifera peut être employé dans l’alimentation animale, comme fourrage pour le bétail. Son intérêt serait sa richesse en oligo-éléments, ses propriétés naturellement vermifuges35,36 et un possible rôle d’adjuvant comme « hormone de croissance végétale »[réf. nécessaire].

Utilisations agronomiques

Le tourteau de graines de Moringa oleifera restant après extraction de l’huile, peut être utilisé comme engrais vert.

Utilisation forestière

Facile à planter, Moringa oleifera a été massivement planté par bouturage à Madagascar (Antananarivo, Fianarantsoa, Tuléar, Majunga, Diego-Suarez et Tamatave) pour le reboisement. Il contribue à la préservation de l’environnement (lutte contre l’érosion) et s’est révélé efficace comme pare-feu.

Zone de production

L’Inde est le plus grand producteur mondial de moringa, avec une production annuelle de 1,1 à 1,3 million de tonnes de fruits pour une superficie de 380 km2[réf. nécessaire]. Parmi les États de l’Inde, l’Andhra Pradesh est le premier par la superficie cultivée et le volume de production (156,65 km2), suivie par le Karnataka (102,8 km2) et le Tamil Nadu (74,08 km2 ans), État pionnier qui a réuni des génotypes variés provenant de différentes zones géographiques ou introduits du Sri Lanka[réf. nécessaire].

Le moringa est cultivé dans les jardins au Bengale-Occidental et dans l’Odisha, et en haies vives dans l’Inde du Sud et en Thaïlande, où il est généralement vendu dans les marchés locaux. Aux Philippines et en Indonésie, il est couramment cultivé pour ses feuilles qui sont utilisées comme aliment. Le moringa est également cultivé à Taiwan par le World Vegetable Center, centre de recherche sur les légumes. En Haïti, il est cultivé comme brise-vent et pour aider à réduire l’érosion des sols.

Plus généralement, le moringa pousse à l’état sauvage ou cultivé en Amérique centrale et dans les Caraïbes, les pays du nord de l’Amérique du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est et dans divers pays d’Océanie.

En 2010, la culture à Hawaï, en vue d’une commercialisation aux États-Unis, en est à ses premiers stades37.

Pratiques culturales

Le moringa est cultivé principalement dans les zones semi-arides, tropicales et subtropicales, correspondant aux zones de rusticité USDA 9 et 10. La partie supérieure de l’arbre peut périr en cas de gel mais la souche redémarrera au printemps suivant si le gel a été léger. En cas de gels forts et durables, les racines ne survivront pas non plus. Idéalement, il vaut mieux cultiver cet arbre dans les zones où la température est toujours supérieure à 10 degrés.

Peu gourmand en eau, il est particulièrement adapté aux régions sèches, car il peut être cultivé à l’aide d’eau de pluie sans techniques d’irrigation coûteuses. Sa racine tubéreuse lui permet de se passer d’eau pendant plusieurs mois. Dans les sols argileux gorgés d’eau, ses racines tubéreuses ont tendance à pourrir.

Il tolère un large éventail de conditions édaphiques, mais préfère un sol neutre à légèrement acide (pH 6,3 à 7,0), sablonneux ou limoneux et bien drainé.

Le moringa est une plante qui aime le soleil et la chaleur, et ne supporte pas le gel ou le givre.

Il se multiplie par semis ou par bouturage. On peut le cultiver de façon extensive pour la production de graines (semences ou production d’huile) ou de façon intensive irriguée pour la production de feuilles (très nutritives) avec une récolte toutes les 6 semaines. C’est un arbre à croissance très rapide : jusqu’à 1 mètre par mois !

Paramètre

Exigence/gamme

Climat optimum dans les régions tropicales ou subtropicales
Altitude 0 – 2000 m
Précipitations 250 – 3000 mm irrigation nécessaire pour la production de feuilles, si la pluie < 800 mm
Type De Sol limoneux, sableux ou sablo-limoneux
pH du sol pH 5 - 9

Préparation du sol

Dans les régions de culture tropicale, l’érosion des sols est un problème majeur. Par conséquent, le travail du sol doit être aussi minime que possible. Le labour est nécessaire uniquement pour une densité de plantation élevée. Dans le cas de plantations de faible densité, « il est préférable de creuser des fosses et de les remplir avec de la terre. Cela assure une bonne pénétration du système racinaire sans causer trop d’érosion du sol. Les trous de plantation doivent être profonds de 30 à 50 centimètres sur 20 à 40 centimètres de large ».

Multiplication

La multiplication de Moringa oleifera peut se faire à l’aide de graines ou de boutures. Le semis direct est possible parce que la plante a un taux de germination élevé. Les graines peuvent être mises à germer toute l’année dans un sol bien drainé. Des boutures d’un mètre de long et d’au moins 4 centimètres de diamètre peuvent être utilisées pour la multiplication végétative.

Plantation

Pour une production intensive de feuilles, « l’espacement des plants doit être de 15 × 15 centimètres ou 20 × 10 centimètres, avec un espacement entre les lignes calculé (par exemple tous les 4 m) pour faciliter l’exploitation des plantations et la récolte ». Le désherbage et la prévention des maladies sont difficiles en cas de densité élevée. Dans une production semi-intensive, les plants sont espacés de 50 centimètres à 1 mètre de distance. Cela donne de bons résultats avec moins d’entretien.

Les moringas peuvent aussi être cultivés en alignements, formant des clôtures naturelles, et associés avec d’autres cultures. La distance entre les lignes de moringa dans une culture de type agroforesterie est généralement comprise entre 2 et 4 mètres.

Sélection

En Inde, d’où le moringa est très vraisemblablement originaire, la diversité des types sauvages est importante. Cela donne une bonne base pour les programmes de sélection. Dans les pays où le moringa a été introduit, la diversité est généralement beaucoup plus faible chez les cultivars. On peut cependant trouver des types sauvages localement adaptés dans la plupart des régions.

Du fait que le moringa est cultivé et utilisé de différentes façons, les objectifs de sélection sont variables. Ils sont évidemment différents selon qu’il s’agit d’une culture annuelle ou d’une culture pérenne.

En Inde, où le moringa est une culture annuelle, la stabilité du rendement en fruits est un objectif important dans les cultures commerciales.

Dans des zones moins favorables, la culture pérenne présente de grands avantages. L’érosion est beaucoup plus limitée en cas de culture pérenne. Au Pakistan, des variétés ont été testées sur différents sites pour la composition nutritionnelle des feuilles38.

Des objectifs de sélection différents conduisent à des variétés différentes. En Inde, la sélection vise à obtenir un nombre plus élevé de capsules et des variétés naines ou semi-naines. En Tanzanie, les sélectionneurs recherchent plutôt une teneur plus élevée en huile. L’hybride PKM1 a été développé à l’institut de recherches en horticulture Periyakulam du Tamil Nadu39. Les graines de PKM1 produisent plus rapidement plus de feuilles et de fruits avec un profil nutritionnel équivalent à celui des graines traditionnelles. La floraison commence 100 jours après le semis. Les fruits sont consommables 65 jours plus tard.

Rendement et récolte

Moringa oleifera peut être cultivé pour ses feuilles, ses fruits ou ses graines pour l’extraction d’huile et la purification de l’eau. Les rendements varient considérablement, en fonction de la saison, de la variété, de la fertilisation et de l’irrigation. On obtient les meilleurs rendements dans des conditions chaudes et sèches, avec un supplément d’engrais et d’irrigation. La récolte se fait manuellement à l’aide de couteaux, de faucilles, et de coups munis de crochets. L’étêtage, le recépage et la taille ou l’élagage sont recommandés pour favoriser la ramification, augmenter la production et faciliter la récolte40.

Fruits

Lorsque la plante est cultivée à partir de boutures, la première récolte peut avoir lieu de 6 à 8 mois après la plantation. Souvent, la plante ne produit pas de fruits la première année, et le rendement est généralement faible au cours des premières années. La deuxième année, elle produit environ 300 fruits, et autour de 400 à 500 fruits la troisième année. Un bon arbre peut produire 1000 fruits ou davantage41. En Inde, un hectare peut produire 31 tonnes de capsules par an. Dans les conditions de l’Inde du Nord, les fruits mûrissent au cours de l’été. Parfois, en particulier dans le Sud de l’Inde, les fleurs et les fruits apparaissent deux fois par an, de sorte que deux récoltes ont lieu chaque année, de juillet à septembre et de mars à avril42.

Feuilles

Le rendement moyen s’élève à six tonnes de matière fraîche par hectare et par an. La récolte varie fortement entre la saison sèche et la saison pluvieuse (respectivement 1120 et 690 kg/ha). Les feuilles et les tiges peuvent être récoltées sur de jeunes plants à partie de 60 jours après le semis, puis sept autres fois dans l’année. À chaque récolte, les plantes sont rabattues à moins de 60 centimètres du sol43. Dans certains systèmes de production, les feuilles sont récoltées toutes les deux semaines.

La culture de Moringa oleifera peut également se faire de manière intensive avec irrigation, fertilisation et variétés appropriées44. Lors d’essais au Nicaragua, un million de plants à l’hectare, pour neuf coupes annuelles pendant quatre ans, ont donné une production moyenne de matière fraîche de 580 tonnes par hectare et par an, soit l’équivalent de 174 tonnes de feuilles fraîches.

Huile

On estime de rendement de l’huile des graines à 250 litres par hectare. L’huile peut être utilisée comme complément alimentaire, comme base pour les cosmétiques, et pour les cheveux et la peau.

Ravageurs et maladies

Moringa oleifera n’est affecté par aucune maladie sérieuse dans son aire d’origine ou dans les zones où il a été introduit. Toutefois, en Chine, l’espèce peut être affectée par l’anthracnose causée par Colletotrichum chlorophyti45. Elle peut également être affectée par le pourridié des racines si le sol est trop humide46. Le moringa est aussi l’hôte d’une espèce de champignons, Leveillula taurica, moisissure poudreuse qui provoque des symptômes d’oïdium sur les cultures de papayer dans le sud de l’Inde47. En Inde également, une autre espèce de champignons, Fusarium pallidoroseum, est responsable du chancre des rameaux48.

En Inde, plusieurs espèces d’insectes ravageurs sont connues pour attaquer le moringa, notamment divers lépidoptères : chenilles mangeuses d’écorce (Indarbela quadrinotata Wlk.), chenilles laineuses (Eupterote mollifera Walker) ou chenilles défoliatrices vertes (Noorda blitealis Walker). Les noctuelles sont connues pour causer de graves défoliations, notamment Noorda moringae Tams. Les pucerons, les foreurs de tiges (tels que Indarbela tetraonis (Moore), Diaxenopsis apomecynoides (Bruning) et Batocera rubus L.), et les mouches des fruits (notamment Gitona distigma Meigen) peuvent également causer des dégâts49. Dans certaines régions, les termites peuvent également causer des dégâts mineurs. Si les termites sont nombreux dans le sol, les frais de gestion de ces insectes deviennent insupportables47,. La gestion de cette culture doit donc prendre en compte ces risques.

Article complet avec données nutritionnelles détaillés et références à consulter sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Moringa_oleifera

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7.
Moringa, l’arbre de vie qui fait rempart contre la malnutrition à Madagascar Par Anna Bellissens - Publié le jeudi 13 juin 2019 à 12h13 – Document RTBF

Le Moringa, appelé également arbre de vie, est en quelque sorte, un petit miracle de la nature. L’arbre originaire d’Inde fait également parti du décor sur le continent africain. En raison de la grande richesse de ses feuilles en micronutriments, le Moringa fait partie de la famille des super aliments.

Il suffit de 20 grammes de feuilles par jour pour un enfant

A Madagascar, les feuilles et les graines sont utilisées dans certains programmes de lutte contre la malnutrition infantile. 20 grammes de feuilles fraîches suffisent à couvrir les besoins journaliers de l’enfant en vitamines A et C.

Pour les enfants de 1 à 3 ans, une consommation de 100 grammes de feuilles fraîches procure environ 50% des besoins journaliers en calcium, fer, protéines et 1/3 des besoins en potassium et acides aminés essentiels.

A Tsiroanomandidy, à 250 kilomètres de la capitale malgache, une infirmière belge installée dans le pays depuis plus de 40 ans, a fait naître une pépinière de Moringa au cœur d’une cité scolaire.

’ C’est une plante qui au point de vue nutriments est une des plus complète au monde. Surtout au point de vue protéines, calcium, vitamine A, vitamine C, fer, magnésium et potassium. Elle contient tous les sels minéraux ’, affirme la sexagénaire. Madeleine Koenot s’est largement inspirée des connaissances ancestrales sur cette plante aujourd’hui mondialement reconnue pour ses nombreuses vertus.

Dans la Grande île, le Moringa est plus connu sous le nom ’ d’Ananambo ’. Dans de nombreuses régions du pays, l’arbre de vie est planté dans les cours des petites cases traditionnelles. Ses fines branches et ses petites feuilles d’un vert éclatant accueillent aussi les visiteurs dans les villages de brousse.

Au sein de la structure ’ Arc-En-Ciel ’ montée par Madeleine Koenot, les enfants et adolescents porteurs de handicap apprennent la transformation de ses feuilles, de la récolte au séchage, du tri à production d’une fine poudre verte.

’C’est un projet double emploi, le premier objectif c’est d’abord de lutter contre la malnutrition, le second c’est de donner un travail facile aux jeunes qui sont exclus du système scolaire, avec des tâches simples et une production bénéfiques pour tous les élèves du lycée technique voisin.’

Deux fois plus de protéines que les yaourts

Justine Soarmalala est en quelque sorte la gardienne de cette pépinière vertueuse. La formatrice accompagne les élèves par petits groupes, pour leur apprendre les techniques de récolte, mais surtout la meilleure méthode de séchage. Car les feuilles de l’arbre de vie doivent sécher en 48 heures, pas moins que cela, à leur rythme, pour conserver tous les bienfaits du super aliment.

’ Ce sont uniquement les feuilles qui sont transformées en poudre. Les tiges, on les jette. Les deux jours de séchage doivent se faire à l’ombre, ce n’est qu’après qu’on pile le tout. Pour obtenir une belle poudre, il faut que les feuilles soient bien sèches ’, précise la jeune Malgache.

A poids égal, les feuilles fraîches de moringa contiennent deux fois plus de protéines que les yaourts. ’Le Moringa, on peut le manger comme ça. On peut aussi le mélanger au yaourt ou à la banane. Avec deux repas par jour sur cette base-là, un enfant en état de malnutrition peut être récupéré en deux ou trois semaines ’, précise Madeleine Koenot.

Les possibilités de recettes sont infinies. Tomoko, une jeune volontaire japonaise en séjour pour 6 mois à Madagascar a même décidé d’inclure la poudre verte dans sa recette du traditionnel ’ Pan ’.

Son atelier culinaire à deux pas de la pépinière remporte un franc succès auprès des élèves. ’ Au Japon, on connaît aussi le Moringa pour ses vertus exceptionnelles, mais il est moins consommé qu’à Madagascar ’, explique la jeune femme tout en surveillant sa cuisson sur la braise.

Après un an de récolte, les arbres de vie de la pépinière Arc-En-Ciel ont déjà permis d’éviter la carence alimentaire à quelque 800 jeunes. Cette initiative belge pourrait faire germer d’autres graines dans le pays. Des graines de vie… La malnutrition touche plus de 2 millions d’enfants à Madagascar.

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8.
Un nouveau projet de développement d’une filière durable de Moringa au Pérou - Publié le : 06/06/2019 - Last updated : 14/06/2019 14h22 – Document ‘Fondation GoodPlanet’

A la Fondation GoodPlanet, le mois de juin débute par le lancement d’un nouveau projet de développement d’une filière durable de Moringa au Pérou !

Description du projet

Depuis 2017, la Fondation GoodPlanet mène, en partenariat avec Kinomé, un projet de préservation et valorisation de la forêt sèche au Pérou. C’est dans ce cadre que s’inscrit ce nouveau projet de développement de filière de Moringa qui s’appuie sur l’action de terrain de l’ONG péruvienne Progreso.

Ce projet est financé par le mécénat de 2 entreprises :Elora, entreprise de prêt-à-porter femme en vente à domicile, et Moët Hennessy, la division « Vins & Spiritueux » du Groupe LVMH.

L’objectif de ce projet, en 2019-2020, est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des habitants de la région de Piura (Nord-Ouest du Pérou), notamment des femmes, en développant la filière du Moringa et en préservant la forêt sèche.

Ce projet vise à développer une filière durable de moringa, arbre à haute valeur nutritive et adapté aux conditions climatiques locales, permettant de diversifier les systèmes agricoles existants dans deux zones (zone sèche et zone cacaoyère), de créer de nouvelles activités génératrices de revenus, d’apporter une autonomie financière aux femmes et enfin, de lutter contre la malnutrition présente dans cette région, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes.

Les impacts environnementaux et socio-économiques du projet :

  • 8 400 arbres de moringa seront plantés sur 2.3 hectares
  • 25 femmes planteront des moringas et développeront une activité de transformation
  • 70 familles bénéficieront de revenus issus de la production durable de feuilles de moringa
  • 75 femmes seront sensibilisées aux bienfaits nutritionnels et aux usages du moringa, permettant l’amélioration de l’alimentation de 600 personnes
  • 1 document technique sera réalisé avec des références agronomiques permettant de comparer les cultures du moringa dans deux milieux différents (forêt sèche et zone cacaoyère)
    Les bienfaits du moringa

Le Moringa oleifera est un arbre tropical à croissance rapide originaire d’Inde et adaptable à des conditions variées. Résistant à la sécheresse, il peut pousser en zone semi-aride et constitue une source d’aliments nutritifs et variés tout au long de l’année. Appelé localement « l’arbre de vie » le moringa est une plante aux 1001 vertus nutritives et médicinales :

  • Les fruits, semblables à de très longs haricots, et les feuilles, riches en acides aminés, vitamines et autres nutriments, sont utilisés comme légumes
  • Les graines servent à produire de l’huile aux propriétés alimentaire et cosmétique
  • La feuille de moringa, fraîche ou en poudre, est un super-aliment de plus en plus apprécié sur tous les continents
  • Les fleurs, mangées fraiches, sont riches en potassium et calcium. Consommées en infusion, elles sont un tonique intéressant
    Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes : 4 fois plus de vitamines C que dans une orange, 4 fois plus de vitamines A que dans une carotte, 3 fois plus de potassium que dans une banane et 4 fois plus de calcium que dans le lait.

Pour accompagner le lancement du projet

C’est dans le cadre du tournoi de Roland-Garros que Moët Hennessy et la FFT se sont associés aux côtés de la Fondation GoodPlanet pour soutenir ce projet.

Dans cette optique plusieurs événements accompagnent le lancement du projet :

  • A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le mercredi 5 juin 2019, 1570 packs « découverte du Moringa » ont été distribués à Roland-Garros (conditionnés par les travailleurs en situation de handicap de l’ESAT Yvonne Wendling d’Issy-Les-Moulineaux)
  • Des dégustations de recettes à base de Moringa seront offertes le samedi 8 juin dans l’enceinte de Roland Garros, avant la finale féminine de tennis.
  • A l’école GoodPlanet se déroulera un atelier de cuisine à base de Moringa (le samedi 8 juin à 15h30) afin de confectionner deux recettes pour le goûter : un délicieux smoothie et des truffes crues à la noix de coco. Si vous souhaitez vous inscrire à cet atelier cliquez ici https://www.goodplanet.org/fr/domaine/atelier-de-cuisine-recettes-sucrees-a-base-de-moringa/
    Photo 1- Photo 2

Le magazine GoodPlanet Info est un projet de Fondation GoodPlanet - L’écologie et la solidaritédirigée par Yann Arthus-Bertrand - Avec le soutien de Suez – Source : https://www.goodplanet.info/actufondation/2019/06/06/rdv-goodplanet-08-06-atelier-de-cuisine-recettes-sucrees-a-base-de-moringa/

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9.
Informations Marketing - Marché Mondial 2019 des graines de Moringa – Ancient Green Fields Pvt Ltd, Green Earth Products, Bioprex Labs, Grenera Nutrients Private Limited, Saanvi Agricultural Products Private Limited - apexresearch 14 juin 2019. Communiqué.

Consulter en vue de l’achat de l’étude sur ce site : https://www.manticore-news.com/2019/06/marche-mondial-2019-graines-de-moringa-ancient-green-fields-pvt-ltd-green-earth-products-bioprex-labs-grenera-nutrients-private-limited-saanvi-agricultural-products-private-limited/

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10.
Le marché des ingrédients de Moringa devrait gagner en popularité dans le monde entier d’ici 2026 – Communiqué sur le marché 2019-2026 des ingrédients issus du moringa - pratik 14 juin 2019

Un nouveau rapport d’étude de marché intitulé « Rapport mondial 2019-2025 sur les études de marché des ingrédients de Moringa » fournit un outil unique pour évaluer le marché, mettre en évidence les opportunités et soutenir la prise de décision stratégique et tactique. Rapport de Moringa Ingredients présent, Où iraient les entreprises dans le futur et rapport de fournir également des données complètes sur le marché des ingrédients de Moringa, analyse de la concurrence, taille du marché de Moringa Ingredients, situation de l’activité, Analyse SWOT du secteur de Moringa Ingredients, et meilleures tendances du marché sont inclus dans le rapport.

En outre, le rapport présente des chiffres, des tableaux et des graphiques qui offrent une vision claire du marché des ingrédients du Moringa. Ce rapport de recherche couvre tous les facteurs du marché des ingrédients de Moringa aux niveaux régional et mondial, ainsi que d’autres facteurs socio-économiques ayant une incidence sur le marché concerné. Le rapport sur les ingrédients du Moringa fournit des informations sur les tendances et les évolutions et se concentre sur les capacités des marchés et sur la structure en évolution du marché des ingrédients de Moringa.

Accès au document par cette source : https://www.manticore-news.com/2019/06/le-marche-des-ingredients-de-moringa-devrait-gagner-en-popularite-dans-le-monde-entier-dici-2026/

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11.
TOGO : Le Moringa, l’arbre aux mille vertus Vidéo 8:23 ajoutée le 17 août 2015 - United Nations

Le Togo, comme beaucoup d’autres pays africains, est menacé par la déforestation. Un arbre d’une nouvelle sorte y est replanté. Un arbre qui va non seulement repeupler les forêts, mais contient aussi d’extraordinaires propriétés nutritives. Sa production génère aujourd’hui des milliers d’emplois. A la découverte du Moringa… 21ème siècle, Episode #40 Script (Pdf) : http://www.un.org/webcast/pdfs/21èmes... Catégorie : Actualités et politique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=rKmvGikKHVI

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Compléments : Renseignements sur la brochure « Conseils pour l’élaboration de la poudre de feuilles de Moringa oléifera, ‘l’arbre de vie’ » - ‘Document Microfel’

Edition 2019 par l’association Microfel’ –Réalisation : Jean Lichou et Philippe Moras - Maquette et mise en page : Jean-Louis Dalloz. Cette brochure, à la fois concise dans son expression en français et complète dans ses propositions à usage pédagogique, est richement illustrée et constitue une base incontournable de conseils pratiques.

>>> Mise à jour du 20 avril 2021. A la demande de Célia Jemonann, en date du 13/04/21 11:54, [<celia@anothertree.com>], Social Media Manager chez ‘Another Tree’ , dorénavant, tous les renseignements sur le Moringa sont disponibles à partir de ce site : https://anothertree.com/moringa-c-est-quoi/

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Annexe sur la mondialisation, le développement durable et la Responsabilité sociale des Entreprises (RSE)

Mondialisation, développement durable et la responsabilité sociale/sociétale des entreprises.

Mondialisation : définition, fonctionnement, conséquences – Qu’est-ce que la mondialisation

Qu’est-ce que la mondialisation ? Quelle est son origine ? Quelles sont ses conséquences et comment fonctionne-t-elle ? La mondialisation est-elle économique, culturelle ou politique ? Explications.


Définition simple de la mondialisation

« La mondialisation (ou globalisation) désigne l’accélération des mouvements et échanges (d’êtres humains, de biens et de services, de capitaux, de technologies ou de pratiques culturelles) sur toute la planète. La mondialisation entraîne un niveau d’interaction croissant entre les différentes régions et populations du globe. »


Définition de la mondialisation en géographie

En géographie, la mondialisation se définit comme l’ensemble des processus (économiques, sociaux, culturels, technologiques, institutionnels) qui contribuent à la mise en relation des sociétés et des individus du monde entier. C’est un processus progressif d’intensification des échanges et des flux entre les différentes parties du monde.


Les origines de la mondialisation

Pour certains, la mondialisation est inhérente à la nature humaine : elle aurait débuté dès le début de l’histoire humaine, il y a environ 60 000 ans. Tout au long de leurs histoires, les sociétés humaines ont eu tendance à échanger de plus en plus entre elles. Dès l’Antiquité, les différentes civilisations ont ainsi développé des routes commerciales, des échanges culturels, elles ont aussi vécu des phénomènes migratoires qui ont contribué à des échanges entre les populations.

Ce phénomène s’est poursuivi un peu partout dans le monde durant l’histoire, notamment via les conquêtes militaires et les grandes explorations. Mais la mondialisation s’est surtout accélérée grâce aux progrès technologiques en matière de transports et de communication. C’est particulièrement depuis la seconde moitié du 20ème siècle que les échanges mondiaux se sont accélérés au point que l’on finisse par employer le terme « mondialisation ».


Les différents aspects de la mondialisation en fonctionnement

On parle souvent de la mondialisation comme un phénomène économique et financier (avec le développement du commerce et des échanges monétaires et financiers) mais le phénomène englobe un champ bien plus large que celui de la simple circulation des biens et services et des capitaux. La mondialisation a en fait plusieurs volets :

  • La mondialisation économique : développement des échanges commerciaux, avec des acteurs transnationaux comme les entreprises transnationales.
  • La mondialisation financière : émergence d’une finance mondiale, avec échanges financiers internationaux, échanges monétaires…
  • La mondialisation culturelle : interpénétration des cultures dans toute leur diversité, mais aussi émergence d’une supraculture mondialisée.
  • La mondialisation politique : développement et influence croissante des organisations internationales telles que l’ONU ou l’OMS, ainsi que des ONG.
  • La mondialisation sociologique : circulation de l’information en temps réel, interconnexion et interdépendance des événements et de leurs conséquences.
  • La mondialisation géographique : nouvelle organisation et hiérarchisation des différentes régions du monde, en constante évolution.

    La mondialisation économique : le moteur de la globalisation

Historiquement, il semble que la mondialisation économique soit la première dimension de la mondialisation. Ce sont en effet les échanges commerciaux qui ont alimenté la dynamique des interactions entre les différentes parties du monde.

À partir des années 1960 et surtout 1970 c’est l’ouverture des économies mondiales et le développement des politiques de libre-échange qui ont vraiment lancé l’accélération de la mondialisation. Entre 1950 et 2010, les exportations mondiales ont ainsi été multipliées par 33 ce qui a contribué largement à augmenter les interactions entre les différents pays et régions du monde.


La mondialisation financière

Dans le même temps, la finance s’est aussi mondialisée. À partir des années 1980, sous l’impulsion des politiques néo-libérales, le monde de la finance s’est progressivement ouvert. De nombreux Etats (les Etats-Unis sous Ronald Reagan, le Royaume-Uni sous Margaret Thatcher) ont mis en place ce que l’on appelle la « Politique des 3D » : Désintermédiation, Décloisonnement, Déréglementation.

Il s’agissait de simplifier les règles de la finance, de supprimer les intermédiaires financiers et de faire tomber les barrières entre les différentes places financières afin de faciliter les échanges de capitaux entre les différents acteurs financiers de la planète. Cette globalisation financière a contribué à l’émergence d’un marché financier mondial où se sont multipliés les échanges de titres et de capitaux.


La mondialisation culturelle : mondialisation et diversité culturelle

Avec la mondialisation économique et financière, il y a eu évidemment une mondialisation culturelle. En effet, la multiplication des échanges économiques et financiers s’est accompagnée d’une accélération des échanges humains : migrations, expatriations, voyages…

Ces échanges humains ont contribué au développement des échanges culturels. Avec la digitalisation du monde et l’avènement d’internet, ces échanges culturels se sont multipliés. C’est ainsi qu’aujourd’hui, un peu partout dans le monde on peut goûter les cuisines de différents pays, avoir accès à la littérature ou au cinéma de toute la planète… La mondialisation a donc rendu plus accessible la diversité culturelle internationale.

Mais paradoxalement, la mondialisation a aussi tendance à homogénéiser les cultures mondiales. En effet, certains particularismes culturels tendent à disparaître au profit de la mondialisation. Certaines cultures s’imposent, d’autres disparaissent. C’est ainsi qu’aujourd’hui, le cinéma américain devient partout dans le monde une référence, parfois au détriment des industries cinématiques locales.


Les conséquences de la mondialisation

La mondialisation est un phénomène complexe, profond et global. À ce titre, elle a donc une influence considérable sur la réalité des sociétés contemporaines et des conséquences marquées dans presque tous les domaines.


Les conséquences économiques de la mondialisation

Les conséquences les plus visibles de la mondialisation sont sans doutes celles qui touchent au monde économique. La mondialisation a entraîné une nette augmentation des échanges commerciaux et économiques, mais également une multiplication des échanges financiers.

Cette accélération des échanges économiques a été à l’origine d’une forte croissance économique mondiale. Elle a permis un développement industriel global rapide. Selon certains analystes, la mondialisation a aussi contribué à améliorer les conditions économiques globales, en créant de nombreuses richesses économiques.

Toutefois, cette croissance économique tirée par la mondialisation ne s’est pas faite sans éveiller les critiques. Les conséquences de la mondialisation sont loin d’être homogènes : inégalités de revenus, de développement, dégradation des termes de l’échange. Certains acteurs (pays, entreprises, individus) bénéficient plus des phénomènes de mondialisation, tandis que d’autres sont parfois perçus comme les « perdants » de la mondialisation.


Les conséquences de la mondialisation sur l’environnement

De nombreux critiques ont aussi mis en évidence que la mondialisation a des effets négatifs sur l’environnement. Ainsi, le développement massif du transport qui a été à la base de la mondialisation est aussi responsable de sérieux problèmes environnementaux : émissions de gaz à effet de serre, réchauffement climatique, pollution de l’air.

La croissance économique mondiale et la productivité industrielle qui sont à la fois le moteur et les conséquences principales de la mondialisation ont aussi des conséquences environnementales majeures : déplétion des ressources naturelles, déforestation, destruction des écosystèmes.


Mondialisation ou globalisation : quelles différences

En Français, on emploie parfois le mot « globalisation » en tant que synonyme du mot « mondialisation ». Cette tendance vient de l’anglais, langue dans laquelle « mondialisation » se traduit par « globalization » ou « globalisation ». Toutefois, de nombreux chercheurs (géographes, philosophes, économistes) spécialistes de la mondialisation estiment qu’il faut distinguer ces deux mots en français.

Ainsi, la globalisation désignerait la transformation du monde en un ensemble systémique global avec des règles et des processus de plus en plus homogènes tandis que la mondialisation renverrait à la multiplication des interactions et connexions entre les différents acteurs mondiaux. Dans ce cadre, un phénomène comme le développement des échanges commerciaux, culturels et humains internationaux relèverait de la mondialisation alors que l’émergence d’un capitalisme libéral global structurant au niveau mondial serait une forme de globalisation.


Mondialisation, développement durable et RSE

Phénomène touchant tous les secteurs d’activité à plus ou moins grande échelle, la globalisation économique se voit inéluctablement confrontée aux problématiques du développement durable et de la responsabilité sociale/sociétale des entreprises.

A priori, en effet, en faisant la promotion d’une production industrielle à grande échelle et d’une circulation mondialisées des marchandises, la mondialisation s’oppose à des notions comme la sobriété, les circuits courts, les économies de ressources et d’énergie ou la limitation des émissions de gaz à effet de serre. De ce fait, les détracteur de la mondialisation avancent souvent qu’elle contribue à accélérer le réchauffement climatique et ne respecte pas les principes de l’écologie. Les conséquences des délocalisations (destruction d’emplois dans les pays à haut coût de main d’œuvre, conditions de travail dégradées dans les pays à bas coût) sont également en contradiction avec les critères d’une démarche RSE. De plus, l’idéologie qui sous tend la mondialisation (croissance économique, recherche permanente de productivité) rend difficile la conception d’une économie fondée sur la résilience.

D’un autre côté, la mondialisation représente aussi l’une des opportunités de transition vers un monde plus durable, dans la mesure où seule une synergie mondiale serait réellement en mesure de permettre une véritable transition écologique. Les problématiques comme le réchauffement climatique nécessitent en effet une réponse coordonnée de tous les acteurs mondiaux : lutte contre les émissions de CO2, réduction des gaspillages, transition vers les énergies renouvelables. Même chose pour les pollutions de l’océan ou de l’air, ou encore l’acidification des océans qui ne peuvent pas être résolues sans une action mondialisée. La diffusion des idées écologiques dépend aussi de la capacité des acteurs engagés à les faire entendre au niveau mondial.

La Responsabilité Sociale des Entreprises aussi nommée Responsabilité Sociétale des Entreprises, la RSE, ainsi que la Responsabilité Sociétale des Organisations, la RSO, est illustrée en exemples et démarches sur e-RSE.net, le réseau et plateforme média de référence de l’actualité et de l’engagement RSE et Développement Durable des entreprises, associations, et ONG, en France et à l’étranger. Découvrez aussi des initiatives responsables en faveur de l’environnement, de l’économie, de la société, des salariés et des consommateurs.

Source : https://e-rse.net/definitions/mondialisation-definition-consequence-histoire/#gs.kqov3o

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Annexe sur les circuits courts


Sommaire des documents sur les circuits courtts

A. Les circuits courts rapprochent les producteurs des consommateurs (INRA) –

B. Qu’est ce qu’un circuit court ? 08/10/2018 – Document ‘La Coopération Agricole’

C. Je crée des circuits courts de distribution – Document « Colibris » « Faire sa part »

D. « Les circuits courts alimentaires sont un moyen de reprendre le contrôle sur son assiette » Par Yuna Chiffoleau

A.
Les circuits courts rapprochent les producteurs des consommateurs (INRA) –

Sommaire

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B.
Qu’est ce qu’un circuit court ? 08/10/2018 – Document ‘La Coopération Agricole’

Qu’est ce qu’un circuit court ?

L’agriculteur doit aujourd’hui répondre aux exigences croissantes du consommateur en produisant des denrées de qualité, en quantité suffisante tout en respectant l’environnement. Il doit en même temps assurer la rentabilité de son exploitation agricole. Pour relever ces multiples défis, une solution s’offre à lui : le circuit court. Il s’agit d’une pratique de commercialisation des produits agricoles qui a longtemps été cantonné à quelques cercles militants, mais ce modèle alternatif devient de plus en plus en vogue en Europe, la Wallonie n’y échappe pas.

On parle de circuit court, lorsqu’on limite les intermédiaires entre l’agriculteur et le consommateur. Plus spécifiquement, un circuit court est un mode de commercialisation de produits agricoles ou horticoles, qu’ils soient bruts ou transformés, dans lequel au maximum un intermédiaire intervient entre le producteur et le consommateur (Région Wallonne DG03). Compte tenu de sa définition, le circuit court mène à une proximité à la fois géographique et relationnelle entre le producteur et le consommateur. Néanmoins du point de vue géographique, il n’y a pas de critère précis permettant de définir une distance au-delà de laquelle le circuit ne pourrait plus être qualifié de court.

Il existe une diversité de circuits courts qu’il est possible de classer selon plusieurs critères. Un critère simple est de tenir compte du nombre d’intervenants entre le producteur et le consommateur, soit aucun (vente directe) ou un (autre type de circuit court). Pour l’agriculteur, la vente directe permet de mener son activité en toute indépendance, de fixer les prix qu’il désire sans laisser de commission à un quelconque intermédiaire. Néanmoins, il se voit alors assurer seul, la commercialisation de son produit et les investissements inhérents à cette activité. Ci-dessous « dans quels types de circuits courts », les différents types de circuits courts sont présentés afin d’illustrer les multiples possibilités d’écouler des produits fermiers selon ce mode de commercialisation.

Quels avantages, quelles contraintes ?

Pour l’agriculteur, vendre ses produits en circuit court présente de nombreux avantages, mais cela nécessite aussi souvent quelques adaptations par rapport à un système de commercialisation classique.

Pour les avantages, le circuit court permet de mieux maîtriser le prix de vente et les débouchés commerciaux de sa production à l’abri des crises et des fluctuations des marchés. L’agriculteur peut alors bénéficier d’un prix équitable à la hauteur des efforts consentis. La diversification de son activité, notamment par la transformation de toute ou une partie de sa production, lui donne la possibilité de créer de la valeur ajoutée. De plus, ce type de pratique contribue à une meilleure reconnaissance du travail des agriculteurs. Le contact direct avec le consommateur permet d’avoir des retours sur la qualité de la production.

Pour les inconvénients, la vente en circuit court implique une diversification des activités de l’agriculteur. Ce dernier doit apprendre de nouveaux métiers, en parallèle à son métier de producteur, comme la vente de son produit (présentation, marketing, étiquetage) et la transformation (pain, soupe, yaourt, fromage…). Ces métiers nécessitent de nouvelles compétences qu’il faut souvent acquérir par le biais de formations continues ou par des expériences personnelles et demande du temps voir la collaboration d’une autre personne. De plus, la diversification entraîne de nouveaux investissements dont bien souvent une adaptation des bâtiments de l’exploitation. Il est dès lors recommandé de bien considérer ces différents points avant d’entamer l’aventure du circuit court.

Quels types de circuits courts ?

Vente directe : Aucun intermédiaire entre le producteur et le consommateur

Vente à la ferme

Magasin à la ferme

Point de vente permettant à un ou plusieurs producteurs de vendre leurs produits (bruts ou transformés) sur le site de la ferme. Pareil pour une boucherie, une fromagerie ou une boulangerie a la ferme.

Cueillette 

Il existe deux types de cueillette à savoir la cueillette libre-service et la cueillette libre-récolte. Dans la cueillette libre-service, le consommateur cueille la récolte qu’il désire acheter et paye la quantité cueillie (ex : Marie’s Garden, …). Dans la cueillette libre-récolte, le consommateur achète à l’avance une production (ex : un arbre fruitier) et vient récolter ce qu’il désire.

Restauration à la ferme 

Le producteur valorise ses produits fermiers sous forme de repas vendus et consommés sur place (ferme gourmande, table d’hôte à la ferme, ferme auberge).

Événement organisé à la ferme

Le producteur vend ses produits au cours d’une manifestation organisée à la ferme, par exemple dans le cadre de la Semaine bio ou des Journées Fermes Ouvertes.

Distributeur automatique de produits fermiers

Un appareil, réfrigéré ou non, est utilisé sur le site de la ferme ou à ses abords immédiats pour distribuer automatiquement des produits fermiers (fruits&légumes, lait, œufs, farine, conserve, fromage…) contre paiement en espèces ou électronique. Plusieurs entreprises se sont spécialisées dans la vente et la mise en place de ce type de distributeur.

Vente en dehors de la ferme

Marchés 

Il existe plusieurs types de marchés. Les marchés classiques sont des lieux temporairement ouverts pour les producteurs et tout type de revendeurs. La liste des marchés classiques en Wallonie est disponible sur le site Internet www.marches-de-Belgique.be. Les marchés de producteurs sont des lieux de vente temporaires réservés aux producteurs fermiers exclusivement. La liste des marchés de producteurs est disponible sur le site www.saveurspaysannes.be. Pour la région de Liège, l’agenda de ces marchés est également disponible sur le site www.lafermeadomicile.be.

Vente en bordure de route

Comme son nom l’indique, il s’agit de la vente, par le producteur, de ses propres produits le long d’une route. Pour ce faire, le producteur doit préalablement demander une autorisation à la commune. Ex : fraises en saison.

Vente par livraison à domicile ou dans des points de relais

Le producteur organise une tournée de distribution de ses produits aux particuliers. Il peut s’agir de colis de viande, de paniers de légumes (provenant uniquement d’une seule ferme), de produits laitiers ou tout autre type de produit.

Vente par correspondance

Le producteur gère la commande de produits fermiers à distance (site internet, téléphone, courrier…) et l’envoie au consommateur via la poste ou une société de livraison.

Vente dans des foires, salons

Le producteur participe à un événement organisé par un tiers, où il présente et vend ses produits sur un stand qui lui est réservé ou qu’il partage avec d’autres producteurs. Ex : salon Valériane, Aubépine,…

Vente dans un point de vente collectif

Plusieurs producteurs s’unissent et gèrent en commun un point de vente pour leurs produits. Ce point de vente est tenu grâce à un système de permanences réparties, entre les producteurs.

Vente à un Groupement d’Achat

Un groupement d’achat est une association de consommateurs qui créent un partenariat avec des producteurs locaux. Il commande directement aux producteurs une partie de sa récolte.

Autre type de circuit court : 1 intermédiaire entre le producteur et le consommateur

 Vente par un autre producteur

Vente de produits bio chez un autre producteur, qui les revend à son compte ou chez qui ces produits sont en dépôt-vente.

Vente à un magasin en direct

Vente de produits bio sans passer par un distributeur à des commerces comme des :

  • Magasins bio, exemple : La Biosphère
  • Magasins de produits locaux, exemple : Magasin d’ici (www.d-ici.be)
  • Magasins de proximité (boulangerie, boucherie, épicerie,…)
  • Grande distribution (Carrefour et son rayon de produits locaux, Delitraiteur, Delhaize,…). Les structures provinciales organisent des rencontres avec la grande distribution et soutiennent l’approvisionnement de ceux-ci par des producteurs en circuit court.
    Vente à des collectivités ou à des restaurants en direct

Le producteur vend ses produits directement à des maisons de repos, des crèches, des écoles, des cantines d’entreprise, des hôpitaux ou à des restaurants classiques. Le site internet www.lecliclocal.be permet aux producteurs inscrits d’être visibles directement auprès des collectivités intéressées par l’achat en circuit court même dans le cadre de marchés publics. Dans la province de Durbuy, les producteurs peuvent être mis en contact directement avec les restaurateurs via le site www.literroir.be sur lequel ces derniers peuvent passer commande.

Vente à une coopérative de producteurs

Vente de produits via une coopérative. Il en existe plusieurs en Wallonie, entièrement bio ou non, spécialisé dans un produit ou non.

Vente par l’intermédiaire de dépôt de paniers

Il s’agit de la vente de produits provenant de plusieurs producteurs dans un panier préparé à l’avance. La composition du panier est soit imposée par les producteurs (panier-type), soit décidée par les consommateurs sur base d’une liste de produits disponibles.

Vente via un réseau de promotion des produits du terroir

Il s’agit de structures associatives ou publiques qui rassemblent des produits de terroir chez différents producteurs et organisent la vente aux consommateurs. Ces produits peuvent être réunis sous une marque collective (en France : Ardennes de France).

Vente via des plateformes Internet

Plusieurs plateformes Internet ont été créées ces deux dernières années afin de faciliter la vente de produits fermiers en Wallonie.

En savoir plus : Itineraires-BIO-17 – Référence : Léonard Vincent, Essai de typologie des modes de commercialisation des produits fermiers en circuits courts, Observatoire de la consommation alimentaire, ULG-Gembloux ABT (http://hdl.handle.net/2268/81836).

Page d’accueilhttps://www.lacooperationagricole.coop/fr -

Résultat de recherche d’images pour ’la coopération agricole’

Source : https://www.biowallonie.com/documentations/quest-quun-circuit-court

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C.
Je crée des circuits courts de distribution – Document « Colibris » « Faire sa part »

Changer notre rapport à la production et à la consommation implique une dernière révision de taille : celle des modes de distribution et d’approvisionnement. Une alimentation commercialisée en circuit-court, c’est l’assurance d’une production locale et d’une consommation responsable, respectueuse de l’environnement.

Pourquoi créer des circuits courts ?

La renaissance des filières locales doit permettre aux agriculteurs de s’affranchir des intermédiaires de la grande distribution, donc de gagner plus tout en produisant mieux. Les circuits locaux engendreront également une réduction des prix pour les consommateurs, en supprimant des coûts de transaction inutiles.Les bénéfices d’une relocalisation de l’agriculture sont nombreux et excèdent le seul secteur agricole. Par la création d’emplois non-délocalisables, c’est l’ensemble de l’économie qui se trouve revitalisée. L’amélioration de la santé des citoyens et la réduction de la consommation d’énergie grâce à la moindre dépendance aux transports sont d’autres bienfaits essentiels d’un approvisionnement court.

Les circuits courts de distribution engagent donc un cercle vertueux pour l’ensemble de la société française. Ils font également preuve de vertus pédagogiques primordiales : les filières de vente de proximité sont autant d’occasions pour les citoyens de rencontrer les producteurs et de mieux mesurer ainsi l’impact de l’agriculture près de chez soi. Favoriser des approvisionnements locaux et direct, “champ à l’assiette”, est donc un bon moyen de reprendre la main sur l’usage des ressources locales.

Créer des circuits courts de distribution : on le fait !

La relocalisation de l’agriculture est une perspective réaliste portée par de plus en plus d’acteurs locaux, qu’ils soient des coopératives bio, des AMAP, des ruches, etc.En achetant vos légumes et fruits au marché, dans des magasins fermiers ou en vous inscrivant à une AMAP, vous encouragez ainsi les réseaux de distribution locaux.

>>> Retrouvez de nombreux acteurs sur la carte ’Des acteurs près de chez vous’, référencés par Colibris et le Marché Citoyen !

>>> Voir aussi la fiche pratique ’Créer une AMAP’


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