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"Suite à l’accident de Tchernobyl, le nombre de morts atteindrait un million d’après des preuves réelles" par le Dr Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
samedi 23 juin 2012 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Santé Nucléaire
Suite à l’accident de Tchernobyl, le nombre de morts atteindrait un million d’après des preuves réelles
Chernobyl Deaths Top a Million Based on Real Evidence
Les dossiers médicaux des zones contaminées sont révélateurs : les médecins, les scientifiques et les citoyens témoignent des impacts dévastateurs sur la santé des retombées radioactives de la catastrophe nucléaire. Dr Mae-Wan Ho

Rapport de l’ISIS en date du 24/05/2012
Une version entièrement référencée et illustrée de ce document intitulé Chernobyl Deaths Top a Million Based on Real Evidence est affiché et accessible par les membres de l’ISIS sur le site http://www.i-sis.org.uk/Chernobyl_D... Il est par ailleurs disponible en téléchargement ici
S’il vous plaît, diffusez largement et rediffusez, mais veuillez donner l’URL de l’original et conserver tous les liens vers des articles sur notre site ISIS

 La négation officielle des conséquences par le lobby nucléaire

La catastrophe de Tchernobyl est survenue le 26 Avril 1986 à la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de la ville de Prypiat en Ukraine, qui faisait alors partie de l’Union soviétique, et à proximité de la frontière administrative avec la Biélorussie. Une surtension de sortie soudaine a donné lieu à une tentative de fermeture d’urgence, mais un pic plus extrême dans la puissance de sortie a alors conduit à la rupture d’une cuve de réacteur et à une série d’explosions. Le modérateur en graphite a été exposé, l’amenant à s’enflammer, et le feu qui en est résulté a envoyé un panache de retombées hautement radioactives sur de grandes parties de l’ouest de l’Union soviétique et en Europe.

De 1986 à 2000, 350.400 personnes ont été évacuées et réinstallées dans les zones les plus contaminées de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Selon les données officielles post-soviétiques, environ 57% des retombées se sont abattues en Biélorussie [1]. Tchernobyl est largement considéré comme ayant été le pire accident nucléaire de l’histoire et l’un des deux qui ont été considérés comme un événement de niveau 7 sur l’échelle internationale INES, l’autre étant la crise nucléaire de Fukushima Daiichi survenue au Japon en 2011 (voir [2] Fukushima Nuclear Crisis, SiS 50).

Dès le début, les experts officiels de la sûreté nucléaire se sont efforcés de minimiser les impacts projetés sur la santé, comme ils le font maintenant après l’accident de Fukushima.
L’organisme UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques) a estimé qu’une « dose collective globale » de l’exposition aux rayonnements de l’accident « équivaut en moyenne à 21 jours supplémentaires de l’exposition mondiale au rayonnement de fond nature l ».

Les études successives rapportées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) ont continué à sous-estimer le niveau d’exposition et à sous-estimer les autres impacts sur la santé [3] : « les effets psychosociaux, qu’on croit être sans rapport avec l’exposition aux rayonnements » résultant de l’absence d’information immédiatement après l’accident, « le stress et le traumatisme de la relocalisation obligatoire des lieux moins contaminés, la rupture des liens sociaux et la crainte que l’exposition aux rayonnements puissent causer des dommages sanitaires dans l’avenir ».

Le nombre des décès attribués à Tchernobyl varie considérablement [1]. Trente et un décès sont directement imputables à l’accident, tous parmi le personnel du réacteur et les travailleurs d’urgence. Un rapport de l’UNSCEAR place l’ensemble des décès confirmés dus aux rayonnements à 64 à partir de 2008.

Le Forum de Tchernobyl [4] fondé en février 2003 au siège de l’AIEA à Vienne, avec des représentants de l’AIEA et des agences des Nations Unies, y compris l’UNSCEAR, l’OMS, la Banque mondiale, ainsi que de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine, estime que le nombre de morts pourrait atteindre à terme 4.000 parmi les personnes qui ont été exposées aux plus hauts niveaux de rayonnement (200.000 travailleurs d’urgence, 115.000 personnes évacuées et 270.000 résidents des zones les plus contaminées) ; ce chiffre inclut les quelque 50 travailleurs d’urgence qui sont morts du syndrome d’irradiation aiguë, 9 enfants qui sont morts de cancer de la thyroïde et un total estimé de 3.950 décès par cancer radio-induit et par leucémie.

L’Union of Concerned Scientists, organisme basé à Washington aux États-Unis, estime encore à 50.000 cas supplémentaires de cancers parmi les personnes vivant dans les zones en dehors de celle qui a été la plus contaminée, et 25.000 décès en plus.

Un rapport de Greenpeace avance le chiffre de 200.000 ou plus. La publication de Russie, Tchernobyl, par des scientifiques Alexey V. Yablokov, Vassily Nesterenko B, et Alexey V. Nesterenko, traduit et publié par le New York Academy of Sciences en 2009, conclut que parmi les milliards de personnes dans le monde qui ont été exposées à la contamination radioactive de la catastrophe, près d’un million de décès avaient déjà eu lieu entre 1986 et 2004. La plupart des décès sont survenus en Russie, en Biélorussie et en Ukraine [5] (voir Truth about Chernobyl, SiS 47). Le rapport se fonde sur des milliers de documents publiés, aussi bien sur l’internet que dans des publications éditées et imprimées. Ces publications et des documents, écrits par des chefs de file de l’Est, ont été minimisés ou ignorés par l’AIEA et par l’UNSCEAR. Ces agences ont minimisé leurs estimations par les stratagèmes suivants [6] :
- Sous-estimmation du niveau de rayonnement en faisant la moyenne d’expositions sur de grandes régions, comme tout un pays ; les doses d’exposition très élevées et les statistiques de santé des zones les plus contaminées sont regroupées avec ds secteurs les moins exposés.
- Les sources internes de rayonnement dues à l’inhalation et l’ingestion de matières radioactives par les retombées ont été ignorées.
- En utilisant un modèle obsolète et erroné de transfert d’énergie linéaire dû à des sources externes de rayonnements ionisants.
- Les maladies et autres symptômes que les cancers ont été oubliés.
- Une surestimation de la dose d’irradiation naturelle ; aujourd’hui cette irradiation naturelle « de fond » a été considérablement augmentée par les rejets provenant des activités nucléaires, y compris les essais d’armes nucléaires, l’utilisation de l’uranium appauvri, ainsi que l’exploitation des mines d’uranium
- La suppression de l’information et sa retenue vis-à-vis du public.

Néanmoins, les impacts dévastateurs sur la santé n’ont pas échappé à l’attention des centaines de médecins, de scientifiques et d’autres citoyens qui ont dû témoigner des malformations, des maladies et des décès de bébés exposés, auprès des enfants et des adultes qui leur avaient été confiés.

 La diversité des impacts sur la santé et leur ampleur mondiale au cours des générations à venir

Alexei Yablokov, académicien distingué de l’Académie des Sciences de Russie à Moscou, a parlé, lors du Forum scientifique et citoyen sur la Radioprotection - De Tchernobyl à Fukushima, 11-13 mai 2012 à Genève [7]. Il insiste sur le fait que les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl peuvent être clairement démontrées par la comparaison des états de santé de la population dans les zones recevant des quantités différentes de rayonnement supplémentaire à la suite de l’accident, au lieu de celui fondé sur la dose efficace moyenne calculée par la CIPR et l’UNSCEAR qui sous-estiment les niveaux réels de l’irradiation.
Par exemple, il y a une nette différence dans les taux de mortalité entre les provinces fortement contaminées et les provinces les moins contaminées de Russie.
Yablokov est l’auteur principal d’un rapport très lourd, qui en est maintenant à sa troisième édition élargie en 2011 [8], et qui a rassemblé toutes les preuves disponibles.

La preuve qui est apparue et qui est également frappante, est de constater la diversité des malformations et des maladies observées en dehors des cas de cancers, et cela est documenté dans plus de 10.000 études publiées dans les différents pays, principalement par la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, au cours des 25 ans qui ont suivi la catastrophe.
Contrairement aux chiffres donnés par l’UNSCEAR, l’AIEA et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), même les rapports publiés par les gouvernements de Biélorussie et d’Ukraine reconnaissent qu’il y a eu partout une augmentation significative des niveaux de maladies et de décès diverses formes de cancesr (pas seulement de la thyroïde), des cataractes, des maladies cardio-vasculaires, des maladies de l’appareil respiratoire et digestif, des effets immunologiques et neuropsychiatriques, des malformations congénitales, ainsi que des altérations de la fonction reproductive et un vieillissement prématuré. Le taux de mortalité parmi les liquidateurs (travailleurs chargés de la récupération) est resté élevé, même quatre ans après la catastrophe, en dépit du fait que la plupart d’entre eux étaient jeunes et en bonne santé. Vingt ans plus tard, 115.000 (sur 830.000) sont morts.

Yablokov a souligné que les retombées de Tchernobyl sont mondialement répandues, puisque 57% de la matière radioactive est tombée hors de l’Union soviétique. En conséquence, de nombreux pays de l’hémisphère Nord, en particulier en Europe et en Asie occidentale, seraient également touchés.

Une augmentation significative des malformations congénitales a été observée dans de nombreux pays européens et en Turquie. Fait particulièrement révélateur : les taux les plus élevés de mortalité infantile au-dessus d’une tendance à long terme ont été enregistrés simultanément dans quatre pays européens différents entre 1986 et 1992.

Un autre impact des retombées de Tchernobyl est l’augmentation des cancers, les taux de mortalité et la détérioration marquée de la réussite scolaire chez les écoliers situés dans les zones les plus contaminées de la Suède, par rapport à ceux qui vivent dans les zones moins contaminées.

Même 26 ans après Tchernobyl, il y a des endroits en Norvège, en Allemagne, en Suisse, en France et dans d’autres pays européens où les cerfs, les sangliers, les poissons et les champignons sont encore contaminés par le césium 137 à des niveaux dangereux [8].
L’héritage sur la santé de la catastrophe de Tchernobyl est de longue durée. Les dommages génétiques, en termes de cassures chromosomiques et d’autres mutations, auront une incidence sur la santé de millions de personnes sur plusieurs générations qui sont encore à venir. « Le tableau complet de la détérioration de la santé dans les territoires contaminés est loin d’être complet », a déclaré Yablohov. Plus de recherches sont nécessaires, mais les travaux de recherche sur les impacts sanitaires de Tchernobyl ont plutôt été réduits en Russie, en Ukarine et en Biélorussie.

  Vue d’ensemble concernant les preuves des effets négatifs de la catastrophe de Tchernobyl

Les preuves des impacts dévastateurs sur la santé des retombées radioactives de Tchernobyl sont encore à rechercher bien longtemps après l’accident. Dix-sept ans après, les zones contaminées avec des niveaux supérieurs à 40 kBq / m2 en Biélorussie, en Ukraine et en Russie, ont vu une augmentation de la mortalité totale moyenne dans les populations de 3,8 à 4% (un excès de 237 000 personnes) par rapport aux régions voisines qui ont été moins contaminées [9]. (Un becquerel Bq est un taux de désintégration radioactive d’un par seconde.) Une extrapolation conservatrice de ces chiffres a conduit à la conclusion qu’au cours des 20 années qui ont suivi l’accident, Tchernobyl avait causé un million de décès supplémentaires (environ 0,1 de la mortalité totale).

Certains effets généraux de l’accident de Tchernobyl qui ont commencé à apparaître dans la 3e à la 4e année et qui ont continué à se manifester au cours des 10 à 15 années suivantes sont résumées ainsi :
- Taux de morbidité multiplié par deux à trois dans les territoires les plus contaminés (y compris chez les enfants)
- Augmentation de maladies primaires
- Augmentation du nombre de faibles poids de naissance et des malformations congénitales
- Vieillissement prématuré : âge biologique de 5-7 ans supérieur à l’âge chronologique
- Poly-morbidité avec présence d’un certain nombre de maladies chez une seule personne.

Les problèmes spécifiques de santé liés aux rayonnements de Tchernobyl affectent pratiquement tous les systèmes biologiques :
- Le système circulatoire (lésions radiologiques de l’endothélium, les parois intérieures des vaisseaux sanguins)
- Les maladies du cœur
- Le système endocrinien (y compris les pathologies non cancéreuses de la glande thyroïde) ;
- Le système immunitaire
- Le système respiratoire (y compris les lésions des voies aériennes supérieures)
- Le système génito-urinaire et les processus de reproduction
- Le squelette (ostéopénie et ostéoporose, avec des os de faible densité ou fragiles)
- Le système nerveux central et neuropsychiatrique (associé à des modifications organiques des lobes post-frontaux, temporaux et pariéto-occipitaux, ainsi que du cortex cérébral et d’autres structures plus profondes)
- L’appareil visuel (incluant des cataractes relative aux rayonnements)
- Le système digestif
- Les malformations congénitales et les anomalies du développement
- Les cancers de la thyroïde (et pas seulement chez les enfants mais aussi chez les adultes) et d’autres tumeurs malignes

Les autres impacts négatifs sur la santé comprennent ce qui suit.
- Des altérations de la santé des enfants nés de parents irradiés (y compris les liquidateurs et aussi des gens qui ont quitté les zones contaminées), et en particulier les enfants qui ont été irradiés in utero ;
- Des altérations génétiques (mutations fréquentes des cellules somatiques et germinales dans les tissus, des changements dans le sex-ratio secondaire).

Un effet spécifique de la contamination radioactive de Tchernobyl est le changement dans le sex-ratio secondaire (rapport des naissances mâles / femelles). Après 1987, il y avait une diminution statistiquement significative du nombre de filles nées dans certains pays européens [10]. En 2008, il y avait un déficit de naissances féminines dans le monde entier d’environ un million [11].

Yablokov (et d’autres orateurs à la conférence) a attribué le manque de compréhension claire de l’impact négatif de la catastrophe de Tchernobyl tout d’abord pour le secret et la falsification des statistiques médicales de l’ URSS pendant les trois premières années et demi après la catastrophe, pour les difficultés à estimer les doses absorbées par les individus, pour l’incapacité de déterminer l’impact de chacun des radionucléides (produits de fission qui sont notoirement hétérogènes) [7] et, surtout, pour l’accord signé entre l’OMS et l’AIEA en 1959, selon lequel l’OMS a besoin du consentement de l’AIEA pour publier les résultats des études sur les rayonnements ionisants [12]. Cela a abouti à des occultations cruciales des données.

  Situation des enfants en Biélorussie

Le cancer de la thyroïde est pratiquement le seul impact sanitaire qui avait été admis pour l’évaluation de l’UNSCEAR, comme étant lié à Tchernobyl [13]. Il a été reconnu plus de 6.000 cas de cancers de la thyroïde observés chez les enfants et les adolescents jusqu’à l’année 2005, et qui avaient été exposés au moment de l’accident, et « les cas qui rsquaient de s’ajouter au cours des prochaines décennies ». En fait, 8.700 cas supplémentaires de cancers thyroïdiens se sont produits dans la seule Biélorussie entre 1990 et 2006, selon MV Malko de l’Académie nationale des sciences de Biélorussie [14]. Le nombre de cancers de la thyroïde enregistrés au cours de cette période était d’environ 13.300 contre 4.600 prévus. La situation a empiré, du fait que les populations vivent dans des régions qui sont encore fortement contaminées. Depuis 2005, les tumeurs malignes de la thyroïde chez les adultes et les enfants ont augmenté à nouveau, passant de 10,8 pour 100.000 habitants à plus de 11,8 en 2008 et 2009.

Galina Bandajevsky, une pédiatre de Biélorussie, est témoin de l’impact continu sur les enfants dans son pays. Depuis 2000, le nombre d’enfants de moins de 18 ans en Biélorussie a diminué de 27,4% (voir Figure 3), malgré le fait que le taux de natalité a augmenté depuis 2003, passant de 9 pour 1.000 à 11,4 pour 1.000 en 2010.

Bandajevsky a déclaré : « Aujourd’hui, les pédiatres, comme moi, sont amenés à voir, dans le cadre de leurs examens cliniques, une augmentation du nombre de maladies et une détérioration générale de la santé des enfants en Biélorussie ».

Selon les données, sur un total de plus d’un million d’écoliers en Biélorussie en 2009, seulement 26,7% ont été considérés comme étant en bonne santé : 58,1% présentaient des anomalies fonctionnelles et étaient à risque de développer des maladies chroniques, alors que 13,8% ont déjà souffert d’une maladie chronique.

En 2010, une incidence élevée ou des maladies primaires du système endocrinien, ainsi que du système sanguin et du système circulatoire, ainsi que des tumeurs ont été observés surtout dans les régions de Gomel et de Moguilev, qui sont situés dans les secteurs les plus fortement contaminés (voir Figure 4)
Figure 4 – Maladies primaires chez les enfants de Biélorussie par régions
La spécialité de Bandajevsky est la maladie cardiovasculaire. Le diagnostic des problèmes cardiaques chez les enfants est très simple. Chaque clinique pédiatrique dispose d’un moniteur cardiaque pour mesurer le rythme cardiaque, et dans les maternités, chaque nouveau-né est examiné par un électrocardiogramme et une échographie Doppler. Et là, les pédiatres ont été déconcertés par ce qu’ils ont trouvé, parce qu’ils sont incapables d’expliquer la cause du problème rencontré.

Les sources officielles présentent une liste de facteurs de risque comme l’hypertension artérielle, le surpoids, l’obésité, le tabagisme et les antécédents familiaux, mais tout aussi important est un facteur de risque chez les individus vivant dans des zones qui ont été contaminées par la radioactivité de Tchernobyl, et qui ont été complètement ignorés. Dans les programmes officiels de soins préventifs, les autorités sanitaires ne voient aucune nécessité d’inclure la mesure des radionucléides dans les organes des enfants touchés par l’accident de Tchernobyl, et les cliniques et hôpitaux situés dans les zones urbaines n’ont pas de spectromètres de radiations destinés aux êtres humains pour faire leur travail.
Les maladies cardiovasculaires observées chez les enfants provenant de régions contaminées de Biélorussie ont été en augmentation au cours des premières années après l’accident. Aujourd’hui, l’incidence de la maladie continue de grimper.

La fréquence des malformations cardiaques congénitales a également augmenté. Les estimations varient entre 0,8 et 1,2% de tous les nouveaux-nés, constituant 30% de l’ensemble des malformations congénitales observées. Les maformations cardiaques congénitales représentent un groupe important et hétérogène qui comprend des formes allant de cas relativement mineurs à de graves troubles qui sont incompatibles avec la vie.
Les cardiologues pédiatriques sont très préoccupés par les problèmes d’arythmie cardiaque (battements cardiaques irréguliers et anormaux) et la conduction électrique, qui sont tous deux en hausse. L’arythmie a tendance à devenir chronique et elle augmente le risque de mort subite. Les enfants en apparence en « bonne santé » peuvent également éprouver certains problèmes d’arythmie et de conductivité. Entre 2004 et 2011, le nombre des enfants atteints de maladies cardiovasculaires a plus que doublé, principalement en raison de l’augmentation des malformations cardiaques congénitales et des cas d’arythmies cardiaques.

Les spécialistes de la santé publique, travaillant dans les zones contaminées par l’accident, ont noté que les maladies de l’œil et celles qui sont liées à l’appareil visuel ont plus que triplé chez les enfants.

Bandajevsky a appelé les autorités gouvernementales à prendre des mesures concrètes pour endiguer l’état sanitaire qui se manifeste : la santé se détériore rapidement chez les enfants dans les zones contaminées, d’une part, et pour que des efforts concertés d’experts de radioprotection puissent donner des conseils pratiques et scientifiques pour développer et introduire des mesures prophylactiques et thérapeutiques, d’autre part. Cela peut ne pas être suivi d’effets tant que les gouvernements et les autorités réglementaires continueront de supprimer des informations et de dissimuler les impacts sanitaires dommageables des rayonnements ionisants en général, et des accidents nucléaires comme Tchernobyl et Fukushima, en particulier.

Les impacts sanitaires de la catastrophe de Fukushima émergent déjà, grâce aux efforts concertés de médecins japonais, de scientifiques et des citoyens face à la désinformation du gouvernement (voir [16] Truth about Fukushima, SiS 55).

Pendant ce temps, une nouvelle voie de recherche est d’exposer la façon dont les impacts négatifs sur la santé des rayonnements ionisants ont été grandement sous-estimés, à partir du modèle classique utilisé par l’AIEA, l’UNSCEAR et la CIPR (organisme international) (voir [17] Bystander Effects Multiply Dose & Harm from Ionizing Radiation, SiS 55).
Et plus important encore, il reste à définir quels traitements et quelles mesures prophylactiques peuvent être efficaces.

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 Définitions et compléments en français :

 Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire.
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS Santé Nucléaire Chernobyl Deaths Top a Million Based on Real Evidence French version.2


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