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"Le scandale de la réévaluation de la matière active herbicide glyphosate en Europe" par le Dr. Mae Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 21 juin 2015 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Pesticides
Le scandale de la réévaluation de la matière active herbicide glyphosate en Europe
L’Allemagne, en tant que rapporteur de l’Union Européenne, recommande une nouvelle approbation pour une augmentation de 67% de l’apport quotidien de glyphosate ; sa réévaluation a été réalisée par Monsanto et un consortium d’entreprises chimiques en Europe et elle est presque entièrement basée sur des études provenant de l’industrie concernée : cette réévaluation devrait être rejetée d’emblée, selon les Dr. Nancy Swanson et Dr. Mae Wan Ho

Rapport de l’ISIS en date du 08/07/2014

L’article original s’intitule Scandal of Glyphosate Re-assessment in Europe et il est accessible sur le site : http://www.i-sis.org.uk/Scandal_of_Glyphosate_Reassessment_in_Europe.php

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 Un verdict absurde face aux risques « acceptables » pour le glyphosate

L’Allemagne, agissant en tant qu’État membre et rapporteur de l’Union européenne a présenté son rapport de renouvellement de l’évaluation du glyphosate, émanant de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) daté de janvier 2014 ; ce rapport recommande une nouvelle autorisation de la matière active à effet herbicide glyphosate, pour une utilisation en Europe et avec une augmentation, considérée [d’après les auteurs] comme acceptable, de la consommation journalière admissible ou dose journalière admissible (DJA), [en anglais : Acceptable Daily Intake ou ADI] passant de 0,3 à 0,5 mg par kg de poids corporel et par jour [1].

D’après les résultats globaux de ce rapport de renouvellement d’évaluation, « la matière active herbicide glyphosate ne présente pas de risques inacceptables. Le glyphosate n’est pas métabolisé ni accumulé dans le corps ; il n’est pas génotoxique, ni carcinogène, il ne cause pas de perturbations endocriniennes, et il n’est pas jugé comme étant persistant ou bioaccumulable ; il n’est pas toxique pour la reproduction ; il n’a aucun effet toxique sur les organes producteurs d’hormones, ni sur les organes dépendants des hormones ; en outre, il n’a aucun effet inacceptable sur les abeilles. Par conséquent les risques se situent dans les normes acceptables. Les seuls risques mentionnés sont que le glyphosate est un irritant oculaire et qu’il est persistant dans le sol ».

Les questions qui n’ont pas pu être finalisées dans l’évaluation étaient les suivantes : la pertinence des impuretés, les effets sur les micro-organismes, les effets sur les plantes non ciblées, et les effets indirects sur la biodiversité à travers les organismes non ciblés, en particulier sur les oiseaux.

La proposition de décision mentionnée à la fin du volume 1 est complètement « à côté de la plaque ».

 Il s’agit d’une conclusion scandaleuse face à de nombreuses preuves accablantes des diverses formes de toxicités qui sont causées par l’usage du glyphosate

Comment les responsables sont-ils arrivés à une telle conclusion absurde, alors que les preuves de la toxicité des herbicides à base de glyphosate se sont accumulées dans le monde entier, à tel point qu’un certain nombre de pays ont déjà interdit l’emploi de cette matière active herbicide ?

Le Danemark a pris l’initiative d’interdire l’herbicide glyphosate depuis 2003 [2] Le Parlement néerlandais l’a interdit en avril 2014 pour une utilisation non commerciale [3], et cela doit prendre effet à la fin de 2015 ; la France se prépare à suivre les Pays-Bas. Le Brésil, un des plus grands pays producteurs de plantes génétiquement modifiées (OGM) tolérantes au glyphosate, a déposé une action en justice par les procureurs fédéraux afin d’interdire le glyphosate, ainsi que 8 autres pesticides dangereux [4].

L’Etat d’El Salvador a imposé une interdiction complète en février 2013, reliant les effets des herbicides à base de glyphosate à une épidémie de maladie rénale chronique qui a frappé la région où ce produit est utilisé [5].Les scientifiques du Sri Lanka ont fourni des preuves de l’accumulation du glyphosate dans le corps, surtout en présence d’une eau dure. La capacité du glyphosate à capter et à retenir l’arsenic et divers métaux toxiques pour les reins (néphrotoxiques), lui permet d’agir comme un transporteur qui délivre les toxines au niveau des reins [6] (voir [7] Sri Lanka Partially Bans Glyphosate for Deadly Kidney Disease Epidemic , SiS 62) .

* Version en français : « Le Sri Lanka interdit partiellement le glyphosate à cause d’une épidémie de maladie rénale mortelle » par le Dr Eva Sirinathsinghji Traduction et complément de Jacques Hallard mardi 13 mai 2014 « La matière active herbicide glyphosate à une activité comme chélateur des métaux qui provoque une bioaccumulation des métaux toxiques dans le corps humains : il en est résulté environ 400.000 cas d’une maladie rénale mortelle au Sri Lanka et environ 20.000 décès… » Lire l’article complet sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article362

Le gouvernement sri-lankais a d’abord institué une interdiction, puis il y a renoncé sous la pression des industriels concernés [8].

Il a été également démontré que le glyphosate est lié à de nombreux autres problèmes de santé, y compris l’apparition de cancers (voir [9] Glyphosate and Cancer, SiS 62) *.

* Version en français : « Le glyphosate et le cancer » par le Dr Mae Wan Ho - Traduction et complément de Jacques Hallard jeudi 8 mai 2014 -De nouvelles recherches ont montré que des concentrations, même faibles, de la matière active à effet herbicide glyphosate, qui ont été trouvées dans l’urine humaine, peuvent favoriser la croissance des cellules cancéreuses du sein chez les femmes, confirmant ainsi le potentiel cancérigène de cette matière active herbicide, potentiel qui est connu depuis les années 1980, selon le Dr Mae Wan Ho Article complet sur http://www.isias.lautre.net/spip.php?article359

La stérilité ou infertilité masculine a également été rapportée (voir [10] Glyphosate/Roundup & Human Male Infertility, SiS 62) *.

* Version en français : « L’herbicide ‘Roundup’ à base de glyphosate et la stérilité chez les êtres humains de sexe masculin » par le Dr Mae-Wan Ho Traduction et complément de Jacques Hallard samedi 26 avril 2014. « La forte baisse du nombre des spermatozoïdes chez les hommes est concomitante avec la montée des cancers au niveau des cellules germinales des testicules, avec les malformations congénitales de l’appareil reproducteur masculin et une baisse des teneurs en testostérone sérique : tous ces événements pointant vers l’exposition croissante aux herbicides Roundup à base de glyphosate, au cours des dernières décennies : cela est maintenant corroboré par les résultats de laboratoire. Lire la suite sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.php?article360

Enfin, les autres problèmes sanitaires qui ont déjà été rencontrés avec le glyphosate sont les suivants : la neurotoxicité, des problèmes de reproduction, des malformations congénitales, la génotoxicité et d’autres problèmes de santé chez les êtres humains, ainsi que l’écotoxicité dans l’environnement (voir [11] ‘Ban GMOs Now Health & Environmental Hazards Especially in the Light of the New Genetics’ *. rapport spécial de l’Institut de la Science dans la Société ou ISIS, basé à Londres). Beaucoup de personnes ont considéré depuis longtemps qu’il fallait prononcer une interdiction mondiale de la matière active à effet herbicide glyphosate

* Version en français : ’Il faut interdire les OGM dès maintenant à cause des risques sanitaires et environnementaux et surtout à la lumière des connaissances actuelles en génétique’ par le Dr. Mae-Wan Ho et le Dr. Eva Sirinathsinghji - Traduction et compléments de Jacques Hallard ; vendredi 7 juin 2013. Pour lire le document complet avec tous les liens Source : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article311

 Un processus de consultation uniquement électronique, fortement restrictif et partial

L’EFSA avait mis le rapport de renouvellement de l’évaluation sur son site web pour une consultation publique, qui s’est terminée le 11 mai 2014. La réponse possible était prévue uniquement par voie électronique, selon un modèle rigide de catégories prédéterminées de réponses, et de sévères limitations sur l’espace réservé. Ni la correspondance par e-mail, ni par courrier ordinaire n’ont été acceptés.

Les intervenants ont dû signer un accord afin d’accepter que leurs commentaires soient supprimés s’ils étaient jugés inadaptés. Ainsi, tous les commentaires relatifs au Roundup ont été ignorés, même si le Roundup est l’herbicide à base de glyphosate qui est le plus largement utilisé en Europe. De plus, la consultation publique a été strictement limitée à la matière active glyphosate pure.

Le Dr Brian Jean de l’organisation ‘GM-Free Cymru’ a déposé une plainte auprès du Médiateur européen, en disant que l’EFSA n’avait pas le droit d’imposer de telles conditions, et en accusant le processus d’être [12] « biaisé, et fortement orienté vers ceux qui veulent voir le glyphosate continuer d’être utilisé » et que cette procédure est tout à fait impropre à la démarche finale » .

L’ensemble du processus d’évaluation des risques a également été entièrement présenté de manière non transparente.

 Qui étaient les auteurs du rapport d’évaluation des risques ?

L’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR - Bundesinstitut für Risikobewertung) est responsable de la démarche de renouvellement de l’évaluation. Il n’y aucune information, en aucun endroit dans les 15 documents qui totalisent 3.744 pages [13]. Entre avril et juin 2014, l’organisme allemand BfR a été contacté pour lui demander à quatre reprises de fournir des informations sur les rédacteurs du rapport et qui était responsable de la gestion du rapport au sein du comité mis en place par le BfR. A ce jour, personne n’a réagi.

On pourrait s‘attendre à ce que le Comité du BfR, chargé des pesticides et de leurs résidus (CPTR), soit responsable de la préparation du rapport en question ; pour l’année 2014, 3 de ses membres sur 12, et pour la période s’étalant de 2011 à 2013, 4 de ses 16 membres, émanaient soit de BASF, soit de Bayer CropScience [ 14, 15]. Ce grave conflit d’intérêts dans un organisme qui est chargé de la réglementation ne se limite pas à l’organisme allemand BfR : il est en fait endémique dans l’organisme de réglementation de l’Union Européenne.

L’EFSA a une longue histoire de conflits d’intérêts. Le rapport provenant de ‘Corporate Europe Observatory, dénommé ’Unhappy Meal’ et publié en octobre 2013 [16], a révélé que quelque 59% des membres du groupe scientifique de l’EFSA avaient encore des liens directs ou indirects avec des entreprises dont les activités relevaient de la compétence de l’EFSA. En conséquence, le Parlement européen a voté en avril 2014 pour une résolution visant à interdire aux scientifiques ayant des liens avec les industries agricoles et alimentaires, de travailler à l’agence européenne et a donné deux ans à l’EFSA pour mettre de l’ordre dans ses actions. [17].

Mais le conflit d’intérêts est encore plus flagrant qu’on aurait pu l’imaginer : c’est Monsanto et un consortium de sociétés chimiques européennes qui ont effectué l’évaluation des risques pour la ré-homologation de la matière active à effet herbicide glyphosate !

 Ce sont Monsanto et un consortium de sociétés chimiques européennes qui ont procédé à l’évaluation des risques !

L’organisme allemand BfR a déclaré ceci dans son communiqué de presse [18] : « En dehors de la BfR, les autres instituts impliqués dans la nouvelle évaluation du glyphosate sont l’Agence fédérale de l’environnement, l’Institut Julius Kühn et l’Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire, celle-ci agissant comme autorité de gestion des risques ». Cela a été conçu pour ajouter une respectabilité indue et lourde à l’évaluation des risques.

Mais l’organisme BfR et ses partenaires de l’agence fédérale n’ont pas fait examiner les études toxicologiques publiées. Au lieu de cela, ils se sont appuyés sur un résumé qui leur a été fourni par le ‘Groupe de travail glyphosate’ [19]. Or cette dernière structure se compose de Monsanto et d’un consortium de sociétés chimiques basées dans toute l’Europe, y compris Syngenta au Royaume-Uni et Dow en Italie, avec un membre extérieur basé à Taiwan pour faire bonne mesure (voir pp 9-13 du vol. 1 du rapport en question [13 ]).

Bien que l’organisme allemand BfR ait ajouté des commentaires ici et là, toutes les évaluations des études toxicologiques provenaient du ‘Groupe de travail glyphosate’. Ainsi Monsanto et d’autres sociétés, qui avaient tout à gagner de la vente des herbicides à base de glyphosate, ont eu libre cours pour se prononcer sur l’efficacité du glyphosate qui est considéré maintenant comme plus sûr qu’auparavant, d’où l’augmentation de la ‘Dose Journalière Admissible’ (DJA) qui a été annoncée.

Soyons clairs : même les études réalisées par les industriels ont démontré des effets toxiques de nature aiguë (avec une seule dose), de nature subchronique (avec des effets se manifestant à court terme) et de nature chronique (des effets apparaissant à long terme) après des expositions à un certain dosage.

La façon dont la démarche est conduite est de faire varier la dose et de trouver la dose maximale n’ayant aucun effet indésirable observé [Ladose sans effet observable(NOEL, de l’anglais no observed effect level) est l’acronyme qui désigne une unité de mesure utilisée en toxicologie et radiotoxicologie et plus particulièrement dans le domaine des faibles doses].. Ensuite, la dose est divisée par 100 pour obtenir la ‘dose journalière admissible (DJA)’ et de déclarer la substance comme étant « sûre ». Les industriels du secteur de la chimie savent déjà que le glyphosate est toxique et qu’il peut causer une multitude de problèmes physiques.

 Rejet sélectif de ’l’expertise’ de la contre-preuve

Le ‘Groupe de travail glyphosate’ a utilisé un système conçu par H.J. Klimisch et d’autres scientifiques travaillant pour BASF en 1997, afin d’évaluer la fiabilité des études toxicologiques [20].

[Les détails de cette méthode sont donnés en anglais et consultables dans un article de Wikipédia intitulé Kllimisch Score.- Voir également quelques mots-clés du domaine de l’étude des doses et des effets en toxicologie et en santé environnementale dans un extrait de Wikipédia, reproduit à la suite de cet article de l’ISIS].

La méthode retenue vise à classer les données toxicologiques dans l’une des quatre catégories suivantes : fiables sans restriction, fiables avec des restrictions, non fiables, et non assignables. Toutefois, l’affectation est pondérée vers des études des industriels et elle est fortement tributaire du jugement des toxicologues qui sont impliqués. Elle ne peut certainement pas surmonter les préjugés liés à la nature humaine.

Par conséquent, l’État membre rapporteur [l’Allemagne dans le cas rapporté ici] a accepté, sans rien mettre en doute, la quasi-totalité des rapports inédits qui lui ont été fournis par les fabricants de produits chimiques. Une grande partie de l’information est masquée (auteur, titre du rapport, laboratoire), mais l’entreprise qui parraine cela est nommée (Monsanto, Syngenta, etc…) et les rapports sont désignés par un numéro.

Lorsque les rapports de toxicologie des industriels étaient en conflit les uns avec les autres, les auteurs ont choisi de sanctionner ceux qui ont déclaré moins de réactions toxiques, reléguant les autres au statut de « complémentaire ». Lorsque les effets toxiques étaient significatifs par rapport à leurs propres contrôles, ils ont utilisé des ’témoins historiques’ illicites, afin de les faire apparaître ces effets toxiques comme étant moins importants.

Parmi les rapports publiés, à l’exception de la génotoxicité, les témoins ne servent qu’à ceux qui ont été testés pour le glyphosate seul. Le glyphosate a été ’fourni par Monsanto avec 99% de pureté’. Cela, malgré le fait que les utilisateurs dans les populations n’utilisent pas le glyphosate à l’état pur, mais des formulations, en particulier les spécialités commerciales dites ‘Roundup !’.

Le ‘Groupe de travail glyphosate’ a pris toutes les études examinées par des pairs et a procédé en trouvant des excuses pour rejeter celles dont les conclusions ne sont pas en accord avec les études provenant des industriels et qui avaient déjà été acceptées.

Tout d’abord, ils ont rejeté toutes les études qui avaient utilisé le produit réel (Roundup, Rodéo, Lasso, etc…) parce que le pourcentage de matière active n’est pas le même d’un produit commercial à un autre, d’une part, et que les tensioactifs utilisés sont variables suivant les produits commerciaux, d’autre part ; en effet dans ces cas, les résultats ne peuvent pas être comparés et les expériences ne sont donc pas concluantes.

Ils ont rejeté des études lorsqu’il avait été jugé que le dosage en matière active était anormalement élevé, par rapport à leurs niveaux dits « sécuritaires », bien que leurs propres études toxicologiques aient montré les mêmes résultats aux doses plus élevées.

Ils ont rejeté tout ce qu’ils ont décidé comme était inapplicable pour les mammifères (des embryons de grenouille, des larves d’insectes, etc…) ou tout ce qui avait été administré de façon non naturelle (par injection).

Ils ont contesté les nombres de rats / souris / chiens / cobayes en tous genres qui ont été ou qui n’ont pas été utilisés, d’une part, et comment les choses ont été ou non mesurées ou déclarées, d’autre part.

Pour les études portant sur les êtres humains, le ‘Groupe de travail glyphosate’ a soutenu que la réponse en fonction de la dose n’a pas pu être déterminée ; que l’effet toxique ne peut pas être tracé et imputable au glyphosate seul ; que les taux d’application étaient déraisonnables pour ce qui concerne les usages en Europe, ou qu’il y avait des carences d’une façon ou d’une autre dans les rapports.

Pour plus de détails, on peut consulter un résumé de la section de toxicologie contenue dans le rapport de réévaluation, tel qu’il a été préparé par le Dr.Nancy Swanson [21].

 Pour conclure

L’ensemble du processus d’évaluation des risques en vue de la ré-homologation du glyphosate a été vicié et corrompu jusqu’à la moelle. Il est en proie à des conflits d’intérêts, il manque de transparence, il est fortement biaisé avec la prise en compte d’études provenant des industriels et qui n’ont pas été validées par une relecture de validation par des pairs, ni publiées.

Ce rapport de renouvellement de l’évaluation de la matière active à effet herbicide glyphosate est plus qu’inutile, et ce document devrait être rejeté d’emblée. Toutes les données disponibles, y compris des études sur les préparations commerciales des herbicides à base de glyphosate devraient être sérieusement envisagées à travers toutes les évaluations des risques, et conduites par un comité impartial, vraiment libre et indépendant de tout conflit d’intérêts.

Nous remercions Rosemary Mason pour la fourniture de ces informations cruciales et pour les discussions au cours de la préparation de ce rapport de l’ISIS.

Références

1. Announcement of RAR finalized on BfR website : http://www.bfr.bund.de/en/the_bfr_has_finalised_its_draft_report_for_the_re_evaluation_of_glyphosate-188632.html

2. Glyphosate, Wikibooks, 17 March 2013, http://en.wikibooks.org/wiki/Hortic...

3. “Dutch Parliament bans Roundup, France and Brazil to follow”, The Healthy Home Economist, 12 April 2014, http://www.thehealthyhomeeconomist.com/roundup-banned-netherlands-france-brazil-likely-soon-follow/

4. Brazil’s Federal Public Prosecutor Requests Total Ban of Glyphosate Herbicides. SustainablePulse.com, accessed 26th March 2o14. http://sustainablepulse.com/2014/03...

5. El Salvador Government Bans Roundup over Deadly Kidney Disease. Sustainablepulse.com, accessed 27th February 2014 http://sustainablepulse.com/2013/09...

6. Jayasumana C, Gunatilake S, Senanayake P. Glyphosate, hard water and nephrotoxic metals : are they the culprits behind the epidemic of chronic kidney disease of unknown etiology in Sri Lanka ? International Journal of Environmental Research and Public Health 2014, 11, 2125-2147 ; doi:10.3390/ijerph110202125

7. Sirinathsinghji E. Sri Lanka partially bans glyphosate for deadly kidney disease epidemic. Science in Society 62, 18-21, 2014.

8. “Sri Lanka lifts ban on sale of glyphosate”, Sustainable Pulse, 13 May 2014, http://sustainablepulse.com/2014/05/13/sri-lanka-lifts-ban-sale-glyphosate/#.U7p8znnjjIU

9. Ho MW. Glyphosate and Cancer. Science in Society, to appear. 2014

10. Ho MW. Glyphosate/Roundup and Human Male Infertility. Science in Society, to appear.

11. Ho MW and Sirinathsinghji E.Ban GMOsNow, ISIS, 2013,http://www.i-sis.org.uk/Ban_GMOs_Now.php

12. “EFSA’s public consultation on glyphosate is “entire unfit for purpose””, GM-Free Cymru, 23 May 2014, http://www.gmfreecymru.org/news/Press_Notice23May2014.html

13. Renewal Assessment Report on glyphosate (2014). Vol. 1. Report & proposed decision, 174 pages. Report and Proposed Decision. (Summary) ; Vol. 2 Annex A. List of tests & studies, 251 pages ; Vol. 3 Annex B.1. Identity, 12 pages. (Molecular structure and description) ; Vol. 3 Annex B.2. Physical & chemical properties, 41 pages ; Vol. 3 Annex B.3. Data on application and further information, 30 pages. (Application rate, storage & handling) ; Vol. 3 Annex B.4. Proposals for the classification and labelling, 3 pages ; Vol. 3 Annex B.5. Methods of analysis, 103 pages. (Analytical methods for determination of active substance, impurities and residues) ; Vol. 3 Annex B.6.1. Toxicology and metabolism, 947 pages. (Animal and human toxicology) ; Vol. 3 Annex B.7. Residue data. 965 pages. (Crop residues) ; Vol. 3 Annex B.8. Environmental fate and behaviour, 361 pages ; Vol. 3 Annex B.8 (Appendix). Evaluation of open literature regarding environmental fate and behaviour, 323 pages ; Vol. 3 Annex B.9. Ecotoxicology, 314 pages ; (Non-targeted plants, birds, fish and other creatures) ; Vol. 3 Annex B.9 (Appendix). Evaluation of peer-reviewed literature on ecotoxicology, 201 pages ; List of endpoints, 77 pages ; List of information, tests and studies which are considered as relied upon by the RMS for evaluation, 143 pages. (This document has been taken down from the website after 11 May, but one of us has kept a copy.)

14. 2014 members of BfR Committee for Pesticides and Their Residues. http://www.bfr.bund.de/en/members_of_bfr_committee_for_pesticides_and_their_residues-189322.html

15. 2011-13 members of BfR Committee for Pesticides and Their Residues. http://www.bfr.bund.de/en/members_of_bfr_committee_for_pesticides_and_their_residues-53534.html

16. “Unhappy meal. The European Food Safety Authority’s independence problem”, Corporate Europe Observatory, 23 October 2013, http://corporateeurope.org/efsa/2013/10/unhappy-meal-european-food-safety-authoritys-independence-problem

17. “The European Parliament demans stricter regulation of conflicts of interest at EU’s food safety authority”, Corporate Europe Observatory, 3 April 2014, http://www.corporateeurope.org/pressreleases/2014/04/european-parliament-demands-stricter-regulation-conflicts-interest-eus-food

18. Glyphosate : no more poisonous than previously assumed, although a critical view should be taken of certain co-formulants, BfR website : http://www.bfr.bund.de/en/press_information/2014/03/glyphosate__no_more_poisonous_than_previously_assumed__although_a_critical_view
_should_be_taken_of_certain_co_formulants-188898.html

19. Glyphosate facts. Transparency on safety aspects and use of glyphosate-containing herbicides in Europe, accessed 7 July 2014, http://www.glyphosate.eu/

20. Klimisch score. Wikipedia, 19 August 2012, http://en.wikipedia.org/wiki/Klimisch_score

21. Swanson N. Glyphosate re-assessment in Europe is corrupt, 8 July 2014, https://www.academia.edu/7595699/Glyphosate_re-assessment_in_Europe_is_corrupt_Toxicology

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Toxicologie - Quelques mots-clés du domaine de l’étude des doses et des effets en toxicologie et en santé environnementale, d’aarès Wikipédia. Article complet sur la toxicologie à voir sur le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Toxicologie

Traduction en français, compléments indiqués entre […], schéma sur la toxicologie et inclusion de liens hypertextes donnant accès à des informations plus détaillées

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.

Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, ex professeur des écoles.

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIS Pesticides Scandal of Glyphosate Re-assessment in Europe French version.5

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