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"Selon un spécialiste allemand en sciences sociales, la désinformation sur le climat (par Fake News ou Infox), est susceptible de se propager sur YouTube" par Sujata Gupta

Traduction et compléments de Jacques Hallard

samedi 7 septembre 2019, par Gupta Sujata


ISIAS Climat Sociologie


Selon un spécialiste allemand en sciences sociales, la désinformation sur le climat (par Fake News ou Infox), est susceptible de se propager sur YouTube

Ajout de compléments d’informations sur la Théorie du complot

L’article d’origine de Sujata Gupta a été publié le 19 août 2019 par Science News sous le titre « Climate misinformation may be thriving on YouTube, a social scientist warns  » et il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/climate-misinformation-may-be-thriving-youtube-social-scientist-warns

YouTube

FAKE NEWS ou INFOX - Les scientifiques et les communicateurs scientifiques doivent faire un meilleur travail pour lutter contre les fausses informations sur le changement climatique et l’ingénierie climatique qui sont propagées sur YouTube, a déclaré un chercheur allemand. Photo NiP STUDIO / Shutterstock.

[D’après Wikipédia, « Les ‘Fake news’ ou Infox, informations fallacieuses ou fausses nouvelles2,3, constituent une information mensongère n 1 délivrée dans le but de manipuler ou tromper un auditoire. Prenant une importance singulière à l’ère d’internet, elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État4 ou d’un gouvernement.

Les fausses nouvelles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage (financier, idéologique, politique, etc.)5. Les articles de fausses nouvelles emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne.

Les débats sur les fausses nouvelles ont pris une ampleur singulière en 2016, tout d’abord en Grande-Bretagne, avec la victoire des partisans du Brexit lors du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, puis aux États-Unis, avec l’accession à la Maison-Blanche du milliardaire Donald Trump — homme d’affaires et ex-animateur d’une émission de téléréalité. De nombreux commentateurs, à commencer par la journaliste rédactrice en chef du Guardian, Katharine Viner6, ont interprété ces résultats comme la conséquence du fait que de plus en plus de citoyens anglo-saxons s’informent non plus par l’intermédiaire de la presse institutionnelle mais via les réseaux sociaux, comme Twitter ou Facebook, dont les utilisateurs ne sont pas soumis à la déontologie journalistique, notamment à la règle de vérification des faits, et peuvent donc véhiculer impunément de grandes quantités de mensonges7.

En multipliant de façon exponentielle les fausses nouvelles, les réseaux sociaux ouvriraient une nouvelle ère de l’information, parfois baptisée « ère post-vérité ».

Le fait que, souvent, les rédacteurs ne soient pas identifiables rend difficiles les procédures pour diffamation ou calomnie8,9,10,11. Quand à l’inverse les fausses nouvelles sont reconnues et revendiquées par des instances officielles, comme celles propagées en mai 2018 par les autorités ukrainiennes, cela pose d’autant plus crûment la question de la crédibilité de toute information12,13.

Les réactions face aux infox ne sont pas unanimes. Les GAFAMn 2, des journaux et des gouvernements sont favorables à la lutte contre les informations fallacieuses. À l’opposé, des mouvements politiques et des intellectuels jugent ce combat liberticide et dangereux. Selon eux, ni les groupes informatiques (GAFAM)14,15 ni les gouvernements n’ont de légitimité à déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux, d’autant moins qu’ils sont eux-mêmes susceptibles de diffuser des infox16,17,18,19… »

Photo - Manifestation aux États-Unis en 2017 contre la prolifération des infox1. Cet article possède un paronyme, voir Fausses nouvelles. Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fake_news ].

Faites attention à ce que vous voyez sur le changement climatique sur YouTube. Un spécialiste en sciences sociales a averti que des théoriciens du complot avaient détourné certains termes liés au climat pour répandre des informations erronées sur le site de partage des vidéos en ligne. Il exhorte ses collègues à réagir en fournissant des informations précises sur leur travail aux communicateurs scientifiques sur YouTube.

Joachim Allgaier, de l’Université RWTH d’Aachen, en Allemagne, déclare que YouTube est tout aussi insidieux, si ce n’est plus insidieux, compte tenu de sa popularité. Allgaier, qui se concentre sur la communication en ligne de la science, a tout d’abord étudié le thème des vidéos musicales sur le thème de la science. Il en trouva plusieurs sur la théorie de l’évolution de Darwin, une chanson sur le tableau périodique du groupe ‘They Might Be Giants’ et une parodie d’une équipe de recherche sur la maladie d’Alzheimer qui contournait les paroles de « Bad Romance » de Lady Gaga pour chanter « pris dans un mauvais projet ».

« J’ai été émerveillé par la créativité déployée », déclare Allgaier. Mais il a également été perturbé par des vidéos musicales attaquant la science établie.

[Voir : On the Shoulders of YouTube : Science in Music Videos {{}}Joachim Allgaier – First published eptember 7, 2012 Research Article - https://doi.org/10.1177/1075547012454949 - Article information ].

Des scientifiques sceptiques ont mis en doute le fait que les activités humaines sont à l’origine du changement climatique, de l’utilisation de la chimiothérapie pour traiter le cancer et de la sécurité des vaccins.

Joachim Allgaier a donc décidé d’enquêter sur le type de vidéos YouTube qu’il avait trouvées lorsqu’il avait consulté 10 sites liés au climat, notamment « changement climatique », « réchauffement de la planète » et « climatologie ». Il a également recherché « manipulation du climat » et « Géo-ingénierie », termes qui font référence aux technologies émergentes à grande échelle pour refroidir la Terre et compenser le réchauffement planétaire, telles que l’ajout de minuscules particules bloquant la lumière du soleil dans la stratosphère (SN : 11/28/15, p. 26).

Pour empêcher les recherches précédentes de façonner les résultats des recherches ultérieures, Allgaier a masqué son adresse IP, son emplacement et son historique de recherches.

[Voir Science and Environmental Communication on YouTube : Strategically Distorted Communications in Online Videos on Climate Change and Climate Engineering - Joachim Allgaier, Chair of Society and Technology, Human Technology Center (HumTec), RWTH Aachen University, Aachen, Germany].

Photo - Joachim Allgaier – ‘Fighting back’ : une riposte - Sur YouTube, les théoriciens du complot s’emparent de termes liés au climat, notamment lagéo-ingénierie, a déclaré Joachim Allgaier, spécialiste en sciences sociales à la RWTH Aachen University (Université d’Aix-la-Chapelle) en Allemagne. Peter Winandy.

[Selon Wikipédia, « La géo-ingénierie est l’ensemble des techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l’environnement de la Terre et par extension d’une planète en première intention et à grande échelle. L’objectif est généralement correctif, plus que préventif (le préventif relevant plutôt des écotechnologies et de l’écoconception). Elle ne doit pas être confondue avec la géo-ingénierie du sous-sol (mines)… » - Article complet ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9o-ing%C3%A9nierie ].

Ensuite, Joachim Allgaier a analysé les 20 meilleures vidéos pour chacun des 10 termes. Sur ces 200 vidéos, 89 soutiennent le postulat scientifique établi selon lequel le changement climatique est le résultat d’activités humaines. Toutefois, quatre débats neutres opposent des scientifiques et des sceptiques vis-à-vis du changement climatique, et 16 nient que l’homme soit à l’origine du changement climatique. De plus, et de manière frappante, 91 vidéos défendent les théories du complot sur le changement climatique ou l’ingénierie climatique, en particulier sur les « chemtrails », rapporte Allgaier le 25 juillet 2019 dans ‘Frontiers in Communication’.

[D’après Wikipédia, « La théorie conspirationniste des chemtrails [ˈkɛmtreɪls]1 avance que certaines traînées blanches créées par le passage des avions en vol sont composées de produits chimiques délibérément répandus en haute altitude par diverses agences gouvernementales pour des raisons dissimulées au grand public. Cette théorie est rejetée par la communauté scientifique2 qui indique qu’il s’agit de simples traînées de condensation. Le nom lui-même est un néologisme et un anglicisme, plus précisément un mot-valise anglais, construit par la contraction de « chemical trail », soit « traînée de produits chimiques », sur le modèle de, et par opposition à, « contrail », contraction de « condensation trail ». Ces termes ne s’appliquent pas aux autres formes d’épandage aérien comme l’épandage agricole, l’ensemencement des nuages, l’écriture dans le ciel ou la lutte contre les incendies. Les partisans de cette théorie du complot avancent que ces dispersions de produits chimiques seraient destinées à lutter contre le réchauffement climatique, à réguler la population, à modifier le temps, à effectuer des recherches militaires sur la guerre chimique et qu’elles sont la cause de maladies3… » - Reproduction - Autocollant à Berlin-Schöneberg indiquant : « Chemtrails ? Non merci », sur le modèle « Nucléaire ? Non merci ». Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_conspirationniste_des_chemtrails ].

Les partisans de cette théorie conspirationniste des ‘chemtrails’ (désignés comme ‘Chemtrailers’) pensent que les politiciens et/ou les agents des gouvernements répandent des produits chimiques toxiques sur les traces de condensation des avions - une idée sans rapport avec le changement climatique et non soutenue par une approche scientifique.

Joachim Allgaier prévient que beaucoup de gens pourraient consulter cette information erronée. YouTube indique qu’il touche environ 2 milliards d’utilisateurs chaque mois, soit environ le tiers des utilisateurs d’Internet, ce qui en fait un très puissant outil de communication. Une enquête réalisée en 2018 par le ‘Pew Research Center’ à Washington, D.C. aux Etats-Unis, [Voir https://www.pewresearch.org/], a interrogé 4.581 adultes aux États-Unis du 30 juillet au 12 août et a révélé que 21% des internautes se renseignaient sur YouTube.

En Allemagne, plus de 70% des personnes interrogées âgées de 14 à 29 ans, interrogées dans une autre enquête, ont déclaré avoir recours à YouTube et à d’autres plateformes de vidéo en ligne pour s’informer sur la science. Cette enquête, réalisée par la société de communications scientifiques berlinoise ‘Science in Dialogue’, a interrogé 1.008 personnes du 6 au 13 août 2018.

Allgaier a également constaté que des termes de recherche plus courants tels que « changement climatique » et « réchauffement de la planète » conduisent généralement à des vidéos précises. Mais des termes plus récents tels que « géo-ingénierie » et « modification du climat » conduisent à ces vidéos sur les ‘chemtrails’ dans presque 93% des cas.

Certaines idées de géo-ingénierie constituent un terreau parfait pour les théoriciens du complot, en particulier ceux qui proposent d’injecter des particules dans l’atmosphère. De plus, la géo-ingénierie est un domaine de recherche relativement nouveau et les géo-scientifiques ont une présence minimale sur YouTube, a déclaré Allgaier. Cela a permis aux théoriciens du complot de détourner des termes liés à la technologie grâce à des tactiques telles que la duplication, selon laquelle les abonnés téléchargent une vidéo sur plusieurs chaînes YouTube et étiquettent chaque version avec des mots clés différents pour exercer une domination dans la base de données des vidéos en ligne.

D’autres tactiques utilisées consistent notamment à faciliter la découverte des liens vers les vidéos du complot lors de recherches, via l’optimisation des moteurs de recherche et à commenter des vidéos scientifiques légitimes contenant des liens vers du contenu de complot.


Conclusion : « Les scientifiques et les communicateurs scientifiques doivent s’impliquer et submerger YouTube.

Citations

J. Allgaier. Science and environmental communication on YouTube : Strategically distorted communications in online videos on climate change and climate engineering. Frontiers in Communication. Published online July 25, 2019. doi : 10.3389/fcomm.2019.00036.

J. Allgaier. On the shoulders of YouTube : Science in music videos. Science Communication. April 2013, Vol. 35, p. 266. doi : 10.1177/1075547012454949.

About Sujata Gupta (photo) - E-mail- Twitter- Sujata Gupta is the social sciences writer and is based in Burlington, Vt. - Sujata Gupta est une écrivaine en sciences sociales basée à Burlington, dans l’état du Vermont aux Etats-Unis.

[Selon Wikipédia, extrait : « La ville de Burlington est l’une des premières villes, si ce n’est la première, à fonctionner avec une alimentation électrique 100 % verte depuis 20151. Le projet était en cours depuis les années 1990 : les habitants ont accepté de payer une taxe locale (Energy Efficiency Charge) afin de soutenir sa réalisation…].

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Ajout de compléments d’informations sur la Théorie du complot

Introduction à la Théorie du complot d’après Wikipédia

Reproduction - Élément du billet d’un dollar américain figurant l’œil de la Providence ; ce symbole a pu être invoqué comme preuve d’un complot mondial maçonnique ou Illuminati par les partisans de ces théories.

Dessin conspirationniste antisémite et antimaçonnique, montrant la France catholique conduite par les Juifs et les francs-maçons (Achille Lemot pour Le Pèlerin, n° du 31 août 1902).

Une théorie du complot également désignée par les néologismes conspirationnisme ou complotisme propose de donner une vision de l’histoire perçue comme le produit de l’action d’un groupe occulte agissant dans l’ombre. Loin de la simple rumeur, il s’agit (selon Peter Knight, de l’université de Manchester) d’un récit théorique qui se prétend cohérent et cherche à démontrer l’existence d’un complot entendu comme le fait qu’ « un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des évènements »1. La conspiration secrète civile, criminelle ou politique, visée par la théorie du complot, agirait généralement dans l’objectif de détenir ou conserver une forme absolue de pouvoir (politique, économique ou religieux).

Du point de vue des observateurs en sciences sociales, la théorie du complot tend à se soustraire à la réfutation ; en effet, toute démonstration destinée à prouver qu’aucun complot n’est à l’œuvre sera interprétée comme une nouvelle tentative de tromper le complotiste, qui continuera à chercher ce qui se passe dans l’ombre, et qu’on ne lui dit pas. Les explications officielles ou scientifiques établies par les pouvoirs publics et relayées par les grands médias d’informations seront structurellement discréditées.

La démarche de la théorie du complot cherche à adosser à des faits avérés un responsable selon une logique souvent uni-causale de narration. Elle se différencie en cela de la démarche historique qui induit une multi-causalité.

Sommaire

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_compThéories du complot : notre société est-elle devenue parano ? Par Claudie Bert – Document ‘Sciences Humaines’ – Non daté précisément ; probablement en 2016 car de nombreux commentaires ont été émis à partir de ce moment-là)/Attentat fomenté par les services secrets, coup monté des medias, manigance des « ennemis de l’islam »… Le 7 janvier 2015, les théories conspirationnistes censées élucider l’attentat contre Charlie Hebdo n’ont mis que quelques heures à se répandre sur internet. Consulter une photo - Comment reconnaître et lutter contre ces explications fantasques ?Le 7 janvier 2015, deux hommes, Chérif et Saïd Kouachi, pénètrent dans les locaux parisiens du journal satirique Charlie Hebdo où ils assassinent froidement onze personnes, parmi lesquelles les dessinateurs Cabu, Charb, Wolinsky, Honoré et Tignous. Ils prennent ensuite la fuite à bord d’une Citroën C3 noire, rapidemment abandonnée rue de Meaux, dans le 19e arrondissement. Dans certaines vidéos prises juste après l’attaque, la voiture utilisée par les frères Kouachi semblent être dotée de rétroviseurs blancs. Or, sur les photos du véhicule retrouvé quelques minutes plus tard, les rétroviseurs sont de couleur noire. Une banale histoire de réverbération de la lumière. Mais il n’en faut pas plus à certains internautes pour affirmer que la voiture utilisée par les assaillant n’est pas la même que celle de la rue de Meaux. La découverte d’une carte d’identité à l’intérieur de cette dernière renforce alors cette idée d’un second véhicule, au sein duquel des preuves factices auraient été deposées par les services secrets pour faire accuser à tort les frères Kouachi.D’autres théories du complot plus ou moins loufoques – par exemple le trajet emprunté par les frères Kouachi dans les rues de Paris reproduirait les frontières de l’État israélien : pour les conspirationnistes, l’authentique signature d’un complot juif – n’ont cessé de circuler dans les jours qui ont suivi. Certains politiques comme Jean-Marie Le Pen s’en sont d’ailleurs faits le relais.Qu’est-ce qu’une théorie du complot ?Ainsi va le monde : il ne se produit pas un événement violent, ou même dramatique, sans que des voix s’élèvent ici ou là pour dénoncer l’existence d’un improbable complot. 
Ce genre de rumeur appartient au genre « théorie du complot ». L’expression, selon Pierre-André Taguieff (1), est malheureuse. Elle donne en effet à penser que les complots n’existent jamais, ce qui est évidemment faux. Aussi le sociologue préfère-t-il parler de « mentalité complotiste ». Ce qui la caractérise, c’est la tendance à attribuer tout événement dramatique à un complot ourdi en secret par un individu ou un groupe plus ou moins important. 
Ce type de raisonnement s’appuie sur quatre principes fondamentaux, sur lesquels les chercheurs s’accordent (2) :
• Rien n’arrive par hasard. Si une personne célèbre meurt dans un accident, cet accident a été provoqué ; si un tremblement de terre a dévasté Haïti en janvier 2010, c’est que les Américains l’ont fait déclencher par une de leurs organisations secrètes, la HAARP.
• Tout ce qui arrive est le résultat de volontés cachées. Selon un message publié sur le Net, le 22 avril 2012, «  Mohammed Merah était un agent secret qui a été sacrifié afin que Nicolas Sarkozy soit réélu  ».
• Rien n’est tel qu’il paraît être. Des chefs d’État annoncent ce qu’ils ont décidé ? Illusion : ils ont l’air de gouverner, mais les décisions sont prises par d’autres (les banquiers, les francs-maçons…) qui tirent les ficelles de ces marionnettes.
• Tout est lié, mais de façon occulte. Au début des années 1950, le sénateur Joseph McCarthy a réussi à faire partager à un grand nombre d’Américains son obsession anticommuniste, qui le poussait à voir partout un complot communiste contre le peuple américain. Même la fluorisation de l’eau a été présentée comme faisant partie de ce complot pour affaiblir le peuple. 
À ces quatre principes de base, on peut en ajouter un cinquième, d’apparition plus récente : « Tout doit être minutieusement passé au crible de la critique. » Une méthode qu’appliquent les conspirationnistes contemporains : dans leurs livres, sur leurs sites Internet, ils accumulent les preuves des complots qu’ils dénoncent. Mais leur démarche, qu’ils qualifient de scientifique, souffre d’un vice fondamental : le complot dénoncé est posé comme un fait certain que la collecte de preuves ne sert qu’à étayer. Les faits qui ne cadrent pas avec la thèse énoncée sont ignorés, ceux qui la contredisent sont niés, les autres sont interprétés dans le sens voulu. Photo d’époque - Le sénateur Joseph McCarthy (debout à droite) interrogeant en 1954 Joseph N. Welch (à gauche), haut conseiller de l’armée américaine soupçonné d’activités communistes.

Les principales explicationsÉvidemment, il existe de vrais complots. Ce qu’il s’agit d’expliquer, c’est pourquoi les conspirationnistes n’envisagent l’histoire que sous cette forme, en déniant tout rôle au hasard, à l’erreur humaine et à l’évidence des faits. 
L’une des premières explications consiste à dire que la vision complotiste est utile car elle protège de l’angoisse. Dans un monde soumis à un flux toujours croissant d’informations complexes, soumis à l’incertitude, l’univers du complotiste a le mérite d’être simple : chacun des événements ou phénomènes fâcheux que l’on dénonce – la guerre, le chômage, la pauvreté, l’assassinat d’une personnalité, un attentat – a une cause unique : l’action volontaire d’un groupe, dénoncé comme l’incarnation du mal. C’est ainsi que, selon Norman Cohn, «  la forme première de lantisémitisme fut lantisémitisme démonologique, cest-à-dire lidée que le judaïsme est une organisation conspirative, placée au service du mal, (…) complotant sans trêve la ruine du genre humain  ».
Une vision du monde simple, donc facile à expliquer et à comprendre – ce qui en fait l’attrait, non seulement pour les inventeurs de ces complots, mais pour leur public. Les masses modernes, selon Hannah Arendt, sont avides d’idéologie, d’une vision du monde qui explique tout, ou encore, comme l’observe le sociologue Gérald Bronner, elles aiment que la réalité leur soit contée comme une bonne histoire, où des faits, même disparates, sont unifiés par un récit aboutissant à une conclusion apparemment logique.
En se donnant le rôle de dénonciateur de complots, le conspirationniste se donne une vision flatteuse de lui-même : lui, il ne croit pas tout ce qu’on lui dit, il voit la vérité cachée derrière les apparences ; en révélant ce qu’il a découvert, il rend service à la collectivité.
Certains chercheurs, en psychologie sociale, se sont également interrogés sur la personnalité des adeptes des théories du complot : retrouve-t-on les mêmes traits de caractère chez tous ? La parenté entre les raisonnements des paranoïaques et ceux des conspirationnistes est fréquemment relevée : même caractère obsessionnel, même acharnement à trouver des preuves, même aveuglement aux failles de leur argumentaire. Richard Hofstadter, dans un livre très remarqué, a ainsi dénoncé, en 1964, le style paranoïde aux États-Unis. Il relève chez les conspirationnistes des exemples de ce mécanisme de projection auquel Sigmund Freud attribuait la paranoïa : ainsi, dit-il, la John Birch Society, farouche ennemie du communisme, en imite la structure en cellules et les méthodes de guerre idéologique.
Deux psychologues suisses ont quant à eux effectué une recherche sur 198 étudiants (3). Ils ont d’abord testé leur adhésion à huit théories du complot en vogue – l’assassinat de Kennedy, le 11 septembre, la fabrication en laboratoire du virus du sida… Puis ils ont évalué, à l’aide de questionnaires, une série de traits de personnalité et cherché lesquels étaient le plus en corrélation avec une forte adhésion aux thèses complotistes. 
Deux traits sont présents dans tous les cas : la méfiance et l’anomie, c’est-à-dire le sentiment de ne pas pouvoir contrôler le monde environnant et sa propre vie. Ensuite, ils ont comparé deux sous-groupes : l’un formé de sujets qui croient surtout à des complots ourdis par des minorités (Al-Qaïda, Juifs…) ; l’autre, qu’ils ont appelé « système », dans lequel le complot est attribué à des gens en position de pouvoir (la CIA, les laboratoires…). Ils ont constaté que, si la méfiance et la peur du monde existent chez tous, le groupe « minorités » se distingue par son conservatisme social, et le groupe « système », par son irrationalité, c’est-à-dire son adhésion à des croyances ésotériques. Y a-t-il des différences de motivation, de personnalité entre les conspirationnistes et les gens qui, sans imaginer de complots eux-mêmes, croient facilement à ceux qu’on leur dénonce ? De degré plutôt que de nature, semble-t-il. D’après plusieurs études récentes, celui qui croit à un complot croit souvent en plusieurs complots, et se dit disposé à dénoncer des complots lui-même. Ses principaux motifs d’adhésion à ces théories sont la séduction exercée par une vision du monde simple, cohérente, divisant le monde en bien et mal, identifiant clairement la source du mal et permettant ainsi de lutter contre lui. Viennent ensuite le sentiment valorisant d’être un initié, de ne pas être un idiot succombant à toutes les formes de lavage de cerveau. 

Photo d’époque - New York le 11 septembre 2001, juste avant le crash du second avion sur l’une des tours jumelles.

Pourquoi on y croit si facilementLe progrès de l’instruction semble assez impuissant à lutter contre l’attrait des théories du complot les plus extravagantes. G. Bronner, auteur de La Démocratie des crédules (2013), cite diverses études montrant que ni les terroristes convaincus, ni les membres de groupes sectaires ou délirants ne sont dépourvus d’éducation supérieure. La sensibilité au paranormal, à l’homéopathie, à l’astrologie et aux légendes urbaines est plus forte chez les gens ayant un niveau d’études élevé que chez les moins instruits. L’attentat du 11 septembre 2001 a fait l’objet d’enquêtes d’opinion. Aux États-Unis, 49 % des habitants de New York, qui ne sont pas les moins diplômés du pays, affirment que le gouvernement américain savait ce qui allait arriver et s’est consciemment abstenu d’agir…Ces opinions pour le moins vaporeuses peuvent s’expliquer. L’instruction accroît la curiosité et l’ouverture d’esprit. 
Prenons l’exemple de l’astronomie : après des siècles passés à penser que le Soleil tournait autour de la Terre, certains astronomes ont découvert que c’était la Terre qui tournait autour du Soleil. Puis on a montré que le Soleil, la Terre et les autres planètes faisaient partie d’une galaxie, et que celle-ci était une parmi des millions pareillement structurées. Du coup, la possibilité qu’il y ait d’autres êtres intelligents dans l’Univers a été prise au sérieux. On peut comprendre que des gens en viennent à admettre que des extraterrestres débarquent chez nous en secret… Bref, plus on croit que tout est possible, plus on est prêt à l’admettre.
Quant au développement formidable des technologies de l’information, on pourrait penser qu’il allait aider à hiérarchiser les savoirs. Il n’en est rien car les médias se donnent de moins en moins de temps pour vérifier l’information, et se trouvent des raisons commerciales pour ne pas le faire. Internet figure au premier rang des accusés de désinformation. La matière y est abondante, mais très mal hiérarchisée. G. Bronner le montre par l’exemple. Il consulte Internet à propos de deux événements marquants : la mort de Lady Diana et le tremblement de terre de Haïti en 2010. La première fois, il interroge le Web sans mentionner le mot « complot ». La seconde fois en introduisant ce mot dans sa recherche. Résultat : sans la mention « complot », sur les 30 premiers sites proposés par son moteur de recherche, deux mentionnent un complot possible dans le cas de Lady Di, zéro pour Haïti. Avec le mot « complot », 20 sites sur 30 présentent une thèse complotiste dans le cas de Lady Di, 15 sur 30 dans le cas de Haïti. Tout dépend donc de la manière dont on formule la question…
G. Bronner montre aussi, chiffres à l’appui, que lorsque science et parascience sont en concurrence à propos d’un phénomène, les sites consacrés à la thèse paranormale sont les plus abondants. Cela tient, selon lui, à ce que les adeptes de révélations inattendues sont les plus motivés et multiplient les publications iconoclastes. Un scientifique, s’il a pris la peine de dénoncer une seule fois l’astrologie ou la mémoire de l’eau, juge en avoir déjà assez fait et retourne sobrement à ses études. Il a moins de temps à perdre…Sont-elles nuisibles ?Les propos complotistes peuvent être inoffensifs. Vous assistez à un dîner. La conversation est languissante. Quelqu’un évoque l’horreur du 11 septembre, tout le monde opine, et c’est tout. Vous prenez alors un air mystérieux et vous dites : «  Les choses ne sont pas ce quil paraît  : on a de bonnes raisons de croire que ce sont la CIA et le Mossad qui ont détruit les tours.  » Certains acquiescent et fournissent des détails supplémentaires, d’autres protestent, d’autres encore évoquent de précédents complots qui sont sûrement l’œuvre de la CIA. Tous rentrent chez eux contents de l’intelligence dont ils ont fait preuve, et la CIA ne s’en portera pas plus mal.
S’il ne s’agissait que de cela, on pourrait, en effet, laisser courir les rumeurs. Mais elles sont loin d’être inoffensives. Tout d’abord, elles peuvent tuer : au Moyen Âge, on ne s’est pas contenté d’imputer des complots aux lépreux et aux Juifs, on en a tué des milliers. De nos jours, la croyance dans le « complot des Juifs » a sûrement servi d’autojustification à des auxiliaires d’Adolf Hitler. Plus généralement, taxer de complot telle ou telle minorité conduit à sa stigmatisation et contrarie ses efforts pour s’intégrer à la communauté nationale. Les rumeurs dénonçant le danger de tel ou tel vaccin suite à un complot entre laboratoires et gouvernements ont eu pour conséquence une couverture vaccinale insuffisante, à cause de laquelle des maladies comme la rougeole ou la polio ressurgissent.
Le conspirationniste, lui-même, est victime de ses croyances. Intellectuellement, elles altèrent ses facultés de jugement ; socialement, sa méfiance généralisée lui vaut d’avoir peu d’amis. Le complotisme est nuisible à la santé : aux États-Unis, des études ont montré une corrélation entre mortalité et niveau d’hostilité.Comment lutter ?De l’avis général, il est difficile de lutter contre les rumeurs de complots. Ainsi P.‑A. Taguieff écrit en conclusion : «  Comment des individus dont les jugements sont prédéterminés par des schémas mentaux rigides peuvent-ils acquérir la capacité (…) de changer d’opinion  ? La réponse pessimiste est quil est souvent trop tard.  » Surtout lorsque le conspirationniste s’est exprimé publiquement, que ses idées l’ont rendu célèbre, comme c’est le cas pour nombre de négationnistes. Il est cependant possible de s’attaquer à une rumeur, avec l’espoir que les auditeurs de cette réfutation seront impressionnés. Selon un groupe de chercheurs australiens et américains, les meilleures méthodes sont les suivantes (4).
• Éviter de répéter les arguments que l’on veut combattre : on les fixe en mémoire.
• N’énoncer que les arguments que l’on veut faire valoir, et les répéter.
• Utiliser peu d’arguments, les énoncer avec force, mais dans un langage simple.
• Essayer de discréditer les sources de la fausse croyance.
• Essayer d’identifier la vision du monde dans laquelle se situe la croyance de vos interlocuteurs, et de s’y situer ; si on l’attaque de front, on n’a aucune chance. Par exemple, si des partisans de l’écologie sont convaincus de la nocivité des nanotechnologies, on insistera sur leurs utilisations dans la protection de l’environnement.
• Préserver l’estime de soi des auditeurs. S’ils ont l’impression qu’on les considère comme des imbéciles crédules, ils n’écouteront plus rien ! Les faire parler de leurs valeurs, dialoguer avec eux à ce sujet.
Il est une stratégie préventive qui recueille l’assentiment général : développer l’esprit critique. Malheureusement, tous s’accordent pour dire qu’il faut le faire dès l’enfance pour avoir des chances de succès… Il ne s’agit pas seulement, en effet, d’apprendre à distinguer le vrai du faux, mais aussi d’acquérir assez de flexibilité d’esprit pour arriver à changer d’opinion sans problème, pour reconnaître ses erreurs sans en faire un drame. Vaste programme… Plus le mensonge est gros, plus il marche En 2002, l’activiste Thierry Meyssan publie un ouvrage dans lequel il prétend démontrer qu’aucun avion n’est tombé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. Argument principal : sur la photo de la façade du Pentagone, on voit bien un trou, mais trop petit pour qu’un avion s’y engouffre, et pas de carcasse sur la pelouse. Conclusion de T. Meyssan : il n’y a pas eu d’avion, mais un missile balistique tiré sur l’ordre du gouvernement américain. 
La même année paraît un petit livre écrit par deux journalistes, Jean Guisnel et Guillaume Dasquié, intitulé L’Effroyable Mensonge, qui réfute point par point les allégations de T. Meyssan. Voici ce qu’ils répondent : l’avion n’est pas tombé comme une pierre, mais a percuté le mur de plein fouet. En pareil cas, il s’enfonce et poursuit sa course sur une certaine distance. Les ailes se rompent et se plaquent contre la paroi, pénétrant avec la carcasse. C’est pourquoi le trou est relativement petit. 
T. Meyssan ne cite que deux témoins qui disent avoir vu l’avion… Et les récuse aussitôt : ils sont au service du gouvernement, donc ils disent ce qu’on leur a demandé de dire.
J. Guisnel et G. Dasquié, eux, ont retrouvé 18 témoins parmi les centaines de passants, automobilistes, habitants des immeubles voisins qui ont tout vu. Ils en citent un, à titre d’exemple, qui est formel : il a vu cet avion, il a même reconnu le logo de la compagnie. Il ne travaille pas pour le gouvernement et, chose curieuse, pas un seul témoin n’a vu de prétendu missile.
Toutes les preuves fournies par T. Meyssan sont de cette espèce bizarre. Pourtant, son livre connaîtra un succès planétaire, tandis que celui de J. Guisnel et G. Dasquié restera confidentiel…Claudie BertBrève histoire du complotisme Si les bases de la pensée conspirationniste ne changent guère, il en va différemment pour la nature des complots et des comploteurs dénoncés : ceux-ci ont varié au fil des siècles.
Les premières accusations visant un groupe datent du Moyen Âge : dans les années 1300, les lépreux et les Juifs ont été accusés, d’abord d’empoisonner les puits, puis de propager la peste noire pour faire mourir des chrétiens. Il s’agit là de « microcomplots », pour reprendre l’expression de Pierre-André Taguieff – des complots prétendument élaborés par de petites communautés locales. À partir de la Révolution, on verra apparaître des « mégacomplots », dans lesquels des instances puissantes (les francs-maçons, des ploutocrates, les communistes) complotent contre les pauvres, les élites dirigeantes ou les musulmans. 
Les conspirations imaginaires sont liées à l’histoire politique, économique et sociale. La montée en puissance du capitalisme conduit à une vision complotiste de la finance internationale. La guerre froide motive la dénonciation de machinations ourdies par ou contre les pays communistes. Le sociologue Luc Boltanski souligne le lien entre l’apparition des romans d’espionnage et la diversification des rôles attribués à l’État. Dans ces romans, l’État apparaît comme fragilisé par des complots ourdis par deux sortes d’ennemis. Les uns sont extérieurs, mais si bien dissimulés qu’il faut le concours du héros pour les découvrir, comme dans Les 39 marches (5). D’autres sont intérieurs, fomentés par des membres de l’élite intellectuelle qui trahissent ou manipulent l’État, comme dans les romans de John Le Carré. Avec le XXe siècle est née la plus durable des légendes complotistes : celle des Protocoles des sages de Sion. Cet ouvrage décrit un « complot » de sages juifs pour dominer le monde, mais on découvre en 1921 que la police du tsar l’a commandé à un faussaire.
De l’État …aux laboratoires Pour les historiens, il est devenu une figure emblématique de la falsification, mais il continue d’être présenté comme le récit d’un vrai complot, notamment dans certains pays musulmans.
Cette vogue, toujours actuelle, de livres et films d’espionnage a eu pour effet de contribuer à saper la confiance des citoyens dans les gouvernements. On verra donc les dirigeants américains accusés d’avoir organisé l’attentat du 11 septembre 2001, puis celui du marathon de Boston le 15 avril 2013.
La vogue du fantastique moderne alimente la croyance en une autre sorte de complot : des extraterrestres auraient pris forme humaine et vivraient parmi nous, avec la complicité d’humains influents ; tout paraît normal, mais «  la vérité est ailleurs  », selon le slogan de la série télévisée X-Files. Selon un fantasme encore plus ancien, le monde serait dominé par des sectes assez puissantes pour ourdir leurs complots dans l’ombre, tels les Illuminati et les membres du Prieuré de Sion, dénoncés par Dan Brown (6).
Enfin, le culte du naturel a suscité la méfiance envers tout ce qui est chimique, et mis sur la sellette une autre sorte de comploteurs : les laboratoires pharmaceutiques, qui auraient fabriqué le sida à la demande de puissances occultes cherchant à dépeupler le tiers-monde.Claudie BertThéories du complot : tous paranos ?- Bibliographie Les Origines du totalitarisme
Hannah Arendt, 1951, rééd. Gallimard, 2002.

Énigmes et complots
Une enquête à propos d’enquêtes

Luc Boltanski, Gallimard, 2012. 

La Démocratie des crédules
Gérald Bronner, Puf, 2013.Histoire d’un mythe
La «  conspiration  » juive et les protocoles des sages de Sion
Norman Cohn, 1967, rééd. Gallimard, coll. « Folio », 1992.Le bêtisier du sociologue
Nathalie Heinich, Klincksieck, 2009. 

Le style paranoïaque
Théories du complot et droite radicale en Amérique
Richard Hofstadter, trad. fr. François Bourin, 2012.La société ouverte et ses ennemis
Karl Popper, 1945, trad. fr. Seuil, 1979.Court traité de complotologie
Pierre-André Taguieff, Mille et une nuits, 2013.Mots-clés : information contrôle technologies de l’information et de la communication nouvelles technologies sociologie paranoïa psychologie sociale théorie du complotNotes1. Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Mille et une nuits, 2013.2. Op. cit.3. Pascal Wagner-Egger et Adrian Bangerter, « La vérité est ailleurs : corrélats de l’adhésion aux théories du complot », Revue internationale de psychologie sociale, t. XX, n° 4, 2007.4. Stephan Lewandowsky et al., « Misinformation and its correction. Continued influence and successful debiaising », Psychological Science in the Public Interest, vol. XIII, n° 3, 2012.5. John Buchan, Les 39 Marches, 1915, rééd. Omnibus, 2011.6. Dan Brown, Anges et Démons, Lattès, 2005, et Da Vinci Code, Lattès, 2004.|
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