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Écoutez les agriculteurs et les éleveurs - Message de Ronnie Cummins, directeur international de l’’Organic Consumers Association’

Traduction et compléments de Jacques Hallard

lundi 30 septembre 2019, par Cummins Ronnie


ISIAS Agriculture Alimentation Etats-Unis

Écoutez les agriculteurs et les éleveurs - Message de Ronnie Cummins, directeur international de l’’Organic Consumers Association’ 25/09/19

Annexe sur la crise alimentaire mondiale

Chers supporters,
« Si vous voulez savoir à quoi ressemblent la créativité et le courage en Amérique, parlez à un agriculteur. . . il est temps de les écouter quand ils nous disent que le moment est venu de faire preuve de créativité, de courage et d’action », selon le représentant démocrate des Etats-Unis Jim McGovern, lors du lancement de la conférence de presse américaine de ‘Farmers and Ranchers’ pour un ‘Green New Deal’, 18 septembre , 2019.

[James Patrick McGovern dit Jim McGovern, « né le 20 novembre 1959 à Worcester (Massachusetts), est un homme politique américain, représentant démocrate du Massachusetts à la Chambre des représentants des États-Unis depuis 1997… »]

D’après Wikipédia, « Le Green New Deal (« Nouvelle donne verte » en français) est le nom donné au projet d’un vaste plan d’investissement dans les énergies décarbonées visant à stopper le réchauffement climatique, tout en promouvant la justice sociale. Poussé par les verts européens à la fin des années 2000, il est depuis 2018 repris par l’aile écologiste des Démocrates américains. Le nom est inspiré du New Deal (« Nouvelle donne ») lancé en 1933 par le président américain Franklin Delano Roosevelt pour sortir les États-Unis de la Grande Dépression. En Europe, le mouvement transnational du Printemps Européen de Benoit Hamon ou Yanis Varoufakis, ont porté ce projet dans le cadre des Élections Européennes de 2019 ».

« Plus largement, le mouvement Green New Deal For Europe (Un Green New Deal pour l’Europe) porte le projet d’un Green New Deal à l’échelle Européenne. Il entend fournir aux institutions de l’Union, en particulier à la Banque Européenne d’Investissement, un cadre économique, technique et légal pour la conduite d’investissements importants dans des infrastructures stratégiques et des activités économiques ayant un impact conséquent dans la lutte contre le changement climatique et la gestion de ses conséquences ».

« En plus de répondre aux exigences du changement climatique, et de la préservation des écosystèmes, le Green New Deal for Europe, propose des solutions pour orienter ces investissements de telle sorte qu’ils aient des retombées importantes et réelles dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la sécurité, de l’éducation, du coût de la vie, de la justice sociale, des servies publiques, etc… »

« Le ‘Green New Deal’ est porté par de nombreuses ONG (Organisations Non Gouvernementales). Aux États-Unis, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez en a fait son cheval de bataille, plaidant pour que les États-Unis passent d’ici 2030 à un réseau électrique fonctionnant à 100 % grâce aux énergies renouvelables, pour ainsi mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles. Selon elle, le gouvernement fédéral doit investir dans la construction à grande échelle d’infrastructures vertes1… » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Green_New_Deal ].

[D’après Wikipédia, « Alexandria Ocasio-Cortez (en espagnol : /alexanˈdɾia ɔˈkasjɔ koɾˈtes/2, en anglais : /æləɡˈzændɹiə oʊˌkɑsioʊ kɔɹˈtɛz/3), née le 13 octobre 1989 à NewYork, est une femme politique américaine. Elle est élue le 6 novembre 2018 représentante du 14e district de New York à la Chambre des représentants des États-Unis, devenant la plus jeune candidate jamais élue au Congrès américain. Elle se revendique du socialisme démocratique dans la lignée de Bernie Sanders… » - Photo - A lire en totalité sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandria_Ocasio-Cortez

Voir aussi : Etats-Unis : quatre choses à savoir sur Alexandria Ocasio-Cortez, la nouvelle élue qui va faire bouger le Congrès – « Elle représente désormais au Congrès la 14e circonscription de New York. Mais qui est cette nouvelle venue en politique ? Franceinfo revient sur quelques éléments de sa carrière… » - Valentine Pasquesoone Camille Adaoust France Télévisions - Mis à jour le 03/01/2019 | 13:19
publié le 07/11/2018 | 12:41 – A lire ici : https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/midterms-2018/etats-unis-quatre-choses-a-savoir-sur-alexandria-ocasio-cortez-la-nouvelle-elue-qui-va-faire-bouger-le-congres_3020607.html ].

Suite de la traduction du message de Ronnie Cummins en date du 25 septembre 2019 - Le mois dernier, un rapport des Nations Unies rédigé par plus de 100 experts de 52 pays a mis en garde contre une crise alimentaire mondiale si nous ne nous dépêchons pas de lutter contre le réchauffement climatique en mettant fin à l’exploitation des ressources en terres cultivables et en eaux sur la planète Terre.

[Voir in fine notre Annexe sur la crise alimentaire mondiale ].

La solution, selon les experts ? Changer la façon dont nous produisons de la nourriture et gérons les terres cultivables.

Mais comment fait-on cela ? Lorsque les plus grands exploiteurs de nos ressources - les agro-industries et les géants de la chimie - ont accès à un gouffre financier sans fin qu’ils peuvent utiliser pour influencer les rédacteurs de nos politiques alimentaires et agricoles ?

Nous le faisons en construisant un groupe de pression local trop puissant pour être ignoré. Et nous le faisons en plaçant les agriculteurs et les éleveurs prêts à produire de la nourriture et à gérer les terres de manière régénérative « dans le siège du conducteur » [Peut-être une allusion à The Driver’s Seat’ (novel) ? - From Wikipedia, the free encyclopedia].

Aidez-nous à poursuivre sur notre lancée. Votre don d’aujourd’hui contribuera à l’alimentation d’une coalition nationale d’agriculteurs et d’éleveurs américains qui se battront pour un système d’alimentation et d’agriculture plus sain. FAIRE UN DON

La semaine dernière, cinq membres du Congrès, ainsi que plusieurs agriculteurs et membres de ‘Regeneration International’, du ‘Sunrise Movement’, de l’Organic Consumers Association et d’autres organisations d’agriculteurs et d’éleveurs se sont présentés devant le Capitole des États-Unis pour annoncer la formation de la coalition nationale aux États-Unis réunissant des agriculteurs et des éleveurs pour un ‘Green New Deal’.

Plus tôt dans la journée, nous avons remis une lettre, signée par plus de 525 agriculteurs et éleveurs individuels, et environ 50 organisations représentant plus de 10.000 agriculteurs et éleveurs, demandant au Congrès de soutenir un ‘Green New Deal’ pour les agriculteurs et les éleveurs.

La conférence de presse à Washington, DC n’était qu’un début. Maintenant le travail commence. Aidez-nous à poursuivre sur notre lancée. Votre don d’aujourd’hui contribuera à l’alimentation d’une coalition nationale d’agriculteurs et d’éleveurs américains qui se battront pour un système d’alimentation et d’agriculture plus sain.
FAIRE UN DON

Appelez ces agriculteurs régénérateurs, biologiques, biodynamiques, agroécologiques. . . Quelles que soient les pratiques spécifiques utilisées pour restaurer la santé des sols, garder notre eau propre, construire des systèmes alimentaires locaux solides et produire des aliments riches en nutriments et sans résidus de pesticides, ce sont des agriculteurs qui se soucient de la terre, de l’eau et des animaux qu’ils gèrent ssur le terrain. Ces agriculteurs et ces éleveurs ne cherchent pas à distribuer des documents. Ils veulent juste que le Congrès arrête de dépenser des milliards de dollars pour subventionner les entreprises qui polluent l’environnement et produisent des aliments contaminés.

Ils veulent des règles du jeu équitables.

Dans les mois et les années à venir, les agriculteurs et les éleveurs de cette coalition formeront un bureau de conférenciers. Ils se disperseront dans leurs communautés locales, où ils parleront aux consommateurs, à d’autres agriculteurs, aux législateurs locaux et provinciaux. Ils établiront des alliances puissantes avec des organisations de justice environnementale, sociale et économique. Ils inviteront les membres du Congrès dans leurs fermes et leurs ranchs pour voir par eux-mêmes comment l’agriculture et le pâturage régénérateurs, restaurent les habitats fauniques et construisent des sols sains qui stockent le carbone, capturant et conservant les précieuses précipitations.
Et ils se rendront à Washington pour tenir des audiences sur ‘Capitol Hill’, pour rencontrer personnellement des membres du Congrès, pour faire pression afin que les lois les incitent à être de bons intendants de la terre, tout en leur permettant de vivre décemment du fruit de leur travail.

Et chaque loi sur laquelle les agriculteurs et les éleveurs feront pression, sera une loi qui vous sera bénéfique comme consommateurs. Si vous accordez de l’importance à la qualité de l’air, de l’eau et à des aliments sains, si vous tenez à l’environnement, à la justice sociale et économique, ces agriculteurs et ces éleveurs travailleront pour vous.

Mais ils auront besoin de votre aide. Aidez-nous à poursuivre sur notre lancée. Votre don d’aujourd’hui contribuera à alimenter une coalition nationale d’agriculteurs et d’éleveurs américains qui se battront pour un système d’alimentation et d’agriculture plus sain. FAIRE UN DON

Je vous en remercie ! Signé : Ronnie Cummins directeur international de l’’Organic Consumers Association’ - Ronnie Cummins (@ronnie_cummins)-Photo - Image

P.S. Les agriculteurs et les éleveurs comptent déjà parmi les travailleurs les plus assidus du pays. Ils sont prêts à travailler encore plus fort. Mais ils ont besoin de votre aide. S’il vous plaît, soutenez le travail de cette précieuse coalition en faisant un don généreux aujourd’hui. ‘Organic Consumers Association’ est une organisation à but non lucratif, exempte d’impôt, au sens de l’article 501 (c) (3) de l’Internal Revenue Code. Tous les dons de bienfaisance sont déductibles dans toute la mesure permise par la loi.
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Annexe sur la crise alimentaire mondiale

820 millions de personnes souffrent de la faim, selon un nouveau rapport de l’ONU  15 juillet 2019 - Photo - FAO/Manan Vatsyayana : Les enfants de l’école primaire Ban Bor du district de Xay, en République démocratique populaire lao, prennent leurs repas à. (14 mai 2019) - Santé

Après une décennie de progrès dans la réduction de la faim, cette dernière a lentement augmenté au cours des trois dernières années, indique l’ONU dans un rapport publié lundi. 820 millions de personnes - soit une personne sur neuf dans le monde - souffrent de la faim aujourd’hui.

Cette tendance souligne l’immense défi que pose la réalisation de l’Objectif de la faim zéro des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, estime le rapport sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019.

Lancé à New York en marge du Forum politique de haut niveau développement durable - la principale plate-forme des Nations Unies qui assure le suivi des mesures prises par les États pour donner suite aux ODD - le rapport ventile les statistiques par région et montre que la faim a augmenté de près de 20% en Afrique, un continent qui connait également la prévalence la plus élevée de sous-alimentation.

Bien que la prévalence de la faim en Amérique latine et dans les Caraïbes soit encore inférieure à 7%, elle augmente lentement. Et en Asie, la sous-alimentation touche 11% de la population. Bien que l’Asie du Sud ait enregistré de grands progrès au cours des cinq dernières années, elle demeure la sous-région où la prévalence de la sous-alimentation est la plus élevée.

Les mesures que nous prenons pour contrecarrer ces tendances préoccupantes doivent être plus audacieuses – chefs de la FAO, du PAM, du FIDA, de l’UNICEF et de l’OMS

« Les mesures que nous prenons pour contrecarrer ces tendances préoccupantes doivent être plus audacieuses, non seulement par leur ampleur, mais aussi en termes de collaboration multisectorielle », insistent dans leur avant-propos commun au rapport, les dirigeants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La faim s’aggrave dans de nombreux pays où la croissance économique accuse un retard, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et ceux qui dépendent fortement du commerce international des produits de base.

Le rapport annuel des agences onusiennes montre également que les inégalités des revenus augmentent dans de nombreux pays où la faim est en hausse, ce qui rend encore plus difficile pour les pauvres, les personnes vulnérables ou marginalisées de faire face aux ralentissements et aux crises économiques.

« Nous devons encourager une transformation structurelle favorable aux pauvres et inclusive, qui soit axée sur les personnes et qui place les communautés au centre des préoccupations, pour réduire les vulnérabilités économiques et être en mesure de poursuivre comme prévu notre objectif : éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes », ont déclaré les hauts responsables de l’ONU.

Insécurité alimentaire

Cette année, le rapport porte un regard plus large sur l’impact de l’insécurité alimentaire - au-delà de la faim.

Il introduit, pour la première fois, un deuxième indicateur de suivi des ODD, la cible 2.1 sur la prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave, qui montre que 17,2 % de la population mondiale, soit 1,3 milliard de personnes, n’ont pas un accès régulier à une « nourriture nutritive et suffisante ». « Même s’ils ne souffrent pas nécessairement de la faim, ils sont plus exposés à diverses formes de malnutrition et de mauvaise santé », indique le rapport.

La combinaison de niveaux modérés et graves d’insécurité alimentaire porte l’estimation à environ deux milliards le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire sur tous les continents. Les femmes sont légèrement plus exposées que les hommes.

En ce qui concerne les enfants, le rapport révèle que depuis 2012, aucun progrès n’a été réalisé dans la réduction de l’insuffisance pondérale à la naissance. Si le nombre d’enfants de moins de cinq ans atteints d’un retard de croissance a diminué de 10 % au cours des six dernières années dans le monde, le rythme des progrès est trop lent pour atteindre l’objectif de réduire de moitié le nombre de filles et garçons souffrant de ce retard en 2030.

En outre, la surcharge pondérale et l’obésité continuent d’augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d’âge scolaire et les adultes.

L’inégalité des revenus augmente la probabilité d’une grave insécurité alimentaire selon un rapport de l’ONU

Pour préserver la sécurité alimentaire et la nutrition, le rapport souligne l’importance de mettre en oeuvre des politiques économiques et sociales pour contrer les effets des cycles économiques défavorables lorsqu’ils surviennent, tout en évitant de réduire les services essentiels.

Le document soutient que le rythme inégal de la reprise économique « mine les efforts visant éliminer la faim et la malnutrition, la faim augmentant dans de nombreux pays où l’économie s’est ralentie ou contractée », principalement dans les pays à revenu intermédiaire.

En outre, les ralentissements économiques sapent de manière disproportionnée la sécurité alimentaire et la nutrition là où les inégalités sont les plus grandes.

« L’inégalité des revenus accroît la probabilité d’une grave insécurité alimentaire, et cet effet est 20 % plus élevé dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu intermédiaire », indique le rapport.

Le rapport se termine par des orientations sur les politiques à mettre en œuvre à court et à long terme pour préserver la sécurité alimentaire et la nutrition pendant les périodes de crise économique ou pour s’y préparer, par exemple en intégrant les questions de sécurité alimentaire et de nutrition dans les efforts de réduction de la pauvreté par des transformations structurelles favorables aux pauvres et inclusives.

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Source : https://news.un.org/fr/tags/rapport-2019

Rapport mondial 2019 sur les crises alimentaires : plus de 100 millions de personnes dans le monde souffrent encore de faim aigüe – Document ‘fao.org/news/story/fr’

Environ 113 millions de personnes vivant dans 53 pays ont connu une situation d’insécurité alimentaire aigüe en 2018, lors des plus graves crises alimentaires mondiales

Photo - Près des deux tiers des personnes touchées par l’insécurité alimentaire aigüe sont concentrées dans seulement huit pays : Afghanistan, République démocratique du Congo, Ethiopie, Nigéria, Soudan du Sud, Syrie et Yémen.

02 avril 2019, Bruxelles – Selon un rapport présenté aujourd’hui conjointement par l’Union européenne, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, environ 113 millions de personnes vivant dans 53 pays ont connu une situation d’insécurité alimentaire aigüe en 2018, contre 124 millions en 2017.

Neven Mimica, Commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a déclaré : « L’insécurité alimentaire demeure un défi mondial. C’est pourquoi, entre 2014 et 2020, l’UE aura mobilisé près de 9 milliards d’euros pour financer des initiatives dans les domaines de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans plus de 60 pays.

Le Rapport mondial sur les crises alimentaires présenté aujourd’hui souligne la nécessité d’une étroite concertation entre acteurs de l’humanitaire, du développement et de la paix afin de combattre et de prévenir les crises alimentaires. Une concertation renforcée au sein du Réseau mondial contre les crises alimentaires peut déboucher sur des actions de terrain porteuses de changement pour les personnes qui en ont vraiment besoin ».

Christos Stylianides, Commissaire européen en charge de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, a dit pour sa part : « Les crises alimentaires restent un défi mondial nécessitant des efforts communs. L’UE poursuit sa mobilisation pour renforcer l’impact de ses interventions humanitaires. Le budget de l’UE consacré à l’aide humanitaire en matière d’alimentation et de nutrition a atteint son plus haut niveau au cours des trois dernières années, soit un montant total de près de 2 milliards d’euros. Les crises alimentaires deviennent de plus en plus aigües et complexes et nous avons besoin de trouver des solutions novatrices pour les combattre et les prévenir. Le Rapport mondial représente une base pour définir les prochaines étapes à franchir par le Réseau mondial, tout en améliorant nos mécanismes de coordination ».

Principales conclusions du rapport :

  •     113 millions de personnes ont été identifiées en situation de crise alimentaire, soit un chiffre en légère baisse par rapport aux 124 millions de personnes identifiées en 2017. Néanmoins, le nombre de personnes en situation de crise alimentaire à travers le monde reste largement supérieur à 100 millions pour la troisième année consécutive, et le nombre de pays concernés a augmenté. En outre, 143 millions de personnes supplémentaires vivant dans 42 autres pays sont au bord de la famine.
  •     Près des deux tiers des personnes touchées par l’insécurité alimentaire aigüe vivent dans les huit pays suivants : l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Nigéria, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen. Dans 17 pays, le niveau d’insécurité alimentaire aigüe reste inchangé ou a augmenté.
  •     29 millions de personnes supplémentaires souffrent d’insécurité alimentaire aigüe en 2018, en raison du climat et des catastrophes naturelles. Par ailleurs, 13 pays dont la Corée du Nord et le Venezuela, n’ont pas été intégrés dans l’analyse faute de manque de données.
    « Il ressort clairement de ce rapport que, malgré une légère baisse du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aigüe en 2018 - la faim dans sa forme la plus extrême - le chiffre annoncé reste beaucoup trop élevé. Nous devons agir dans le cadre d’une approche globale articulée autour d’un axe humanitaire-développement-paix pour renforcer la résilience des populations touchées et vulnérables. Pour sauver des vies, nous devons également préserver leurs moyens d’existence », a affirmé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

« Pour véritablement éliminer la faim, nous devons nous attaquer aux racines sous-jacentes : les conflits, l’instabilité, l’impact des catastrophes climatiques. L’objectif ‘’Faim Zéro peut être atteint par le soutien à une bonne alimentation et à une bonne éducation des garçons et des filles, par le soutien à une véritable autonomisation des femmes, et par le soutien aux infrastructures rurales. Les programmes destinés à renforcer la résilience et la stabilisation des communautés permettent également de réduire le nombre de personnes souffrant de la faim. Autre chose que les dirigeants mondiaux se doivent de faire : intervenir dès maintenant pour résoudre les conflits », a déclaré David Beasley, Directeur exécutif du PAM.

Les conclusions du rapport appellent résolument à une coopération approfondie associant prévention, préparation et action afin de répondre aux urgences humanitaires et à leurs causes profondes (entre autres : les changements climatiques, les crises économiques, les conflits et les déplacements de populations ou migrations). Par ailleurs, le rapport s’attache à mettre l’accent sur la nécessité d’une gestion plus efficace des crises alimentaires à travers une approche et une action conjointe, humanitaire et pour le développement. Il souligne aussi la nécessité d’un engagement plus ferme en faveur d’un règlement des conflits et d’une paix durable. 

Contexte

Le Rapport mondial est réalisé chaque année par le Réseau mondial contre les crises alimentaires, un groupe d’agences internationales actives dans l’aide humanitaire et l’aide au développement. Cette année, le rapport sera présenté lors d’un événement de haut niveau intitulé « L’alimentation et l’agriculture en temps de crises ». Cet événement, qui commence aujourd’hui à Bruxelles, examinera la mise en œuvre de méthodes et de solutions novatrices pour prévenir et gérer les crises alimentaires, ainsi que celle d’une feuille de route afin de construire une action conjointe dans les années à venir. Pour plus d’informations sur les principales conclusions du rapport, voir la fiche de synthèse du Rapport mondial.

L’insécurité alimentaire aigüe se produit lorsque qu’une personne se trouve dans l’incapacité à combler ses besoins alimentaires et quand la sévérité de la situation menace sa vie ou ses moyens d’existence. C’est un paramètre qui s’appuie sur des mesures internationalement reconnues dans l’analyse de la faim extrême, comme notamment le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) et le Cadre harmonisé.

La faim chronique se produit lorsqu’une personne ne parvient pas, de manière persistante, à se procurer suffisamment de nourriture pour maintenir un mode de vie normal et actif. La dernière édition du rapport de la FAO sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition (publié en septembre 2018) a révélé que 821 millions de personnes souffrent de faim chronique à l’échelle mondiale.

Les partenaires qui ont participé à la production du Rapport mondial sur les crises alimentaires 2019 sont (par ordre alphabétique) : le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), l’Union européenne, le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine (FEWS NET), la FAO, le Groupe de la sécurité alimentaire mondiale, le Groupe de la nutrition mondiale, l’Unité de soutien mondial, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), l’UNICEF, l’USAID et le PAM.

© FAO, 2019 – Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1188066/icode/

Rapport ONU 2019 - Les chocs climatiques et les conflits, premières causes des crises alimentairesMardi 02 avril 2019 à 11:50 • AFP

« Les chocs climatiques et les conflits resteront les premières causes des crises alimentaires dans le monde en 2019, prévient un rapport mondial publié jeudi par plusieurs agences de l’Onu et des bailleurs de fonds internationaux… » - A lire ici : https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-chocs-climatiques-et-les-conflits-premieres-causes-des-crises-alimentaires-202-146874.html

Le GIEC prédit une crise alimentaire mondiale si rien n’est fait De Stephen Leahy - Vendredi 09 août 2019- Document ‘nationalgeographic.fr’

Les effets du changement climatique sur les sols auront pour effet une hausse des prix de l’alimentation et le développement d’une insécurité alimentaire à grande échelle, peut-on lire dans le dernier rapport du GIEC. Cependant, des solutions existent.

Photo - Les plantes de soja sont entourées par les eaux, suite aux inondations survenues près de Wyanet, dans l’Illinois aux Etats-Unis, le mardi 1er juillet 2014. Les conditions climatiques de plus en plus instables menacent les cultures dans les territoires agricoles dénommés ‘greniers à blé’ comme le Midwest des États-Unis, affirme un nouveau rapport de l’ONU. Photographie de Daniel Acker/Bloomberg/Getty

Déjà aujourd’hui, les impacts du changement climatique sur les terres sont tels qu’ils sont sur le point de provoquer la montée en flèche des prix de l’alimentation, ce qui pourrait engendrer une situation d’insécurité alimentaire, comme l’indique le nouveau rapport émis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour saisir toute l’étendue de ce nouveau rapport, il convient d’en rappeler le nom complet : « Rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres » (SRCCL). Dans ses conclusions, il prévient de l’apparition imminente d’une crise alimentaire si les émissions carbone restent incontrôlées, et ce, plus particulièrement dans les régions tropicales et subtropicales. Toujours selon le rapport, la hausse des températures pourrait également réduire la valeur nutritionnelle de certaines cultures et diminuer considérablement leur rendement.

Les événements météorologiques extrêmes ont déjà augmenté en taille comme en intensité et sont en partie responsables d’une hausse des prix ces dernières années, atteste Cynthia Rosenzweig, auteure principale chargée de la coordination du rapport spécial du GIEC et climatologue au ‘Goddard Institute for Space Studies’ de la NASA.

Les inondations majeures survenues dans le Midwest des États-Unis cette année ont grandement retardé l’ensemencement des cultures de soja et de maïs, réduisant donc au passage leur rendement potentiel. Les sécheresses ont fait se faner prématurément les champs de riz en Thaïlande et en Indonésie, alors qu’en Inde, ce sont les plantations de canne à sucre et les cultures de plantes oléagineuses qui ont littéralement brûlé sous l’effet d’une chaleur excessive.

En Europe cet été, les vagues de chaleur, d’une intensité record, ont affecté de nombreuses cultures, touchant notamment la production vinicole française avec une baisse annoncée de 13 %.

« Le risque d’insuffisance des régions considérées comme ‘greniers à blé’ est également à la hausse, » indiquait Rosenzweig lors d’une conférence de presse tenue à Genève.

L’expression greniers à blé’ fait référence aux grandes régions productrices de céréales, comme les hautes plaines des États-Unis, ou de riz, comme dans l’Asie du Sud-Est.

Les rendements de différentes cultures et les taux de croissance des animaux sont déjà à la baisse. Il faut également s’attendre à une diminution des niveaux de nutrition avec le prolongement des émissions de CO2, un phénomène qui place les pays déjà pauvres en situation de risque sévère de famine et de malnutrition, explique-t-elle.

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Un besoin criant de réformes profondes

Le rapport spécial du GIEC est le premier à aborder de façon globale les interactions entre la terre et le climat. Il a réuni 103 experts originaires de 52 pays et s’étale sur plus de 1 300 pages. Une synthèse de 65 pages a été publiée aujourd’hui, elle s’intitule « Summary for Policymakers » (en français, ‘Résumé à l’intention des décideurs’, ndlr). Celle-ci a été approuvée ligne après ligne par les divers gouvernements du monde réunis en comité spécial cette semaine à Genève.

« C’est un rapport de très grande envergure à l’ambition sans précédent. Le consensus sur le résumé a été difficile à atteindre, » témoigne Jim Skea, coprésident d’un groupe de travail du GIEC.

En ce qui concerne les systèmes alimentaires, le rapport préconise une transition de l’agriculture industrielle vers une gestion des terres plus durable à l’aide des techniques mises au point dans le cadre des agricultures biologique et agroécologique.

« Nous devons absolument protéger la qualité de l’ensemble des terres utilisées pour produire de la nourriture, » déclare l’un des auteurs principaux du rapport spécial, Louis Verchot, du Centre international d’agriculture tropicale.

Cela signifie qu’il faut stopper la dégradation des sols, de l’eau, de la vie des insectes ou de tout autre élément de la biosphère allant des terres agricoles jusqu’aux assiettes des consommateurs, explique Verchot.

L’agriculture et les systèmes alimentaires doivent être réformés car ils sont en grande partie responsables du dérèglement climatique en produisant environ un tiers du total des émissions de carbone, annonce Mark Howden, directeur du ‘Climate Change Institute’ de l’université nationale australienne.

Ils peuvent néanmoins faire partie de la solution. Des méthodes de production alimentaire plus efficaces et durables peuvent aider à réduire les émissions grâce à la libération des terres dont les sols et la végétation pourront ensuite être utilisés pour stocker du carbone, notamment dans les arbres, ajoute Howden, également coprésident d’un groupe de travail du GIEC.

« La réduction des pertes et du gaspillage alimentaires, dont la proportion atteint aujourd’hui 25 à 30 % de la production mondiale, pourrait avoir des bénéfices similaires, » indique-t-il par e-mail.

Les choix qui s’imposent

Les sols sont victimes de l’immense pression imposée par le développement. Cependant, les émissions carbone peuvent être réduites et les écosystèmes protégés tout en augmentant la production alimentaire, assure Pamela McElwee de l’université Rutgers, figurant elle aussi parmi les auteurs principaux du rapport.

« Nous n’avons besoin d’aucune nouvelle technologie, il suffit simplement de prendre des décisions éclairées, » avait-elle déclaré à l’occasion d’une conférence de presse.

Ces décisions visent notamment l’arrêt de la déforestation dans les régions tropicales, la protection des tourbières et des zones humides côtières, la suppression du gaspillage et la diminution de notre consommation de viande. Autre décision importante, la transposition des pratiques agricoles durables à plus grande échelle afin de produire davantage de nourriture tout en occasionnant une augmentation des niveaux de carbone organique dans le sol, une amélioration des conditions de vie des petits producteurs et un renforcement de la biodiversité.

« Je n’irai pas jusqu’à dire que ces décisions tombent sous le sens mais…, » laisse-t-elle entendre. Ce qui tombe effectivement sous le sens en revanche, c’est la protection immédiate des espaces forestiers restants, souligne Charlotte Streck, directrice du think tank Climate Focus. Elle ajoute que la nette hausse de la consommation de viande en Chine et en Asie constitue un réel problème pour les forêts et le climat. Il est plus sain de consommer moins de viande et puisque 60 % des terrains agricoles sont consacrés à l’élevage, réduire notre consommation de viande entraînera la libération d’un vaste territoire pour le reboisement, affirme-t-elle.

« La valeur intrinsèque des forêts est gigantesque, » observe Carlos Nobre, directeur de recherche à l’université de São Paulo au Brésil. Le problème étant qu’à l’heure actuelle, sous la présidence de Jair Bolsonaro, le gouvernement brésilien ne voit aucune valeur économique dans la protection des forêts. La déforestation de l’Amazonie s’est intensifiée de 40 % l’année dernière, signalait Nobre lors d’une conférence de presse.

« Dans les régions tropicales, peu de dirigeants politiques parviennent à saisir l’importance de la protection des forêts, » ajoute-t-il.

À présent, les différentes nations doivent assimiler les conclusions du rapport spécial pour les inclure à leurs plans d’action climatique et les intégrer à leurs engagements nationaux accrus envers la réduction des émissions, déclare Stephan Singer, conseiller principal chez Climate Action Network International. Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, il est attendu que la grande majorité des pays renforcent leurs engagements climatiques l’année prochaine.

« Ces nouveaux engagements devront inclure l’absence de déforestation, la restauration légiférée des forêts dégradées, le soutien de l’agriculture durable et la protection des droits territoriaux des communautés indigènes et locales, » développe Singer.

Les pays les plus riches devront réduire leurs émissions de carbone à zéro d’ici 2050 et apporter des aides financières massives aux pays en développement pour la protection de leurs forêts.

« Les gouvernements font face à des choix difficiles aujourd’hui car ils ont fait preuve de négligence ces 30 dernières années, » estime-t-il. « C’est notre dernier recours pour respecter l’objectif des 1,5 °C, ou du moins pour s’en approcher. »

Dans le cadre de l’accord de Paris signé en 2015, tous les pays du monde se sont entendus pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C afin de modérer les dégâts occasionnés par le changement climatique.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise. Environnement

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Traduction avec ajout de compléments d’informations et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 28/09/2019

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