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"Les signaux électromagnétiques du VIH Des perspectives pour une approche scientifique de l’homéopathie" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
jeudi 2 septembre 2010 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Biologie Médecine
Les signaux électromagnétiques du VIH
Des perspectives pour une approche scientifique de l’homéopathie
Pour la première fois, des signaux électromagnétiques spécifiques au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) peuvent être facilement détectés chez des patients qui subissent un traitement antirétroviral pour soigner le SIDA et qui n’ont pas de virus détectable dans le sang ; les perspectives d’une approche scientifique de l’homéopathie s’annoncent bien.
Dr. Mae-Wan Ho

Rapport ISIS 02/09/10
L’article d’origine en anglais, avec toutes les références, est intitulé Electromagnetic Signals from HIV ; il est accessible par les membres de l’ISIS sur le site suivant : www.i-sis.org.uk/electromagneticSig...
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Luc Montagnier, lauréat du prix Nobel 2008 pour la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), se distingue par un autre succès, quoique controversé dans la communauté scientifique en général : son équipe de recherche a constaté que des signaux électromagnétiques (EM) sont toujours produits dans les solutions diluées de l’ADN du virus VIH dans de l’eau.
Le VIH est un virus à ARN, normalement détecté dans le sang des personnes infectées par le virus. L’ARN viral lui-même n’est pas responsable du signal électromagnétique émis. Au lieu de cela, c’est la séquence d’ADN complémentaire (ADNc) qui est à l’origine de l’émission. Les signaux de l’ADN sont détectés uniquement chez les patients qui ont été préalablement traités par la thérapie antirétrovirale et qui n’ont pas de copie d’ADN viral détectable dans le sang [1].

Les résultats suggèrent que le traitement des malades du SIDA avec des médicaments antirétroviraux pousse le virus vers un nouveau mode de réplication qui implique l’ADN et d’insensibilité aux médicaments. Ceci a des implications pour de nouvelles approches en vue de l’éradication de la maladie du SIDA, et mais également pour une approche scientifique de l’homéopathie.

  La thérapie antirétrovirale n’est pas le remède

La thérapie antirétrovirale (TAR) est devenue le traitement standard de l’infection par le VIH. Elle est généralement une combinaison de trois ou quatre inhibiteurs de la transcriptase inverse et de la protéase virale ; elle se traduit apparemment dans ses résultats par une complète disparition de la virémie au VIH - mesurée par les copies d’ARN dans le sang du patient - dans les 3 à 6 mois. Cependant, dès que le traitement est interrompu, la multiplication du virus reprend dans les quelques semaines qui suivent, les copies d’ARN viral dans le sang augmentent et le nombre des lymphocytes T CD4 baisse.

Cela indique la présence d’un réservoir viral qui n’est pas accessible aux médicaments antirétroviraux, peut-être que de l’ADN proviral est intégré dans les cellules dans un état de dormance. Dans l’étude, les chercheurs ont montré que la thérapie antirétrovirale (TAR) induit la libération de séquences d’ADN du VIH dans le sang du patient, qui sont détectables par une “nouvelle technologie biophysique“ décrite précédemment pour l’ADN des bactéries [2] (voir ’Homeopathic’ Signals from DNA , SiS 48). *
* La version en français est intitulée "Des signaux ’homéopathiques’ ont été détectés à partir de l’ADN " par le Dr. Mae-Wan Ho, traduction, définitions et compléments de Jacques Hallard ; elle est accessible sur le site : http://yonne.lautre.net/spip.php?ar...

En effet, la thérapie antirétrovirale (TAR) amène le virus vers un faible niveau de réplication, en utilisant seulement l’ADN. C’est pourquoi les « inhibiteurs classiques utilisés dans ce mode de thérapie ne peuvent pas parvenir à l’éradication de l’infection virale », ont affirmé les chercheurs.

Un appareil qui a servi à l’origine à Jacques Benveniste (immunologiste qui s’était tourné vers des recherches sur l’homéopathie), leur a permis de détecter des ondes électromagnétiques de basses fréquences, apparemment émises par les hautes dilutions de l’ADN des bactéries pathogènes dans de l’eau.

  Les signaux électromagnétiques EM ne sont pas produits par le virus

Des cellules CEM (une lignée cellulaire dérivée de cellules T de l’homme) ont été infectées par le VIH1. Les surnageants ont été dilués en série de 1 sur 10 et les signaux EM ont été vérifiés : ils ont donné des résultats négatifs comme dans les expériences avec des bactéries.

Il fallait passer le surnageant sur un filtre avec des pores d’une taille de 20 nm, pour séparer les soi-disant "nanoparticules émettrices", à partir des particules de virus intactes, qui étaient de 100 à 120 nm. Lorsqu’elles furent centrifugées dans un gradient de saccharose, les particules virales formèrent une forte bande d’une densité de 1,16. En revanche, les nanoparticules émettant les signaux EM se sont révélées associées à des fractions de densité allant de 1,15 à 1,25.

Des échantillons de plasma ont été obtenus à partir de trois groupes de patients (au total 125) : a) non traités asymptomatiques ; b) symptomatiques non encore traités et avec une charge virale élevée ; et enfin c) symptomatiques traités par thérapie antirétrovirale et sans aucune charge virale détectable.

Les signaux EM ont été détectés régulièrement dans la troisième catégorie, chez tous les 30 patients. Les signaux EM ont été détectés dans des dilutions de plasma allant de 10-4 à 10-8. Aucun signal EM n’a été détecté chez les patients appartenant aux deux autres catégories, sauf chez un patient non traité et atteint de la maladie du sida.

Afin de détecter les signaux électromagnétiques EM, le plasma a dû être maintenu non congelé et stocké de préférence à 4˚C. La congélation et le stockage à -29° ou à -80°C détruisent la capacité de produire des signaux EM. Le sérum de sang coagulé a également été négatif pour l’émission de signaux EM, qu’il soit conservé à 4°C ou congelé. Le chauffage du plasma dilué à 65°C pendant une heure a inactivé ou réduit de manière significative sa capacité à produire des signaux EM. La filtration avec des filtres de 20 nm est nécessaire pour détecter les signaux, comme dans les études in vitro.

  L’ADN du VIH est la source des signaux électromagnétiques EM

Pour cerner la source des signaux EM, des acides nucléiques ont été extraits des plasmas des trois différents groupes de patients. Les précipités dans l’éthanol (contenant les acides nucléiques) ont été dissous dans l’eau et les solutions ont été filtrées à travers des filtres de 20 nm. Les concentrations d’ADN ont été ajustées de 1 à 4 ng / ml d’une solution tampon, puis diluées et testées comme avant.

Les signaux EM ont été détectés seulement dans le groupe des patients traités par la thérapie antirétrovirale et ayant une charge virale indétectable. Les signaux ont été produits dans la même gamme de dilutions aqueuses que dans le plasma frais, avec une filtration de la solution d’origine, ainsi qu’une agitation vortex après chaque dilution aqueuse, traitements qui sont nécessaires pour que les signaux EM soient détectables.

Le traitement de la solution initiale par la RNase (pour briser l’ARN) n’a eu aucun effet, ce qui suggère que c’est l’ADN, plutôt que l’ARN viral, qui est à l’origine de la production des signaux EM. Cela a été confirmé par un traitement de la solution originale à la DNase, qui a détruit la capacité de production des signaux électromagnétiques, à condition que les nanostructures déjà induites par l’ADN, aient été supprimées par la congélation. Les molécules d’ADN ne sont pas affectées par la congélation, et elles peuvent à nouveau provoquer des nanostructures d’eau après la congélation. Les dilutions positives pour l’émission de signaux EM variaient de 10-3 à 10-9 de la solution initiale

Le sang traité à l’héparine, provenant de plusieurs patients VIH-positifs en cours de traitement par thérapie antirétrovirale, a été soumis à un gradient de densité ‘Ficoll’, et l’ADN extrait à partir des trois fractions principales : plasma, globules blancs et plaquettes globules rouges. Le signal électromagnétique a été stable pendant plusieurs jours, parfois pendant plusieurs semaines, s’il est conservé à 4°C.

Chez tous les patients présentant une charge virale indétectable, seulement l’ADN du plasma et les fractions d’érythrocytes ont donné de forts signaux positifs. L’ADN issu des couches de globules blancs n’a donné aucun signal ou seulement de faibles signaux. Chez les patients traités par la thérapie antirérovirale, et se trouvant avec une charge virale élevée, seul l’ADN dérivant du plasma a été positif.

Pour identifier la séquence d’ADN responsable de l’émission des signaux EM, les chercheurs ont conçu des amorces spécifiques pour amplifier une autre partie du génome du VIH et ils ont testé l’ADN résultant, purifié par électrophorèse sur gel d’agarose. Comme témoin expérimental, l’ensemble de l’ADN du génome proviral du VIH a également été testé : il s’est montré positif pour l’émission des signaux EM. Plusieurs séquences dans le génome proviral ont été la source des signaux EM : LTR, NEF et ENV.

Les mêmes amorces ont été utilisées pour détecter des séquences spécifiques de l’ADN extrait du plasma ou du culot des globules rouges des patients positifs. Le fragment d’ADN LTR a été constamment trouvé dans toutes les préparations, suivi rarement par des séquences NEF et ENV. Fait intéressant, une plus grande sensibilité de détection a été obtenue en utilisant la transcriptase inverse avant la polymérase Taq dans la réaction PCR. Mais la réaction n’a pas été affectée par un traitement préalable avec la RNAse, indiquant que la transcriptase inverse avait utilisé une matrice d’ADN et non pas de l’ARN.

Le résultat le plus important, apparemment paradoxal, est que seules les séquences d’ADN liées au VIH - chez des patients traités avec la thérapie antirétrovirale et n’ayant pas d’ARN détectable dans le sang -, peuvent être détectées par des émissions de signaux EM et par la technique PCR. Les patients non traités ne montrent aucun signe d’un tel ADN.

Ce résultat a été obtenu avec des patients de différentes régions géographiques : Amérique du Nord, Europe, Afrique occidentale et centrale, probablement infectés par des sous-types différents de VIH. L’ADN n’est pas seulement détecté dans le plasma, mais il est aussi trouvé associé à des globules rouges, qui n’ont pas d’ADN nucléaire.

Ainsi, l’ADN qui leur est associé était probablement présent dans les nanostructures liée à la membrane du globule rouge ou dans les cellules nucléées qui sédimentent avec les globules rouges, peut-être des granulocytes. Chez les patients traités ayant encore une charge de virus détectable, l’ADN n’a été trouvé que dans la fraction du plasma.

Les résultats suggèrent que l’ADN actif provient de fragments d’ADN dans le sang à partir de la dégradation (apoptose) des quelques cellules infectées contenant l’ADN proviral dans un état latent. Alternativement, l’ADN représente des formes de l’ADN du VIH non intégré. Divers ADN circulaires ont été décrits au cours de l’infection à VIH in vitro et in vivo. Et de l’ADN épisomal persistant (non intégré) du VIH a été décrit chez certains patients sous thérapie antirétrovirale, avec l’ARN viral indétectable dans leur sang.

Une troisième hypothèse privilégiée par les chercheurs est que la thérapie antirétrovirale fonctionne efficacement pour empêcher la transcription inverse de l’ARN viral en ADN et donc pour bloquer toute infection active des cellules sensibles. Toutefois, cela n’empêchera pas la réplication ADN-ADN dans un état non-intégré.

En d’autres termes, la thérapie antirétrovirale va amener le virus vers un autre moyen de reproduction, probablement mineur et en fonction d’une ADN polymérase cellulaire, mais suffisante pour maintenir le génome viral sous forme d’ADN viral non intégré et capable de reprendre le cycle viral normal, si la thérapie antirétrovirale est interrompue. Les cellules et les tissus dans lesquels cette réplication de l’ADN se produit, restent à identifier.

En outre, lorsque les dilutions aqueuses ont été testées, une augmentation de sensibilité de 10 jusqu’à 100 fois, a été obtenue lorsque chaque dilution a été fortement agitée par vortex. Ceci a suggéré aux chercheurs un “phénomène de résonance” de “polymères de l’eau”, bien qu’aucun détail supplémentaire n’a été donné sur les deux termes.

  Les bases de l’activité homéopathique sont-elles ainsi révélées ?

Montagnier et son équipe ont démontré que des signaux électromagnétiques hautement reproductibles peuvent être détectés à partir d’échantillons biologiques, et que ces signaux sont responsables d’une fonction biologique, c’est-à-dire une infection virale et une infection bactérienne. [1, 2].

Ils ont traqué la source des signaux à des séquences spécifiques pathogènes dans les génomes des bactéries et des virus en cause. En outre, ces signaux (et leurs fonctions biologiques) semblent survivre dans des "nanostructures", même après que les solutions d’ADN aient très diluées, peut-être au point où plus aucune molécule de l’ADN original n’est présente.

Ces résultats sont analogues aux observations rencontrées avec des remèdes homéopathiques très dilués, que l’on prétend être efficaces, même après que toutes les molécules de la substance d’origine doivent avoir été diluées à un point tel qu’il n’en subsiste plus aucune. Mais il y a là une différence importante.
Pour la première fois, la putative mémoire de l’eau, invoquée pour l’activité des préparations homéopathiques sous la forme de signaux électromagnétiques spécifiques, peut être détectée clairement et de façon indépendante. C’est l’avancée majeure que Montagnier et son équipe ont réalisé. Il devrait maintenant être possible, en principe, de distinguer les préparations homéopathiques qui sont actives de celles qui ne le sont pas. Rien que ce fait devrait beaucoup faire avancer une approche scientifique de l’homéopathie, et contribuer ainsi à notre compréhension sur les propriétés de l’eau (voir [3] The Rainbow Ensemble et les autres articles de la série, SiS 48). De toute évidence, il est nécessaire de vérifier si tous les remèdes homéopathiques présentent des émissions électromagnétiques spécifiques, qui peuvent être détectées par des instruments appropriés.

Cette recherche a soulevé un certain nombre de questions clés qui doivent être abordées, la plus pressante étant la suivante : Quelles sont les nanostructures émettrices et pourquoi émettent-elles ?

Il existe des preuves remontant aux années 1980, selon lesquelles l’ADN a des vibrations moléculaires dans une large gamme de fréquences, de moins de 1 cm-1 (radiofréquence) à 4.000 cm-1 (infrarouge lointain) [4-6], et que ces vibrations peuvent être détectées, ou stimulées et modifiées par l’extérieur au moyen d’une application de champs électromagnétiques.

Montagnier et ses collègues invoquent une vague “resonance”, induite par le bruit électromagnétique ambiant du réseau électrique. Une sorte de résonance qui pourrait être induite dans ces circonstances est la résonance magnétique nucléaire. Il semble que le champ magnétique de la Terre peut se substituer à un plus fort champ magnétique statique, très utilisé dans une expérience de résonance magnétique nucléaire (RMN) (voir [4] Cooperative and Coherent Water , SiS 48).

Si tel est le cas, le champ ambiant, ce qui semble être nécessaire pour produire les signaux EM, joue le rôle du champ de radiofréquence dans une expérience habituelle de RMN. La fréquence de résonance serait alors déplacée en conséquence à des fréquences plus basses, peut-être des micro-ondes jusqu’à des fréquences audio ( 1.000 Hz) tel que cela est rapporté par Luc Montagnier et ses collègues [1].

Dans ce contexte, la stimulation mécanique (l’équivalent de la ’succussion’) peut aussi servir de stimulation pour ces vibrations spécifiques. Il est peut-être important de souligner que les vibrations ne peuvent pas être celles de la séquence d’ADN, mais plutôt celles de la séquence d’ADN qui a été modifiée par l’eau et d’autres constituants (voir plus loin).

Toutefois, cela ne nous dit pas comment l’eau peut avoir la mémoire de telles vibrations spécifiques, en particulier lorsque la molécule d’ADN a été très diluée. Montagnier et ses collègues ont proposé que la source immédiate de signaux EM sont des “nanostructures” - retenues par des filtres d’une certaine taille de pores, soit 100 nm dans le cas des bactéries [2] ou 20 nm dans le cas du VIH [1] et tout en affichant un large éventail de densité : de 1,15 à 1,25 - probablement créées par la séquence d’ADN spécifiques présents à l’origine.

Martin Chaplin, un chercheur réputé qui conduit des recherches sur l’eau à la South Bank University de Londres au Royaume-Uni, a examiné et passé en revue l’histoire de la mémoire de l’eau en 2007 : il a souligné que si l’on entend par la mémoire de l’eau, le fait que l’eau conserve un historique de son expérience passée, il y a alors beaucoup d’éléments de preuve [7].

Par exemple, un effet de mémoire bien connu est associé à la formation de clathrates hydrates, des structures d’eau sous forme de sortes de cages autour de petites molécules comme le méthane.

Un échantillon d’eau qui a été cristallisé en un clathrate gazeux sous pression, puis qui a fondu par la suite, sera plus rapidement reformé en hydrate lorsqu’il sera mélangé à du gaz et mis sous pression, par rapport à l’eau qui n’a pas connu l’état d’hydrate. Toutefois, la question est de savoir comment la mémoire pourrait être formée et conservée, même lorsque les substances d’origine ont été complètement entraînées par les dilutions.

 L’hypothèse d’épitaxie de la silice et de l’eau

Il existe plusieurs hypothèses sur la façon dont la mémoire des substances chimiques pourrait être formée et conservée dans de l’eau. L’hypothèse qui paraît la plus évidente (pour moi) repose sur ce que j’appellerai “l’hypothèse d’épitaxie de silice et d’eau". L’épitaxie est un phénomène bien connu dans la science des matériaux.

Il s’agit de la croissance d’un matériau cristallin sur la surface d’un autre matériau pour imiter la structure de ce dernier. En termes plus généraux, il est l’empreinte structurelle d’une substance sur une autre.

Roy Rustum, un distingué professeur de la science des matériaux à l’Arizona State University et professeur de l’état solide et de la géochimie à l’Université de Pennsylvanie (qui vient de disparaître) a depuis longtemps attiré l’attention sur l’importance de l’épitaxie en homéopathie [8].

La silice (SiO2) est, de loin, la substance la plus abondante sur la terre. Elle se rencontre dans le sable et dans le verre, plus spécifiquement dans le verre pour fabriquer des remèdes homéopathiques, et de nombreux chercheurs suspectent que la silice dissoute puisse jouer un rôle clé dans l’activité des préparations homéopathiques.

David Anick de la Harvard Medical School et John Ives du Samueli Institute for Information Biology, à Alexandria, en Virginie aux Etats-Unis, ont clairement indiqué “l’hypothèse silice de l’homéopathie" du point de vue physico-chimique [9].

Je vais reformuler l’hypothèse plus générale de l’épitaxie de la silice et de l’eau comme suit : les remèdes homéopathiques contiennent des silicates dissouts qui, de concert avec de l’eau, conservent les empreintes structurelles (et la signature électromagnétique associée) des substances d’origine qui ont été dissoutes dans l’eau. Je m’empresse d’ajouter que toutes les preuves pour cette hypothèse sont contenues dans le document publié par Anick et Ives, et je ne fais ici que de la reformuler afin de rendre les mécanismes plus explicites.

La silice se dissout dans l’eau en se joignant à deux molécules d’eau pour former de l’acide silicique Si(OH)4, qui a une faible solubilité dans l’eau, d’environ 0,01 pour cent, bien que les ajouts de Na2O ou d’un autre alcalin puissent considérablement accroître sa solubilité.

L’acide silicique peut polymériser sous pression pour former des dimères, des trimères et des oligomères supérieurs, jusqu’à environ 12 dans les solutions concentrées. Anick et Ives ont proposé que la ‘succussion’ contre la paroi de verre de la bouteille génère d’abord une solution saturée ou sursaturée d’acide silicique, qui pourrait se polymériser par la suite, en raison de la forte pression momentanée générée qui favorise la formation de polymères. Une faible concentration de silicium dissout a été rapportée dans de nombreuses préparations homéopathiques.

L’acide silicique dissout et les polymères acides, ainsi que l’eau, interagissent avec les substances dans la "teinture mère" (TM, en général une solution 1 M) dans les médicaments homéopathiques par épitaxie moléculaire, dans laquelle l’acide silicique et de l’eau sont tous deux imprimés par la "teinture mère" TM, et sans doute, l’impression est réciproque. De cette façon, une structure complexe quasi-cristalline et dynamique peut être maintenue, même lorsque la substance "teinture mère" TM d’origine a été très diluée.

Le remède serait spécifique, en raison de la spécificité de l’empreinte moléculaire. Or il s’avère que l’eau liquide a une structure supramoléculaire variant à l’infini et évoluant (structures cristallines ou quasi-cristallines), qui s’exprime surtout dans la variété infinie des flocons de neige, chacun étant unique, qui peuvent être formés dans la nature (voir [10] ] Cooperative and Coherent Water , SiS 48).

De même, la complexicité sculptée par diverses coquilles chez les diatomées siliceuses nous offre une idée de la grande diversité des structures possibles que l’acide silicique pourrait adopter dans le cadre d’une empreinte (voir fig. 1).
Figure 1 Composition avec différentes diatomées, de diatoms.co.uk
Un autre aspect concernant l’hypothèse d’épitaxie de silice et d’eau : c’est que celle-ci ne traite pas de la façon dont les remèdes homéopathiques fonctionnent réellement. L’identification, par Montagnier et ses collègues, des émissions électromagnétiques spécifiques est importante.

Je fais partie de ceux qui ont depuis longtemps plaidé pour que les signaux électriques et électromagnétiques soient considérés comme étant impliqués dans l’intercommunication au sein des organismes vivants et entre ces organismes (voir [11] The Rainbow and the Worm, The Physics of Organisms publication ISIS).
Il existe également des preuves suggérant que les molécules, y compris les protéines et l’ADN, interagissent par résonance à des fréquences spécifiques [12] ( The Real Bioinformatics Revolution , SiS 33). C’est pourquoi j’ai inclu la signature électromagnétique associée, produite par le système d’eau et de silice dans l’énoncé de l’hypothèse.

La prochaine étape évidente est que Montagnier et ses collègues parviennent à caractériser les "nanostructures" responsables des signaux électromagnétiques EM, pour voir et vérifier si celles-ci sont bien composées de silicium dissout et structurées par l’ADN et l’eau dans le surnageant d’origine.

Une approche scientifique de l’homéopathie a le potentiel de révolutionner à la fois la biologie et la médecine.

Je remercie John Bennett, de Portland dans l’état de l’Oregon aux Etats-Unis, pour ses informations très utiles et sa synthèse sur la science de l’homéopathie.

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  Définitions et compléments en français :

A lire sous PDF à demander à yonne.lautre@laposte.net en spécifiant le titre de l’article (service bénévole et gratuit)

  Traduction, définitions et compléments :


Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire.
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS Biologie Médecine Electromagnetic Signals from HIV French version.2


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