"La ‘reine des mauvaises herbes’ (en anglais ’King of weeds’) est l’amarante de Palmer qui est devenue résistante aux glyphosate, dicamba et 2,4-D, herbicides qui sont pulvérisés sur les cultures de plantes génétiquement modifiées (OGM) de maïs et soja" par GMWatch

Traduction et compléments de Jacques Hallard



ISIAS OGM Pesticides

La ‘reine des mauvaises herbes’ (en anglais ’King of weeds’) est l’amarante de Palmer qui est devenue résistante aux glyphosate, dicamba et 2,4-D, herbicides qui sont pulvérisés sur les cultures de plantes génétiquement modifiées (OGM) de maïs et soja

Compléments pour les solutions avec l’agriculture biologique, l’alimentation durable, les techniques agro-écologiques et l’agriculture durable

Ajout  : L’Anses lance un appel pour évaluer la cancérogénicité du glyphosate

L’article d’origine a été publié le 1er août 2019 par GMWatch sous le titre King of weeds’ Palmer amaranth resistant to herbicides used on GM crops et il est accessible sur ce site : https://www.gmwatch.org/en/news/latest-news/19078-king-of-weeds-palmer-amaranth-resistant-to-herbicides-used-on-gm-crops

Palmer Amaranth

Étant donné que les matières actives à effet herbicide : le glyphosate, le dicamba et le 2,4-D, ne parviennent plus à tuer la ‘Superweed’ (l’amarante de Palmer devenue résistante à des herbicides), les experts des sociétés chimiques recommandent de se tourner vers des pratiques agroécologiques.

[Selon Wikipédia, « Amaranthus palmeri, l’Amarante de Palmer ou quelite3, est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Amaranthaceae originaire d’Amérique du Nord… » - Photo : port de la plante, avec inflorescence - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amaranthus_palmeri ].

Aux États-Unis, des scientifiques tirent la sonnette d’alarme au sujet d’une mauvaise herbe qui étouffe les cultures et qui résiste de mieux en mieux aux multiples herbicides utilisés sur des cultures de plantes génétiquement modifiées (OGM) rendues tolérantes à des herbicides, selon un article de la revue scientifique ‘Chemical & Engineering News’ (CEN).

Des agronomes des états de l’Iowa, du Michigan, du Minnesota, de l’Ohio, du Dakota du Sud et du Wisconsin tentent de contenir la multiplication de la plante ‘Palmer Amaranth’, un membre de la famille des amarantes.

Grâce à la capacité de la plante modifiée avec des caractères de résistance aux herbicides, à proliférer, la pulvérisation avec des herbicides courants ne fonctionne plus maintenant. Des échantillons déjà de plantes résistantes au glyphosate - généralement connus sous le nom commercial de Roundup - et probablement aussi à d’autres produits chimiques, avaient été découverts.

Certains agriculteurs reprennent l’utilisation de deux herbicides plus anciens, le 2,4-D et le dicamba, avec des cultures de maïs et de soja récemment introduites, qui sont génétiquement modifiées pour tolérer ces produits chimiques à effet herbicide.

Des scientifiques de l’université du Kansas, spécialisés dans le traitement des ‘mauvaises herbes’ ou plantes adventices, affirment que les agriculteurs se plaignent que ces herbicides semblent également perdre de leur efficacité. En mars 2019, Mithila Jugulam, professeure de physiologie des plantes adventices, a confirmé qu’une population d’amarante de Palmer en croissance dans les domaines d’études de l’université avait survécu à des applications de 2,4-D, à des doses 18 fois plus élevées que le taux indiqué sur l’étiquette du produit vendu. Beaucoup ont également supporté une bonne dose de dicamba.

Larry Steckel, spécialiste des ‘mauvaises herbes’ à l’Université du Tennessee, a entendu parler des résultats de Jugulam et n’a pas été surpris. Les agriculteurs de son état, dans leur troisième année d’utilisation de dicamba avec du glyphosate sur des cultures d’OGM tolérantes aux deux produits chimiques, lui disent qu’une seule pulvérisation ne permet plus de lutter contre l’amarante de Palmer et d’autres mauvaises herbes, comme ce fut le cas lors de la première année d’utilisation.

Selon le CEN (‘Chemical & Engineering News’), des scientifiques spécialisés dans le traitement des plantes adventices et des experts d’une société de produits agrochimiques estiment « qu’il faudra probablement une toute nouvelle technologie - une technologie qui n’existe pas encore - pour reprendre le dessus ».

Daniel Waldstein de BASF et Drake Copeland de FMC interrogés dans le présent article ont également recommandé des solutions non chimiques (en dehors du cocktail de produits chimiques proposé par Waldstein) :

1) la culture de plantes de couverture pour réduire la germination des graines de mauvaises herbes, et
2) la rotation des cultures - la variation résultante des pratiques culturales tend à empêcher la prolifération incontrôlée d’une seule adventice.

Inutile de dire que ces deux pratiques ont toujours été suivies par les praticiens de l’agriculture biologique et des techniques agroécologiques. Il semble que l’échec de la technologie des cultures d’OGM tolérants aux herbicides aient conduit par défaut à un retour à des pratiques plus durables. C’est la nature qui aura le dernier mot, et non pas les entreprises de l’agrochimie.

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Compléments pour les solutions avec l’agriculture biologique, l’alimentation durable et les techniques agro-écologiques

A.
Qu’est-ce que l’agriculture biologique ? – Document officiel ‘Alim’Agri’ - 08/09/2017

agriculture biologique - Transition agro-écologique - environnement - Photo - ©Pascal Bastien/Min.Agri.Fr

L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants.

Les bénéfices que la société peut retirer de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau. Ce mode de production permet d’expérimenter en vraie grandeur des pratiques innovantes respectueuses de l’environnement et qui sont susceptibles d’être développées plus largement en agriculture. Ses modes de transformation privilégient la mise en valeur des caractéristiques naturelles des produits.

https://agriculture.gouv.fr/sites/m...

Voir aussi

Réglementation de l’agriculture biologique

Les semences et matériels de reproduction végétative

Restauration hors-foyer à caractère commercial

Alimentation des animaux

Importations

Programme national ’Ambition bio 2017’

Alim’agrihttps://www.google.fr/url?sa=t&...

Résultat de recherche d’images pour ’alim agri’

Source : https://agriculture.gouv.fr/lagriculture-biologique-1

B.
L’agriculture et l’alimentation durables - Le Jeudi 7 février 2019 - Document officiel Ministère de la Transition écologique et solidaire

Le ministère veille à l’intégration des enjeux environnementaux dans les politiques agricoles et alimentaires aux échelles nationale et européenne. Il apporte notamment son soutien au développement de l’agriculture biologique, à la préservation de la biodiversité cultivée et veille à ce que les leviers de financement de l’agriculture, en particulier ceux de la politique agricole commune, incitent les agriculteurs au développement de pratiques préservant l’environnement. Son action vise à accompagner la transition écologique de l’agriculture vers des systèmes alimentaires territorialisés et durables, fondés sur des modes de production et de consommation respectueux de l’environnement, dont l’empreinte environnementale est réduite tout en étant économiquement viables et socialement équitables.

En effet, les progrès de l’agriculture depuis 50 ans ont conduit à une augmentation importante de la productivité. Ces performances résultent d’un modèle de développement agricole fondé sur l’utilisation croissante d’intrants (semences, engrais et produits phytosanitaires) pour maximiser les rendements, l’intensification des méthodes de production, la spécialisation des productions à l’échelle des exploitations agricoles et des territoires. Mais cette évolution a atteint ses limites avec le plafonnement des rendements l’épuisement des ressources nécessaires à la production agricole (phosphore, énergie, sols, biodiversité...), la dégradation des milieux (eau, air...) et les enjeux du changement climatique qu’elle génère.

Un système alimentaire durable

Le soutien à la politique de l’alimentation

Le ministère participe à la mise en œuvre de cette politique interministérielle pilotée par le ministère en charge de l’agriculture, qui s’articule autour de quatre priorités :

  • La lutte contre le gaspillage alimentaire.
  • L’ancrage territorial de l’alimentation.
  • L’éducation à l’alimentation.
  • La justice sociale et l’accès de tous à une offre alimentaire de qualité.
    Il participe à ce titre à l’ensemble des instances de gouvernance et de pilotage de cette politique et siège au conseil national de l’alimentation.

La promotion d’une alimentation durable

Une approche globale de l’alimentation permet de prendre en compte de nombreux enjeux de développement durable : modes de production agricole, santé et nutrition, aménagement du territoire et foncier, éducation, cohésion sociale et mieux vivre ensemble… L’échelon territorial apparaît intéressant en matière d’actions sur l’alimentation. Le ministère investit le champ des systèmes alimentaires territorialisés, afin de promouvoir une approche globale de l’alimentation et ainsi de permettre à ces systèmes de jouer leur rôle d’intégrateur du développement durable sur les territoires. Il cherche notamment à proposer des outils aux collectivités et à les aider à développer des systèmes alimentaires territorialisés qui soient de vrais projets de territoire de développement durable. Le ministère a ainsi travaillé en partenariat avec la région Nord-Pas de Calais sur l’évaluation des impacts sur l’eau de leur système alimentaire.

L’analyse du système agro-alimentaire de la région Nord-Pas-de-Calais et de ses enjeux sur l’eau (www.side.developpement-durable.gouv.fr)

Le ministère a identifié la restauration collective comme un levier puissant pour faire évoluer l’alimentation vers plus de durabilité. Dans ce cadre, il soutient notamment le développement des produits bio en restauration collective.

L’affichage environnemental des produits alimentaires

Le ministère pilote l’action de développement de l’affichage des impacts environnementaux sur les produits agricoles et alimentaires, action qui permet d’agir à la fois sur la demande (information du consommateur sur les impacts environnementaux pouvant lui permettre de modifier son comportement) et sur l’offre (éco-conception). Il soutient les travaux de l’Ademe en matière de constitution de bases de données, notamment dans le domaine agro-alimentaire (Agribalyse et Acyvia), et d’établissement de référentiels sectoriels. Ces travaux s’inscrivent dans le chantier plus global de l’affichage environnemental des produits de consommation que pilote également le ministère.

La lutte contre le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire serait le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre si c’était un pays. La lutte contre le gaspillage alimentaire est au cœur des actions pour aller vers une alimentation plus durable à plusieurs titres : lutte contre le dérèglement climatique, préservation des ressources naturelles (eau, sol…) et de la biodiversité, réduction de l’insécurité alimentaire (en donnant plutôt qu’en jetant par exemple), économies. Le ministère poursuit, avec le ministère en charge de l’agriculture et l’Ademe, la mise en œuvre du pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Il prévoit d’accompagner la restauration collective d’État et de ses établissements publics ainsi que des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

Le soutien aux acteurs

Le soutien à l’agriculture biologique

Le ministère apporte son soutien au développement de l’agriculture biologique, qui présente de nombreux atouts environnementaux :

  • Les systèmes agricoles en agriculture biologique préservent la qualité de l’eau : ils n’utilisent pas de produits phytosanitaires de synthèse et consomment en moyenne moins d’azote que les systèmes conventionnels.
  • Ils préservent davantage la biodiversité sauvage et cultivée grâce à une plus grande diversité des cultures et à la préservation des éléments topographiques (prairies, haies, talus, bandes enherbés...).
  • Les systèmes en agriculture biologique préservent la qualité des sols avec des teneurs en matière organique généralement plus élevées.
    Le secteur de l’agriculture biologique poursuit sa croissance et les enjeux actuels portent sur l’accompagnement de la croissance du secteur, tant au niveau de la production primaire que de la structuration des filières bio. Le ministère siège au sein des instances de gouvernance de la filière bio, et en tout premier lieu à l’agence bio. Il apporte en outre son soutien à la fédération nationale de l’agriculture biologique pour le développement de l’agriculture biologique sur les aires de captage, dans le cadre du programme agriculture biologique, protection de l’eau et territoires.

L’agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (www.agencebio.org)

La fédération nationale d’agriculture biologique (www.fnab.org)

Le programme agriculture biologique, protection de l’eau et territoires (www.eauetbio.org)

Le développement de l’agro-écologie

Le projet agro-écologique, lancé en 2012 et intégré dans la feuille de route gouvernementale pour la transition écologique en 2015, met en avant une approche globale de la performance des systèmes de production, et une vision positive de la performance environnementale, en considérant les écosystèmes comme des facteurs de production. Il s’agit de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Le développement de systèmes agricoles durables démontre qu’il est possible de vivre de son métier d’agriculteur tout en préservant les écosystèmes. Les pratiques de l’agriculture durable s’appuient sur les connaissances de l’agro-écologie pour favoriser le fonctionnement de l’écosystème à des fins productives. Il s’agit ainsi de recycler au maximum les éléments mis en œuvre (carbone, azote, eau, minéraux), de maximiser l’efficacité de la photosynthèse, tout en respectant la structure et l’équilibre de l’écosystème. Pour ce faire, les grands principes suivants sont articulés à l’échelle du système de production, en fonction de son environnement pédo-climatique :

  • Diversifier les cultures et leur succession dans le temps, notamment avec l’introduction de légumineuses fixatrices de l’azote de l’air, de cultures intermédiaires et de plantes de services. Ceci permet de limiter les risques d’invasion par les mauvaises herbes et les parasites, ainsi que d’assurer une utilisation plus efficace des ressources minérales et organiques.
  • Renforcer le bouclage des cycles biogéochimiques de l’azote et du carbone (via la couverture des sols, les synergies entre élevages et cultures…).
  • Accroître l’autonomie productive des élevages en augmentant la part de l’herbe et des légumineuses dans l’alimentation animale, en gérant mieux les déjections et en les valorisant par leur utilisation en remplacement d’engrais minéraux.
  • Développer les infrastructures agro-écologiques (prairies permanentes, haies, agro-foresterie...) indispensables à la régulation et au bon fonctionnement de l’écosystème, et en mutualiser la gestion à l’échelle du territoire.
  • Mettre en œuvre des techniques alternatives aux intrants chimiques, comme la lutte biologique, tout en s’assurant de leur cohérence agronomique à l’échelle du système telles que l’allègement du travail du sol, la lutte biologique contre les ravageurs (introduction de prédateurs, confusion sexuelle…)…
    Le ministère apporte son soutien aux activités de la fédération nationale des centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural qui accompagne sur le terrain les agriculteurs dans la mise en œuvre de pratiques agricoles durables.

La fédération nationale des centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (www.civam.org)

La transition agro-écologique

Une biodiversité à préserver

Le ministère agit en faveur de préservation de la biodiversité cultivée. Celle-ci a été considérablement réduite avec l’abandon de nombreuses espèces cultivées et élevées et la perte de diversité génétique au sein de chaque espèce, liés à la standardisation et à la simplification des systèmes de production. La loi pour la reconquête de la biodiversité apporte des éléments de réponse à cette altération en facilitant les conditions d’utilisation des ressources cultivées.

L’agriculture entretient des interrelations étroites avec la biodiversité. L’érosion de la biodiversité dans les agrosystèmes est fortement liée à l’intensification de certaines pratiques (en matière d’utilisation d’intrants de synthèse, de travail du sol ou de pratiques d’élevage) et la simplification des paysages agricoles. L’agriculture est également susceptible d’avoir des effets bénéfiques sur la biodiversité à différentes échelles en contribuant à maintenir des habitats spécifiques et des espèces (les habitats et espèces des milieux prairiaux par exemple).

Une politique agricole commune intégrant mieux l’environnement

Le ministère participe aux travaux d’évaluation et de négociation de la politique agricole commune, qui met en œuvre des aides à l’agriculture dont les règles d’attribution intègrent progressivement les enjeux environnementaux :

  • La conditionnalité des aides
    Depuis 2005, les agriculteurs ne perçoivent les aides européennes qu’à condition de respecter certaines règles relatives à l’environnement, à la santé publique, à la santé des animaux et des végétaux, ainsi qu’au bien-être des animaux. Par exemple, le long des cours d’eau, des bandes de cultures non traitées de 5 mètres de large doivent être implantées ; les haies, les étangs, les arbres isolés ou encore les bordures de champs (« éléments fixes du paysage ») doivent également être maintenus pour préserver les équilibres de l’écosystème et la biodiversité. Si un exploitant agricole ne respecte pas ces exigences, les paiements dont il bénéficie au titre de la politique agricole commune peuvent être réduits, voire supprimés. C’est ce qu’on nomme le principe de « conditionnalité des aides ».
  • Le paiement vert
    C’est la principale innovation des nouvelles dispositions de la politique agricole commune qui ont été adoptées pour 2014-2020. Chaque exploitation reçoit un paiement par hectare en contrepartie du respect de certaines pratiques agricoles bénéfiques pour le climat et l’environnement, au-delà des normes de la conditionnalité. Ce paiement correspond à 30% de l’enveloppe du « premier pilier » de la politique agricole commune. Cette mesure est obligatoire et le non-respect des critères de verdissement entraîne des sanctions pouvant aller au-delà du paiement consacré au verdissement. Ces critères portent sur le maintien des prairies permanentes, la diversification des cultures, et le maintien d’une « surface d’intérêt écologique » minimum sur une partie des terres cultivables, composée par exemple de bordures de champs, haies, arbres, jachères, surfaces boisées...
  • Les mesures agro-environnementales et climatiques
    Les agriculteurs peuvent recevoir des aides financières supplémentaires pour la mise en place de mesures spécifiques en faveur de l’environnement : gestion des prairies, réduction de l’usage des phytosanitaires, préservation des habitats naturels… dans le cadre de ce qu’on appelle le deuxième pilier de la politique agricole commune. Ces aides sont souscrites sur la base du volontariat et font l’objet d’un contrat. Elles sont cofinancées par l’Union européenne et par les pouvoirs publics nationaux : État, collectivités territoriales, certains établissements publics du ministère (agences de l’eau…). Avec la décentralisation, le choix de ces mesures et leurs conditions d’attribution sont aujourd’hui définies dans chaque région, dans le cadre des programmes de développement rural régionaux 2014-2020 déclinant, en fonction des spécificités du territoire, les éléments du cadre national qui a été préalablement convenu entre l’État et les régions.
  • Les aides à l’agriculture biologique
    Le mode de production biologique fait l’objet d’aides spécifiques dans le cadre du second pilier de la politique agricole commune pour différentes raisons : c’est une méthode de production respectueuse de l’environnement, contrôlée et certifiée, qui répond à une demande des consommateurs et des acteurs des territoires. Les aides permettent d’accompagner la conversion des agriculteurs pendant la période où ils respectent le cahier des charges sans pouvoir encore commercialiser leur production avec le label de l’agriculture biologique (un délai de deux à trois ans est nécessaire). Une fois la conversion achevée, une aide peut être accordée pour le maintien de l’exploitation en production biologique, en compensation de moindres rendements, et d’une charge de travail plus importante.
    Les enjeux climatique et énergétique

Le ministère porte ou co-pilote plusieurs stratégies nationales, qui sont établies pour répondre aux enjeux de la transition écologique et s’adressent pour tout ou partie au secteur de l’agriculture :

  • La stratégie nationale bas carbone qui définit la marche à suivre pour conduire la politique d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre dans des conditions soutenables sur le plan économique à moyen et long termes ;
  • La stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, devant permettre le développement de l’énergie biomasse et l’approvisionnement des installations de production d’énergie dans les meilleures conditions économiques et environnementales ;
  • La stratégie nationale pour la bioéconomie, qui a pour objectifs de mieux coordonner ces politiques publiques, de créer des connexions entre les secteurs, de générer des projets à l’échelle des territoires et de renforcer la soutenabilité des productions.
    En effet, le changement climatique est un enjeu majeur pour l’homme, l’environnement et pour l’agriculture. Cette dernière y contribue fortement, et le subit en tout premier lieu. Elle y contribue en libérant des gaz fortement contributeurs au réchauffement climatique : le méthane produit par les animaux ruminants et le protoxyde d’azote dégagé lors de l’épandage des engrais minéraux. L’énergie consommée pour la production des engrais minéraux contribue également à l’accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Néanmoins, l’agriculture est une des rares activités économiques qui permet de fixer le carbone et l’azote atmosphériques. L’objectif est donc de maximiser cette fonction de fixation et de réduire au maximum les émissions en limitant l’usage des intrants.

Les ressources :

L’alimentation : un nouvel enjeu de développement durable pour les territoires (PDF - 2.88 Mo)

Théma - Septembre 2017 - Les systèmes de production économes et autonomes pour répondre aux enjeux agricoles d’aujourd’hui (PDF - 1.31 Mo)

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Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/lagriculture-et-lalimentation-durables

C.
Des pistes pour le développement de techniques agroécologiques résilientes Publié le 30/09/2017 par le GRET

Une étude a été menée dans le cadre du projet Capitalisation d’expériences d’acteurs pour le développement de techniques agroécologiques résilientes en Afrique de l’Ouest (Calao). Les principaux résultats ont été présentés et mis en discussion à l’occasion d’un séminaire régional organisé à Dakar les 18 et 19 octobre 2017.

Cette rencontre a notamment mis en avant la nécessité d’évaluer non pas des pratiques agroécologiques individuelles, car celles-ci ne peuvent être isolées d’autres pratiques, mais des systèmes plus ou moins agroécologiques, aussi bien au niveau de la parcelle (systèmes de culture), de l’exploitation agricole (système de production) que de régions entières (système agraire).

Les critères d’évaluation doivent également être liés au contexte. L’utilité de solides études de systèmes agraires ont ainsi été mises en lumière. Celles-ci sont nécessaires pour l’évaluation socio-économique. Mais elles permettent aussi de mieux raisonner les critères les plus pertinents pour l’évaluation agro-environnementale en fonction des problématiques générales rencontrées dans la région, et de raisonner l’échantillonnage pour cette évaluation. Par ailleurs, le champ de l’évaluation doit intégrer aussi bien les pratiques agroécologiques traditionnelles que les pratiques introduites plus récemment par des organismes extérieurs (ONG, recherche, etc.).

Concernant les facteurs favorables ou limitants pour les développement de l’agroécologie, plusieurs ont été abordés : l’adéquation entre les pratiques agroécologiques et les objectifs des agriculteurs et agricultrices, l’accès aux moyens de production et son financement, l’environnement agro-environnemental, l’environnement socio-économique, les conditions d’accès au foncier et aux ressources naturelles, la production et l’accès à la matière organique (laquelle est bien souvent au centre de la transition agroécologique), le travail nécessaire, les politiques publiques, les méthodes d’intervention qui promeuvent l’agroécologie. Il est apparu clairement que la problématique qui doit être raisonnée n’est pas tant celle des facteurs plus ou moins favorables à telle ou telle pratique, mais celle de l’ensemble des conditions de la transition d’un type de système d’agriculture à un autre système. Les évaluations agro-environnementales ont quant à elles mis en évidence les effets positifs des pratiques agroécologiques en termes de fertilité des sols (matière organique, enracinement), de rendements agricoles (en moyenne, de l’ordre de + 50 %) et de reforestation des paysages agraires.

Les évaluations socio-économiques se sont focalisées sur les impacts en termes de revenu agricole, de valeur ajoutée, d’emploi et de sécurité alimentaire. Par exemple, dans la région Sereer du Sénégal, les systèmes agroécologiques basés sur une forte intégration entre agriculture et élevage permettent au minimum un doublement des revenus agricoles par actif par rapport à d’autres systèmes par ailleurs comparables, tant du fait de l’amélioration des rendements que de la croissance de la production animale. Cette dernière a également un impact en matière d’alimentation des familles, avec notamment un accroissement de la consommation laitière.

Photo - Participants au séminaire régional organisé à Dakar les 18 et 19 octobre 2017

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Sources et ressources : https://www.gret.org/

D.
L’agriculture durable (anciennement soutenable, traduction alternative de l’anglais sustainable) est l’application à l’agriculture des principes du développement durable ou soutenable tels que reconnus par la communauté internationale à Rio de Janeiro en juin 1992. Il s’agit d’un système de production agricole qui vise à assurer une production pérenne de nourriture, de bois et de fibres en respectant les limites écologiques, économiques et sociales qui assurent la maintenance dans le temps de cette production. L’agriculture durable vise notamment à réduire les impacts du secteur en matière environnementale (voir section environnement de l’article agriculture). C’est notamment une agriculture qui protège mieux la biodiversité, l’eau et les sols qui lui sont nécessaires et qui l’utilise mieux via les auxiliaires de l’agriculture et les services écosystémiques1. Une chose est de développer l’agriculture mais il est très important de tenir compte de l’environnement dans utilisation des intrants… » - Article Wikipédia complet ici > https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_durable

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SCOOP (et défense d’en rire !) :

L’Anses lance un appel pour évaluer la cancérogénicité du glyphosate

Posté le 13 août 2019 par Matthieu Combe dans ‘Techniques de l’ingénieur’ Matériaux, Biotech & chimie

À la demande du gouvernement, l’Anses a lancé un appel à candidature dans le but de faire une nouvelle étude pour évaluer les risques de cancérogénicité du glyphosate. L’objectif de cette démarche est d’aboutir à un arbitrage alors que plusieurs études concernant cet herbicide se contredisent.

Une nouvelle étude au sujet du glyphosate est sur le point de voir le jour. À la demande du gouvernement, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) lance un appel à candidature pour financer une étude qui sera en charge d’évaluer la cancérogénicité du glyphosate. La sollicitation est adressée aux équipes de recherche publiques nationales et internationales.

Cet appel arrive quelques mois après la désignation de la France, aux côtés de la Hongrie, des Pays-Bas et de la Suède, par l’Union européenne à faire partie d’un comité technique sur les produits phytosanitaires. Par ailleurs, les résultats de l’étude française viendront compléter en 2022 le dossier de réexamen de l’autorisation du glyphosate par les États membres.

Des avis européens divergents sur la question du glyphosate

Cette décision fait suite à la restitution, début juillet, d’un avis relatif à un cahier des charges d’une étude sur le potentiel risque cancérogène du glyphosate aux ministères de l’Écologie, de la Santé et de l’Agriculture. Le 28 mars 2018, les quatre ministres – intégrant celui du ministère de la Recherche – avaient saisi l’Anses compte tenu des avis divergents rendus par différentes agences concernant le glyphosate.

Or, toutes ces informations contradictoires proviennent d’organismes faisant figure de références. Le Centre internationale de recherche sur le cancer (CIRC) avait été le premier en 2015 à considérer le glyphosate comme cancérigène probable. Huit mois plus tard, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait quant à elle affirmé qu’il était « improbable » que la substance soit cancérigène. Un avis confirmé par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) en 2017. En France, l’Anses partage l’avis de ces deux agences européennes.

Le gouvernement de nouveau méfiant à l’égard du glyphosate

L’étude qui devrait rendre des résultats dans 18 mois – soit en 2021 – sera financée à hauteur de 1,2 million d’euros grâce aux fonds du plan Écophyto. Ce plan gouvernemental a pour objectif de réduire de 50% l’utilisation de produits phytosanitaires d’ici 2025, et de sortir du glyphosate d’ici fin 2020 pour ses principales utilisations, puis de l’interdire totalement à l’horizon 2022. Pour rappel, l’Union européenne avait renouvelé pour cinq ans la licence du glyphosate en Europe en 2017.

En France, le gouvernement a demandé à l’Anses de procéder, avec l’appui de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), au retrait de l’autorisation de mise sur le marché des produits contenant du glyphosate lorsque des alternatives qui l’évitent existent. Après avoir parfois adopté des positions ambiguës sur la question du glyphosate, la demande du gouvernement à l’Anses rappelle « l’engagement présidentiel de sortir du glyphosate ».

Pour aller plus loin

Dans l’actualité

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Source : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/lanses-lance-un-appel-pour-evaluer-la-cancerogenicite-du-glyphosate-69167/

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Traduction avec compléments d’informations et intégration de liens hypertextes  : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 14/07/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS OGM Pesticides King of weeds Palmer amaranth resistant to herbicides used on GM crops French version.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

http://yonnelautre.fr/local/cache-v...

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