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"S’adapter pour demain aux conditions climatiques locales de la Provence – et d’ailleurs – en vue de la culture estivale des tomates au potager d’amateur" par Jacques Hallard

dimanche 2 septembre 2018 par Hallard Jacques


ISIAS Jardinage Climat
S’adapter pour demain aux conditions climatiques locales de la Provence – et d’ailleurs – en vue de la culture estivale des tomates au potager d’amateur
Informations complémentaires sur les dérèglements climatiques et des observations faites autour d’Avignon, Vaucluse 84 (Région Sud, anciennement « Provence, Alpes, Côte d’Azur » ou P.A.C.A.), ainsi que quelques exemples de réalisations en permaculture et en agroécologie.
Jacques Hallard , Ing. CNAM – site ISIAS – 01/09/2018

PLAN : Introduction Sommaire Auteur



Introduction

L’espèce tomate est l’une des plus attrayantes pour les jardiniers amateurs en été : ses fruits sont grandement appréciés pour une consommation estivale ‘en frais’, mais aussi plus tard après une mise en conserves. Une culture bien implantée et soigneusement suivie est un gage de réussite et à la portée de tout un chacun, moyennant un peu de réflexion, de formation et des options pratiques judicieuses.

Les pratiques culturales à l’échelle réduite des amateurs et concernant la tomate sont diverses et le sommaire ci-dessous traite en particulier de quelques facteurs de production : la préparation du sol et donc celle du compost, le choix des cultivars (ou ‘variétés cultivées’) et leur mode de mise en place, avec ou sans palissage, soit avec une taille méticuleuse et un attachage soigné pour les plantes à port indéterminé qui doivent être palissées, soit sans aucune tâche de conduite de la végétation pour les plantes buissonnantes, à port déterminé et qui sont cultivées « à plat », sans taille ni palissage. Des références sont introduites sur certains points dans ce dossier, avec des renvois et des liens vers des textes et des vidéos choisies.

Sous le climat méditerranéen et avec une météo locale qui tend à se modifier au fil des années, le choix du système d’arrosage est un facteur important pour économiser les réserves hydriques et nous insistons sur l’irrigation localisée avec des tuyaux en matière plastique, fabriqués avec des goutteurs incorporés. L’aspersion des plantes sur le feuillage ainsi est évitée et cela contribue à limiter les infestations par des maladies cryptogamiques aériennes, courantes chez les tomates (mildiou, septoriose, alternariose, oïdium, etc….). Les maladies telluriques et vasculaires, transmises aux plantes de tomates à partir du sol, sont quant à elles bien contrôlées par l’usage de plants greffés sur des porte-greffes résistants naturellement aux fusarioses, à la verticilliose et aux nématodes à galles, éventuellement présents dans certains sols.

Sont spécialement décrits en annexes dans ce dossier les facteurs de production suivants : la fertilisation pour compenser les prélèvements des nutriments ou éléments nutritifs minéraux par les plantes cultivées, le recours possible aux plants greffés pour anticiper les risques de maladies transmises à partir du sol, l’usage systématique du paillage des sols cultivés dont les avantages, surtout en été en Provence, sont bien identifiés et documentés.

Ce travail est aussi une opportunité pour passer en revue, dans une annexe, l’épineux sujet des dérèglements climatiques, de la notion d’évapotranspiration et de la gestion avec parcimonie des réserves en eau disponibles en Provence, dans la basse vallée du Rhône (plus précisément autour d’Avignon).

L’exemple de la tomate est l’une des applications concrètes en matière de jardinage, qui est source d’une véritable abondance, dont le mois d’août est la période par excellence dans les régions tempérées de l’hémisphère nord. Voir ’Août est le mois de l’abondance au jardin potager et au verger avec les pratiques de la permaculture et de l’agroécologie’ par Jacques Hallard, vendredi 31 août 2018.

Cet article précédant introduit également les pratiques agricoles qui se réfèrent en particulier à la permaculture (voir notamment Comment faire un jardin en permaculture ? - Permaculture Design) et à l’agroécologie (ou agro-écologie qui est, selon Wikipédia « un ensemble de théories et de pratiques agricoles nourries ou inspirées par les connaissances de l’écologie (la science de). Ces idées concernent donc l’agriculture, l’écologie et l’agronomie, mais aussi des mouvements sociaux ou politiques, notamment écologistes1,2. Dans les faits, ces diverses dimensions de théorie, pratique et mouvements, s’expriment en interaction les unes avec les autres, mais de façon différente selon les milieux ou régions2… »

Avec ce présent dossier à usage didactique sur la tomate, on se place là dans un ensemble de pratiques et de techniques qui sont respectueuses de l’environnement, dans le cadre d’une activité résolument durable, (voir aussi La durabilité ou l’escamotage du développement durable. Par Romain Fell). De telles pratiques et techniques assurent et couvrent facilement une bonne partie des besoins alimentaires en autoconsommation grâce aux jardins d’amateurs, familiaux ou partagés, ou encore dans une optique de production « d’aliments bio » pour une distribution locale en circuits courts.

Mais de telles réalisations intégrées et conduites à une plus grande échelle sont également envisageables, comme le démontrent et l’enseignent par exemple les concepteurs et les animateurs de La ferme dite du Bec-Hellouin « qui est une exploitation agricole située sur la commune du Bec-Hellouin dans le département français de l’Eure en région Normandie appliquant une méthode permacole depuis 20071 … » - « Le postulat de cette ferme est de produire une grande quantité de produits sur une surface réduite en privilégiant le travail manuel et la traction animale. La permaculture est appliquée à travers le design méthodique des espaces de production et l’étude des interactions entre les écosystèmes. L’approche revendiquée ici est bio-intensive2… » Extrait du site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_du_Bec-Hellouin

Ces démarches volontaires visent une autosuffisance ou autonomie alimentaire plus ou moins partielle, et progressive, qui s’avère indispensable face aux enjeux mondiaux démographiques, alimentaires, sanitaires et climatiques, comme le démontrent ces quelques contributions sélectionnées :

Autosuffisance alimentaire : la précieuse mise en garde de Pierre Rabhi, par Axel Leclercq publié le 18 avril 2017 à 17:57 - Mis à jour le 21 avril 2017 à 17:38 – « L’autosuffisance alimentaire est un thème très à la mode. On en parle de plus en plus et certaines municipalités françaises en ont même fait une priorité. Mais a-t-on vraiment pris toute la mesure de cet enjeu ? Certains pourraient en effet s’interroger : À quoi bon se donner la peine d’être autonome alors que les marchandises n’ont jamais autant circulé et qu’on peut trouver de la nourriture à chaque coin de rue ? À cette question légitime, voici la réponse sans détour donnée par Pierre Rabhi dans l’émission C à vous… - En quoi agriculture locale et circuits courts sont-ils essentiels ? Pierre Rabhi nous donne un élément de réponse... et ça n’est pas le moins pertinent… »

Les clés de l’autonomie alimentaire, par Meriem Saïdi 25 mai 2017 - « Vers l’indépendance financière avec un investissement personnel ».

Permaculture et agriculture urbaine, le rêve de l’autosuffisance alimentaire, par Giulietta Gamberini26/09/2017. Photo (Crédits : Lufa Farms/Flickr) ; plébiscités par une population de plus en plus diplômée et en quête de sens, les potagers se multiplient en ville alors que les microfermes fleurissent à la campagne. Un mouvement qui vise une autonomie quelque peu utopique, mais qui contribue à la résilience des territoires… »

Nicolas Pezeril - Guide du Néo Rural - et Permaculture - Stoiqvideo – Vidéo ajoutée le 7 septembre 2016 - Chapitrage : Présentation 08’55 - Conseils pour éviter certaines erreurs 12’56 - Agriculture conventionnelle 22’57 - Introduction à la permaculture 36’10 - Conseils pour les constructions et l’installation 53’35 - Les arbres fruitiers 57’42 - Science et technologie 1’12’17 - Agriculture de haute densité et solutions urbaines – Conclusion - Catégorie : Musique - Musique utilisée dans cette vidéo - En savoir plus - Écoutez de la musique sans publicité avec YouTube Premium - Titre : Les Pygmés, Pt. 1 - Artiste : Dieudonné - Album : J’ai fait l’con - Auteurs-compositeurs : Al Lewis, Sylvester Bradford - Concédé sous licence à YouTube par Zimbalam (au nom de Les productions de la plume) ; Me Gusta Music (Publishing), ARESA et 6 sociétés de gestion des droits musicaux Source : https://www.youtube.com/watch?v=lyLQYVJDerE

Autosuffisance alimentaire – Un document québéquois - William Hamel – Vidéo 27:04 ajoutée le 26 avril 2017 - Cette vidéo permet aux gens d’acquérir des bases sur certaines méthodes pour devenir autosuffisant auprès de l’alimentation. En effet, les base d’une autosuffisance alimentaire simple et disponible à tous vous y est présenté en quelques étapes seulement. Catégorie : People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=Udr28eyOLn4

Tous ces constats, recommandations et réalisations sont bien en écho avec le film ‘Demain’, « un film documentaire français réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent, sorti en 2015. Devant un futur que les scientifiques annoncent préoccupant, le film qui a la particularité de ne pas donner dans le catastrophisme. Adoptant un point de vue optimiste, il recense des initiatives dans dix pays de par le monde, face aux défis environnementaux et sociaux du XXIe siècle, qu’il s’agisse d’agriculture, d’énergie, d’économie, d’éducation ou de gouvernance. Fait rare pour un documentaire, il dépasse le million d’entrées en France. Il remporte en 2016 le César du meilleur film documentaire… » - Dans la note que Wikipédia consacre à ce film ‘Demain’, on relève notamment (liste non exhaustive ici), les personnalités suivantes : Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation (en) ; l’urbaniste danois Jan Gehl, concepteur de Strøget, pour l’énergie, de Copenhague ; l’américain Jeremy Rifkin, prospectiviste ; le britannique Rob Hopkins, initiateur du mouvement des villes en transition ; Thierry Salomon, ingénieur énergéticien français, l’un des promoteurs en France du concept de négaWatt ; Hervé Dubois, porte-parole de la banque Wir (monnaie locale complémentaire), à Bâle, en Suisse36 ; Vandana Shiva, écologiste, écrivain et féministe indienne ;Perrine et Charles Hervé-Gruyer, agriculteurs biologistes français, produisant en permaculture au Bec-Hellouin, dans l’Eure30 ; Bernard Lietaer, économiste belge, spécialiste des échanges et des monnaies locales complémentaires… – La liste complète des intervenants pour le film ‘Demain’ et l’ensemble du texte sont à lire sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Demain_(film,_2015)

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Sommaire

1. Préparation du sol, amendement et fumure

2. Choix et préparation des plants

3. Plantation des plants en pleine terre

4. Mode de palissage, tuteurage et taille des plantes

5. Système d’arrosage et régulation en fonction de la météo locale

Annexe 1 -Principe : brûler les végétaux, c’est interdit, sauf exception !

Annexe 2 -Utiliser des engrais composés biologiques- La fertilité biologique pour toutes les cultures

Annexe 3 -Comment et pourquoi planter des plants de tomates greffées ?

Annexe 4 -Pailler le jardin : quand, comment, avec quel paillis ? Document ‘Rustica’

Annexe 5 - Informations sur les dérèglements et tendances climatiques, sur l’évapotranspiration et l’hydrologie, avec spécialement des observations faites autour d’Avignon Vaucluse (Région Sud, « Provence Alpes Côte d’Azur » ou PACA).

D’autres initiatives innovantes pour les jardiniers, cultivateurs et éleveurs de ‘demain’ (mot qui renvoie au film français 2015 de Cyril Dion et Mélanie Laurent) – Exemple de La Ferme Biologique du Bec Hellouin

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1.

Préparation du sol, amendement et fumure

La partie consacrée aux tomates dans le jardin potager fait en général suite à une culture de haricots à rames semés et récoltés l’année précédente. Après la récolte et l’enlèvement des plantes desséchées et des rames de canne de Provence servant de support aux haricots, la parcelle est laissée à l’automne et au début de l’hiver naturellement couverte de plantes locales spontanées. Lorsque l’état du sol permet d’y entrer, les herbes sont coupées à la tondeuse à gazon et le terrain est passé à la ‘grelinette’ ou ‘biobêche’ (voir photo) pour l’aérer. A la faveur des journées ventées et sèches, les racines et le collet des herbes sont coupés à la serfouette (voir photo), puis les résidus sont ramassés et portés au compost. C’est à ce moment que les cendres du poêle, récupérées pendant l’hiver, sont répandues en surface et enfouies à l’aide d’une griffe de jardinage.

Composteur en bois - Photo Jacques Hallard

Le compost résulte de la mise en tas dans un coin du jardin, ou mieux dans un composteur en bois des matières suivantes : les produits de la tonte du terrain enherbé et du gazon ; les déchets végétaux de cuisine ; les feuilles d’automne et les feuilles tombées à la fin de printemps (aiguilles de pin, chêne et hêtre marcescents et chêne vert), les coupes des bordures du chemin en milieu rural, enfin tous les déchets végétaux verts du potager, à l’exception des racines de chiendent et de liseron qui sont triées à part pour être mises à sécher et à brûler, en respectant traditionnellement la réglementation locale en matière d’écobuage ; mais depuis 2011 une nouvelle circulaire ministérielle interdit de bruler des déchets végétaux (Voir en annexe 1).

Voir également pour faire du compostage :

7 secrets pour fabriquer son composteur en bois en 1 heure https://www.detentejardin.com/.../comment-fabriquer-son-composteur-en-bois-en-7-et... 19 oct. 2017

Créer soi-même son composteur : 5 modèles DIY faciles à recopier www.amenagementdujardin.net/diy-composteur/

Les matériaux végétaux de compostage sont aérés régulièrement et maintenus humides par aspersion s’il ne pleut pas, afin de favoriser la décomposition de la matière organique et la fabrication de l’humus. Pour bien composter, on peut suivre les conseils de la vidéo 18:07 ajoutée le 6 juillet 2017 Comment faire le meilleur compost ? (Le potager d’Olivier ).

Préparation de la tranchée en cours pour incorporer le compost - Photo Jacques Hallard

La préparation du sol pour les tomates, mais aussi pour les aubergines, les poivrons et les courgettes, consiste alors à ouvrir une tranchée de 50-60 cm de large et de 30-40 cm de profondeur pour y recevoir les produits du compost de l’année précédente, puis ceux-ci sont recouverts à l’aide d’une griffe ou crochet de jardinage. Cette opération se fait fin mars-début avril.

Le compost déposé est recouvert avec la terre de déblai de la tranchée – Photo Jacques Hallard.

Pour stimuler la vie bactérienne en surface et apporter des éléments fertilisants naturels, par exemple un apport d’un guano de poisson (Voir annexe 2)
qui est répandu à raison de 200 à 300 grammes sur 10 m², puis enfoui énergiquement par un passage en aller et retour à l’aide d’un crochet.

On peut plus généralement se référer à la note Nourrir le sol et éviter les effets ’coups de fouet’ (« Commencez par nourrir votre sol plutôt que de doper la plante avec des engrais classiques).


Nous vous conseillons également ceci sur le sol et le compostage : Le jardin bio : jardiner autrement - Posted : 23 Jul 2018 10:00 AM PDT - Jardiner bio, cela signifie faire pousser des légumes, des fruits et des fleurs d’une façon naturelle, c’est-à-dire en respectant le plus possible les équilibres pouvant exister dans un jardin. Jardiner bio consiste à collaborer avec la nature. - This posting includes an audio/video/photo media file : Download Now – Source : https://www.futura-sciences.com/maison/dossiers/jardinage-jardin-bio-jardiner-autrement-851/#xtor=RSS-9

Et puis, pour se distraire et se cultiver sur la biologie des sols vivants, on peut aller écouter ceci : Composter, c’est polluer - Konrad Schreiber - AFAF agroforesterie – Vidéo / 16:19 ajoutée le 1er janvier 2016. « Ou pourquoi le compost industriel pourrait polluer beaucoup si l’on oublie de nourrir d’abord le sol en matière fraîche et le couvrir . Et que faire au jardin ? Le compost domestique est-il concerné aussi ? Extrait d’une conférence le 30 août 2015, dans le cadre de Paysage in Marciac. Catégorie : Science et technologie – Source : https://www.youtube.com/watch?v=x1rZuqKp4e0

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2.
Choix et préparation des plants

Les variétés de tomates sont nombreuses et le choix quasiment infini. Notre choix a porté en 2017 sur des cultivars à port indéterminé (gène sp°) nécessitant un palissage solide. Notre variété favorite est ’Cuor di bue’ qui est la vraie ’Cœur de bœuf’ (photo) pour ses qualités gustatives incomparables. Nous avons aussi adopté la tomate ‘Gourmandia F1’ pour sa très grande productivité. Nous y avons ajouté quelques plantes de tomates à petits fruits dites ‘apéritives’ ; en 2017, nous avions cultivé des variétés du commerce non identifiées par le vendeur de plants, mais dont l’aspect des fruits à maturité semble correspondre aux cultivars du commerce suivants : Sweet 100, Little Napoli et Juliet.

Pour une culture précoce et sur une longue période de production, nous avons délibérément opté pour des plants de tomates greffées (Voir une vidéo en annexe 3) :
le porte-greffe permet d’éviter naturellement les flétrissements causés par la verticilliose et les fusarioses, ainsi que les nématodes à galles, tous parasites sévissant au niveau des racines et affaiblissant les plantes en cas de sols infestés. Le plants greffés ont aussi le grand avantage d’avoir un enracinement profond, donnant des plantes vigoureuses qui favorisent une production très abondante pendant tout l’été.

En 2018, nous avons élevé et cultivé quelques variétés de tomates à port indéterminé (gène sp+) et à petits fruits, représentées ci-après avec une légende qui suit :

C :\Users\Jacques\Documents\Tomates diverses port indterminé à petits fruits 2018 P1010094[1].jpg

Photo Jacques Hallard. Légende :

En haut à gauche : tomate ‘Prune de Taïwan’ (Yu ), à fruit de couleur rose (épiderme blanc), à léger collet vert avant maturité, de 55-60 grammes.

En bas à gauche : tomate type ‘cocktail’, à fruit de couleur rouge (épiderme jaune), de 20-25 grammes.

En haut à droite : tomate ‘Poire jaune’, à épiderme de couleur jaune, de 15 grammes en moyenne.

En bas droite : tomate à fruit ovoïde allongé, de couleur rouge et de 10 grammes en moyenne.

Les plants greffés, achetés dans le commerce spécialisé fin mars – début avril sont placés en conteneurs plastiques dans un mélange par tiers de : terre de jardin, de compost bien décomposé d’au moins 18 mois, et passés au tamis pour y repérer et éliminer des larves d’insectes nuisibles, et d’un terreau commercial spécial pour jeunes plants. Les plantes en conteneurs sont élevées au mois d’avril sous une véranda. Les plants sont progressivement « endurcis » en les exposant en plein air pendant la journée, et en les rentrant la nuit en cas de températures matinales inférieures à 10-12°C. A ce stade, nous conservons deux pousses par pied : conduite du plant sur deux branches tuteurées et qui seront attachées avec duraphia naturel lors de la plantation.

Des variétés anciennes de collection et des sélections de cultivars fixés génétiquement sont semées début mai pour une récolte en août.

C :\Users\Jacques\Documents\Tomate port buissonnant fruit 105 g orangé 2018 P1010091[1].jpg

Fruits du cultivar sélectionné de tomate DLRK, fixé génétiquement, à port déterminé (gène sp), à fruit ovoïde, de couleur jaune orangé et de 100-110 grammes. Photo Jacques Hallard

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3.
Plantation des plants en pleine terre

La mise en place définitive se fait en général dans la dernière semaine d’avril : le premier bouquet floral a déjà fleuri et les fruits sont même déjà « noués » (un petit fruit s’est formé à l’issue de la fécondation). Chaque pied est soigneusement palissé sur un piquet en bois refendu. La plantation est faite sur une ligne, entre deux lignes de tuyaux d’arrosage au goutte-à-goutte. C’est une période critique en raison des gelées tardives ; en 2017, nous avons dû faire face à plusieurs nuits avec des températures négatives, en aspergeant le feuillage chaque matin à partir de 6 heures et en renouvelant 3-4 fois jusqu’à 9 heures du matin. On s’inspire là de la pratique de l’aspersion antigel qui est mise en œuvre dans les vignes et dans les vergers ; voir http://www.canaldegap.fr/ressource-et-usages/usages-et-partage/la-lutte-antigel.html

et http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2017/05/03/Vigne-la-lutte-antigel-indispensable-3085943

L’autre risque est le mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 km par heure au printemps et en été dans la basse vallée du Rhône. Un abri en matière plastique léger d’amateur ne résiste pas à ces bourrasques et endommagerait le feuillage par frottements. Les premiers arrosages au pied des plantes sont faits à l’arrosoir après la mise en place. Lors de la mise en terre, le point de greffage des plants doit être bien visible, donc un peu au-dessus du niveau du sol, pour éviter que le greffon ne prenne racine et annule ainsi les effets bénéfiques du greffage de la variété cultivée. Après plantation, un petit paillage est répandu autour et de la base de chaque (Voir en annexe 4 une note sur le paillage).

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4. Mode de palissage, tuteurage et taille des plantes

Les tomates à port indéterminé exigent un palissage solide et une taille et un attachage régulier en début de culture. On peut suivre les conseils pratiques qui suivent :

Comment tailler un pied de tomate monjardindansleslandes

Comment enlever les gourmands et tailler ses tomates. Jardin de Balgan (HD) {{}}Julien guitet

Lorsque que les plantes de tomates ont dépassé 2 mètres de hauteur, la taille des rameaux n’est plus très facile – sauf à utiliser une cisaille - et l’ensemble du végétal constitue alors une sorte de ‘haie fruitière’.

C :\Users\Jacques\Downloads\Tommates Coeur de pigeon Jacques 07 août 2017.jpg

09/08/2017 : Jacques Hallard récoltant des tomates à petits fruits sur des plantes palissées à plus de 2 mètres de hauteur. Notez bien la disposition du piquet d’acacia et des cannes de Provence fichés en terre pour le palissage - Photo Michel Maleplate. 

La masse de branches, de feuillages et de bouquets d’inflorescences retombe alors sur chaque côté de la ligne de plantation. Cette masse assure ainsi une protection contre les ardeurs du soleil en été et assure une fécondation correcte pour une production ultérieure, d’une part, et permet une récolte des fruits sans brûlures par les coups de soleil directs, d’autre part. Cela s’est montré efficace en Provence pendant la canicule de juillet-début août 2018, pendant laquelle la température dans le jardin, à l’ombre, a atteint 42°C.

C :\Users\Jacques\Documents\Tomates palissée Vue 14.8.18 P1010088[1].jpg

Photo en date du 14 aout 2018 de tomates à port indéterminé (gène sp+), à petit fruits, palissées puis conduites en ‘haie fruitière’, issues de plants greffés mis en place fin avril 2018 après élevage sous une véranda pendant trois semaines au mois d’avril - Photo Jacques Hallard.

Cette conduite en culture palissée demande une installation solide avec des pieux en bois d’acacia à chaque pied de tomate, puis avec des tiges de cannes de Provence - coupées pendant l’hiver dans des haies brise-vent naturelles - et fichées en terre d’abord au centre de la ligne de plantation, puis de chaque côté de celle-ci, pour supporter l’ensemble de la végétation. Un suivi rigoureux et régulier de la croissance est requis : les rameaux sont attachés avec de la ficelle spéciale tous les 4-5 jours en début de culture et jusque vers la mi-juillet.

Une autre méthode de production de variétés de tomates buissonnantes (cultivées « à plat », donc sans palissage, peut résulter d’un semis en pépinière effectué en début mai, puis repiquage des plants en godets de 8-10cm et mise en place des plantes sur une ligne, tous les 60 cm, avec un rang de tuyau avec goutteurs pour l’arrosage de chaque côté de la ligne de plantation. Le suivi de la culture ne nécessite alors aucune taille ; chaque plante forme alors un petit buisson de 35 à 50 cm de hauteur et la floraison et la fructification ont lieu dans la masse de feuilles, protégeant ainsi naturellement les fleursn et mettant les fruits à l’abri des coups de soleil.

C :\Users\Jacques\Documents\Tomate port buissonnant Fruit orange Semis 6.5.18 Vue 14.8.18 P1010085[1].jpg

Photo du 14 août 2018, de plantes de tomates non palissées et dégagées de leur masse de feuillage pour laisser apparaître la fructification. La variété représentée ici est une sélection de plante dite déterminée (sp) à port buissonnant, à fruit de couleur jaune orangé, d’un poids moyen de 105 grammes et à forte teneur en matière sèche : peu juteuse : la chair des fruits convient bien pour les préparations de jus, de pâtes et de soupes, consommés en frais ou en conserves (appertisation ou congélation) ; mais ces fruits peuvent être également consommés en salades, apportant une couleur orangée très attrayante dans les compositions d’assiettes estivales !

A lire et également et à écouter :

Libérez les tomates ! Choisissez votre parti... 03 juin 2017 Par Ingrid – « Cultiver son jardin est un acte politique. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais Pierre Rabhi…. Et qui dit politique, dit souvent doctrine, majorité, opposition et mouvements contestataires… »

À propos de Ingrid Photo - Après un parcours dans les Ressources Humaines, en partie chez Médecins du Monde et quelques beaux voyages, Ingrid a opéré un vrai virage en devenant Eco conceptrice du Paysage. Elle a pratiqué en bureau d’étude, en collectivité et pour les particuliers. Chez ‘Promesse de fleurs’, elle a fait ses classes en rédigeant quelques centaines de fiches plantes et conseils. Et lorsqu’elle n’est pas derrière son PC, elle pratique avec enthousiasme le ’jardinage de compétition’. Voir tous mes articles

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5.
Système d’arrosage et régulation en fonction de la météo locale

Sous le climat provençal dans la basse vallée du Rhône, un arrosage très suivi est indispensable pour assurer une réussite de la culture et des récoltes de tomates. Nous avons délibérément opté pour un arrosage systématique avec une installation d’arrosage avec des tuyaux de goutteurs incorporés, et commandée par un boitier de régulation automatique en fonction des consignes affichées.

L’estimation des besoins des plantes, de la quantité et de la fréquence des apports, a été calculée à partir des paramètres suivants : on considère une bande de sol visitée par les racines de l’ordre de 0,5 m de large. Avec un tuyau plastique récupéré à la déchetterie (il y a 25 ans !), équipé de goutteurs incorporés débitant 2 litres / heure et disposés à raison de 3 goutteurs /mètre.

Avec 2 lignes de tuyau disposées de part et d’autre de la ligne de plantation, donc à raison de 6 goutteurs par mètre sur une bande de sol estimée à 50cm de large, et avec un débit de chaque goutteur de 2 litres par heure, il est distribué 2 x 6 = 12 litres par heure sur 0,5 m², soit encore 24 litres par m² à raison d’un arrosage quotidien.

La régulation des arrosages est basée sur une compensation des besoins en tenant compte de l’évapotranspiration (ETP) locale moyenne. Pour la période de juin et juillet, nous avons pris comme base une ETP de 6 mm par jour ; cette ETP peut atteindre 8 à 10 mm par jour localement par temps chaud et très venté avec mistral.

Le temps d’arrosage, apporté le matin, est programmé pendant 10 minutes chaque jour au mois de mai, puis 20 minutes par jour en juin et en juillet. Il est corrigé manuellement et empiriquement en fonction des précipitations reçues (ou pas !), du niveau d’ensoleillement et des températures quotidiennes. En août, avec des températures sous abri qui atteignent localement 40°c en milieu de journée, avec un vent de mistral parfois soutenu, soufflant fréquemment à 50-80 km/heure et avec une masse de végétation très importante, un arrosage complémentaire est ajouté par commande manuelle en fin de journée.

L’exposé qui suit et les réponses apportées à la suite et consultables sur le site source, donnent une idée des questions fréquentes et des réponses à apporter pour la maitrise de l’arrosage localisé avec des goutteurs intégrés dans un tuyau plastique.

Conseils pour goutte à goutte ?

« Mon réseau d’arrosage comprendrait 200 goutteurs de 2l/h et environ 60 m de tuyau poreux ou à goutteurs intégrés...
J’ai quelques questions pour les connaisseurs :
- le circuit en 13 mm est-il trop long ? Le périmètre (circuit fermé) fait 60 m, mais avec les boucles sur chaque planche, on devrait approcher les 150 m. Si c’est le cas, dois-je diviser le circuit en 2 parties, qui ne seront alors pas en boucle ?
- Peut-on avoir du poreux et des goutteurs sur le même circuit ?
- Je crois avoir compris que le poreux était pas terrible, est-il possible de mettre des asperseurs à la place, ou faut-il des circuits séparés ?
- J’utiliserais soit l’eau d’un puits avec une pompe, soit de l’eau de pluie récupérée (j’ai accès à des cuves de 50 m3), mais la pression par gravité si je n’utilise pas de pompe ne sera que de 200 à 300 gr... Est-ce suffisant pour les systemes Gardena ou équivalent, même au prix d’un temps augmenté, ou les goutteurs ne fonctionneront simplement pas ? - Un grand merci à ceux qui pourront m’aider !

En savoir plus et lire tous les commentaires sur ce site : https://www.aujardin.org/viewtopic.php?t=36407#xcUusO3i3qDSrKEE.99

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Annexe 1

Principe : brûler les végétaux, c’est interdit, sauf exception !

Extrait d’un document ‘Habitat Presto’

Depuis une circulaire du 18 novembre 2011 des ministères de l’Environnement, de la Santé et de l’Aménagement des territoires, la règle est ’l’interdiction de brûlage des déchets verts’, d’autant plus qu’ils sont acceptés et valorisés dans les déchetteries ouvertes au public avec une benne spéciale réservée aux « déchets verts ».

Cette interdiction est généralement reprise à l’article 84 du Règlement sanitaire départemental. Mais quelquefois en milieu rural, le Préfet ou les autorités locales peuvent exceptionnellement déroger à cette règle, en respectant certaines règles et recommandations : obtenir une autorisation écrite et prévenir au préalable la caserne locale de pompiers ; opérer le matin par une journée non ventée ; disposer un apport possible d’eau sous pression à proximité ; s’assurer que le foyer est éteint avant la tombée de la nuit et le noyer d’eau par mesure de précaution…

Concrètement, toutes les zones dans les départements où il existe une grande concentration urbaine, un parc naturel protégé ou des conditions climatiques particulières (vent violent, comme la tramontane ou le mistral) maintiennent l’interdiction générale et permanente pour des raisons de sécurité publique et sanitaire.

Si le brûlage est admis par arrêté préfectoral, dans les zones dépourvues de déchetterie ou aucun système de collecte n’est prévu, il doit cependant être encadré.

En effet, il ne peut être pratiqué qu’en respectant ces consignes :

  • à certaines heures : entre 11h00 et 15h30 de décembre à février / de 10h à 16h30 le reste de l’année (sous conditions),
  • en l’absence de vent ou lorsque celui-ci est très faible (moins de 20 km/h, par exemple),
  • à une distance minimum des habitations, voiries, végétaux susceptibles de s’embraser, et des matières inflammables.
    Dans tous les cas, les végétaux doivent être bien secs (pour permettre un combustion rapide et complète). En cas d’infraction, une amende de 450 euros est encourue.

Source : http://www.habitatpresto.com/jardin-exterieur/3-bruler-dechets-verts

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Annexe 2

Utiliser des engrais composés biologiques - La fertilité biologique pour toutes les cultures

Pratiquez le jardinage biologique qui respecte l’homme et la nature – Document Communiqué ‘penntybio.com’

Engrais Guanumus

C’est un produit unique par son origine, sa composition et son mode d’action. Il est essentiellement constitué de sous-produits frais de la pêche en mer, broyés et compostés

  • Engrais bien équilibré en N-P-K il contient également du magnésium, du soufre et de nombreux oligo-éléments
  • Le Guanumus optimise le fonctionnent du sol et maîtrise l’alimentation de la plante (qualité des produits, performance de production)
  • Utilisable sur cultures maraîchère, fruitières et engrais verts
    • En remplacement d’une fumure de fond
    • En ’coup de fouet’ juste avant une culture exigeante
    • Lors de l’enfouissement de résidus de culture et principalement les engrais verts
  • Composition
    • N-P-K = 2,5-3,5-2 + 6% de Mgo + 5% de So3 + Oligo-éléments (Bore, Cuivre, Zinc, Manganèse, Fer, ..)
    • Guano de poisson
  • Conditionnement :
    • sac de 2.5kg, 5kg et 10kg
  • Dosage
    • suivant culture : de 100g à 400 g / m²
  • Epoque préconisée

Voir aussi le communiqué suivant : https://www.angibaud.fr/fr/fiches/view/306

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Annexe 3

Comment et pourquoi planter des plants de tomates greffées ?

Les artisans du Végétal / Horticulteurs et Pépiniéristes de France

Vidéo ajoutée le 4 mai 2016 - Écologiques, résistants aux maladies et délicieux en bouche, on trouve de nombreux plants greffés ; tomates, aubergines, concombres, melons...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=dJCQTkYst5A

On peut encore consulter la vidéo 10:04 Réussissez à 100% vos greffes de tomates ! - Mon Potager Plaisir - Ajoutée le 14 avril 2017. « Greffer ses tomates est une opération réputée difficile, qui fait peur à beaucoup de jardiniers amateurs. Il suffit pourtant de faire attention à quelques détails tout simples pour les réussir quasiment à tous les coups ! ».

Et puis encore cette vidéo 7:35 Comment greffer des tomates / greffe de tomate (partie 2) - viepratik - Ajoutée le 26 novembre 2016. Comment greffer des tomates pour fortifier ses plants. Découvrez les technique de greffage des plants – Source : https://www.youtube.com/watch?v=bu8p7yAhHus

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Annexe 4

Pailler le jardin : quand, comment, avec quel paillis ? Document ‘Rustica’

La paillage assure une protection végétale qui donne à votre terre de la matière organique et un simple paillis freine la pousse des mauvaises herbes. Echantillon des différentes variétés de paillis pour prendre soin de la terre du jardin. Photo

Les avantages du paillage

Photo - Si toiles en fibre de coco ou en jute freinent efficacement la pousse des mauvaises herbes, les paillis organiques tels que écorces et paille, peuvent également apporter matière organique, azote ou potassium… Réduire de 40 % les apports d’eau, c’est possible grâce au paillage ! En protégeant le sol des rayons du soleil, le paillis (appelé aussi mulch) abaisse la température de celui-ci et maintient plus longtemps son humidité.

Avantages

Limiter les mauvaises herbes

 Pailler empêche les mauvaises herbes de se développer. Un bon moyen de s’épargner la corvée de désherbage. Le jardinier n’a plus besoin de biner.

Limiter le lessivage

Le paillage protège le sol desfortes pluies. Les terrains en pente risquent moins de s’éroder et la terre d’être lessivée.

Nourrir la terre

En se décomposant, les végétaux employés en paillis fertilisent le sol. Le paillage a également un effet positif sur la microfaune du jardin. En effet, la couverture végétale sert de refuge à de nombreux insectes et micro-organismes, dont l’action est décisive pour les plantes cultivées.

Recycler les déchets

Le paillage permet aussi de recycler utile : lesplantes annuelles et le potager accueilleront volontiers vos tontes de gazon et le terreau des feuilles

Inconvénients

  • Les végétaux paillés ne peuvent pas se ressemer naturellement.
  • En cas d’été très pluvieux, dégager la terre au pied des plantes les plus sensibles à l’humidité, sans quoi elles risquent de pourrir.
  • Réserver les écorces ou les aiguilles de pins aux plantes de terre de bruyère (azalées, hortensias, rhododendrons). Ce type de mulch acidifie le sol.
    Quelques précautions à la mise en place

Toujours appliquer le paillis sur un sol nivelé et exempt de mauvaises herbes.
Ne pas pailler au pied des plantes : laisser un petit espace autour des tiges ou du tronc afin d’éviter leur pourriture. Pour les paillis végétaux, mieux vaut changer de type chaque année, pour ne pas déséquilibrer votre sol.

Avec quoi pailler ?

Photo - Copeaux, écorce décomposée, déchets de taille.

Type de paillis : végétal
Ces paillages à base de bois, plus ou moins aérés, gratifient le jardin d’une note esthétique. Les copeaux ou les écorces sont même disponibles en plusieurs coloris dans les jardineries. Outre cet avantage, ils restent bien en place et cela durant plusieurs années.

Rien ne vous empêche de confectionner votre paillis : récupérez les déchets de taille, broyez-les et laissez-les se décomposer plusieurs mois. Le moment venu, vous les étalerez.

Ces paillages conviennent aux sols riches en minéraux, car ils apportent peu de matières organiques. Ils favorisent ainsi le développement des micro-organismes souterrains, améliorent la vie du sol, pour une meilleure alimentation de la plante. Les copeaux de bois sont souvent sensiblement moins onéreux que l’écorce décomposée.

Photo - Écorces de fèves de cacao

Type de paillis : végétal
Les écorces de fèves de cacao s’achètent dans le commerce et s’épandent en couche de quatre à cinq centimètres d’épaisseur environ.

Disposées sur le sol, elles vont servir de rempart aux intempériescomme la grêle, le vent ou même le gel. Les écorces de fèves de cacao conviennent tout particulièrement aux terrains pauvres en azote. À l’inverse, la forte richesse en minéraux des écorces de fèves est un handicap pour les sols déjà riches.

Vous pouvez les laisser en place pendant un an, ce qui est parfait pour les plantes annuelles. La couleur bois des écorces de fèves de cacao donne une note naturelle et esthétique au jardin. Elles sont constituées en réalité par les déchets de l’industrie du chocolat. Donc, en les utilisant, vous participez au recyclage des déchets.

Photo - Tontes de gazon, terreau de feuilles

Type de paillis : végétal
Voici des paillages qui, en plus d’être riches en azote, contribuent à maintenir l’humidité du sol. Si leur durée de vie est seulement de quelques mois, cela ne les empêche pas de convenir parfaitement aux plantes annuelles. N’omettez toutefois pas d’effectuer un geste utile pour éviter les moisissures : pensez à laisser sécher les tontes de gazon et le terreau de feuilles avant de les éparpiller dans votre jardin. En fournissant à la terre de la matière organique, mais aussi de l’eau, ces deux paillis végétaux redonneront à votre sol les ressources dont il a besoin pour que l’on puisse y implanter des cultures potagères. Ces méthodes constituent une bonne manière de recycler vos déchets après la tonte de votre pelouse et le ramassage des feuilles tombées à l’automne.

Photo - Paille, paillette et foin

Type de paillis : végétal
La paille comme le foin peuvent libérer des quantités considérables de potassium au cours de la saison. Ce qui constitue un sérieux atout pour les sols et pour les plantes qui en manquent ! Par ailleurs, leur aspect naturel offre au regard une jolie note esthétique. Attention, si des céréales ont subi des traitements, il arrive que la paille qui en est issue contienne des traces de pesticides. C’est pourquoi il faut veiller à utiliser uniquement des produits issus d’une agriculture biologique.

Afin que ces couvertures du sol soient efficaces, épandez au minimum une épaisseur de dix centimètres de paillis. Ces matières contribueront également à limiter les problèmes d’érosion. À noter : leur utilisation convient parfaitement aux sols sableux et aux terrains en pente.

Le paillis de lin est quant à lui très fin. Il est apprécié pour son côté très décoratif. Pensez à l’arroser après sa mise en place sous peine de le voir s’envoler très facilement. Il a l’avantage de nourrir et d’alléger les sols trop lourds.

Photo - Carton ou papier journal

L’utilisation de carton ou de papier journal constitue une solution économique pour préserver votre sol tout en limitant la pousse des mauvaises herbes. Si vous souhaitez vous servir de ce type de couverture, empilez une dizaine de feuilles de papier journal et évitez d’utiliser les pages comportant des encres de couleurs. Ces dernières contiennent la plupart du temps des métaux lourds. Concernant les cartons, veillez à les faire se chevaucher afin qu’aucune mauvaise herbe ne puisse pousser. Posez sur ces paillis de la paille, du terreau, ou toute autre couverture végétale. En plus d’ajouter une note esthétique au jardin, ils maintiendront les cartons ou le papier journal en place. Bien entendu, ces paillages doivent être changés chaque année.

Photo - Toile en fibre de coco ou en jute

Type de paillis : en couverture
Plus écologiques que le film plastique, les toiles en fibres de coco ou de jute sont totalement biodégradables, et ce en trois ou quatre ans. Les premières sont en effet confectionnées à partir de l’enveloppe qui entoure les noix de coco. Le jute est une plante herbacée de la famille des Malvacées, appelée aussi chanvre de Calcutta.

Ces deux matières sont 100 % naturelles ! Ce sont des paillages qui existent en grand format, pour des surfaces importantes, ou en dalles, pour entourer de jeunes arbustes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils laissent pénétrer l’eau, ainsi que l’air. Par leur occupation du sol, les toiles en fibre de coco ou de jute contribuent à limiter la présence des mauvaises herbes : ces dernières ne peuvent pas pousser, faute de lumière.

Quelles cultures pailler ?

Pailler à partir de fin avril.

  • En paillant un terrain gelé, vous risquez de l’empêcher de se réchauffer.
  • Attendez la fin du mois d’avril (ou début mai) pour ‘mulcher’. À cette période, vous limitez aussi le danger d’étouffer vos plants sous un paillis…
  • Commencer par désherber le terrain, puis arroser la terre et recouvrir le sol d’une couche de végétaux.

Rustica Abonnez-vous dès 5,99€ | Plan | Contact nS’abonner en ligne | Newsletter | © Rustica 2017 - © Rustica 2017 - Source : https://www.rustica.fr/articles-jardin/pailler-jardin-quand-comment-avec-quel-paillis,2034.html

Le paillage peut aussi résulter de la technique du bois raméal fragmenté ou BRF : le broyage nécessite cependant un minimum d’équipement (broyeur de jardin eu agricole) qui exige une source énergétique externe (électricité ou moteurs thermique). Voir Petite introduction au BRF - Potager durable - https://potagerdurable.com/petite-introduction-au-brf - BRF = Bois Raméal Fragmenté. Raméal vient de rameau, ce sont les jeunes tiges encore souples. Fragmenté veut dire broyé ou déchiqueté.

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Annexe 5

Informations sur les dérèglements climatiques et tendances, sur la notion d’évapotranspiration et l’hydrologie, avec spécialement des observations climatiques et hydrologiques faites autour d’Avignon Vaucluse (Région Sud, « Provence Alpes Côte d’Azur »

Le réchauffement climatique observé à l’échelle du globe et en France –

Document « Comprendre - Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France »

Depuis 1850, on constate une tendance claire au réchauffement, et même une accélération de celui-ci. Au XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,6 °C et celle de la France métropolitaine de plus de 1 °C.

Le climat mondial varie

Depuis au moins deux millions d’années, le climat de la Terre varie entre glaciaire et interglaciaire avec une quasi-périodicité d’environ 100 000 ans. Le dernier maximum glaciaire a eu lieu il y a 21 000 ans. À cette époque, la température de la Terre n’était que de 4 °C à 7 °C inférieure à sa valeur actuelle, et pourtant le niveau de l’océan était plus bas de quelque 120 mètres. L’Amérique du Nord et l’Eurasie étaient recouvertes d’une couche de glace qui atteignait 1 à 2 km d’épaisseur et s’étendait jusqu’à New-York et au nord de l’Allemagne.

La dernière déglaciation, entamée il y a 20 000 ans, s’est révélée climatiquement très favorable à notre espèce. Dans des conditions relativement stationnaires, propices au développement de l’agriculture et de l’élevage, les hommes ont pu croître et se multiplier : les populations humaines ont passé la barre du milliard d’individus vers 1800, puis celle des 7 milliards en 2011. Pour autant, cette période n’a pas été exempte de variations. À titre d’exemple, si l’on regarde l’évolution de la température moyenne dans l’hémisphère nord depuis la fin du haut Moyen-âge, on peut identifier une période légèrement plus chaude entre l’an 950 et 1250 (« l’optimum médiéval ») et une période plus froide entre 1450 et 1850 (« le petit âge glaciaire »).

Reconstitutions des températures de l’hémisphère nord

Variations de la température moyenne à la surface de l’hémisphère nord (par rapport à la moyenne enregistrée pendant la période 1961-1990) au cours des 1 300 dernières années, obtenues à partir de 12 reconstitutions (représentées en couleur) fondées sur de multiples données climatiques indirectes, sensibles à la température (cernes de croissance des arbres, forage de glace…) et d’enregistrements instrumentaux (représentés en noir). D’après le 4e rapport du GIEC, 2007. (Cliquer sur le graphe pour l’agrandir).

Le climat mondial s’est réchauffé au cours du XXe siècle

Mais depuis 1850, on constate une tendance claire au réchauffement climatique, et même une accélération de celui-ci. Au XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,6 °C et celle de la France métropolitaine de plus de 1 °C. La décennie 2002-2011 est la période de 10 années consécutives la plus chaude au moins depuis le début des mesures instrumentales, en 1850. En raison d’une forte variabilité naturelle, la température moyenne du globe peut, certaines années, être plus élevée ou plus basse que celle des années précédentes. Mais cette variabilité interannuelle ne doit pas être confondue avec l’évolution de fond : une tendance générale à la hausse marquée depuis plus d’un siècle. Près de la surface terrestre, le réchauffement s’est accentué. Depuis le milieu des années 1970, il a atteint une moyenne de 0,17 °C par décennie.

Voir graphique - Anomalie de la température moyenne annuelle de l’air, en surface, par rapport à la normale de référence : température moyenne du globe (données du Climatic Research Unit, University of East Anglia. Le zéro correspond à la moyenne de l’indicateur sur la période 1961-1990, soit 14,0 °C).

Une augmentation de 1 °C de la température moyenne en France au XXe siècle

Si au cours du XXe siècle, la température moyenne a augmenté en France de 0,1 °C par décennie, cette tendance s’est récemment accélérée. Sur la période 1951-2000, cela se traduit par une diminution du nombre de jours de gel en hiver (de l’ordre de 3 à 4 jours tous les 10 ans à Toulouse et de 4 à 5 jours à Nancy), et par une augmentation du nombre de jours où la température dépasse 25 °C en été (augmentation de 4 jours tous les 10 ans à Paris et de plus de 5 jours à Toulouse). De même, outre-mer, le réchauffement s’accentue depuis la fin des années 1970.

Côté précipitations, l’évolution est plus contrastée. On observe une augmentation sur les deux tiers de l’Hexagone avec des contrastes saisonniers marqués : hausse des précipitations pendant l’hiver, baisse des précipitations pendant l’été et allongement des sécheresses les plus longues. Ce réchauffement global n’est pas accompagné de changements notables dans la fréquence et l’intensité des tempêtes à l’échelle de la France, ni du nombre et de l’intensité des épisodes de pluies diluviennes dans le Sud-Est.

  Anomalie de la température moyenne annuelle en France entre 1900 et 2014

Anomalie de la température moyenne annuelle de l’air, en surface, par rapport à la normale de référence : température moyenne en France (l’indicateur est constitué de la moyenne des températures de 30 stations météorologiques. Le zéro correspond à la moyenne de l’indicateur sur la période 1961-1990, soit 11,8 °C).

Météo France Mentions légales| Foire aux questions| Accessibilité| Espace presse| Rejoindre Météo-France| Contact| - Source : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/le-climat-futur-a-l-echelle-du-globe

Les dates de vendanges : un indicateur du climat du passé – Document CNRS Paris, 18 novembre 2004 – « Dans le prolongement de l’« Histoire humaine et comparée du climat [1] » établie par Emmanuel Le Roy Ladurie, professeur honoraire au Collège de France, des chercheurs du CNRS, du CEA et de l’INRA ont reconstitué le climat de la Bourgogne depuis 1370 à partir des dates de vendange du pinot noir, cépage roi de la région. Ils complètent ainsi les données sur l’évolution récente du climat. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature du 18 novembre 2004.. » . Lire l’article complet ici : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/589.htm)/5395.htm ?theme1=11

Le changement climatique et ses conséquences pour l’agriculture – Document INRA - Présentation de Bernard Seguin, INRA, Mission ‘Changement climatique et effet de serre’ Avignon - Centre de Recherche d’Avignon Domaine Saint Paul - Site Agroparc - 84914 Avignon cédex. A consulter sur ce site : http://www.farre.org/fileadmin/medias/pdf/Bernard_Seguin_-_INRA.pdf

Les années 2018 à 2022 devraient être anormalement chaudes – Document CNRS 14 août 2018 - « Avec la vague de chaleur mondiale de cet été, 2018 sera une année particulièrement chaude. Les années suivantes le seront aussi, si l’on en croit une étude dirigée par Florian Sévellec, chercheur CNRS au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (CNRS/Ifremer/IRD/Université de Bretagne occidentale) et à l’Université de Southampton, publiée le 14 août 2018 dans Nature Communications. Grâce à une nouvelle méthode, il montre qu’à l’échelle du globe la période 2018-2022 risque d’être encore plus chaude que ce que laissait présager le réchauffement climatique en cours… » - Illustration © François Lamidon (flamidon.com) - Forte probabilité de température anormalement chaude pour la période 2018-2022, d’après le système de prévision climatique interannuelle PROCAST (PRObabilistic ForeCAST)… Article complet sur ce site : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5675.htm

Les années 2018 à 2022 devraient être anormalement chaudes – Document ‘Médiaterre’  Scientifiques  ClimatPhoto

« Avec la vague de chaleur mondiale de cet été, 2018 sera une année particulièrement chaude. Les années suivantes le seront aussi, si l’on en croit une étude dirigée par Florian Sévellec, chercheur CNRS au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (CNRS/Ifremer/IRD/Université de Bretagne occidentale) et à l’Université de Southampton, publiée le 14 août 2018 dans Nature Communications. Grâce à une nouvelle méthode, il montre qu’à l’échelle du globe la période 2018-2022 risque d’être encore plus chaude que ce que laissait présager le réchauffement climatique en cours… »

Article complet à lire sur ce site : https://www.mediaterre.org/actu,20180820123357,9.html

Pourquoi la sécheresse qui perdure est-elle si dangereuse pour la Provence ? Par Xavier Cherica pour ‘La Provence’ – vendredi 24/11/2017 à 15h44 - Mis à jour 11/12/2017 à 17h46 - Photo : Le niveau est bas sur l’ensemble des cours d’eau et barrages. Photo Valérie Farine. « La végétation est en train de mourir, les nappes phréatiques se vident,... la sonnette d’alarme est tirée… »

Le temps passe et les constats demeurent. La sécheresse est plus que jamais ancrée sur le département depuis plusieurs mois. À tel point qu’aujourd’hui la situation revêt un caractère ’très exceptionnel’, selon les termes employés par le Cirame (Centre d’Information Régional Agrométéorologique) de Carpentras, qui suit au plus près l’évolution météorologique à travers des bilans mensuels très étayés. Celui d’octobre était, à ce titre, édifiant. Alors que le mois compte habituellement parmi les plus arrosés de l’année, les précipitations ont été quasi-nulles. Selon les endroits, le département a recueilli entre 0 % et, au mieux, 2 % des cumuls de pluie habituels. C’était un peu moins pire en novembre, même si le mois — c’est le 8e consécutif — reste déficitaire. Le Haut Vaucluse est le moins mal loti, avec environ 75 à 80 % des cumuls moyens. Mais on tombe à 57 % à Mormoiron, 42 % à Sault ou encore 30 % à La Tour-d’Aigues.

(Seulement) 127 mm de pluie en sept mois en Avignon – Par Nicolas Lavergne - Document ‘La Provence’ lundi 11/12/2017 à 11h47 - Mis à jour à 17h47 - Photo – « Pas étonnant, dans ces conditions, de voir des records tomber. À Avignon, on n’a pas connu telle situation depuis au moins... 145 ans ! ’Nous disposons sur Avignon d’un historique pluviométrique depuis 1871. Si l’on cumule pour chaque année les pluies de mai à novembre, la normale est de 432 mm. Il n’a été recueilli que 127 mm cette année, soit un déficit de 305 mm. Le précédent record, de 1989, (150 mm) est battu’, précise-t-on du côté du Cirame. Autre sujet d’inquiétude, la recharge hydrique du sol s’avère très faible, ce qui risque d’impacter la végétation. ’Habituellement, fin novembre, le premier mètre de sol est rechargé au-delà de 70 % de sa capacité de rétention en eau. Cette année, les teneurs en eau sont les plus basses observées pour cette époque de l’année depuis qu’ont débuté nos relevés’, indique le CIRAME. Même si un épisode pluvieux touche le Vaucluse depuis hier, il en faudra beaucoup plus pour rétablir la situation… Source : https://www.laprovence.com/article/edition-vaucluse/4748114/un-deficit-pluviometrique-inedit-depuis-au-moins-145ans.html

L’évapotranspiration présentée par Wikipédia

Illustration - Représentation schématique du bilan évapotranspiration/alimentation de la nappe/ruissellement (en anglais)

L’évapotranspiration (ET) est la quantité d’eau transférée vers l’atmosphère, par l’évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes. Elle se définit par les transferts vers l’atmosphère de l’eau du sol, de l’eau interceptée1 par la canopée et des étendues d’eau. La transpiration se définit par les transferts d’eau dans la plante et les pertes de vapeur d’eau au niveau des stomates de ses feuilles.

Le concept d’évapotranspiration et ses mesures sont apparus dans les années 19502 ; il est important pour expliquer et quantifier les transferts d’eau dans les écosystèmes, pour calculer les besoins en eau des forêts, cultures agricoles3 et plus globalement pour la gestion de l’eau des espaces végétalisés naturels ou semi-naturels, ou encore pour estimer l’importance de bulles de chaleur urbaines4 ou les conséquences d’un changement de végétation d’un milieu.

Diverses expressions de l’évapotranspiration

Comme pour la mesure des précipitations (pluie, neige, etc), l’unité de mesure de l’évapotranspiration est le millimètre de hauteur d’eau. 1 mm correspond à 1 litre d’eau par mètre carré ou à 10 mètres cubes par hectare. Pour donner une ordre de grandeur, l’évapotranspiration peut atteindre 4 à 6 mm/jour en plein été en zone tempérée européenne et 6 à 8 mm/jour en zone méditerranéenne.

Plusieurs concepts supplémentaires ont été ajoutés pour préciser les estimations de l’évapotranspiration. Ces concepts ont des définitions variables selon les auteurs13. Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vapotranspiration

Autres données sur le phénomène d’évaporation

A 21°C, l’évaporation est de 3,2 mm/j sans vent, de 4,5 mm/j si le vent est de 2 m/s, et de 6 mm/j si le vent est de 10 m/s.
A 32°C, l’évaporation est de 6,8 mm/j sans vent, de 9,5 mm/j si le vent est de 2 m/s, et de 12,8 mm/j si le vent est de 10 m/s.
Dans d’autres conditions, il y a toutes sortes de formules empiriques, que je peux te donner si tu veux. Voir la référence originale : Dorsey, Properties of water substance, Reinhold, NY, 1940

Le tableau de conversion des vents est utile pour passer par exemple des untés en M/seconde à Km/heure. Vitesse du vent et échelle de Beaufort.

Voir aussi Bulletin de situation Hydrologique en PACA - DREAL Paca - www.paca.developpement-durable.gouv.fr/.../bulletin_hydro_paca_novembre2017.p... - 1er novembre 2017 - Nimes/Avignon.

Évapotranspiration

L’émission de la vapeur d’eau ou évapotranspiration (exprimée en mm), résulte de deux phénomènes : l’évaporation, qui est un phénomène purement physique, et la transpiration des plantes. La recharge des nappes phréatiques par les précipitations tombant en période d’activité du couvert végétal peut être limitée. En effet, la majorité de l’eau est évapotranspirée par la végétation. Elle englobe la perte en eau due au climat, les pertes provenant de l’évaporation du sol et de la transpiration des plantes.

Définitions connexes Zone d’évapotranspiration

Liens connexes Retrouvez ’Évapotranspiration’ dans l’actualité - Proposer une correction

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L’évapotranspiration - Par Caroline Prevot - Mise à jour le 07/05/2008 – Série « Le point sur ... » - Vous êtes ici : Accueil / Ressources pédagogiques / Eau ressource indispensable / L’Eau ressource indispensable / L’évapotranspiration

L’évapotranspiration (ET) décrit le transport de l’eau depuis la surface vers l’atmosphère, soit la somme de l’évaporation directe de l’eau du sol et la transpiration par les plantes. Mis à part les précipitations, l’évapotranspiration est l’un des termes les plus significatifs du cycle de l’eau. Ce processus est un des principaux consommateurs d’énergie solaire.

Les facteurs affectant l’évapotranspiration :

  • L’énergie disponible : il faut 600 calories pour vaporiser 1 gramme d’eau liquide. Plus l’énergie disponible augmente, plus l’ET augmente. L’ET variera donc en fonction de l’heure de la journée, des saisons, de la latitude.
  • Le gradient d’humidité : plus l’air sera sec, plus la quantité d’eau vaporisée dans l’atmosphère augmentera.
  • Le vent : il augmente la vaporisation de l’eau
  • La disponibilité en eau : en l’absence d’eau, il n’y a pas d’ET.
  • Les facteurs spécifiques à la végétation considérée : croissance des plantes, hauteurs, surface des feuilles
  • La résistance des stomates : les plantes régulent leur transpirations en ajustant l’ouverture de leus stomates.
  • Les caractéristiques des sols : chimie du milieu, albédo...
    Sources : http://eduterre.ens-lyon.fr/

    L’évapotranspiration potentielle (ETP)
    également nommée ETo (évapotranspiration de référence) est une mesure de la capacité de l’atmosphère à éliminer l’eau de la surface d’un sol avec couvert végétal disposant de l’eau en abondance. C’est la quantité maximale d’eau susceptible d’être perdue en phase vapeur, sous un climat donné, par un couvert végétal continu spécifié (gazon) bien alimenté en eau et pour un végétal sain en pleine croissance.

Calcul de l’ETP par la formule de Turc

ETP (mm/ mois) = K (Iga + 50) t/(t + 15)

k = 0,37 pour février k = 0,40 pour les autres mois
t : température moyenne mensuelle
Iga : radiation globale solaire mesurée ou calculée par : Iga = Io(0.18 + 0.62 h/H)
h : durée d’insolation effective
Io : radiation maximale théorique
Io et H sont donnés par des tables en fonction de la latitude.
(SOGREAH, 1994)

L’évapotranspiration réelle (ETR) est la quantité d’eau retirée d’une surface (par le sol et par les plantes) en raison du processus d’évaporation et de transpiration quand l’eau vient à manquer. Les plantes étant à un stade de développement physiologique et sanitaire spécifique.

Calcul de l’ETR par la formule de Turc 

ETR (mm/an) = P / (0,9+P2/L2)1/2

L = 0,05T3 + 25 T + 300

P = Précipitations en mm

T = température en °C

Cette formule peut être utilisée lorsque les valeurs décadaires ou mensuelles de la température et des précipitations ne sont pas disponibles.

L’évapotranspiration réelle (ETR) n’est égale à l’ETP que lorsque l’alimentation en eau n’est pas le facteur limitant ; la différence entre ETR et ETP constitue une mesure du déficit hydrique auquel est soumis le peuplement végétal.

Pour en avoir plus : http://www.u-picardie.fr/beauchamp/mst/eau-sol.htm - Source : http://eduterre.ens-lyon.fr/ressources/scenarioeau/pagesscenarioeau/levapotranspiration

Définition de évapotranspiration

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Lire plus : https://www.aquaportail.com/definition-4568-evapotranspiration.html – Source :https://www.aquaportail.com/definition-4568-evapotranspiration.html

[PDF] université d’avignon et des pays de vaucluse ... - lha-avignon - www.lha.univ-avignon.fr/Theses/.../2006-01-16%20Sandrine%20BONTE.pdf - 16 janv. 2006 - Académie d’Aix-Marseille - Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse - Thèse pour obtenir le grade de docteur de l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse - Discipline : géochimie isotopique - Présentée le 16 janvier 2006 - Sandrine Bonté - Caractérisation des climats et des environnements rhodaniens postglaciaires par l’analyse des isotopes stables des carbonates pédologiques.

[PDF] climatologie - Le CIRAME - www.agrometeo.fr/fonddoc/NEI092011.pdf - Climat et irrigation – Note technique N° 245 – Extrait - E.T.P. (Evapo-Transpiration Potentielle) - Moyennes décadaires (mm/j) en juin et juillet à Carpentras : 6 mm.

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D’autres initiatives innovantes pour les jardiniers, cultivateurs et éleveurs de demain * - Exemple de La Ferme Biologique du Bec Hellouin

*’Demain’ : mot qui renvoie ici au film français 2015 de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

La ferme du Bec Hellouin, un modèle au niveau mondial - Météo à la carte - meteoalacartelemag – Vidéo 6:59 ajoutée le 15 mai 2017.

Cap sur la Normandie à la découverte d’une ferme hors du commun à la renommée mondiale. Depuis 20 ans, Perrine et Charles pratiquent la permaculture. Pas de produits chimiques, que du naturel et un seul but : imiter la nature en suivant les aléas climatiques. Le site de l’émission : http://www.france3.fr/meteoalacarte Facebook : https://www.facebook.com/MeteoALaCarte Twitter : https://twitter.com/Meteoalacarte Instagram : http://instagram.com/meteoalacarte - Catégorie : Divertissement – Source : https://www.youtube.com/watch?v=HfNYyNNlBfc

Visite de la ferme du Bec Hellouin 2/3 - La grande île, la forêt-jardin, le low-tech Permaland Vidéo 15:37 ajoutée le 18 octobre 2016.

« 07 octobre 2016 Nous voilà partis en ce pluvieux vendredi d’octobre pour une expédition au fin fond de la Normandie à la découverte de la ferme du Bec Hellouin. Sous un ciel nuageux, nous avons suivi trois heures durant Teddy, notre guide passionné et passionnant, à travers la luxuriance de ce lieu calme et accueillant où le légume est roi. Créée il y a une dizaine d’années par un couple qui, face aux dérives de nos sociétés modernes, a décidé de « faire autrement », cette ferme permacole est un modèle d’abondance dont la productivité hors norme a même suscité l’intérêt des chercheurs de l’INRA… » - Catégorie ; People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=XAbjxTuIkGI

Visite de la ferme du Bec Hellouin 3/3 - Les outils, la grande serre, le mandala - Merci Teddy Permaland – Vidéo 16:33 ajoutée le 18 octobre 2016.

Un grand MERCI à Teddy et bien sûr à Perrine et Charles sans qui ce reportage n’aurait pas été possible. Les livres de Perrine et Charles Hervé Gruyer : Permaculture - guérir la terre nourrir les hommes édition 2014 : http://amzn.to/2m3FEJV Permaculture - guérir la terre nourrir les hommes édition 2017 : http://amzn.to/2kUbVxN Miraculous Abundance : version anglaise : http://amzn.to/2m3pY9g La Femme Feuille : http://amzn.to/2kUesbi Livre conseillé par Teddy : How to Grow More Vegetables : version anglaise : http://amzn.to/2m3j2cb - Quelques outils recommandé par Teddy : Binette pks : http://amzn.to/2kUe4cQ La grelinette : http://amzn.to/2kUhyMm - D’autres liens en rapport avec la vidéo : Pour gouter les cucamelon : http://amzn.to/2m3sdta (il est quand même recommandé de trouver un producteur local…). Le film ‘demain’ : http://amzn.to/2kUgqs4 - Le coffret Demain et après : http://amzn.to/2kUd5JI site de la ferme : http://www.fermedubec.com/

« 7 octobre 2016. Nous voilà partis en ce pluvieux vendredi d’octobre pour une expédition au fin fond de la Normandie à la découverte de la ferme du Bec Hellouin. Sous un ciel nuageux, nous avons suivi trois heures durant Teddy, notre guide passionné et passionnant, à travers la luxuriance de ce lieu calme et accueillant où le légume est roi. Créée il y a une dizaine d’années par un couple qui, face aux dérives de nos sociétés modernes, a décidé de « faire autrement », cette ferme permacole est un modèle d’abondance dont la productivité hors norme a même suscité l’intérêt des chercheurs de l’INRA ! ». Catégorie : People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=g3fmBaWuFgA

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Auteur  : Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 01/09/2018

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Jardinage Climat S’adapter pour demain aux conditions locales de la Provence en vue de la culture estivale des tomates au potager.5

 Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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