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"La révolution sur le changement climatique à Paris a annoncé la fin des combustibles et carburants fossiles", par la Dr Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
jeudi 25 février 2016 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Energies


La révolution sur le changement climatique à Paris a annoncé la fin des combustibles et carburants fossiles

« A Paris, il y a eu beaucoup de révolutions au cours des siècles. Aujourd’hui, c’est la révolution la plus belle et la plus pacifique qui vient d’être accomplie : la révolution pour le changement climatique » a déclaré le président François Hollande. Dr Mae-Wan Ho

Avec accès à plusieurs sources complémentaires actualisées sur la COP21, l’économie bas carbone et la croissance verte

Rapport de l’ISIS en date du 25/01/2016

L’article original s’intitule Climate Change Revolution in Paris away from Fossil Fuels et il est accessible sur ce site : http://www.i-sis.org.uk/Climate_Change_Revolution_in_Paris.php

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Une révolution pour le changement climatique

Lorsque le Président de la COP21, le Ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a frappé sur la table avec son marteau pour signifier l’adoption de l’Accord de Paris, les milliers de délégués qui s’étaient réunis dans la salle se sont levés pour l’encourager et l’applaudir. Ils ont salué un ’accord historique’, traçant une voie fondamentalement nouvelle en cours depuis des décennies, avec des efforts internationaux pour parvenir à un front uni pour la lutte contre le réchauffement planétaire et les changements climatiques.

Dans l’aboutissement d’un cycle de négociations qui s’est déroulé pendant quatre années, le nouveau traité met fin à la stricte différenciation entre les pays développés d’un côté et les pays en développement, de l’autre, qui avait constitué antérieurement un obstacle majeur et un point de discorde dans les efforts déployés. Ces négociations passées sont remplacées par un cadre commun qui engage tous les divers pays à présenter leurs efforts les plus appropriés et de les améliorer au cours des années à venir.

Pour la première fois, toutes les parties concernées sont tenues de faire régulièrement un rapport sur leurs émissions de gaz à effet de serre et sur les mesures mises en œuvre, afin de se soumettre à examen international [1].

Le Président français François Hollande résumait ainsi l’évènement [1] : « A Paris, il y a eu de nombreuses révolutions au cours des siècles. Aujourd’hui, c’est la révolution la plus belle et la plus pacifique qui vient d’être accomplie : une révolution pour atténuer le changement climatique ».

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L’Accord de Paris sur le climat

La 21ème session de la Conférence des Parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a eu lieu à Paris, France, du 30 novembre au 12 décembre 2015. L’accord complet est le suivant [1].

  • Limiter l’augmentation de la température mondiale bien en deçà de 2° C, et exhorter à faire tous les efforts possibles pour limiter l’augmentation à 1,5° C
  • Établir des engagements contraignants pour toutes les parties pour faire des « contributions définies au niveau national’ (NDC), et de poursuivre les mesures nationales visant à les atteindre
  • Engager tous les pays à faire régulièrement un rapport sur leurs émissions et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre et la réalisation de leurs centres nationaux de données, afin de les soumettre à une évaluation internationale
  • Engager tous les pays à soumettre de nouveaux centres nationaux de données tous les cinq ans avec l’espoir évident qu’ils représenteront une progression au-delà des précédents
  • Réaffirmer les obligations contraignantes des pays développés dans le cadre de la CCNUCC pour soutenir les efforts des pays en développement et, pour la première fois, en encourageant également les contributions volontaires des pays en développement
  • Elargir l’objectif actuel de la mobilisation d’une somme de 100 milliards $ par année à partir de 2020 jusqu’en 2025, avec un nouvel objectif plus élevé qui reste à fixer pour la période après l’année 2025
  • Étendre un mécanisme pour traiter ’les pertes et dommages’ résultant du changement climatique, qui ne sera pas explicitement destiné à fournir une base pour toute responsabilité ou indemnisation
  • Obliger les parties engagées dans le commerce international des émissions, afin d’éviter un « double comptage »
  • Appel à un nouveau mécanisme, similaire au Mécanisme de Développement Propre du Protocole de Kyoto, afin de permettre des réductions d’émissions dans un pays pour les décompter vers « contributions définies au niveau national’) d’un autre pays.
    Mais il reste encore beaucoup à faire

[Nous conseillons ici de prendre connaissance de l’opinion exprimée à l’annexe 1  : « COP21 et l’Accord de Paris : Un point de départ, pas une ligne d’arrivée »].


La révolution ne fait que commencer. Beaucoup de détails opérationnels restent à définir par les COP à venir ; de plus, l’accord ne prendra effet qu’une fois qu’un pays donné l’aura officiellement ratifié. L’Accord de Paris est un traité de droit international, mais seulement certaines dispositions sont juridiquement contraignantes.

Les États-Unis voulaient un accord que le président pourrait accepter sans l’approbation du Congrès américain, ce qui excluait des objectifs fixés d’émissions contraignants et de nouveaux engagements financiers. L’accord engage les parties à « poursuivre les mesures interne » pour des « contributions définies au niveau national’ (NDC) dans le but d’atteindre les objectifs, mais il ne fait pas de la mise en œuvre ou de la réalisation des NDC, une obligation contraignante. Il encourage également, mais ne rend pas obligatoire pour chacun des pays, l’élaboration et la communication des stratégies à long terme pour le développement en vue de plus faibles émissions.

Cet accord est une victoire pour les petits pays insulaires et d’autres pays très vulnérables face aux impacts climatiques, car l’accord comprend une disposition autonome pour étendre le mécanisme international de Varsovie [Cliquer pour lire l’annexe 2] pour les pertes et dommages.
Ce mécanisme, mis en place en tant qu’organe provisoire à la COP19, est chargé de l’élaboration d’approches pour aider les pays vulnérables à faire face aux impacts inévitables, y compris aux événements météorologiques extrêmes et aux événements à évolution lente comme l’élévation du niveau de la mer. Les approches potentielles comprennent les systèmes d’alerte précoce et de l’assurance des risques.

Sur l’insistance des pays développés, menés par les Etats-Unis, la décision de la CdP [COP21] précise que la disposition portant sur les pertes et les dommages « ne pourrait pas servir de base pour une quelconque responsabilité ou une indemnisation ».

L’Accord de Paris sera ouvert à la signature le 22 avril 2016. Pour devenir partie de l’accord, un pays doit alors exprimer son consentement à être lié par un processus formel de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Il nécessite l’approbation par au moins 55 pays, représentant au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ; pour que l’accord puisse entrer en vigueur.

Réponses et déclarations

Le président américain Barack Obama a salué l’accord [2] « ambitieux » et « historique », mais il a aussi mis en garde contre la complaisance. Et tout en admettant que la transaction n’ait pas été « parfaite », que cet accord était « la meilleure chance de sauver la seule planète que nous ayons ».

Le négociateur en chef de la Chine, Xie Zhenhua, a également dit que l’accord n’avait pas été parfait, mais « que cela ne nous empêche pas de marcher de l’avant vers des étapes historiques ».

M. Giza Gaspar Martins, président du groupe représentant certains des pays les plus pauvres du monde a dit que l’accord était [3] « le meilleur résultat que nous pouvions espérer, non seulement pour les pays les moins avancés, mais aussi pour tous les citoyens du monde  ».

La communauté des affaires semble également bien accueillir le trait : « Cet accord établit un chemin clair pour décarboniser l’économie mondiale dans les vies de beaucoup de gens vivant aujourd’hui », a déclaré Paul Polman, CEO de la société de fabrication de biens de consommation Unilever, et un défenseur de premier plan pour des pratiques commerciales durables [4]. Il a dit encore que cet accord « va conduire à un changement réel dans l’économie réelle ».

La plupart des militants et activistes du climat ont réagi positivement. « Alors que nous avions quitté Copenhague avec la peur de ce qui pourrait venir ensuite, nous allons quitter Paris en étant inspirés pour continuer à nous battre », a déclaré David Turnbull, de Oil Change International, une organisation de recherche et de plaidoyer pour l’opposition à la production de combustibles fossiles [4].

Cependant, il y a aussi des détracteurs forts. Une évaluation publiée au cours des pourparlers de deux semaines a suggéré que la réduction des émissions actuellement sur la table, dans les centres nationaux de données soumises, ne pourraient limiter que la hausse de la température mondiale à 2,7° C [2]. Nick Dearden, directeur du groupe de campagne ‘Global Justice No’ a dit qu’il est scandaleux de présenter l’accord comme un succès, alors qu’il sape les droits du monde pour « les communautés les plus vulnérables et qu’il n’a presque rien fixé pour assurer un climat sûr et vivable pour les générations futures ».

« Les Etats-Unis ont freiné l’ambition », a déclaré Erich Pica, président de la section américaine des ‘Amis de la terre’ [5]. « Le résultat est un accord qui pourrait voir des îles basses et des côtes englouties par la mer, ainsi que de nombreux pays africains ravagés par la sécheresse ».

Le sénateur américain James Inhofe M, président de la commission du Sénat américain pour l’environnement et les travaux publics, a déclaré que les pourparlers de Paris étaient ‘brûlants’ » et il a juré de bloquer la Maison Blanche pour ne pas utiliser l’argent des contribuables pour aider à réaliser cet accord. Le Direction du Sénat a déjà dit que les États-Unis ne sont pas légalement tenu de suivre toute convention fixant l’objectif d’émissions de gaz à effet de serre ou tout engagement financier, sans l’approbation du Congrès.

[Complément d’actualité - Voir à ce sujet l’article du 17/02/2016 sur la politique américaine concernant le climat à l’annexe 3].


Mais le secrétaire d’Etat John Kerry a déclaré aux journalistes que l’accord de Paris pourra survivre à l’opposition républicaine [aux Etats-Unis] et il a appelé les Américains à élire pour leur prochain président, quelqu’un qui soutiendrait une action forte sur le changement climatique.

Le Président Obama a exercé une défense vigoureuse contre les critiques qui ont affirmé que l’utilisation des énergies renouvelables serait coûteuse et détruirait des emplois. Loin de tuer des emplois, a-t-il dit, « nous avons vu la plus longue série de la création d’emplois dans notre histoire », avec des projets portant sur les énergies renouvelables en créant « un flux constant d’emplois de la classe moyenne ».

Autres résultats de la COP21 à Paris vers les énergies vertes

Il ne fait aucun doute qu’un mouvement positif vers les énergies vertes et l’abandon des combustibles et des carburants fossiles a été déclenché à Paris et qu’il portera l’élan dans cette direction au-delà de ce que prévoit l’accord officiel. Cela est évident dans toute une série d’engagements et d’initiatives qui sont sorties des négociations de Paris [1].

De nombreux gouvernements nationaux ont proposé de nouveaux engagements financiers. Au total, les pays développés se sont engagés pour un montant de 19 milliards $ de pour aider les pays en développement, y compris l’annonce par John Kerry en 2020 que les Etats-Unis de doubler son soutien aux efforts d’adaptation pur une somme de 800 millions de $ par année.

Les pays en développement proposent également un soutien : le Vietnam a promis 1 million de $ pour le nouveau Fonds vert pour le climat * (GCF). Et pour la première fois, les gouvernements infranationaux ont fait des promesses : 1 million d’€ de la ville de Paris pour la GCF et 6 millions CAD du Québec pour le Fonds de pays les moins avancés de la CCNUCC.

[* Selon Wikipédia : « Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l’Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques… » Lire l’article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_vert_pour_le_climat ].

Les gouvernements ont lancé de nouvelles initiatives conjointes. L’Inde et la France ont amené 120 pays ont annoncé une alliance internationale sur le solaire en soutenant le déploiement de l’énergie solaire dans les pays en développement. Plus de 20 pays développés et en développement ont lancé ‘Mission Innovation’, promettant de doubler l’investissement public dans la recherche sur l’énergie propre et le développement sur cinq ans.
Lors d’un sommet parallèle organisé par le maire de Paris Anne Hidaldo et Mike Bloomberg ancien maire de New York, le ‘Compact of Mayors’ ou ‘Pacte des maires’ ou encore ‘Convention des Maires’, a déclaré que les engagements collectifs de plus de 360 ​​villes vont contribuer à plus de la moitié des réductions d’émissions urbaines potentielles dans le monde d’ici 2020.

Tout au long de l’année, la France avait encouragé les acteurs non étatiques à entrer dans des engagements sur leurs objectifs d’émissions dans le ‘portail NAZCA’ créé en vertu du ‘Programme d’action de Lima-Paris’ *. Par la réunion de Paris, près de 11.000 engagements ont été enregistrés à partir de 2.250 villes, de 150 régions, de 2.025 entreprises, de 424 investisseurs et de 235 organisations de la société civile.

[* Voir « Le monde entier sur la voie d’un nouvel accord universel pour la lutte contre le changement climatique après l’appel de Lima le 14 décembre 2014 ». Sun, Dec 14, 2014 – « Les gouvernements se sont entendus sur les règles de base de leurs contributions pour un futur accord au sommet de Paris en 2015 et pour renforcer l’adaptation au changement climatique. Des éléments plus clairs ont été développés pour un nouvel accord dans la capitale péruvienne… » - See more at : http://www.unep.org/newscentre/Default.aspx?DocumentID=2814&amp ;ArticleID=11108&l=fr#sthash.Ip7yU4ZU.dpuf – Lire le document complet sur le site suivant : http://www.unep.org/newscentre/Default.aspx?DocumentID=2814&amp ;ArticleID=11108&l=fr

Toujours à la réunion de Paris, le fondateur de Microsoft, Bill Gates, et 27 autres investisseurs majeurs répartis dans 10 pays, ont lancé l’organisation ‘Breakthrough Energy Coalition’, (Coalition énergie révolutionnaire) pour diriger plus de capitaux privés dans les énergies propres afin de lutter contre le changement climatique. Le groupe comprend fondateur de Facebook, Mark Zuckerman, le chef du groupe Virgin Richard Branson, le fondateur de ‘Linked in’ Reid Hoffman et le fondateur d’Amazon Jeff Bezos [6].

Ils vont concentrer les investissements sur les pays qui font partie de ‘Mission Innovation’ la mission de l’innovation, un consortium de 21 pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, l’Allemagne, la Chine et le Brésil, qui se sont engagés à doubler leurs investissements dans les énergies propres au cours des cinq prochaines années. Il est prévu de renforcer l’aide gouvernementale dans les énergies renouvelables, telles que les énergies solaire et éolienne pour un montant de 20 milliards de $.

[COP21 : Antoine Frérot est l’un des 78 PDG qui s’engagent à favoriser la transition vers une économie bas carbone. Date de publication : le 23 novembre 2015 - Date de dernière modification : le 23 novembre 2015 « Rassemblés à quelques jours de la COP 21 par le Forum économique mondial*, les PDG de 78 grands groupes internationaux cumulant 1 800 milliards d’euros de chiffres d’affaires, appellent les dirigeants du monde entier à parvenir à un accord ambitieux sur le climat. Ils réaffirment leur mobilisation et leur engagement à favoriser la transition vers une économie bas-carbone, propice à la création d’emplois et à la croissance dans les économies développées comme dans les pays émergents. Le PDG de Veolia Antoine Frérot est l’un des signataires de cette déclaration…) » Article à lire sur : http://www.veolia.fr/medias/medias/actualites/cop21-antoine-frerot-est-l-un-des-78-pdg-qui-s-engagent-favoriser-la-transition-vers-une-economie-bas-carbone ]. Aller plus loin : ⇒ Veolia s’était engagé le 17 avril 2015 parmi 43 PDG pour agir ensemble pour le climat en signant l’appel Let’s Partner on Climate Action Now ].

[COP21 : 3 propositions pour pousser les entreprises à tenir leurs promesses - C.T (avec AFP) – Document ‘BatiWeb’ Législation et règlements | Le 16 février 2016.

« Suite à la venue des ministres européens de l’Environnement il y a trois jours, la ministre Ségolène Royal a réuni mardi soir les chefs d’entreprises du « Business Dialogue » pour définir un plan d’actions pour 2016. L’objectif est de concrétiser les engagements de la COP21 dans les secteurs stratégiques de la croissance verte. Zoom sur ses trois propositions. Après les discours vient le temps de l’action. C’est ce qu’a souhaité rappelé Ségolène Royal, ministre de l’Environnement lors d’un point presse mardi soir. Une soixantaine d’entreprises du « Business Dialogue » étaient représentées, des grands noms comme la SNCF, Engie, EDF, Saint-Gobain ou encore Lafarge.
La ministre de l’Environnement, leur a rappelé l’importance de ne pas relâcher leurs efforts, après les engagements pris lors de la conférence sur le climat organisée fin 2015 à Paris, mais, au contraire, à « accélérer leur implication dans l’application de l’accord ».
« Il est important que la France reste à l’offensive, qu’elle fasse des propositions opérationnelles », a-t-elle ajouté.

Trois propositions pour être plus précis.

Chaque entreprise sera chargée d’élaborer une « contribution » pour le climat, fixant un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, un plan d’actions pour y parvenir, une stratégie R&D bas carbone et un dispositif de suivi et d’évaluation. En effet, lors de la COP21, parallèlement à l’accord intergouvernemental signé par les pays, des acteurs non étatiques, dont des entreprises, ont formulé leurs propres engagements et leurs propres propositions dans le cadre de l’Agenda des solutions. Au cours de la réunion au ministère, Ségolène Royal a invité les dirigeants présents à « définir la méthodologie, les priorités et le calendrier » de cette participation des entreprises à l’ « invention d’un monde décarboné ».

Un registre public consultable

Ces plans d’actions seront compilés dans un « registre public » consultable par tous les acteurs économiques. La ministre s’engage également à communiquer régulièrement sur les actions proposées pour mesurer la progression de la mobilisation et partager les meilleurs pratiques.

Enfin, les grandes entreprises françaises accompagneront le gouvernement dans la présidence de la COP pendant un an à l’image d’Engie, qui a créé le collectif Terrawatt pour accompagner l’Alliance solaire, ou de Michelin, qui s’engage pour le développement du véhicule électrique. Ségolène Royal souhaite que « ces entreprises deviennent les ambassadrices des engagements de la COP21, à condition qu’elles soient elles-mêmes exemplaires dans les filières de la croissance verte ». Rappelant que la France aurait « des comptes à rendre » à l’issue du mandat de la COP21, Ségolène Royal a ajouté que « les résultats sont vraiment à portée de main, quand on voit le dynamisme des entreprises qui s’engagent ». Plus d’un tiers des 200 plus grandes entreprises se sont engagées à travers l’Agenda des Solutions. Les 70 initiatives annoncées à cette occasion représentent plusieurs centaines de milliards de dollars qui peuvent être réorientés vers les marchés de l’économie bas-carbone [Voir à l’annexe 4].


Trois exemples d’actions

Gérard Mestrallet, PDG du groupe énergétique Engie [anciennement GDF Suez, est un groupe industriel énergétique français. C’est le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie (hors pétrole) en 20152] et coordinateur du « Business Dialogue  », a rappelé l’importance de « développer des signaux bas carbone » pour inciter les acteurs économiques à investir dans ce domaine. et a souligné la « nécessité de coordination » de l’action des entreprises françaises pour prolonger la « dynamique de la COP21 ». Le groupe s’engage à répondre à la croissance constante des besoins énergétiques mondiaux, tout en privilégiant le développement de solutions d’efficacité énergétique, en interne et auprès de ses clients, pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre. 

Le directeur général délégué du distributeur Carrefour, Jérôme Bedier, a évoqué les initiatives du groupe pour réduire de 40% ses émissions de carbone, comme la méthanisation de ses déchets et l’abandon des gaz fluorés dans ses nouvelles installations de réfrigération.

Nathalie Le Boucher, directrice stratégie, innovation et développement de la RATP, a évoqué la volonté du groupe de transports collectifs d’exercer un « effet d’entraînement » sur le marché des bus électriques, avec les premières commandes en 2017 et un objectif d’avoir une flotte composée à terme de 80 % de bus électriques et de 20 % de bus au biogaz, contre une majorité de diesel aujourd’hui.

Sélections sur le même sujet

[Complément d’actualité à consulter également : COP21 - Climat : Ségolène Royal propose 3 initiatives pour encourager les entreprises vers une économie bas-carbone. Contribution Novethic‎ Publié le mercredi 17 février 2016 à 17h34].

[Complément d’actualisé : Apple émet 1,5 milliard de dollars de ‘green bonds’ - Publié le jeudi 18 février 2016 à 09h31 – Auteure : Concepcion Alvarez. Introduction d’une communication de ‘Novéthic’ - « Le géant américain a annoncé mardi 16 février 2016 une tranche de « green bonds » * à sept ans d’une valeur de 1,5 milliard de dollars à taux fixe (sur un programme d’émissions de dette de 12 Md $) pour financer des actions en faveur des énergies propres et du développement durable. Une annonce qui s’inscrit dans la nouvelle stratégie environnementale du groupe qui vise notamment une alimentation de ses data-centers à 100% à base d’énergie renouvelable… » Article complet sur le site suivant : http://www.novethic.fr/breves/details/apple-emet-15-milliard-de-dollars-de-green-bonds.html ].

[* Financer la transition énergétique grâce aux « green bonds ». Le Monde | 22.09.2014 à 16h36 | Par Marc-Antoine Franc (directeur associé de BeCitizen). « Le marché des obligations vertes est en plein essor : 4,5 milliards d’euros en 2012, 20 milliards d’euros attendus en 2014 et plus de 100 milliards en 2016 selon les spécialistes. Cet outil pourrait financer en partie la transition, sous réserve d’en faire un mode de financement solide sur l’aspect environnemental et sociétal afin que les soupçons de greenwashing ne limitent pas l’engouement dont il fait l’objet… » Sous titres de l’article :

LES OBLIGATIONS VERTES, EN DEMANDE CROISSANTE

UNE DEMANDE ET UNE EXIGENCE CROISSANTE DES INVESTISSEURS

Il reste 3 challenges à relever pour lever les risques et généraliser la démarche au maximum pour toutes les opérations.

1. Renforcer la méthode

2. Elargir aux grands projets de transition énergétique et écologique

3. Convaincre les émetteurs

Article complet à lire sur le site : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/09/22/financer-la-transition-energetique-grace-aux-green-bonds_4492339_3232.html ].

Conclusion de l’article de l’ISIS en date du 25/01/2016

Le traité de Paris « révolutionnaire » ne s’est pas tenu à l’improviste. Le sommet de Paris a eu lieu avec tous les éléments et toutes les conditions qui étaient nécessaires pour une issue favorable. Une impulsion majeure est le changement radical qui s’est opéré dans le paysage énergétique mondial au cours des cinq dernières années, principalement en raison de l’augmentation rapide de l’emploi des énergies renouvelables et de la disparition progressive des combustibles et des carburants fossiles traditionnels (voir [7] Leave Oil in the Ground, Can Deliver Climate Solution, SiS 69 - Mise à jour, 22 janvier 2016)*.

[*Version en frabçais :On peut laissez le pétrole dans les réserves du sous-sol : les énergies renouvelables peuvent apporter la solution aux dérèglements climatiques’ par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, samedi 20 février 2016. ISIS Climat Energies. « Le pétrole brut poursuit sa tendance à la baisse tandis que le désinvestissement sur les combustibles fossiles a été multiplié par 50 au cours de l’année écoulée ; L’accord entre les Etats-Unis et la Chine sur le changement climatique prend de l’ampleur, déclenchant une série de nouveaux engagements pour réduire les émissions de carbone ; les énergies renouvelables sont en plein essor et elles sont prêtes à fournir des solutions pour le climat et assurer le succès du Sommet sur ​​le climat à Paris en décembre 2015… » Article à consulter sur le site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article471 ].

Beaucoup de promesses pour réduire les émissions de carbone ont déjà été faites avant le sommet de Paris, ainsi qu’une impulsion majeure dans le secteur financier avec sources inattendues, comme par exemple [8] China Commits $5.1 Billion to South-South Cooperation on Climate Change and Development (SiS 69) *

* Version en français : ISIS Climat La Chine s’engage avec 5,1 milliards de dollars pour une coopération Sud-Sud sur le changement climatique et le développement -

« Deux nouveaux fonds chinois totalisant 5,1 milliards de dollars visant à aider les pays en développement pour faire face au changement climatique et aux problèmes de développement, pourraient modifier le jeu dans la coopération entre les pays du Sud et dans les relations internationales - Martin Khor directeur de l’organisation ‘Centre Sud’ Courriel : director@southcentre.int – Traduction de Jacques Hallard. Article complet à lire sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article458

Le traité de Paris et les nombreux autres résultats du sommet de novembre – décembre 2015, vont faire en sorte que le changement mondial pour l’abandon des combustibles et des carburants fossiles va se produire beaucoup plus rapidement que le traité lui-même ne soit complètement ratifié par les pays concernés !!!

[Actualité de dernière minute : Après le départ de Fabius, Royal reprend tout le dossier climat. Publié le 17-02-2016 à 09h12. Mis à jour le 18-02-2016 à 08h22 – Paris AFP. © Challenges. A lire sur http://www.challenges.fr/politique/20160217.AFP7024/royal-annonce-sa-nomination-a-la-presidence-de-la-cop21-apres-le-retrait-de-fabius.html?xtor=RSS-40 ].

Références de l’ISIS

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Annexe 1

COP21 et l’Accord de Paris : Un point de départ, pas une ligne d’arrivée - 14.12.2015 – Document ‘IndustriALL’

La version finale de la Décision et Accord de Paris a été publiée le samedi 12 décembre 2016 à la fin de la COP21 – la vingt et unième Conférence des Parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le résultat est faible et imparfait dans plusieurs domaines, mais c’est sans doute le meilleur pouvant être réalisé politiquement actuellement, et il peut néanmoins marquer un tournant pour la planète.

Les 50 millions de travailleurs et travailleuses affiliés à IndustriALL Global Union dans les secteurs des mines, de l’énergie et de la fabrication industrielle seront parmi les premiers et les plus touchés par les mesures nécessaires pour contrôler le changement climatique. C’est la raison pour laquelle IndustriALL s’est fortement engagé dans les discussions, en demandant la conclusion d’un accord mondial, accompagné de fortes protections sociales, de politiques de création d’emplois et de travail décent dans des industries durables, et une Transition Juste pour les travailleurs et travailleuses des secteurs touchés

Jyrki Raina, secrétaire général de IndustriALL, dit : « L’Accord de Paris doit être vu comme un point de départ, et non comme une ligne d’arrivée. Il créé un cadre institutionnel qui détient tous les ingrédients du succès. Ce qu’il est capable de réaliser, ou non, dépend maintenant de nous. IndustriALL doit être prêt à montrer la voie à suivre ».

L’ambition est de contenir “la température moyenne mondiale bien en dessous d’une augmentation de 2 degrés C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 degré C par rapport aux niveaux préindustriels”. Il y a la reconnaissance d’une transformation de l’économie. Il y a des références, bien que faibles, au besoin d’un soutien financier et technique pour les pays en développement.

La Transition Juste, une revendication clé du mouvement ouvrier, est inscrite en termes clairs en demandant aux Parties de tenir compte des “ impératifs d’une transition juste pour la main-d’œuvre et la création d’un travail décent et d’emplois de qualité conformes aux priorités de développement définies au plan national”. Ce texte se trouve dans le préambule de l’Accord plutôt que dans le corps du texte comme nous l’aurions préféré, mais il s’agit néanmoins d’un engagement politique des signataires.

Sur le fait de savoir si l’Accord de Paris limitera les dommages causés aux systèmes climatiques de la Terre tout en protégeant les travailleurs et travailleuses, en créant un travail décent et des emplois de qualité, et en respectant les droits de la personne et les droits du travail, Brian Kohler, directeur de la viabilité à IndustriALL, dit :

Comme toujours, il appartiendra au mouvement ouvrier de faire en sorte que cela arrive. Personne d’autre ne peut le faire à notre place. Nous sommes prêts.

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Annexe 2

Les pertes et dommages – un sujet important à la COP1 à Varsovie - Publié le 5 octobre 2013 par admin – Auteur : Moussa SENE ENDA Energie – Sénégal. Document ‘Réseau Climat & Développement’

« Il faut défendre la création d’un mécanisme sur les pertes et dommages sous la Convention Climat ». - 

Les pertes et dommages : « au-delà de l’adaptation »

Pour les pays les plus pauvres et les ONG, les « pertes et dommages 2. » représentent les coûts associés aux impacts du changement climatique lorsque l’adaptation ne suffit plus à faire face aux impacts1. En ce sens, l’ampleur des pertes et dommages sera très directement corrélée à l’ampleur du réchauffement climatique et le niveau d’ambition de la communauté internationale.

L’idée émerge de plus en plus nettement depuis que l’inaction des négociations internationales place la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,5°C. Les efforts de réduction des émissions de GES par les pays développés ont été jusqu’ici plus qu’insuffisants et vont se traduire par des impacts et des conséquences de plus en plus inévitables et surtout irréversibles sur les écosystèmes, les économies et les populations. Le récent rapport de la Banque Mondiale fin 2012 sur un monde réchauffé de 4°C pose la question de savoir si on peut réellement s’adapter à un réchauffement d’une telle envergure et laisse présager que les pays vont subir des pertes et dommages économiques et sociales irréparables et à un coût à peine chiffrable.

Parmi les types de pertes et dommage, on en identifie 4 principaux : les pertes et dommages économiques assurables, les pertes et dommages économiques non assurables, les mesures économiques pour les pertes et dommages non économiques, les mesures non économiques pour les pertes et dommages non économiques.

En d’autres termes, l’adaptation – qui a pour principe d’éviter des conséquences néfastes pour les populations, l’économie et l’environnement – ne suffira pas pour faire face aux pertes et dommages qui ne peuvent être évités.

Où en sont les négociations internationales ?

 La question des pertes et dommages a été mise sur la table en 1991, mais depuis, n’avait fait l’objet d’aucune avancée notable. C’est véritablement à la COP 18 à Doha que les Etats Unis – malgré une ligne rouge très ferme – ont été obligés de se plier sous la pression du G77 + la Chine. La décision prise a été un programme de travail visant à créer – éventuellement – un mécanisme institutionnel d’ici la COP 19 à Varsovie. Les ONG demandent à ce que le mécanisme permette de faciliter et coordonner les différentes organisations internationales et foras traitant des pertes et dommages, le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) par exemple.

Mais comment financer les pertes et dommages ?

 Dans la mesure où les pertes et dommages ne relèvent pas de l’adaptation et qu’il est difficile d’estimer leurs coûts – surtout lorsqu’il s’agit de vies humaines ou de coûts d’opportunités manquées, les pays en développement et ONG s’accordent pour appeler à créer un mécanisme financier dédié et additionnel aux engagements existants (les 100 milliards de dollars par an d’ici 2020). Ce mécanisme dédié devra inclure un volet compensation pour les pertes non-assurables et un volet assurantiel pour anticiper et réparer les pertes assurables. C’est dans cet esprit que l’Union Africaine est en train de mettre en place un fonds assurantiel ‘‘African Risk Capacity’’ pour aider les populations en cas de catastrophes. Le mécanisme financier dédié aux pertes et dommages pourrait venir abonder l’ARC par exemple. En complément, les financements dédiés à l’adaptation permettront d’éviter une partie des pertes et dommages en préparant les pays à résister/faire face aux évènements extrêmes.

Source : http://rac-f.org/wordpress/?p=1250

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Annexe 3 -

 Politique américaine sur le climat – Accès à des actualités du 15 février 2016 par Google

 B rutal coup d’arrêt au plan d’Obama pour leclimat Le Monde-10 févr. 2016 La Cour suprême a suspendu, mardi 9 février, le plan américain pour une ... également chef de la majorité républicaine du Sénat, ...

Quand Barack Obama appelle à un sursaut politique
Challenges.fr-10 févr. 2016

Clean Power Plan : un revers lourd de conséquences pour Obama
Novethic-10 févr. 2016

Obama déplore, impuissant, un « climatpolitique empoisonné »
LaPresse.ca-10 févr. 2016

Climat : la gifle à Obama en cinq questions
Exhaustif-Libération-10 févr. 2016

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Annexe 4

Qu’est-ce que l’économie bas carbone ? – Document ‘Beijing Information’ de notre journaliste Guillaume BRANDEL.

« L’expression ‘économie bas carbone’, guidée par le concept du développement durable, consiste à recourir à des moyens tels que l’innovation technologique et institutionnelle, la transformation industrielle, ou l’exploitation des énergies nouvelles, afin de réduire au maximum la consommation d’énergies comme le charbon ou le pétrole, les émissions de gaz à effet de serre, et ainsi de parvenir à un modèle intégrant à la fois développement socio-économique et protection de l’environnement. Le développement de l’économie bas carbone exige d’une part de protéger l’environnement, en parvenant à respecter les normes nationales d’économie d’énergie ; et d’autre part de restructurer l’économie, élever l’efficacité énergétique, développer les industries nouvelles, et édifier une culture écologique. Il s’agit d’un choix nécessaire pour réaliser à la fois le développement économique et la protection des ressource naturelles, [ce qui est] diamétralement opposé à l’ancien modèle caractérisé par le passage de la pollution à la dépollution, et de l’économie extensive à l’économie intensive. Caractéristiques de l’économie bas carbone L’économie bas carbone est un modèle économique basé sur une faible consommation énergétique, ainsi qu’une réduction de la pollution et des émissions. Elle marque un grand progrès de l’humanité, comparable à la révolution industrielle. Centré sur l’innovation technique, industrielle et institutionnelle, en parallèle avec le changement radical du concept de développement de l’humanité, l’économie bas carbone cible les questions telles que l’efficacité énergétique, l’exploitation des énergies propres, et le PIB vert.

L’économie bas carbone entend répondre au redoutable défi que constitue le réchauffement climatique pour le développement des sociétés humaines. Avec la croissance ininterrompue de la population mondiale et du volume de l’économie, l’Homme est de plus en plus préoccupé par les questions environnementales soulevées par l’exploitation énergétique, allant de la fumée aux nuages chimiques et aux pluies acides, en passant par le réchauffement climatique global lié à l’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Dans ce contexte, une série de nouveaux concepts et politiques ont vu le jour, tels que l’empreinte carbone, l’économie bas carbone, les technologies bas carbone, le développement bas carbone, le mode de vie bas carbone, la société faiblement carbonée, la ville bas carbone, le monde bas carbone, etc… Or le changement des concepts liés à l’énergie, à l’économie et aux valeurs permettra peut-être de frayer un nouveau chemin menant à la culture écologique : rejeter le modèle de croissance du 20ème siècle, utiliser directement de nouvelles technologies et de nouveaux mécanismes, mettre en valeur l’économie bas carbone et un mode de vie écologique, et rendre la société durable. Concept nouveau, l’économie bas carbone n’a pas encore de définition conventionnelle. Elle concerne aussi de multiples secteurs de production et d’administration.Développement historiqueLa première apparition du terme « économie bas carbone » dans les documents officiels date du Livre blanc sur l’énergie du Royaume-Uni, publié en 2003 et intitulé « L’avenir de notre énergie, construire une économie bas carbone ». Pionnier de la Révolution industrielle, ce pays insulaire aux ressources limitées a parfaitement pris conscience des menaces liées à la sécurité énergétique et au changement climatique. L’approvisionnement énergétique en Grande Bretagne est en train de passer de l’autosuffisance à la dépendance à l’importation : avec le modèle actuel de consommation, le pourcentage de ses énergies importées s’élèvera à 80% en 2020. Parallèlement, les conséquences du réchauffement climatique se font déjà ressentir. 2006 : Rapport Stern, Nicolas Stern, économiste Banque mondiale.[Selon Wikipédia, « Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique (en anglais Stern Review on the Economics of Climate Change) est un compte rendu sur l’effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Publié le 30 octobre 2006, ce rapport de plus de 700 pages est le premier rapport financé par un gouvernement sur le réchauffement climatique mené par un économiste et non par un climatologue1… » Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Stern ].Fin 2006 : Rapport d’évaluation national sur le changement climatiqueJuin 2007 : Programme national de la Chine en réponse au changement climatique Juillet 2007 : Low Carbon Economy Act, Etats-UnisJuillet 2007 : Wen Jiabao préside la première réunion du groupe de direction concernant la réduction des émissions face au changement climatique à l’échelle nationale. Le 8 septembre 2007, le président chinois Hu Jintao prononce un discours au sommet de l’APEC, dans lequel il fait quatre propositions clairement favorables au développement de l’économie bas carbone. Lors de cette importante allocution, le président Hu mentionne quatre fois le terme ’carbone’ : développer l’économie bas carbone, faire des recherches sur les technologies énergétiques bas carbone, augmenter la séquestration du carbone, promouvoir le développement des technologies de captage du carbone. Il a par ailleurs souhaité sensibiliser le peuple entier au changement climatique, pour que chaque citoyen s’active à consacrer ses efforts à la lutte contre le changement climatique. Le même mois, lors de la Conférence annuelle de l’Association des sciences et des techniques de Chine, Wan Gang, ministre des sciences et technologies, lançait un appel solennel au développement de l’économie bas carbone. 3 décembre 2007 : Conférence de Bali, objectifs chiffrés de réduction.Le 26 décembre 2007, le Conseil des affaires d’Etat publie son Livre blanc « Situation et politique énergétiques de la Chine », qui prône une diversification de l’approvisionnement, et un développement des énergies renouvelables, marquant la fin de l’ère tout charbon ». Origine - Beijing Information : 24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine - Edition française : Tél : 68996274 Fax : 68326628 ICP08005356 – Source : http://www.bjinformation.com/magazine/2010-12/29/content_321750.htm Complément ‘Economie bas carbone ‘ : quelques accès à plus d’informationsÉconomie bas-carbone : avec ou sans croissance ? - Novethicwww.novethic.fr/.../economie-bas... oct. 2015 - Décarbonner l’économie d’ici la fin du siècle : c’est l’objectif sur lequel doivent s’accorder les 196 parties lors de la conférence climatique ...Bas carbone, croissance verte — Wikipédiahttps://fr.wikipedia.org/wiki/Bas...,_croissance_verteBas carbone, croissance verte (en anglais Low-Carbon, Green Growth) est le nom d’un programme de relance économique de la Corée du Sud, annoncé par ...La France adopte sa stratégie bas carbone - Le Mondewww.lemonde.fr/.../la-france-adopte... nov. 2015 - Pour y parvenir, la stratégie nationale bas carbone trace une ... et en matières premières et promouvoir l’économie circulaire, qui recycle les ...Une économie bas carbone est possible, Editos & Analyseswww.lesechos.fr › Idées - Débats › Editos & Analyses20 mai 2015 - Après avoir inventé l’économie carbonée qui altère le climat de la planète, l’homme saura-t-il la « désinventer » ? Et arrivera-t-il à stabiliser la ...Economie bas carbone : une expérimentation pour impliquerwww.actu-environnement.com/.../econ... nov. 2015 - Comment les entreprises prennent-elles en compte l’enjeu climatique dans leur stratégie ? C’est l’une des questions qu’intégrera ... Nos articles ISIS / ISIAS sur ‘Croissance verte’ : ’Maison solaire, croissance verte et technologie du biogaz en milieu rural sont soutenues en Région Poitou-Charentes’ par Jacques Hallard, mardi 4 août 2015 - français ’La production de biogaz à la ferme se développe à travers l’Europe, mais aussi en France, notamment dans la Région Poitou-Charentes’ par Jacques Hallard, mercredi 5 août 2015 - français ISIAS Economie Ecologie Croissance verteQu’entend-on par croissance verte ? Débat par rapport à la décroissance - Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 07 janvier 2014 Source : ’L’écologisation de la Chine : L’agriculture durable, les énergies vertes et l’économie circulaire’ par le Dr. Mae-Wan Homercredi 31 mars 2010 par Ho Dr Mae-Wan - français ’Une croissance verte pour les pays en développement ’ par le Dr.Mae-Wan Ho mardi 6 avril 2010 par Ho Dr Mae-Wan - français ’Pour une Chine verte écologique : Les pousses vertes de la Chine’ par Dr. Mae-Wan Holundi 22 mars 2010 par Ho Dr Mae-Wan - français ’La politique des énergies vertes au Royaume-Uni’ par Rt. Hon Michael Meachervendredi 9 janvier 2009 par Ho Dr Mae-Wan, Burcher Sam - français Revenir en arrière pour reprendre la lecture

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Traduction, compléments entre […], et inclusion de liens hypertextes donnant accès à des informations supplémentaires :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.

Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, ex professeure des écoles.

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIS Energies Climate Change Revolution in Paris away from Fossil Fuels French version.2

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