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"Découverte du monde rural et péri-urbain au Sénégal – 2ème partie – la région Casamance pacifiée : formation à la pratique du compostage et reboisement de la mangrove, ‘Grande Muraille Verte’ et semences" par Jacques Hallard

lundi 27 janvier 2020 par Hallard Jacques



ISIAS Afrique Sénégal

Découverte du monde rural et péri-urbain au Sénégal – 2ème partie – la région Casamance pacifiée : formation à la pratique du compostage et reboisement de la mangrove, ‘Grande Muraille Verte’ et semences

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS et Serge Allègre (Associations APRAN-SDP au Sénégal et KAFO-SAZE) en France - 26/01/2020

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Arrosage et fertilisation d’un potager en Casamance. Photo Serge Allègre

Voir la 1ère partie : ’Découverte du monde rural et péri-urbain au Sénégal - 1ère partie : données géographiques, pratiques agricoles et horticulture’ par Jacques Hallard, jeudi 28 novembre 2019.

2ème partie – La région Casamance : son développement agricole, la formation à la pratique du compostage et la restauration des forêts et mangroves ; la ‘Grande muraille verte’ et un complément sur les semences au Sénégal (à la fin de l’introduction)

Carte du Sénégal  : la Casamance est située au sud du pays (en dessous de la Gambie) ; position du Sénégal en Afrique de l’Ouest

PLAN : Introduction {{}}Sommaire Auteurs


Introduction

Ce document constitue la 2ème partie de notre étude sur le Sénégal ’Découverte du monde rural et péri-urbain au Sénégal - 1ère partie : données géographiques, pratiques agricoles et horticulture’. Accès ici.

Nous rapportons tout d’abord à la suite quelques actualités. Parmi les grandes nouvelles du Sénégal de ce début d’année 2020, on apprend que ce pays venait de terminer l’installation du plus grand parc éolien en Afrique de l’Ouest : ces équipements, dont la durée de vie est prévue sur une vingtaine d’année, fourniront en fonctionnement de quoi alimenter environ deux millions de personnes (voir les détails en annexe).


Par ailleurs, le président du Sénégal, Macky Sall, « compte sur un sursaut collectif, un changement de comportement de la part de ses compatriotes pour mener une opération ’Sénégal propre’ contre l’insalubrité publique, qui est lancée dans la capitale Dakar et dans les 14 régions du pays : le premier samedi de chaque mois, les Sénégalais devront se munir de pelles et de pioches pour nettoyer leurs quartiers. Les autorités veulent aussi stopper l’occupation anarchique de l’espace public avec une réhabilitation des places, et mener des opérations de sensibilisation sur le tri sélectif dans les écoles … » - Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/operation-senegal-propre-le-president-macky-sall-lance-la-bataille-contre-l-insalubrite-publique_3773509.html

Un conflit régional dont les conséquences restent à corriger par le déminage

Cette suite documentaire, à usage didactique, est plus particulièrement consacrée à la région sud du Sénégal : la Casamance qui, d’après Wikipédia, « avait été sévèrement impactée par un conflit dans cette région et qui constitue l’un des épisodes marquants de l’histoire du Sénégal indépendant, touchant également le pays limitrophe, la Guinée-Bissau. À partir du début des années 1980 et jusqu’en 2005, après le cessez-le-feu, il a opposé les forces rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), dirigé par l’Abbé Diamacoune Senghor et les forces gouvernementales, causant la mort de plusieurs centaines de personnes pendant les affrontements, sans parler des nombreuses victimes de mines ‘antipersonnel’ a posteriori. En 2009, des accrochages ponctuels continuent à se produire, entre armée et « rebelles », mais également entre groupes rivaux. La Casamance, était auparavant l’une des régions les plus prospères du pays et elle a été profondément traumatisée par ces violences. Elle travaille aujourd’hui à sa reconstruction et à la restauration de son image, notamment en tant que destination touristique… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_en_Casamance

Photo (Serge Allègre) : un panneau de mise en garde sur les risques actuels dans certaines zones qui avaient été minées. Bonne nouvelle : « En Casamance : la reprise hésitante du déminage » - Par William de LesseuxPublié le 01/08/2019 à 23:15 - Modifié le 02/08/2019 à 07:04 – Document ‘RFI.fr’ - Photo : les démineurs de la Casamance au Sénégal travaillent pour débarrasser le sol des engins explosifs présents partout dans la région. © RFI/William de Lesseux - « ‘Grand Reportage’ nous emmène aujourd’hui au Sénégal, en Casamance. Les trois régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda ont été durement touchées par le conflit entre l’État sénégalais et les indépendantistes du MFDC, le Mouvement des Forces démocratiques de Casamance. Aujourd’hui encore, le processus de paix n’est pas achevé. Durant les premières années du conflit jusqu’en 1998, l’armée comme les rebelles ont posé des mines sur tout le territoire. Les engins explosifs ont fait près d’un millier de victimes, en grande majorité des civils. Des opérations de déminage ont été menées ces dernières années, mais elles ne sont pas terminées. Il reste près d’un tiers de la région à déminer. Un déminage par à-coups donc, qui a repris depuis la fin du mois de février 2019.(Rediffusion du 23 mai 2019) ». Source : http://www.rfi.fr/fr/emission/20190802-senegal-casamance-deminage-reprise-victimes-mfdc-explosifs

Cette 2ème partie est composée de 3 rubriques, A, B et C dont le contenu est indiqué dans le sommaire ci-dessous :

La rubrique A propose une découverte de la région Casamance et développe en détails différents aspects qui se rapportent à la géographie, à la population, à l’agriculture, à des productions spécifiques, au rôle des femmes dans le développement local, aux enjeux et aux perspectives d’un développement rural qui tient compte aussi du changement climatique, des forêts, des palmeraies et des mangroves.

La rubrique B est essentiellement consacrée aux questions de la fertilisation des sols cultivables et du compostage : le rapport de Serge Allègre mentionne les formations assurées localement auprès de villageois de Casamance et donne des exemples de réalisations de compostières en détaillant les pratiques concrètes de leur mise en œuvre.

Définition d’une compostière - Voir aussi des réalisations dans cet article : Agroécologie, ou les compostières du Togo – Pour une initiation à la pratique du compostage en milieu urbain (comme en territoire rural), voir la vidéo 15:56 : Patrick développe l’initiative les Compostiers pour sensibiliser les urbains au compost (VL) - 30 juillet 2019 – Exemple du centre-ville de Lyon : « Responsabiliser les citoyens face à la gestion des déchets… »

La rubrique C aborde plus spécifiquement le sujet de la reforestation, de la replantation des mangroves et introduit le rôle éminent de Haïdar El Ali, « l’homme qui enrichit la terre », et à qui « les autorités sénégalaises viennent de confier le reverdissement de la partie sénégalaise de la ‘Grande muraille verte’ (GMV), qui s’étend sur 535 km au Sénégal et dont la plantation a commencé en 2008. Le projet participe à la lutte contre la désertification et le réchauffement climatique. Le Sénégal a [, de son côté,] planté plus de 20 millions d’arbres, soit à peine 40% des 800.000 hectares qui lui incombent de faire reverdir dans le cadre de ce projet de la ‘Grande muraille verte’ que nous avons décrit sous ce titre ’L’Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte pour un développement rural au Sahara et au Sahel’ par Jacques Hallard, lundi 31 octobre 2016.

Photo : Haïdar El Ali, en mars 2018, en visite de plantations de mangroves en Casamance.

Replanter la mangrove en Casamance 24 septembre 2008 Vidéo 2:34 - Résumé

« La mangrove du delta du fleuve Casamance au Sénégal avait diminué de moitié par la surexploitation du bois, l’extension des cultures et la surpêche. Des ONG locales ont entrepris de la régénérer par plantation ; la protection apportée par cet espace naturel étant indispensable aux activités humaines ».

Source : https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001450/replanter-la-mangrove-en-casamance.html

Sénégal : la replantation de la mangrove, un grand chantier en Casamance - Publié le 14/09/2013 - 14:46 - Modifié le 14/09/2013 - 14:48 - Le programme de replantation de mangrove en Casamance, au Sud du Sénégal, est le plus important au monde. Le ministre délégué français chargé du Développement, Pascal Canfin, s’est rendu en Casamance pour une visite de travail qui s’est achevée vendredi 13 septembre. Il a notamment été question de la régénération de la mangrove, barrière naturelle entre l’océan et les terres. Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk – Source : http://www.rfi.fr/fr/afrique/20130914-senegal-mangrove-casamance-canfin-mor-ngom-oceanium-haidar-el-ali

Au Sénégal, 152 millions d’arbres ont été plantés dans la mangrove du delta de Casamance – Vidéo durée 1 minute 53 - 24 octobre 2019 - Antoine Delpierre

« Un programme de reforestation de la mangrove a été lancé, il y a plus de dix ans, dans le Delta de Casamance. Son auteur ? L’ancien ministre de l’Environnement du Sénégal, Haïdar El Ali. En dix ans, il a planté 152 millions d’arbres dans l’un des écosystèmes les plus riches au monde : la mangrove capte deux à quatre fois plus de CO2 que les forêts tropicales… » - Voir la vidéo à partir de ce site : https://information.tv5monde.com/video/au-senegal-152-millions-d-arbres-plantes-dans-la-mangrove-du-delta-de-casamance

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In fine pour cette introduction, un complément sur les semences au Sénégal

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Photo : Lamine BIAYE fondateur de l’Association Sénégalaise des Semences
Paysannes et créateur de la foire biennale des semences de Djimini
(Vélingara) a Sénégal - Mars 2018.

Le sujet des semences est capital pour assurer de bonnes productions agricoles et horticoles. Il a été abordé notamment, avec des exemples en Afrique de l’Ouest, dans notre dossier intitulé ISIASFaites sans OGM 2019 : Conférence de Jacques Hallard, ingénieur CNAM / Site ISIAS, le samedi 23 février 2019 de 14h30 à 17h00 à Bonnieux 84 : « Les semences bien commun millénaire, de la souveraineté alimentaire et de la liberté des peuples ». Posté le dimanche 17 février 2019 par isias – « Les semences, bien commun millénaire, de la souveraineté alimentaire et de la liberté des peuples »…

Concernant les semences, des actions sont aussi en cours en Casamance comme en témoignent les documents suivants, rapportés par Serge Allègre : Des foires aux semences sont organisées, par exemple à Djimini et des cases de stockage des semences ont été construites. Voir aussi l’article Foires et bourses d’échange de semences paysannes en Afrique de l’Ouest, diffusé par BEDE.

Voir également ces documents :

Plateforme de connaissances sur l’agriculture familiale - Foire sous-régionale des semences paysannes Part.1 - SPSP et Biodiversité Échanges et Diffusion d’Expériences (BEDE) présentent un film d’Anne BERSON : ’En route vers l’autonomie en semences en Afrique de l’Ouest, La foire sous-régionale des semences paysannes à Djimini, Sénégal’. Une délégation de paysans de la sous-région et de France a sillonné une partie du Sénégal de Thiès à Djimini, en passant par Koungheul. Les échanges ont permis de démarrer la construction de réseaux ouest africains de semences paysannes en agro-écologie. Organisation : Biodiversité Échanges et Diffusion d’Expériences (BEDE) - Année : 2014 – Tous les détails ici : http://www.fao.org/family-farming/detail/fr/c/884705/

Le Sénégal sème les graines du renouveau rural - By Cissokho Lassana, IRIN | 19 Mai 2017 | Sénégal | crise climatique | semences & biodiversité | Blog - Photo

Ce reportage fait partie d’un projet spécial traitant des conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et sur les moyens de subsistance des petits paysans au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et au Zimbabwe.

Les récents projets agricoles mis en place à Djimini afin de parvenir à l’autosuffisance ont donné un nouveau souffle au village. Cissokho Lassana/IRIN

Djimini/Sénégal, 8 mai 2017. Pendant plusieurs décennies, d’innombrables habitants des zones rurales d’Afrique ont rejoint les centres urbains, attirés par la perspective d’une vie meilleure. Dans la région sénégalaise de Fouladou, une initiative locale qui vise à améliorer la viabilité de l’agriculture tente d’inverser cette tendance, en mettant l’accent sur les semences. Lamine Biaye, vétéran du Mouvement des paysans sénégalais aujourd’hui âgé de plus de 70 ans, est le fondateur et président de l’Association sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP). Cette organisation s’appuie sur les connaissances locales et les systèmes d’échange pour dynamiser la biodiversité et améliorer la production de semences. Après avoir mis en place des projets destinés à des groupes de femmes dans différentes régions du Sénégal, M. Biaye se concentre aujourd’hui sur la région de Fouladou, en Haute-Casamance. Il y a cinq ans de cela, il s’est installé dans le village de Djimini et a créé une ferme pédagogique spécialisée dans la production de semences et les techniques de maraîchage. Environ 350 femmes originaires d’une dizaine de villages de la région bénéficient actuellement des programmes de formation proposés par la ferme. « C’est avant tout une question économique », a dit M. Biaye à IRIN. « Il y a beaucoup d’argent en jeu [dans les semences agricoles]. Nous savons que les multinationales ne facilitent pas les choses ». Notant que les graines d’oignon commerciales coûtent entre 40 000 et 50 000 francs CFA (soit entre 70 et 80 dollars) le kilo, M. Biaye peste contre ce système dans lequel les agriculteurs n’ont plus les moyens d’acheter les semences dont ils ont besoin pour survivre — ce qui explique le caractère vital des efforts mis en œuvre par les mouvements locaux comme l’ASPSP. « Produire nos propres semences est nécessaire pour assurer notre indépendance alimentaire », a-t-il dit, en expliquant que les semences qu’il utilise sont « bien adaptées à notre sol et à notre climat ». « Nous savons que le changement climatique doit être pris en compte », a-t-il ajouté. L’oignon violet de Galmi offre un bon exemple. « Quelles que soient les variations climatiques, c’est une variété qui pousse bien et qui arrive à maturité. Son potentiel de rendement est bon, même quand il y a moins de précipitations », a dit M. Biaye, en expliquant que les variétés d’oignons « soi-disant améliorées ou hybrides » sont beaucoup plus complexes et nécessitent l’utilisation d’intrants coûteux, comme des engrais et des pesticides, pour obtenir des rendements décents. Fatou Diallo, qui est à la tête d’un groupe d’agricultrices à Djimini, a loué le travail accompli par l’ASPSP. « Cette formation est arrivée au bon moment. Jamais nous n’aurions cru pouvoir produire nos propres semences un jour », a-t-elle dit. « Nous avons fait un grand pas en avant. L’ASPSP nous a retiré une énorme épine du pied, car l’achat de semences représentait une grosse partie de nos dépenses. Aujourd’hui, nous sommes mieux préparées pour produire plus d’oignons et les vendre à nos voisins qui ne maitrisent pas encore la technique pour produire des semences d’oignon, qui sont très chères ici ». La ferme de M. Biaye produit également des semences de riz — aliment de base au Sénégal — qu’elle fournit aux agriculteurs de la région. Une fois que ces agriculteurs ont récolté le riz, ils rendent la quantité de semences qui leur avait été donnée à la banque de semences, majorée de 25 pour cent ; ces semences sont stockées et chaque agriculteur pourra les utiliser ultérieurement. Cela veut dire que, tous les deux ans, les producteurs de riz qui participent au programme ont suffisamment de semences pour être autonomes.

Photo- Les semences de la réussite : le violet de Galmi est une variété d’oignon très résistante. Cissokho Lassana/IRIN news

Tous les deux ans, la collectivité de Djimini organise une foire des semences qui attire des visiteurs de tout le Sénégal et même des pays voisins. Lors de ces évènements, les participants échangent non seulement des semences, mais aussi des astuces sur les meilleures pratiques agricoles. La foire représente également l’opportunité de vendre les produits des jardins maraîchers et de créer des liens entre les associations locales.

Redresser la situation - Dans les années 1960, 70 pour cent de la population sénégalaise vivait dans les zones rurales. Au début des années 1990, ce pourcentage était tombé à 57 pour cent et il est resté stable depuis. Comme dans bon nombre de pays africains, l’exode rural au Sénégal est lié aux piètres performances du secteur agricole, qui a enregistré une croissance faible, notamment en comparaison avec l’explosion de la population. Le changement climatique (des précipitations plus faibles et moins prévisibles) et la baisse du prix des céréales, qui a entraîné un manque de fonds pour acheter des équipements et des semences, ont contribué à rendre le travail agricole moins intéressant que la vie dans les villes, malgré les incertitudes économiques dans les zones urbaines. Bon nombre de Sénégalais originaires des zones rurales ont traditionnellement émigré en Gambie, pays enclavé dans le Sénégal, pour trouver du travail. Mais Djimini et les villages voisins enregistrent des arrivées de Gambie et des villes sénégalaises. Les personnes qui ont des racines dans la région reviennent en plus grand nombre, souvent dans l’idée d’acheter des parcelles de terre et de s’essayer à l’agriculture. « J’ai décidé de revenir chez moi et de vivre de la terre. D’après ce que j’ai entendu dire, on peut faire des affaires ici. C’est mieux que de prendre des risques inutiles à l’étranger », a dit Abdoulaye Fofana, qui est revenu de Dakar, où il vendait des oignons et du sel. Issa Mballo, 23 ans, a fait beaucoup de chemin pour trouver du travail — la Gambie, puis la Guinée-Bissau, ainsi que plusieurs autres régions du Sénégal — avant de rentrer chez lui à Djimini en 2013. À la fin de la dernière saison agricole, il a récolté 35 sacs de 50 kilos d’arachides, ainsi que de l’oseille, du gombo et des oignons cultivés dans le petit jardin maraîcher de sa famille. « C’est bien. Je pense que je peux réussir ici. Le sol est très fertile, alors on peut faire plusieurs récoltes sans avoir à utiliser d’engrais et de pesticides industriels », a-t-il dit à IRIN. Selon le chef du village de Djimini, Oumar Sylla, les dernières formations proposées aux femmes du village dans le domaine des techniques d’agriculture biologique ont eu des retombées importantes. « Avant, nos femmes allaient au marché de [la ville voisine de] Velingara pour acheter diverses denrées alimentaires. Ce temps-là est révolu, et le mérite en revient à nos invités », a-t-il dit. Il a ajouté que, ces dernières années, la hausse des demandes de parcelles — qui ne peuvent pas toutes être satisfaites — prouve que son village va de mieux en mieux. M. Biaye a été si convaincant que la femme du défunt chef de village lui a donné une parcelle suffisamment grande pour y construire sa maison et sa ferme éducative.

Multiplier les efforts - Cependant, les problèmes ne se sont pas envolés, et les effets du changement climatique aggravent la situation, tout comme les réactions des hommes à ce phénomène. Le nom Djimini vient du mot mandingue pour dire « l’endroit où l’on s’abreuve aisément ». Les anciens du village parlent d’un temps où les habitants du village voisin de Velingara venaient ici, parce que l’eau était vraiment abondante et bonne. Mais la nappe phréatique est aujourd’hui bien plus basse qu’elle l’était auparavant. Il faut creuser jusqu’à 50 mètres de profondeur environ avant qu’un puits commence à se remplir. Lorsque les sécheresses sont devenues plus courantes, à partir des années 1970, il est devenu plus difficile de cultiver des plantes. Afin de joindre les deux bouts, bon nombre d’agriculteurs se sont tournés vers l’abattage illégal d’arbres pour produire du bois pour la charpenterie ou pour faire du charbon de bois, une activité souvent à l’origine des feux de brousse, qui contribuent à renforcer la réduction de la couverture forestière et à la décimation de la faune locale qui jouait un rôle majeur dans l’écosystème local. Mais les attitudes changent, et les comités de village s’attèlent à la protection de la forêt. À l’initiative de M. Biaye, « nous parlons des effets néfastes de la déforestation à nos maris. Et je pense que cela porte ses fruits », a dit la responsable d’un groupe de femmes.

Le succès appelle le succès : Des pompes motorisées sont aujourd’hui utilisées pour irriguer les nombreux jardins maraîchers de Djimini et de ses environs qui produisent plus que ce que leurs propriétaires peuvent consommer. Le surplus est vendu à Velingara, où les habitants chantent les louanges de Djimini et de l’eau.

Source : http://www.irinnews.org/fr/reportage/2017/05/08/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-s%C3%A8me-les-graines-du-renouveau-rural

Au Sénégal, un travail acharné en passe de regagner la confiance dans les semences paysannes - Mardi, 16 mai 2017 – Propos recueillis par Anne Gueye Girardet paru dans leJournal d’Uniterre’ d’avril-mai 2017 - Document ‘Uniterre et Association sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP)’ - Extrait

« Dans le cadre des mobilisations pour la déclaration des droits paysans de l’ONU, ne manquez pas la soirée publique « Conserver et promouvoir le droit aux semences des paysan-ne-s ; expériences pratiques au Sud et au Nord », jeudi 18 mai. Uniterre et l’association sénégalaise des producteurs de semences paysannes (ASPSP) ont initié début 2016 un partenariat sur la valorisation des semences paysannes1. Le projet est né des rencontres de la plateforme souveraineté alimentaire de la fédération genevoise de coopération, à laquelle Uniterre a contribué depuis ses débuts ».

« Face au constat que de nombreux projets de coopération visant à soutenir une agriculture biologique ou écologique négligeaient la question de l’autonomie semencière en finançant l’achat de semences, nous avons souhaité porter la voix des paysannes et paysans du Sud qui défendent leur souveraineté semencière et renforcer et valoriser leur merveilleux travail quotidien qui se fait dans les fermes pour conserver, multiplier et disséminer les semences paysannes et les savoirs qui y sont liés. Entretien avec Alihou Ndiaye, coordinateur de l’ASPSP… »

1 Via sa Commission internationale, Uniterre est membre de la Fédération Genevoise de Coopération (FGC) et a participé à la publication « Les familles paysannes sèment l’avenir. La souveraineté alimentaire en Afrique : expériences de terrain et nouveaux enjeux de coopération ».

Uniterre av. du Grammont 9 1007 Lausanne - tél : ++41 21 601 74 67 - info@uniterre.ch Lire l’article en totalité à partir de ce site : https://uniterre.ch/fr/thematiques/2017/au-senegal-un-travail-acharne-en-passe-de-regagner-la-confiance-dans-les-semences-paysannes Selon Wikipédia, « Uniterre est un syndicat agricole suisse fort d’environ 2.500 membres. Jusqu’au 28 septembre 2001, il s’appelait Union des producteurs suisses (UPS). Il fait partie de l’organisation internationale Via Campesina… »

Enfin, sur les semences, voir le document de RFI : A la recherche des semences perdues - « En Afrique de l’Ouest, la collaboration entre associations paysannes et chercheurs est à l’ordre du jour… »

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Sommaire de ce dossier (suite de la 1ère partie)

Rubrique A : informations générales et techniques sur la Casamance

18. Vidéo - Sénégal : Balade dans la campagne de Casamance - Ulysse

19. Vidéo - Casamance, une terre entre les mains des hommes - IXCHEL - Vidéo 34:34 ajoutée le 9 février 2014

20. Découvrir la région historique et naturelle de Casamance avec Wikipédia

21. Vidéo - Sénégal : en Casamance, l’espoir d’une nouvelle ère FRANCE 24 Vidéo ajoutée le 23 juin 2017

22.Les peuples des territoires de Casamance au Sénégal - Publié le 24 octobre 2017

23. Aspects géologiques et géomorphologique de la Casamance - Étude de la sédimentation actuelle – Document PDF – Résumé - ‎1987 - Auteurs : Jean-Luc SAOS (l), Catherine LE ROUTEILLER (2), E. Salif DIOP (3)

24.La moyenne Casamance#VIERUNDZWANZIGaujourd’hui subdivision de Sédhiou. Etude de géographie physique - Seck, Assane (1919-2012)Voir ici - Revue de Géographie Alpine Année 1955

25. Aspects géologiques et géomorphologiques de la Casamance : étude de la sédimentation actuelle Janvier 1987 – Auteurs : Jean-Luc Saos, C. Le Bouteiller, E.S. Diop

26. Stratigraphie de la série tertiaire de Casamance (Sénégal) - Geobios Volume 20, Issue 6, 1987, Pages 789-810 - Ababacar Ly*GillesCarbonnel**

27. La Casamance : palmeraies, forêts et mangroves – Publié le 13 mai 2015 – Document ‘au-senegal.com’

28. Connaissez-vous la Casamance et son Potentiel ? Extrait d’un document ‘www.hetngs.com’

29. Présentation des Zones Productrices en Casamance par H&N GS une entreprise dynamique avec un but précis et des objectifs clairs – Communiqué ‘hetngs.com’

29. Présentation des Zones Productrices en Casamance par H&N GS une entreprise dynamique avec un but précis et des objectifs clairs – Communiqué ‘hetngs.com’

30. Casamance - Rapport de séjour du 06 au 17/11/2017 Par Aziz BOUSLIMANI Ville de Mainvilliers 17/11/2017 [PDF]

31. Projet de développement financé par le Groupe Banque Mondiale en cours en Caamance - SN:Casamance Development Pole Project

32. Grand format : Être entrepreneur agricole en Casamance Par Auriane Bertrand - August 24, 2018 - Document ‘seedtour.org’

33. La noix de cajou, l’un des trésors de la Casamance Par Gaëlle Picut Rédactrice en chef (photo : Gaëlle Picut ) - Publié le 02/05/2019

34. Les fermes agro-écologiques d’ActSol en Casamance attirent les jeunes Par Elisabeth du Closel Publié le 23.09.2014

35. Vidéo - Jardin Horticole des Femmes à Faoune en Casamance Ibrahima Seck – Vidéo 8:32 ajoutée le 25 mai 2014

36. Vidéo - Bass Tv et l’agriculture - maraîchage et horticulture Directeur Exécutif - Vidéo / 3:05 ajoutée le 2 mars 2018

Pas de document N°37

38. [PDF] Transition agricole et alimentaire : axes clés d’émancipation des femmes La Fondation RAJA - Danièle Marcovici – ÉTUDE NOVEMBRE 2018 –

39. Crise Agricole dans une vallée de Casamance : Le bassin de Goudomp (Sénégal) Par Insa MANGA - Université de Rouen - Maitrise Géographie2003#NEUNUNDDREIZIG

40. Malgré son potentiel, la Casamance fait face à des pénuries ZIGUINCHOR, 2 mai 2014 – Document ‘thenewhumanitarian.org’

41. Programme d’Appui au Programme National d’Investissement dans l’Agriculture au Sénégal en Casamance

42. Produits agricoles en Casamance….les femmes au cœur de la transformation - Posté le 4 juillet 2018

43. Vidéo - La Casamance face aux changements climatiques : enjeux et perspectives Article (PDF Available) • January 2010

44. PDF - Associations de femmes rurales et agroécologie en Casamance, Sénégal

45. From past to future agricultural expertise in Africa : Jola women of Senegal expand market-gardening - Olga F. Linares - PNAS December 15, 2009

Rubrique B : Détails sur les pratiques du compostage

46. Compostage et fertilisation des sols en Casamance (Sud Sénégal) – Rapport de Serge Allègre - Associations APRAN-SDP Sénégal et KAFO-SAZE) France

47. En France aussi : des actions pour le compostage près de chez nous - 27 novembre 2019 – Document ‘paysdessorgues.fr’


Rubrique C : la restauration de la mangrove et les actions de Haïdar El Ali en faveur de la ‘Grande muraille verte’

48. Mangrove en Casamance - Haïdar El Ali, « l’homme qui enrichit la terre » du Sénégal - Par Matteo Maillard Publié par ’Le Monde’ le 30 décembre 2019

49. La personnalité de Haïdar El Ali d’après Wikipédia

50. Sénégal : le militant écologiste Haïdar El Ali chargé de la Grande muraille verte Par Marc de Chalvron - Mis à jour et publié le 26/07/2019 à 11:18 - Document ‘francetvinfo.fr’

51. Accès à notre dossier sur le site ISIAS : ’L’Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte pour un développement rural au Sahara et au Sahel’ par Jacques Hallard lundi 31 octobre 2016.

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Rubrique A : informations générales et techniques sur la Casamance

18.
Vidéo - Sénégal : Balade dans la campagne de Casamance - Ulysse | 12.05.2011 à 18h14 • Mis à jour le 18.05.2011 à 10h51 - Durée : 03:37 | Images : Renée Greusard et Julien Duriez

A consulter à partir de ce site : https://www.lemonde.fr/voyage/video/2011/05/12/balade-dans-la-campagne-de-casamance_1517672_3546.html

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19.
Vidéo - Casamance, une terre entre les mains des hommes - IXCHEL - Vidéo 34:34 ajoutée le 9 février 2014

Ce film raconte quelques expériences réussies de mobilisation collective en Casamance, au sud du Sénégal. Dans ce contexte, au lendemain du conflit armé, la protection de l’environnement résulte être fondamentale à la récupération et à la préservation des équilibres sociaux. Catégorie : Films et animations - Musique utilisée dans cette vidéo - En savoir plus - Écoutez de la musique sans publicité avec YouTube Premium - Titre : N’tomikorobougou - Artiste : Ballaké Sissoko - Album : At Peace - Concédé sous licence à YouTube par INgrooves, [Merlin] IDOL Distribution (au nom de No Format !) ; ASCAP et 3 sociétés de gestion des droits musicaux - Titre ; Kabou - Artiste : Ballaké Sissoko - Album : At Peace - Concédé sous licence à YouTube par INgrooves, [Merlin] IDOL Distribution (au nom de No Format !) ; ASCAP, SODRAC et 2 sociétés de gestion des droits musicaux

Source : https://www.youtube.com/watch?v=FMio0Gy1dhQ

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20.
Décourir la région historique et naturelle de Casamance avec Wikipédia

Carte de la région Casamance. - Photo - Paysage typique de la Casamance. Photo - Port de Ziguinchor, décembre 2017. La Casamance (« Kasa ») (en portugais : Casamansa) est une région historique et naturelle du Sénégal située au sud du pays et bordant le fleuve Casamance.

Géographie - Carte - La Casamance est frontalière de la Gambie au nord, de la Guinée-Bissau et de la Guinée au sud et de la région de Tambacounda délimitée par la rivière Koulountou à l’est. Elle est bordée par l’océan Atlantique à l’ouest. La Casamance représente un septième de la superficie totale du Sénégal. La Casamance a été subdivisée en 1984 en deux nouvelles régions administratives : Ziguinchor et Kolda. En 2008, la région de Kolda a été à son tour subdivisée en deux nouvelles régions : Kolda et Sédhiou. La Casamance compte donc trois régions administratives, à savoir de l’ouest à l’est :

Population - Les habitants de la Casamance se nomment « Casamançais ».

Les Diolas sont l’ethnie majoritaire, ils parlent le diola (jóola) ou ajamat, avec les dialectes comme boulouf, fogny et kasa. Les Diola représentent environ 60 % de la population. Les Wolofs, qui constituent le groupe ethnique le plus important au Sénégal, ne représentent que cinq pour cent de la Casamance. Les Diolas sont majoritairement musulmans (75 %), 17 % sont chrétiens, principalement catholiques (diocèses Kolda et Ziguinchor). 8 % sont engagés dans des cultes régionaux animistes. Le reste de la population sénégalaise est musulman à 94 %, la Casamance compte donc une plus grande proportion de chrétiens que le reste du pays.

La région diffère également du point de vue linguistique du reste du Sénégal. Le Crioulo, une langue créole africaine de souche portugaise qui remonte à l’époque des souverains coloniaux portugais, est courante ici. Le Sénégal a le statut d’observateur dans la communauté des pays de langue portugaise.

Histoire - La Casamance, appelée également pays flup du nom du royaume diola qui a dominé cette région, est un pays de forêts, de fleuves et de rivières. Les premiers colonisateurs ont été étonnés par le talent des architectes diolas, constructeurs de cases à impluvium et de cases à étage, comme à Mlomp notamment1.

Photo - Rizières sur l’Ile d’Ourong en saison sèche. Photo - Plage au cap Skirring.

La région a donné naissance à des personnages historiques qui ont lutté contre la colonisation occidentale, et qui sont, encore aujourd’hui, présents dans les mémoires, comme Djignabo Basséne ou Aline Sitoé Diatta (Alyn Sytoe Jata ou Aline Sitow Diatta).

Depuis 1982, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) réclame l’indépendance de la région.

  • 1445 : Dinis Dias, navigateur portugais découvre la région et lui donne le nom de « Casamansa » (d’après l’expression malinké « Kasa mansa »2, signifiant roi des Kasas, sous-groupe des Diolas) ;
  • 1456 : Alvise Cadamosto, navigateur vénitien explore la rivière située au sud de la Gambie appartenant au roi local, le Kasa Mansa ;
  • 1570 : André Álvares de Almada, navigateur portugais remonte le fleuve Casamance et rencontre le Kasa Mansa à Brikama ;
  • 1645 : création du comptoir de Ziguinchor ;
  • 1837 : achat d’un terrain par la France où elle construit la forteresse de Sédhiou ;
  • 1851 : prise de Karabane par la France, qui proclame sa souveraineté sur Kagnout et Samatit ;
  • 1860 : signature de traités par les Français avec plusieurs villages du Boulouf : Tendouck, Elana, Mangagoulack et d’autres ;
  • 1878-1880 : invasion du Fogny par Fodé Kaba ;
  • 1886 : Ziguinchor devient française par signature d’une convention entre la France et le Portugal ;
  • 1892 : installation de la Compagnie française de l’Afrique occidentale (CFAO) d’origine marseillaise à Ziguinchor ;
  • 1901 (23 mars) : mort de Fodé Kaba ;
  • 1901 : installation d’une compagnie française à Bignona ;
  • 1903 : arrestation du roi Sihalebe Jata (ou Diatta) par erreur militaire : le roi est un prêtre aux mains nues. Cette arrestation a fait de Sédhiou une ville sacrée ;
  • 1905 : séparation de la mission portugaise et de la mission française à Oussouye après la délimitation définitive des frontières entre la Guinée portugaise et les territoires français ;
  • 1908 : avènement de Jankebe, roi de Husuy, successeur de Sihalebe Jata ;
  • 1914-1918 : nombreuses pertes humaines pour la Casamance dans la Première Guerre mondiale ;
  • 1917 : le gouverneur général Joost van Vollenhoven émet un avis défavorable au principe d’un nouveau recrutement militaire en Casamance. Les populations locales y sont hostiles.
    « Nous ne sommes pas les maîtres de la Basse Casamance. Nous y sommes seulement tolérés. » - « (…) les Diolas viennent de nous prouver que leur obstination incoercible est aussi difficile à vaincre qu’une rébellion active […] Nous sommes malheureusement à peu près désarmés devant ce genre de résistance. On n’admettrait pas en effet l’emploi d’armes contre une population butée qui ne répond à aucune de nos mises en demeure d’obéir mais qui se garderait bien de faire le moindre geste ou de se livrer à une démonstration menaçante. Ce n’est pas la peur des Blancs qui les fait agir de la sorte comme ils le disent mais la volonté bien arrêtée de ne pas nous obéir. Et cela dure depuis que nous occupons le pays, c’est-à-dire depuis 50 ou 60 ans environ. »
  • 26 décembre 1982 : réveil du MFDC faisant des centaines de victimes en plein jour dans la ville de Ziguinchor. Elle a pris progressivement la forme d’un conflit armé entre le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et le pouvoir hérité des accords d’indépendance de 1960 ;
  • 1991 : le député Marcel Bassène  : ce natif de la région membre du Parti démocratique sénégalais (PDS) est le premier « Monsieur Casamance ». Il fut nommé en 1990 par le président Abdou Diouf pour discuter avec le MFDC d’un retour au calme, prélude à de futures négociations. Un an plus tard, précisément le 31 mai 1991, Marcel Bassène obtient la signature à Bissau du premier cessez-le-feu entre l’État du Sénégal et le MFDC.
  • 2002 : Naufrage du Joola, ferry de jonction avec Dakar, faisant près de 2.000 victimes, principalement des Casamançais. Les responsables militaires et autres, bien qu’identifiés, n’ont jamais été inquiétés ;
  • 2003 : décès de Sidhi Badji, chef d’état major d’Attika du MFDC. Des négociations réelles pour la paix continuent ;
  • 30 décembre 2004 : signature d’un accord de paix entre le président Abdoulaye Wade et le secrétaire général du MFDC Augustin Diamacoune Senghor ;
  • 14 janvier 2007 : mort d’Augustin Diamacoune Senghor ;
  • 13 décembre 2011 : pour asseoir ses revendications d’indépendance, le MFDC a enlevé 5 militaires sénégalais après une attaque contre un cantonnement de l’armée qui a fait plusieurs morts dans le village de Kabeum3 ;
  • Depuis 2016, après 4 ans de calme, la Casamance n’est plus considérée comme une ’zone à risques’ par la France4.
  • 6 janvier 2018 : assassinat de 13 coupeurs de bois5 dans la forêt de Bourofaye Bainounk située en Basse Casamance, à proximité de la frontière avec la Guinée-Bissau. Les indépendantistes du MFDC ont « condamné fermement cet acte » et ont demandé aux autorités sénégalaises « d’orienter l’enquête » vers les responsables du trafic de bois de teck6.
    Économie - Photo - Utilisation du kajendo pour le labourage avant le semis du riz. La Casamance est principalement caractérisée par une économie du secteur primaire.

Tourisme - Les infrastructures significatives sont essentiellement touristiques et situées en bordure d’océan : au nord-ouest du fleuve Casamance, à Kafountine et Abéné et au sud-ouest à cap Skirring. Cette dernière localité est réputée, autant par ses plages paradisiaques, considérées comme les plus belles de toute l’Afrique de l’Ouest, que par la présence depuis 35 ans d’un village 4 tridents du Club Méditerranée. Depuis le début des années 2000, de nombreuses structures d’hébergement de toutes catégories, du simple campement intégré, géré par les populations locales, à l’hôtel cinq étoiles Luxe-Charme-Authenticité (normes touristiques locales) se sont installés à proximité, faisant de cap Skirring la deuxième station balnéaire en taille du Sénégal, mais la première en beauté naturelle. Le tourisme fait vivre directement ou indirectement 6,4 % de la population active de la Casamance. En 2018, la Casamance compte une quarantaine d’hôtels, 87 campements et auberges en activité7.

Sylviculture - Le bois est extrait pour la construction et la fabrication de meubles.

Agriculture - Dans les vallées fluviales de la Casamance et de ses affluents, la riziculture est l’activité principale. Dans les plateaux, on cultive céréales, légumes, laitue, noix de cajou, mangues, agrumes et huile de palme. Le long de la rivière Casamance et de ses affluents sont pratiquées la pêche et l’ostréiculture.

On trouve en Casamance une migration de travail saisonnière ou de longue durée constituée d’émigrants de Guinée-Bissau ou de Guinée, réfugiés de la pauvreté et de l’instabilité qui affectent les pays voisins depuis de nombreuses années.

Pêche - La Casamance est riche en ressources halieutiques. Les débarquements de produits halieutiques dans la région de Ziguinchor sont évalués à 64.810 tonnes en 2017, pour une valeur commerciale estimée à 23,39 milliards de francs CFA (35 millions d’euros) dont la gestion pourrait largement être optimisée.

Une région minée - Depuis le début du conflit en Casamance en 1982, la productivité de la région a considérablement diminué. L’incertitude persistante de la situation politique et les vastes étendues de terres couvertes de mines terrestres (qui ont déjà fait plus de 1.000 victimes) empêchent l’exploitation des champs. L’état Sénégalais s’est engagé à déminer la Casamance avant 2021 mais la présence de rebelles indépendantistes et l’absence de financements empêchent le bon déroulement de ces opérations8.

Une économie de guerre s’est formée, dont profitent en particulier les diverses factions rebelles de Casamance. En surexploitant les bois précieux (notamment le bois de vène), la culture du chanvre ou le racket de protection, ils financent leur équipement et parviennent à une relative indépendance par rapport aux donateurs étrangers. Entre 2010 et 2015, environ 10.000 hectares de forêts sont partis en fumée. Une hécatombe principalement due aux activités d’une mafia chinoise très organisée, qui pille les forêts de Casamance. Ces activités ne se limitent pas à la Casamance, mais incluent les pays voisins, la Gambie et la Guinée-Bissau9.

Climat - La région entière de Casamance connaît un climat tropical de savane chaud et plus ou moins sec. Les températures sont en permanence assez élevées de jour et descendent rarement en dessous de 20° C la nuit, les mois de décembre et janvier étant les plus frais. La Basse Casamance bénéficie d’un régime thermique marqué par un maximum de 38° C en juin. La sensation de chaleur est atténuée par l’influence maritime sur la côte. C’est ainsi que le climat est sensiblement différent entre Cap Skirring (sur la côte) et Ziguinchor à 70 km dans les terres où la chaleur est plus étouffante.

La saison des pluies en Casamance dure environ quatre à cinq mois et se situe entre juin et octobre. Les précipitations moyennes dans la région sont supérieures à celles du reste du Sénégal, la plupart des régions recevant plus de 1.270 mm par an et atteignant jusqu’à 1.780 mm à certains endroits. La végétation de Casamance est donc différente de celle du Nord et du centre du Sénégal.

Écologie - La couverture forestière en Casamance est gravement menacée par l’exploitation forestière illégale… »

Article complet avec notes et références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Casamance

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21.
Vidéo - Sénégal : en Casamance, l’espoir d’une nouvelle ère FRANCE 24 Vidéo ajoutée le 23 juin 2017 - Abonnez-vous à notre chaîne sur YouTube : http://f24.my/youtube En DIRECT - Suivez FRANCE 24 ici : http://f24.my/YTliveFR

’Ni guerre, ni paix’. C’est en ces termes que les Casamançais qualifient le conflit qui a longtemps secoué cette région du sud du Sénégal. Avec l’accalmie de ces dernières années, ils espèrent enfin renouer avec une paix durable et le développement économique. La rébellion séparatiste de la Casamance est née en décembre 1982, lorsqu’à Ziguinchor, la ville principale de cette région du sud du Sénégal enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, des manifestants dénoncent l’abandon par ceux qu’ils appellent les ’nordistes’ de Dakar.

Dès lors, indépendantistes et forces de l’ordre s’affronteront sporadiquement pendant plus de trois décennies, au cours desquelles l’insécurité mine l’économie de la région et fait plusieurs dizaines de milliers de déplacés et réfugiés dans les pays voisins.

Désenclavement en cours - Aujourd’hui, la situation semble enfin apaisée et sur le terrain, le statu quo prime. La Casamance est sans doute aujourd’hui pacifiée, mais cette région éloignée de la capitale se sent toujours délaissée. Élu en 2012, le président Macky Sall a fait de la paix dans la région une de ses priorités. En attendant que les négociations aboutissent peut-être enfin, les habitants, eux, vont de l’avant. Les défis restent nombreux : personnes déplacées, terrains minés, économie en sommeil... Mais le désenclavement est en cours et laisse présager de jours meilleurs pour la région la plus fertile du pays. Ancien combattant, paysans, journaliste, victime du conflit : les habitants de la région nous racontent le passé... et le futur de la Casamance.

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=q1uA8O8ORxY

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32.
Les peuples des territoires de Casamance au Sénégal - Publié le 24 octobre 2017 – Photo

Carrefour de la sous-région, la Casamance comprend une mosaïque d’ethnies aux traditions et religions différentes. En Casamance, environ 30 % de la population est catholique, et cohabite sereinement avec les musulmans… L’animisme, accordant aux éléments naturels une force mystique, est encore très présent, constituant une des principales richesse de la région.

Les Diolas (Joolas)

Photo - L’histoire de la Casamance, de la Basse Casamance particulièrement se confond avec l’histoire des Joolas. Ils seraient la population autochtone la plus ancienne après les Baïnunks. C’est l’histoire d’un peuple qui a toujours refusé la soumission et la contrainte au moment où les autres nouaient des relations avec les colonisateurs. Les Joolas sont un peuple, qui, au nom de la religion traditionnelle, refusent la domination de l’homme par son semblable au nom de la richesse, de l’intelligence, de la force ou par usage illicite du pouvoir conféré par les institutions, même religieuses.

La société Joola a une structure horizontale. Elle ne connaît pas de castes. S’il y a une certaine division du travail au plan social, ces structures sociales professionnelles ne sont ni héréditaires, ni étanches. Chaque Joola peut participer à loisir à l’activité qui lui plait. Aucun tabou n’existe à ce propos. Aussi, on peut trouver un homme qui pratique l’agriculture, la musique, la pêche, le tissage, la cordonnerie, la poterie, la vannerie.

Pour l’essentiel, les Joolas vivent dans le Kassa, au Sud de Ziguinchor. Le Kassa est subdivisé en plusieurs terroirs (hank) où vivent des groupes relativement homogènes : les Banjaal (Elubaliin, Enampoor, Essil, Séleki), les Bayott (Nyassia, Brin, Dar Salam, Etomé, Jibonkeer), les Esulëru (Pointe Saint-Georges, Jiromaït, Kagnout, Mlomp, Samatite), les Eyuun (Karunaat, Gnambalang, Siganaar), les Jammaat (Efok et Yutu), les Jembering ou Kuwataï, les Selek (villages de Ukut, Bukitingo, Emaï, Essaut, Jaken, Janten), les Xulufs (Oussouye, Edioungou, Kalabon, Kaxindë, Singaleen). Les Xeer semblent être le groupe le moins étendu : ils sont regroupés derrière Kabrousse, village d’origine d’Aline Sitoé Diatta.

Les Balantes

Photo - Ils sont très souvent assimilés aux Bissau Guinéens dont ils seraient une des composantes essentielles. Pourtant, leur implantation au Sénégal est très ancienne et remonterait au XVe siècle. On trouve les Balantes dans le terroir qui jouxte la frontière avec la Guinée Bissau. Leur nom viendrait de « Alanté » qui signifie l’homme, le peuple. Le terme « balanto » qui signifie les révoltés ou les indomptables a fini par donner Balante qui viendrait semble-t-il des Mandingues. Aujourd’hui leur espace de prédilection est le Balantakunda, dans l’actuelle région de Sédhiou.

La société balante développe un curieux paradoxe : elle est fortement individualiste et collectiviste. Aussi longtemps que la société vit dans l’harmonie, qu’elle n’est nullement perturbée ni par un cataclysme naturel, ni par des actions anthropiques aux conséquences fâcheuses, l’homme n’obéit à aucun chef. Aucune force sociale venue « d’en haut » ne peut exercer un contrôle sur sa volonté.

Cependant malgré qu’il a ses bien propres, le Balante semble lié par un certain nombre d’obligations fondamentales pour la bonne marche du groupe. Il vit en communauté et refuse d’être isolé du reste du groupe, quelque soit son rang et sa richesse. Il occupe ainsi des concessions occupées avec les frères, les sœurs, les neveux et cousins germains et parfois des parents éloignés.

En société balante, toutes les concessions ont leur cabaret propre. Celui-ci est un espace de concertation familiale avant d’être le lieu d’échanges et de règlements de conflits sociaux qui réunit les grandes personnes qui s’y font servir du vin en quantité et en qualité. Le fait important dans le cabaret réside dans le fait que le débat n’est clos que lorsque les femmes interviennent. C’est pourquoi il est dit en société balante que « la voix de la femme est prépondérante  », elles ont toujours le dernier mot étant le sceau de la communauté.

Chez les Balantes, il existe aussi un culte animal lié à la vache, confirmant l’hypothèse d’une parenté étroite avec les Peuls. Les veaux sont baptisés et lorsqu’une vache met bas, un petit festin est organisé.

Les Baïnounks

Photo - Selon toute vraisemblance, ils seraient la première communauté à peupler la Casamance, sur un très vaste territoire limité au nord par le fleuve Gambie, au sud par le Rio Cacheu, à l’ouest par l’océan Atlantique et à l’est jusqu’aux environs de Vélingara. Les Joolas se seraient superposés aux Baïnounk, population alors autochtone.

Les Baïnounk portent les mêmes patronymes que presque toutes celles des autres éthnies de Casamance : Diatta, Diémé, Sambou, Sagna, Coly, Manga, Mané, Sadio, etc. tous les peuples de la région baignent dans le même univers culturel et social. Comme pour les Joola, les Balante, les Manjak, les Mankagne, les Baïnounk sont un peuple où il n’existe pas de caste.

Les Baïnounks se considèrent comme des Ujaaxër, c’est-à-dire des hospitaliers qui avait plus à donner qu’à recevoir des autres. Ils sont un peuple qui n’a jamais exercé de guerre de conquête, même pour leur survie. Les différentes traditions racontent que chaque fois qu’ils ont été menacés par des peuples bellicistes, les Baïnounk ont préféré migrer plutôt que de se lancer dans des guerres fratricides.

Le Baïnounk est l’homme de la forêt comme le Joola ou le Balante. C’est de là qu’il tire le maximum de sa subsistance. Elle est sa raison d’être. Il la comprend parfaitement et sait interprète les signes de la forêt. C’est son domaine de prédilection, là où se prenaient les grandes décisions. C’est encore là où le Baïnounk accepte de confier sur les problèmes aigus en rapport avec sa société. Source : d’après l’Office de tourisme de Casamance

Lire aussi : Population du Sénégal La Casamance

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www.au-senegal.com

Source : https://www.au-senegal.com/les-peuples-de-casamance,3614.html

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23.
Aspects géologiques et géomorphologique de la Casamance - Étude de la sédimentation actuelle – Document PDF – Résumé - ‎1987 - Auteurs : Jean-Luc SAOS (l), Catherine LE ROUTEILLER (2), E. Salif DIOP (3)

Après une synthèse des données géologiques et géomorphologiques de la région de la Basse Casamance où il apparaît que les variations du niveau marin et tes variations climatiques au cours du Quaternaire récent ont une part essentielle dans l’évolution du modèle des paysages, t’étude de ta sédimentation actuelle est abordée à partir de prélèvements effectués sur une série de profils bathymétriques dans les cent derniers kilomètres du fleuve Casamance entre Adéane et l’embouchure. Cette approche nous permet de définir ensuite les principaux faciès et leurs aires de répartition. Trois zones apparaissent : un domaine maritime oïl domine un sable marin unimodal ; un domaine intermédiaire où les apports marins et continentaux, brassés par les courants de marée donnent des sédiments plus hétérogènes souvent riches en sables grossiers dans les fonds de chenaux et un domaine continental caractérisé par une dominante des limons fins. MOTS-CLÉS : Afrique de l’ouest. - Estuaire - Sédimentologie - Géomorphologie.

Article PDF complet sur ce site source : http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/cahiers/hydrob-trop/25847.pdf

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24.
La moyenne Casamance aujourd’hui subdivision de Sédhiou. Etude de géographie physique - Seck, Assane (1919-2012) – Voir ici - Revue de Géographie Alpine Année 1955 43-4 pp. 707-755

— Structure et relief. · ‎II. — Les sols. · ‎III. — Le climat.

Accès à la lecture d’un document d’archives à la source : https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1955_num_43_4_1198

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25.
Aspects géologiques et géomorphologiques de la Casamance : étude de la sédimentation actuelle  January 1987 – Auteurs : Jean-Luc Saos, C. Le Bouteiller, E.S. Diop

Résumé

Après une synthèse des données géologiques et géomorphologiques de la région de Basse Casamance où il apparaît que les variations du niveau marin et les variations climatiques au cours du Quaternaire récent ont une part essentielle dans l’évolution du modelé des paysages, l’étude de la sédimentation actuelle est abordée à partir de prélèvement effectués sur une série de profils bathymétriques dans les cent derniers kilomètres du fleuve Casamance entre Adéane et l’embouchure.

Cette approche nous permet de définir ensuite les principaux faciès et leurs aires de répartition. Trois zones apparaissent : un domaine maritime où domine un sable marin unimodal ; un domaine intermédiaire où les apports marins et continentaux, brassés par les courants de marée donnent des sédiments plus hétérogènes souvent riches en sables grossiers dans les fonds de chenaux ; et un domaine continental caractérisé par une dominance des limons fins. (Résumé d’auteur)

Source : https://www.researchgate.net/publication/32984282_Aspects_geologiques_et_geomorphologiques_de_la_Casamance_etude_de_la_sedimentation_actuelle

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26.
Stratigraphie de la série tertiaire de Casamance (Sénégal) - Geobios Volume 20, Issue 6, 1987, Pages 789-810 - Ababacar Ly*GillesCarbonnel** https://doi.org/10.1016/S0016-6995(87)80005-0 Get rights and content

Résumé

L’analyse micropaléontologique et sédimentologique des ‘cuttings’ et carottes extraits d’un certain nombre de sondages réalisés en Casamance maritime (offshore), Basse Casamance et Haute Casamance (fig. 1) a permis de définir le cadre stratigraphique et paléoécologique de la Casamance pendant le Tertiaire.

La microfaune récoltée (foraminifères et ostracodes) permet de caractériser les biozones P1 à P15/P16 suivies par les biozones N1/N2 à N14, mettant ainsi en évidence l’existence d’un Paléogène et d’un Néogène qui sont séparés par une lacune d’amplitude variable.

L’étude sédimentologique a révélé la présence d’un certain nombre de repères et ensembles lithologiques et minéralogiques qui semblent constants dans les sondages étudiés.

Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0016699587800050

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27.
La Casamance : palmeraies, forêts et mangroves – Publié le 13 mai 2015 – Document ‘au-senegal.com’ Photo

La région naturelle de la Casamance a des limites qui tiennent à la fois de la nature et de l’histoire. Elles sont à l’Ouest l’océan Atlantique, à l’Est la rivière Kuluntu (affluent du fleuve Gambie), au Nord la Gambie, et au Sud la Guinée Bissau.

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Casamance

La vie sociale et économique s’organise autour du fleuve Casamance et de ses nombreux bolongs et lagunes formant un labyrinthe. Palmeraies, forêts et mangroves tapissent les îles portant des rizières. 28.350 kilomètres carrés soit 1/7 de la superficie du Sénégal (presque comme la Belgique). La région est étroite et allongée d’Est en Ouest de part et d’autre d’un fleuve de 300 km qui donne son nom à la région.

Aller en Casamance - Carte touristique Casamance > Comment se rendre en Casamance ? > Casamance : hôtels, campements et résidences

La basse-Casamance correspond à la partie Ouest

Basse Casamance

C’est la partie la plus touristique et sans doute la plus belle de la région. En basse-Casamance, la végétation recouvre des plateaux très bas (60 mètres altitude maximum) limités par des réseaux de marigots (bolongs) constitués de mangroves et de zones argileuses très salées appelées ‘tann’. Ses forêts denses, ses plages bordées de cocotiers du Cap Skirring à Abéné, ses îles et ses bolongs, ses villages mystérieux abrités par des immenses fromagers font que des chaînes d’hôtels prestigieuses s’y sont installées. Ici tout est différent de la vie du Nord du pays. On est en majorité catholique, les rues sont d’une propreté exemplaire même à Ziguinchor, la saison de pluies dure aussi longtemps que la saison sèche, on écoute plus les musiques brésiliennes ou Cap Verdienne que le Mbalax, musique reine du Nord incarnée par Youssou Ndour ou Omar Pene. Casamance, Saglio et Desjeux - Acheter

La Basse Casamance est orientée vers sa voisine la Guinée-Bissau dont elle accueille d’ailleurs de nombreux travailleurs, alors que le Nord est résolument sahélien. Les différentes ethnies, bien qu’elles vivent en parfaite harmonie, sont regroupées en village ou en quartier. L’étranger n’a aucun mal à trouver l’ethnie habitant le quartier ou le village puisque nombreux sont ceux qui sont nommés en fonction de leurs habitants : tel est par exemple le cas des villages de Bindialoum Baïnouk, de Bourofaye Diola, de Mandina Mandjak, de Djibonker Ering, ou de Simbandi Balante ou des quartiers ziguinchorois de Boukot Mankagne ou de Colobane Diola. Au Sud, entre Ziguinchor et Cap Skirring, de nombreux villages enchanteurs se dressent dans la verdure et les bolongs. Aller vers une carte avec Ziguinchor.

Ziguinchor, la plus grande ville au sud du Sénégal, capitale administrative, compte 130 000 habitants. Située sur la rive sud de l’estuaire du fleuve Casamance, c’est le principal point d’accès à la région. Escale pour les négriers portugais au XVIe siècle, la ville est devenue aujourd’hui un important centre commercial et agricole. La ville par sa position géographique est aussi une plaque tournante du commerce sous-régional, avec ses innombrables marchands venus de Guinée Bissau, Gambie et Mauritanie, qui proposent, vendent ou achètent toutes sortes de produits manufacturés ou alimentaires.

Ziguinchor tire, selon certains, son nom de la déformation du mot « Izguinchos » nom de la tribu qui vivait autrefois dans cette région. D’autres prétendent au contraire que le nom de la ville vient du portugais « je viens, ils pleurent » (Cheguei, choram) rapport à la traite des esclaves. Jumelée avec la ville française de Saint Maur-des-Fossés, cette dernière a donné son nom au grand marché local, qui après avoir brûlé plusieurs fois est enfin reconstruit.

A Enampore, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Ziguinchor, les cases à impluvium méritent le détour. > Campement villageois d’Enampore

Oussouye, ville-carrefour, préfecture du département, encore fortement imprégnée des traditions d’antans, est le siège d’un important royaume. La ville abrite un campement villageois .

> Sibet, reine des Floup
> Mathias, l’homme aux oiseaux
> La plate-forme d’observation de Kanoufa à nouveau en service
> Le roi d’Oussouye

A l’est d’Oussouye, le village d’Edioungou abrite un important centre de poteries traditionnelles. Le village de pêcheur de Mlomp, entre Oussouye et Elinkine, possède plusieurs cases à étage , un fromager vieux d’au moins 400 ans et un musée gardant jalousement d’anciens outils et des symboles de la culture locale.

Karabane

L’ile de Karabane, située sur le fleuve Casamance, fut un comptoir important à l’époque coloniale. Des plages magnifiques, une ancienne église portugaise et un cimetière ou fut érigée la tombe du Capitaine Protêt. On y accède en pirogue à partir d’Elinkine. Située à l’extrême Sud du Sénégal, dans l’estuaire du fleuve Casamance, Carabane est une île sans route ni voiture qui respire le calme et la tranquillité : un banc de sable recouvert d’une végétation luxuriante, palmiers, cocotiers, baobabs, fromagers, manguiers, flamboyants, bougainvillées … La plus grande partie des 57 km² de l’île est recouverte par la mangrove de palétuviers et est accessible uniquement par les bolongs à partir d’Elinkine, des bras de mer qui se faufilent dans les terres en créant de multiples petits îlots.

Ancienne esclaverie, premier comptoir commercial français en 1836, Carabane fut aussi la première capitale administrative de la Casamance, jusqu’en 1904, date à la quelle elle fut remplacée par Ziguinchor. Sous l’Administrateur Emmanuel Bertrand Bocande, Carabane fut dotée d’un plan d’urbanisme en 1852 qui permit la construction de plusieurs bâtisses d’une magnifique architecture : La mission catholique en 1880 (devenue un grand hôtel), l’église de style breton en 1885, le pénitencier asile de déportation des résistants à la colonisation, pudiquement appelé « l’Ecole spéciale », etc.

Les ruines des entrepôts des maisons de commerce et le célèbre cimetière où repose le Capitaine Protet, fondateur de Dakar, enterré debout, les yeux fixés au rivage comme il l’avait souhaité constituent des vestiges témoins du rôle historique de Carabane qui, par sa position stratégique privilégiée, fut une tête de pont de la pénétration française en Casamance. Mais autant que la valeur de témoignage de ces vestiges, c’est de leur inscription dans un site naturel de toute beauté que résulte le charme de l’île historique et fait de Carabane un site chargé de résonances indéfinissables. L’île fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

> Le bateau Aline Sitoé Diatta fait escale à Carabane

Cap Skirring, sur le littoral sud, est doté d’un aéroport et ses plages sont parmi les plus belles de l’ouest africain - Cap-Skirring est en fait la dénomination touristique du village de Kabrousse, où est née Aline Sitoé Diatta, reine et prêtresse, héroïne de la résistance casamançaise

De très nombreux hôtels, campements et résidences. Un peu plus loin, le village de Diembering, avec des fromagers magnifiques.

Situé à l’est de Cap-Skiring, le parc national de basse Casamance couvre une superficie d’environ 35 000 hectares et comprend plusieurs zones de végétation : sous-bois dense, marécages et mangroves où vivent des buffles, des singes rouges, des léopards et crocodiles, ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux.

Au nord de Ziguinchor Voir la carte

Nord Casamance

Au nord de Ziguinchor, c’est le royaume de la forêt puis des marigots de Kalissaye et Diouloulou recouverts par des marécages et mangroves. De nombreux campements villageois pourront vous accueillir à Affiniam , Thionk-Essyl, Koubalang … Sur la côte, Abéné et Kafountine, dans un décor de bolongs et de lagunes.

Moyenne et Haute Casamance Voir la carte

La moyenne et haute Casamance, à l’est de Ziguinchor, vers Kolda constitue une transition avec l’est du pays

Les bolongs et la mangrove sont rares et la forêt moins dense. Les rizières y sont nombreuses. Sédhiou, ancienne capitale administrative, repose paresseusement au bord du fleuve. Un bac permet de rejoindre Sédhiou à Sandinier.

Kolda est plutôt une halte pour les chasseurs, entre Tambacounda et Ziguinchor, dans la zone du Fuladu. L’économie est principalement axée sur l’agriculture, l’industrie textile et l’artisanat.

Se déplacer en Casamance

A la gare routière de Ziguinchor, des taxis-brousse proposent toutes les destinations. Des taxis peuvent également vous mener où vous voulez (une autorisation leur est nécessaire pour sortir de la ville. Nous vous recommandons El Hadji Sadio, tél. 77 518 85 03. Des pirogues, régulières ou affrêtées spécialement, relient également les villages. Depuis le débarcadère du port de Ziguinchor des taxis-pirogues de 30 à 60 places, appelées courriers, transportent personnes et marchandises pour rejoindre les villages et les îles de l’estuaire. Vous pouvez ainsi rejoindre l’île de Carabane en pirogue depuis Ziguinchor, environ 3 h de navigation.

Source : https://www.au-senegal.com/la-casamance,026.html

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28.
Connaissez-vous la Casamance et son Potentiel ? Extrait d’un document ‘www.hetngs.com

La Casamance (« Kasa » (Portugais : Casamança)) est une région historique et naturelle du Sénégal située au Sud-Ouest du pays, entre la Gambie et la Guinée-Bissau, partiellement isolée du reste du pays par le territoire gambien. La Casamance, qui doit son nom au fleuve Casamance, est composée des régions administratives de Ziguinchor à l’ouest et de Kolda à l’est. Depuis le début des années 2000, de nombreuses structures d’hébergement de toutes catégories, du simple campement intégré, géré par les populations locales, à l’hôtel cinq étoiles Luxe-Charme-Authenticité (normes touristiques locales) se sont installés à proximité, faisant de Cap Skirring la deuxième station balnéaire en taille du Sénégal, mais la première en beauté naturelle.

Ni Paix, Ni Guerre

Près de 30 après le déclenchement de la rébellion séparatiste en 1982, la Casamance se trouve dans une situation «  de ni paix ni guerre  ». Bien que cette région soit dans un conflit de basse intensité (conflit armé non généralisé), les communautés de la région vivent sous la hantise des mines terrestres, des crimes, des attaques armées sporadiques, ainsi que des assassinats politiques, ce qui semble être le cas du meurtre, le 20 décembre 2007, de Samsidine Dino Némo Aïdara, l’envoyé spécial du président.

Les Origines du Conflit

A l’indépendance du Sénégal, des leaders Casamançais avaient rêvé de leur propre autonomie dont le Président Léopold Sédar Senghor leur avait laissé espérer la possibilité. Majoritairement diola, les Casamançais avaient déjà rejeté l’esclavage tant européen qu’africain, et s’étaient rebellés contre les tentatives de mainmise de l’administration coloniale française. En outre, l’enclavement de la Gambie comme une anomalie sur le sud du pays, coupe cette région du reste du territoire et faisait ressentir leur position marginale. Isolés, ils se sentiraient aussi négligés, ostracisés par les autres populations avec qui elles n’ont jamais partagé de véritables liens. Plus arrosée, plus luxuriante que les zones soumises au climat sahélien, la Casamance bénéficiait de terres fertiles, de ressources propres – notamment la riziculture –, à tel point qu’on la désignait parfois comme le «  grenier  » du Sénégal. En outre, le tourisme s’y développait déjà avec succès.

Cependant l’indépendance promise tardait à se concrétiser et par ailleurs des terres furent attribuées à des colons musulmans venus du Nord, notamment pour y cultiver de l’arachide, et contrôler le commerce et les infrastructures touristiques. C’est ainsi que la résistance s’organisa avec un premier incident grave en 1982 qui mit le feu aux poudres et déclencha un conflit qui allait éprouver la région. Des responsables politiques et des chefs religieux lancèrent un appel en faveur de l’indépendance de la région. Depuis lors, l’aile militaire du mouvement s’est engagée dans une lutte armée qui a fait plusieurs dizaines de milliers de déplacés. Source : http://www.irenees.net/

La Casamance

Considérée par beaucoup comme la plus belle région du Sénégal et d’Afrique de l’ouest, la Casamance qui tire son nom du fleuve Casamance est situé au sud-ouest du Sénégal, entre la Gambie et la Guinée-Bissau. C’est un monde exubérant où une végétation luxuriante nous entoure aux milieux des rizières et des mangroves. Vascularisé en abondance par des dizaines de cours d’eau, le paysage est composé de centaines d’îles, parcourus de bras mers. L’île aux oiseaux, connue pour sa richesse et de variété de volatiles, est un enchantement. Cap-Skirring, bordé de longues plages au sable fin, est la Côte d’Azur du Sénégal. Ziguinchor, est la plus importante ville de la Casamance, elle a ce charme des villes estampillées de maisons coloniales. Disposant de son port de son aéroport, elle reste aussi accessible par la route en passant par la Gambie.

Avec des vidéos à voir à la source : https://www.hetngs.com/la-casamance/

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29.
Présentation des Zones Productrices en Casamance par H&N GS une entreprise dynamique avec un but précis et des objectifs clairs – Communiqué ‘hetngs.com’

Notre Objectif : Croître dans le respect de nos valeurs humaines

La Casamance reste la principale région productrice de l’Anacarde, nous vous présentons ici les régions majeures.

Et au regard de la pauvreté qui sévit principalement dans les zones rurales telle que la Casamance, nous ferons le nécessaire afin que toute croissance repose sur des bases humaines solides. C’est pour cette raison que H&NGS investit dans la formation des producteurs et soutient le monde agricole. Le travail est un moyen de gagner sa vie et de garantir sa sécurité économique. Il est indispensable à la croissance économique équitable, à la réduction de la pauvreté et à l’égalité des sexes.

Investissement & Développement sur 3 ans 90%

Créations d’Emplois Pérennes 80%

Prospective & Diversification 70%

Rationaliser - La filière Anacarde

Selon les statistiques de la Chambre de commerce de Ziguinchor, la capitale régionale, cette filière agricole commerciale a produit quelque 40.000 tonnes de noix d’anacarde en 2011. Ce qui représente 20 milliards de francs CFA (environ 40 millions de dollars) de recette, générant plus de 220.000 emplois la même année.

Investir - La Filière Horticole

Le développement de l’horticulture d’exportation au cours de ces dernières années est une parfaite illustration de la vitalité du secteur agricole au Sénégal. Les produits phares sont la tomate, le melon, la mangue, la pastèque, le maïs doux et le haricot vert, auxquels il faut ajouter d’autres productions comme l’oignon vert, la courge, le piment, l’asperge, les herbes aromatiques, la patate douce, la papaye, la banane, etc…

Développer - La Filière Mangue

La filière mangue confirme son importance pour le Sénégal en termes de création d’emplois et de revenus. En effet, pour une valeur de 8 milliards de francs (CFA) par an, la filière emploie environ 33 600 personnes dont 44,7% de femmes. Composées d’hommes et de femmes convaincus par les valeurs du Groupe, L’équipe dispose d’une vision à long terme, par la maîtrise de la connaissance du terrain et des filières.

Rencontrer L’Equipe > à partir d’ici : https://www.hetngs.com/nos-objectifs/

Source : https://www.hetngs.com/la-casamance/

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30.
Casamance - Rapport de séjour du 06 au 17/11/2017 Par Aziz BOUSLIMANI Ville de Mainvilliers 17/11/2017 [PDF]

Document très concis avec de nombreuses photos à consulter sur ce site : http://cdn1_3.reseaudesvilles.fr/cities/262/documents/qug77ma61j04ine.pdf

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31.
Projet de développement financé par le Groupe Banque Mondiale en cours en Caamance - SN:Casamance Development Pole Project


VUE D’ENSEMBLE  -
DÉTAILS-
DONNÉES FINANCIÈRES-
MARCHÉS ET CONTRATS- NOTATIONS -
RÉSULTATS-
Carte-
DOCUMENTS

Résumé*

The objectives of the ‘’Casamance Development Pole Project for Senegal’ are to : (i) enhance the agricultural productivity of youth and female farmers for selected crops ; and (ii) improve transport linkages in isolated rural communities in targeted areas of the Casamance region. The project has three components. The first component is support to agricultural production, post-harvest, and marketing for selected value-chains. This component responds to the demand by Casamance agricultural cooperatives, and small-scale private operators for support to  Lire la suite »

Projet en bref

Numéro du Projet

P125506

Pays Sénégal
Région Afrique
État En cours
Date d’approbation (à la date de présentation au Conseil) 25 septembre 2013
Date de clôture 30 juin 2020
Coût total du projet** USD 46.00 millions
Montant engagé USD 40.00 millions
Chef d’équipe Nicolas Perrin, Najat Yamouri

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Documents de projet les plus récents

* Le résumé de projet étant tiré du document d’évaluation de projet (PAD), du rapport d’évaluation (SAR) ou du document du programme (PGD), il peut ne pas refléter exactement la teneur du projet en son état actuel.
** Le coût total du projet inclut l’ensemble des financements provenant de la Banque mondiale et d’autres sources, et est exprimé en millions de dollars. Pour les projets en cours et clos, le montant indiqué correspond à l’engagement pris à la date d’approbation par le Conseil. Il ne reflète aucune annulation. Pour les projets envisagés (en réserve) et abandonnés, le montant indiqué correspond au montant envisagé. Le montant des engagements pour les projets en réserve est donné à titre indicatif et est susceptible de changer en cours de préparation du projet.

Actualités

ARTICLE : Les perles de la Casamance : Les ostréicultrices sénégalaises, pionnières du développement durable - 22 avril 2014

COMMUNIQUÉS DE PRESSE : Sénégal : La Banque mondiale approuve l’octroi de fonds pour stimuler la production agricole, créer des emplois et améliorer les routes rurales en Casamance - 25 septembre 2013

Banque mondiale

BIRD IDA IFC MIGA CIRDI - Droits | Accès à l’information | Emplois | Plan du site | Contacts - © 2019 Groupe Banque mondiale. Tous droits réservés. Numéro anti-corruption :1-202-458-7677

Tous les détails sont accessibles à la source : http://projects.worldbank.org/P125506/sncasamance-regional-development-pole?lang=en

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32.
Grand format : Être entrepreneur agricole en Casamance Par Auriane Bertrand - August 24, 2018 - Document ‘seedtour.org’

On l’aura compris, le Sénégal c’est l’entrepreneuriat ! Zoom sur un projet s’entrepreneuriat réussi en Casamance : Dokkal. La Casamance, c’est ici : consulter la carte

La Casamance est une région sénégalaise enclavée entre la Gambie et la Guinée Bissau, et théâtre d’un conflit indépendantiste qui dure depuis les années 1980. Nous y avons passé 2 semaines, dans une ambiance quasi-mystique, que je vous invite à découvrir à travers ma galerie photo argentique “Mystique Casamance”, et un Snap Seed qui me tient à coeur : “Sur le fleuve Casamance”. Photo - Pointe Saint-Georges, Casamance, Sénégal.

Dans le village de Brofaye-Baïnouk, nous y avons rencontré Mamadou Koladé, co-fondateur de Dokkal, le projet d’élevage de poulets casamançais en agriculture raisonnée. Il nous donne le contexte agricole de la région :

Dokkal, c’est un projet qui réunit élevage de poulets, cultures de bananes et bientôt pisciculture sur les terres du village de Brofaye-Baïnouk, à la frontière bissau guinéenne. Le projet est monté en 2016 par 3 entrepreneurs qui travaillent pour les bonnes raisons :

– fixer la population sur son territoire et éviter l’exode rural,

– amener la paix dans une région en conflit,

– redonner de la valeur aux terres ancestrales.

Découvrez le rôle clé des entrepreneurs agricoles, dans cet A.B.Seed dédié :

Cela nous a fait bizarre de sortir la tête des graines, après 6 mois de voyage sur le sujet, alors on vous invite à mettre la tête avec nous dans les poussins :

De retour à Dakar, on rencontre Guillaume Boyer, l’associé de Mamadou. Expatrié français au Sénégal, il nous donne son point de vue extérieur sur les difficultés à entreprendre en agriculture dans le pays : Audio Player à visionner à la source

Manque de formation, d’accès aux terres, de financements, notion de propriété floue, il faut innover ! C’est pour cette raison que Dokkal adopte les principes d’agriculture circulaire, inspirés de Songhaï, un projet béninois référence sur le sujet.

Guillaume nous explique le concept : Audio Player à écouter à la source

Lorsqu’on arpentait les cases du village de Brofaye-Baïnouk, à la rencontre des femmes du conseil du village, Mamadou nous expliquait que de plus en plus de cases se construisaient ici, et qu’il constatait un retour des jeunes au village.

Photo - Les femmes du conseil du village, Brofaye-Baïnouk, Casamance, Sénégal

La Casamance est une région riche ! Les habitants ont développé une conscience écologique, du fait de leur proximité avec la nature luxuriante de la zone. A ce sujet, je vous invite à revoir le That’s What They Seed où Mamadou nous explique le bon sens des paysans casamançais. L’entrepreneuriat agricole donne de l’espoir aux villages et est une vraie solution de retour de l’emploi et de paix pour la zone.

Pour aller plus loin : 

  • En savoir plus sur Dokkal via leur site internet et leur page Facebook.
  • Un autre projet à suivre dans la région est celui de Plantons Utile, projet maraîcher dans la zone de Bignona.
  • Découvrez d’autres projets réussis d’entrepreneuriat agricole au Sénégal :
    • Passion Nature (région de Dakar) dans le A.B.Seed “Reproduire ses graines dans le Sahel”
    • La Ferme Ecoland (région de Saly) dans le A.B.Seed “Tous agroentrepreneurs”
      Merci à Mamadou, Muhamaad, Anita et Guillaume pour leur accueil exceptionnel ! Merci à Morgane Vannier de Sékou, la plateforme consacrée à l’entrepreneuriat en Afrique, pour la découverte de Dokkal ! et un grand merci à Anne Alice pour m’avoir accompagnée dans cette aventure casamançaise.

Série de photos à voir à la source : https://seedtour.org/2018/08/24/grand-format-etre-entrepreneur-agricole-en-casamance/

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Source : https://seedtour.org/2018/08/24/grand-format-etre-entrepreneur-agricole-en-casamance/

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33.
La noix de cajou, l’un des trésors de la Casamance Par Gaëlle Picut Rédactrice en chef (photo : Gaëlle Picut) - Publié le 02/05/2019 à 19:00 | Mis à jour le 02/05/2019 à 19:29 – Photo (noix de cajou, fruit de l’anacardier) -

La noix de cajou, fruit de l’anacardier, est l’une des principales richesses de la Casamance. Découverte de ’Chez Joseph’, une unité de transformation artisanale de la noix de cajou en Casamance, près d’Oussouye.

Dans le village de Senghalene, près d’Oussouye, un site attire la curiosité des touristes. Il s’agit d’une usine de transformation de noix de cajou, créée par Joseph Diamacoune et aujourd’hui dirigée par son fils, Paterne. Elle emploie une quinzaine de permanents, dont certains sont handicapés et des journaliers pendant la haute saison. Le site entouré de manguiers et d’anacardiers permet de comprendre le processus de transformation de la noix de cajou.

’On récolte les fruits de cajou (la pomme et la graine), de fin mars à juin-juillet, explique Paterne. On ne cueille pas les fruits dans les arbres car ils sont fragiles, mais on attend que les fruits tombent pour les ramasser’.

Photo - La pomme cajou, provenant du grossissement du pédoncule de la fleur, est un faux-fruit. Elle ressemble à une poire à la peau jaune ou rouge, selon la variété. Elle est très juteuse, riche en vitamine C, plus ou moins sucrée. On peut la manger telle quelle ou en faire des jus, qui en fermentant, donnera du vin de cajou, qu’on peut aussi distiller pour l’eau de vie. On peut aussi en faire des confitures. La pulpe, séchée au soleil, peut être pilée pour confectionner de la farine ou du couscous.

La graine (l’amande) se forme avant la pomme. Quand la pomme grossit, la graine se dessèche et son volume diminue. Des amandes, on peut également extraire de l’huile d’anacarde, pour un usage alimentaire ou cosmétique

La transformation des noix de cajou comporte cinq étapes :

- La cuisson et le séchage : dans un fût métallique hermétiquement fermé à l’argile, les amandes sont posées sur un fond de bidon percé de trous et cuisent à la vapeur environ 1 heure. Cette cuisson-vapeur (contrairement à celle au bain-marie) permet de conserver les vitamines et le goût. Les coques des noix de cajou servent de matériau de chauffage. Ensuite, les coques sont mises à sécher 24 heures.

- Le décorticage : on place la noix dans une encoche entre deux lames. Avec un peu d’adresse et de l’expérience, les deux lames fendent la coque en deux et l’amande glisse dans une tube. On trie les noix entières, coupées en deux ou brisées. A ce stade, la noix de cajou n’est pas comestible. Elle est recouverte d’une enveloppe toxique et corrosive qui brûle les mains et nécessite le port de gants. Photo

- La torréfaction : dans des fours en ciment, composés de deux parties, une extérieure en ciment et une intérieure en brique réfractaires. La température de l’air circulant entre les enceintes doit être de 70° pendant 6 heure. Les noix sont disposés sur des clayettes métalliques.

- Le dépelliculage : chaque amande est grattée avec un grattoir-maison. Cette activité minutieuse est réalisée par des femmes.

- Le grillage et le conditionnement : les noix de cajou sont soit nature, soit grillées. Chez Joseph, elles sont aromatisées au poivre, au piment, au miel, sucré à la banane, etc.

La production annuelle de Chez Jospeh, de quelques centaines de kilos de noix de cajou, est principalement vendue aux nombreux touristes qui viennent visiter cet atelier ou aux habitants de la région.Photo

Contact : Chez Joseph, village de Senghalene, à 2 kms d’Oussouye. Tél : 77 912 92 92 ou 78 472 51 72

Le marché de la noix de cajou

Originaire du nord du Brésil, Anacardium occidentale L a été introduite en Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est, en Inde et dans le Sud-Ouest de l’Asie (Indonésie, Philippines, Thaïlande, etc.) par les navigateurs portugais au XVe siècle.

L’Afrique qui constitue plus de 90% de l’offre sur le marché mondial de noix brutes, n’en transforment que 6%, contre 120% pour l’Amérique du Sud et plus de 220% pour l’Asie. Ces deux régions du monde qui sont les grands fournisseurs de noix de cajou et concurrents d’Afrique, transforment plus qu’ils ne produisent.

Pourtant, la transformation de cajou est économiquement très rentable. Une tonne de noix transformée localement ajoute une valeur moyenne de 650 dollars au produit, selon les spécialistes.

En Afrique, le principal pays producteur de noix de cajou est la Côte d’Ivoire (720 000 tonnes). Le Sénégal serait le 15e exportateur mondial de noix de cajou avec une production de 20 000 tonnes environ par an. Quatre régions principalement s’y investissent : Kolda, Ziguinchor, Sédhiou et Fatick.

Les noix de cajou font partie des noix les plus nutritives au monde. Elles ont une teneur faible en matière grasse, aucune teneur en cholestérol, une forte teneur protéinique et contiennent une quantité importante de vitamines et de minéraux.

Pour en savoir plus http://www.cajou-sn.com/donnees-sur-lanacarde/

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Les fermes agro-écologiques d’ActSol en Casamance attirent les jeunes Par Elisabeth du Closel Publié le 23.09.2014 • Mis à jour le 29.09.2016 – Document ‘ccfd-terresolidaire.org’ - - Photo © CCFD-Terre Solidaire

Pour redonner ses lettres de noblesse à l’agriculture et lutter contre l’exode rural, Oumar Ba a créé il y a trois ans des fermes agroécologiques. Ces nouveaux modèles agricoles attirent de plus en plus de jeunes.

Daouda Sané est un jeune père de famille heureux. Fraîchement diplômé de la ferme agro-écologique de Tobor, initiée par ActSol - Action solidaire pour le développement -, est une association soutenue par le CCFD-Terre Solidaire. Daouda va pouvoir apporter quelque chose de nouveau à l’exploitation familiale. « J’ai toujours cultivé avec mon père, raconte-t-il. Sur nos trois hectares, nous faisons le niebe (sorte de haricot), l’arachide, le mil, le maïs, autant de cultures d’hivernage traditionnelles. Sans compter la rizière. Je vais me lancer dans le maraîchage, comme je l’ai appris à la ferme. Nous utilisions, jusqu’à présent, les pesticides. Depuis ma formation, j’ai laissé tomber tout produit chimique. Je protège désormais nos cultures avec des feuilles de neem ou de caïlcedrat qu’on trouve partout. Leur amertume repousse naturellement les insectes. C’est formidable de pouvoir cultiver de manière saine tout en ayant une meilleure rentabilité. Je le sais, car je l’ai expérimenté sur ma parcelle à la ferme. »

Cultiver de manière saine et durable tout en développant le potentiel économique, voici les principaux enjeux de la formation d’une année proposée par les 4 fermes-écoles agro-écologiques d’ActSol, dirigées par Oumar Ba, dont deux se trouvent en Casamance. A l’origine, une prise de conscience et une réflexion sur la sécurité alimentaire. Oumar est choqué par les émeutes de la faim de 2007-2008. « Il n’était pas normal, pour un pays qui avait été exportateur, de vivre de tels moments. Gosse, j’ai connu la sécurité alimentaire et le plaisir qu’on en tirait. » En 40 ans, cet homme toujours en action a vu les choses se détériorer. La grande sécheresse de 1973, les plans d’ajustements structurels des années 1980, le désengagement de l’Etat, les pratiques agricoles avec usage intensifs de produits chimiques qui ont intoxiqué et épuisé les sols, ont eu pour résultat de sur-endetter les paysans et de leur faire oublier les gestes traditionnels qui se rapprochaient, de façon empirique, de l’agro-écologie.

« L’agriculture, ça ne marche pas », entend-on partout. Oumar Ba veut prouver qu’une pratique comme l’agro-écologie peut ramener la sécurité alimentaire grâce à une grande diversité de cultures et peut permettre de faire des profits, en évitant aux paysans de dépendre de l’agriculture productiviste et de s’endetter. Tout ça le pousse à ouvrir en 2011, ses fermes écoles agro-écologiques destinées aux jeunes à partir de 23 ans, « parce qu’ils sont plus ouverts au changement ». Les apprentissages allient théorie et pratique et abordent les domaines de la production végétale et animale, la pisciculture, l’aviculture, l’apiculture et l’agro-foresterie.

Mais pour convaincre et motiver les jeunes, Oumar aborde le sujet sous l’angle de la « rentabilité ». « Si on a le ventre vide, on se moque pas mal de l’environnement. Mais en prouvant qu’on va gagner plus, en préservant en outre l’environnement, ça va les intéresser. » Grâce au bouche à oreille, ses fermes attirent de plus en plus de jeunes. A Tobor, en Casamance, les places sont limitées à dix. C’est peu, c’est un début. La ferme ne dispose que de trois hectares. Pour le moment.

Si la majorité des jeunes sont des fils d’agriculteurs, Sire Diatta, de père douanier, ne s’était jamais projetée dans ce métier. C’est sa soeur qui la pousse. Au terme de sa formation, elle est acquise 100% à la terre ! « J’ai expérimenté qu’il était possible de réussir et d’avoir une bonne rentabilité, en respectant certaines règles et avec des méthodes naturelles. Je suis fière de savoir que je pourrai être autonome et transmettre un savoir-faire. On apprend à travailler sans tendre la main. » Sidya Djiba et Mamadou Lamine Goudiaby ajoutent : « On sait qu’on pourra travailler en famille, alors on s’accroche. La terre ne ment pas, elle donne tout. Avec moins d’un hectare, on peut vivre avec un bon maraîchage et un petit cheptel. On travaille pour soi, et on va former une coopérative avec les jeunes de la promotion pour gérer l’écoulement de nos produits. C’est un beau projet. »

L’autonomie, la réflexion, l’observation, l’expérimentation, le sens de l’initiative : de quoi rendre à l’agriculture ses lettres de noblesse. Ce que vise encore ActSol, c’est d’agir sur la transformation sociale et culturelle de la famille pour parvenir à cela. « Notre culture est encore très centrée sur la cohésion familiale, fait remarquer Oumar BA. C’est au sein de la cellule familiale que tout se décide. On a nos rites pour protéger nos terres et nous protéger. On ne va pas créer d’emplois directs, on va inverser les tendances. Ce sont eux qui vont créer leurs propres revenus. » Et d’ajouter, aux côtés d’autres acteurs convaincus de ce modèle agricole familial : « Nous partons des hommes et de la main de l’homme. Il faut réapprendre les gestes des Anciens en y apportant le savoir du chercheur. En partant du savoir-faire traditionnel, nous rétablissons le lien avec l’écologie. On apporte une réponse sociale avec un produit et ça produit de l’économique. »

CCFD-Terre Solidaire - Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire - 4 rue Jean Lantier 75001 Paris France – Tel (+33)1 44 82 80 00 - N° SIREN 775 664 527 - N° RNA W759000066 - Nous soutenir : Faire un don Espace donateur Pour une mission bénévole Financement participatif

Note des rédacteurs : ces informations mises à jour en 2016 sont à vérifier sur place pour actualiser.

Source : https://ccfd-terresolidaire.org/projets/afrique-subsaharienne/senegal/les-fermes-agro-4759

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35.
Vidéo - Jardin Horticole des Femmes à Faoune en Casamance Ibrahima Seck – Vidéo 8:32 ajoutée le 25 mai 2014 – Interview en langue locale

C’est la lutte d’un Groupent féminin contre la pauvreté - Catégorie : Organisations à but non lucratif

Source : https://www.youtube.com/watch?v=E-X0SqAa_Ys

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Vidéo - Bass Tv et l’agriculture - maraîchage et horticulture Directeur Exécutif - Vidéo / 3:05 ajoutée le 2 mars 2018 – Reportage - Lampfall agriculture en Casamance - Catégorie : People et blogs – YouTube - 3 mars 2018

Source : https://www.youtube.com/watch?v=18PsBQ-lMf0

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[PDF] Transition agricole et alimentaire : axes clés d’émancipation des femmes La Fondation RAJA - Danièle Marcovici – Étude novembre 2018 -

La Fondation RAJA-Danièle Marcovici - Agir pour les femmes dans le monde - Dénoncer, informer et partager pour vaincre les inégalités - Soutenir des projets en faveur de l’émancipation des femmes

Accès à la brochure sur ce site : https://www.fondation-raja-marcovici.com/wp-content/uploads/2018/11/etude-fe-2018.pdf

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Crise Agricole dans une vallée de Casamance : Le bassin de Goudomp (Sénégal) Par Insa MANGA - Université de Rouen - Maitrise Géographie – Date 2003 {{}}


Troisieme partie : crise, strategies paysannes et perspectives
Chapitre i : analyse du contexte actuel de la criseI- Crise agricole et mutationsLa crise dans le bassin de Goudomp est le produit d’un processus historique dont les éléments les plus marquants et qui ont le plus pesés sur la vulnérabilité des familles et des individus sont la sécheresse et ses conséquences, la crise casamançaise et les politiques de désengagement de l’État. Certains événements sont devenus structurels et s’ajoutent a d’autres facteurs qui entretiennent la pauvreté et la reproduit dans la zone.I- 1 Le recul des cultures traditionnellesLes principales spéculations traditionnelles rencontrées dans le bassin sont : le mil sanio, le maïs, l’arachide, le sorgho et le riz. D’autres cultures, d’importance moindre, comme la patate douce, le manioc, le fonio et le niébé, viennent compléter la gamme. Toutes ces cultures ont subit de pleins fouets, les effets de la crise.I- 1- 1- Les cultures vivrières victimes de la salinisation, de la pauvreté et de l’abandon des terresLa baisse de la production des cultures est essentiellement liée aux aléas climatiques, mais également a l’insécurité qui est le principal facteur de l’abandon des terres par les paysans.Le mil sanio, seul variété a être cultivée dans notre zone d’étude, est sans doute le plus touché par la crise. Jadis, la première culture vivrière de par la superficie de terres allouées, on ne le retrouve aujourd’hui que dans les environs immédiats des villages (notonsde passage qu’il occupait avec l’arachide l’essentiel des terres des champs de brousse) Les raisons sont notamment la pauvreté des sols qui supportent mal la répétition de cultures mais aussi le manque de jachère. Conséquence : baisse généralisée du rendement confirmée par la presque totalité des paysans interrogés lors de notre enquête.Même cas de figure avec le riz dont la principale contrainte reste la salinisation des sols. L’arrêt des pluies précoces assèche beaucoup plus tôt la réserve utile pour les planteset les variétés traditionnelles n’arrivent plus a maturité. Dans les bas- fonds, la baisse de la nappe consécutive a la détérioration du climat, limite les phénomènes de remontée de nappe aux zones les plus basses et empêche le bon déroulement de la riziculture inondée en zone haute ; les phénomènes de remontée de sel dans la zone plus basse en bordure du fleuvedu fait de la diminution du lessivage durant l’hivernage inhibe la croissance du riz. Les rendements obtenus (1,2 a 1,5 t / ha5) sont loin des 2,5t / ha enregistrés du temps de la MAC (voir tableau 10) En outre, l’arrêt brutal de ce projet a constitué un brusque retour a la case départ pour les producteurs. Les machines agricoles qui avaient servi dans le projet lorsqu’elles tombaient en panne, il n’y avait plus d’argent pour les faire réparer ou acheter la pièce de rechange qui convenait. Les producteurs ont alors recours pour leur survie a leurs instruments aratoires et leurs techniques traditionnelles.5 Estimation d’après l’enquête ménageDepuis plusieurs années, la superficie de terres rizicultivées n’a cesser de diminuer et malgré l’aménagement de la digue anti- sel, plusieurs hectares restent encore inexploitablesen aval du bassin. Par ailleurs, pour fuir les exactions des bandes armées, les populations des villages de Bindaba I et II, Akintou I et II, en amont du bassin, ont dU abandonner leurs terres portant ainsi un sérieux coup a la production qui ne cesse de baisser.Quant au maïs, il est cultivé en général dans les champs de case et bénéficie a cet effet d’une fumure organique constituée par les déchets ménagers. L’estimation des quantités produites est difficile car la récolte des épis se fait au fur et a mesure de leur maturité. La commercialisation du maïs, introduite par le PRS, a permis le développement de cette culture qui occupait alors de grandes superficies des champs de brousse. La fin du projet a signifié le confinement de la culture du maïs dans ses bases traditionnelles c’est a dire dans les champs de case où il reste encore présente car sa précocité entraIne une consommation immédiate comme vivre de soudure.I- 1- 2 Effondrement de la production arachidière et conversion à l’arboriculture fruitièreLa culture de l’arachide est très développée dans le bassin de Goudomp. Cet oléagineux, d’introduction « récente » apparaIt comme la production permettant l’obtention des quantités massives aux achats monétaires. Aujourd’hui, elle est, a l’instar des autres cultures, victime a la fois de l’insécurité sévissant dans la région et d’une mauvaise politique agricole. En effet, l’arachide, fleuron d’un âge d’or désormais révolu, n’en finit pas d’agoniser. Les champs s’appauvrissent d’année en année et sont plus ou moins délaissés. Les faibles rendements ne reflètent qu’un triste mais logique écho de cet abandon. Ces dernières années la production a connu une baisse notoire (pour illustrations : seulement 815t de graines ont été collectées lors de la campagne 99/2000 contre 1210t en 90/91 !) Les campagnes agricoles se suivent et se ressemblent avec son lot de problèmes : baisse continue du prix de l’arachide au kilogramme, manque de semences et de matériels, bons impayés, etc…Dans ce contexte, l’arboriculture fruitière dont l’exploitation constitue désormais la principale source de revenus des producteurs, a économiquement joué un rôle de substitution au recul de la culture de l’arachide.Cette arboriculture6 se développe sur les versants et sur les plateaux au grand dam des cultures traditionnelles. En effet, les paysans transforment systématiquement les champs « improductifs » en plantations fruitières. Les espèces rencontrées sont le manguier, l’anacardier, l’oranger. La cueillette qui a lieu en novembre et décembre pour les oranges, d’avril a aoUt pour les mangues et l’anacardier, permet aux producteurs d’acquérir des6 L’arboriculture a toujours été présente dans le bassin de Goudomp mais entièrement destinée a l’autoconsommation, nous insistons ici sur le nouveau rôle (source de revenus) de premier plan qu’il joue aujourd’hui après l’effondrement de la culture de l’arachide, avec des revenus qui, souvent, les mettent a l’abri du besoin durant toute la saison. Ces revenus peuvent ainsi servir a l’achat des biens alimentaires ou matériels. Très florissante dans la zone, l’arboriculture constitue aujourd’hui le nouveau pilier de l’économie locale. Des plantations se multiplient au fil des années et dans des zones comme Bacoundi et Birkama chaque famille possède au moins une plantation de manguier. A Goudomp et a Akintou, la prédominance de l’anacardier est incontestée mais ne concerne notamment a Goudomp que quelques rares producteurs.L’estimation de la production fruitière est difficile compte tenu de l’exploitation anarchique et de la commercialisation informelle dont elle est l’objet. On estime entre 1.000 et 1.500 t de mangues ou de noix de cajou qui sont acheminés chaque année vers les grandes villes du Sénégal (Dakar, Kaolack via Ziguinchor)L’arboriculture souffre de plus en plus de manque de clients. En effet, en raison de l’insécurité, rares sont les acheteurs qui s’aventurent dans le secteur par peur de représailles des « coupeurs de route » qui font souvent leur loi sur le seul tronçon qui traverse le bassin, la Nationale 6 reliant Ziguinchor et Kolda, les deux principales villes de cette partie du Sénégal. Ceci nous permet d’introduire la question de la crise séparatiste, sa place dans le mal développement du bassin.I- 2 Le tribut du conflit casamançaisSuite a l’insécurité civile, beaucoup de paysans ont dU abandonner leur activité agricole. Le bassin déja déficitaire dans sa production est confronté a une insécurité alimentaire croissante en raison également des faibles possibilités de développement des activités génératrices de revenus. A proximité des zones de conflit (Bindaba, Akentou, Diouniki...), des milliers de familles terrorisées ont abandonné tous leurs biens (maisons, troupeaux, vergers et champs) pour chercher refuge a Goudomp, Birkama ou Bacoundi. Ce qui créa dans ces zones dites sécurisées, une explosion démographique avec comme corollaires le déséquilibre population/ressources et des bouleversement des structures agraires. Il s’en suit une redistribution foncière (morcellement des parcelles) pour satisfaire les nouveaux venus ; la location monétarisée des terres (des rizières essentiellement) se développe a un rythme effréné ceci d’autant plus que les nouveaux venus, principalement mandjaques, bénéficient dans leur majorité du soutien financier de leurs parents émigrés en Europe.Les personnes déplacées sont généralement hébergées par des familles modestes qui ont du mal a se prendre elles- mêmes correctement en charge et a fortiori d’autres personnes encore plus nécessiteuses. Les mécanismes de solidarité et de régulation sociale se désintègrent sous le poids des migrants. Dans les familles déplacées, les études des enfants sont souvent interrompues ou retardées par des difficultés de recasement.I- 3- Crise et système de production : le retour à la case départLe système de production dans le bassin de Goudomp a connu plusieurs bouleversements au cours de l’histoire. Entre le système traditionnel (détaillé dans la première partie de ce mémoire) caractérisée par un outillage rudimentaire propre aux différentes ethnies en présence et une agriculture basée sur l’autosubsistance et la situation actuelle, différentes tentatives de modernisation de l’agriculture ont été initiées par les pouvoirs publics et les partenaires au développement (notamment la MAC) L’introduction de la culture de l’arachide, l’intensification de la riziculture ont profondément transformé la structure agraire et les pratiques paysannes : irrigation, motoculture, culture attelée, utilisation de l’engrais chimique... supplantent les pratiques traditionnelles.On a longtemps cru, en effet, qu’il suffisait d’appliquer des modèles agronomiques éprouvés dans les pays avancés pour augmenter d’un seul coup la production agricole : l’expérience a montré que ces modèles ne s’exportent pas tels quels. On ne bouleverse pas par décret les rapports séculaires entre les paysans et la terre, il n’est pas de baguette magique qui fasse soudainement passer de l’autosuffisance a l’économie de marché (POURTIER R., 2001) La plupart des projets ont échoué pour avoir oublier que l’acteur du développement ne se réduit pas a un banal « facteur » de production. Faute d’avoir tenu compte de la culture des peuples, de leurs rapports avec la terre, de la structuration de leur société, les innombrables projets venus « d’ailleurs » ont souvent manqué leur objectif.Aujourd’hui, la crise contraint les paysans a tout abandonner et a se retourner aux pratiques traditionnelles car, a quoi sert la meilleure technologie du monde si on n’a pas les moyens matériels de sa mise en pratique ? La culture mécanisée et l’irrigation ont disparu dans l’ensemble du bassin. La culture attelée quant a elle, seuls quelques dignitaires en font usage. Les bas- fonds ne servent plus qu’a la riziculture pluviale et restent entièrement a la charge des femmes ; les hommes convertis a l’arboriculture consacrent de moins en moins de temps et d’espace aux cultures sèches.II- Les fondements de la criseDe nature variée, les causes profondes dont la conjugaison explique le déficit vivrier actuel du bassin sont diverses. Ces facteurs qui n’ont souvent pas la même importance explicative dans l’avènement de la crise agricole qui s’approfondit d’année en année, sont principalement de quatre ordres : les facteurs naturels ; les contraintes socioéconomiques, politico- culturelles et la nature des politiques agricoles des pouvoirs publics.II- 1 L’influence des facteurs naturelsMême si la période de sécheresse est passée, il reste que de manière générale la pluviométrie a baissé dans la région et on remarque une réduction du cycle pluviométrique. Les conséquences sont énormes pour les populations qui se voient imputées d’une partie importante de leur capital foncier, principale base de la sécurité alimentaire. Le potentiel de production est fortement affecté au moment où les besoins en terre augmentent avec la croissance démographique et l’arrivée de nouveaux ménages dans les familles. On assiste ainsi a un processus de morcellement des parcelles pour satisfaire les nouvelles générations.II- 2 Le poids de l’insécuritéLe déclenchement du séparatisme au début des années 80, conjugué a l’avènement du Programme d’Ajustement et le début du désengagement de l’État ont sonné le glas d’une nouvelle ère marquée par une précarisation accrue du niveau de vie d’une population qui a déja du mal a se remettre de la sécheresse.En début des années 90, l’intensification de la lutte armée prend des proportions importantes et entraIne des déplacements forcés des populations de leurs villages, une généralisation de l’insécurité, des basculements brutaux dans la vie des familles qui abandonnent toutes leurs richesses. C’est aussi l’éclatement des familles, les morts dans les combats et les nombreux orphelins et handicapés. Cette insécurité générale conduit au départ des projets et de certaines ONG, et même certains agents des structures d’encadrement de l’État, tournant le dos a une population de plus en plus malheureuse, livrée a elle-même.Sur le plan social, les mécanismes de régulations avec les diverses assemblées et réunions de famille, villageoises, et mouvements associatifs ne sont plus fonctionnels, compte tenu du contexte d’insécurité et de suspicion qui ne favorise pas les regroupements. Les initiatives locales de développement sont aussi inhibées.II- 3 Les contraintes socioculturellesC’est l’ensemble des faits sociaux construits par les acteurs et groupes sociaux et qui pèsent sur le vécu. Notons a ce propos que les modes de vie des populations du bassin ont beaucoup contribué a fragiliser et paupériser les ménages.Dans la tradition socioculturelle mandingue, bien ancrée dans le bassin, la femme occupe une place secondaire dans la distribution et le contrôle du pouvoir et des richesses même si le régime traditionnel mandingue fonctionne par le régime de la séparation des biens.Les femmes, le plus souvent exclues des centres de décision, bénéficient peu de ressources communautaires et ont des conditions de vie particulièrement précaires. Et pourtant, dans tout le bassin, elles participent largement a la production économique, exécutent quasiment seules les activités de production, sont responsables des besoins essentiels de la famille où elles investissent une bonne partie de leurs revenus, ont une large charge de travail bien supérieure a celle des hommes. Mais cet effort féminin ne trouve pas de répondant chez les hommes qui ont la réputation de se laisser entretenir par les épouses.Malheureusement, les ruptures intervenues avec l’intrusion marine et la difficile reconversion des femmes dans le maraîchage, dans les activités de cueillette ou du petit commerce ont complètement bouleversé le modèle et précipité les populations dans la paupérisation.II- 4 Les facteurs économiquesLe potentiel agricole du bassin reste sous valorisé. D’une part, les fruits et légumes dont regorgent la zone ne sont pas transformés sur place et pourrissent par défaut de moyens de transport, de conservation ou de transformation.Au niveau des systèmes de production, les paysans ont du mal a adopter leurs calendriers culturaux au nouveau contexte pluviométrique. Les prix des denrées de consommation courantes sont très élevés a Goudomp du fait de la distance (de Dakar) alors que les revenus des populations restent faibles. Les chefs de ménage supportaient plus facilement cette situation du fait de revenus complémentaires tirés de l’exploitation ou de vergers dans les villages environnants ou des plantations de bananes, d’ananas et de papaye dont disposaient jadis Goudomp, Bacoundi et Birkama et qui employaient en permanence plusieurs centaines d’agriculteurs. Depuis une dizaine d’années, ces vergers ne sont plus accessibles du fait de l’insécurité, quant aux plantations, elles sont tombées en faillite faute d’une bonne gestion, laissant derrière elles leurs forages en panne et des « carcasses » d’infrastructures.D’autres facteurs économiques expliquent la crise dans le bassin a l’instar de l’ensemble du monde rural sénégalais : il s’agit notamment de l’introduction de la culture arachidière durant la colonisation puis l’orientation de l’encadrement dans la primauté accordée a cette culture au détriment des cultures vivrières après les indépendances qui ont fragilisé la logique de subsistance qui pourtant dominait fortement. C’est également la fragilité de la production agricole due essentiellement a la vétusté du matériel agricole, l’absence ou la faiblesse de l’épargne mobilisable.L’insuffisance des infrastructures de communication constitue un facteur économique majeur de la crise, du fait des surcoUts créés par l’approvisionnement en intrants et denrées de première nécessité, mais aussi pour la commercialisation des productions locales.II- 5 Politiques et programmes ayant provoqué ou renforcé la vulnérabilité et la pauvreté des populationsLes villages du bassin de Goudomp ont bénéficié de plusieurs projets et programmes qui se sont succédés mais qui dans leur grande majorité n’ont pas eu de suivi réel a la fin de leur mission. La fin d’un projet signifie la perte d’emploi, d’encadrement et de soutien financier et provoque une rupture qui, a la limite, peut fortement perturber la capacité de résistance des ménages paysans. La fin du PRS, l’arrêt de la MAC et plus récemment la fin de la mission du PROGES ont été autant de points de rupture qui ont marqué les populations du bassin. Par ailleurs :- l’arrêt du programme agricole,- le désengagement de l’État laissant le paysan démuni sans moyen de se défendre,- les politiques d’ajustement structurel (qui ont alourdi le poids de charges domestiques),- la dévaluation du franc CFA, sont autant de facteurs qui ont été a la base ou renforcé la vulnérabilité. A la fragilité de l’économie locale s’ajoute la dépréciation du prix au producteur, le renchérissement de denrées de première nécessité. Ce qui contribue largement a la précarisation des populations du bassin.Par ailleurs, outre la « brusque » réforme administrative et territoriale de 1990 érigeant Goudomp comme commune, la loi sur la décentralisation et le transfert des compétences aux collectivités locales de 1996, n’ont pas bénéficié de mesures d’accompagnement nécessaires a un développement local autonome. Au contraire, les collectivités locales et les populations se sentent « asphyxiées » par l’ampleur de leurs tâches et leur absence de moyens. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le cadre de vie.Face a ces contraintes de nature diverse, les paysans ne sont pas restés passifs. Ils ont au contraire développé toute une série de stratégies qui visent a contrecarrer plus ou moins les caprices de la nature et a assurer leur survie.III- Stratégies paysannes : des initiatives face aux contraintes qui minent l’agricultureLe tableau ci-dessous résume les principales contraintes qui minent le développement agricole et les stratégies adoptées par les populations paysannes, avec parfois l’appui des partenaires au développement, pour minimiser les maux.ConclusionLa mise en valeur des bas-fonds de Goudomp et Birkama est confronté a diverses contraintes dont l’ampleur rend urgent des solutions ou issues palliatives. Des efforts doivent être fournis par les pouvoirs publiques et les acteurs privés pour soutenir l’action des paysans qui n’ont pas attendu pour réagir face a ces difficultés. Les producteurs, de leur côté, doivent faire des progrès notamment sur le plan organisationnel, mais également aller, au-delà des considérations d’ordre socioculturel, participer physiquement aux travaux des rizières.Chapitre II : pour une nouvelle approche du developpement localIntroductionQuelle mise en valeur pour le bassin de Goudomp ? Cette question, au vue de l’enjeu qu’elle représente, interpelle tous les acteurs du développement local (paysans, collectivités locales, pouvoirs publiques, partenaires privés...) Il urge aujourd’hui d’apporter des réponses claires aux interrogations des différents acteurs afin de parvenir à un développement agricole rural intégré tant souhaité.I- Pourquoi repenser la mise en valeur du bassin de Goudomp ?Depuis plusieurs décennies le secteur agricole (principal secteur dans le bassin) traverse une crise qui s’explique notamment par la baisse des précipitations, le désengagement de l’État et la redéfinition de la politique agricole (suppression des subventions) ainsi que la chute des prix des produits sur les marchés internationaux. Cette crise s’explique aussi parle fait que le secteur agricole est durement éprouvé par le manque de compétitivité et certaines pratiques traditionnelles.A la suite de la sécheresse des années 70, les villageois du bassin de Goudomp ont exprimé leur volonté d’aménager les bas- fonds contre les intrusions salines qui gagnaient les terres cultivées en riz. Les pouvoirs publics ont répondu par l’élaboration de multiples programmes de mise en valeur (MAC, PRS, PROGES...) mais les résultats furent mitigés. Les contre- performances notées après l’arrêt de ces projets traduisent l’échec dans le transfert de technologie. Des franges importantes de la population ont vu leur situation économique et sociale se dégrader d’année en année. Une nouvelle forme de pauvreté, qui s’exprime par un besoin de survie notamment en termes de nourriture, s’est installée dans la zone ; une situation a forte prévalence aggravée par l’insécurité.Par ailleurs, la principale leçon retenue de la longue expérience de mise en valeur des terres est que les villageois et les collectivités locales ne sont disponibles que s’ils sont véritablement maItres et responsables de leur terroir. Aujourd’hui, avec l’avènement en 1997 de la politique de la décentralisation/ déconcentration (loi 96.07) transférant aux collectivités locales de nouvelles compétences entre autre en matière de gestion de ressources naturelles et de l’environnement (ceci implique la gestion du terroir villageois) et le Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE)7, on dispose d’un cadre juridique plus que jamais propice pour une intervention associant les paysans, principaux concernés. Néanmoins, si l’on reconnaIt qu’il est nécessaire de déléguer davantage de responsabilités aux utilisateurs en l’occurrence les producteurs, il faut aussi reconnaItre qu’ils ne sont pas suffisamment formés ou équipés pour prendre en main des fonctions de gestionnaires, et qu’ils ne sont pas en mesure de faire les investissements nécessaires pour adapter et assurer le bon fonctionnement des infrastructures aménagés, d’où la nécessité d’un soutien surtout financier de la part des partenaires.D’autre part, les paysans du bassin de Goudomp manquent cruellement de moyens et l’accès au crédit reste hors de portée de leurs maigres bourses. La CNCAS qui finance les agriculteurs, propose des lignes de produits a des taux d’intérêt variant entre 6,8% a 12,5%. 7 Le PNAE accorde une grande priorité a la mise en oeuvre de nouvelles approches d’aménagement et de gestion de terroirs fondées sur une responsabilisation des populations et des collectivités dans la planification, l’exécution et le suivi- évaluation des actionsL’accès aux lignes de crédit est conditionné par un apport personnel d’au moins 10% et la domiciliation du compte du promoteur dans les livres de l’institution. Ce qui est inaccessible pour les paysans de notre bassin dont le revenu mensuel ne dépasse guère 5000 FCFA (environ 8 euros)La crise casamançaise qui dure depuis deux décennies et surtout la dévaluation du franc CFA intervenue en 1994, bouleverse complètement les repères. Le pouvoir d’achat déja faible se dégrade davantage. Les intrants agricoles (engrais, insecticides et herbicides) destinés aux cultures et l’équipement agricole encore existant (charrue, semoir, animaux de trait) sont vendus au marché noir pour faire face a la soudure ou aux dépenses urgentes du ménage. Le conflit armé a, quant a lui, entraIné une importante vague de déplacement de populations des zones de combat vers les villages plus ou moins sécurisés créant d’un côté un phénomène d’abandon de terres et de l’autre une « surpopulation » qui n’est pas sans conséquences sur la répartitions des ressources naturelles.Pour toutes ces raisons, il paraIt logique de redéfinir une nouvelle stratégie pour une mise en valeur réaliste qui tient en compte les aspirations des paysans et les conditions générales qui prévalent dans le bassin.II- Quelle politique de développement agricole ?Diverses innovations doivent être apportées au secteur agricole pour lever les contraintes qui handicapent son développement. Assurer la sécurité alimentaire et asseoir un développement agricole durable deviennent a cet effet les défis majeurs a relever pour un épanouissement de la condition paysanne.II-1- Les objectifs prioritairesII- 1- 1 OEuvrer pour un retour définitif de la paix et de la sécurité dans la régionSi le conflit casamançais n’est pas la cause de la crise du monde rural balantacoudais, il en est réellement le catalyseur. En effet, l’intensification des combats entre indépendantistes et forces armées Sénégalaises, l’apparition de mines anti- personnelles, les exactions contre les populations ont fini par semer le chaos dans toute la zone. Un sentiment d’insécurité généralisée s’installe, entraînant la réticence d’éventuels investisseurs et contraignant les partenaires déjà sur place a se retirer. La situation est telle aujourd’hui qu’il urge que l’État du Sénégal prenne des initiatives hardies, invite les maquisards a la table de négociations pour dessiner les perspectives de sortie de crise car la logique actuelle de ni guerre, ni paix, lourde de danger et propice aux malfaiteurs, ne permet aucun développement d’une quelconque nature.II-1-2- Relever le défi de la sécurité alimentaireL’insécurité alimentaire et la pauvreté constituent des défis majeurs auxquels les autorités compétentes doivent faire face dans le bassin. L’option est d’assurer la sécurité alimentaire par une production locale diversifiée capable de promouvoir des revenus agricoles. L’analyse des déterminants des faiblesses de la compétitivité de la production locale révèle qu’elle repose pour l’essentiel sur des coûts de facteurs élevées, des technologies peu évoluées, sur des pratiques extensives. A ces contraintes s’ajoute la dégradation des termes de l’échange des produits agricoles.Il apparaît donc que la compétitivité du secteur agricole dépendra de sa capacité a moderniser ses techniques, ses outils et ses moyens. A cet effet, les pouvoirs publics ont pour devoir de développer dans le secteur une politique d’incitations et d’investissements conséquentes capable d’induire des transformations positives dans les pratiques culturales et permettre a la fois de résorber le déficit vivrier local et d’améliorer le revenu des paysans.II-1-3- Asseoir un développement agricole durable basée sur l’entreprise familialeL’agriculture, activité principale du bassin, est a la base de l’économie locale. Elle traverse en même temps que les sociétés rurales, des mutations profondes posant de facto des défis aux acteurs du développement rural que sont les organisations paysannes, les pouvoirs publics, les collectivités décentralisées et les partenaires au développement. La particularité de l’agriculture dans le bassin de Goudomp réside dans le fait qu’elle est essentiellement, voire exclusivement familiale. Son développement passera alors indubitablement par une politique douée d’apporter des progrès jusqu’au niveau de l’exploitation paysanne.Il demeure néanmoins important que les options de développement agricole retenues pour améliorer les revenus et assurer la sécurité alimentaire ne se réalisent au détriment de l’équilibre de l’environnement. Les paysans, acteurs directs du terrain, constituent les véritables garants d’une politique de développement agricole durable eu égard au rôle qu’elles jouent aussi bien dans la production agricole que dans la protection du milieu. A cet effet, une approche participative dans la gestion du terroir sera d’un apport positif dans la vision et les stratégies agricoles8.II- 2- Les orientations stratégiques pour une agriculture « émancipée »II- 2- 1- Faire de la diversification et de l’intensification de la production une prioritéLa diversification de la production agricole est une réalité dans le bassin de Goudomp. Les pouvoirs publics et les partenaires au développement doivent soutenir les producteurs ; des orientations doivent être mises en oeuvre pour accompagner les stratégies spécifiques aux différentes filières agricoles afin d’optimiser les effets.a) Développer la culture vivrière.La relance des cultures céréalières, riz et mil notamment, peut permettre de résorber le déficit vivrier local. Pour cela, des mesures idoines doivent être prises dont :8 Gouvernement du Sénégal- la maîtrise et la gestion rationnelle de l’eau par la petite irrigation et l’aménagement des bassins de rétention d’eau pluviales ;- la reconstitution de la fertilité des sols salins et acides qui nécessitent une diminution de leur degré de salinité par un lessivage approprié et une neutralisation de l’acidité par des amendements organiques et / ou minéraux raisonné ;- la sélection de variétés de riz tolérantes et leur diffusion auprès des populations rurales.A ce propos, l’ISRA a mis en place la « fleur 11 » qui est une nouvelle variété de riz sortie de leur laboratoire et qui a un cycle de production de 80 jours. Cette nouvelle variété permettrait de réduire le cycle de la production de riz de manière a avoir deux ou trois récoltes par an 9, mais aussi d’augmenter les rendements ;- la formation et l’encadrement des paysans ;- la promotion du compostage et l’utilisation des engrais chimiques par la mise en place de formations et des mesures d’incitation a la gestion des engrais, a l’utilisation des ressources locales pour la fertilisation des sols ;- le parachèvement des aménagements dans les bas-fonds ;- la transformation des CVGE / CIVGE en GIE d’agriculteursb) Relancer la filière arachideL’importance de la filière arachide comme culture motrice sur les autres filières agricoles nécessite qu’un programme de relance soit mis en oeuvre pour lever les contraintes qui restreignent les performances de cette culture. Le programme de relance de la filière comportera :- la restructuration du volet semencier qui passera par le renforcement de la recherche en matière de sélection, d’introduction variétale, la production semencière au niveau paysan et dans un cadre contractuel avec les professionnels des semences ;- l’amélioration de l’accès au crédit avec la création de mutuelles de crédit rurale adaptée avec un taux d’intérêt accessible aux paysans ;- le retour aux systèmes de culture comme l’assolement et la rotation des cultures- le regroupement des agriculteurs en GIE et coopératives ;c) Encourager l’arboriculture et le maraîchageL’arboriculture et le maraIchage se sont développés par réactions a la crise économique, aux aléas climatiques et aux contraintes pédologiques. Mais encore faudrait- il souligner que l’arboriculture fruitière est une vieille tradition dans le bassin ; chaque concession ayant au moins un arbre fruitier dans la cour.Encourager le développement de l’arboriculture et le maraIchage consistera a :- désenclaver les lieux de production grâce a un réseau routier fiable ;9 Nous attirons l’attention que ces récoltes ne sont possibles que dans le cadre d’une agriculture irriguée.- réhabiliter les plantations de bananes, d’ananas et de papayes dont les forages existent encore ;- créer des unités de transformation et de création de produits agricoles (fruits) ;- créer un réseau d’écoulement de produits (fruits, légumes...) ;- aménager des magasins de stockage ;- mettre en place des chaInes de conservation.Pour gagner le pari de l’intensification et, au- dela, celui d’un développement agricole viable, des mesures globales pour accompagner les efforts doivent être prises. Il s’agit notamment de :· Assurer la maîtrise et la gestion rationnelle de l’eauL’une des contraintes fondamentales de l’agriculture dans le bassin de Goudomp est la non maîtrise de l’eau qui constitue l’entrave la plus déterminante dans les performances de la riziculture. Pour faire face a cette question, il convient de réaliser des systèmes d’irrigation faiblement consommateurs en eau et a la portée des producteurs. Un programme de miseen place d’aménagements de faible coUt conférant une bonne maItrise de l’eau a l’exploitation, sur la base de capacités paysannes de gestion et d’entretien permettant d’assurer leur pérennité doit être mis en oeuvre en partenariat avec les organisations paysannes. La mise en place d’un fonds d’entretien des aménagements structurants est un impératif dans la recherche de solutions aux problèmes de financement de fonctionnement.· Désenclaver la zone par la mise en place d’infrastructures routièresLa nécessité de favoriser le désenclavement des zones de production, de faciliter l’évacuation des produits agricoles et le transport des intrants ont un déterminisme important sur le développement du secteur agricole. Les pouvoirs publics se doivent de réaliser les infrastructures de base (pistes d’accès aux zones de production, aires de stockage et de conservation des produits...) avec l’appui des collectivités locales qui en assureront la gestion et l’entretien.· Mieux gérer l’espace par la consolidation des stratégies locales de gestion et de préservation de l’environnement qui mettent l’accent particulièrement sur la restauration et la fertilisation des sols. En effet, face a la problématique de la baisse de productivité des sols qui procède de différents facteurs dont essentiellement : la faible teneur en matière organique, la faible capacité de rétention des nutriments, la faible infiltration et le niveau limité de la rétention en eau, la salinisation et l’acidification, de nouvelles stratégies doivent être mise en oeuvre dans un cadre participatif pour limiter les pratiques extensives fortes consommatrices de ressources naturelles et restaurer la fertilité des sols. A ce propos, une large diffusion du compostage, le retour aux procédés traditionnels de jachère et d’assolement sera d’une grande utilité.· Mettre en place des services d’appui à l’ agriculture et à la décentralisationIl s’agit, pour les pouvoirs publics, de renforcer les capacités des producteurs, réorganiser les services agricoles - a travers les volets recherche, vulgarisation, encadrement- adaptés au contexte de régionalisation et en partenariat avec les organisations paysannes et les acteurs privés.II-2-2- Renforcer les capacités des acteurs directs du développement ruralIl s’agit la principalement de renforcer les capacités des collectivités locales et des organisations paysannes afin d’en faire les principaux gestionnaires de l’économie agricole mais, également, de veiller a doter l’État, ses démembrements, ses représentants et ses experts d’une culture méthodologique et d’une démarche pertinente de pilotage de la politique de développement agricole et rural. Responsabiliser les OP ne signifie pas que les paysans doivent être capables de tout faire par eux- mêmes, mais qu’ils doivent être capables d’assumer un certains nombre de fonctions pour le développement de leur filière. Dans ce contexte, il importe de réfléchir aux dispositions a mettre en place et/ou appuyer pour :

  • instaurer une démarche d’élaboration concertée de politiques en totale co-responsabilité d’acteurs clés dont la légitimité, la crédibilité et la représentativité ne souffrent d’aucune contestation ;
  • relever, de façon substantielle, les capacités de ces acteurs a diagnostiquer les situations et environnements généraux et spécifiques de leurs filières, a déceler et analyser les contraintes prévalant, et a mettre en oeuvre des politiques, stratégies et mesures aptes à les résoudre ;
  • améliorer et consolider leur fonctionnement en favorisant leur large participation aux prises de décisions ;
  • renforcer leur capacités d’intervention et d’adaptation a travers une meilleure gestion des savoirs et des richesses et un renforcement permanent des capacités organisationnelles.
    Le transfert de responsabilités est un processus qui met en jeu un changement profond des rapports entre État et producteurs et a des dimensions juridiques et institutionnelles fortes. Qui dit transfert de responsabilité dit aussi transfert de pouvoir et de moyens pour assumer ces responsabilités. La question du financement est donc cruciale. L’État dans la quête de ses objectifs fixés, créera l’environnement fiscal, institutionnel et législatif et sera par ailleurs le fournisseur de biens et services en matière de recherche et de conseil agricole et rural.II- 2- 3- Une approche participative dans la planification et la mise en oeuvre des opérations de développementL’approche participative est un outil qui favorise la prise en charge effective par l’ensemble de la population des actions de développement du terroir. Elle tend a modifier la perception du rôle de chaque acteur et a proposer un partage de responsabilités entre les différents partenaires. Une démarche participative bien conduite aide a repérer tous les acteurs du développement, a valoriser et a reconnaItre leur importance, même ceux qui peuvent avoir été « oubliés » lors de la conception d’un projet ou d’un programme.A cet effet, consolider le partage du processus de gestion du secteur agricole avec l’ensemble des partenaires de l’Etat constituera les germes d’un changement radical de la vision et des stratégies agricoles. Un système de concertation, de partage des décisions dans la conception, l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques de développement agricole durable s’impose. Ainsi la réalisation des projets et programmes se fera principalement avec une pleine participation des collectivités locales et des paysans. L’Etat leur apportera l’appui nécessaire a l’amélioration de l’environnement de leurs activités (réglementation, fiscalité, investissements structurants)10II- 2- 4 - Prise en compte à toutes les étapes de la dimension genreLa mise en valeur de bas- fonds étant surtout l’affaire des femmes, il paraIt indispensable de les associer dans toutes les décisions entrant dans le cadre de l’amélioration de la productivité dans les rizières. Ceci est d’autant plus nécessaire que leur capacité a s’organiser prouvée a travers les diverses associations traditionnelles a caractère lucratif ou d’épargne (tontines) dépasse de loin celle des hommes. Les femmes constituent le poumon de l’économie locale et assurent a presque elles seules les charges de tout le ménage. En raison de ces obligations financières croissantes, les femmes attachent une grande importance aux activités génératrices de revenus. Il convient toutefois de noter que ces activités génératrices de revenus ne devraient pas- comme c’est souvent le cas dans la pratique- représenter une charge supplémentaire pour elles.Afin de tenir compte des intérêts a la fois pratiques et stratégiques des femmes dans la formulation des projets ou programmes, il importe de travailler avec les groupes et réseaux locaux de femmes de manière a intégrer les diverses particularités socioculturelles dont regorge le Balatacounda. Il est également utile de coopérer davantage avec les leaders des associations féminines car celles-ci sont connues sur le terrain et ont parfois de l’influence sur les autorités traditionnelles.II- 2- 5- Promouvoir le financement des exploitations familiales par une politique de développement de la micro financeLiée a l’histoire de la Grameen Bank au Bangladesh, qui a su s’imposer de un contexte de grande pauvreté et développer un volet social très dense, la micro finance est née de l’effort des populations de faire face au climat économique difficile et aux rigueurs des institutions (10 Gouvernement du Sénégal) bancaires. C’est un crédit de faible montant offert a ceux qui ne peuvent accéder au crédit bancaire classique, faute de pouvoir apporter les garanties matérielles exigées (salaire, biens immobiliers, épargne suffisante...) d’où son importance pour les populations du bassin.Une bonne politique crédit mettra l’accent sur la baisse du taux débiteur par la mise en place de fonds de bonification des taux ; ce qui favorisera l’accès au crédit des exploitations familiales, notamment celles dont le niveau de revenus sont égaux ou en dessous du seuil de pauvreté. L’accent sera mis aussi sur l’amélioration des conditions d’accès et le développement du crédit de proximité (mutualisation du crédit) A ce propos, il serait intéressant d’appuyer les associations traditionnelles d’épargne et de crédit11 déja existantes comme l’AJAC, la FADECBA qui ont fait leurs preuves dans ce domaine.ConclusionLa spécificité du bassin de Goudomp exige un modèle de développement particulier qui prendra en compte toute la complexité et les contradictions dont regorge le bassin.

Référence : https://www.memoireonline.com/12/06/306/m_crise-agricole-dans-une-vallee-de-casamance-goudomp13.html

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40.
Malgré son potentiel, la Casamance fait face à des pénuries Ziguinchor, 2 mai 2014 – Document ‘thenewhumanitarian.org’ – Photo de pêcheur -

Les faibles récoltes de 2013-2014 ont accentué l’insécurité alimentaire en Casamance, dans le sud du Sénégal, où une longue insurrection et le manque d’investissement ont restreint la production agricole.

La Casamance est la région agricole la plus riche du Sénégal. Pourtant, la faim y est plus importante que dans les dix régions du pays considérées à risque en matière de sécurité alimentaire. En Casamance, qui compte 1,8 million d’habitants, 37 pour cent des foyers sont confrontés à des pénuries alimentaires, contre 14 pour cent des 13 millions d’habitants de l’ensemble du Sénégal. Selon une évaluation récente de la sécurité alimentaire, dix pour cent des foyers sont aux prises avec une insécurité alimentaire grave.

Malgré sa faible intensité, la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), qui a débuté en 1982 a laissé des mines terrestres qui limitent l’accès aux exploitations agricoles. Les zones les plus touchées sont celles de Sindian, dans le nord de la région, et le Sud, près de la frontière avec la Guinée-Bissau. Les champs abandonnés ont été salinisés par l’eau de mer et, selon les fonctionnaires locaux, il est difficile d’estimer la superficie exacte des terres agricoles abandonnées à cause des mines terrestres et de l’insécurité.

La production agricole est également limitée par l’absence de mécanisation à grande échelle et l’inadéquation des intrants agricoles utilisés.

« La Casamance était autrefois le grenier du Sénégal, mais le conflit, le changement climatique et la dégradation économique ont conduit à cette situation difficile », a dit Mamadou Konté, directeur régional du développement rural de la Casamance. « Lorsqu’une population a des revenus réguliers, le développement peut vaincre les conflits. Nous espérons pouvoir rapidement développer l’agriculture et retrouver les niveaux de récolte antérieurs. »

Les trois districts de la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) sont confrontés à des pénuries alimentaires, ont dit des associations humanitaires. Selon l’évaluation de la sécurité alimentaire, la production de céréales sénégalaise a chuté de 12 pour cent la saison dernière par rapport à la saison 2012-2013.

« Le produit de nos récoltes ne dure que quatre mois. Nous sommes confrontés à d’énormes problèmes pour tenir le reste de l’année », a dit Daouda Diédhou, secrétaire général d’une association d’agriculteurs de la région casamançaise de Kabiline 2.

« Les exploitations agricoles sont plus petites, car les sols se sont salinisés. Nous ne recevons pas assez d’engrais du gouvernement et notre outillage traditionnel dissuade les jeunes de se lancer dans l’agriculture », a-t-il expliqué.

Les taux de faim étaient déjà élevés en Casamance, malgré les récoltes relativement bonnes de la saison 2012-2013. Une évaluation alimentaire et nutritionnelle réalisée en juin 2013 par le gouvernement et des agences des Nations Unies a révélé que 67,6 pour cent des foyers étaient en situation d’insécurité alimentaire dans le district de Ziguinchor, 66,9 pour cent dans celui de Sédhiou et 50 pour cent dans celui de Kolda. Les pénuries alimentaires en Casamance sont en outre aggravées par la rébellion qui limite les transports, le commerce et les autres activités socio-économiques.

Le gouvernement a mis au point un plan conjoint avec le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture visant à distribuer de la nourriture et des intrants agricoles aux personnes en proie à des pénuries alimentaires.

« La situation en Casamance confronte la communauté humanitaire à un réel dilemme. D’un côté, les besoins sont réels ici, notamment en ce qui concerne l’insécurité alimentaire. De l’autre, nous devons également reconnaître que cette région du Sénégal est bien dotée et ne devrait pas avoir besoin d’une intervention humanitaire », a dit Robert Piper, coordinateur humanitaire régional des Nations Unies pour le Sahel.

« Il n’est pas naturel pour nous de monter une opération humanitaire dans un lieu aussi riche et bien doté que la Casamance. Les solutions sont ailleurs », a-t-il dit en faisant référence aux efforts du gouvernement pour négocier une issue pacifique à la rébellion.

L’insurrection du MFDC reste de faible ampleur et les hommes armés s’adonnent principalement à des actes de banditisme ou autres violences de ce type. Mais l’insécurité inquiète néanmoins la population. L’année dernière, des opérations de déminage ont été interrompues dans la région lorsque les rebelles ont enlevé une douzaine de démineurs. Plus de la moitié des terrains minés de Casamance ont été nettoyés. Photo

Des transports couteux

Outre l’insurrection, la Casamance est géographiquement isolée du reste du pays. L’itinéraire le plus direct pour se rendre dans la région en partant de Dakar passe par la Gambie, où la traversée en bac du fleuve du même nom n’est pas toujours facile.

Peu de vols se rendent à Ziguinchor, la capitale de la Casamance, et contourner le fleuve Gambie par la mer ou la route rallonge le temps de trajet d’une douzaine d’heures.

Acheminer des produits vers Dakar en passant par la Gambie a un coût, car cela implique de traverser deux frontières internationales. Selon des Casamançais, les camions sont souvent retardés à l’embarquement du bac, parfois pour plusieurs jours.

Pendant ce temps, le gouvernement a alloué un milliard de dollars à un plan visant à atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2017. Ce plan met l’accent sur la production de riz, d’arachides et d’oignons, considérés comme les denrées les plus stratégiques pour la population et l’économie. L’Objectif est de produire 1,6 million de tonnes de riz, un million de tonnes d’arachides et 265 000 tonnes d’oignons au cours de trois prochaines années, principalement grâce à une réforme des institutions agricoles, à des aides financières au secteur et à des formations, qui sont déjà en cours.

ob/cb-ld/amz – © Tous droits réservés 2020 - Réimpressions et permissions - Source : http://www.thenewhumanitarian.org/fr/actualites/2014/05/02/malgre-son-potentiel-la-casamance-fait-face-des-penuries

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41.
Programme d’Appui au Programme National d’Investissement dans l’Agriculture au Sénégal en Casamance

Contexte

Les régions de Sédhiou et Kolda sont caractérisées par un niveau élevé de pauvreté de la population rurale à cause de l’insuffisance des revenus agricoles. L’insécurité alimentaire est causée par la baisse de la production du riz, qui couvre seulement 40% environ de la demande de la région de Sédhiou, et d’autre part par les contraintes rencontrées par les cultures pluviales .

Les causes sont à rechercher dans les systèmes de production qui n’arrivent pas à intégrer les innovations technologiques plus performantes prenant en compte les changements climatiques. Ces derniersont affecté la Casamance plus que les autres régions du Sénégal, causant la salinisation et l’acidification des vallées rizicoles. En outre, la réduction des superficies cultivées en riz a destabilisé les systèmes traditionnels de production.

La mécanisation agricole des cultures pluviales n’est pas diffusée. En outre, la riziculture de bas-fond n’a pas bénéficié des résultats concrets de la recherche agronomique qui auraient permis une augmentation du rendement moyen.

Le manque d’investissements pour les infrastructures de transports (routes et pistes) affecte sérieusement l’écoulement des produits agricoles, ainsi que le manque d’infrastructures socio-communautaires et de stockage a un impact négatif sur la commercialisation.

En 2008, la création de la nouvelle Région de Sédhiou a entraîné une révision de la structure administrative locale. La création de nouvelles communes et communautés rurales a augmenté les organes délibérants sans que les élus n’aient pu bénéficier d’une formation suffisante, même si la plupart n’’en sont qu’à leur première expérience politique.

Objectif

En Casamance le Programme a pour objectif la réduction de la pauvreté par la création d’un environnement favorable à l’augmentation des productions agricoles, et donc des revenus des populations rurales, en intervenant sur les goulots d’étranglement au développement (accès aux marchés), sur l’innovation technologique et la valorisation des potentialités dans le secteur agricole et par le renforcement du cadre social dans les communautés.

Stratégie

La stratégie de PAPSEN se place dans une vision de développement rural qui a caractérisé le partenariat Sénégalo-Italien en Casamance à partir des années 80 avec le lancement du programme PRIMOCA. Cette approche vise à renforcer un processus dynamique qui repose sur :

  • l’identification des contraintes majeures à surmonter et des ressources inexploitées ou potentiellement exploitables ou recouvrables,
  • la disponibilité des technologies et d’innovations pour la valorisation des ressources,
  • une population qui peut bénéficier des ressources et est réceptive vers l’utilisation de technologies et d’innovations.
    La mise en œuvre des principes opérationnels de la stratégie sera réalisée avec un approche participative, pour accompagner le développement agricole et le développement local, une forte intégration entre les acteurs publics et privés, et une attention particulière à l’innovation, et à la recherche pour le développement rural.

PAP-SEN

Source : https://www.papsen.org/content.php?page=124

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42.
Produits agricoles en Casamance…. les femmes au cœur de la transformation - Posté le 4 juillet 2018 – Document ‘senagriculture.com ‘ -Photo

L’agriculture constitue l’une des principales activités économiques de la Casamance. Si la région offre d’énormes potentialités avec ses terres arables à foison et sa pluviométrie favorable, un grand défi se doit d’être relevé. Il s’agit de la transformation des produits agricoles. Des femmes ont investi le secteur. Elles espèrent dépasser l’industrialisation à l’état embryonnaire et investir le marché d’au-delà de nos frontières

La Casamance, cette région verdoyante, située au Sud du Sénégal, est perçue par plusieurs spécialistes comme le grenier potentiel du Sénégal. De Ziguinchor à Kolda, en passant par Bignona, Oussouye et Sedhiou, la population s’est dans une très grande proportion tournée à la terre, en se livrant à des cultures diverses et variées. De l’arboriculture fruitière, au riz, sans oublier l’anacarde, une grande diversité de cultures est promise par une terre fertile. Chaque année, les productions agricoles en générale, enregistrées dans la région sont parmi les plus importantes du Sénégal. Si une partie non négligeable est destinée à approvisionner la population, une autre est logiquement réservée aux activités commerciales. Dans ce terreau, les femmes ne sont pas en reste. Elles se révèlent même très dévouées et ambitieuses.

Photo - Noëlle Niouky, la cinquantaine, habite à Ziguinchor. C’est dans la capitale régionale et ville la plus grande du sud du Sénégal qu’elle possède une unité de transformation de l’un des produits phares de la Casamance, l’anacarde. Dans un bâtiment abritant différentes unités, elle produit du jus d’anacarde destiné au marché intérieur de Ziguinchor et du Sénégal en général. C’est tout un dispositif technique et l’aide d’employés qui lui permettent de produire plus de 260 litres de jus d’anacarde par jour. Une production importante qui renseigne sur la taille de son entreprise.

« C’est grâce au PADEC (Programme d’Appui au développement Economique de la Casamence) que j’ai eu cette unité. Je ne cesserai jamais de les remercier. Avoir un bâtiment comme ça, c’est pas donné. Nous sommes vraiment dans une entreprise maintenant », lance-t-elle. Le programme lui a en effet permis d’avoir toutes les infrastructures nécessaires pour développer son activité et de viser haut à présent. Elle se fixe comme principal objectif de développer son commerce et d’étendre ses activités au maximum possible afin de générer plus de revenus et d’offrir plus d’emplois aux jeunes.

Des difficultés ne manquent tout de même pas pour arriver à cette fin. Pour Noëlle, elles se résument principalement dans l’irrégularité du marché de la filaire anacarde. « Jusqu’à présent on ne connait pas le prix de l’anacarde et cela nous pose beaucoup de soucis. Vous ne pouvez pas travailler sur un produit sans pour autant connaitre son prix. Ce n’est pas normal ». Le prix de l’anacarde fluctue constamment en fonction de la demande qui peut être très importante avec notamment les importations indiennes. Ce qui conduit à une flambée des prix, au grand dam de Noëlle Nioucky.

A 184 km à l’Est de Ziguinchor, dans la ville de Kolda, Djadja Baldé et sa ville Mame Marie Seydi sont presque dans la même dynamique que Noëlle. Elles gèrent également une unité de transformation. La leur est plus tournée sur des produits fruitiers, telle que la pamplemousse et le citron. Elles font également des jus de bissap et transforment des céréales telles que le maïs et le fonio. Avec l’aide d’un autre employé, elles s’activent pour produire le maximum par jour. 

Photo - Djadja Baldé a démarré ses activités au lendemain d’une formation à laquelle, elle a participé et qui lui a ouvert les yeux sur les potentialités qu’offre le secteur dans une région qui ne compte pas beaucoup d’unités de transformation des produits locaux. « J’ai quand même profité de cette formation. La formatrice nous venait de Ouagadougou. Elle est venu uniquement pour nous former et j’avais demandé à notre coordonnateur est ce que je pourrais participer à cette formation. Il m’a dit qu’il n’y avait aucun problème, je pouvais participer. Et parmi toutes les femmes qui ont pris part à la formation, j’étais la seule qui avait déjà commencé à transformer des produits ». Aujourd’hui son unité fait jusqu’à deux millions de chiffres d’affaire annuels selon Mame Marie Seydi « Financièrement cela nous rapporte beaucoup. L’unité a été construite en 2013-2014, et depuis lors nous faisons des chiffres d’affaire vraiment acceptables »

Leurs productions ont la particularité d’être naturelles et elles comptent s’appuyer sur cette caractéristique pour s’imposer davantage. « Nous ne faisons que des produits naturels. Notre maïs a été produit sans engrais. Aujourd’hui nous travaillons avec des institutions européennes qui travaillent sur la certification bio. Nous voulons avoir une certification pour pouvoir accéder à la chaine internationale ».

Mame Marie, qui prend le relai de sa mère est très ambitieuse et compte propulser l’entreprise. Comme Noelle Nioucky, elle se veut exemplaire pour davantage faire des émules dans la population et se montrer en véritable locomotive pour l’autonomisation de la femme, dans la partie Sud du pays.

Tous droits réservés – Copyright - © 2018 SENAGRICULTURE - Source : https://www.senagriculture.com/article/produits-agricoles-en-casamance-les-femmes-au-coeur-de-la-transformation

Photo d’Hibiscus ‘Bissap’

Voir aussi : L’élevage, un outil d’adaptation aux changements climatiques ? 24 janvier 2019 – « L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) voit l’élevage comme un outil efficace d’adaptation aux changements climatiques. Ainsi, les chocs engendrés par la variabilité climatique sur la production animale peuvent être atténués à travers le déplacement des animaux, l’ajustement des rations animales, les interventions sanitaires et la mise en marché d’animaux. C’est ce qu’a révélé un document de la FAO, intitulé « Élevage & changements climatiques ». Photo

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43.
Vidéo - La Casamance face aux changements climatiques : enjeux et perspectives Article (PDF Available) · January 2010 - Tidiane Sané Vidéo 4.63 - Ziguinchor University, Ziguinchor - BENGA A. et SALL O. – Document : ‘researchgate.net’

Résumé

La Casamance est une zone fortement rurale dont l’économie dépend des activités agricoles. Son système de production est tributaire des variations climatiques. Appartenant au domaine climatique soudanien, la Casamance reste la zone la plus pluvieuse du Sénégal. L’importance des précipitations et du réseau hydrographique lui confère son originalité. En effet, l’eau y est l’élément moteur de la structuration des paysages et des activités humaines. Cependant, les changements climatiques participent profondément à la destructuration de l’environnement. Ce travail se propose, sur la base de revue documentaire et d’observations de terrain, de faire la synthèse de la situation climatique actuelle de la Casamance et de ses impacts sur les ressources naturelles. L’analyse porte aussi sur les changements climatiques et l’urbanisation dans les villes de Ziguinchor et Kolda. Il sera enfin question de l’avenir de la Casamance face aux changements climatiques.

Abstract : The Casamance region facing climate changes : issues and prospects Casamance is a very rural area whose economy depends on agricultural activities. Its production system depends on climatic variations. Belonging to the Sudanian climatic domain, Casamance is the rainiest area of Senegal. The importance of rainfall and river system provides originality to the region. The water is the driving force behind landscape structuring and human activities. However, the omnipresence of water is being challenged by climate change deeply involved in environment damages, mainly deterioration in the conditions of natural resources exploitation. Based on a literature review and field observations, this work aims at summarizing the current climatic situation in Casamance and its impacts on natural resources. The analysis also focuses on climate change and urbanization in Ziguinchor and Kolda. Finally the paper will deal with the future of Casamance in view of climate changes.

Source : https://www.researchgate.net/publication/321529200_LA_CASAMANCE_FACE_AUX_CHANGEMENTS_CLIMATIQUES_ENJEUX_ET_PERSPECTIVES

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44.
PDF - Associations de femmes rurales et agroécologie en Casamance, Sénégal

Un programme communautaire novateur soutenant les associations de femmes rurales, renforce l’égalité des sexes et fournit des ressources qui facilitent le bien-être de la famille et de la communauté.https://www.oaklandinstitute.org/si...Photo

Download PDF (size : 2.14 MB) https://www.oaklandinstitute.org/mo... Associations de Femmes Rurales et Agro-écologie en Casamance, Sénégal

Accès à la brochure avec photos : https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/Association_de_Femmes_Senegal.pdf

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45.
From past to future agricultural expertise in Africa : Jola women of Senegal expand market-gardening - Olga F. Linares - PNAS December 15, 2009 106 (50) 21074-21079 ; https://doi.org/10.1073/pnas.0910773106 - Contributed by Olga F. Linares, October 7, 2009 (received for review August 2, 2009)

Abstract

Jola women farmers in the Casamance region of southern Senegal use their “traditional” knowledge and farming skills to shift crop repertoires and techniques so as to embark on market-gardening, thus innovating in response to new needs and perceived opportunities. The argument is relevant to present-day concerns about regional food systems and the role of women in securing an income and providing extra food for the family.

With an annual rate increase in agricultural production of only 1.7%, but a 2.8% rate in population growth, it is evident that sub-Saharan Africa cannot feed itself (1). As a result, it is estimated that approximately 33% of its inhabitants are under-nourished (2). In fact, the number of poor people in the region has doubled, from 150 million to 300 million, in the past 20 years (ref. 3, p. xvii). This is the same period during which the World Bank has admitted to a neglect of African agriculture (as discussed later). Climate change has affected rainfall, and the value of African currencies has decreased on the foreign exchange markets. Economic conditions have been particularly adverse for rural innovation and growth. For >35 years, sub-Saharan Africans have been increasing food imports, mainly cereals, while decreasing commercial export crops so that these latter crops now constitute only approximately 20% of the GDP of member countries. Having been a source of exports during the mid-20th century, much of African farming is now devoted to food crops, grown by smallholders on plots measuring 0.5 to 2.0 hectares (ref. 3, p. xxiv) and sold to local and national markets. It is from this food production and the indigenous urban food supply systems that African farming needs to resume patterns of growth in the future.

It should be remarked at the outset that the damage caused to sub-Saharan Africa’s agriculture by the indifference and neglect of large donors to the plight and the aspirations of farmers goes a long way toward explaining the under-performance of rural economies. Thus, in an Independent Evaluation Group (IEG) review of World Bank assistance, one of the largest sources of finance, candidly acknowledged “that the agricultural sector has been neglected both by government and the donor community, including the World Bank” (ref. 3, p. xi). The report emphasizes that “the Bank’s limited, and until recently, declining support has been largely piecemeal and ‘sprinkled’ across several critical areas” (ref. 3, p. xiii). Thus, the lack of coordination existing within World Bank initiatives in sub-Saharan Africa among the various activities of research, extension, policy reform, credit, inputs, and so forth is responsible for its inability “to respond adequately to the agro-ecological diversity and the needs of diverse production systems” (ref. 3, p. 48). Given this situation, the IEG report makes several recommendations to the World Bank, among which are to focus on (i) improved irrigation and land quality, (ii) ways to make critical inputs available to farmers, (iii) increased research and technical skills, and (iv) ways to assess the progress, or lack thereof, of Bank-supported agro-ecological projects (ref. 3, pp. 72–73).

There are many lessons to be learned from the IEG report on the failure of the World Bank to address the challenges posed by agricultural development in Africa. Among these are the importance of taking a serious in-depth look at local communities within their own ecologies, and the avenues open to local farmers to explore new options and find new avenues for agricultural innovation from a basis in established agricultural expertise and confidence. In the discussions that follow, I will focus on one such area, women’s vegetable gardens, keeping in mind that one of the most critical factors in the recent success of this endeavor in certain places has been the willingness of non-governmental organizations (NGOs) to shift their attention to in situ practical support of women’s creative initiatives. This shift in focus is in no small measure a result of NGOs showing the same willingness as the World Bank to evaluate critically the areas in which they have failed to foster the innovative productive efforts of local farmers in the recent past.

Casamance in southern Senegal has been the location of my studies for 40 years. It is by virtue of following agricultural dynamics in several villages in detail during almost two generations that I can tease out the technical, climatic, social, and political factors in the fluctuations in agricultural production. Senegal has not escaped from the general downturn in agricultural productivity. Thus, for the country, GDP growth estimates ranged from 4.2% to 4.6% in 2007 and decreasing to 3.9% in 2008. Even though >60% of the population is rural, with agriculture and raising livestock being the main subsistence pursuits, approximately one fourth of the country’s population would be defined as under-nourished by international standards of anthropometry. In fact, >2 million Senegalese (of the nearly 13 million total population) confront food insecurity, half of whom face severe food shortages (4).

In Senegal as elsewhere, a number of factors account for the failures of the agricultural sector. Among these are the erratic rainfall of the past 20 years ; the out-migration of young people ; lack of roads and other infrastructure ; absence of affordable farm inputs such as seed, plantules, and fertilizer ; environmental degradation ; and limited credit facilities. Policies have not been favorable. Skilled Jola rice farmers have struggled to maintain their complex system of irrigated and upland production.

Clearly, then, a crucial need exists to find new avenues to increase and diversify agrarian pursuits in Senegal as in the entire sub-Saharan region. From my studies in Senegal and those of others elsewhere, I argue here that knowledge is not at such low an ebb as policy. There is a great deal of accumulated expertise among farmers, and several decades of accumulation of research and experience, that are available to be drawn upon and extended.

One of the themes of scholarship before this 25-year decline in policy attention to African agriculture has been the importance of women in rural economies as workers, producers in their own right, artisans in primary transformation, market buyers and sellers, and custodians of local cuisines.

That earlier scholarship showed that women account for 60% to 80% of the agricultural labor in sub-Saharan Africa (5). Their important role in the production process here is so great that the economist Boserup (6) characterized the region as being dominated by “female farming systems.” Despite their prominence, however, women in many areas faced—and still face—gender bias, lack of access to cultivable land and credit, and absence of general education and specific agricultural training. Overcoming these impediments can encourage agricultural growth, provide women with independent incomes, ameliorate the family food and nutrition situation, and encourage environmental conservation (1). Returning in the 21st century to new directions that hold great promise for meeting the challenge of an adequate food supply and dynamic skill development in Africa, one urgent task is to engage women farmers seriously and effectively in the effort to augment food production for home consumption and for sale. This article shows how women have turned their past skills in production to new crops and new techniques.

The Jola and Their Rice-Growing Systems.

The Jola have been among the most skilled rice producers of West Africa for centuries, growing both upland and flood rice in the inundated valleys and mangrove-lined river channels (marigots) lying along the flood plains and the tributaries of the Casamance River. They have produced mostly for home consumption, but their history tells us something about the gendered development of farming skills in complex rural economies.

Numbering approximately 400,000 persons, they live in numerous scattered communities located in the southwestern corner of Senegal known as Lower Casamance. Initially, they grew only the indigenous African species of rice known as Oryza glaberrima, then shifted to introduced varieties of the Asian species Oryza sativa (7). Their sophisticated rice-growing technologies include bunding the rice parcels to retain rainwater, cutting down the mangrove and then flushing out the salts, carving out deep fields surrounded by tall walls, and building sturdy dikes to keep the brackish marigot water out of their fields. Farmers in some communities raise fish in ponds along the tall dikes. The Jola distribute and circulate rainwater and fresh water from uphill springs among various categories of rice fields by cutting through, or plugging up, the bunds. Everywhere, they transplant the seedlings from numerous rice varieties into flooded fields, or direct-seed (i.e., broadcast the seed) into upland fields, during the 3-month rainy season (extending from June/July to September/October), and harvest the crop with a hand-held knife during the ensuing dry season.

Important regional differences underlie the Jola rice-growing cultures (8). In the southernmost area of Oussouye, where rice is grown in deeply flooded fields, men and women work side by side. During the dry season, women head-load enormous amounts of manure and spread it on their fields to fertilize them. After the rains have begun, men ridge and furrow the flooded rice parcels with the aid of a long shovel called the kajandu, and women gradually transplant seedlings of several rice varieties that have been grown in nurseries. When the dry season promptly arrives, causing the crop to mature, women harvest and bundle the rice panicles while their husbands help to carry them into their separate granaries.

North of the Casamance River, in the area known as Fogny, men also ridge and furrow the rice fields, but they spend a large part of their time preparing the upland fields where they grow, with the occasional help of animal traction, some millet and sorghum for the family, and groundnuts (i.e., peanuts) for sale. As in the Oussouye area, women plant and transplant the rice and also harvest the crop.

In a third Jola region called the Kalounaye, located in the upland valleys surrounding the town of Bignona, the gender separation of cropping tasks is complete. Men cultivate only the upland fields, where they grow some millet and sorghum for the household, but mostly groundnuts for sale. To plow their fields, they regularly use animal traction and, quite often, also hire a tractor. Women tend to only rice. They prepare the rain-fed fields using a long-handled hoe, plant and transplant the fields, and do all of the harvesting of the rice crop, which they carry in bundles to their own granaries. This is the rice that feeds the family.

Beginning in 1968, and for nearly two decades, Senegal and adjacent countries suffered a severe drought that nearly wrecked the rice-growing system. Although the rains have come back—if not as abundantly as before, at least enough to still grow rice in flooded fields—other factors have caused severe inroads into the Jola subsistence system. In the most productive rice-growing areas, the migration of young men to Dakar and other large cities have caused the neglect and eventual collapse of the dikes protecting the mangrove-recovered fields. As a result, brackish water has invaded and ruined what were once the best-yielding fields. In other areas, years of drought have caused the salinization and total disappearance of all deeply flooded fields, so that only the second-best fields remain in production. Only in the upland valleys, away from the brackish water of the marigot, have the rain-fed rice fields survived the drought.

Most importantly, all Jola rice-growing activities, wherever they take place, suffer from severe labor shortages as young men and women leave the countryside to find work in the cities. If Jola rice-growing systems are to avoid stagnation or gradual decline, serious efforts need to be made to mechanize agriculture. Unfortunately, however, this enormous task would require substantial financial and technical inputs that are well beyond the reach of the Senegalese state.

In most Jola areas, then, the rice-growing system is in decline. Surfaces covered with rice fields are smaller than they once were, and those that are cultivated do not always yield more than, at most, 1,200 kg of rice per hectare. Upland crops such as millet and sorghum are being replaced by manioc, which is tolerant of dry conditions but not very nutritious ; and maize, which is more nourishing but vulnerable to pests. In some other regions, groundnut cultivation is also contracting, bringing less monetary revenue to the household. Obviously, conditions are not the same everywhere, but, overall, traditional crops are not doing as well as before, and families are poorer and less well fed. For these reasons, it is imperative for the Jola people to find new ways to intensify agriculture and raise productivity. In these efforts, women are bound to play an important role, as they indeed do in all other agricultural activities.

Macro-dynamics, including the declining productivity of rice production and commercial crops, is only part of the story, however. An explanation of how Jola women became engaged in market gardening requires a local perspective. It is important to focus on how women’s creative efforts led them to seize perceived opportunities, and to enlist the help of experts with the technical know-how and commitment to facilitate their new ventures.

Growing Vegetables for Sale.

Market-gardening is one of the ways in which African farmers intensify production. Numerous studies have demonstrated how men and women living in peri-urban zones, in the proximity of large markets and labor pools, have become engaged in producing and selling garden vegetables during the dry season (913). These endeavors contribute to dry season income, and hence to food security, and also strengthen gender and occupational identity (12). They also encourage cooperation between urban inhabitants belonging to various ethnic groups, and contribute to urban bio-diversity (9). In some localities, it is only men and boys who do the gardening (11), whereas in others women have become vegetable wholesalers (12). Overall, however, women are not as involved as men in urban and peri-urban farming because they lack land and cash to invest (13). This said, this kind of agriculture has, in many countries, come under scrutiny for its hazardous practices, including irrigating with untreated waste water and excessive use of pesticides. Because urban and peri-urban farming supply producers with cash and city dwellers with a nutritious source of leafy vegetables, solutions must be found to modify dangerous practices.

Focusing on African women living in rural communities, their gardening activities have been analyzed primarily from the perspective of how they contribute to the food security of their households. Researchers have only secondarily focused on the monetary gains that these efforts bring to women’s lives. Improving women’s income, however, can bring substantial benefits in the form of cash to buy clothes for the family, pay for their children’s schooling, buy necessary items for the household, and, when necessary, even purchase additional foodstuffs.

In the 3 Jola rural areas previously mentioned, namely Oussouye, Fogny, and the Kalounaye, women have adopted market gardening of vegetables in various forms during the dry season. The success of their endeavors depends upon the proximity of towns and hotels in which to sell their products, the accessibility of electricity to run irrigation pumps and hoses, the involvement of government extension personnel, and the interest of NGOs in helping women with their efforts. It also depends on having access to irrigation water in the off-season. Fortunately, however, the water table in most locales is within reach, facilitating the excavation of wells from which water is drawn by buckets suspended from pulleys.

Much has been written about the fact that African women do not own land, and hence have limited security of tenure (14). It should be emphasized, however, that even though Jola women do not own land, for it is the sole property of men and the patri-group, they have secure usage rights to the upland perimeters they convert into dry-season market-gardens. This is communal land, controlled by members of the various concessions, who turn over sizable tracts to their resident wives for them to plant with vegetables for sale. The market-gardening activities of Jola women in the communities discussed later illustrate how local conditions dictate the form and function of their vegetable plots.

It should be emphasized that the various factors making possible for Jola women to innovate are different in each of the communities considered here. Local conditions vary markedly among communities, so it is not surprising that the circumstances that allowed their efforts to take root also diverge. These conditions are important, for they highlight the unique local opportunities and constraints faced by enterprising women to charter new productive paths.

Market-Gardening in Samatiit, Located in the Southern Oussouye Region.

Samatiit is a small community next to Elinkine, a village harboring several tourist encampments and a dock from which large boats take numerous persons to a few islands, including Carabanne, where they reside. The proximity of tourist hostels and offshore islands offer timely outlets for women to market their vegetables. An additional resource is the presence of an NGO nearby that is particularly committed to helping pursue new productive activities. It is the foresight and energy of the Samatiit women, however, that has made this new effort succeed. Particularly important is the fact that they, as well as all Jola women everywhere, are skillful farmers, having an extensive and practical knowledge of how to make plants grow.

Thus, for the past 2 years, the women of Samatiit have been cultivating a large vegetable garden, which for the time being they irrigate with water drawn manually from a well (Fig. 1). Federation d’Appuei pour le Department d’Oussouye (FADDO) is the Spanish NGO that dug the well, constructed the reservoir where women will dip their watering cans, built a fancy metal fence with a gate, and will shortly supply the pump that will fill up the reservoir. The women are not charged for these constructions. Here, it should be noted that fences and wells/reservoirs are the most crucial structures that women’s gardens must have, and these can be provided only by NGOs, with the monetary resources they command. Other items, such as watering cans, hoes, and seeds are within women’s reach to acquire.

Fig. 1. A young girl from Samatiit waters her vegetable garden.

All women belong to a work association called Kabongetor. Belonging to corporate work is part of the local rice-growing tradition. Within the garden, each woman has a parcel where she plants onions, lettuce, tomatoes, cabbage, and cauliflower in separate beds Fig. 2). They buy the seed from Federation d’Appuei pour le Department d’Oussouye. The fertilizer they use on their vegetable plots consists of droppings from chickens, goats, and cattle, which they mix with pounded shell. The crop is carried to Elinkine, but if there is a surplus, it is sold to the hotels of nearby Cap Skirring.

Fig. 2. A Samatiit woman shows us the vegetables she planted.

It is interesting to note that the men of Samatiit have little to do with the gardens their wives cultivate. Men do not provide any labor, nor benefit from the proceedings of the vegetable sales. Yet, in this community, husbands and wives work cooperatively in the rice fields. The explanation given by most women for keeping the men out of their market-gardens went something like this : “we have toiled long and arduous hours helping our husbands cultivate rice, so we have earned our independence and the right to keep all benefits for ourselves.” In reality, however, men in this region spend long summer hours tapping wine from their Elaeis guineensi palm groves, so they have little time to help their wives with their gardens.

Katinong, in the Fogny Region.

This community of Katinong is located inland, approximately 36 km from the large town of Bignona and at least 10 km from the secondary town of Baila. It is fairly isolated, because there are no tourist encampments or hotels nearby, and the dirt roads leading to it are often in bad condition. This is the reason why the women of the ward (quartier) called Linten have not made dry-season vegetable gardens for many years. They used to do so long ago, but were unable to keep the goats out of their gardens when their husbands refused to help them build an enclosure to protect their vegetables. The indifference of men to their wives’ efforts goes a long way toward explaining why women had given up this option.

However, in 2009, the Linten women have a chance to make a common garden. To that end, they are pulling out the weeds from a 1-hectare parcel, to clear the area before the visit of a local-born (and United States-educated) agronomist, who will bring a European with him. The presence of this local expert, and his European sponsor, have made it possible for the Katinong women to consider once again embarking on market-gardening activities. The agronomist and his companion had visited previously to talk with the women and hire a man to build an enclosure. The latter created only part of the enclosure and pocketed the rest of the money the European gave him. Dishonesty is one of the numerous hurdles that powerless women have to face. On this latter visit, however, the agronomist and his companion will verify that the parcel is clean before paying for a company to dig a well so that the women can water their vegetables. They will also hire another man to finish fencing the area, and keep a close eye on him that he does so.

After these works are finished, the Linten women plan to cultivate vegetables such as potatoes, tomatoes, cabbage, onions, and lettuce. They will try to transport their vegetables for sale in the Bignona market or, alternatively, engage traders to come to the village and buy the crop on site. If all these arrangements work out as envisioned, the women plan to enlarge their garden 1 hectare more and hence secure a small income for themselves. However, there is no denying that they face considerable marketing difficulties because the community is fairly isolated, and the roads to get to the Bignona market are often impossible to traverse.

Falmeré, Near the Town of Bignona.

Less than 2 km from the large town of Bignona (population >30,000), the women living in the community of Falmeré cultivate a very large vegetable garden during the dry season. In this endeavor, they are helped by the NGO called Association pour le Développement du Yəməkei (ADE), whose offices are in the adjacent town of Tangori. There are 34 villages in the Yəməkei commune. The vegetable garden the Falmeré women cultivate is a test trial by ADE, who in 2009 enlisted the women of other communities to also engage in the experiment. With the help of the Cooperation Française, ADE has set up an impressive system of drip irrigation in which an electric pump sends water up to a large elevated tank, from which water flows into pierced rubber hoses running along rows planted with onions and cabbage (Fig. 3). It is to be noted that Falmeré benefits from having electricity, and when this fails, a portable generator run on gazoile (gasoline) powers the drip irrigation system. More than any other innovation, drip irrigation saves the women countless hours of very hard work.

Fig. 3. The drip-irrigation system of Falmeré.

Outside this irrigated section, fresh water comes from wells, dug by local government agencies, from which the women haul up water using a heavy bucket tied to a rope, lifted by a wheel and pulley system (Fig. 4). Then they sprinkle the water on their crops with the help of watering cans. All ground preparation in the garden is done by women using the long-handled hoe called the ebirai. ADE provides them with seed for the onions that are planted in the drip-irrigated zone, and the gazoile for their pump, on credit. In the drip-irrigated area, women cultivate in a group. The money they make goes to reimburse ADE the sum of 35,400 CFA Francs (≈$90 US) for the seed and gazoile.

Fig. 4. A Falmeré woman draws water from a well to irrigate her vegetables.

Outside of the drip-irrigated area of the garden, women cultivate separately. They buy the vegetable seeds in stores in Bignona and Ziguinchor, the regional Casamance capital. They prepare beds (planches), which they plant with one kind of vegetable each, such as tomatoes, cabbage, peppers, radishes, okra, or carrots. Some women prepare two planches ; others prepare as many as 10. The only fertilizer used is the dung from cattle, sheep, and goats ; chemical fertilizer is considered toxic and hence avoided. Women water their vegetables once a day, in the morning. When the time comes, they sell their crop in the Bignona market or wait for buyers to come to the village and buy their vegetables to then be sold to hotels in the resort area of Cap Skirring located past Oussouye or transported for sale in the Senegalese capital, Dakar.

In the back of the vegetable area is a large parcel planted with sunflowers. Apparently, rows of male plants are grown in alternation with female plants. After the plants mature, the female plants are left to ripen as they glow yellow, and harvested to be converted into sunflower oil. Beyond the sunflower are rows of maize plants and, to one side, tobacco. These areas are the domain of women as well as their husbands, for the latter build up the ridges on which the sunflower plants grow. Hence, part of the crop belongs to them. This is interesting, for in Falmeré, during the rainy season, the gender division of agricultural labor is complete ; women work solely on the rice fields, whereas men cultivate their plateau crops, namely millet and sorghum, and also grow fruit trees. However, in the section of the market-garden where sunflower, maize, and tobacco are grown during the dry season, wives and husbands share the benefits of their labor. It should be noted that these are commercial crops, usually grown by men. Also, because in this region, where Muslims make up the large majority of the population, men do not engage in palm wine gathering, as they do in Samatiit, so they have plenty of leisure time available during the dry season to work on this section of the garden. Moreover, there are a few technically competent men to install and oversee the electricity and run the generator that gives power to the drip-irrigation system.

Conclusions

The huge benefits of long-term observations and understanding that comes with 40 years of long-term field research on Jola agricultural practices have allowed me to see how past expertise can inform innovation. Important insights and useful knowledge can be gained from protracted observations of how and why various aspects of agrarian systems change in different ways and at different rates. Many otherwise laudable projects and programs by international agencies and NGOs lack a historical perspective, one that could increase their prospects for achieving their goals. Thus, an appreciation of the reasons why Jola rice growing efforts have met with increasing difficulties through the years helps to understand their need to charter new paths and innovate in other areas.

The vegetable gardens Jola women cultivate during the dry season are new and successful endeavors in which their skill and knowledge of agricultural matters plays a crucial role. It is undeniable that geographic location, the presence of NGOs, and various extension services have greatly facilitated these novel departures. However, it is women’s extensive knowledge about plants, and how to make them grow, that is ultimately responsible for the success of their market-gardens. Their experience clearly shows that the farming confidence and familiarity of the past can help people become engaged in new undertakings with the self-confidence and determination that underscores substantial achievements.

These new efforts contribute to women’s independence and reaffirm gender equality while also being an important source of cash. Although it is difficult to estimate the exact revenues women derive from the sale of their product because they do not keep a record of the various transactions in which they are involved, I estimate that they earn between $75 and $150 per season, with some women making considerably more. What is significant, however, is that women unanimously believe their work to be profitable and well worth pursuing. With the earnings they make, they buy clothing for themselves and their children, necessary items for their kitchen, and rice for the daily meals, and also pay for the schooling of their numerous offspring. It should also be noted that onions, cabbage, and tomatoes, when not sold because they are slightly spoiled or insect-damaged, are consumed by members of the producer’s household or fed to their domestic animals. Hence, women’s gardens also nourish the family.

Equally important is the role these gardens play in offsetting the gradual decline in the rainy-season production of rice and plateau crops. Not being subject to the vagaries of rainfall, the consequent fluctuation in the rice harvest, or the increase and decrease of the price paid for groundnuts, the women’s vegetable gardens are a sustainable form of production. They are not only commercially viable but also ecologically sound. By improving soil conditions, preventing erosion, and combating pests, the gardens contribute to enriching the man-made environment.

As Hesseling (ref. 14, p. 15) has observed, “The ingenuity and tenacity of rural women is such that in some situations they know how to skirt handicaps and draw on their know-how. They have launched themselves into [the production] of food crops. They have made a specialty of this and have taken the opportunity to invest in the new urban markets where food crops have become ‘merchandise’.”

Acknowledgments

The author thanks Eldrige Bermingham, Director of the Smithsonian Tropical Research Institute, for continued financial and intellectual support. My husband, Fenwick C. Riley, who once farmed while practicing medicine, contributed valuable insights and explanations about Jola agricultural practices while I did the fieldwork for this article in 2008. My Jola assistants, namely Kassi Koli, Leopold Sagna, Lamine Badji, and Abel Jata, were extremely helpful and instructive.

Footnotes

  • 1To whom correspondence should be addressed. E-mail : linareso@si.edu
  • Author contributions : O.F.L. designed research, performed research, analyzed data, and wrote the paper.
  • The author declares no conflict of interest.
    Lire l’article complet avec les références à la source : https://www.pnas.org/content/106/50/21074

Voir aussi :

« Les jardins potagers que les femmes de Jola cultivent pendant la saison sèche, sont de nouvelles entreprises réussies dans lesquelles leurs compétences et leurs connaissances en matière agricole jouent un rôle crucial ». Photo  : Blick auf den Garten der Frauen — Le jardin des femmes - © Hagetang 2016 - Source : http://tangbad.eu/casamance-2/gartenkulur.html

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Rubrique B : Détails sur les pratiques du compostage

46.
Compostage et fertilisation des sols en Casamance (Sud Sénégal) – Rapport de Serge AllègreAssociations APRAN-SDP au Sénégal et KAFO-SAZE en France - Téléphone 04 90 39 26 58 / 06 20 83 57 78). En partenariat avec l’association Kafosaze, basée en France à Saze (Gard) qui est surtout axée sur la création de structures éducatives (création de classes d’école dans les zones des iles du delta de la Casamance, création de bibliothèque, cercle des palabres, ciné-club...) - Avec une commission Santé itinérante et une commission Agroécologie - Avec le concours d’APRAN-SDP - Association pour la Promotion Rurale de l’Arrondissement de Nyassia (basse Casamance) : « Solidarité – Développement – Paix ». « La communauté rurale de Nyassia est une communauté rurale du Sénégal, de l’arrondissement de Nyassia située dans le département de Ziguinchor, une subdivision de la région de Ziguinchordans la région historique de Casamance dans le sud du pays. La population de cette communauté rurale est de 6.186 habitants1 . La communauté rurale est situé le long du fleuve Casamance. » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_rurale_de_Nyassia

Travaux collectifs de formation délocalisée sur le terrain

Des rencontres furent organisées et des chantiers réalisés dans plusieurs lieux : Médina (Enampore), 229 habitants et 32 ménages en 2002 ; Essyl 132 habitants et 18 ménages. Kabadio 1.501 habitants et 209 ménages, voir la photo d’une assemblée (Serge Allègre assis sur la gauche au premier plan). Voir aussi La Casamance, son village de Kabadio et Stage de permaculture tropicale à Kabadio, réalisé en Casamance, Sénégal du 3 au 12 décembre 2018. Djibélor (ou Jibelor) 64 personnes et 9 ménages, voir la photo d’une assemblée locale et d’une compostière. Une autre compostière prise à Kabiline (8.569 habitants et 554 ménages) ; voir également la Ferme animalière et fruitière de Djibélor . Enfin une Ecole des eaux et forêts (panneau), voir encore une autre photo de compostière.

Note de synthèse sur l’état des sols le long du fleuve de la basse Casamance - Constats sur le terrain en 2014, 2015, 2016.

Une toxicité est observée sur les cultures de riz, due à l’excès de fer échangeable et d’aluminium.

Des pH très bas dans les différents sols répartis aléatoirement le long du fleuve (Baline, Hillol, Darsalam...) : pH de 5,5 à 6,2 mesurés par l’ISRA Djibelor.

Des remontées de sel sont visibles dans certaines zones.

La pluviométrie mesurée est en baisse de 20% au Sénégal et en particulier en basse Casamance depuis les trente dernières années.

Une impression persistante de la diminution de la durée de la période d’hivernage.

Une déforestation maquée, en particulier de la mangrove et des forêts endémiques.

Corrections possibles envisageables, non exhaustives

Maintenir ou augmenter la fertilité avec les mesures suivantes :

Relever le pH apports d’amendements calcaires  : dolomies, phosphates tricalciques naturels, phosphogypse, coquillages broyés dessalés, etc… - La correction devra être légère et soutenue pendant plusieurs années ou décennies, de façon à ne pas perturber les équilibres biochimiques des sols. Il faut avant tout identifier les sources possibles et vérifier les teneurs en métaux lourds et uranyles.

Maintenir ou relever le taux de matière organique pour assurer un moindre lessivage à la saison des pluies, moindre érosion de la topographie, une meilleure fertilité des terres cultivables. Le maintien et si possible une augmentation) de la teneur en Matière Organique MO liée du sol : c’est essentiel et requiert des apports réguliers de compost bien décomposé, criblé et mélangé dans la zone superficielle de la terre.,

Augmenter la couverture végétale au sol pour un appauvrissement moins rapide de la MO liée et libre, pour la fixation des particules et éléments nutritifs de surface et une diminution de l’érosion. Examiner la possibilité de semis et plantations de légumineuses arborescentes, de façon notamment à enrichir localement le sol en azote atmosphérique disponible

Reconstitution de la mangrove et des forêts naturelles

Digues anti-sel - Solution qui semble efficace à moyen terme mais qui nécessite de gros aménagements de travaux de génie civil - Probablement à compléter/coupler avec des apports destinés à inactiver du sodium (Na) échangeable

L’approche agronomique et environnementale,

Compte tenu des connaissances acquises ces dernières années, elle implique de se préoccuper des intrants indésirables, voire toxiques pour la santé animale et humaine

L’approche économique

Elle doit permettre d’identifier les sources possibles d’amendements calcaires, leur mode de transport (cargo vraquier + camions ?) et le coût global de ces opérations. Les coquillages dessalés et broyés ne peuvent qu’être des solutions adaptées pour des petites surfaces cultivées. Les composts doivent pouvoir être fabriqués sur place, compte-tenu de la quantité importante des matières végétales diverses qui sont disponibles localement.

Informations et notes bibliographiques sommaires :

Divers documents sur le retraitement du Phosphogypse en Tunisie et au Maroc

ARCHIVES et documents de la FAO

Tous les PN contiennent des éléments dangereux comprenant des métaux lourds, par exemple le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le mercure (Hg) et le plomb (Pb), et des éléments radioactifs, par exemple l’uranium (U), qui sont considérés comme toxiques pour la santé humaine et animale (Mortvedt et Sikora, 1992, Kpomblekou et Tabatabai, 1994b). Les teneurs de ces éléments dangereux changent considérablement parmi les sources de PN et même dans le même gisement. Le tableau 27 montre les résultats d’une analyse chimique des éléments potentiellement dangereux dans certains échantillons de PN sédimentaires (Van Kauwenbergh, 1997).

Documentation technique - Formation à la pratique du compostage - 02 mars 2018 Par Serge ALLEGRE - Associations APRAN-SDP et KAFO-SAZE

Pourquoi et comment une aire de compostage rationnelle (aide-mémoire)

Principe

Les deux produits les plus intéressants à employer, issus de la décomposition des matières organiques compostées sont :

a) Les « jus noirs », qui sont la partie hydrosoluble (soluble dans l’eau) du compost et qui s’écoulent (et peuvent se perdre) si le tas est trop arrosé.

b) La matière (solide) compostée « mûre », c’est à dire, la mieux décomposée, triée par criblage.

Conclusion :

Fabriquer une compostière avec un sol étanche en légère pente pour recueillir les jus excédentaire, dans un bac enterré et couvert pour éviter l’évaporation.

Les jus noirs sont utilisés soit pour arroser directement soit le sol et les plantes, soit le tas de compost.

La matière compostée « mûre » :

En fin de compostage, on crible (tamise) et on sépare les éléments encore grossiers, mal décomposés, et la partie bien « mûre ». Les éléments encore mal décomposés (refus au crible) sont remis comme « ensemencement » dans le prochain tas de compost.

La partie bien mûre est utilisée, légèrement mélangée au sol, en zone très superficielle et aérée (5 à 10 cm selon les sols), éventuellement au pied des plantes. Cette partie continuera sa décomposition et générera encore des « jus noirs » qui fertiliseront le sol en créant l’ « humus » (le complexe argilo-humique), petit à petit.

D’où la nécessité d’arroser juste ce qu’il faut et de s’en rendre compte facilement. Tant que le jus ne coule pas du tas, on continue petit à petit d’arroser. Si trop d’arrosage = jus qui s’écoule, alors on stoppe.

IMPORTANT : On récupère les jus pour ne pas les gaspiller, et les utiliser comme dit plus haut. Si un tas n’est pas assez arrosé, la décomposition se fera mal et plus lentement, avec des zones sèches où les bactéries, champignons, insectes, vers etc. ne travailleront pas, faute d’humidité. Le tas doit atteindre un mètre de haut (au moins) pour composter dans de bonnes conditions. Il sera retourné (et foisonné-dispersé) au moins trois à quatre fois, pour mélanger, BIEN AÉRER et relancer la décomposition. Deux aires côte à côte peuvent faciliter les retournements, mais cela peut se faire dans une unique compostière.

Un tas de compost doit toujours être assez humide et assez aéré

Méthode résumée

Choisir l’emplacement, de préférence à l’ombre et près d’un point d’eau, car le compost s’arrose souvent, dans les climats chauds et secs, souvent chaque jour.

Niveler le sol avec une pente comprise entre 1 et 3 %, (ou plus si besoin) vers le bac de récupération.

Étanchéiser le sol par tous moyens appropriés, par exemple une dalle de béton (5cm, armé légèrement par un grillage pour éviter les fissures) suivant la pente voulue ou une feuille plastique protégée des coups de fourche des retournements par une bonne épaisseur de terre argileuse.

Créer un « canal d’écoulement « pour guider les « jus noirs » vers le bac (bidon) de récupération en posant et scellant un demi tube de 25 à 30 cm (PVC de 32 ou 40 par ex.). Creuser et placer le bac de récupération

Notes :

Bac de récupération (couvert si possible) : une caisse ou un bidon plastique fait en général bien l’affaire.

Le demi-tube d’écoulement est fixé au béton frais avec deux ou trois vis type placo ou parker

Le tas de compost peut utilement être contenu par des parois qui laissent passer un peu d’air en permanence.

La décomposition de la matière organique est surtout due aux champignons (microscopiques), aux bactéries, aux très nombreux insectes très petits ou grands, et bien sûr, aux vers.

Aire de compostage, principe, dimensions et croquis

Principe  :

Un fond ÉTANCHE, qui empêche la montée des termites et les pertes par écoulement des liquides (jus noirs) par le fond ; et EN PENTE LÉGÈRE

Pente d’environ 1 à 3 % pour récupérer les excès d’arrosage (jus noirs), au bout, dans un récipient ;

Fond possible en plastique, mais très fragile au percement et donc, perte d’étanchéité, à protéger impérativement par une couche de terre très argileuse (IMPORTANT) ;

Fond préférable en béton, très légèrement armé (grillage léger) pour éviter les fissures ;

Goulotte (demi-tuyau) scellée au bout pour canaliser les « jus » excédentaires vers un récipient semi-enterré.

Dimensions - à adapter localement -

Largeur : environ 1,5 m pour accéder facilement au tas par les côtés sans entrer dans la compostière

Longueur 5 à 10 mètres ou plus, non limitée

Hauteur 1 ou 2 rangs de briques maçonnées (en suivant la pente), et un à trois rangs localement posées à sec et amovibles pour tenir momentanément les côtés du tas (qui doit faire AU MOINS 1 MÈTRE DE HAUT).

Outils et fournitures à réunir au préalable pour gagner beaucoup de temps lors de la fabrication d’une aire de compostage (Compostière)

Calculé pour une aire de : 8 mètres de long sur 1,3 ou 1,6 mètres de large et un rang de briques (mais c’est mieux d’envisager 2 rangs bâtis et un ou deux rangs à poser à sec occasionnellement).

A) Pour piquetage et implantation

- Pelle, râteau, brouette, truelle, règle de 80 cm à 1 mètre (bois ou métal) pour niveler le sol (et par la suite pour tirer le béton) ;

- Un niveau à bulle de 40 à 80 centimètres

- Gros marteau et pointerolle ou 50 cm de fer à béton de 8 ou 10 (pour avant-trous)

- Corde ou cordeau de 20 mètres pour délimitation extérieure ;

- Ficelle fine (légère mais résistante) de 10 mètres pour implanter les piquets de niveau du béton (PNB) ; (je peux en apporter une sur demande)

- Niveau d’eau de 6 à 12 mètres (tuyau plastique transparent de diamètre 6 à 10 mm) (je peux en apporter un sur demande).

- Décamètre et/ou « ficelle 3, 4 ,5 » (pour traçage de l’aire à l’équerre) ;

- Une cale bois de 6 x 8 x 10 cm environ (par exemple un morceau de chevron de 6) pour l’épaisseur du béton et comme jauge de nivellement ; (je peux en apporter une sur demande)

- Tenaille (facultatif) ; 

- Feutre marqueur, ruban adhésif étroit (de couleur bien visible), élastiques

- Outils pour creuser, dégager, niveler :

- Arrosoir (avec sa pomme) et eau, pour bien stabiliser et compacter le sol avant de placer le grillage éventuel ;

- 4 piquets bois (sec ou dur) de 50 ou 60 cm pour délimiter le tour extérieur (par aire) ;

- un coupe-coupe pour appointer et si possible une scie ou une lame de scie à métaux pour couper les piquets bien droits ;

Attention, de préférence, piquets en bois sec ou dur ou encore en fer à béton de 8 minimum

- 3 piquets de 1 mètre environ pour les points zéro de référence (P0) ;

- 30 piquets de 20 à 35 cm pour repérer le niveau du béton (PNB) ;(longueur en fonction du sol)

- 8 mètres de grillage (si c’est l’option béton armé qui est prise) triple torsion de 1,5 mètres de haut (type poulailler) maille de 30 ou 50 (ATTENTION, pas de maille plus petite que 30 car il faut qu’une partie du béton, coquillages ou cailloux, puisse passer au travers lorsqu’on soulève) ;

ou de grillage simple torsion type clôture (mais bien arrêté en bout par des torsades)
Pour le type poulailler maille de 30, pas facile à trouver, Le seul endroit où j’en ai trouvé, à Ziguinchor, c’est chez Oury DIALLO, quartier Boucotte-sud, à 50m de la pharmacie Nema tél. 77 514 87 30 et 70 657 17 25. C’est du 1,20 m maille de 30 à 2000 F le mètre (prix à discuter)

B) Pour bâtir la bordure et le coulage du béton

- 19 mètres linéaires de briques (de 12 ou 15) par rang souhaité ;

- Trois à quatre sacs de ciment pour le mortier de pose des briques et la dalle et 700 litres de mélange à béton (sable et gravier (ou coquillages) soigneusement lavés car le sel doit être enlevé) ;

- Goulotte de 30 à 35 cm (1/2 tuyau PVC de 32 ou 40) et 3 vis à bois pour l’ancrer dans le béton ;

- Bidon, de 15/20 litres ou plus, pour recueillir les ’jus’ excédentaires’ ;

- Pinces pour enlever les piquets de niveau du béton (PNB) au fur et à mesure du coulage

- Crochet ou rateau pour soulever le grillage À CHAQUE PELLETÉE de béton

et je suis sûr qu’il manquera quelque chose !

Compostage : intrants et méthode (aide-mémoire succinct)

Intrants possibles : tous les produits vegetaux ou animaux sont utilisables - Ces produits doivent être hachés ou écrasés pour accélérer et améliorer la décomposition

Par exemple, paille de riz hachée / Herbes vertes ou sèches / Nem, Niébé et autres légumineuses telles que néré, acacia etc. / fruits / crottes (de préférence écrasées) et urines d’animaux / branches broyées ou écrasées / déchets de cuisine ou de repas / feuilles / cendres / papier ou cartons en morceaux / arêtes / arachide / déchets industriels ou d’abattoirs etc. Plus un tas est d’origines variées, meilleur sera le compost. La paille de riz est un très bon produit, mais se composte plus lentement

Un apport d’azote peut éventuellement être fait avec de l’urée, avec des précautions dans le dosage (1 à 2 g / litre et 10 litres par mètre cube de compost), en faible arrosage, au tout début des fermentations.

Apports supplémentaires possibles, pour une meilleure efficacité, à introduire au tout début du compostage si possible :

  • en sols acides : phosphogypse /dolomie / coquillages calcinés et broyés, phosphates naturels broyés, calcaire broyé, molybdène etc.
  • en sols basiques ,ou très calcaires, on pourra incorporer d’autres minéraux (magnésium, fer, manganèse, etc.)
    NB. Ne jamais utiliser des matières plastiques ou des produits petroliers ou encore toxiques

Description de l’aire à compost :

Les aires sont bâties quasiment en surface, longues de 5 à 10 mètres ou plus, larges d’environ 1,5 mètres et proches l’une de l’autre (60 cm) afin de faciliter l’arrosage et le déplacement du compost d’une fosse à l’autre pour mélange/AÉRATION et relance du processus de compostage. Le mélange peut se faire aussi dans la même aire, s’il y a de la place et dans ce cas, une seule aire suffit.

Le tas doit être haut de plus d’un mètre. C’est bien mieux pour les fermentations qu’un tas plus long mais plus bas. Le fond – Obligatoirement étanche - (béton légèrement armé d‘un grillage par exemple, ou argile, ou bâche protégée des trous (au moment des retournements) , etc...), a une pente de 1 à 2 cm par mètre (vers le milieu et en direction du bout) pour permettre l’écoulement éventuel des « jus de compost » excédentaires vers le bac de récupération qui doit être couvert. Le tour est un ou deux rangs de briques maçonnées, plus un ou deux tours de briques à poser à sec occasionnellement pour maintenir les tas.

Méthode

Déposer dans le composteur les produits organiques (tous les produits notamment végétaux possibles et les plus variés) en couches alternées plus ou moins épaisses (et arroser un peu à chaque couche, si les produits apportés sont secs) il faut atteindre au moins un mètre de haut ou plus 

On peut mettre (disperser) aussi un peu de terre la plus fertile du jardin (pour « ensemencer » le compost).

Couvrir le tas avec des matériaux qui éviteront les rayons directs du soleil mais qui laissent passer l’air et l’eau : exemple des feuilles de palmier, des nattes, des pailles etc. ou bien implanter la compostière à l’ombre.

Arroser en pluie (arrosoir avec une pomme) pour maintenir une humidité suffisante, mais sans écoulement de « jus » si possible. Observer après 10 minutes, et s’il y a écoulement de jus, arrêter Si non, arroser encore et observer à nouveau après 10 minutes, etc. Arroser 1 ou 2 fois par jour, en saison sèche. Protéger le tas des rayons directs du soleil. Les premiers jours, il est souvent nécessaire d’arroser davantage pour que les végétaux secs se gorgent d’eau.

L’arrosage se fera en priorité avec l’eau (le jus) récupérée dans le bac. On peut aussi mettre dans un seau pendant quelques heures, des crottes écrasées et de l’eau, et arroser avec ce mélange pour « ensemencer » le tas.

Au contraire, pendant la saison des pluies, il sera peut-être nécessaire de mettre une bâche par moment sur le tas et le bac de récupération des jus pour éviter le débordement de celui-ci et la perte des jus dans le sol.

Le tas doit être très légèrement tassé et arrosé ,au tout début, pour permettre la ré-humidification des végétaux secs, éviter l’excès d’air et le dessèchement, mais pas trop, pour que l’air circule en permanence. On peut aider à l’aération en faisant des trous de place en place avec un piquet. Mais ce sont les retournements réguliers qui régulent l’humidité et l’aération.

L’équilibre air/eau est très important pour assurer la meilleure fermentation et concentration possible (compostage).Les premiers jours du compostage, la température du tas doit monter et peut atteindre 70 degrés et plus. Cela détruit les mauvaises graines et les germes pathogènes. Ce processus est normal et ça peut durer une ou deux semaines. Contrôler au thermomètre si possible pour voir l’évolution ou à l’aide de bâtons plantés à demeure et retirés pour estimer leur température à diverses hauteurs.

Si des vers de terreau apparaissent et se multiplient, c’est une très bonne chose pour améliorer et accélérer le compostage. On peut aussi en apporter d’un autre tas de compost qui en contient, sans les disperser.

Lorsque la température baisse, on mélange et aère le tas, soit sur place, soit en le déplaçant sur une aire voisine. Ceci notamment pour que les matières du bord, qui n’ont pas bien fermenté, puissent se retrouver vers le milieu du tas et relancer le processus de compostage (et la température). Ces retournements doivent se faire en aérant et dispersant le compost au maximum. On peut réaliser ce mélange -aération trois ou quatre fois ou plus, selon l’évolution, à une ou deux semaines d’intervalle, pour améliorer et « finir » le compost. Il sera criblé avant emploi pour séparer les parties mures des parties qui doivent encore composter et qui seront très utilement ajoutées au nouveau tas (comme ensemencement).

La matière organique (MO) - Aide-mémoire succinct

Définition : Produit d’origine animale ou végétale, récent ou ancien, voire fossile. Contient toujours du carbone qui en est l’élément de base indispensable.

Exemples : Pailles, fèces (déjections animales ou humaines), viande, arêtes, tourbe, charbon, produits pétroliers, plastiques, papiers, feuilles, branches

Décomposition et lyse (fragmentation) : sous l’effet de nombreux facteurs et éléments :

Éléments : oxygène, eau, levures, bactéries (*1), champignons, animaux (larves, vers...), azote (*2), etc…

Facteurs : Température, humidité, aération (ou non), lumière.

Nombreuses lyses (découpe, morcellement) en cascade. Les déjections d’une espèce sont les aliments d’une autre espèce et ainsi de suite, on a une chaîne de décomposition en cascade.

Décomposition anaérobie (an = préfixe privatif) : Décomposition SANS oxygène. Dégage souvent une odeur d’oeuf pourri. Produit du gaz méthane (CH4) que l’on peut utiliser comme combustible, mais les sous-produits ne sont pas utilisables sans retraitement, directement en agriculture (toxiques pour les plantes) . Attention à la provenance. Souvent, des produits contiennent des métaux lourds et autres indésirables (graines et pathogènes).

Décomposition aérobie : a besoin d’oxygène en permanence et produit du compost directement utilisable en agriculture, et du gaz carbonique (CO2). Odeur de sous-bois (mull). C ’est celle que l’on doit réaliser (compost).

Au cours de la décomposition aérobie, la Matière Organique MO brute se transforme en Matière Organique évoluée, quelquefois (improprement) appelée « Humus », car elle contient notamment des acides pré-humiques et humiques.

Propriétés de la MO évoluée notamment par le compostage :

C’est à la fois une colle -souple- (liant par ex. les grains de sable) : Donne du corps aux terres légères

C’est aussi un floculant (sépare les feuillets des argiles) qui allège les terres lourdes.

L’argile (humide) est aussi une colle mais elle devient cassante si elle sèche.

La MO évoluée fixe les éléments minéraux (engrais) N, K, Mg, Fe, Ca et aussi les phosphates au travers des « ponts calcium » et les restitue aux plantes selon leurs besoins.

Elle permet le stockage d’une grande quantité d’eau, mais laisse percoler et évacuer les excédents.

Dans le sol notamment en liaison avec le calcium, elle permet la formation du « complexe argilo-humique » qui donne aux sols des propriétés favorables à la culture (fertilité) et aux plantes de meilleurs moyens de résistance aux maladies et insectes.

Les toxines racinaires issues des cultures précédentes sont plus rapidement éliminées.

Un sol bien pourvu en MO se cultive facilement, s’arrose moins et donne des récoltes meilleures en quantité et qualité.

(*1) Lorsqu’elles sont placées dans les meilleures conditions, le nombre de bactéries double chaque heure. Une seule bactérie pourrait théoriquement, si le processus n’était pas interrompu, se multiplier pour donner 281 milliards de bactéries au bout de 48 heures.

(*2) L’azote est indispensable à la multiplication des bactéries, champignons etc.

Tant que la matière organique évolue, elle a besoin d’azote (et d’oxygène notamment)

Si on utilise un compost pas suffisamment décomposé, il va continuer à utiliser de l’azote qu’il prendra dans le sol, au détriment de la culture. Il y aura alors un effet dépressif sur les plantes appelé « faim d’azote »

Donc, il est indispensable d’utiliser une matière organique très décomposée et de la mélanger au sol dans la zone superficielle, aérée, de 5 à 10 cm dans la grande majorité des cas.

Compost : utilisation . Aide-mémoire succinct

Généralités :

La matière organique (MO) compostée augmente et assure pendant très longtemps la fertilité des sols. Elle permet de limiter les arrosages et améliore les récoltes en qualité et en quantité. Elle permet de meilleures défenses des plantes vis à vis des maladies et des ravageurs. Elle accélère la décomposition des toxines - notamment racinaires – qui s’accumulent dans le sol.

Il faut arriver, au minimum, à MAINTENIR le taux de matière organique du sol sous peine de perdre de la fertilité et d’être OBLIGÉS de mettre de plus en plus d’engrais chimiques, avec tous les inconvénients possibles que cela représente : écologiques, économiques....

Préambule :

La matière organique souhaitable (compost) est d’origine essentiellement végétale, de diverses espèces, sèches ou vertes. Plus la variété de végétaux est grande, meilleur sera le compost, mieux équilibré.

Rappel : les fumiers sont des matières végétales digérées, et non pas des matières animales. Une petite quantité de matières animales est bonne pour l’équilibre du compost (cornes, arêtes, os, etc…)

Les matières minérales telles que : cendres, engrais -naturels ou non-, amendements, ont aussi leur place.

Surtout il ne faut jamai utiliser de produits plastiques, petroliers, boues de stations d’epuration, etc… Attention aux produits contenant des métaux lourds toxiques et autres produits toxiques (digestats, piles usagées…).

Avant toute utilisation, s’assurer que le compost est bien mûr. Pour cela, le compost doit être criblé pour séparer les parties grossières, pas suffisamment compostées. Elles serviront à ’ensemencer’ le prochain tas et aidera à un meilleur démarrage de son compostage.

Faire, éventuellement, un test de germination dans un récipient plein de compost, avec des graines de choux ou de laitues, qui devraient germer en 3 à 6 jours. Faire le même test dans un récipient témoin avec de la terre et comparer.

Un autre bon test est d’arroser après mélange avec la terre, puis d’attendre quelques jours pour voir les graines d’herbes sauvages (ou celles de choux ou de laitues semées dans ce but) germer et lever. À ce moment, on peut semer ou repiquer en confiance, le compost est bien mûr et n’aura que des effets bénéfiques sur les récoltes et sur le sol.

Note importante : Le compost ne doit jamais sentir mauvais (exemple, odeur d’oeuf pourri) ce qui serait le signe d’une décomposition sans oxygène (anaérobie). Il doit au contraire, sentir le ’mull’ forestier (une odeur de sous-bois).

Mode d’utilisation

Lorsque le compost est bien mûr. En général, on le mélange au sol, quelques jours ou semaines avant semis ou repiquage. Et on arrose régulièrement pour permettre la combinaison avec le complexe du sol et son activité biologique.

Attention, très important : l’incorporation doit toujours se faire dans la zone aérée du sol -zone superficielle- de 5 à 10 cm le plus souvent. Plus un sol est sableux, plus on peut mélanger profond.

Si le compost est moins décomposé, il peut aussi s’utiliser mais seulement en surface, sans mélange avec le sol, et en couches assez épaisses. Cette technique (’mulch’) est peu conseillée dans les pays chauds et secs car il va sécher très vite et ne pas complètement remplir son rôle d’amendement.

On peut aussi incorporer, au moment de l’épandage, ou en cours de compostage des matières minérales dont le sol et les cultures ont besoin (amendements et nutriments principaux ou secondaires et oligo-éléments).

Les ’jus’ d’arrosage excédentaire, qui sont habituellement utilisés en priorité pour arroser le tas en phase de compostage, peuvent s’utiliser aussi directement en arrosage des cultures. Procéder à des tests préalables si ce sont des plantules ou des variétés réputées sensibles ou fragiles.

Doses

Sans limites, sauf le coût. En général, on répand 100 à 500 grammes par mètre carré et par an, de façon fractionnée ou en une seule fois.

Stockage :

En sac ou en vrac. Le compost SEC peut se conserver plusieurs mois. Il faut que le compost soit bien sec, sinon, il va recommencer à fermenter. Contrôler cela périodiquement. Attention de bien l’isoler des insectes phytophages et notamment des termites.

Fabrication d’une aire de compostage (aide-mémoire)

Méthode résumée à adapter localement

Implantaton  : Choisir l’emplacement, piqueter à l’équerre pour délimiter avec une corde, déterminer la pente naturelle, prendre un « point zéro » de référence et le reporter à plusieurs endroits à l’intérieur,

Poser les piquets de repère de la pente voulue, creuser ou remblayer pour obtenir le fond de la compostière , stabiliser le fond. Si le fond est prévu en béton, poser un léger grillage d’armature.

Maçonner (en suivant la pente) les briques de bordure, à cheval sur le bord du grillage (noyé dans le mortier), puis couler le béton en nivelant suivant la pente. Sceller le demi tube d’écoulement, creuser et placer le bac de récupération

Méthode detaillée

1- Emplacement, de préférence à l’ombre et près d’un point d’eau, car le compost s’arrose chaque jour.

2- Délimiter les côtés à l’équerre, par exemple par la méthode 3, 4, 5 dite du « théorème de Pythagore »

3- Planter les quatre piquets délimitant les extrémités et placer une corde de façon à ce que les piquets soient à l’extérieur. La corde servira de limite et d’alignement des briques. Voir croquis (1) en annexe

4- Planter un piquet au milieu de l’aire, dépassant du sol de 50 à 80 cm et qui sera le « point zéro » de référence (P0 sur le croquis). Reporter ce « point zéro » (P0) au moins à deux endroits, notamment à mi-largeur, près des extrémités, en alignant les trois piquets pour vérifier facilement leur horizontalité. Se tenir au moins à 25/30 cm de la limite, pour ne pas être gênés e posant les briques de bordure. Voir croquis (1)

5- Déterminer avec le dépassement du sol de ces piquets, la pente naturelle du sol (et avoir moins à creuser). Le piquet qui dépasse le moins du sol est donc au point du terrain le plus haut. Déterminer la pente voulue et marquer les deux piquets des extrémités au niveau où le béton arrivera (1 à 3 % de pente ou plus éventuellement si ça peut limiter les travaux de creusement :/remblai

6- Planter un piquet bois au niveau béton fini à côté de chacun des deux piquets ainsi marqués

7- Tendre une ficelle légère et solide sur les têtes de ces deux piquets (Piquets de Niveau du Béton = PNB) d’un bout à l’autre. La ficelle donnera donc la pente exacte tout le long

8- Planter des piquets exactement sous la ficelle, de façon à ce qu’ils soient 2 mm en dessous de celle-ci (par exemple, un piquet (PNB) repère tous les 70 ou 80 cm).

9- Planter les piquets repères de niveau de béton (PNB), à l’aide d’un niveau à bulle, de chaque côté de chacun des piquets de dessous la ficelle, perpendiculaire et à 30 cm environ de la corde de limite.

Ces piquets (PNB) indiquent la limite de hauteur de la dalle de 6 cm d’épaisseur Le maçon devra donc les prendre comme niveau du béton fini. Niveler SOIGNEUSEMENT le sol à 6 cm au-dessous du haut des piquets (PNB) repères (avec une règle posée sur les piquets repères et une cale de 6 cm, (type morceau de chevron), pour passer sous la règle)

10- Stabiliser en arrosant et piétinant le sol. Si des nids de fourmis sont détectés, il faut les détruire avant de bétonner,

11- Poser le grillage de façon à ce que les briques de bordure soient posées à cheval sur celui-ci. Sceller les briques (suivre la pente) avec du mortier en soulevant le grillage pour qu’il soit pris dans celui-ci. Laisser au bout le plus bas un espace d’environ 10 cm entre deux briques, au milieu, pour la goulotte.

12- Pour le coulage et le nivellement du béton, le maçon se tiendra au niveau de la tête de ces piquets. Les piquets seront enlevés au fur et à mesure de l’avancement La dalle aura donc 6 cm d’épaisseur. Au bout, côté goulotte, donner plus de pente des bords vers le milieu dans les 20 derniers centimètres.

12- IMPORTANT : Le grillage doit être pris dans l’épaisseur du mortier et du béton. Donc, il faut de soulever un peu après chaque pelle de béton ou de mortier

13- Sceller la goulotte d’écoulement (avec des vis la traversant) et placer le bac de récupération

14- Vérifier et corriger si besoin la régularité de la pente en versant de l’eau, et observer son écoulement. Premier piquet de référence Point zéro (P0), au centre de l’aire. Pour implanter l’aire bien d’équerre La méthode « 3,4,5 » dite du « théorème de Pythagore » > Avec une ficelle mesurée et préparée à l’avance, mesurer 4m sur le long coté et 3 m sur le court (tracer les 3 m en arc de cercle). Puis, de l’endroit des 4m, mesurer 5m vers le petit côté et tracer en arc de cercle. L’intersection des arcs donne le point où passe le côté court. Les autres (P0) sont à 25 / 30 cm de la corde. Piquets extérieurs. Corde de délimitation. Détails : NB) = niveau béton - (P) = pente –environ 8 cm pour 8 m - (D) = différence entre (P0) et (NB1) - (PNB) = piquet de niveau du béton - (NB1) - Piquets de niveau du béton (PNB) - 2 mm sous la ficelle du niveau de béton - Et le béton sera nivelé de 2 à 5 mm sous les piquets (PNB). Goulotte pour le recueil des « jus » - Un demi-tube de PVC de 40 ou 50 - Avec trois vis à bois pour ancrage dans le béton - Bac plastique enterré et couvert - Brique à cheval sur grillage - (PNB) - Grillage à 5/10 cm du bord et inclus dans le mortier et le béton (Soulever le grillage à chaque pelle de béton).

« Les Libertés ne se donnent pas, elles se prennent » - Piotr Alekseïevitch, prince Kropotkine (Paroles d’un révolté).

Auteur : © Serge Allègre 27 septembre 2018 ; mis à jour en décembre 2019. Associations APRAN-SDP et KAFO-SAZE - Tél 2017 SN 77 842 79 23 / 70 966 73 17 - - Tél. France : 0033620835778 /0033490392658 / Courriel : serge.allegre2@free.fr - Note : document et photos sont sous licence ’Creative Commons CC-By-SA’, c’est à dire totalement libres de droits, à condition d’être reproduits et diffusés sous cette même licence http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/fr/

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47.
En France aussi : des actions pour le compostage près de chez nous 27 novembre 2019 – Document ‘paysdessorgues.fr’ -Photo

Les 4 ateliers organisés par la Communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse (CCPSMV) en partenariat avec l’association CPIE Pays de Vaucluse ont réuni 71 participants qui ont fait l’acquisition de 66 composteurs en bois et 5 en plastique. La pratique du compostage est une action de prévention des déchets, c’est-à-dire qu’elle supprime le déchet avant qu’il n’entre dans les circuits de collecte des ordures ménagères. C’est autant de matière qui ne sera pas incinérée mais qui retournera à la terre pour alimenter le jardin, limitant ainsi les frais de déplacement et de traitement du déchet ainsi que la consommation d’énergie de ces 2 activités.

Un habitant produit en moyenne 48kg de déchets fermentescibles par an. On estime que l’utilisation par 71 foyers (3 personnes/foyer) d’un composteur permet de baisser d’environ 10 tonnes la quantité d’ordures ménagères résiduelles collectée par an. Vous pouvez continuer à vous inscrire auprès de l’association CPIE Pays de Vaucluse au 04 90 85 51 15 pour les ateliers compostage.

Source : https://www.paysdessorgues.fr/des-actions-pour-le-compostage-compostage

CCPSMV - La communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse est une communauté de communes française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle est administrée par un conseil intercommunal de 35 délégués élus par les conseils municipaux respectifs. Population : 32.161 habitants en 2012. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_de_communes_du_Pays_des_Sorgues_et_des_Monts_de_Vaucluse

Voir aussi : Communauté de Communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse...https://www.paysdessorgues.fr

CPIE : Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement : Site Union nationale des CPIEhttps://www.cpie.fr

CPIE DES PAYS DE VAUCLUSE Mise à jour : jeudi 8 mai 2008

Adresse : 25, boulevard Paul-Pons 84800 L’ISLE SUR LA SORGUE
Téléphone : 04 90 85 51 15 - Fax : 04 90 86 82 19
Courriel : direction@apare-cme.eu - Site : http://www.apare-cme.eu
Président(e) : Christine DANTAUX - Responsable : Céline LELIEVRE

L’Union APARE-CME est labellisée Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement des Pays de Vaucluse ce qui implique une démarche de qualité et garantit la cohérence des actions de l’association selon trois modes d’agir :

1. Chercher, en offrant des services de conseil et d’expertise, en expérimentant de nouvelles pratiques,

2. Développer, en diffusant et échangeant ces pratiques avec nos partenaires pour valoriser les ressources des territoires, 

3. Transmettre des savoir-faire et des outils, dans une démarche à la fois scientifique, sensible et culturelle, adaptée aux différents publics.

La force des réseaux :

Le CPIE des Pays de Vaucluse est membre de l’Union Régionale Provence-Alpes-Côte-d’Azur (URCPIE PACA), véritable dynamique régionale regroupant 7 CPIE depuis les glaciers des Alpes jusqu’à la Méditerranée, employant 80 salariés et comptant plus de 580 adhérents.

L’association est également membre de la Commission Régionale des Associations de Chantiers (CORAC) qui regroupant une vingtaine de structures qui valorise le mouvement des chantiers de bénévoles.

Agir pour l’environnement

Le pôle éco-citoyenneté développe son expertise sur des thèmes liés au développement durable dans une approche pluridisciplinaire.

Agir pour le patrimoine

L’équipe agit pour la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti en favorisant la participation citoyenne et en appliquant les principes de l’éducation populaire.

Agir face aux risques naturels

Spécificité du CPIE des Pays de Vaucluse depuis 25 ans, l’équipe participe à la responsabilisation des citoyens face aux risques d’inondation et de feux de forêt, par la création et la mise en œuvre, à la demande des collectivités concernées, d’outils d’information et d’expérimentation, afin de faire émerger une vraie culture du risque.

Agir a l’international

Les actions de coopération internationale sont transversales et se sont construites autour des compétences de l’association : environnement, patrimoine, développement local, avec la volonté de porter une approche interculturelle du développement durable des territoires en Europe et en Méditerranée.

Les compétences de ce CPIE : Consultation, participationSensibilisation, informationFormationEdition, publicationConnaissance, ingénierie

Les expériences de ce CPIE : Biodiversité et irrigation dans les territoires ruraux de Vaucluse - Les jeunes face aux changements climatiques - Les Topoguides « La mémoire des risques »

Les actions de l’atlas biodiversité :

A la découverte du Ventoux - A la rencontre de Jean-Henri Fabre- Actions éducatives dans le Ventoux - Actions d’éducation à l’environnement dans le Luberon - Biodiversité et irrigation - Biodiversité vauclusienne

Source : http://plateforme.cpie.fr/spip.php?article68

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Rubrique C : la restauration de la mangrove et les actions de Haïdar El Ali en faveur de la ‘Grande muraille verte’

48.
Mangrove en Casamance - Haïdar El Ali, « l’homme qui enrichit la terre » du Sénégal - Par Matteo Maillard Publié par ’Le Monde’ le 30 décembre 2019 à 00h50 - Mis à jour le 30 décembre 2019 - Article réservé aux abonnés – Document ‘lemonde.fr/planete’ – Photo : Haïdar El Ali, près de Djibelor, non loin de chez lui, devant une mangrove qu’il a replantée avec l’appui de la population locale, le 13 octobre 2019. MATTEO MAILLARD

Autodidacte, l’homme qui vient d’être nommé à la tête de la nouvelle agence de reforestation est l’un des écologistes les plus respectés d’Afrique de l’Ouest.

« Sembe ! Sembe ! », le cri se perd dans le sillon poussiéreux de la voiture. Haïdar El Ali jette à peine un regard dans le rétroviseur où s’agite un jeune homme. En Casamance, région au sud du Sénégal, il a l’habitude que les populations l’appellent Sembe (« la force », en diola), que les enfants lui courent après et que les vieilles dames tirent leur révérence à « Adiakene Etame », « l’homme qui enrichit la terre ».

Qu’elle soit meuble, craquelée par l’harmattan, latérite rouge des pistes ou limon des mangroves, Haïdar El Ali aime plonger ses mains dans cette terre qu’il connaît mieux que quiconque. Plus d’un demi-siècle qu’il l’ensemence avec la passion d’un autodidacte qui a fait de lui l’un des écologistes les plus respectés d’Afrique de l’Ouest.

La mission qu’il s’est fixée : reboiser un pays dont la nature est victime de maux pluriels.Réchauffement climatique, trafic de bois, pollution atmosphérique, salinisation des sols, érosion côtière, surpêche et avancée du désert. Pour cela, il utilise tous les moyens, de la fronde à graines au largage aérien de semences.

Le Sénégal, sentinelle sahélienne bordée par le Sahara et l’Atlantique, est devenu en vingt ans un symbole de la violence de l’impact des hommes sur leur environnement. Chaque année, le pays perd 40 000 hectares de forêt, soit l’équivalent de 157 terrains de foot par jour, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’érosion côtière progresse de deux mètres par année et la mangrove a perdu 25 % de sa superficie depuis les années 1970.

Reboiser 300 hectares de mangrove par an

Au volant de son tout-terrain, Haïdar El Ali zigzague entre les nids-de-poule. Barbe blanche de trois jours, lunettes à écailles autour de deux billes noires rivées sur l’horizon, chapeau en cuir gondolé par le temps et sacoche d’aventurier en bandoulière, l’homme cultive un style éloigné des « bureaucrates » d’ONG « qui produisent des analyses mais pas de résultats ».

La route nationale s’engouffre dans une mangrove qui s’étend à perte de vue : « 65 000 pieds », précise-t-il, plantés en 2006 avec 200 jeunes d’un village voisin. C’était sa première expérience de reboisement à grande échelle : 60 % des plants ont tenu. Ce qui n’était qu’un marécage salé est devenu une forêt de palétuviers noirs (avicennia) et rouges (rhizophora) qui offre un refuge aux animaux et régule la salinité de l’eau, permettant aux rizières du delta d’être à nouveau fertiles. Depuis, il a multiplié les actions mettant la population à contribution pour planter 300 hectares de mangrove par an. « Cet été, on a eu des températures jamais atteintes, plus de 43 degrés, des centaines de plants sont morts », s’exaspère Haïdar…

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Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/12/30/haidar-el-ali-l-homme-qui-enrichit-la-terre-du-senegal_6024350_3244.html

Photos de Serge Allègre sur les mangroves :

Replantation dans la mangrove : photo Iphoto O

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49.
La personnalité de Haïdar El Ali d’après Wikipédia

Haïdar El Ali photo à Dakar en 2008.

Données clés
Naissance 27 janvier 1953 à Louga, Afrique-Occidentale française (AOF)
Nationalité Drapeau du SénégalSénégal

Drapeau du LibanLiban

Pays de résidence Sénégal
Profession Directeur de l’Oceanium de Dakar
Activité principale Ministre de l’Écologie et de la Protection de la nature (2012-2013)Ministre de la Pêche et des Affaires maritimes (2013-2014)
Autres activités Président de la Fédération des partis écologistes et verts de l’Afrique de l’Ouest

Haïdar El Ali, né le 27 janvier 1953 à Louga, est un écologiste sénégalais, « l’un des cent écologistes les plus influents de la planète »1. Il est membre honoraire de l’Oceanium de Dakar qu’il a présidé pendant plusieurs années. Le 3 avril 2012, il est nommé ministre de l’Écologie et de la Protection de la nature dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye. En septembre 2013, il est nommé ministre de la Pêche et des Affaires maritimes au sein du gouvernement d’Aminata Touré. Il démissionne de ce poste en juillet 2014… »

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50.
Sénégal : le militant écologiste Haïdar El Ali chargé de la Grande muraille verte Par Marc de Chalvron - Mis à jour et publié le 26/07/2019 à 11:18 - Document ‘francetvinfo.fr’ (franceinfo Afrique avec agences Rédaction Afrique France Télévisions).

Photo - L’ancien ministre sénégalais de l’Environnement puis de la Pêche, Haïdar El Ali (à droite), au côté du président Macky Sall, à Kayar, en 2014. Le militant écologiste devenu ministre avait fait de la lutte contre la pêche illégale, un de ses principaux combats. (SEYLLOU / AFP)

Le président Macky Sall a nommé l’ancien ministre de l’Environnement, directeur général de l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte. 

Le charismatique Haïdar El Ali a une nouvelle mission : la restauration des forêts du pays. Il doit également reverdir la partie sénégalaise de la Grande muraille verte (GMV), qui s’étend sur 535 km et dont la plantation a commencé en 2008. Le projet participe à la lutte contre la désertification et le réchauffement climatique. Le Sénégal a planté plus de 20 millions d’arbres, soit à peine 40% des 800 000 hectares qui lui incombent de reverdir. Haïdar El Ali aura pour tâche de mener le projet à son terme et de le perénniser dans une région où il ne pleut que 300 mm d’eau par an. Un défi vital pour les pays sahéliens.

Lutte contre la désertification

La Grande muraille verte est un projet panafricain destiné à stopper la désertification en Afrique : une bande large de 15 km plantée de différentes espèces végétales. La GMV doit relier sur 7600 km l’ouest à l’est de l’Afrique, du Sénégal à Djibouti, en passant par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée et l’Ethiopie.

Depuis plusieurs années, Haïdar El Ali alerte sur le risque de disparition des forêts de Casamance, zone la plus boisée dans le sud du Sénégal, à cause, selon lui, du trafic de bois. L’ancien ministre mène régulièrement des campagnes de reboisement au Sénégal.

Sa réputation d’écologiste convaincu n’est plus à faire. Il avait été condamné en août 2018 par un tribunal correctionnel de Dakar à trois mois de prison avec sursis pour ’diffamation’ à l’encontre d’Abdoulaye Sow, président de l’Union nationale des exploitants forestiers du Sénégal (Unefs). M. El Ali avait cité M. Sow – à l’origine de la plainte contre lui – parmi ’les trafiquants de bois’ au Sénégal. Début 2014, il s’était déjà attaqué à la pêche illégale et avait rendu payant l’accès à la pêche dans les eaux sénégalaises. 

Haïdar El Ali a une histoire singulière. Issu d’une famille libanaise immigrée au Sénégal dans les années 40, il se fait remarquer dans les compétitions de natation et comme apnéïste. En 1984, il passe son diplôme de plongeur professionnel en France et devient directeur de l’Oceanium de Dakar, qui n’était alors qu’une école de plongée. L’Oceanium forme désormais des militaires, des gendarmes, des agents des eaux et forêts.

La conscience écologique du pays

Dès 2004, accompagné des collectivités locales, Haïdar El Ali entreprend la reconversion de l’économie de pêche, en écotourisme, dans le delta du Sine Saloun. Très actif contre la surpêche, Haïdar El Ali donne à son groupe de plongeurs pour objectif de dépolluer l’océan au large du Sénégal. Récupérer les quelque 3000 filets de pêche abandonnés qui continuent de nuire aux poissons.

Il sensibilise toutes les couches de la population à l’importance du respect de l’environnement, en particulier dans la préservation de la mangrove, en voie de disparition. Il dissémine des plants dans les mangroves pour relancer les poussées végétales et favoriser le frai (la reproduction) des poissons.

En 2009, Haïdar El Ali insuffle une dynamique dans le pays qui permet de replanter 30 millions de palétuviers en Casamance et des millions d’arbres dans le nord du pays.

Un parcours qui explique aujourd’hui sa nouvelle mission de renforcer la Grande muraille verte, qui doit protéger le pays contre la progression du désert. Mais attention, cet homme de conviction a également des ambitions politiques. Haïdar El Ali affirmait dans le journal Jeune Afrique qu’il souhaiterait se présenter à la présidentielle sénégalaise, mais qu’il ne bénéficie pas des fonds nécessaires, car il refuse toute forme de corruption.

A lire aussi

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/senegal/senegal-le-militant-ecologiste-haidar-el-ali-charge-de-la-grande-muraille-verte_3551047.html

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51.
Accès à notre dossier sur le site ISIAS : ’L’Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte pour un développement rural au Sahara et au Sahel’ par Jacques Hallard lundi 31 octobre 2016.

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Annexe – Actualités - Le Sénégal achève le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest Par Matteo Maillard Publié le 08 janvier 2020 à 02h04 - Mis à jour le 08 janvier 2020 à 16h06 – Document ‘Le Monde’ - Article réservé aux abonnés

Ces 46 éoliennes de 117 mètres de haut construites au bord de l’Atlantique devraient fournir 2 millions de personnes en électricité. Photo - Le parc éolien de Taiba NDiaye est la plus grande ferme d’Afrique de l’Ouest, conçue pour produire de l’électricité pendant au moins 20 ans. ADRIEN BARBIER / AFP

Au bout de la route, d’immenses mâts blancs. C’est Taïba Ndiaye, le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest. Bientôt, ses 46 éoliennes seront au complet, prêtes à injecter 15 % d’énergie supplémentaire dans le réseau électrique du Sénégal. Et, dès juin 2020, ce projet phare de 200 milliards de francs CFA (342 millions d’euros) fournira 158 mégawatts.

Premier projet éolien à échelle industrielle du pays, Taïba Ndiaye confirme l’ambition du Sénégal de se positionner en plate-forme régionale des énergies vertes. Depuis son élection en 2012, le président Macky Sall a déjà inauguré quatre centrales solaires, dont la plus grande de la sous-région. A terme, les énergies renouvelables devraient composer 30 % du mix énergétique du pays, et Taïba Ndiaye en fournira la moitié.

« Ça a changé nos vies »

Mais « il aura fallu dix ans pour convaincre », se souvient Yassine Majdallah, directeur de la centrale de Taïba Ndiaye. En 2007, une petite équipe de promoteurs franco-sénégalais découvre le potentiel de la région côtière de Thiès (à 86 km au nord de Dakar), balayée par l’harmattan et les vents atlantiques. Leur vitesse, entre 8 et 20 mètres par seconde (m/s), est idéale pour la production d’énergie. Alors, rapidement, sept hectares de champs de manioc, de maïs et d’arachide sont négociés avec les populations afin d’y implanter les turbines. En 2016, Lekela, une société spécialisée dans l’éolien, qui a déjà bâti des parcs similaires en Afrique du Sud, en Egypte et au Ghana, signe un contrat d’achat d’énergie avec la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

Lire aussi Senergy 2, la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest, inaugurée au Sénégal

Sous les mâts d’acier de 117 mètres de haut, les ouvriers de l’entreprise danoise Vestas fixent les dernières pales, « parmi les plus grandes et les plus performantes du monde », assure Yassine Majdallah. Seize d’entre elles tournent depuis début décembre 2019, produisant chacune 3,45 MW. « Elles sont automatisées, pivotent leur nacelle afin d’obtenir la meilleure inclinaison par rapport au vent et s’arrêtent s’il dépasse 21 m/s, poursuit-il, rappelant au passage que, « contrairement à l’énergie thermique, l’éolien n’exige pas de surveillance humaine permanente »

Les turbines, qui tourneront vingt-quatre heures sur vingt-quatre, devraient fournir deux millions de personnes. Aujourd’hui encore, 45 % des 16 millions de Sénégalais n’ont pas accès à l’électricité – une proportion qui grimpe à 60 % dans les campagnes. Mais pas ici, bien sûr, où, sur les 35 villages du parc, « presque tous sont électrifiés, relève Abdou Gueye, agriculteur. Ça a changé nos vies. On a l’éclairage le soir, la ventilation l’été, le téléphone pour joindre la famille et la télévision pour s’informer. Il ne me manque qu’un frigo, que ma bourse de retraité ne peut pas payer »

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Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/08/le-senegal-acheve-le-plus-grand-parc-eolien-d-afrique-de-l-ouest_6025114_3244.html

Sur le même sujet :

Le Sénégal vient de terminer le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest – 12 janvier 2020 - Document ‘Dailt Geek Show’

Ses 43 éoliennes vont fournir de l’électricité à deux millions de personnes - Photo (chaiviewfinder / Shutterstock.com) - Conçu pour produire de l’électricité pendant au moins 20 ans, le parc éolien de Taïba Ndiaye est désormais la plus grande ferme d’Afrique de l’Ouest. Avec ses 43 éoliennes de 117 mètres de haut, il sera pleinement opérationnel dès juin 2020.

Un projet titanesque

La région côtière de Thiès, située à 86 km au nord de Dakar, est une région balayée par l’harmattan et les vents atlantiques. Leur vitesse se situe entre 8 et 20 mètres par seconde, ce qui en fait un lieu idéal pour la production d’énergie. Pourtant, plus de 10 ans de développement ont été nécessaires avant de lancer le chantier.

Tout commence en 2007, lorsque des promoteurs franco-sénégalais se rendent compte du potentiel de la région. Problème : la zone est occupée par des champs de manioc, de maïs et d’arachide. Il a donc fallu convaincre les agriculteurs de céder les sept hectares de champs nécessaires moyennant une compensation financière. En 2016, Lekela, une société spécialisée dans l’éolien, signe un contrat d’achat d’énergie avec la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Le chantier peut commencer.

Les éoliennes sont importées du Danemark et alimentent déjà le réseau électrique national à hauteur de 50 mégawatts (MW) à peine 10 mois après le début des travaux de sa construction. Seize des éoliennes tournaient déjà en décembre 2019. Il est prévu que ce projet ayant coûté 200 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à 342 millions d’euros, fournisse 158 MW soit 15 % d’énergie supplémentaire dans le réseau électrique du Sénégal.

Une construction hautement stratégique

Le parc éolien de Taïba Ndiaye est un projet stratégique pour la politique énergétique du pays. En effet, le Sénégal manifeste la volonté de se placer comme plate-forme régionale des énergies vertes. Depuis son élection en 2012, le président Macky Sall a inauguré quatre centrales solaires, dont la plus grande de la sous-région. Il a pour objectif que 30 % des énergies du pays soient renouvelables, dont la moitié grâce à Taïba Ndiaye, car les énergies fossiles y sont plus chères que les énergies renouvelables. Par conséquent, cela permettrait de réduire le coût de l’électricité des foyers sénégalais.

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Remerciements à Bastien Maleplate et Clément Bouroulet pour leur aide précieuse dans la gestion des images et l’intégration des liens.


Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 26/01/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

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